Climat : 15 vérités qui dérangent (2)

Qu’y a-t-il de scientifique dans les rapports du GIEC ?

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Climat : 15 vérités qui dérangent (2)

Publié le 23 novembre 2015
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Par Francis Richard

51ndlXBACrL._SX343_BO1,204,203,200_Il n’est pas scientifiquement établi par les observations que les concentrations atmosphériques mondiales de dioxyde de carbone sont majoritairement la conséquence des émissions de dioxyde de carbone liées à l’utilisation des combustibles fossiles depuis 1750.

Bien que le bilan carbone soit des plus complexes, le GIEC prend pour hypothèse que les échanges naturels de dioxyde de carbone entre les océans et les terres émergées sont connus et constants et que seul le dioxyde de carbone « fossile » s’accumule dans l’atmosphère.

Cette façon simpliste de voir les choses est pourtant en contradiction avec des études qui tendent à montrer que la hausse de la température précède celle du CO2, autrement dit que le GIEC confondrait l’effet avec la cause et inversement.

À l’appui de sa thèse le GIEC invoque certaines tendances :

  • la teneur en isotopes de carbone
  • la différence de concentration en CO2 entre l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud
  • la concentration en oxygène dans l’atmosphère
  • la constatation d’une acidification des océans
  • l’étude du bilan carbone

En l’état actuel des connaissances :

  • « Le fractionnement isotopique (exprimé en δ 13C), les variations saisonnières de concentration en CO2 dans l’hémisphère Nord et le délai entre les variations des taux de CO2 dans les hémisphères Nord et Sud, ne peuvent pas encore être expliqués de manière satisfaisante. »
  • si la combustion des combustibles fossiles utilise de l’oxygène, on connaît mal, voire ignore, les flux nets entre l’atmosphère, la biosphère et l’hydrosphère.

De plus, pour ce qui concerne les autres tendances :

  • la diminution du PH basique des océans est minime et cela ne prouve qu’une chose, que le dioxyde supplémentaire anthropique y est dissous
  • l’équation simple du GIEC : augmentation dans l’atmosphère = émissions anthropiques – puits de carbone, ne tient compte ni de l’augmentation naturelle du CO2 atmosphérique, suite à l’élévation de température des océans, ni de l’augmentation du CO2 due à l’activité volcanique.

Les reconstitutions historiques, toute imparfaites qu’elles soient, montrent qu’une teneur élevée en carbone n’est pas incompatible avec le début d’une nouvelle période glaciaire… et que la teneur en CO2 de l’époque industrielle n’est pas plus importante que celle des 1300 dernières années.

L’élévation de la température moyenne globale du demi-siècle passé n’est pas atypique par rapport aux 1300 dernières années

Il faut d’abord dire que la température moyenne globale n’a pas de signification physique. C’est seulement un « indicateur synthétique commode ».

Toutes les reconstitutions historiques de température moyenne globale montrent qu’il y a bien eu un Optimum médiéval, entre 1100 et 1300, et un Petit âge glaciaire, entre 1500 et 1700, à l’exception de la fameuse « courbe en crosse de hockey », élaborée par Mann et al., dont se sert le GIEC et qu’elle a remplacée en 2007 par son célèbre « plat de spaghettis », volontairement illisible…

Pourquoi la courbe de Mann se singularise-telle ?

  • parce qu’elle est « le résultat de l’application en statistique d’une méthode incorrecte » : on y accorde « un poids considérable aux années de la période la plus récente au lieu de donner la même importance dans l’analyse à toutes les valeurs »
  • parce qu’elle utilise des reconstitutions historiques à partir de cernes des arbres : or, en vieillissant, les anneaux extérieurs des arbres deviennent plus épais…
  • parce qu’elle est le résultat d’une combinaison, qui fausse l’image, de températures reconstituées à partir d’échantillons situés en pleine nature et de températures par thermomètre réalisées dans ou près des villes ou dans des aéroports…

La courbe de Mann est donc fortement sujette à caution, scientifiquement parlant.

Sur la courbe publiée par le CRU de l’université d’East Anglia, qui sert aujourd’hui de référence au GIEC,

« on observe une hausse de la température « globale » jusque dans les années 1940 (qui ne peut être attribuée aux combustibles fossiles). Il s’ensuit une diminution légère, puis une stagnation dans les années 1970, et enfin [entre 1979 et 1998] une nouvelle augmentation jusqu’à la fin des années 1990″.

