Pandémie : quelles leçons retenir de la première vague ?

Sans jamais donner l’impression de pouvoir redresser la barre pour imprimer sa marque sur les courbes du Covid, ce gouvernement a surtout semblé très à l’aise dans une surinflation normative.

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Pandémie : quelles leçons retenir de la première vague ?

Publié le 27 novembre 2020
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Par Paul Zeppenfeld.

À l’aune de la pandémie du Covid-19 et passé l’effet de surprise, on a pu constater le niveau d’impréparation à la gestion de crise de nos élites et nous avons assisté désarmés à ce que l’on peut sans exagération qualifier de naufrage d’une bureaucratie prise en défaut sur tous les aspects de la crise, à chaque fois que l’urgence sanitaire imposait une prise de décision rapide, simple, claire et sereine.

L’échec patent de la stratégie initiale

Face à une crise d’une ampleur sans précédent qui exigeait une analyse et des réponses adaptées à la protection des plus fragiles, nous avons subi de plein fouet les conséquences de l’impéritie de technocrates dignes des meilleurs scénaristes de dystopies : l’interdiction du port du masque et sa réquisition entraînant une pénurie, l’échec de la mise en place des tests de dépistage à grande échelle et de l’isolement des malades, le refus de fermer les frontières arguant que le virus n’avait pas de passeport ou à défaut d’exercer un strict contrôle à l’entrée sur le territoire, la non sollicitation des laboratoires vétérinaires départementaux pour pratiquer les tests et du secteur médical privé pour suppléer à la surcharge de l’hôpital public, la mise à l’écart des médecins libéraux dont le devoir de soigner et la liberté de prescription furent sérieusement entravés…

À la tête de l’Absurdistan, on n’a pas hésité à produire des normes et règlements infantilisants, dont le caractère général et inadapté n’avait d’égal que l’attestation de sortie obligatoire. Ces mesures attentatoires aux libertés publiques ont culminé avec la décision de confinement généralisé, résultat de l’incohérence et de l’échec de la stratégie initiale.

Un coût économique et social élevé

« Quoi qu’il en coûte, la priorité de la nation est notre santé », indiqua le président de la République début mars. De cette affirmation on ne retiendra que la première proposition, car pour la seconde les faits ont montré qu’il s’agissait d’un vœu pieux.

Les créateurs de richesse que sont les entreprises, les actifs du secteur productif et les indépendants, inépuisables vaches à lait d’un État obèse, auront assumé le coût immédiat de la gestion sanitaire (licenciements, cessations d’activités, précarisation…) avec ses répercussions sociales et psychologiques.

Le coût futur de la pandémie sera quant à lui agrégé à l’endettement abyssal de la France, qui est approuvé par l’ensemble du spectre politique, au détriment des générations futures.

L’abandon de l’objectif d’augmentation des capacités de réanimation

Six mois plus tard, on croyait naïvement que les principales leçons du printemps avaient été retenues.

En effet le feuilleton de la gestion du masque avait trouvé son épilogue avec la fin de l’interdiction de l’approvisionnement des grandes surfaces et des pharmacies par leurs centrales d’achats.

Les capacités en lits de réanimation, autre pierre d’achoppement, semblaient elles aussi avoir trouvé leur résolution dans une déclaration du ministre de la Santé fin mars, affirmant qu’elles seraient portées à 14 000 au lieu des 5000 du départ. Et les autorités nous ont assuré tout l’été que l’hôpital public serait prêt en cas de deuxième vague.

Mais le 22 octobre finalement, alors que les contaminations et l’afflux de patients vers les hôpitaux étaient en hausse, le même ministre nous fit savoir avec aplomb que les lits de réanimation seraient portés à 7700 de façon temporaire « grâce à un effort de réorganisation important ».

Les déclarations estivales étaient donc insincères, le gouvernement n’avait nullement l’intention d’augmenter les capacités de réanimation de façon structurelle, sur le long terme. À cette nouvelle polémique le gouvernement répliqua que ce serait une fuite en avant de se reposer sur les seules ressources hospitalières pour affronter l’épidémie, ressentie comme une incitation au relâchement des mesures barrières. Une explication peu convaincante.

L’hypothèse de solliciter les cliniques privées pour prendre le relais des établissements de santé publique fut maintes fois évoquée. Mais il faut le reconnaître, sur ce point le gouvernement ne s’est jamais dédit et son immobilisme n’a pas été démenti depuis le début de la crise sanitaire.

Certes, ces établissements privés ne disposent pas toujours des infrastructures pour une prise en charge de malades en situation de détresse respiratoire, mais rien n’interdisait de leur confier un certain nombre d’interventions chirurgicales que l’assistance publique a dû reporter.

