L’extrême droite d’aujourd’hui en France et en Europe

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Marine Le Pen au Parlement Européen en juillet 2014 (Crédits : Claude TRUONG-NGOC, licence CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia.

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L’extrême droite d’aujourd’hui en France et en Europe

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 octobre 2014
- A +

Par Philippe Fabry.

Ceci est le troisième article que je publie sur Contrepoints sur le sujet du clivage gauche/droite (les deux premiers sont ici et ). J’aimerais aujourd’hui nourrir mon approche d’éléments concernant l’évolution de l’extrême droite, qui est plus avancée encore que je ne le pensais.

Dans mon premier article, je notais au sujet de l’extrême-droite :

« Après la seconde guerre mondiale, le nationalisme fut repoussé à l’extrême droite par l’arrivée à droite de… l’internationalisme. Mais un internationalisme de droite […] un internationalisme inquiet, angoissé par l’apparition de deux géants, l’URSS et les États-Unis. L’internationalisme de droite fut donc l’européanisme, la volonté de se rassembler entre européens afin de faire face à la menace du monde sur la civilisation européenne. […] Aujourd’hui, on sent même une ébauche de disparition du nationalisme souverainiste à l’extrême droite au profit d’un décalage de l’européanisme de la droite vers les réactionnaires : on en trouve des éléments, même si ce n’est qu’embryonnaire, dans la dénonciation du complot « Eurabia », qui voudrait que les élites européennes se sont entendues pour remplacer les peuples d’Europe par une immigration arabo-musulmane et que tous les « populismes » d’Europe s’unissent pour protéger la civilisation européenne en danger ; s’annonce, en fait, l’internationalisme d’extrême-droite. »

Un récent article de Guy Millière évoquant la montée en Europe d’une « internationale néo-fasciste » ayant la Russie poutinienne pour centre de gravité a non seulement confirmé cette opinion, mais m’a poussé à rédiger quelques remarques supplémentaires.

Il est, en effet, remarquable que cette renaissance du parti russe en Europe se fasse aujourd’hui à l’extrême droite quand, il y a quelques décennies, elle était un trait de l’extrême gauche : les partis communistes européens étaient alors à la solde de Moscou, et servaient dans le cadre de la guerre froide de masse de manœuvre idéologique et propagandiste à l’URSS.

Aujourd’hui, la Russie de Poutine a réussi à récupérer le vieux souverainisme européen, le rêve de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural », expression chère à De Gaulle mais qui était aussi bien un idéal hitlérien, le dictateur nazi ayant, suivant le témoignage d’Albert Speer, tracé au crayon un trait sur l’Oural délimitant l’espace qu’il entendait asservir à l’Allemagne. S’instaure le rêve d’une Europe sur le modèle de la Russie de Poutine, autoritaire, traditionaliste, hostile au concept de société libre et aux États-Unis (et ce quoique les États-Unis soient un peu moins libéraux chaque année qui passe).

L’européanisme souverainiste est progressivement repoussé à l’extrême droite, tandis qu’à droite est arrivé, en provenance de gauche, l’européanisme social, avec « l’Europe qui protège » de Nicolas Sarkozy. À gauche, le projet porté est désormais carrément l’Europe socialiste, avec la volonté de faire payer les riches européens, à savoir les Allemands. Cette évolution devrait se confirmer et se renforcer dans les années qui viennent.

C’est important car, si concernant les préoccupations économiques, le Front National devient l’héritier du Parti communiste, lui-même réduit à l’état de zombie perfusé par le Parti socialiste et vivant de la rente, allant s’amenuisant, des fiefs locaux hérités de la grande époque, il en est aussi l’héritier par la vision du monde et la perception géopolitique des alliés et des ennemis. L’arrivée à la tête de l’extrême droite de Marine Le Pen a permis à cette évolution de s’accélérer, après avoir été freinée par les schémas mentaux de Jean-Marie Le Pen, dont la culture politique profonde était l’anticommunisme et le nationalisme.

Cette évolution de l’extrême droite est évidemment inquiétante, mais une nouvelle fois je voudrais souligner qu’elle peut aussi être une belle opportunité. En rameutant de ce côté de l’échiquier tous ceux de l’autre extrême aux idées voisines, elle permettra d’y voir plus clair dans notre spectre politique, participant ainsi au basculement que j’annonçais dans mon précédant article sur le sujet ; demeurera à l’extrême gauche un noyau trotskiste sans doute un peu perdu idéologiquement et décidé à ne rester à l’extrême gauche que par habitude, cible impossible à toucher pour les libéraux, et une population politique culturellement opposée à l’extrême droite, sans avoir de véritable doctrine autre que le rejet du système, pour laquelle la vision libertarienne du monde pourrait être une alternative séduisante. À condition de développer un discours simple et bien structuré.

