Venezuela : l’extrême gauche française n’a toujours rien compris

La France semble d’ailleurs constituer l’un des derniers conservatoires des utopies collectivistes.

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Jean-Luc Mélenchon by Prachatai (CC BY-NC-ND 2.0)

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Venezuela : l’extrême gauche française n’a toujours rien compris

Publié le 26 janvier 2019
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Par Claude Robert.

On sait combien la vie des Vénézuéliens est difficile. On sait combien les dernières élections présidentielles ont été taillées sur mesure pour la réélection du successeur d’Hugo Chavez et le maintien d’une dictature communiste. Mais peu importe, la récente élection auto-proclamée du président de l’Assemblée nationale Juan Guaido suite aux émeutes populaires contre l’actuel président Nicolas Maduro fournit à Jean-Luc Mélenchon une nouvelle occasion de fustiger un coup d’État.

Pourquoi Mélenchon ne défend-il pas le peuple et n’en appelle-t-il pas à un processus électoral démocratique immédiat ? Certainement pour deux raisons.

Premièrement, parce même s’il ne le dit pas ouvertement, le leader de la France insoumise reste un ardent défenseur du communisme.

Deuxièmement, parce que loin de le marginaliser, ce statut de défenseur lui garantit la sympathie de la plupart des media français, la majorité d’entre eux s’affichant clairement à gauche, parmi lesquels une partie non négligeable à l’extrême gauche. Ainsi, tout est bon pour défendre les reliques communistes, quitte à dénoncer des coups d’État de l’extrême droite ou des USA, même lorsqu’il n’y en a pas1.

Chez nous, Mélenchon n’est pas le seul spécimen à labourer le sillon sulfureux de la nostalgie communiste. La France semble d’ailleurs constituer l’un des derniers conservatoires des utopies collectivistes. De nombreux indices en attestent, qui ne nous alertent même plus tellement nous avons été, à notre insu, profondément mithridatisés :

  • existence d’une importante communauté de nostalgiques
  • partition sémantique dissymétrique du langage politique
  • répartition dissymétrique de la notion de faute en politique
  • bienveillance convenue de l’ensemble des médias

La France repaire de gauchistes ayant pignon sur rue

La présence de neuf candidats étatiques sur 11 à la présidentielle française de 2017 est un signe qui ne trompe pas. Parmi ces neuf candidats, certains comme Mélenchon, Hamon ou Le Pen proposaient un programme totalement planiste et incohérent, capable d’envoyer très rapidement au tapis notre économie déjà chancelante. On pourrait certes objecter que les sondages comparatifs révèlent régulièrement chez les Français un niveau de connaissances économiques tout à fait médiocre.

Mais comment expliquer que cette domination gauchiste se soit prolongée jusque dans la sphère des idées ? Il ne s’agit plus dans ce cas de culture purement économique, mais tout autant de culture humaniste au sens large, en un mot de maturité démocratique, pour ne pas dire de mémoire des évènements qui ont émaillé l’Histoire.

Par quel miracle les défenseurs d’un système qui a semé la mort et la pauvreté2 suscitent-ils une telle complaisance ? Pourquoi les Clémentine Autain, Alain Badiou, Olivier Besancenot, Régis Debray, Benoît Hamon, Philippe Herzog, Jean-François Kahn, Alain Krivine, Pierre Laurent, Thomas Piketty pour ne citer que ceux-là, n’ont-ils pas été un seul instant diabolisés par les media ou la classe politique tandis que les défenseurs des idées opposées le sont continuellement ?

Une partition sémantique du langage politique

La façon dont le paradigme politique se trouve découpé en unités de sens est toujours terriblement révélatrice de l’idéologie dominante. En France, actuellement, l’extrême droite est systématiquement citée par les media et les politiciens au pouvoir dès lors que des violences sont perpétrées dans la rue. L’expression  extrême droite devient même le vocable idoine pour caractériser les agissements qui ne sont pas orchestrés par les « bons manifestants », ceux bénéficiant du respectable patronage de la CGT, de Sud ou de FO3.

