Covid-19 : il faut redonner l’espoir aux Français

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Dépister convenablement, soigner précocément : voilà comment sortir de cette crise sanitaire.

Par Patrick de Casanove.

Vous trouverez ici la première et la deuxième partie de cet article.

L’alternative est une bonne prise en charge et un retour aux fondamentaux. La règle de l’art en matière d’épidémie est connue :

« La lutte moderne contre les épidémies repose sur quelques principes simples :  protéger les plus faibles – dépister les malades – les mettre à l’écart et les soigner. Depuis deux siècles le confinement général des populations a été abandonné, sauf lorsque la présence de l’agent infectieux est encore circonscrite à la zone où il est apparu. »

C’est ce dernier point « soigner » qui n’est pas respecté et même interdit par l’État en phase précoce. Traiter est ce qu’il faut faire le plus tôt possible.

Une bonne gestion d’une épidémie

Une bonne gestion d’une épidémie contient, « en même temps », ne rationne pas les soins, et « en même temps » préserve l’économie. Une économie en bonne santé est indispensable pour une société en bonne santé et des individus en bonne santé.

La définition de la santé par l’OMS1 est : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

En allant plus loin on rappellera que la santé ne se réduit pas à l’absence d’infection à SRAS-coV2. Le gouvernement l’a sans doute oublié. Il ne gère et ne pense qu’au travers de ce coronavirus.

Quid d’un vaccin contre la Covid-19 ?

C’est un moyen au long cours, un combat de longue haleine.

Pour éradiquer la variole il a fallu des siècles. Il s’est passé plus de 900 ans depuis la variolisation en Chine au XIe siècle, en passant par la première « vaccination » le 14 mai 1796 par Edward Jenner, pour finir par une campagne de vaccination débutée en 1958 et une stratégie de « surveillance et endiguement » mise en place en 1967.

Elle a été déclarée éradiquée en 1980. Cela, avec un virus très contagieux, stable, interhumain sans réservoir animal, se transmettant par voie respiratoire et par contact avec les pustules.

L’annonce de la mise au point d’un vaccin, qui en phase 3 serait efficace à 90 % contre le SARS-coV2, a suscité beaucoup d’espoirs.

Toutefois il n’est pas sain de considérer que la vaccination est le seul moyen pour venir à bout de l’épidémie et d’attendre sa venue sans traiter précocement. Faire croire aux gens que le confinement dur ou souple est un moyen efficace de contenir l’épidémie est un premier mensonge.

Faire croire que seul un vaccin résoudra le problème en est un autre. Pour rester dans les pathologies respiratoires il faut se rappeler que le vaccin anti-grippe existe depuis des années. Malgré tout, la grippe revient chaque hiver et tue des milliers de personnes.

Il n’a pas été possible de fabriquer des vaccins pour toutes les pathologies virales avec lesquelles l’humanité vit, par exemple le HIV.

Un bon vaccin doit être fiable, sûr, sans danger, efficace, pas cher.

Certains vaccins ont un effet inverse que protecteur, à cause « d’anticorps facilitants » comme celui de la dengue qui a été retiré. La question se pose avec le coronavirus.

« Il reste encore beaucoup de chemin à faire dans la compréhension de l’immunité contre les coronavirus. »

Le coronavirus change, varie. C’est pourquoi des personnes ont pu être recontaminées. On ne connaît pas la durée de l’immunité. Le vaccin devra être régulièrement adapté.

Un vaccin peut manquer en partie sa cible comme lors de l’épidémie de grippe de 2015 .

En ce qui concerne le vaccin contre le Covid-19 (SARS-coV2) les sommes en jeu sont colossales. Par exemple le vaccin Moderna devrait coûter 50 à 60 euros la dose. Faites le calcul. Il faudrait injecter deux doses par an, chaque année à des centaines de millions d’individus.

Le prix des vaccins annoncé à moins ou autour de dix euros n’est pas un prix, c’est un tarif administratif obtenu parce que les États (les contribuables) ont déjà mis la main à la poche. Or le vaccin a moins d’intérêt quand il existe un moyen de traitement précoce, efficace et peu cher. C’est là que le capitalisme de connivence intervient…

Un approvisionnement fragile

Il ne faut pas oublier que, même quand il existe, le vaccin peut être manquant. La pénurie de vaccin antigrippal que connaît la France cette année en est la preuve.