Des tests de dépistage en rafale, mais pas de stratégie d’isolement

À propos des tests de dépistage on a aussi pu croire à un succès de la politique sanitaire depuis l’été.

Les Français se sont pris d’un réel engouement pour les tests PCR et n’ont pas hésité à patienter debout plusieurs heures pour subir un prélèvement nasopharyngé dont ils ne recevraient le résultat qu’entre 2 et 8 jours plus tard !

Pour mesurer la présence du virus, on utilise des cycles d’amplification (Ct) qui permettent de déclarer que l’échantillon est positif au Sars-CoV-2. Plus le nombre de cycles est élevé (plus de 40 en France), plus facilement le virus sera détectable malgré une charge virale et une contagiosité nulles. À l’inverse, un petit nombre de cycles suffira à détecter un virus très actif sur un sujet potentiellement contagieux et symptomatique.

Utiliser le seuil maximum prévu par le thermocycleur pour annoncer chaque soir un nombre de positifs quotidiens culminant à 50 000 relève d’une politique de gribouille.

Le gouvernement a-t-il usé d’une mise en scène consistant à déclarer positive toute personne ayant eu un lointain contact avec le virus pour instaurer un climat anxiogène et éviter le relâchement de la population ? Cette politique de testing à une cadence folle a été un échec révélateur de l’absence de stratégie sanitaire globale.

Les autorités de santé avaient pourtant réussi à mettre en place un dépistage de masse, alors qu’au printemps elles n’avaient pu autoriser les tests PCR qu’au personnel soignant et aux malades sur ordonnance médicale.

Mais pour transformer ce dépistage en succès, il aurait fallu réduire le seuil au-delà duquel un cas est considéré comme positif afin d’exclure les faux positifs et ne garder que les personnes contagieuses, tout en réduisant le délai permettant de connaître son statut sérologique. Puis, immédiatement après le résultat du test : procéder à l’isolement ferme et rigoureux des malades jusqu’à élimination de la contagiosité, afin de casser les chaînes de contamination.

Le 19 novembre enfin, le ministre Véran nous indiquait que l’isolement obligatoire des malades faisait l’objet de discussions, d’un débat, tout en ajoutant pour sa défense, mais contre toute évidence, que les pays qui l’avaient mis en place étaient aussi été touchés par la deuxième vague épidémique.

Une administration de la santé aux principes intangibles

Par bonheur, les techniques et les protocoles de soins des malades du Covid ont été grandement améliorés depuis l’épidémie de mars-avril.

Les antibiotiques de la famille des macrolides et les anticoagulants se sont imposés à l’hôpital, comme l’oxygénation, qui a partiellement remplacé l’intubation, réduisant les durées de soins intensifs.

Mais la guerre picrocholine a perduré entre les médecins pour lesquels le soin est une vocation, et les hiérarques de la bureaucratie médicale pour lesquels ni l’urgence sanitaire ni la valeur de la vie humaine ne suffisent à alléger les procédures de validation d’un médicament.

Dans ce rapport de force inchangé, ce sont les médecins de cour qui ont gardé la confiance du ministre malgré la recrudescence de l’épidémie et les perspectives de saturation des services de soins.

Ce sont ces mêmes médecins abonnés aux plateaux TV, parfois chefs de service à l’APHP et lobbyistes de l’industrie pharmaceutique, qui ont dicté au gouvernement une politique de santé si éloignée du serment médical.

Une propagande tous azimuts aura été déployée pour doucher les espoirs suscités par une molécule tombée dans le domaine public et au coût dérisoire : de son classement en substance vénéneuse à l’exigence d’essais cliniques (pourtant incompatibles avec l’urgence sanitaire), alors que de simples études observationnelles avaient donné satisfaction auprès de ceux qui voulaient bien les prendre au sérieux ; de méta-analyses partisanes et truquées aux essais cliniques où le célèbre antipaludéen fut administré à des patients dans une phase trop avancée de la maladie, jusqu’à l’arrêt brutal d’une étude semblant démontrer un début d’efficacité…

Le tout accompagné de campagnes de calomnie et d’intimidation des promoteurs du traitement, qualifiant le principal d’entre eux alternativement de gourou, de druide ou de charlatan, quand ce n’est pas de « personnage de l’alt-right française, complotiste et semi-délirante » (Brice Couturier, France Culture) et ses soutiens de membres d’une secte.

Il n’y a pas eu de débat entre scientifiques, mais un vain combat d’ego fratricide portant sur la méthode et d’autant plus inquiétant que les décideurs politiques avaient tranché depuis le début, avec un classement en substance vénéneuse. S’ensuivirent les décisions d’un ministre de la Santé s’arc-boutant sans le moindre recul sur toute publication scientifique (invalidée une semaine plus tard) ou avis de l’OMS pour renforcer les restrictions à la prescription par des médecins.