C’est cette seule période de 20 ans qui sert de justification au réchauffement climatique, attribué, de plus, à la seule activité humaine… et la courbe s’arrête opportunément à l’année 2002, ce qui ne permet pas de vraiment visualiser la période de stagnation de la température moyenne globale observée depuis 1998…

La quasi totalité des modèles climatiques sont passés à côté de cette stagnation. Ils ont surestimé peu ou prou la température moyenne globale future, l’écart grandissant au fil des années avec les températures mesurées. Cette stagnation est d’autant plus gênante pour la thèse du GIEC que, dans le même temps, la teneur en CO2 a augmenté considérablement… 

Le CO2 provenant des combustibles fossiles ne contribue pas, en tout cas pas significativement, à la hausse de température depuis le milieu du XXe siècle

La mesure de la température moyenne globale pose problème, du fait que le nombre de stations a fortement diminué après l’effondrement du bloc soviétique en 1990 et que les deux tiers de celles qui restent se trouvent aux États-Unis… De plus, ce sont les stations rurales qui ont le plus diminué. Le CRU n’en continue pas moins à calculer une température moyenne globale…

Quoi qu’il en soit, localement on n’observe pas de tendance généralisée au réchauffement. En effet, il n’y a pas de relation causale directe entre les variations de température et du taux de CO2 : à certains endroits il y a réchauffement, à d’autres refroidissement, et au même endroit il peut y avoir des oscillations importantes de température.

En fait il existe des périodes de hausse et de baisse de la température moyenne globale, sur des échelles de temps très variables, allant de quelques années à une centaine d’années,  indépendamment de la teneur en CO2.

La température moyenne globale peut baisser, alors qu’augmente la teneur en CO2 , ou augmenter fortement, alors que baisse la teneur en CO2 . Ce qui signifie en clair, tout simplement, qu’il n’y a pas corrélation. Une corrélation inverse est même plus vraisemblable : la variation de la température induirait celle du CO2.

Comment expliquer l’augmentation de la teneur en CO2 observée pendant la période industrielle ? Son taux est

« probablement lié au dégazage des océans et aux variations de la biosphère suite à une augmentation de température et cela peut s’appliquer à la période depuis 1850 ».

La théorie du « changement climatique dû à l’homme »

Elle s’appuie sur des modèles ou simulations numériques avec tous les aléas, hypothèses et approximations que de tels modèles comportent. Les modèles sont une aide à l’analyse mais ils ne constituent en aucun cas une preuve scientifique.

Un moyen simple de vérifier l’exactitude des prévisions d’un modèle est de le calibrer sur les résultats expérimentaux jusqu’à une date donnée, par exemple l’année 2000, et comparer sa prédiction pour la décennie suivante, de 2000 à 2010, avec l’évolution observée.

Las, tous les modèles utilisés par le GIEC divergent fortement des températures mesurées, sans doute parce qu’ils partent de l’a priori d’une hypersensibilité de la température à la teneur en CO2. Et ne tiennent pas suffisamment compte de la complexité du système climatique.

Et plus ses modèles divergent, perseverare diabolicum, plus le GIEC a la certitude que le « réchauffement climatique » est dû à l’Homme :

« Cette confiance dans la cause anthropique (action néfaste de l’Homme sur le climat) augmente de manière proportionnelle à l’écart entre les valeurs réelles et calculées. »

Quant aux prédictions apocalyptiques du GIEC, dûment datées, elles ne se sont pas réalisées

Les observations mettent en évidence d’autres facteurs majeurs (Soleil, volcans, courants océaniques, nuages, etc.) dans l’évolution du climat, dont le GIEC ne tient pas ou pas suffisamment compte.

Le GIEC ne tient surtout pas compte, ou pas suffisamment, des phénomènes cycliques observés. Ils sont en effet plus visibles à l’échelle régionale qu’à l’échelle globale…

La fonte de l’Arctique, par exemple, que le GIEC considère comme anormale et due au réchauffement climatique, est un phénomène ancien qui a débuté à la sortie du Petit âge glaciaire. Le GIEC insiste d’ailleurs sur la fonte de la banquise en été, mais ne parle guère de sa reformation en hiver… Quant à l’Antarctique, c’est vraiment pas de chance pour sa thèse, il « s’enrichit chaque année de quantités croissantes de glace » :

« À l’heure d’aujourd’hui [2014], l’Antarctique compte plus de 1 million de km2 de surface de glace supplémentaire par rapport à l’année de référence 1979. À cette même date, la banquise arctique possède 0,792 million de km2 en moins, ce qui fait un bonus global de l’ordre de 0,2 million de km! »

Plusieurs cycles, à périodicité très variable, relativement longs (de 1000, 1200 ou 1500 ans) ou relativement courts (11, 27, 78 ou 181 ans), ont été mis en évidence. Selon d’aucuns, ces fluctuations seraient dues à la circulation thermohaline, selon d’autres à l’activité solaire et aux champs magnétiques terrestres.