À l’inverse, le terme extrême gauche n’a pratiquement plus cours, son usage restant explicitement celui des gens de droite4 les plus libres d’esprit. Quant au syntagme figé Front National, il est à présent devenu le signifiant du mal absolu, le symbole même de l’horreur politique, à tel point que les manifestants qui cassent du frontiste dans la rue bénéficient du label très complaisant d’anti-fa, c’est-à-dire d’anti fasciste.

Ainsi, dans l’inconscient collectif, les fascistes ne se recrutent plus qu’à l’extrême droite. Pour rétablir une neutralité du langage qui a disparu de façon tout à fait orchestrée, rappeler que les anti-fa sont des fascistes comme les autres nécessitera de toute évidence un long travail de rééducation.

Le phénomène est ancré depuis si longtemps… En 2007, sur un plateau de télévision lors de l’élection de Nicolas Sarkozy, du haut de sa certitude de notable reconnu, Henri Weber alertait l’un de ses contradicteurs en lui rappelant combien la droite devait se méfier de ses tentations fascistes, car c’était bien là son penchant naturel (sic).

Reconstruire l’histoire dans l’inconscient collectif, tel est sans doute le Graal des intellectuels de gauche. La victoire par KO absolu. Le crime parfait, commis à partir de faits qui n’ont même pas existé, en remplacement de faits monstrueux que l’on a soigneusement effacés…

Une répartition dissymétrique de la notion de faute en politique

Justement, cet aplomb de l’une des têtes pensantes du Parti socialiste de l’époque montre à quel point l’ensemble de la gauche française s’estime dans le camp du Bien et ne subit pas la moindre gêne quant aux actes ou déclarations de ses composantes extrémistes. François Mitterrand avait senti le coup en lançant la diabolisation de la droite via son aile extrême.

Cette diabolisation du Front national fonctionne à merveille aujourd’hui. Il ne viendrait pas à des personnalités de la gauche même modérée l’idée de s’offusquer des propos tenus par un Jean-Luc Mélenchon, un Olivier Besancenot ou une Clémentine Autain. Bien au contraire, la presse les relate avec une bienveillante neutralité, neutralité qu’elle n’appliquera bien évidemment pas à des politiques ou à des philosophes qu’elle identifie comme appartenant au camp adverse.

Regardez combien sont diabolisés les deux représentants du camp du Mal les plus audibles actuellement : chacun à leur niveau, le journaliste Éric Zemmour et le philosophe Alain Finkielkraut font l’objet d’un ostracisme particulièrement violent et systématique. Ce sont des pisse-vinaigre, des rabat-joie qui n’ont pas leur place dans le folklore idéologique français.

Derrière le Mal ici montré du doigt se dissimulent d’ailleurs plusieurs notions formellement proscrites dont ce fameux libéralisme qu’abhorre au plus profond d’elle-même cette gauche française terriblement archaïque. Ainsi, lorsque ce Yalta pseudo moralisateur se combine à l’inculture économique hexagonale, cela donne des monstruosités d’anthologie.

À l’instar de celles perpétrées par des soi-disant intellectuels comme Jean-François Kahn ou Régis Debray qui ont accusé François Hollande de mener une politique ultra-libérale (dixit). Alors que de tels propos sont tout simplement sidérants, au lieu de soulever les critiques voire les moqueries du landernau médiatico-politique, ils sont au contraire institutionnalisés et largement diffusés. Rien de surprenant finalement, quand on sait combien les programmes économiques de l’Éducation nationale sont eux-mêmes lourdement orientés5

La bienveillance convenue des quelques médias de droite

Justement, le plus étonnant réside dans la bienveillance des médias dans leur ensemble, et dans cette étonnante absence de symétrie en matière d’invective, de moquerie ou tout simplement de critique. Le Monde, Libération et l’Obs peuvent caricaturer en toute mauvaise foi Bernard Arnault ou François Fillon, par exemple, sans soulever l’ire car ils en ont tout simplement le droit.

Tout dernièrement, un important site d’information sur le net titrait : « Mise en examen du petit Sarko »6 alors qu’il ne s’agissait que d’une personnalité locale surnommée ainsi, ce qui est parfaitement tendancieux. Force est de constater qu’il n’existe pas de cas symétriques à droite. Les quelques médias non assimilés à la gauche ou à l’extrême gauche semblent donc bel et bien subir ce joug déséquilibré mais parfaitement partagé par l’ensemble de la profession journalistique.

