Vous souffrez ? C’est pour la bonne cause !

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Plus le temps passe, et plus vous faites d’efforts, plus vous vous rendez compte, arrivé à la fin du mois, que vous souffrez.

Plus le temps passe, et plus vous faites d’efforts, plus vous vous rendez compte, arrivé à la fin du mois, que vous souffrez.

Un billet d’humeur de Nick de Cusa.

Votre salaire n’augmente plus depuis plus de 10 ans ? (En fait si, il augmente, mais ça va dans d’autres poches que la vôtre).

Vous êtes enthousiaste et créatif et vous voulez vous lancer à votre compte, et vous êtes déçu de constater l’incroyable nombre de bâtons fiscaux et réglementaires qu’on vous met dans les roues, sans queue ni tête, d’une façon qui vous semble absurde ?

Bref, plus le temps passe, et plus vous faites d’efforts, plus vous vous rendez compte, arrivé à la fin du mois, que vous souffrez. Quel sentiment désagréable. Et pire encore, combien ça semble en pure perte.

En pure perte, que nenni ! Car, revigorez-vous, retrouvez le sourire, votre souffrance n’est pas peine perdue. Mieux encore, si vous souffrez, c’est pour la bonne cause !

C’est pour que nos législateurs puissent être dans de bonnes conditions pour faire de bonnes lois.

C’est pour que les enfants soient bien gardés et bien éduqués, par des enseignants éclairés.

C’est pour une indispensable sécurité sociale, et afin que notre santé soit la meilleure au monde.

C’est pour un appareil d’État sophistiqué comme il convient à une Grande Nation.

C’est pour avoir un gouvernement de taille suffisante pour être bien menés.

C’est pour des institutions européennes qui garantissent la paix entre les peuples.

C’est pour aider ceux qui sont au chômage car on n’y peut rien.

C’est pour ne pas porter à la bouche des choses vilaines, ou nous brûler.

C’est pour éviter que vous vous mettiez en danger sur la route.

C’est pour des syndicats qui défendent les travailleurs.

C’est pour les fermiers, car s’ils ne touchaient pas de subventions, nous mourrions tous de faim.

C’est pour avoir assez de représentants du peuple pour être au mieux représentés.

C’est pour des vieux jours prospères et tranquilles.

C’est pour une fonction publique qui nous soit dévouée, et même aimante.

C’est pour le contrat social et la dette qui en découle.

C’est pour une télé de qualité.

C’est pour sauver la planète.

Et, last but not least c’est pour que nos journalistes nous informent objectivement sur tout ce qui précède

Allons, quoi, mon brave, un peu d’entrain que diantre. Une bonne tape sur l’épaule, relevez la tête, le menton haut, un pas décidé. On continue.

C’est pour la bonne cause.


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