Pétition pour la fin des subventions à la presse

Publié Par Contrepoints, le dans Médias

Contrepoints, qui refuse et refusera toujours les subventions à la presse, appelle à leur fin pour le retour à une démocratie saine.

Par la rédaction de Contrepoints.

Chaque année la presse française touche près d’un milliard d’euros de subventions, payées par vos impôts. Contrepoints, qui refuse et refusera toujours ces subventions à la presse, appelle à leur fin pour le retour à une démocratie saine. Si vous partagez ce combat, signez la pétition ! En voici le texte :

Madame le ministre de la Culture,

La presse en France aujourd’hui est massivement subventionnée par les impôts de chaque français :

  • 516 millions en 2013 pour l’ensemble de ces subventions à la presse selon le rapport parlementaire sur l’économie de la presse. Cela représente plus de 10% du chiffre d’affaires de ces médias.
  • Même la presse confessionnelle ou hautement politisée comme L’Humanité reçoit des aides importantes : 3,08 millions d’euros en 2012 pour L’Humanité, 2,94 millions pour La Croix et 2,87 millions pour Libération.
  • 60 millions sur trois ans rien que pour la presse en ligne (Source : Arrêt sur Images)
  • Des aides servent même à financer la diffusion des journaux papier… à l’étranger !
  • Les journalistes peuvent déduire de leur revenu imposable 7650€ grâce à une niche fiscale qu’ils se gardent bien de dénoncer !

Et c’est chacun d’entre nous, contribuables, qui payons, que nous lisions la presse papier ou non !

  • Ces subventions sont injustes car payées par tous au profit de quelques-uns, généralement riches (Rothschild possédant Libération, Dassault possédant Le Figaro, etc.).
  • Ces subventions sont extrêmement dangereuses pour la démocratie car elles donnent aux politiques et fonctionnaires des moyens de pression sur ces journaux.
  • Ces subventions empêchent une véritable concurrence des idées, ceux qui refusent ces subventions (comme Contrepoints.org) ou se les voient refuser ne jouent pas à armes égales avec ceux que le pouvoir peut acheter.

Pour permettre enfin le retour à une démocratie saine, nous demandons la fin au plus vite de ces subventions qui pervertissent la liberté de la presse et permettent aux politiques de s’assurer la loyauté des journalistes. Pour un exemple en image de ces subventions, visionnez la vidéo ci-dessous :

http://www.contrepoints.org est à l’origine de cette pétition.

Contrepoints est un site d’information indépendant, refusant toute subvention. Le nom des signataires de la pétition ne sera pas diffusé publiquement. Cliquez ici pour signer


Pétition en ligne

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  1. Les aides directes à la presse coûteront, en 2013, 516 millions €, selon les chiffres du projet de loi de finances 2013 (PLF 2013). Rapporté au nombre de titulaires de la carte de presse (36.000 en 2006), cela fait 13.942 € par simple plumitif. À ce décompte il convient de rajouter les aides indirectes, qui ne sont pas chiffrées dans ce rapport.La TVA au taux « ultra-réduit » de 2,1 %.Si l’on considère la presse comme un « produit culturel » le différentiel de taux (avec les 5,5 %) sur les produits de ventes et abonnements évalué à 5,7 milliards en 2010 c’est déjà 193,8 millions d’euros.
    Quant à la « niche fiscale » précitées au profit des « plumitifs/journalistes », à raison de 7.650 € appliqué sur un taux moyen/marginale de 14 % d’IR facteur de 40.000 gugusses (s’ils n’étaient que 36.000 en 2006, ça se reproduit vite) qui manipulent la plume avec tant de talent, il conviendrait de rajouter à ces délires quelques 42,8 méga-euros de manque à gagner !
    Encore que pour faire bon poids, il conviendrait de rajouter les coûts des charges sociales sur ces montants, qui évidemment ne sont pas dues sur des « remboursements sur frais ». Avec un taux patronal de 45 % et un taux salarial de 20 %, ça te nous fait 198,9 millions qui viennent plomber nos régimes sociaux.
    Bon, on ne va pas non plus compter les « complémentaires retraites » du régime spécial en déficit, parce qu’on n’en finirait plus !En attendant, quand on vous demande 30 milliards d’effort, bé le « petit-milliard » pour la presse « libre & démocratique », elle a de quoi les mettre tous « être au Anges » dans la patrie des « Droits de l’Homme » : Ils auront matière à flagorner pour l’année prochaine.