En prenant une fenêtre de temps bien déterminée, telle que la période de 1979 à 1998, pour base de ses prédictions, le GIEC a introduit un biais parce que cette période peut très bien être une partie ascendante d’un cycle.

En effet, comme les méthodes d’analyses du GIEC « sont essentiellement  basées sur le calcul d’une moyenne mobile et de droites de régression », l’étude de cette seule fenêtre l’a conduit à prédire une augmentation de température qui peut très bien être terriblement contredite si advient une partie descendante d’un cycle…

Conclusion

Compte tenu de ces cinq vérités qui dérangent, le collectif, auteur du livre, pose la question qu’il importe de se poser :

« Et s’il s’avérait que le CO2  fossile n’était pas responsable de la température et qu’au contraire nous subissions dans les prochaines décennies un refroidissement naturel global ? »

Eh bien, on serait mal, très mal même, parce qu’on aurait pris les mauvaises décisions et qu’on n’aurait plus les moyens de prendre les bonnes.

Lire aussi l’épisode précédent : Nature du GIEC

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  • Très bon article.

    Il sera probablement repris dans 10 ans par les gouvernements devant faire face au chaos économique pour nous expliquer qu’il faut « infléchir » la lutte contre le réchauffement (c’est à dire laisser-tomber tout en gardant la face).

    Cela me fait penser à la Syrie et Daesh : on sait que les causes et conséquences sont complexes, on vise d’autres buts que ceux annoncés, on sait qu’on a toujours échoué à atteindre les buts et provoqué de graves problèmes. Mais on le fait quand même, avec des stratégies multiples et contradictoires dont les effets s’annulent de toutes façons.

  • Bien que faisant partie des sceptiques sur les thèses du GIEC, et donc plutôt en accord avec celles de ce ce texte, cet article me met néanmoins mal à l’aise. quand je lis un texte de ce genre, j’aime revenir aux sources pour contrer mon opinion. Il n’y a aucune référence qui permette dans ce texte de creuser les affirmations qui sont contraires à ce qu’on a en tête (et j’en ai pour ma part), ni aucune citations des auteurs des éléments entre guillemets. Est-ce vraiment le GIEC qui a écrit « Cette confiance dans la cause anthropique (action néfaste de l’Homme sur le climat) augmente de manière proportionnelle à l’écart entre les valeurs réelles et calculées « , comme on pourrait le croire à première lecture ?

    • « Est-ce vraiment le GIEC qui a écrit … »

      Vous plaisantez ? Vous croyez vraiment qu le GIEC se moque de lui-même ?

      Tous les articles sur le RCA sont bien sur remplis de références plus ou moins explicités aux rapports du GIEC et aux analyses critiques plus ou moins passées sous silence.

      Il est clair que l’article ne cite pas de références et se réfère donc au livre en question.

      Mais sur le fond, vous avez bien du constater que le « résumé pour les décideurs » du GIEC se fait plus affirmatif au fur et à mesure que son rapport complet devient plus vague et imprécis.

      • Et même que le résumé contient en général un « niveau de confiance » sur la thèse générale… Le dernier balançait un « on est sûrs à 95% » mais sans avoir construit et validé de test d’hypothèses, c’est juste du n’importe quoi complet.

        Les précédents avait juste dit qu’ils étaient assez confiants dans la modélisation utilisée, mais restaient plus mesurés et surtout moins catégoriques… alors qu’à l’époque les éléments allant CONTRE la théorie du RCA catastrophique étaient moins visibles et le niveau d’incertitude plus grand.

        D’où la citation entre guillemets.

    • Ce qui est entre guillemets vient du livre, ce N est pas une citation du giec

  • réclamons un loi de séparation de la science et de l’état.

