Au secours, les Français se noient !

La présidence Macron n’est pas parvenue, jusqu’à présent, à redresser la France. Au secours !
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Au secours, les Français se noient !

Publié le 2 mai 2019
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Par Pierre Brisson.

La novlangue de monsieur Macron dissimule mal le fait qu’il continue à patauger dans le marigot des travers français.

Dans le cadre de la campagne qui a conduit à son élection, Emmanuel Macron a écrit un livre dont le titre était Révolution. Force est de constater après deux ans d’exercice du pouvoir que le choix de ce mot était grossièrement exagéré et qu’il persévère dans la communication plus que dans l’action comme le prouve sa conférence de presse et le compte rendu d’Édouard Philippe à l’issue du séminaire gouvernemental qui a suivi.

Dans le langage courant compris par l’ensemble des francophones mais semble-t-il non par monsieur Macron et ses amis, une révolution est un changement des paradigmes employés pour gouverner ; et à quoi assiste-t-on sur la durée, même après l’explosion sociale des Gilets jaunes ? Simplement à un ajustement des conditions antérieures dans lesquelles les Français doivent vivre, et à un durcissement des méthodes hyper-dirigistes de la présidence dont le gouvernement n’est qu’un appendice de pure exécution. C’est d’autant plus dramatique que l’Assemblée nationale, organe constitutionnellement fort du pouvoir législatif, est devenue plus inconsistante que jamais sous la Ve République. L’Élysée — on pourrait dire « Pharaon » (par analogie avec l’ancienne Égypte qui donnait au souverain le nom de son palais) — cherche toujours à amoindrir davantage son rôle en recourant à toutes sortes de consultations extérieures, dont celles des calamiteux « partenaires sociaux », instances non-représentatives qui empoisonnent la vie des Français depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les maux de la France n’ont pas (encore) été soignés

De quoi souffre la France sur le long terme depuis Richelieu, en passant par Louis XIV, Napoléon, les Jacobins et autres (avec quelques petites exceptions telles le gouvernement de Louis-Philippe, de Raymond Barre ou d’Édouard Balladur) ? D’un excès de centralisation, d’une inflation jamais contrariée de fonctionnaires, de l’alourdissement des prélèvements obligatoires en même temps que de la condamnation des valeurs véhiculées par l’argent, de la préférence donnée à la règlementation sur le marché pour le fonctionnement de l’économie, de l’omniprésence de l’esprit de cour qui conduit à la servilité des grands décideurs.

Tout cela entraîne le pays dans un cercle vicieux au sein duquel le manque de liberté et la difficulté d’accumuler du capital en mains privées brident l’action des agents économiques, les conduisant à s’adresser de plus en plus à des tiers pour obtenir des fonds. Évidemment les banques ne sont pas forcément courageuses et dans les cas impliquant des problèmes sociaux l’État répond en desserrant les cordons de sa bourse avec beaucoup de légèreté et d’incompétence sur des critères qui n’ont rien à voir avec les nécessités de la création de richesses.

Le cercle vicieux de la redistribution

Nous en sommes arrivés à un point où les considérations sociales poussant à toujours plus de redistributions et donc à toujours plus de prélèvements sont devenues insupportables pour tous ceux qui malgré tout voudraient continuer à entreprendre, pour parfois gagner et souvent perdre.

Que propose le gouvernement de monsieur Macron ? Continuer à prélever pour redistribuer, en diffusant ainsi toujours davantage l’irresponsabilité de ceux qui reçoivent et le découragement de ceux qui sont tondus toujours plus ras. Où est donc la révolution annoncée avant la présidentielle ? Où sont les diminutions drastiques de dépenses publiques sans quoi rien ne changera ? Nulle part sinon dans sa tête et celles de ses thuriféraires qui parlent d’effet « waouh » dans ses dernières déclarations.

Une solution : « think out of the frame »

Ce qu’il devrait faire mais ne fera jamais tant il semble incapable de penser en dehors du moule étatiste qui l’a formaté, c’est libérer les énergies créatrices en France. Un programme serait tout prêt à servir (même s’il pourrait être amélioré) : celui présenté par François Fillon pendant sa campagne électorale pour la présidentielle.