Pour les implications géopolitiques de l’émergence de cet « internationalisme d’extrême droite », je renverrai simplement au billet que je leur ai consacré sur mon blog.

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  • Très intéressant.

    • René de Sévérac
      8 octobre 2014 at 18 h 50 min

      Très intéressant en effet, sauf que …
      les temps ont changé au point que le clivage droite/gauche se résume à un débat idéologique entre classes certes, mais pas au sens de Marx.
      [regardez les pro/con LMPT !)
      Aujourd’hui, le sens des mots s’use (comme dit Richard Millet), mais ils servent toujours à animer les débats, quelques exemples :
      – les antifa dont le discours et les actes se font plutôt fasciste,
      – le FN qui prend le relais socialiste (au sens Péguy) … avec patriotisme, évitez d’accoler national & socialiste !

      Le monde (et la France est à l’avant-garde) vit une période enthousiasmante !

      • Cela arrangerait bien le FN et ses supporter que le clivage droite/gauche soit « dépassé ». Cela signifierait que la doctrine politique FN serait juste et qu’il pourrait effectivement s’estimer à l’avant-garde.

        Mais le fait est que le clivage est pour ainsi dire immortel, puisqu’il est la répartition de la population de part et d’autre de l’ordre en place à un moment donné (Cf. sur le détail mes deux premiers articles sur le sujet, articles de fond et détaillés, pour la démonstration). Et le FN en reprenant les idées socialistes ne fait que se comporter comme l’extrême-droite qu’il est, après un demi-siècle de socialisme en France.

        • René de Sévérac
          11 octobre 2014 at 8 h 53 min

          Philippe, j’ai très bien compris. Seul le futur nous dira qui a raison.
          Mon propos ne préjuge pas que la « révolution » sera accomplie par ce parti -que j’ai combattu dans ma période socialiste (Ceres)-
          J’ai dit ailleurs foutu pour foutu, autant mourir glorieusement !

  • Article idiot qui une fois de plus fait l’amalgame entre extreme droite et la vraie gauche. Poutine ça n’a rien à voir avec l’URSS et la démagogie nationaliste ça n’a rien à voir avec les idées sociales de la gauche. A chaque fois que l’extreme droite est arrivée au pouvoir c’est par les financements des grands industriels, car ils étaient conscient qu’elle servait leurs intérets. Le changement d’idéologie du FN n’est que superficiel. Ca aurait été bien de préciser que Jean Marie Lepen était un admirateur de Reagan et Thatcher, que vous admirez aussi. Au coeur de l’extreme droite il y a toujours eu l’anticommunisme et l’antisyndicalisme, et c’est exactement ce que vous défendez.

    • @ Eggil,

      Il n’y a rien de superficielle au contraire. Si JMLP était un admirateur de Reagan et Thatcher ce n’est pas le cas de Marine et de son parti qui tiennent des discours que tiendraient Mélenchon ou Force ouvrière.

      https://www.youtube.com/watch?v=pZRCS8DCxHk

      D.J

      • Bon, il faut arrêter avec cette fausse légende d’un JMLP admirateur de Reagan.
        Le corpus idéologique de Jean-Marie Le Pen a toujours été le poujadisme, non le libéralisme.
        On peut d’ailleurs trouver sur youtube aussi des vidéos où le vieux crache sa haine du libéralisme, autant que sa fillette.

        • Le Pen disait lui-même qu’il voulait être le « Reagan français » mais avait effectivement une vision biaisée (volontairement ou non) des idées de l’Américain.

          • « Le Pen disait lui-même qu’il voulait être le « Reagan français » »

            Non, ça aussi c’est une légende.

            Dans les années 80, Reagan était un repoussoir pour les Français, perçu par les journalistes comme la « droite dure ». Ce sont des journalistes qui n’ont rien trouvé de mieux que de qualifier Le Pen de « Reagan français », pour le stigmatiser. Cela ne venait pas de lui.