  • Pour celles et ceux qui ont conservé les calendriers de la Poste des dernières années, l’on y parle de la météo de décade en décade, très intéressant , par exemple:

    En 1925:

    « Juste avant la nouvelle année, le 29 décembre, la France est coupée en deux.
    C’est l’été dans le Sud avec 27 ° à Perpignan, 25° à Tolouse, 22° à Clermont-ferrand et 20° à Bordeaux.
    Dans le même temps au Nord de la Loire la neige tombe. »

    Et aussi des étés sans Soleil …

    En 1945:

    « L’année 1945 est la plus sèche depuis 1921. A Paris, il ne tombe que 475 mm d’eau alors que la moyenne est de 625 mm. C’est également l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés météo en 1873. En Juion la canicule a frappé le Sud avec un relevé de 42 à Montpellier. »

  • Tiens, un article scientifique. Je croyais que, concernant climat, c’était interdit. La science qui a besoin de l’Etat pour s’imposer pénalement, Staline se marre !!!

  • C est comme le rapport Dyson mais vulgarisé.
    Étant scientifique, je souscris á cet article : une corrélation n est pas preuve et n a qu une portee limitee

  • J’ai constaté que mon chat sortait la nuit, et personne ne peut le nier. J’ai aussi constaté que la température baissait la nuit, et cela de manière systématique. Il est donc incontestable que mon chat est un animal à effet réfrigérant.
    Je propose donc de laisser tous les chats domestiques sortir la nuit, afin de sauver la planète d’un réchauffement autrement inéluctable.
    Je sais que les climato-septiques contesteront ces évidences, mais un jour, ils me remercieront…

  • De mon point de vue, la phrase la plus importante est celle-ci : « Il faut d’abord dire que la température moyenne globale n’a pas de signification physique ». On peut le dire de toutes les autres données vues à un niveau « global », que ce soit la concentration en CO2, le niveau des océans, etc. Chacune de ces données n’est mesurable qu’à un instant donné en un lieu donné : quelques instants plus tard ou quelques mètres plus loin, la mesure est différente. Prétendre obtenir une valeur moyenne globale n’est qu’une vue de l’esprit.
    En particulier le « niveau des océans » est d’autant plus relatif que la terre n’est pas une sphère parfaite, et qu’elle se déforme en permanence.
    Modèliser correctement ces phénomènes n’est pas à notre portée, et faire des prédictions à plus ou moins longue échéance basées sur les modèles existants tient plus de la cartomancie que de la science

  • Il est temps de reprendre les arguments que vous citez.

    (1) Les carottages effectués au Groenland, en Antarctique montrent une hausse de la concentration de CO2 à partir des années 1750 et qui dure encore alors que pendant au moins 800 ans, celle-ci était stable. Que s’est-il passé à partir de ces années ? Y-a-t-il des traces d’un évènement naturel particulier pouvant expliquer cela : disparition massive de forêts, assèchement ou disparition d’océans ? Je ne crois pas. Par contre, une partie de l’Humanité a connu ce qu’il est commun d’appeler le début de l’ère industrielle qui a entraîné une combustion d’énergie fossile sans commune mesure avec ce qui existait auparavant et donc une émission de CO2. Je ne vois pas alors pas tellement de problème à affirmer qu’il est scientifiquement établi que la hausse de concentration de CO2 est due à la combustion massive d’énergie fossile depuis le début de l’ère industrielle.
    Un autre point lorsque vous évoquez l’équation : augmentation dans l’atmosphère = émissions anthropiques – puits de carbone, vous dites que le dégazage des océans ne serait pas pris en compte. C’est faux, il est pris en compte dans la partie puits de carbone. Les océans sont le plus grand puits de carbone, c’est-à-dire qu’ils absorbent plus de CO2 qu’ils n’en rejettent. S’ils se mettent à en rejeter davantage, la valeur de la variable puits de carbone diminuera.

    (2) Le réchauffement récent est au contraire très différent de celui des périodes passées. Il se fait sur une période bien plus courte, les températures sont plus élevées que les maxima du passé notamment lors de la période 1100-1300, il ne semble pas que le réchauffement actuel soit terminé. C’est ce que montre la majorité des reconstitutions des températures passées. L’intérêt de la figure « plat de spaghetti » est justement de mettre en évidence visuellement et de manière flagrante, cette convergence entre les travaux menées par différentes équipes.

