Le « quoi qu’il en coûte » de Bruno Le Maire va précipiter notre faillite

Bruno Le Maire a annoncé de nouvelles aides aux entreprises mises à l’arrêt. Ces dépenses ne sont financées par aucune économie sur le train de vie de l’État et vont s’ajouter à la dette publique. Mais qui s’en soucie ?

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Bruno Le Maire 2016 by Nigel Dickinson Fondapol (CC BY-NC-ND 2.0)

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Le « quoi qu’il en coûte » de Bruno Le Maire va précipiter notre faillite

Publié le 23 janvier 2021
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Nouvelles annonces de Bruno Le Maire jeudi 14 janvier 2021 et nouvelles aides publiques aux secteurs délibérément mis à l’arrêt par le gouvernement (hôtellerie, restauration, fournisseurs de ces activités) auquel s’ajoute désormais le secteur viticole touché par des sanctions douanières américaines.

Un mois auparavant, Christine Lagarde, qui préside à la destinée de la Banque centrale européenne, avait averti :

« Les conditions de financement resteront exceptionnellement favorables aussi longtemps que nécessaire ».

Autrement dit : « dépensez sans compter », message que tous les gouvernements cigales reçoivent cinq sur cinq.

Le programme d’achat d’urgence en cas de pandémie (PEPP) de 1350 milliards d’euros d’obligations prévu jusqu’en juin sera augmenté et il sera prolongé dans le temps. Les opérations de refinancement des banques à long terme (TLTRO) devraient aussi être reconduites.

Puisque le robinet de l’argent gratuit reste ouvert en grand et pour très longtemps, pourquoi se gêner ?

L’illusion de l’argent gratuit

Rappelons trois grands principes économiques :

1-  L’économie consiste à échanger quelque chose contre autre chose. La monnaie est une étape transitoire. L’échange n’est vraiment soldé que lorsque la monnaie reçue par le vendeur en échange de quelque chose a été transformée en autre chose par ce même vendeur. Il peut exister un décalage temporel plus ou moins long entre la vente et l’achat mais la monnaie seule ne solde pas l’échange.

2-  Mettre davantage de monnaie ou de crédit dans le système ne multiplie pas les marchandises, biens ou services. Le croire reviendrait à penser que créer des emballages permet de créer de la marchandise.

3-  Quand vous ne savez pas vraiment qui paye pour cet argent tombé du ciel, alors c’est vous, peut-être tôt ou peut-être plus tard, mais toujours VOUS, votre argent, vos économies…

Que la monnaie soit des espèces sonnantes et trébuchantes comme autrefois ou un système de débit-crédit comme maintenant ne change rien à ces trois principes qui peuvent aussi se résumer par  : « l’argent gratuit n’existe pas » ou encore « le crédit gratuit n’existe pas ».

Évidemment, le personnel politique aimerait faire croire que l’argent gratuit ou le crédit gratuit existent. C’est d’ailleurs le principe du recours à la dette publique : l’argent sans les impôts. Pourtant, si on présentait la facture immédiate aux contribuables, il est probable qu’ils diraient « non merci ».

Le ministre de l’Économie multiplie les mesures censées compenser les pertes consécutives à des décisions administratives malheureuses. Dès le début de l’épidémie, l’exécutif a souscrit aux prévisions les plus alarmistes, celles du professeur Niel Ferguson, prévisions par la suite heureusement démenties. Personne au sein du gouvernement ne se soucie du coût et du financement d’aides rendues nécessaires par une mauvaise décision initiale. Il est acquis que le financement de la dette est la solution et qu’il sera toujours temps de se pencher sur la question quand les choses iront mieux.

Jusqu’ici, tout va bien. Le 19 janvier, notre pays a emprunté 7 milliards d’euros sur 50 ans au taux d’intérêt de 0,59 % seulement. La France emprunte à taux négatifs jusqu’à 16 ans.

Un « observatoire de la dette » vient d’être créé mais il ne s’agit que d’un bidule poudre aux yeux supplémentaire qui permet de recycler dix people en mal de mandat ou de renvoyer des ascenseurs.