Heureusement, les médias libres au premier desquels Contrepoints représentent le seul espoir de rétablir une équiprobabilité des jugements critiques. Le fait que ces media numériques non financés par l’État se gardent bien d’utiliser des journalistes professionnels, tous formatés ou presque selon les mêmes écoles politiquement orientées7, constitue une chance unique pour la liberté de l’information. Une chance également pour remettre en cause une profession potentiellement sinistrée au vu de son déficit de crédibilité, mais qui ne semble toujours pas s’en rendre compte !

Sur le web

  1. La situation au Venezuela est assez compliquée mais de nombreux pays ont tout de même reconnu Juan Guaido.
  2. On parle communément de 100 millions de morts pour le communisme…
  3. Ce sont des bons manifestants puisqu’ils sont sous statut historiquement protégés et bénéficient de la caution gauchiste à laquelle on ne peut moralement pas se mesurer.
  4. Comme le courageux Luc Ferry qui ne mâche pas ses mots.
  5. L’audit réalisé en janvier 2017 par l’Académie des Sciences Politiques et Morales montre que les programmes sont toujours fortement orientés vers le marxisme et l’altermondialisme.
  6. Seule la lecture de l’article permettait de découvrir qu’il s’agissait non pas de l’ancien Président, mais d’un élu du nom de Stéphane Scieczjowsky qui est surnommé « petit Sarko ».
  7. À ce sujet, le dossier de Valeurs actuelles de décembre 2017 fait froid dans le dos : les enseignements sont orientés à gauche ne serait-ce que pour permettre aux élèves journalistes de trouver du travail ! Constat effroyable de l’un des professeurs interviewés.
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  • si l’extrême gauche était en mesure de comprendre que le resultat du communisme c’est le Cambodge ou le Venezuela, elle aurait disparu depuis longtemps..
    hélas c’est un commerce dont le fond reste la bêtise et le refus de voir le monde tel qu’il est… mais pour leurs dirigeants c’est le jack pot!
    ils payent meme l’ISF

    • Justement on doit se poser la question du pourquoi de cet aveuglement de l’extrême gauche ou de la retenue d’une partie des acteurs politiques et géopolitiques. L’explication la plus simple c’est que l’idéologie là dedans n’est que la partie visible de l’iceberg. En réalité la raison n’intervient pas à ce niveau, elle se contente de trouver des justifications.
      Le dessous de l’iceberg c’est la nécessité impérieuse pour la nature de voir les humains maintenir de la division autrement dit de la diversité. L’unanimité humaine totale et réelle (sincère) n’existe pas, on peut ramener ça sur le plan identitaire. N’importe quel groupe livrer à lui-même finira par se diviser.
      Dans le cas du Vénézuela, le chavisme se nourrissait autant voire plus de son anti-élitisme pro-américain en place et de son anti-américanisme donc de l’opposition ou plutôt de la haine que de la pure doctrine socialiste (qui lui donnait une légitimité).
      Ce mécanisme explique l’entêtement, incompréhensible pour le modéré, de certains régimes ou de certaines attitudes.

      • @indivisible
        Vous posez, je le pense, une question fondamentale qui m’interroge depuis longtemps.
        J’y ai consacré de la réflexion (à ma modeste mesure) et du temps de recherche pour trouver des références d’études sur le sujet.
        Cette question, pourtant évidente à mes yeux, et sans réponse probante, a-t-elle été investiguée par des penseurs, des chercheurs ? Si oui, quels domaines – sciences, philosophie, histoire, sociologie … – ont-ils apporté des pistes de réponse ?

        Des contingences m’ont détourné de cette quête, mais, jusqu’à l’année dernière, je n’avais trouvé que peu de travaux sur le sujet. Il y a des raisons à cela. Le sujet est politiquement incorrect, ou, plutôt, les réponses qu’il permet d’entrevoir sont politiquement incorrectes (ce serait trop long à développer).

        En fait, les réflexions les plus intéressantes émanent des Anglo-saxons (comme souvent) et impliquent principalement des chercheurs en neurosciences sociales et comportementales.