    Quant à la supposée stagnation depuis 1998, elle est due à une illusion statistique assez malhonnête, lorsqu’on part de l’année précédente ou de l’année suivante, cette stagnation disparaît. Et lorsqu’on prend une durée plus grande, la tendance à la hausse des températures n’est pas contestable. Cependant on observe tout de même un ralentissement. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer : influence d’El Nino, émission d’aérosols (volcaniques et humains), biais de mesure (notamment l’emploi de bouées océaniques qui provoquent un biais refroidissant), rôle des océans sous-estimé (je rappelle que lorsqu’on parle de pause on parle de la température à la surface de la Terre, lorsqu’on regarde la température des océans, on ne voit pas l’ombre d’une pause).

    (3) Parler de hausse de température globale moyenne est en effet insuffisant, il convient de regarder la répartition. Imaginons que seulement 10% du globe se réchauffe, le reste est stable ou même se refroidit mais de telle sorte que la moyenne est tout de même positive. Parler de réchauffement global paraîtrait inadéquat. Mais lorsqu’on regarde une mappemonde sur laquelle figure les hausses ou les baisses de température, on s’aperçoit que parler de réchauffement global est bien adapté. D’autre part, aujourd’hui on parle plutôt de changement climatique que de réchauffement puisque selon certaines projections, un réchauffement sur une partie du globe pourrait entraîner des conséquences sur les courants marins ou océaniques et provoquer un refroidissement sur une autre partie. Enfin, à propos de la relation de causalité entre hausse des températures et émission de CO2, elle est maintenant résolue. Cette question s’est posée lors de l’étude de carottes glaciaires provenant de l’Antarctique qui montraient un décalage temporel entre hausse des températures et hausse du CO2 (celle-ci suivant la première). Des études plus approfondies sur d’autres latitudes ont montré que globalement ce décalage n’existait pas (de nouveaux travaux remettent même en question les précédentes conclusions sur l’antarctique).

    (4) Le graphe de Hansen est un exemple de prévision réussie. Quant aux prévisions du GIEC, il y a là une confusion. Jusqu’au 5ème rapport, le GIEC n’avait jamais publié de prévisions décennales, il se contentait de produire une tendance (pente moyenne décennale pour le siècle). Lorsqu’on superpose la droite tendancielle avec les mesures satellitaires, on ne peut que constater une bonne adéquation entre les deux.

    (5) Faire des prévisions décennales nécessite de prendre en compte les fluctuations intradécennales et notamment les variations dues au cycles, c’est ce que fait le GIEC dans son dernier rapport. Concernant l’Antarctique, les projections des modèles avaient déjà établi ce phénomène, notamment du fait que le changement climatique pouvait entraîner une augmentation des précipitations se traduisant par des apports de glace. Enfin concernant l’activité solaire, une nouvelle étude a encore une fois montré qu’il n’y avait aucune corrélation entre activité solaire et variations de températures sur le long terme.

    Conclusion : plutôt que de mettre 25 euros dans Climat : 15 vérités qui dérangent, je vous conseille d’acheter pour 12 euros Les Marchands de doute.

    • Bonjour Quaky

      On va pas pinailler sur les courbes, juste pour dire qu’elle ne suivent pas les modèles du GIEC et que la tendance de vos chiffres montrent depuis 1970 moyenne de 1.5 par sciecle avec un ralentissement notable depuis 15-20 ans.
      Le problème principal est le catastrophisme systématique qui est présenté au public (N.Hulot Al Gore ect..)
      et la vision totalitaire des réchauffistes médiatiques. Toute discussion est impossible, on l’a vu avec Verdier et les politiques envisagés vont amener misère, régréssion des liberté.. et augmentation du CO2 (si celui-ci est toxique).

      • Bonjour,
        je ne fais que corriger les arguments cités dans cet article. Si vous appelez cela « pinailler »…. Dans ce cas, le bouquin dont il est question en est un bon exemple. J’ai l’impression que dans votre esprit c’est du « pinaillage » à géométrie variable, selon votre idéologie;

        • Cela ne m’intéresse pas de pinailler car le problème est ailleurs.

          Je ne veux pas vivre dans un monde totalitaire, « nous n’avons plus le choix ».
          Le monde que vous rêvez est une dystopie qui nous mène à une vie d’esclave et de misère.
          Cette eschatologie laïc reprend le flambeau du rêve de l’homo-sovieticus mort en 1989, pour le plus grand bonheur des hommes politiques avides de pouvoir.