Parmi les mesures préconisées, la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires était essentielle car les salaires, retraites et frais de fonctionnement des 5 millions actuels d’employés publics coûtent évidemment très cher ; les pays qui ont moins de fonctionnaires sont aussi bien (sinon mieux) administrés que la France parce que si l’on paye des gens, ils finissent toujours par produire quelque chose même s’ils travaillent peu. Les fonctionnaires, quant à eux, produisent des règles et la France étouffe dans le carcan de ces règles (que ce soit celles de l’administration de Bruxelles ou les siennes propres) qui sont devenues une camisole de force pour les citoyens normaux et une passoire à mailles fines avec des trous pour tous ceux qui s’ingénient à en profiter.

La seconde mesure essentielle serait de responsabiliser les Français. Il est inadmissible, par exemple, que la médecine et les médicaments soient gratuits toujours pour les mêmes « pauvres » et soi-disant « classes moyennes » ou que le chômage soit indemnisé aussi longtemps sans aucune contrepartie. Les modèles étrangers ne manquent pas mais les Français persistent à penser qu’ils vivent dans le meilleur des mondes possibles. En Suisse, qui n’est pas un pays sous-développé, les risques de santé sont couverts par l’assurance. Les gens payent des primes pour être couverts et lorsqu’ils consomment des soins, ils supportent une franchise. C’est du bon sens. Dans la plupart des pays développés, le chômage n’est pas indemnisé après un an d’inactivité, et dans les pays nordiques tant admirés la formation pendant le chômage est obligatoire et le refus de propositions raisonnables d’emplois sanctionné.

Il y aurait tant à faire ! Retirer aux syndicats les subventions publiques et les obliger à ne vivre que de leurs cotisations ; apprendre aux enfants les règles élémentaires de l’économie (formation des prix !) sans mélanger cette dernière au social et au marxisme ; interdire le retour dans l’administration des énarques ayant quitté le service public ; interdire à l’État et aux collectivités publiques de subventionner les myriades d’associations « à but environnemental et/ou social » ; réformer l’organisation territoriale pour que les communes deviennent des entités de taille raisonnable (ni quelques centaines de personnes ni plusieurs dizaines de milliers), pour réduire le mille-feuilles à trois couches : communes, départements dont la taille serait étendue à celle des anciennes régions, et régions nouvelles regroupant des entités historiquement significatives à l’intérieur desquelles des liens et des habitudes de relations existent ; décider d’une véritable décentralisation donnant un pouvoir réel aux autorités locales… aussi léger que possible sur les personnes qui y résident ; privatiser tout ce qui peut l’être, y compris l’Éducation nationale et la santé, pour ne conserver que les fonctions régaliennes ; mettre fin à l’État-providence que-tout-le monde-nous-envie et le remplacer par un système assurantiel privé, de liberté et de responsabilité ; arrêter de subventionner les activités moribondes pour « sauver l’emploi » ; s’imposer de ne pas dépenser davantage que ce dont on dispose et réduire les impôts, tous les impôts, à une TVA de 10 % plus une flat tax sur les revenus de 15 % ; ne pas se mêler de ce qui ne vous regarde pas et surtout de vouloir diriger l’économie ; se contenter de diffuser l’information pour que les partenaires économiques sachent à qui ils ont affaire, sanctifier les contrats, et sanctionner les entreprises qui ne paient pas leur fournisseurs !

On peut rêver, mais cet ensemble de mesures risque fort de ne rester hélas qu’un rêve.

La présidence Macron est encore une présidence perdue et le pays s’enfonce de plus en plus dans la pauvreté en allant vers de plus en plus d’étatisme. La seule sortie possible semble être maintenant l’écroulement, la première phase d’une véritable  révolution, comme il est advenu à URSS en 1990 ou au gouvernement américain dans le beau livre d’Ayn Rand, La Grève. Espérons qu’elle vienne vite pour passer à autre chose mais attention, une version de dictature marxiste version LFI ou RN n’est pas à exclure avant la libération car la pauvreté et la misère intellectuelle aveuglent. Pauvre France !

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  • Le diagnostic est bon. Hélas on doit constater que les français ne voteront jamais pour ce type de société tant ils ont été élevés à la mamelle socialiste d’une éducation nationale largement conditionnée par les idéologies ecolo_marxistes.
    Il faudra donc bien un écoulement de l’état et celui ci devrait être provoque par l’arrivée attendue du RN au pouvoir.. Qui ne résoudra rien mais déclenchera le démantèlement de l’administration.
    Les réformes pourront être alors menées.

