Que révèle « l’affaire » BlackRock de l’état de la France ?

Idée reçue : le gouvernement voudrait casser le système de retraite par répartition et en faire un système par capitalisation au bénéfice de BlackRock.

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Que révèle « l’affaire » BlackRock de l’état de la France ?

Publié le 9 janvier 2020
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Par Philippe Alezard.

Alors que la réforme prévue par le gouvernement n’a pour objectif exclusif que l’affirmation et la pérennité du système par répartition, BlackRock est devenu la cible de tous les fantasmes délirants d’une classe politique et journalistique traduisant d’une façon édifiante, non seulement l’inculture économique de celle-ci mais également une volonté de déstabilisation politique, voire d’éradication pour certains, du gouvernement d’Emmanuel Macron.

Le gouvernement au service de la finance mondialisée

La finance mondiale manipulerait le gouvernement afin de mettre à bas notre fameux système, le meilleur au monde selon Philippe Martinez. Comme l’a dit Jean-Marc Vittori, tout part d’un article de Mediapart du 9 décembre 2019.

Pour bien appuyer son propos, Mediapart présente une photo d’Emmanuel Macron avec Larry Fink.

Mais la photo n’a rien à voir avec le débat sur les retraites.

Elle date du mois de juillet 2019 lorsque le Président français recevait tous les plus grands investisseurs mondiaux, dont BlackRock, mais également Yves Perrier, le patron d’Amundi, filiale du Crédit Agricole et premier gestionnaire d’actifs européen avec 1500 milliards d’euros sous gestion. La photo va alors être volontairement recadrée, laissant penser que les deux hommes se rencontrent seuls pour évoquer les retraites françaises.

Mediapart veut sciemment mettre dans le débat public un sujet qui ne fait en rien partie du programme et désigner un bouc-émissaire, l’ogre américain. « Le géant américain voudrait dynamiter la retraite par répartition. »

Le gouvernement voudrait casser le système de retraite par répartition et en faire un système par capitalisation au bénéfice de BlackRock.

Et l’objectif est atteint.

— Olivier Faure :
« Blackrock n’est pas une anecdote mais révèle le côté obscur de la réforme des retraites. »

— Le Canard enchaîné :
« Comment l’Élysée a déroulé le tapis rouge au roi de Wall Street. »

— Ian Brossat :
« Si vous aviez encore un doute… tout est écrit noir sur blanc : le fonds de pension américain BlackRock explique que les réformes Macron lui permettront de gérer la retraite privée des Français. »

— Nicolas Dupont-Aignan :
« M. Cirelli incarne l’oligarchie qui vend la France à la découpe mais Macron l’élève officier de la légion d’honneur au moment où sa réforme crée un régime spécial pour les 300 000 plus riches de France. »

C’est quoi, Blackrock ?

Blackrock est un gestionnaire d’actifs créé en 1988 à New-York par Larry Fink, et non un fonds de pension comme il se dit partout.

Un gestionnaire d’actifs, ou asset management en anglais, gère les capitaux qui lui sont confiés ou qu’il détient en propre, dans un cadre réglementaire strict afin d’en tirer le meilleur rendement pour ses clients et pour lui même. Traditionnellement, la gestion d’un actif et celle des risques inhérents à celui-ci sont effectuées séparément. C’est toujours le cas dans la plupart des gestions car les outils utilisés pour couvrir le risque sont bien différents de ceux utilisés pour gérer les actifs et font appel à des compétences particulières.

L’idée de Larry Fink a été de placer la gestion du risque au cœur de son système. Plus besoin d’acheter ou de vendre tel ou tel actif, on va acheter un secteur global ou créer des produits qui vont dupliquer la performance des indices boursiers. Le risque devient par essence diversifié, il ne porte plus sur un seul actif mais se retrouve en quelque sorte dilué dans un ensemble.