            D’ailleurs, on le comprend très bien dans cette vidéo de l’ina : http://www.dailymotion.com/video/xed3ux_jean-marie-le-pen-le-ronald-reagan_news

            Evidemment, ça a bien amusé le borgne, d’autant que ça faisait parler de lui.

        • Tiens, par exemple, dans cette vidéo :
          https://www.youtube.com/watch?v=GHKfFC3tgGQ&list=PLoVeNwMpr1v1je5Aj7K6BdN_OzC5uZkIZ

          Le Pen, admirateur de Reagan… 😆

          • Merci pour le premier extrait vidéo, c’est à celui-ci que je pensais. Notez que si l’expression n’est pas de lui, il ne s’en défend pas, au contraire. Mais il est évident qu’il pense plus à un phénomène politique, le retour en force du conservatisme, en ignorant ou taisant le fait qu’aux USA ce conservatisme était libéral, alors qu’en France il était poujadiste, comme cela a été dit.

          • Je faisais partie de ceux qui pensaient que ca venait de lui. Effectivement votre video change tout. Merci de m’avoir « debuggé ». Vous n’avez pas écrit votre commentaire pour rien.

      • lepen père admirait reagan car il faut se remettre dans le contexte de la guerre froide. lepen père était un anticommuniste et reagan est une des figures de proue du combat contre le communisme. même chose pour tatcher.

    • Je répondrais à ceci quand vous aurez lu les deux premiers articles définissant droite et gauche et expliquant la dynamique de ce clivage, et que votre critique aura ainsi, peut-être gagné en acuité.

        • D’un côté les anarcho capitalistes (contresens) et de l’autre les utopies anarchistes de gauche. Très partial comme point de vue.

          • regardez le graphe à tête reposée… Ces deux groupes se partagent le sommet « libéralisme, souveraineté individuelle, marché » donc ne sont pas si éloignés dans le graphe.

            Par ailleurs je ne vois pas ce qu’il y a d’antinomique entre anarchiste et capitaliste. A moins que vous ne vous fassiez une idée fausse de l’un des deux termes, voire des deux.

        • Je me permets de rappeler ma modeste contribution à ce diagramme, en remplaçant l’axe horizontal gauche/droite par un axe capitaux collectivisés (publics) / capitaux libres (privés), ce qui permet de visualiser les connivences politiques de chaque parti sans les zones d’exclusion théorique.

    • « A chaque fois que l’extreme droite est arrivée au pouvoir c’est par les financements des grands industriels, » n’importe quoi. par exemple pour le nazisme. Ce sont les soviétiques qui ont accusé en premier les Nazis d’être les agents du Grand Capital, et cette thèse a été utilisée abondamment par les historiens de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, elle est entièrement rejetée par l’historiographie du nazisme. On peut toujours citer les quelques cas individuels comme Fritz Thyssen, c’est vrai. Mais dans son ensemble, le grand capital resta loin d’Hitler, et appela même longtemps à lui barrer la route. Surtout depuis les travaux de l’historien américain Turner, les historiens du nazisme se sont détachés nettement de ce vieux mythe très utilisé dans les années de la Guerre froide.

    • vous êtes juste ridicule. renseignez vous sur le sndicalisme dans les pays communistes. dans la plupart de ces pays, les grèves étaient interdites, il n’y avait qu’un seul syndicat autorisé. certains pays communistes ont même interdit les syndicats. Même des gauchistes reconnaissent que le fn est devenu national socialiste. http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2011/04/07/le-retour-du-national-socialisme/ le fn n’a jamais été libéral mais il était pudjadiste ce n’est pas la même chose

    • «  »A chaque fois que l’extreme droite est arrivée au pouvoir c’est par les financements des grands industriels, car ils étaient conscient qu’elle servait leurs intérets » »

      Exact pour le financement par les industriels pour l’accession au pouvoir des nazis en 1933 , par contre , ce n’était pas suffisant , le pouvoir de Hitler a été conforté quand , après la Nuit des Longs couteaux et l’élimination des SA de Roehm et la troisième gauche des boutiquiers et petits commerçants qu’ils représentaient , la classe moyenne allemande a basculé côté Hitler comme l’armée et les milieux conservateurs !!!