    • je suis pas sur que la principale raison du rejet d un tel programme soit un conditionnement du a l education nationale.
      Prenons par exemple la suppression de la securite sociale et son remplacement par le Systeme suisse decrit dans l article.
      Il faut voir qu il y aura des gagnants (en gros les jeunes en bonne santé) et des perdants (les retraités : gros consommateurs de soins couteux, ils verraient leurs primes d assurance exploser).
      Le Probleme est ici que les retraites representent un gros morceaux electoral et votent plus que les jeunes. Donc un impact electoral negatif. C est d ailleurs pas pour rien que Fillon avait abondonné la mesure a la fin des primaires (si j ai bonne Memoire, il proposait meme une extension des remboursement !)

      • Le problème est moins les retraites que les personnels sous statut.
        Libéraliser la sécurité sociale d’accord… Les retraites payeront mais les autres aussi ? croire que le budget santé d’une famille de 3 gosses ne représentera rien… Vous revez

        • @claude
          Vivant dans un pays ou la secu est privee, je peux vous dire que les enfants coutent peu cher.
          En caricaturant un peu, quand mon fils est malade ca se soigne sans aller au medecin avec de l aspirine. Au pire c est quelques medicaments qui coutent trois fois rien (j ai ete surpris quand j ai paye: une boite d antibiotique coute quelque euros !)

          A l autre bout de l echelle, la moitie des couts d un assure sont concentre sur sa derniere annee de vie (autre ment dit, en 1 an vous coutez autant que pendant le reste de votre vie).

          Enfin pour en revenir a mon point initial, si Fillon avait rapidement escamoté sa proposition de faire payer les plus ceux qui coutaient cher a la secu, c est pas pour rien: c etait suicidaire electoralement (surtout pour un candidat LR, dont l electorat est plus age que la moyenne)

          • Vous avez dea chance que vos enfants ne soient pas malades, ne nécessitent pas de traitements d’orthodontie, n’aient pas d’allergies… Ni de problèmes de maladies infectieuses etc… Bonne chance pour la suite

      • Dans un système d’assurance, il y a toujours des gagnants (ceux dont le risque couvert se réalise) et des perdants (ceux qui finalement n’en auraient pas eu besoin) mais au moins tout le monde est couvert contre l’incertitude.
        Sur toute une vie il y a des périodes où l’on n’aurait pas eu besoin d’assurance et d’autres où on en a effectivement besoin. Il faut donc être responsable et contracter une protection avec une assurance dès qu’on entre dans l’âge adulte et que l’on s’assume financièrement.
        Les compagnies d’assurances n’interrompent pas le contrat avec un client lorsque celui-ci vieillit mais peuvent refuser un client qui se présente à eux, déjà vieux ou affecté d’une pathologie…il faut se mettre à la place de la cie d’assurance qui n’est pas une entreprise de philanthropie. Elle doit elle aussi gagner sa vie. Si l’on sait cela, on devient prévoyant…et responsable. Il n’y a aucune raison que ce soit la collectivité qui assume votre insouciance.

    • « Les » Français, non. « Des » Français oui. Les rétifs à une vraie réforme ne sont pas là où on le croit.

  • Je suis sceptique sur le démantèlement de l’administration par l’arrivée au pouvoir du RN. Ils se couleront plutôt dans les structures étatiques en place car les membres de la « PME Le Pen » ne sont en rien des libéraux et encore moins des révolutionnaires.

  • « la difficulté d’accumuler du capital en mains privées »… encore que ça dépend lesquelles.
    Les solutions sont connues… même de nos dirigeants. Si elles ne sont pas appliquées, c’est qu’ils ne le veulent pas. Ou que ceux qui les ont mis là ne le veulent pas.
    N’oubliez pas l’éviction de Fillon. Il suffit de lire son ouvrage « Faire » (et pas « Revolution ») pour comprendre qui il gênait. Il l’avait d’ailleurs dit un jour: « quels intérêts ai-je dérangés? »

  • Un beau programme qui nous permettrait de devenir easy la première puissance économique d’Europe.
    J’aurai une question : quels serait les rôles des régions, départements et communes ?

    • Personnellement, les régions et les départements auraient vocation à disparaître.

      • Dans l’absolu je suis tout à fait d’accord. Je préfèrerais qu’il n’y ai que les communes et l’Etat.

        En pratique, les régions ont en charge la formation professionnelle, ce qui n’est pas rien; les départements se coltinent le rsa et pas mal d’allocations difficilement supprimables sans réformes radicales et transition.