Le poids de la dette, le choc des intérêts ? Pas grave…

Pour le moment, la pensée dominante se résume à « peu importe la dette, les taux d’intérêt resteront bas puisque les banques centrales s’y emploient ». Variante : « en période d’incertitude, rien de plus sûr qu’une dette d’un grand État dont les contribuables ne sont pas miséreux ».

Voici d’autres arguments souvent avancés à l’appui de cette pensée dominante :

1-  La dette peut grossir, les intérêts resteront supportables. Au pire, si la situation l’exigeait, on pourrait relancer la vieille lune de la « dette perpétuelle » : le principal ne sera jamais remboursé et remplacé par un intérêt versé à vie…

2-  Au besoin, on cantonnera la dette du Covid dans une structure cache-poussière-sous-le-tapis, comme celle de la dette de la Sécurité sociale. Peu de gens s’intéressent au « hors bilan » des comptes publics. La France est un grand pays développé peuplé de riches contribuables et sa note de crédit reste excellente.

3-  Oui, avec un taux de dette sur PIB similaire à celui de la France, la Grèce a fait faillite (défaut de paiement et effacement partiel de sa dette publique) mais le pays avait menti sur ses déficits, les Grecs ne payaient pas assez d’impôts et les taux étaient bien plus hauts.

4-  Le Japon survit très bien avec un fort taux d’endettement, nettement supérieur à celui de la France.

5-  Ce n’est pas grave, tout le monde doit quelque chose à tout le monde.

Quelques contre arguments :

1-  La dette ne peut grossir éternellement car il deviendra un jour impossible de prétendre que le capital pourrait être remboursé. La dette perpétuelle constituerait dans les faits un défaut puisque le contrat initial (retour du capital) ne serait pas respecté. Notre pays ne trouverait donc plus de prêteurs étrangers à de bonnes conditions et l’État se trouverait rapidement en crise financière aiguë.

2-  Il arrive toujours un moment où la situation du débiteur semblant devenir hors de contrôle, les prêteurs commencent à s’intéresser aussi au hors bilan et à réviser leur estimation du risque. Les contribuables français étant les plus taxés des pays développés, la France ne pourra augmenter sa pression sans déclencher une fuite des contribuables solvables. Ceci augmente le risque des prêteurs.

3-  La Grèce avait certes menti et sa situation réelle était pire que celle qui était avouée. Mais c’est aussi le cas de notre pays qui multiplie les structures cache-dette (CADES, notamment) et dont le hors-bilan représente presque le double de la dette officielle.

4-  La dette japonaise est presqu’intégralement entre les mains des Japonais. Le Japon est un pays vieillissant. Les Japonais ont décidé de mourir entre eux sur leur île en déflation et cela ne regarde qu’eux… Ce n’est pas le modèle français. Notre dette est entre des mains étrangères. La redistribution représente le gros des dépenses publiques. Elle sert à acheter la paix sociale pour compenser une immigration mal digérée.

5-  Parmi les pays à finances publiques délabrées, il y a ceux dont la balance commerciale est aussi déficitaire depuis des années (ces pays importent plus de choses qu’ils n’en exportent). La France en fait partie. Nous devons de l’argent à des gens qui ne nous doivent rien en retour et nous sommes incapables de leur proposer en quantité suffisante des produits et services qu’ils souhaiteraient acheter.

Lorsque tout le monde pense la même chose, personne ne pense

Lorsque la pensée unique tient lieu de consensus, alors personne ne pense plus. La pensée unique est en réalité l’absence de pensée faute de débat. La dette est de l’impôt en devenir qui n’a donné lieu à aucune délibération publique, à aucun vote, si ce n’est année après année des lois de finance très techniques entérinant des déficits.

La dette est préoccupante. Avec un peu de recul, les agissements des banques centrales pour la rendre indolore conduisent à de graves anomalies :

1-  Les taux négatifs sont une monstruosité signalant que le système monétaire est très malade. Le temps est la limite de tout mortel. Un taux d’intérêt valorise le temps durant lequel un prêteur se prive de son argent. Personne, y compris une organisation humaine, ne peut nier la valeur du temps.