    • @Quaky : votre « post » est typiquement celui d’un chauffagiste. Des tas de considérations plus que discutables, qui ne peuvent mener qu’à un pinaillage si l’on y répond. Mais gillib expose bien le problème : toute votre propagande ne sert qu’à faire peur alors qu’aucun « modèle » ne donne quoi que ce soit d’expoitable ou seulement de cohérent.

      • Vous devez confondre « chauffagiste » et « réchauffiste », terme inventé par les idéologues qui refusent la science. Vous appelez pinaillage ce que j’appelle science. Je serai heureux de dialoguer avec vous si seulement vous aviez les bases. Vous pouvez affirmer que les « modèles » ne donnent rien d’exploitable, c’est tout simplement faux. les modèles sont confirmés empiriquement, ce n’est pas parce que des idéologues disent le contraire que ce qu’ils disent est vrai. informez-vous, renseignez-vous, c’est un bon conseil que je vous donne. Regardez notamment le graphe de Hansen comme je l’ai dit.

        • Votre réponse est typique d’un chauffagiste (qui s’en défend, en plus) : des gens qui rétorquent avec humeur et arrogance que « Science is settled », et que ceux qui ne sont pas d’accord, sont au mieux des ignorants qui doivent s’informer. Vraiment, typique : pinaillage et mépris. Et par ailleurs, je n’ai pas eu besoin de vos condescendants conseils pour m’informer, mais je vous renvoie vers le blog de Jacques Duran, « Pensée unique », vous connaissez ? Ce sera, pour vous, très formateur, vous y trouverez de quoi nourrir une approche non dogmatique de la science, la vraie, pas la vôtre qui se prostitue à des fins politiques.

  • Il est à craindre que rien de tout cela n’ait d’importance. Nous sommes face au déroulé d’un agenda complexe et muri de longue date.
    Les faits sont sans importance. D’ailleurs, c’est devenu une évidence y compris dans la décontraction des propos et propositions émanant du nouveau clergé climatique.
    Ceux-ci ont prétendu à la recherche de la vérité pour mieux la travestir, au débat pour mieux l’empêcher, puis est venue l’heure de conclure par un magnifique consensus. Aujourd’hui l’heure est à menacer les réticents qui osent encore s’exprimer. Et demain?
    Les incidences et autres interventions connexes liées en particulier aux rapports de forces variables entre les différents lobbies à l’oeuvre ne sont que des distractions. Ceux qui sont aux manettes ont déjà annoncé que la phase conditionnement était terminée et qu’il s’agissait de passer au plus vite aux travaux pratiques. Leur empressement est tel qu’il en parait presque suspect. On se demande quelle conjonction de hasards était envisagée, ou quelle coordination particulière dépend du timing concerné.
    Comme il est simple ce constater que presque toutes les mesures proposées sont de nature collectivistes (même Bill Gates y est allé de son couplet pour dire que seul le collectivisme était maintenant à la mesure des enjeux), et sachant qu’un des principes fondamentaux guidant l’action de ces progressistes politiques est la table rase, c’est à dire l’impossibilité d’un retour en arrière, on peut imaginer que la raison de leur empressement tient simplement à ce qu’ils doivent absolument imposer les mesures concernées avant que la majorité des gens ne se rendent compte de ce qui est en jeu et que les prétextes utilisés ne sont pas crédibles.
    Les transferts massifs de capitaux, de ressources et la coercition généralisée au nom de tel ou tel aspect particulier de l’agenda sont dans les cartons ou ont déjà été discrètement mis en place.
    Cette phase sera courte, car il s’agit de procéder par sidération. Puis viendront les mesures concrètes, celles vers lesquelles toutes ces opérations tendent, le réchauffement climatique n’en étant qu’un des véhicules bénéficiant d’une attention disproportionnée.
    Pour vous donner un avant goût, si je puis me permettre ce jeu de mots, voici un aperçu de ce que pourront être ces mesures: https://www.chathamhouse.org/publication/changing-climate-changing-diets
    Et inutile d’imaginer que nous pourrons nous y opposer. La souveraineté aura disparue totalement et officiellement, affectée à une cohorte d’instances non élues, opérant sous mandat, mais ne rendant compte à personne. Nous serons sous un régime d’exception permanent, crise après crise, avec une réduction des libertés individuelles drastique. Elles sont déjà fortement attaquées, chacune au nom d’une bonne cause, chaque fois sous un prétexte différent et une méthode correspondant à telle ou telle société, mais les faits sont là. Il suffit de voir comment est attaquée le premier amendement sur les campus US depuis plusieurs années pour comprendre.

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