        Si on n’explique pas aux gens notamment bénéficiaires du rsa, APL, AAH et aides aux personnes âgées isolées (entre autres) comment on peut réformer, ça ne risque pas de marcher.

        Mais la limite entre idées libérales et possibilité de réforme semble particulièrement floue.

  • Les utopies ne se réalisent pas parce qu’il y a des gens
    qui veulent qu’elles ne se réalisent pas.

  • Oui ! Beaucoup de solutions recevables. Mais il y a un problème majeur qui n’est pas abordé ! Lequel ? C’est pourtant simple à comprendre. Il faut changer les français ! Pas tous seulement 80%, les cons, ceux qui n’ont jamais rien compris à l’économie et qui croient que se la couler douce çà rapporte du fric et du pouvoir d’achat, voir les GJ. Effectivement avec eux c’est le début de l’écroulement alors continuez bandes de rigolos.

    • C’est probablement bien plus facile qu’on ne le croit. Il suffirait que faire des efforts rapporte du fric et du pouvoir d’achat, à ceux qui font ces efforts et à personne d’autre…

    • Les GJ ne demandent pas d’être payés à ne rien faire mais que l’état ne leur confisque pas leur maigre salaire!

  • Comment pourrions-nous avoir, demain, autre chose que le RN ou LFI, quand ceux qui s’auto-proclament opposition alternative comme les Républicains dont vous citez François Fillon et sa dernière campagne, sont aussi étatistes que MACRON ?
    Alors une « révolution » sera-t-elle envisageable, par sa suppression, après le formatage étatique que promeut l’ENA ? Je ne le crois pas.
    Ce qu’il faut en France, ce sont des gens courageux qui ne craindraient pas de perdre à court terme des voix et leurs prébendes qui vont avec, pour promouvoir radicalement moins d’Etat.
    Mais il y aura des coups à prendre comme on la vu avec François Fillon ces dernières années, tant la bête est encore puissante.
    Quel est l’Homme qui en aura le courage et la persévérance ?

  • « une version de dictature marxiste version LFI ou RN n’est pas à exclure avant la libération car la pauvreté et la misère intellectuelle aveuglent. Pauvre France ! »
    J’en reviens même pas mais pas avant 30 voir 40 ans il se passera rien de rien. On est pays qui refuse toute réforme

    • On est un pays qui, surtout, refuse de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière politique qui le vend depuis 40 ou 50 ans à la finance, aux banques et à l’étranger, puisque des zozos passent leur temps à ui faire peur avec une prétendue « dictature marxiste version RN » : depuis quand le RN est marxiste ? Et ces partis qui nous ont gouvernés et qui continuent de nous gouverner encore de quelle « dictature » relèvent-ils ?

      • Quand vous décidez de vivre au dessus de vos moyens, vous devenez l’obligé de vos créanciers. Faut arrêter avec ce mantra sur le pays vendu à la finance. Les députés ne votent pas le budget avec un flingue la tempe. Même des dictateurs comme Salazar et Caeucescu mettaient un point d’honneur à avoir des budgets équilibrés et un endettement le plus faible possible.

      • Depuis Marine… Sans nous étendre sur les défauts du père, le virage à gauche est bien la stratégie de l’héritière.

        • Non tout discours en direction du peuple est analyse par la presse comme étant de gauche. Ce qui n’est pas la vérité. La gauche n’a pas le monopole du cœur

          • Je suppose que cela dépend de la définition nébuleuse de « gauche »? Marine est très favorable aux aides sociales, au protectionnisme, à la protection renforcée des salariés, à l’intervention étatique, accuse de tous les péchés le libéralisme, etc. Certes, cela peut s’inscrire dans le sillage d’une certaine droite anticapitaliste et paternaliste, mais la ressemblance avec la gauche est si forte qu’elle apparaît plus comme une nuance qu’autre chose.
            J. M. avait des positions plus proches des commerçants et indépendants, mais je suppose que vu l’érosion de cette base démographique, c’était un combat d’arrière-garde.