2-  Dans tous les pays développés où la retraite par capitalisation prévaut, les taux nuls ou négatifs mettent à terme en danger le niveau de vie des retraités et futurs retraités. Les pays locomotives de l’Eurozone, qui n’ont pas de problème de gestion de finances publiques, voudront sortir de ce piège. On pourrait assister à un réflexe de fuite devant la monnaie des fonds de pension. La Banque centrale européenne qui en détient déjà 30 % deviendrait seule acheteuse des obligations souveraines émises par les pays nécessiteux. L’euro imploserait alors de lui-même.

3-  Les durées d’emprunt dépassent deux générations (on lève de la dette à 50 ans, 75 ans, 100 ans). Or les démocraties ne sont pas éternelles et jamais une génération n’a accepté de payer les dettes de la génération précédente. Toutes les réparations de guerre trop importantes ont débouché sur une nouvelle guerre. Les successions ne s’acceptent que sous bénéfice d’inventaire et si le passif dépasse l’actif, les héritiers déclinent.

4-  Enfin, on n’a jamais vu dans l’histoire de l’humanité un système monétaire crédit-dette sans limitation de la dette. Dès Sumer et l’empire babylonien, les Anciens avaient compris qu’un défaut de limite à l’endettement entraînait de graves crises sociales, des émeutes et des renversements de régimes.

Le FMI s’inquiète pour la dette de la France

Le mardi 19 janvier, le jour où la France plaçait de la dette à 50 ans, l’agence Reuters relayait cette dépêche :

PARIS (Reuters) – « La France doit travailler dès maintenant à un plan qui lui permettra d’assainir ses finances publiques dès que l’économie aura surmonté la crise due au coronavirus, a déclaré mardi le Fonds monétaire international (FMI). […] La dette en France est élevée et nous pensons que le moment est venu d’élaborer et d’approuver un plan d’assainissement budgétaire crédible à moyen terme », a déclaré le chef de la mission du FMI en France, Jeffrey Franks, lors d’une conférence téléphonique.

Le « nous » de la dépêche est inquiétant, comme si le FMI était déjà partie prenante dans l’élaboration du plan. Le FMI aurait-il l’ambition d’apprendre à nos politiciens de compter avant de dépenser plutôt que de dépenser sans compter ?

Toujours selon Reuters, Bruno Le Maire a indiqué lorgner du côté des retraites « au nom de l’assainissement des comptes publics et de la justice sociale ». Mais rien du côté des dépenses publiques !

Les mythes ont toujours succombé aux faits

Nous vivons en France bercé par des mythes et des croyances absurdes, notamment en ce qui concerne le pouvoir de l’État qui serait stratège, visionnaire, protecteur. Des gens incapables de gérer des masques, du gel, des lits d’hôpitaux et des vaccins seraient capables de soigner gratuitement, de gérer le climat, d’éradiquer la pauvreté et bien d’autres miracles encore.

En réalité, l’État prend et donne. Il donne toujours moins que ce qu’il prend puisqu’il faut qu’il se serve au passage pour payer la bureaucratie. L’État ne doit donc prendre qu’à bon escient, parcimonieusement et ne donner que ce qui est utile et profite à tout le monde et non pas à tel ou tel groupe d’intérêt.

La dette publique est seulement un moyen de maintenir le mythe de l’État protecteur et nourricier. Mais lorsque la facture sera présentée, il faudra se rendre à l’évidence : nous aurons été rackettés. Nous aurons payé pour des protections illusoires. Depuis bien longtemps L’État ne nous protège plus et il nous conduit à la ruine.

 

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  • Article très intéressant et très bonne pédagogie, merci.

  • Top article.

    Quelques évidences encore:

    Une dette que l’on ne rembourse pas est un impôt, punto basta!

    La fabrication monétaire est un impôt perçu sur l’ensemble des détenteurs d’actifs.

    Le financement des états par la banque centrale est un impôt déguisé.

    Aucune des opérations ci-dessus ne respecte le droit constitutionnel européen (traité de Maastricht et sq, ainsi que celui des états -aucun impôt ne peut être établi, sauf par une Loi)

    Bref, tous ce système est hors la Loi, mais ses partisants vous verbalisent si vous êtes dehors après six heures….