Cette ruée 2020 sur le vaccin anti-grippe peut témoigner de plusieurs phénomènes. La peur de l’infection, la confiance en cette vaccination, la compliance de la population quand les choses sont expliquées clairement, la soumission à l’autorité.

La demande de vaccin émane cette année de catégories de population très différentes que les populations à risque ciblées habituellement. Ces populations se sont précipitées dans les pharmacies dès le 13 octobre.

Aujourd’hui le vaccin n’est plus disponible pour les personnes à risque. Il n’y a plus de vaccins antigrippaux disponibles en pharmacie.

« Ce mardi, 3 novembre la ministre déléguée chargée de l’autonomie Brigitte Bourguignon a assuré devant les députés que s’il pouvait exister des situations de tension dans 16 % des officines, il n’y avait pas de rupture de stock concernant le vaccin anti-grippe cette année. Ce n’est pas ce qui a pu être observé sur le terrain et l’Union syndicale des pharmaciens d’officine (USPO) a fait quant à elle remonter des chiffres établissant une rupture de stock dans 70 à 90% des officines. »

« Le ministère de la Santé dément cette information et estime que dans les régions les plus touchées, on arriverait à 18 à 20 % de pharmacies en rupture de stock. 1,2 million de doses supplémentaires devraient être livrés la semaine prochaine. »

Le 6 novembre la pénurie est toujours là.

C’est le même scénario que pour les masques qui manquaient en début d’épidémie. Dans son adresse aux Français du 16 mars Macron avait promis la livraison pour le mardi 17 :

« Des masques seront livrés dans les pharmacies dès demain soir dans les 25 départements les plus touchés. Mercredi pour le reste du territoire national. » Ils sont arrivés beaucoup, beaucoup plus tard…

L’immunité collective

En des temps pas si lointains, quand l’humanité ne disposait pas d’antibiotiques ni d’antiviraux, les épidémies cessaient d’elles-mêmes. Un facteur pouvait en être que le taux de population immunisée empêchait la propagation de l’agent infectieux. Habituellement on considère que ce taux tourne autour de 70 %.

À partir du moment où l’on ne peut pas éradiquer le virus il faut avoir une gestion intelligente de sa diffusion. C’est là qu’intervient cette immunité collective.

« L’immunité grandissant dans la population, le risque d’infection baisse pour tout le monde, y compris les plus vulnérables. Nous savons que toutes les populations vont finir par atteindre l’immunité collective, c’est-à-dire le point où le nombre de nouvelles infections est stable, et que ce processus peut s’accompagner (sans pour autant dépendre) de l’existence d’un vaccin.

Par conséquent, notre objectif devrait être de minimiser la mortalité et le mal fait à la société jusqu’à ce qu’on atteigne l’immunité collective. […] Ceux qui ne sont pas vulnérables devraient immédiatement être autorisés à reprendre une vie normale. Des mesures d’hygiène simples, comme se laver les mains et rester chez soi si l’on est malade, devraient être pratiquées par chacun pour réduire le seuil de l’immunité collective. » Great Barrington Declaration.

Dès le mois d’août, la multiplication des tests positifs a mis en évidence la circulation très importante du virus au sein de la population. En proportion le nombre de malades hospitalisés et de décès était faible et l’est encore.

Une vision plus positive de la situation aurait permis de considérer que la population s’immunise. Comme les personnes principalement touchées sont jeunes, elles développent rarement une forme grave mais par contre une immunité qui les empêchera de participer à la diffusion de l’infection en particulier l’hiver. Elles rompent la chaîne de contamination et protègent les plus fragiles.

En étant pragmatique il existe là une opportunité pour parvenir à cette fameuse immunité collective. Ce n’est pas cette vision qui a été choisie. L’État a préféré accroître la peur, sans augmenter les moyens des hôpitaux et sans traiter les gens nous l’avons vu.

Covid-19 : dépister

Il ne faut pas passer d’un extrême à l’autre, de pas grand chose à la politique du chiffre. Tester pour tester et faire du chiffre est contre-productif. Tester massivement, certes, mais à bon escient, rapidement avec des résultats rendus en quelques heures, au plus tard dans les 24 heures.

Il faut détecter les malades, tous les malades, pour les isoler et les traiter rapidement. Il faut détecter les personnes contagieuse, toutes les personnes contagieuses. D’où l’importance de connaître la charge virale et de pratiquer un CT (Cycle Threshold) judicieux.