Un pré-confinement raté : le couvre-feu

Même cause, mêmes effets, c’est sans surprise que l’échec du testing allait déboucher sur un nouveau confinement, précédé cette fois-ci d’une étape intermédiaire : le couvre-feu. Appliqué aux métropoles dans lesquelles le R0 était le plus élevé, cette mesure a pu sembler adaptée à la circulation géographique du virus.

Mais elle prenait comme postulat que les contaminations se faisaient principalement en soirée ou la nuit, par le biais de jeunes en extérieur ou dans les cafés-restaurants, faisant fi de tous les autres lieux à forte densité de population, tels que les établissements scolaires, les lieux de travail, les cantines, les transports en commun…

Fin de la boucle : un confinement jacobin et indifférencié

Le premier confinement avait été considéré comme un succès par les dirigeants français et leur presse affidée, ainsi que le déconfinement sous la houlette de l’homme qui allait devenir Premier ministre… pour finalement se retrouver monsieur Reconfinement quatre mois plus tard.

Une rapide étude comparative des pratiques de contrôle des mouvements de population et des restrictions des libertés dans les pays ayant traversé la crise au printemps sans dégâts aurait permis de constater qu’aucun d’eux n’avait pratiqué un confinement généralisé et indifférencié.

Les bons élèves en matière de Covid n’ont à aucun moment usé d’une réglementation tatillonne et rigide, infantilisante et déresponsabilisante. L’attestation de déplacement est toujours obligatoire en novembre, avec les mêmes contraintes horaires et d’autorisation de sortie pour tous, habitants de la Creuse comme de Paris, adolescent en pleine force de l’âge et senior avec des comorbidités avérées.

Il est vrai que ces mesures d’application générale ne sont pas pour déplaire aux Français, dont le penchant pathologique pour l’égalitarisme leur permet d’accepter la privation la plus inepte à condition que leur voisin de palier n’y échappe pas non plus.

Cette fois-ci le gouvernement a néanmoins assoupli le confinement, notamment dans l’enseignement secondaire et dans les EHPAD, qui tolèrent l’accueil des familles. Les activités de BTP et les services publics restent aussi ouverts, comme les marchés alimentaires, les parcs et jardins.

Les commerces qualifiés de « non-essentiels » n’ont pas eu cette chance, alors qu’ils envisageaient la mise en place de mesures de distanciation au moins aussi efficaces que les grandes surfaces alimentaires et spécialisées.

Exaspérés par cette injustice de traitement, les petits commerçants ont alors obtenu que seuls les rayons proposant des produits de première nécessité puissent demeurer ouverts dans les grandes surfaces. N’ayant obtenu la réouverture de leur propre boutique, ils ont exigé l’interdiction de la vente des produits non-essentiels par les grandes surfaces.

« Les Français veulent l’égalité, et quand ils ne la trouvent pas dans la liberté, ils la souhaitent dans l’esclavage », disait très justement Alexis de Tocqueville. Une obstination égalitariste confinant au ridicule a conduit le gouvernement à interdire l’achat de livres alors que les magazines restaient disponibles sur le rayon d’en face, à fermer les rayons de jouets des supermarchés à l’approche des fêtes de Noël alors que la vente de sapins fut autorisée par un décret signé par quatre ministres, quand la vente des décorations et boules de Noël demeurait impossible…

Cette crise sanitaire a permis de dévoiler au grand jour les défaillances structurelles d’une bureaucratie jamais en capacité de changer de braquet ni même d’orientation quand elle fait fausse route. Aussi omniprésents qu’impuissants, ses responsables ont pris chaque semaine des mesures aussi générales qu’impossibles à faire appliquer, générant la confusion, suscitant incompréhensions et injustices, restreignant les libertés et paralysant la responsabilité.

Sans jamais donner l’impression de pouvoir redresser la barre pour imprimer sa marque sur les courbes du Covid, ce gouvernement a surtout semblé très à l’aise dans une surinflation normative.

Pris d’affolement devant l’accroissement des courbes d’hospitalisation en dépit d’un interventionnisme sans limite ni contre-pouvoirs, il ne lui restait plus qu’à accuser les Français d’irresponsabilité et de négligence.

Et à afficher encore et toujours le même déni de réalité : « Durant ces 9 mois, nous avons su rendre notre État plus efficace pour faire face à l’urgence » (E. Macron, 24 novembre 2020).