  • Des pans entiers de l’économie sont à l’arrêt ou à l’agonie,le reste sous perfusion,à part quelques petits malins qui paraît-il ont eu des PGE pour le placer comme une célèbre marque auto au losange…
    Mais la préoccupation qui pointe ce sont les vacances de février,avec les vacanciers qui se demandent où partir et les loueurs qui se plaignent de ne pas trouver preneur comme cette niçoise qui pleure à la télé alors qu’on nous dit que l’épidémie flambe à Nice et que l’on voit son maire brailler partout à ce sujet!
    Ce pays est foutu.

  • Article très intéressant, qui a le mérite de nous rappeler quelques règles économiques fondamentales.
    Il faut être en effet bien naïf pour croire en l’argent gratuit.
    C’est pourtant l’élément de langage officiel, je vous cite la réponse de mon député LREM à qui j’avais adressé un courrier lui faisant part de mon inquiétude:
    « Pour la première fois, l’Union européenne est engagée dans cet effort aux côtés des états membres. Le reste est financé par la dette publique nationale rendue possible par les taux négatifs auxquels notre Etat emprunte »
    Voilà comment un pouvoir, réputé libéral, gère un grand pays.
    Que ne dirait-on si Marine Le Pen était au pouvoir et conduisait la même politique ?
    Bruno Le Maire aurait du démissionner depuis longtemps.
    Un tel acte eût été la marque d’un grand homme, ce qu’il n’est peut-être pas.
    Je voudrais aussi souligner l’immense responsabilité des élus LR qui, sauf quelques rares exceptions, sont étrangement silencieux autant sur la gabegie financière que sur le recul historique de notre démocratie.
    A un époque où toutes les occasions sont bonnes pour commémorer « les heures les plus sombres de notre histoire » ils devraient se souvenir que leurs prédécesseurs avaient voté les pleins pouvoirs à Pétain.
    Il est fort possible que l’Histoire les juge sévèrement eux aussi…

    • Le véritable responsable de la crise actuelle et de la crise économique à venir, c’est la politique Étatique – de gauche comme de droite – qui a conduit la France à la désindustrialisation à marche forcée et à l’immigration incontrôlée.
      Les français sont responsables de leurs choix politiques sans même s’en rendre compte et, vous verrez, il y a fort à parier que rien ne sera remis en cause jusqu’en 2027!…

    • « un pouvoir, réputé libéral » ?????????? Elle est bien bonne celle-là!!!!!

  • la dette ou la faillite à venir c’estpossible , reste que le pompon c’est que les gens se plaignent d’un niveau de vie trop bas..
    beaucoup de gens ne se rendent pas compte qu’ ils gagnent « trop »..
    sont « trop bien soignés » etc …dans le système existant par rapport à ce qu’ils payent

    • De Grace n’en jetez plus!…
      Les gens ne gagnent pas trop et ne sont pas trop bien soignés….
      Dans la réalité c’est tout le contraire!…

      • non , il faut faire un choix, ou tu te rends compte que le système est merdique tu le changes tu es mieux soigné au même prix, ou tu acceptes le système et tu payes le prix…

        le socialiste veut le système mais refuse de le payer.

        il est trop bien soigné.

        • Mais, pour payer le prix il faut en avoir les moyens.
          En France, les moyens sont largement ponctionnés par le système Étatique et sont ainsi utilisés à des fins improductives…

  • Deux remarques:
    1. les trois grands principes sont tirés de Bastiat, encore et toujours lui.
    2. sur les 7 milliards d’OAT empruntés à 0,5% à 50 ans, il y a eu 75 milliards d’argent étranger offerts. Quel problème de dette diront les nuls en économie (99% des français, merci l’EdNat)? Aucun, sauf qu’il suffit d’un retournement pour que mettant en vente 7 milliards d ‘OAT, il ne se trouve que 2 milliards, toujours d’argent étranger -puisqu’il ‘y a pas de fonds de pension en France- proposés. Et là, c’est la situation de la Grèce de 2012 avec le bémol qu’avec la taille du PIB français, c’est l’euro qui saute. Et une chute du PIB de 30% avec le retour au franc. Nous sommes en train de voir ce que signifie une baisse de 10% du PIB. Imaginez trois fois plus: la misère pour des millions et la pauvreté pour la majorité du reste.