    • A moins que ce soit Macron qui impose la dictature…

  • Pas un mot sur les grasses subventions versées aux entreprises des secteurs de l’éolien et du photovoltaïque. Pas un mot sur l’immigration imposée aux Français, qui coute beaucoup plus que 500000 fonctionnaires. Pas un mot pour les grasses subventions versées aux médias papiers et audiovisuels qui ne font pas de l’information, mais de la propagande « voix de son maître gouvernemental ». Pas un mot au sujet de la participation financière de la France aux dépenses « gabegétiques » de l’Union Européenne (les milliards d’euros « en jeu » seraient mieux utilisés en France plutôt que de servir à l’UE pour financer l’immigration, par exemple). Pas un mot sur le régime fiscal des grandes entreprises françaises qualifiées de « multinationales » (taxées à 6% à peine, conte près de 50% pour les autres entreprises TPPME). Pas un mot pour le régime de retraite des élus nationaux et le train de vie qui le sous-tend. Pas un mot pour les privatisations déguisées (au profit d’entreprises étrangères, la plupart du temps) de pans entiers du patrimoine de la France dont la construction a été financée par des générations entières de Français au moyen de leurs imôts, taxes et redevances … S’il y a un révolution à menser en France, c’est dans ces directions (et d’autres encore du même tonneau) qu’il faut regarder et agir au plus vite.

  • Bravo. J’appuie toutes ces propositions que je partage.
    On se trompe si on pense que les gens ne changent jamais d’avis ou ne finissent pas par se rendre compte de la situation.
    Oui, il faut rectifier l’éducation qui ne donne qu’une seule version de l’histoire.
    Un fonctionnaire, c’est quelqu’un qui n’a pas créé d’entreprise.
    Maintenant, il est nécessaire de valoriser le travail, rompre avec la division manuelle/intellectuelle, valoriser les formations courtes, mais de bon niveau et très axées sur la pratique, plutôt que de surpeupler inutilement les universités, de valoriser et de mieux rétribuer les travaux dits ingrats, le recyclage, les soins de base aux personnes âgées, etc.
    Bref, ça marchera, si on offre en retour de bonnes conditions de travail et de meilleurs salaires pour les catégories d’emploi dites de bas d’échelle alors que l’on a tous besoin de ces services, également qu’on respecte le travail des artisans. Qui veut manger du pain sorti des fours de ces grands magasins à pain qui s’installent partout en périphérie plutôt que chez un boulanger artisan des centres villes.
    Bref, la droite libérale comme on l’appelle doit se repenser mettre en avant ses valeurs, la liberté d’entreprendre et de créer dans le respect. Le respect de certaines catégories d’emplois et d’indépendants et tenir compte de certains constats et apports de la gauche en matière d’environnement sans tomber dans le dictat des Ayatollahs verts.
    Un des points positifs qu’il faut prendre de l’Amérique du Nord, ex. au Québec, ce sont leurs formations courtes 2 ans et moins au niveau collégial qui débouchent sur des emplois très demandés et valorisés, autant payés qu’un professeur d’université en France. Et ça marche.
    Bref, valoriser l’entreprise, le travail les métiers et les différentes capacités des uns et des autres. Ça ne veut pas dire rabaisser l’université, mais rééquilibrer entre les activités intellectuelles et manuelles et les faire travailler et s’impliquer beaucoup plus ensemble. Le génie sort de là.

  • A quoi servirait la décentralisation si au niveau local on reproduit les aberrations nationales actuelles???? Au contraire il faudrait payer encore plus de politiques locaux. Tant que la France pourra emprunter à des taux aussi bas, le cirque va continuer.

    • Je suis bien d’accord avec vous. Il faut absolument une vraie décentralisation, c’est à dire un non-doublonage des fonctions. C’est possible. En Suisse, que je connais bien, les impôts fédéraux ne représentent que 10% des impôts sur les revenus.
      De toute façon, si on coupe les budgets, on résout les problèmes de sur-administration. C’est pour cela que la réduction drastique des dépenses et du nombre de fonctionnaires doit passer en priorité.

  • L’article oublie l’essentiel : la présidence Macron a décidé de sauver la planète et, pour cela, de taxer les entreprises et les transports. On ne peut imaginer une réduction du chômage dans ces conditions.

    • On ne peut pas dire que ce soit l’essentiel!
      La volonté de sauver la planète est évidemment ridicule quand on compare l’impact de l’activité économique de la France, pays désindustrialisé et généralement respectueux de l’environnement, à l’impact de pays comme l’Inde, la Chine ou le Nigéria!
      Je crois que ce qui anime Monsieur Macron, c’est l’hybris du pouvoir. Il considère que son devoir est de tout régenter donc de taxer tout ce qui bouge. Il doit être convaincu que les agents économiques sont incapables de se gouverner eux-mêmes dans leurs relations contractuelles…le modèle de l’anti-libéralisme.

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