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  • Excellent réquisitoire contre cette catastrophe historique qui aura marqué l’année 2020.
    La question qui se pose, devant cette accumulation invraisemblable d’erreurs, de mensonges et d’aberrations : l’incompétence suffit-elle à justifier tout ça? En particulier, l’interdiction des traitements en phase précoce, au prix de fraudes majeures, la conviction établie d’emblée et jamais remise en cause que « seul le vaccin nous sortira de là » pose vraiment problème: « on » avait visiblement des idées précises dès le début sur ce que devait être cette épidémie – en clair: l’occasion du siècle pour l’industrie pharmaceutique.
    Rajoutons la campagne délirante de tests « open bar », l’entretien délibéré d’un climat de terreur, le passage en accéléré de lois liberticides qui vont bien au-delà de la gestion d’un problème sanitaire…
    Il y a là plus que de la nullité : il y a la volonté d’imposer des changements structurels sous couvert de crise sanitaire.

    • ah..la competence..

      je pose l’inconpetence sanitaire d’un gouvernement élu comme une évidence…
      la question est inverse, je ne sais pas dire ce qu’aurait été un succès!!!! idée qui passe par le concept d’une évaluation objective sanitairo economique…

      tout idéologue essaie d’imposer des changement structurels : collectivistes et écologiste!!! sous couvert de problèmes parfois imaginaires..
      et les politiciens mentent…ce n’ets en général pas considéré comme criminel..
      précisément où est le crime??

      A mon opinion , si on admet que ça doit être « géré », et géré par des gens « compétents », la conclusion s’impose : ce ne sont pas des gens élus qui devront gérer le machin… sauf à imaginer qu’il existera un système qui va porter des gens competent aux postes de gestions..

      et que signifie compètence…compétence en quoi??? puisque vous sembler admettre l’idée de restrictions de libertés « le passage en accéléré de lois liberticides qui vont bien au-delà de la gestion d’un problème sanitaire… » la compétence est alors celle des spécialiste en restriction des libertés??

    • L’unanimisme mondial plaide en faveur de votre théorie Laurent.

  • ici ‘auteur se place dans la perspective « dune crise a l’ampleur sans précédent »..

    et il ajoute..qui exigeait une analyse et des réponses adaptées à la protection des plus fragiles…

    bon, on peut se demander ce qui n’exige pas de réponse adaptée voire d’analyse ( ben oui comment SAVOIR si on affaire à une crise sans précédent sans un minimum d’analyse)..

    Chacun habitué au commentaire , a donné son opinion.. je vais quant à moi essayer de défendre un peu l’Absurdistan….
    Quiconque tente RELLEMENT de freiner la dynamique d’une épidémie va tenter de réduire réellement les contacts sociaux, mais soyons logique, le simple fait de devoir le faire signifie que les gens en réalité ne sont pas du tout prêts à renoncer à LEURS propres contacts sociaux, même si ils peuvent afficher un large soutien à l’idée générale. Ceci est clairement illustré par le comportement des gens qui DECIDENT de mesures qui sont les premiers à les enfreindre.

    grosso modo, l’épidemie c’est les autres..que les autres se confinent..

    les mesures devront conc être IMPOSEES à la « masse » … donc la police devra se charger de son application…et comme elle ne peut pas surveiller tout le monde, la peur de l’amende sera chargée de son application!!!

    il faut donc la bonne vieille trouille du flic qui applique des règles nécessairement arbitraires donc souvent pratiquement idiotes et absurdes.. ( limitations de vitesses…)…

    l’absurdité a même une amplification…plus c’est absurde et arbitraire plus l’exigence d’égalité est forte… ( commerçants qui acceptent de payer des taxes débiles et qui exigent qu’amaeon soit taxé..AUSSI..quitte à créer une taxe ad hoc)…
    en clair si le parigot coincé dans son logement vous voit faire votre balade dans les bois…il va peter un cable…

    Bienvenue en Absurdistan s’explique assez bien par la dissonance qu’il existe chez les gens entre acceptation générale du confinement et acceptation de s’y conformer..

    c’est comme les limitations de vitesses, comme les taxes..les impots..

    c’est pour les autres..on a été dressés comme ça…

    On peut espérer qu’un jour un gouvernement ose faire le pari de rendre les gens responsables , j’en doute néanmoins car cela suppose que ce gouvernement explique que sur le sujet il n’est pas vraiment necessaire, idée qui mettrait en peril la bureaucratie ..On va dans le sens inverse… on aura une politique de la nutrition..on a une politique du tabac de l’alcool..