Surcharger le système avec des centaines de milliers de tests réalisés à n’importe qui, n’importe comment et rendus trop tard est un bon moyen passer à côté de personnes contagieuses et/ou malades, d’affoler les gens et de prendre de mauvaises décisions.

Isoler

Pour protéger les personnes fragiles il faut isoler les malades et les contagieux. L’objectif est rompre la chaîne de contamination pour ne pas leur transmettre le virus.

Pour les protéger la base est d’utiliser le masque à bon escient, de se laver régulièrement les mains.

Les protéger ne justifie pas d’enfermer la population entière, ni d’ailleurs les seules personnes à risque. Cela ne justifie pas non plus que dans les EHPAD en particulier, l’on prive certaines personnes dites à risque de leur libre choix au prétexte que le virus peut entrer et contaminer les personnes qui ont choisi l’isolement. Les EHPAD devraient être en capacité de respecter l’isolement des uns et la vie sociale des autres (voir supra interdiction de traiter tôt).

Donc il faut protéger les personnes fragiles mais il ne faut pas décider à leur place. Il ne faut pas les traiter comme des enfants incapables de choisir, ni de prendre des décisions en fonction de leurs critères, en fonction de ce qui est important pour eux.

Covid-19 : soigner tôt

Le traitement doit être précoce.

Il est possible de soigner l’infection à tous ses stades, or :

  • en France on soigne tard, de manière aujourd’hui bien codifiée et plus efficace. Les leçons de l’épidémie de début d’année ont été tirées.
  • mais on interdit de soigner tôt. C’est la criminelle lacune de la prise en charge française.

Le moyen existe pour traiter cette maladie en phase virale et à peu de frais. Il s’agit de l’association hydroxychloroquine/azithromycine. Malheureusement son étude a quitté le domaine scientifique pour le domaine médiatico-politique.

L’État, les médias, les organismes internationaux, nationaux, les instances professionnelles, ont fait tellement peur à un grand nombre de médecins, que ceux-ci sont complètement perdus et ne font plus confiance à ce traitement. Beaucoup de médecins oublient les moyens médicaux pour ne raisonner que coercition, confinement, couvre-feu. Qui ne sont que des moyens politiques.

Nous savons maintenant que l’hydroxychloroquie est efficace quand elle est utilisée précocement. Des dizaines d’études le prouvent. « Et pourtant elle soigne » écrit Jean-Dominique Michel.

« Le traitement précoce est le plus efficace, avec 100 % des études rapportant un effet positif et une réduction estimée de 63 % de l’effet mesuré (décès, hospitalisation, etc.) […] 100 % des essais contrôlés randomisés (ECR) pour un traitement précoce, PrEP ou PEP rapportent des effets positifs. »

Et des centaines de milliers de vies auraient pu être épargnées si certains États n’avaient pas mis des obstacles à son utilisation. Un compteur apparaît sur https://c19study.com/. L’hydroxychlororine et l’azithromycine sont synergiques.

Déjà en juillet on pouvait lire une excellente synthèse dans le livre de Guy Courtois  Et si Didier Raoult avait raison.

Ce traitement en phase virale raccourcit le portage, limite la contamination, permet d’éviter à un grand nombre de malades de s’aggraver et d’être hospitalisés. Il faut autoriser les médecins à s’en servir précocement.

Il faut redonner espoir aux Français

Dans un monde libre et vivant, les personnes immunisées font un rempart de leur corps pour protéger les fragiles. Les soignants font un rempart combattant à condition qu’on leur laisse utiliser toutes les armes disponibles.

Cela revient à faire face, à se battre, debout comme des Hommes, et non pas se terrer apeurés en attendant que le virus passe. Cela revient à prendre sa vie en main, à ne pas subir l’autorité d’un État incompétent et paniqué, qui suit ses propres objectifs. Cela revient à prendre à bras le corps nos problèmes pour les régler nous-mêmes.

«  Si vous avez un problème et que vous comptez sur la classe politique pour le résoudre à votre place, alors vous avez deux problèmes. »

Cela revient à dire non au renoncement, non à la soumission, non à l’enfermement. Oui à la vie.

  1. Constitution de l’OMS : https://www.who.int/about/fr/
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