Ce sont les fameux ETF (Exchange Traded Funds) auxquels est associé Alladin, la plateforme de gestion de risque basée sur l’intelligence artificielle développée par BlackRock et qui a révolutionné le secteur d’activité.

Lors de sa création, BlackRock gérait un milliard d’actifs, 17 milliards en 1992, 57 milliards en 1994. Aujourd’hui ce sont quasiment 7000 milliards d’actifs qui sont sous gestion, répartis principalement en actions pour 50,8 %, obligations pour 31,5 % avec un profil géographique à 65 % américain, 30 % européen et 5 % en Asie-Pacifique. L’action BlackRock fut introduite sur le S&P en 1999 à 14 dollars. Le 3 janvier 2020 l’action clôturait à 503,57 dollars.

Un fonds de pension, ou Organisme de Placement Collectif, est alimenté par l’épargne salariale et/ou patronale et reverse des pensions. Les fonds de pension gèrent les profils de risque de leurs clients. Pour simplifier ils gèrent la démographie de leurs clients.

Plus le client est jeune et plus le risque potentiel sur l’actif peut être élevé ; et inversement pour les clients âgés qui vont avoir besoin de sortir en rente. L’allocation et la gestion de la partie des fonds disponibles sont effectuées soit directement par l’organisme collecteur, soit confiées à une société de gestion d’actifs comme BlackRock, Amundi, les banques, les assurances… Il en existe une multitude, la gestion d’actifs étant un secteur d’activité très diversifié et concurrentiel.

Contrairement à ce qu’affirment de nombreux « responsables » politiques, BlackRock n’est pas un fonds de pension mais bien un gestionnaire d’actifs.

Les fonctionnaires ont déjà leurs fonds de pension

Les fonds de pensions tant exécrés existent pourtant bel et bien en France. Mais comme ce mot est tabou, on préfère les baptiser complémentaires retraites.

— La Préfon créée en 1964 permet aux seuls fonctionnaires de placer leurs primes, pour lesquelles il n’y a pas de cotisation obligatoire à la répartition.

— L’ERAFP, Établissement pour une Retraite Additionnelle de la Fonction Publique, créée en 2003 lors de la réforme Fillon est un autre fonds de pension à nouveau réservé aux fonctionnaires.

Qui gèrent ces fonds de pensions : les syndicats, FO, CFDT, CFTC, CGC auxquels on ajoute la CGT pour l’ERAFP.

Selon Jean-Luc Mélenchon :

« Les cadres vont arrêter de cotiser au régime général à partir d’un certain niveau. Pour le régime général c’est des milliards en moins et on pousse ces gens vers les fonds de pension. »

Il oublie au passage que ceux de la fonction publique souscrivent déjà dans les fonds de pension qui leur sont réservés. La réforme prévoit que les cadres ne cotiseront au régime général qu’à hauteur de trois fois le plafond de la sécurité sociale au lieu de huit fois actuellement. Par contre au-delà des trois plafonds, soit 10 000 euros par mois, ces cadres seront taxés à hauteur de 2,8 % sans ouverture de droits. Il s’agit donc bien d’un nouvel impôt sur les 1 % plus riches.

Le « manque à gagner » des cotisations de ces 1 % de salariés français représentent trois milliards d’euros, cotisations patronales incluses, et par conséquent environ un milliard d’euros pour la partie salariale.

Le système par répartition serait donc en danger et basculerait dans un régime par capitalisation à cause de un milliard d’euros, en supposant que 100 % soient réinvestis, face aux 350 milliards d’euros de répartition.

De plus le méchant américain BlackRock pratiquerait un lobby infernal pour récupérer ce milliard d’euros. En supposant que 100 % de salariés gagnant plus de 10 000 euros par mois réinvestissent la totalité des sommes non soumises aux cotisations retraites à 100 % chez BlackRock, cela représenterait 0,00014 % de leurs actifs. Cela fait beaucoup de 100 % pour si peu…

Ce qu’oublie de dire également Jean-Luc Mélenchon, c’est que les 5 millions de fonctionnaires vont voir leurs primes intégrées dans leur retraite, une de leur revendication de longue date, ce qui rapportera beaucoup plus que les trois milliards manquants.