    • nous vivons en Absurdisan..

      les usa essayèrent un jour DEMOCRATIQUEMENT de prohiber la consommation d’alcool…

    • La difficulté d’un état/pouvoir centralisé et d’une administration bureaucratique c’est la tentation d’une gestion rationelle donc assez théorique des comportements humains. Cette rationalité impose d’aller se perdre dans les détails. Or comme on ne peut jamais tout prévoir, on obtient des contradictions avec ses effets contre productifs. Cette rationalité politico-administrative déconnectée prise à défaut, impose alors de nouvelles corrections qui ne font qu’aggraver la situation jusqu’à l’absurde parfois. Cependant on sait bien que la correction ne peut que rarement venir de l’intérieur. Malheureusement c’est là le défaut de la France presque rien d’extérieur ne l’oblige à se corriger.

      Soyons lucides, ce n’est pas pendant une crise qu’on obtient les changements idoines. C’est dans le moment de sortie de crise avant le retour à la normale que nous aurons la meilleure fenêtre pour espérer des évolutions positives. Il ne faudra surtout pas attendre la prochaine élection présidentielle.

      • surtout on ne résout pas les problèmes avec ceux qui les ont créés et comme ils ont bien tout verrouillé pour ne surtout pas céder leurs places…

    • Cette épidémie est à la 8e ou 9e place en termes de gravité depuis 1945.
      Pourquoi les Etats se mêlent-il de contacts sociaux cette fois-ci?

  • et ça continu dans l’abhération ; ouverture des stations de ski mais interdiction de faire du ski ; à quand l’ouverture des piscines couvertes avec interdiction de nager ?

    • ça s’appelle ménager la chèvre et le choux…interdire l’ouverture des stations de ski c’est risquer la révolte ..

      interdire le ski va dissuader pensent ils un certain nombre de gens d’y aller…

      • Ca s’appelle ménager la Constitution et le Président, pour utiliser des vocables plus respectueux. L’Etat ne peut pas encore fermer une station et en emprisonner les habitants permanents et saisonniers. Mais Macron ayant dit qu’on ne pourrait pas les ouvrir, il faut bien y fermer ce qu’on peut ou alors contredire le président. Interdire d’aller skier, dans tout pays normalement constitué, aurait sur le président (et son premier ministre) l’effet que le dénigrement des masques a eu sur la Sibeth.

      • Ce n’est pas le ski qui est interdit, ce sont les remontes pentes. Il n’est pas interdit de monter à pied, les skis sur le dos, ou de faire du ski de randonnée (avec « peaux de phoques » ou les semelles qui en tiennent lieu). C’est plus sportif, et moins couteux.

        • De toute façon interdiction ministérielle ou pas il n’y a pas un pet de neige,même Val d’Isère a du transférer ses competitions internationales en Italie…

          • Cette année dans les Alpes du Sud, il y a eu de la neige jusqu’en juin. Mais, alors que la neige était particulièrement abondante, les stations ont été fermées d’un coup à la mi-mars, les privant de plusieurs mois d’activité.

            Les frontaliers pourront toujours se rendre en Espagne, en Italie, en Suisse ou en Autriche puisque les stations y seront ouvertes..!

      • Ils iront à l’étranger..

      • On finira chèvre-chou … 😉

    • une question êtes vous vous pour ou contre les mesures de confinement contraint de la population?
      si oui..vous aurez nécessairement d’Absurdistan.. sinon ce n’est pas un sujet..

      • Je vais encore me faire moinsoyer, mais je rappelle qu’il y a aussi la possibilité de contraindre par la pression sociale, seulement dans les cas où c’est nécessaire, et que c’est faute de cela que l’Etat se retrouve avec un boulevard pour contraindre par le Cerfa et l’amende et surtout dans les cas où c’est superflu (« super-flu », quel beau mot pour le covid !).

        • On va pas vous mettre un -1, mais c’est vraiment incompréhensible.
          En gros vous dites; c’est la faute aux français (alors que la plupart sont raisonnables) si l’état confine. Quelque part vous soutenez la décision étatique, alors que je considère, en tant que libéral, que c’est inadmissible.
          Et ne me parlez pas de responsabilité.

          • Alors je vais encore une fois essayer d’expliquer que je ne soutiens pas la décision de l’état, mais pas du tout. Mais oui, les Français, tout raisonnables qu’ils soient à 98%, sont coupables de ne pas ostraciser les 2% restants. Qui ne dit mot consent. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.
            Oui, c’est aussi la faute aux Français, une faute parfaitement involontaire et inconsciente, mais une faute dont ils pourraient se corriger sans renier leurs actions raisonnables. C’est leur absence de réaction envers les 2% qui laisse le champ libre à l’Etat. Qu’ils réagissent envers ces 2%, et si l’Etat continue alors à ramener ses mesures, là on pourra lutter contre les décisions étatiques.