  • je pense qu’à ce point, il est illusoire de croire que les dettes seront remboursées. Si tous les pays font défaut en même tps, il n’y aura aucun effet si ce n’est la spoliation totale des épargnants.

    • oui sans doute , spoliation des épargnants et plus grave chute de la confiance, chute de l’economie, car le prêt est un mécanisme utile..

      croyez vous que ceux qui participent à une chaine de ponzi ou à une bulle ignore comment ça se termine?

      tant que ça dure..

    •  » il n’y aura aucun effet si ce n’est la spoliation totale des épargnants. »
      Attention, quand on parle de monnaie fiat monopolistique, tout le monde est « épargnant » quan d tout le monde traite en euro.

      Un défaut sur une dette c’est une non destruction de l’argent créé; Normalement on détruit l’argent créé lors du prêt lorsque celui ci est remboursé et on ne conserve que les intérêts. Si vous ne remboursez pas, vous ne détruisez pas la monnaie et vous retrouvez avec une inflation stratosphérique.

      Même si vous ne thésaurisez pas, votre salaire est libellé en euro. Et même s’il est indexé sur l’inflation, celle ci est calculée par ceux qui veulent vous arnaquer…

      Tout le monde paiera. Certes les épargnant plus que les autres, mais à la fin seuls les premiers receveurs de dette auront gagné et les 99% autres seront les cocus.

      • en temps normal je serais d’accord avec vous mais si tous les pays font défaut en même temps, tout se dévalue en même temps et au final il n’y a pas d’inflation. On le voit bien actuellement avec les banques centrales qui impriment comme des folles depuis plus de 10 ans sans effet sur l’inflation.

        La conséquence sera que plus personne ne prêtera aux états et donc il faudra que ces derniers passent des budgets équilibrés rapidement

        • Tous les pays…en Europe et aux USA. L’Asie semble avoir pris 1 autre voie. Déjà le Japon a sa dette détenue à 90% par les résidents, et sa balance des paiements est excédentaire. Sans compter qu’ils déposent annuellement un grand nombre de brevets.
          Les autres pays d’Asie n’ont à priori pas choisi de « monnétariser  » leur gestion du COVID. Les taux Chinois sont largement supérieurs à 0 et je n’ai pas entendu dire que la Corée du Sud, Taïwan ou Singapour aient émis des milliards de billets de banque .
          Alors oui, toutes les monnaies occidentales, tant qu’elles se comparent entre elles et agissent de concert ne risquent pas grand chose. En revanche, en les comparant aux monnaies asiatiques, ça risque de devenir 1 autre histoire, d’autant plus que tous ces pays ont signé un accord commercial en fin d’année dernière.
          Que va-t-il nous rester ? Peut être une fusion des monnaies entre les USA et l’Europe (80% dollar, 20% Euro par exemple, car faut pas rêver, les USA vont vouloir garder la main) et peut-être aussi une supra-monnaie asiatique.
          Les autres pays n’auraient plus beaucoup d’alternatives. Conserver leur monnaie et ils risquent de souffrir, ou se rapprocher (fusionner ?) aves l’un des 2 blocs.
          A la manoeuvre, on retrouvera le FMI et les banques centrales. Les Etats n’auront leur mot à dire que pour acquiescer. Quant au banques commerciales, ma foi, elles seront là pour expédier les affaires courantes.
          Je vous invite à visionner la déclaration de la directrice du FMI, au sujet de l’avenir des paiements dans un monde numérique. Bonjour les banques centrales, bye bye les banques « classiques ».
          https://www.imf.org/en/News/Articles/2020/12/11/sp121120-four-cornerstones-of-payments-in-the-digital-age

          • la Chine a constamment dévalué sa monnaie. Le Japon est un des pays avec la plus forte dette. Les autres pays sont trop petits pour compter

  • Qu’on ne s’inquiete pas , tout est prevu, l’effondrement economique du a la dette servira
    pour mettre en place la grande reinitialisation.