      • Ce sont les soviétiques qui ont accusé en premier les Nazis d’être les agents du Grand Capital, et cette thèse a été utilisée abondamment par les historiens de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, elle est entièrement rejetée par l’historiographie du nazisme. On peut toujours citer les quelques cas individuels comme Fritz Thyssen, c’est vrai. Mais dans son ensemble, le grand capital resta loin d’Hitler, et appela même longtemps à lui barrer la route. Surtout depuis les travaux de l’historien américain Turner, les historiens du nazisme se sont détachés nettement de ce vieux mythe très utilisé dans les années de la Guerre froide.

    • le communisme a fait plus de 100 millions de morts. alors toute personne sensé s’oppose à cette idéologie (qui a beaucoup de similitudes avec le nazisme et le fascisme). le libéralisme s’oppose aux idéologies totalitaires. l’extreme droite est antilibéral. l’extreme droite de manière général est partisan d’un état fort, du racisme (qui est une forme de collectivisme), du nationalisme et du protectionnisme. le fn et le front de gauche sont des partis extremement semblables. ils ont un programme économique tres similaire. ce qui les différencie c’est surtout l’immigration. la politique s’est comme un fer de cheval les extrémités sont tres semblables.

    • je vous conseille de lire Ernesto Galli della Loggia, un professeur renommé d’histoire moderne et contemporaine qui a beaucoup étudié le fascisme ainsi que la propagande des communistes et des partis de gauche avec l’Antifascisme. Galli della Loggia distingue donc deux antifascismes, pour mettre fin à cette déformation de l’histoire : un antifascisme avec un a minuscule qui est celui de tout démocrate, opposé de facto au fascisme, et un Antifascisme idéalisé qui appartient à la propagande communiste. l’historien français François Furet dans Le Passé d’une illusion a aussi analysé la propagande qui a entouré le mouvement Antifasciste. comme disait Revel, l’argument selon lequel le communisme serait démocratique parce qu’il a contribué à la lutte antifasciste n’est pas plus recevable que celui qui consisterait à dire que le nazisme fut démocratique parce qu’il a participé à la lutte contre le stalinisme. Que le communisme ait participé au mouvement qui a fait tomber le nazisme ne doit pas empêcher une analyse sur les similitudes entre ces totalitarismes et sur le caractère structurellement liberticide et inefficace du communisme.

    • en allemagne, il y avait trois forces de gauche ( socialistes, communistes, nazis). ces trois forces se haissaient mutuellement. même si l’on parle souvent des affrontements entre le NSDAP et les communistes allemands, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi souvent des escarmouches entre socialistes et communistes. d’ailleurs, les différents courants du communisme se haissaient entre eux. il ne faut pas oublier qu’ en urss , les bochéviques ont liquidés d’autres communistes (menchéviques, socialistes révolutionnaires,…).

    • Comme l’a montré Ludwig von Mises, l’apport original du nazisme ne se situe pas sur le plan idéologique, mais sur celui de l’exécution : « Les principes fondamentaux de l’idéologie nazie ne diffèrent pas des idéologies sociales et économiques généralement acceptées. La différence concerne seulement l’application de ces idéologies aux problèmes spéciaux de l’Allemagne. » Et dès 1933, F. A. Hayek écrivait : « la persécution des marxistes et des démocrates en général, tend à occulter le fait fondamental que le National-Socialisme est un véritable mouvement socialiste, dont les idées principales sont le fruit des tendances antilibérales qui ont progressivement gagné du terrain en Allemagne depuis la fin de l’époque bismarckienne. » ce que rejette Hitler dans le communisme, ce n’est pas son socialisme, c’est son origine juive et sa tendance internationaliste. Et c’est pour les mêmes raisons qu’Hitler condamne le capitalisme. Le capitalisme libéral, mondialisé, financiarisé, était pour lui le mal absolu. Or les Juifs en étaient à la fois les créateurs et les maîtres absolus. Le capitalisme, pensait Hitler, était un système essentiellement Juif. De même, le bolchevisme était considéré par les nazis comme une création essentiellement juive. Bien qu’ayant largement versé dans l’antisémitisme, Karl Marx était lui-même d’origine juive, et même le descendant d’une longue lignée de rabbins. Si donc Hitler a dénoncé le marxisme comme un « faux » socialisme d’origine juive, ce fut pour mieux construire une économie socialiste dans laquelle chacun agirait pour le bien-être de la collectivité. C’est ainsi que de la législation sociale à la fiscalité, de la politique environnementale à la réglementation des entreprises, il fut un architecte de peuple et un dessinateur de nation. Il voulut façonner non seulement l’économie allemande mais aussi chaque sphère de la vie individuelle, partant du principe que l’individu n’est qu’un agent de l’État et qu’il doit se mettre au service du bien commun, c’est-à-dire du bien de l’État. Tout comme le système économique allemand, la vie sociale des Allemands fut également collectivisée. L’État prit à sa charge les activités sportives, les manifestations culturelles et tout le temps de loisir. Il y eu plus d’État dans la culture, le gouvernement se chargeant de subventionner grassement les manifestations culturelles « dignes » de l’Allemagne et de proscrire les autres. Le ministère de l’Éducation du Reich se chargea d’édicter les programmes et les manuels furent réécrits. Anciennement assurée par les écoles confessionnelles, l’éducation des jeunes Allemands fut désormais une mission d’État. Les professeurs devinrent des fonctionnaires du gouvernement. Or tout cela, cet État si large, disposant de pouvoirs si grands, si étendus, n’était-ce pas là le grand rêve des socialistes ?