        Ces travaux confirment, comme nous en avons l’intuition, vous et moi, que la raison a peu à voir avec nos choix, nos pensées, notre vision du monde et nos accointances politiques. La part de déterminisme dans tout cela serait prépondérante et mettrait probablement en jeu une nécessité d’équilibre global dans les collectivités humaines (comme pour la répartition hommes/femmes par exemple).
        Si ce n’est la raison, alors, par quel truchement, nous orientons-nous vers telle pensée et non vers telle autre. Là les ressorts de la personnalité, envie, jalousie, besoin de mimétisme ou de différentiation… entrent en jeu.

        Ce que je pense, c’est que nous sommes là confrontés à une variante du débat sur l’inné et l’acquis. Il y a donc des explications non rationnelles à nos pensées, nos jugements, nos réflexions. Ces explications sont plutôt à rechercher dans notre patrimoine génétique. Mais l’acquis peut modifier le rapport entre les défenseurs de la liberté et ceux de l’égalité (pour faire simple). Ainsi, lorsque des individus sont soustraits à la réalité en grand nombre, comme c’est le cas dans notre société, un déséquilibre se crée et le pire survient. Ceux qui veulent agir sur le réel prennent un poids relatif trop important pour le malheur des hommes.
        Difficile de parler de ce sujet en quelques mots.

        • Bonjour Yves81,

          Je suis dans la même situation que vous. Cela fait des années que je cherche (à mon petit niveau) des réponses à mon intuition et surtout à mes observations ou à celles d’autres commentateurs. Je confirme que les réponses les plus intéressantes je les ai trouvé dans les écrits anglo-saxons bien que ces dernières années les recherches en neurosciences changent un peu la donne. Cela dit je pioche dans toutes les disciplines, les fictions, les émissions, le sport, partout il y a des interactions humaines (y compris les forum de CP). Une bonne piste se trouve parfois là où on ne l’attend pas. Tout est source de documentation, j’en ai une pile considérable à ce jour. Trop sans doute, je ne suis pas chercheur donc je n’ai pas une équipe avec moi (lol).

          En effet échanger sur ce sujet en quelques mots n’est pas chose simple, je ne suis pas le plus doué pour résumer mes connaissances. De plus je dois m’absenter pour la journée..
          Je vais essayer de vous apporter quelques éléments plus tard dans la soirée..

      • Gustave Lebon c’est penché sur des sujets qui pourraient alimenter une réflexion autour de ces questions.

  • Merci pour cette synthèse qui aurait pu être écrite il y 20 ans en mettant qq noms à jour. C’est l’héritage des années 60 avec comme point d’orgue la mise en place d’un appareil d’état sur dimensionné jusque dans les années 2000.
    Les choses changent très légèrement ces temps-ci ou certains sujets peuvent être abordés sans pour autant être traités : le place et la taille de l’état d’un côté et l’économie de marché de l’autre.
    C’est un combat de tous les jours et merci de d’y contribuer.

    • @Ted92 : C’est l’héritage, non pas des années 60, mais des années 46, date du deal entre de Gaulle et Maurice Thorez de retour de Moscou : pour accéder au pouvoir avec l’aval des communistes, le général leur a livré l’industrie, l’énergie, les transports, l’éducation, les médias, la culture. Ils y ont prospéré et l’occupent toujours 70 ans après.

      • Le général n’était pas en position de leur refuser. Il est un peu facile de réécrire l’histoire en oubliant certaines choses 70 ans après.

        • S’il avait mis un mouchoir sur son anti-américanisme primaire, il aurait été en position de refuser. De 2 maux on choisit le moindre. Il a commis une erreur que l’on paye toujours aujourd’hui et que l’on va encore payer 50 ans… Merci à lui.

  • Il me semblait que 100 millions était le chiffre donné, il y a plus de vingt ans, dans « le livre noir du communisme », mais que d’autres découvertes, en particulier sur le « grand bond en avant », avaient depuis fait monter cet horrible total

  • être communiste , sans en subir tout les côtés négatifs et en étant grassement payé via l’argent des contribuables , évidement ça peut faire rêver tout les communistes de la planète…..