            • On croit rêver ! Vous encouragez la délation comme le plus minable des collaborateurs (en d’autres temps).
              Accuser les Français est une manipulation politique bien connue et maintes fois servie. Elle permet de détourner l’attention et de dédouaner les décideurs politiques de leurs responsabilités.
              Vous sous-entendez par ailleurs l’efficacité de leurs actions pour contrôler une épidémie alors qu’aucune réalité scientifique ne peut le prouver.
              La seule réalité qui compte, le nombre de morts, décrit une évolution banale d’une banale infection respiratoire. Certes, elle était inconnue mais 4 types de covid circulent actuellement en France sans provoquer un tel enfermement.

              • Où ai-je parlé de délation ? L’idée ne m’en était même pas venue avant que vous n’en parliez ! Je parle d’ostracisation ou des autres affichages sociaux de la désapprobation qu’on peut avoir envers certains comportements irresponsables.
                Alors bien sûr, on ne peut pas le prouver, mais les pays où la condamnation sociale des irresponsables est culturelle et traditionnelle font infiniment mieux que la France dans les classements. Ca mérite peut-être un minimum de considération ?
                Quant à innocenter les Français, c’est bien démago et bien peu constructif. Et le contraire d’innocenter n’est pas accuser ou culpabiliser, c’est responsabiliser !
                Votre « banale infection » sature notre système de santé. Rien que cette saturation devrait être une motivation puissante pour agir, enfin, à le réformer, plutôt qu’à minimiser l’épidémie.

                • Cette « banale infection » sature notre système de santé (que le mode entier nous envie !) comme la grippe annuelle le fait chaque hiver avec les mêmes alertes et revendications de nos réanimateurs.
                  Donc, on demande maintenant aux Français de S’ADAPTER aux limites de notre système de santé (que le monde entier nous envie) et, donc, DE NE PAS TOMBER MALADES !
                  On comprend bien qu’il est difficile d’avoir EN PERMANENCE un système apte à prendre en compte des évènements qui n’arrivent que tous les 10 ans ou plus (quoique les Allemands aient quand même 25.000 lits de réa contre 5.000 chez nous), mais, au moins, on pourrait le rendre capable de prendre en compte des événements récurrents annuels comme LA GRIPPE, ce qui n’est pas le cas actuellement.
                  Et le Covid peut être considéré comme une GROSSE GRIPPE : comparez l’excès de mortalité de la grippe 2017 (21.200 décès) à l’excès de mortalité de mars-avril (25/26.000 décès) selon les chiffres INSEE.
                  En outre, on voit bien qu’on risque de retrouver ce virus (et donc le Covid) parmi les épidémies grippales récurrentes des hivers prochains…

                  • Le problème est ici bien compris : l’insuffisance du système de santé, débordé par 3000 patients placés en réanimation, et l’incapacité des pouvoirs publics à y remédier autrement que par un enfermement collectif. C’est absolument dramatique pour un pays qui se veut « la 5è puissance du monde ».

                    • J’aurais dit : « l’incapacité des pouvoirs publics à prétendre y y remédier autrement que par un enfermement collectif. »

                      En effet, rien ne dit que l’enfermement collectif ait été d’une quelconque efficacité pour limiter le nombre de personnes hospitalisées. Des pays voisins ont été sensiblement moins durs en matière de « confinement » et ont de bien meilleurs résultats ; notamment en mettant en application le principe « tester, isoler, soigner », principe dont on de demande encore si nos gouvernants en ont entendu parler.

                • Ostraciser heurte quand même un peu la sensibilité libérale…
                  On peut comprendre l’ostracisme si l’on est sûr de la compétence de nos semblables. Mais le plus souvent ceux sont les envieux ou autres aigris qui en sont le plus friands. Si 98 % des français sont respectueux des consignes tandis que 2 % ne le sont pas, qu’est-ce qui vous fait croire que les sermons seront bien adressé aux coupables ? Nous vivons déjà sous le diktat de l’apparence, l’ostracisme s’exercera sur ce qui s’affiche contraire au politiquement correct, pas forcément contre des gestes pouvant transmettre le virus. On n’a aucune certitude sur ce qu’est la vie d’autrui, les gens qu’il fréquente, l’attitude qu’il adopte vis-à-vis de ces autres, etc.
                  Un de mes proches vit dans une ex-barre HLM, à chaque confinement, un de ses voisins, insuffisant respiratoire revendiqué, arpente les parties communes pour haranguer tout mouvement de chacun de ses voisins. Celui qui continue d’exercer son travail de tueur dans un abattoir voisin devrait il se sentir coupable si son acariâtre vis-à-vis tombe malade ?
                  De plus, notre état utilise largement l’ostracisme, peut-on vraiment se satisfaire du résultat ? Vous êtes infréquentable si vous osez revendiquer votre libéralisme, votre « scepticisme climatique », et que sais-je encore…
                  Enfin on nous annonce un vaccin ; comment le planteur de betteraves pourrait-il exprimer son ostracisme anti-gouvernemental autrement qu’en refusant de se faire vacciner ? Le gouvernement à sacrifier sa récolte pour satisfaire une image d’Epinal, il devrait se montrer intelligent et ne pas lier les deux évènements ; il n’est pas en droit d’exiger une mention « Bio » sur le vaccin ? S’il ne saisit l’occasion de montrer sa désapprobation qui le fera ? Quel ostracisme ont enduré ceux qui ont saboté son travail ?
                  Non, l’ostracisme est supportable quand la société est profondément libérale, il ne l’est plus quand il devient l’outil de l’orgueil.