      • C’est quand même très partiel comme analyse, les nazis veulent dépasser la lutte des classes et proposent la collabaration entre les classes, et derrière l’antisémitisme et l’anti internationalisme il y a cette idée expliquant la haine qu’ils eprouvaient envers les marxistes. De plus Hayek ne dit pas que Marx pronait l’abolition de l’état après la phase de la dictature du prolétariat (il est mort avant d’avoir développé ce concept) hors les fascistes et nazis veulent un état tout puissant.

        • C’est vraiment prendre Hayek et Mises pour des demeurés finis que de dire qu’ils ont passé sous silence le fait que le communisme pronait la disparition de l’Etat sur le plan théorique. Le propos de l’action humaine est justement de mettre en avant l’homme tel qu’il est pour prouver par A+B que la phase révolutionnaire ne peut aboutir à une phase communiste sans Etat.

    • En france, 80 % des colllabos venaient de la gauche. je vous conseille de lire Un paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance de l’historien simon epstein. les premiers résistants venaient de l’extrême droite. savez vous que l’état providence allemand doit plus aux nazis qu’aux sociaux démocrates ??? lisez Götz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands. lisez aussi « Le Salaire de la Destruction » d’Adam Tooze qui analyse l’économie sous le Troisième Reich. lisez « Le Troisième Reich, des origines à la chute » de Wiliam Shirer et « L’Etat du peuple de Hitler. Pillage, guerre raciale et socialisme national », lisez Bolshewismus als Weltgefahr (1935) de Waldemar Gurian, Le socialisme en chemise brune de Benoît Malbranque.

    • je vous conseille de lire la route de la servitude d’hayek qui montre comment le socialisme mène au nationalisme.

      •  » le socialisme mène au nationalisme »

        non !
        le socialisme mène au totalitarisme, nuance !

        c’est même la chancelière allemande qui l’a déclaré devant son parlement.

        pour votre gouverne, « nazi » est la forme contractée de « national socialisme »………………………………….

        • je sais très bien que le nazisme est du national socialisme. remarquez le fn aussi est un parti national socialiste (même si ce n’est pas un parti néonazi ou fasciste)

    • et pour oser dire que le fn n’a pas changé il faut vraiment être de mauvaise foi car non seulement son programme (ainsi que les discours des dirigeants) ont changés mais aussi les cadres du fn et l’électorat . vous savez qu’en 96, 46 % des mesures économiques du parti lepéniste étaient empruntées à la gauche ??? cela montre clairement que même du temps de lepen père le parti n’était pas libéral. un parti qui économiquement est libéral aurait quelque chose comme o % de mesures économiques communes au programme de la gauche (surtout de leur programme des années 90).

    • « A chaque fois que l’extreme droite est arrivée au pouvoir c’est par les financements des grands industriels » A nuancer. Les grands industriels ont financé les partis d’extrèmes droites car ils offraient une alternative aux communismes qui les effrayaient. Généralement, ces mêmes industriels se mordaient les doigts lorsqu’ils comprennent qu’un régime capitaliste-corporatiste desservait leurs intérêts à moyen long terme. Pour prendre l’exemple de l’allemagne des années 20, le double discours était clairement de mise. En effet, le nazisme se déclarait ouvertement anti-capitaliste au sens ou seul le parti exigeait l’abolition des revenus provenant de sources autres que celles du travail et de l’effort et la rupture avec la servitude du taux d’intéret (art 11 du programme du parti ouvrier national-socialiste). Beaucoup d’historiens estiment que ce discours a été énormément policé par pur opportuniste afin de financer le parti.