    1. Moi j’aurai dit « de révolutionnaire » et « non contre-révolutionnaire » plutôt, notre acte est révolutionnaire, le libéralisme est en penser révolutionnaire en soi. Elle a plusieurs révolution a sont crédit en plus. Nous ne sommes pas des conservateurs.

  2. Et on n’oubliera pas qu’une majeure partie des médias audio visuels fait partie de l’Etat lui même ! Et qu’une grande partie du reste des médias et de la presse appartiennent à des groupes industriels qui ont besoin de contrats d’Etat : Bouygues, Lagardère, Dassault, Lazard. Bref.

    1. J’ai montré cette petition a des amis, l’un m’a dit je suis d’accord je vais signer. L’autre m’a dit, ok pour le fait que ca puisse biaiser la liberte d’expression de la presse mais il disait que sans ces subventions, 80% des journaux feraient faillite et qu’il ne resterait plus assez de journaux differents pour refleter toutes les opinions.
      Que repondez-vous a cela? (Je n’arrive jamais a trouver les mots pour le convaincre et ca me rend fou)

      1. Ces journaux maintenus en survie artificielle -par leur dépendance vis à vis du pouvoir, c’est à dire leur manque d’indépendance- sont une concurrence déloyale qui interdit à d’autres titres -indépendants, eux- d’émerger.

      2. @fallawa: La presse subventionne ne reflete qu’une seule opinion ou des divergeances minimes. Le status quo actuel est bien pire qu’un desert mediatique. Il vaut mieux peu de media libre que beaucoup de media corrompu.

        Puisque vous avez du mal a trouver les mots souvenez vous des principes: L’effet d’eviction. Tout bien appoerte par l’Etat implique un mal anterieur (impot) ou ulterieur (dette). L’argent depense n’est alors plus libre pour faire autre chose. Une subvention pour les uns est une servitude pour les autres.

        L’argument de la concurrence deloyale est une peu le meme argument sauf qu’au lieu d’argent in parle de parts de marche…

      3. Ah parce que vous trouvez que ces journaux reflètent toutes les opinions dans leur ensemble, vous ? Moi pas. Et justement, le fait de ne plus être subventionnés me paraît être plus propice à l’émergence de nouveaux médias indépendants et donc peut-être pluriels.

  3. Où peut-on voir le nombre de signataires ? J’ai peur que ça ne monte pas assez haut malheureusement (de toutes façons même si la pétition était signée par des millions de personnes, je doute que les politiques en tiendraient compte pour autant)

  4. On pourrait déjà au moins réduire les subventions payées à la presse par les français ( et non par l’Etat , rappelons le , une fois encore ) On peut ,en effet , se poser la question de l’influence sur le pouvoir de la presse « aux ordres » du pouvoir en place

  5. Je souscris à 100%
    http://toumenerve-quint.blogspot.fr/2012/11/lavenir-de-la-presse-le-20-lipad-non-le.html
    Sinon quelques faits :
    - les aides à la presse sont de 1,2 Mds€/an. C’est plus que le financement des jeunes entreprises innovantes par les acteurs privés. C’est 30 fois la contribution de l’Etat au Restos du Coeur
    - à l’heure d’Internet, un quart de cette somme passe dans l’aide à la distribution des journaux par courrier (loi du 4 thermidor an IV)
    - les médias pure players (Rue 89, Mediapart) ne reçoivent que 1,5% de l’aide globale
    - Si on devait intégrer les aides à la presse à la redevance, elle augmenterait de 47€. Pour comparaison, Radio France (et toutes les antennes qui y sont liées) n’absorbe que 21€ de redevance. France 5 : 6€, les services infos de France Tele (F2, F3, ..) moins de 10€
    - il existe pas moins de 19 dispositifs de subventions, niches fiscales et sociales à destination de la presse

  6. Moi quand on me dit que ce serait la fin de la presse écrite franchouille si les subventions disparaissaient, j’ai envie de répondre tout simplement bon débarras ! Ce n’est pas moi qui regretterai Libé, le Fig ou l’Huma.