                  • Bonjour Yrokwa,
                    En effet, l’ostracisme a aussi ses dangers, en particulier s’il se fonde sur des procès d’intention comme dans le cas que vous décrivez. Néanmoins, entre l’innocence à la française, la prison à perpétuité pour avoir transmis le virus à une personne qui en est décédée que prévoit la loi, grecque je crois, et la conscience d’une image consensuellement dépréciée à vie pour le fautif, la dernière solution me paraît la moins mauvaise. Mais je vous remercie de vos arguments qui font avancer la réflexion.

            • J’encouragerai plutôt les 98 % à réagir contre l’État.

              • L’un n’empêche pas l’autre… La meilleure réaction « contre » n’explicite toutefois pas comment remplir le vide une fois l’État cantonné, et il est essentiel de se montrer aux uns aux autres que ce ne serait pas la loi des 2% : le plus fort et le plus cynique…

            •  » Mais oui, les Français … sont coupables de ne pas ostraciser les 2% restants. »
              Non non je ne suis coupable de rien, sauf dans votre système de pensée tordu.
              « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »
              Citation de Saint-Just, de triste mémoire.
              « c’est aussi la faute aux Français, »
              On en remet une couche.
              Je rappelle une évidence, on est responsable de ses actes, pas d’abstention d’actes. seul Pétain a fait par la Loi du 25 octobre 1941
              un délit la non assistance à personne en péril.

              Ps Je gagne un point Godwin 🙂

              • Bon, responsables mais pas coupables si vous préférez. Mais la distinction entre actes et abstentions d’actes est un peu spécieuse. Pour moi, la non-assistance à personne en danger est bien moralement condamnable, et l’ignorance n’est une excuse que si on ne l’a pas cultivée plus ou moins à dessein.
                Si vous me démontrez qu’en ostracisant les 2% restants, la situation ne s’améliorerait pas, là je veux bien retirer la responsabilité en question aux Français. Responsabilité qui à mon sens, et là je vous rejoins pleinement 🙂 , n’est pas du ressort de la loi (fut-elle du 25 octobre 1941) mais simplement de l’opinion qu’on a de soi-même et d’autrui.

                • Pour moi, la non-assistance à personne en danger est bien moralement condamnable
                  Se jeter dans de l’eau à 4C, pour sauver un fuyard en train de se noyer, n’est pas donné à tout le monde.
                  Vous ne voudriez quand même pas condamner une personne qui hésiterait, fut-elle un policier ❓

                  • C’est clair que si le danger encouru par le sauveteur n’est pas significativement moindre que celui auquel est exposé le sauvé, je ne condamne pas. Et comme ça n’est pas la loi, mais moi qui décide de ce qui est condamnable ou pas, il ne devrait pas y avoir de problème.

        • Pourriez-vous essayer de rendre vos commentaires plus compréhensibles, SVP ?

  • Cela ne sert à rien de tourner autour du pot, ils veulent nous rendre fou à lié et ça marche.
    Ils parlent d’interner les positifs de force… Tout le monde peut être positif avec de pseudo tests.
    L’opération gelead, trop fort, vendre pour 3 milliards à L’ue un poison avéré et même pas être inquiète par la justice dans aucun pays européen ni ailleurs.
    On a en face de nous des escrocs de haut vol et tous les états participent.

  • Un petit rappel à propos de l’administration à la française : au lieu de valider les masques proposés par l’OMS et quelques hôpitaux, l’Agence Française de Normalisation a, au bout d’un certain temps, réussi à réunir d’héroïques experts qui, au péril de leur vie et au terme de trois semaines de labeur acharné, ont réussi à pondre une norme d’une trentaine de pages définissant le seul et unique masque efficace et, surtout, autorisé.
    Norme que, je crois, personne n’a suivie.