  • il faut virer définitivement ce clown politique qui ne sait que changer de costume et qui ne nous fait pas rire

  • juste ajouter que tous ceux qui ont une assurance vie en euros ont de la dette française : donc si elle n’est pas remboursée, ils ne reverront pas leur épargne…
    C’est ballot !

  • Il est tout de même malheureux de constater que seule une mission du FMI appelée au chevet de la France permettra de redresser nos finances publiques. Le plus tôt sera le mieux.

  • Tout le monde peut constater que tout ce qui est public ne fait strictement aucun effort aucune remise en cause, aucune baisse de salaire et de prime…. Le secteur public tellement obèse est loin d’être essentiel ni indispensable, Si certaines activités économiques privées sont jugées non indispensables ou non essentielles et qu’on les fait mourir en toute bonne conscience , alors il faut s’occuper sérieusement de la sphère publique, dont l’absentéisme, et les salaires parfois scandaleux (préfet en disponibilité ne foutant rien, et j’en passe énormément… ) pour ne pas offrir grand chose. Idem pour la sphère politique à tous les niveaux… Devant le champ de ruine qu’est devenue la France, qui sera l’homme d’ Etat capable d’imposer une baisse de 30% au moins des salaires et retraites publiques sauf pour les policiers de terrain, les militaires hommes de troupe sous officiers et officiers et les vrais soignants, aide soignant brancardiers infirmière et médecins, pas tous les petits chefaillons et petits managers de tous poils qui pullulent dans ces gabegies. Qu’on ne me sorte pas la rengaine éculée du « ne pas monter les français les uns contre les autres » que l’on nous sort systématiquement dès que ceux qui profitent scandaleusement du système sentent menacés dans leurs planques … Les enseignants aussi, les transports publics doivent aussi et, en priorité, prendre leur part d’efforts ce que ces activités ont toujours refusé avec succès grâce à leur pouvoir de nuisance élevé…. Il faudra bien, réquisitionner et ou mettre des militaires à leur place s’ils continuent comme avant. Quant à la justice qui n’en n’est pas une et qui suit les biais de la pensée unique, il faudrait revoir sérieusement le poids, le pouvoir la nomination et le temps d’exercice des juges.

    • Pour les juges, il suffirait de publier les statistiques de leurs jugements et de rendre leur nomination par élection. Cela changerait la donne. Les progressistes judiciaires seraient vite confrontés aux conséquences de leur idéologie.
      Enfin, donner la possibilité aux victimes de poursuivre les juges qui ont libéré un récidiviste permettrait également des les responsabiliser vis-à-vis de la population qu’ils sont censés protéger

      • cyde
        Effectivement, dans le contexte actuel, les juges et les jugettes sont parties intégrantes d’une corporation de magistrats chapeautés par le Conseil Supérieur de la Magistrature.
        Donc, sous prétexte d’indépendance de la « justice », on se trouvez en présence d’un aréopage de loustics inamovibles et irresponsables qui se gaussent de rendre « la justice ».
        Pour donner un coup de pieds dans cette fourmillière de la magistrature française, il faudrait pouvoir mettre en cause la responsabilité personnelle des magistrats quant aux décisions de « justice » qu’ils rendent et qui sont souvent des sources iniquités et de préjudices.
        Un moyen pour cela :
        Obtenir une modification législative qui aurait pour effet:
        1. De supprimer le Conseil Supérieur de la Magistrature,
        2. De rendre les magistrats personnellement responsables de leurs errements professionnels,
        3. De conférer le pouvoir disciplinaire, actuellement confié au Conseil Supérieur de la Magistrature, à la Haute Cour de Justice de la République composée de membres élus désignés par l’Assemblée Nationale et par le Sénat.

  • Réduire le train de vie de l’Etat avant les élections, mais vous n’y pensez pas.

    En revanche, pour promette du pognon de autres et autres revenus universels, ça se bat au portillon.

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