    • Oui, la « gôche » éclairée, celle qui méprise le peuple ou le craint quand le temps est à l’orage. Je connais quelques représentants de cette caste aussi arrogante qu’inculte qui truste les postes dans l’administration, l’enseignement et les médias d’Etat.

  • merci à Contrepoints, on se sent moins seuls ! 🙂

  • Petits exemples d’inculture : a propos des chrétiens d’orient persécutés : « mais que diable allaient-ils faire la bas  » à propos des hôpitaux : – « ah bon les hôpitaux sont d inspiration chrétienne quel gag ! » … le brainwashing a bien fonctionné .

  • La gramscisation des esprits fonctionne ainsi depuis la Libération. Les gauchistes indécrottables préféreront toujours leur idéologie — la création d’un  » homme nouveau  » — au réel, quitte à éliminer implacablement les opposants au nom du  » bonheur de l’humanité « .

  • L’idéologie de Gauche est le négationnisme du Réel et elle fonde ses justifications sur les propres dégâts et ruines qu’elle cause.
    Une remarque au passage:
    Le chant de cette folie ne se limite pas a l’économie. Souvenez vous un couple Homo qui n’arrive pas a avoir d’enfants, c’est inégalité et injustice.

  • Mélanchon l’aura un jour sa 6 ème république. Sa République Démocratique Populaire de France. Et même les politiques de droite s’y mettront pour faire barrage au monstre.

  • Les 100 millions de morts ne gênent pas la gauche française puisque c’est récurent chez elle! Si elle le pouvait elle ferait de même en France et dans les pays dit démocratiques. Regardez comme elle se comporte aux USA où la droite est également conspués et ses membres interdits dans les universités!

  • Si si, ils ont compris. C’est juste que ce sont des salopards.
    Et je parle pas des financements.

  • J’ai lu que les Vénézuéliens ont perdu en moyenne 8 kg. La preuve est faite: le régime amaigrissant le plus efficace est le régime socialiste !

  • « partition sémantique dissymétrique du langage politique »
    Un petit exemple, non tiré d’un discours politique, mais d’un dialogue d’une série américaine, « The Punisher », Saison 1 épisode 1, où un vétéran peste contre le gouvernement. Il fulmine contre la gauche, clairement, sauf que, en anglais, il dit « liberals », qui est traduit en français par « libéraux. » Donc, la traductionfrançaise fait passer les libéraux pour le Mal de la Société américaine, et du désespoir de ce vétéran retraité.
    On trouve aussi cette bonne dose de « camp du bien » dans les résumés des films des salles de cinéma. Dans le résumé du dernier film de Clint Eastwood, sur le progamme de la petite salle non loin de chez moi, il est écrit que la Société américaine laisse sans ressorces ceux qui ont bossé toute leur vie. (et qu’ils doivent donc trouver de l’argent, quitte à bosser pour un cartel de drogue)

  • si on est choqué par les inégalités, le socialisme a l’avantage de marcher pour y mettre fin… donc si on s’intéresse uniquement à réduire les inégalités, nous avons une solution simple dans on expression simple dans sa réalisation et rapide…

    ça marche..
    l’appauvrissement qui en résulte est lui insidieux plus lent..l’effet du socialisme est terrible sur une minorité de gens et c’est celle qui est à l’origine de la majeure partie de la création de richesse.. et vous agissez sur la dynamique et pas l’etat ..

    et de plus comprendre la démotivation de la minorité nécessite de renier l’idée que les inégalités préexistantes étaient justifiées et donc qu’on a spolié des gens..

    • Il n’a jamais réduit les inégalités, la situation dans les pays socialistes le prouve et le Venezuela le confirme une fois de plus, seule la nomenklatura en profite pour s’enrichir et vivre sur l’esclavage du peuple!

      • Les USA, le Brésil et la Colombie viennent de poser un ultimatum à Maduro qui devrait quitter le pouvoir dans la semaine.

    • ça marche.. le temps de la réaction. Donc cela ne marche pas, cela court à la catastrophe.

    • C’est le principe de la tondeuse.
      Pour atteindre une parfaite égalité, il faut tondre à raz tous les jours.
      On est sur que jamais aucune fleur ne poussera

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