      « Au coeur de l’extreme droite il y a toujours eu l’anticommunisme et l’antisyndicalisme, et c’est exactement ce que vous défendez. »
      Si des gens veulent s’associer librement pour former une communauté communisme ou s’allier pour défendre leur droit devant leur patron c’est leur droit (d’ailleurs Bastiat défendait le droit syndical). Ce que le liberalisme rejette c’est la coercition d’un individu ou d’un groupe d’individu sur un autre point.

    • Lire et relire sans cesse Simon Epstein et son « paradoxe français: Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance », et « Les Dreyfusards sous l’Occupation ».

    • sur l’antisyndicalisme. je vous conseille de lire ceci: http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2014/06/16/31007-20140616ARTFIG00108-petite-histoire-du-droit-de-greve-si-la-cgt-existe-c-est-grace-aux-liberaux.php?pagination=2
      pour les libéraux, le syndicalisme est légitime, pour autant qu’il respecte les principes du droit, que les syndicats ne prétendent pas représenter plus que leur base d’adhérents, et ne se voient pas accorder par l’État des privilèges. les libéraux critiquent les abus de droit des syndicats de salariés mais aussi des syndicats patronaux (exemple le medef).

    • il est totalement faux de dire des libéraux qu’ils sont antisyndicalistes sauf si pour vous, dénoncer les magouilles des syndicats ainsi que leurs privilèges c’est de l’antisyndicalisme

  • Personne ne croit sérieusement que les partis populistes européens qui montent sont sous la coupe de Moscou. Je pense plutôt que sur la question des relations avec la Russie, les partis populistes (FN, UKIP,…) sont les seuls à tenir un discours raisonnable et modéré comme sur beaucoup d’autres sujets (immigration, identité des peuples…)

    Qu’est ce qui est le plus raisonnable, le discours de Marine Le Pen qui appelle à reconnaitre la nécessité d’un partenariat stratégique avec la Russie étant donné nos convergences (relations commerciales, fournisseur de matières première, lutte commune contre l’islamisme,) ou les actions des eurocrates qui nous mène à un conflit insensé avec la Russie pour défendre des intérêts strictement américains (ce qui nous a déjà couté des milliards à cause des sanctions commerciales)

    • C’est faux ! L’idée d’un partenariat avec la Russie est aussi proposée par le front de gauche et par une partie de l’extreme gauche. Le FN utilisent une methode traditionnelle de l’extreme droite : mimer la gauche pour la détruire.

      • le FN faisant la promotion d’un féodalisme capitaliste derrière le masque du socialisme , ils sont plus prés de Lénine que Lénine lui même ..LOL .

  • On le savait déjà, mais ce n’est pas vrai.

    Pourquoi, parce que de nos jours, franchement l’extrême droite est au pouvoir, les imprimeries du FMI imprime des billets sans compter, pour polir les meurs de chacun …, On achète tous de nos jours, voir la PMA par exemple, on peut même acheté un enfant bientôt en France.

    Par contre on coupe les biens de ceux qui veulent changer un peu les choses, des minorités.
    Ou de ceux dit diraient; Je suis moi vraiment de droite ou de gauche ou de ceci ou de cela. On oblige les autres à suivre comme des moutons … désolé.

    L’extreme gauche n’existe presque plus. On nous fait croire que les écologistes serait un parti de gauche alors que le sens étymologique le contredit.

    Le plus simple dans ce cas là, pour comprendre, c’est d’avoir confiance en soit et d’ouvrir son coeur.

  • stupéfiant de dogmatisme et de contre vérités historiques !
    je ne me fatiguerai pas à apporter la contradiction. Ou tout juste me contenterai’je de rappeller que la France est profondement enfoncée dans le socialisme et ce depuis près de 40 ans (relire PHILIPPE NEMO « La France aveuglée par le socialisme » )

    L’UMPS qui se partage le pouvoir depuis 40 ans a mis la France dans l’état désastreux que vous savez , a confisqué la démocratie, et a multiplié les dispositifs liberticides.

    ré informons nous :