Les Français s’organisent et capitalisent

La nécessité de réforme de notre système de retraite n’est pas nouvelle.

— En 1991, dans son Livre blanc des retraites, Michel Rocard proposait déjà peu ou prou la mise en place de l’actuelle réforme à points.
— En 1999, Jean Michel Charpin proposait au gouvernement Jospin la mise en place d’un grand fonds de pension afin d’introduire une dose de capitalisation pour tous.

On sait ce que sont advenus tous ces plans.

Toutes les études le montrent, les meilleurs systèmes de retraites sont ceux qui disposent d’une base majoritaire de répartition supportant le risque démographique et une composante de capitalisation supportant un risque calculé et pondéré sur les actifs financiers.

En d’autres termes, la stabilité et le rendement.

Sur le principe économique, répartition et capitalisation sont identiques : dans les deux cas il s’agit de prélever sur les salaires des actifs une part qui sera reversée aux retraités. Seule la « tuyauterie » de redistribution diffère. Dans le cas de la répartition, la somme prélevée part directement chez le retraité et dans le cas de la capitalisation, une part de cette somme va chez le retraité et l’autre va être  capitalisée, réorientée vers les fonds propres des entreprises qui vont l’investir dans l’innovation.

Et les Français l’ont bien compris. Ils ont en fait tellement peu confiance dans ce système de retraite prétendument le meilleur au monde, comme aime à le rappeler Philippe Martinez, qu’il y a bien longtemps qu’ils organisent leur propre retraite par capitalisation dans l’immobilier, l’assurance vie, les livrets et même simplement sur leur compte à vue.

Jamais l’épargne des Français n’a été aussi élevée qu’aujourd’hui. Selon la Banque de France, l’encours de l’assurance vie s’élève à 1665 milliards d’euros, 1024 milliards d’euros pour les livrets réglementés et 595 milliards d’euros sur les comptes à vue.

Bêtises, contre-vérités et propagande collectivistes

Jean Cocteau disait « le drame de notre temps c’est que la bêtise se soit mise à penser ». Aujourd’hui elle a droit de cité et de s’exprimer en continu sur toutes les chaines dites d’information.

Cette bêtise se met au service des idéologies à œillères, des dogmatismes.

Anasse Kazib de Sud Rail, que personne ne connaissait et qui est sur tous les plateaux télé : « on est en train d’affronter non pas uniquement la réforme des retraites mais la bourgeoisie française et internationale. »
Laurent Brun, secrétaire national CGT Cheminot pour qui « les analyses de Lénine sont toujours d’actualité. Il faut à la fois une idéologie révolutionnaire et une organisation qui la porte… La grève a bien une fonction économique, faire perdre de l’argent aux patrons. »

Le drame de ce pays, et ce que met en exergue l’affaire BlackRock, c’est que la pensée et la raison ont déserté le débat public, que les mots ont été vidés de leur sens.

En France, pays de Quesnay, Turgot, Say, Tocqueville, Bastiat, Bachelier, Aron, Boudon, la pensée économique est guidée par Marx, Keynes et Bourdieu.

Que l’on assimile le capitalisme au libéralisme, pourquoi pas. Que l’on confonde la création de valeur ajoutée et le résultat net d’une entreprise, on y est habitué. Que l’on ne sache pas faire la différence entre le chiffre d’affaires et le résultat, soit.

Mais de rabâcher en permanence des contre-vérités n’en fait pas des vérités. La France est un pays excessivement socialisé avec un taux de prélèvements obligatoires et de dépenses publiques, respectivement à 47 % et 56 %, sans équivalent au monde. Et pourtant et sans relâche, ultralibérale, néolibérale, nazisme, crime contre l’humanité sont quotidiennement cités pour caractériser la politique de ce président ancien banquier.