  • Nous pourrons réecrire l’histoire et il faudra le faire…En n’oubliant pas l’indigence de la santé publique et de l’épidémiologie en France…Disciplines dévalorisées au possible…Le plan détaillé demandé au Pr Raoult en son temps et qui explicitait les démarches cohérentes face à une pandémie…L’incapacité de réunir le monde de la santé en général (animale comprise car eux connaissent les pandémies aviaires)…La délocalisation d’entreprises fortes utiles (réactifs , médicaments etc etc..)…Les promesses qui ne seront jamais tenues (le Ségur est une vaste blague qui se gère actuellement à coup de décrets passant inaperçus.. la galère de l’indemnisation du chomage technique pour les plus petits..) Bref tout ce qui est cohérent en Allemagne du coup …Désolant…

  • Après populiste,complotiste maintenant « alt-right » ,inventer des concepts pour masquer son inefficacité et corneriser ses contradicteurs est devenu la spécialité de nos gouvernants relayés par tout cet aéropage soviétique de stations de radios à vomir payées par nos impôts cela en devient presque jubilatoire.

  • Il va falloir éditer un nouveau petit livre jaune et noir « la gestion du COVID pour les nuls ».

  • c’est une bonne occasion de voir l’excès de pouvoir de l’Administration française et ses conséquences.

    quant à l’excellente expression « médecins de cour », le premier d’entre eux est ministre de la santé, le deuxième président du conseil scientifique, le troisième directeur de santé publique France… Bref, beaucoup de copains casés (sans doute incapables d’exercer la médecine ?).

  •  » ont dicté au gouvernement une politique de santé si éloignée du serment médical. »
    Encore une confirmation qu’en France, le respect des contrats, serments et parole donnée ne vaut rien, et ce depuis bien longtemps déjà! Alors pas de quoi s’étonner qu’il en ait été ainsi dans le domaine médical! Un engagement, une promesse n’engagent que ceux qui les croient. La gestion de cette crise a bien été politique plutôt que sanitaire, avec les résultats que l’on constate aujourd’hui tant sur le plan santé, qu’économique.

  • Toujours pas d’étude lancée afin de justifier de la fermeture de commerces,restaurants,salles de sport…et autres arrêts de l’économie.Après 8 mois d’épidémie,2,2 millions de cas positifs,plus de 50 000 morts en France ,toujours pas d’études pour repérer les lieux de contaminations si ce n’est une étude américaine de …février 2020.
    Il ne faudrait surtout pas que les résultats d’une telle étude vienne mettre à mal les choix délétères faits depuis le début .

  • … le gouvernement répliqua que ce serait une fuite en avant de se reposer sur les seules ressources hospitalières pour affronter l’épidémie, ressentie comme une incitation au relâchement des mesures barrières. Une explication peu convaincante.

    Et pour cause : les Français n’ont pas besoin, en période de grippe saisonnière – maladie du même ordre de grandeur de dangerosité que le Covid-19 – , qu’on leur rappelle que le pays ne dispose que de 5000 places de réanimation pour prendre leurs précautions, pour eux-mêmes et pour les autres (sauf certes quelques têtes brûlées, à traiter comme telles). En effet, ils savent que les premiers impactés en cas de comportement irresponsable, ce seront eux-mêmes, leurs proches, leurs collègues ; et non le système de soin, en particulier l’hôpital public, dont il faudrait quand même rappeler qu’il est là pour ça, payé – généreusement – avec nos impôts.

    Excellent récapitulatif de la situation en Absurdistan.

    • En d’autres temps, qui semblent si loin aujourd’hui, on disait « je ne m’approche pas de toi aujourd’hui, j’ai la « crève »…
      Maintenant, c’est l’Etat qui décrète si nous sommes malades ou pas.
      La sante est un domaine choix pour que l’Obèse s’immisce dans nos vies privées. Avec l’assentiment de beaucoup de Français biberonnés à l’Etat providence…

  • Il s’agit d’une guerre et, comme dans toute guerre, il s’agit d’asservir ou de détruire le pays visé.
    Tant qu’on croira que l’ennemi est le virus et donc, que le véritable ennemi n’aura pas été nommé, nous continuerons à sombrer.

  • Ce pays ne se contente pas d’être un Absurdistan. C’est aussi et surtout un Corrupistan.
    Corruption au plus haut niveau de tous les Diafoirus proches de Macron et Véran. Corruption aussi de nombre de petits Diafoirus de quartier. Rien n’explique mieux les décisions qui, au début, paraissaient simplement absurdes (Absurdistan) mais qui sont le résultat d’une corruption généralisée de ce gouvernement de criminels (cf. Décret Ritrovil pour faire mourir les vieux en Ehpad).

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