     » Aussi étrange que cela puisse paraître, Nicolas Sarkozy n’a pas tort de dire que le clivage droite-gauche est largement dépassé. Mais il l’instrumentalise à son profit : c’est « Votez pour moi, sinon, c’est Marine. » Le Front national de Marine Le Pen n’est pas un parti de droite, encore moins d’extrême droite. C’est l’alliance inédite (pas dans l’idée qui existe depuis le boulangisme, mais par les scores très élevés) de la gauche du travail et de la droite des valeurs. C’est pour cela qu’elle a le soutien du mouvement social. A la différence de 2002, si Marine Le Pen arrive au pouvoir, il n’y aura pas de grève ouvrière. Les « sans-dents » descendront plutôt dans la rue pour défendre leur idole, véritable nouvelle Jeanne d’Arc pour eux. En revanche, les permanents CGT venus d’outre-Méditerranée, les profs bobos à la Mélenchon et les fils de bourgeois de Sciences-Po seront sans doute dans la rue.

    Marine Le Pen est devenue le symbole de ce quart-monde (qui représente maintenant près de la moitié des Français) qui a peur de se faire manger par le tiers-monde avec l’aval de l’oligarchie mondialisée – ce que Jean-Yves Le Gallou appelle « l’hyper-classe mondialisée » (que j’ai décrite dans mon livre sur le club Le Siècle).

    Avec la gauche libérale-libertaire à la Macron et à la Valls, je crois qu’on va assister à un scénario inédit à la future élection présidentielle : en raison de l’implosion de la gauche et de son absence au second tour de l’élection présidentielle, comme l’a parfaitement défini le sociologue François Dubet (Les Inrockuptibles, 17 septembre), face à Marine Le Pen, « le candidat de la droite sera le candidat de gauche en 2017. Il ne sera d’ailleurs pas plus à droite que Manuel Valls. »

    En clair, la prochaine élection présidentielle devrait signifier la fin de la (fausse) gauche et la fin de la (pseudo) droite. C’est la supposée « extrême droite », qui deviendrait la droite. Toutes les études (voir les livres du géographe Christophe Guilluy) montrent que le nouvel électeur du FN, ce n’est pas un ancien combattant d’Algérie, c’est de plus en plus un ouvrier au chômage dont la fille sort avec un Arabe. »

    Emmanuel Ratier

    • « Kill an arab » version trotskiste. la fille sort avec le Macron de service du PS je présume .LOL

    • je suis plus ou moins d’accord avec vous. je suis d’accord avec vous sur le fait que la france est aveuglé par le socialisme, que la droite francaise n’existe pas, que le fn est devenu le parti des petits blancs. mais il y a plusieurs points où je suis totalement en désacord. « l’alliance inédite » cette alliance n’a rien d’inédite dans bcp de pays, l’électorat de l’extreme droite ce sont les classes populaires, les petits blancs. l’extrême droite est national socialiste, elle a un programme économique socialiste et anticapitaliste.  » gauche libérale-libertaire » la gauche francaise n’a rien de libéral, elle est socialiste. elle n’est pas non plus libertaire. malgré ses scores, le fn est un parti qui a très peu d’élus (tant au niveau national que régional et municipale). il est impossible qu’il arrive à avoir la majorité à l’assemblée nationale. je doute fortement (et à mon grand regret) que le ps est mort et que ce soit la fin de la gauche. près de 68 % du programme du fn vient de la gauche. son programme économique est similaire à celui du front de gauche. je doute que l’on puisse dire du fn que c’est un parti de droite.

    • je vous conseille de lire : http://www.contrepoints.org/2014/10/05/183542-la-manif-pour-tous-sur-le-marche-politique-de-lidentite#comment-940093 notamment II – La gauche sur le marché de l’identité. cela montre comment la gauche a abandonné les revendications des classes populaires pour se tourner vers les bobos

  • Mathieu Champlain
    8 octobre 2014 at 13 h 16 min

    Idée séduisante. Cependant :
    La France entretient traditionnellement depuis Francois 1er des relations privilégiés avec les puissances orientales situées loin de son territoire ;
    La notion d’extrême droite remonte à une époque (1945) aussi différente de la nôtre que la Rome de Sylla de celle de Tibère ;
    Les idées économiques de l’extrême-droite sont à gauche, disons de celles du CNI de Pinay.

    • Voir mes deux articles précédents : on ne peut pas dire que les idées économiques de l’extrême-droite sont à gauche. Il n’y a pas d’idées de droite et d’idées de gauche. Droite et gauche, ce sont des sensibilités. Les idées, c’est autre chose.

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