Au lieu d’aborder sereinement un débat nécessaire sur l’efficacité de la gestion d’épargne, sur le fléchage de celle-ci vers les entreprises, vers l’investissement socialement responsable, vers la transition écologique, nous avons droit à des tombereaux de bêtises, de mensonges et d’inepties économiques.

La simple évocation du mot capital crée l’hystérie, même le gouvernement n’ose pas l’utiliser. L’actionnaire est systématiquement caricaturé. Capital et travail sont toujours présentés en opposition sans même savoir qu’ils sont intimement liés et indissociables de la fonction de production dont seuls les gains feront baisser le chômage.

L’espace médiatique est monopolisé par des apprentis révolutionnaires rouges, jaunes, bruns et chaque jour est franchi un nouveau cap dans le complotisme, l’approximation et la suspicion.

Les Français ne sont pas dupes, ils ont bien compris que les syndicats jusqu’au-boutistes ne défendent pas leur avenir et encore moins celui de leurs enfants. Ils sont arc-boutés dans un dernier combat pour la préservation de privilèges accordés par Louis XIV ou par les chemins de fer en 1920.

Au passage on notera que le régime spécial des cheminots a été créé par des sociétés privées afin d’accorder un avantage aux salariés pour éviter qu’ils partent vers la concurrence. On est bien loin de toute idée de pénibilité et de monopole.

L’élection d’Emmanuel Macron a totalement asséché la droite et la gauche gouvernementale. Les anciens grands partis politiques qu’étaient le PS et l’UMP ont quasiment disparu. L’opposition se retrouve à chaque extrémité de l’échiquier politique et doit prendre des positions de plus en plus radicales pour exister.

La CGT rêve à nouveau au grand soir libérateur qui ne peut se réaliser que par « l’expropriation capitaliste au moyen de l’appel à la grève générale et illimitée », idée fondatrice et formulée en 1895 par le congrès constitutif de ce syndicat stalino-trosko-marxo-léniniste.

Après avoir assisté à l’atomisation d’une gauche qui n’a jamais voulu faire son « Bad Godesberg » et d’une droite qui a toujours refusé le libéralisme, peut-être sommes- nous en train de vivre les derniers jours d’un syndicalisme qui se pense revenu en 1906 lors de la signature de la charte d’Amiens.

D’un syndicalisme qui se voit en parti autoproclamé, pour lequel toutes les actions de privation du droit de la propriété, du droit de travailler, du droit de se déplacer sont justifiées et nécessaires afin de dessiner pour la France « une rêverie d’apocalypse égalitaire ».

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  • le pire vient des médias , incapables de dénoncer cette incurie crasse..pas un plateau , pas un débat ou ne figurent des portes paroles de cette idéologie mortifère qui tuera ce pays

    • @CHDC-vous savez bien que nos journaleux sont tous formés à l’école du journalisme français (multiples écoles peut-être mais même formation) et prennent leurs sources auprès de l’AFP Agence France Presse autre monopole de l’information, toutes deux donnent l’apparence du journalisme mais sont des fiefs gauchistes. La gauche a phagocyté tous les lieux de pouvoirs et formate notre jeunesse dans les écoles. Ce pays est foutu, il doit impérativement goûter au joies du marxisme-léninisme-trotskisme-stalinisme, qui est sa grande frustration historique.
      La faute revient grandement au peuple de France qui ne dit jamais rien contre par exemple ces subventions de l’ordre de 40 milliards distribuées à ces ONG qui ne produisent avec nos impôts que de la haine sur la liberté d’entreprendre et l’épargne et les inégalités.
      Philippe Martinez ne dit-il pas que la société française est derrière lui contre la réforme des retraites? Les sondages aussi …Mais quand donc cette société civile à qui on prête beaucoup sans jamais lui demander son avis va se retrouver en plein effroi collectiviste? Le réchauffement climatique avec sa Convention Citoyenne Pour le Climat (CCPC) va l’aider encore un peu plus dès le 22 janvier et les choix Macronniens qui en seront tirés..après les élections municipales bien entendu.

      • Les français votent a gauche , laissez les donc profiter des bienfaits du collectivisme.. ils n’aiment pas le capital mais plébiscitent la rente! de préférence celle payée par le contribuable via un statut! ne parlent t’on pas de « titulaires »? c’est a dire un individu ayant un « titre »
        comme naguère le ‘titre de noblesse » qui justifiait une rente d’etat?
        ben voila , c’est çà la republique française, rien d’autre qu’une monarchie déguisée..

  • « Idée reçue : le gouvernement voudrait casser le système de retraite par répartition et en faire un système par capitalisation au bénéfice de BlackRock. »

    Ben … oui, personnellement je la reçois plutôt bien, cette idée.

    • Oui moi aussi, en France on privatise pas, on distribue des rentes.
      Le problème c’est plus la connivence que la capitalisation.
      Normal de se méfier…

  • On n’aime pas la capitalisation mais on adore son livret de caisse d’épargne….même un bébé aura le sien.
    Cette haine de la capitalisation..n’existe que par médias interposés et répété sans cesse par les syndicats…qui gèrent la répartition.
    Le conflit d’intérêt est énorme gigantesque ,comment nos politiques peuvent laisser faire ça ?

    • Avant de faire cette réforme qui ne sera effective que quand tous les vivants actuels seront morts ,il faudrait réformer le syndicalisme francais et le cantonner là où il est utile …..nul part.

      • @Reactitude2.0-D’ici là nous seront tous communistes (nos enfants) sans l’avoir voulu ouvertement.

      • Je ne dirais pas cela du syndicalisme en général. Dans une société démocratique, les corps intermédiaires ont une utilité… à condition qu’ils soient financés par leurs adhérents.

        • Un intermédiaire comme un avocat faisant le lien entre un client et la justice est utile , Il a une déontologie a respecter , des règles.
          Quelles sont les règles et la déontologie des syndicats ? Y en a pas. Ce sont donc des parasites du système.

          • @reactitude2.0- Pour les avocats en êtes-vous si sûr? J’ai hélas de nombreux exemples de conflits d’intérêts quand ce n’est pas de malversations. Ce n’est pas très joli à voir. N’abuseraient-ils pas du droit ?

          • Les grandes règles qui régissent les corps intermédiaires (les rapports avec l’exécutif et le législatif) devraient être définies dans la Constitution. Pour le reste, c’est aux adhérents de décider.

    • @Reactitude2.0-Méthode Coué et les réseaux sociaux font le reste.
      Pourquoi les politiques laissent faire ça, c’est le système Chirac qui voulait des interlocuteurs représentatifs, donc identifiables payés avec nos impôts pour fluidifier les rapports sociaux et nous faire prendre les couleuvres comme nos souhaits. Pendant ce temps là, notre vie s’écoule à travailler et payer et eux à jouir sans avoir créé un seul instant une once de richesse.

  • Le problème n’est pas BlackRock et eses activités, mais le pouvoir acquis quand certaines sociétés concentrent énormément de coitaux au pint d’usurper une partie fu pouvoir politique. Les discours simplistes d’une certaine gauche peuvent détourner d’une vision objective de la situation.
    Le problème n’est pas spécifiquement français: BlackRock apporte ses services à la BCE, ce qu’il l’amène à tout connaître des banques européennes pour ensuite livrer des expertises… qu’il peut utiliser pour son propre bénéfice…
    D’une façon plus générale, quand un Etat ou un pouvoir politique est obligé de faire appel à des experts extérieurs en raison de la complexité des problèmes, il peut y avoir un problème démocratique: à qui le pouvoir apparent rend-il des comptes? On ne peut pas reprocher à des sociétes privées de rechercher leur intérêt, servir le bien commun n’est pas leur rôle.

    • Pardon, j’ai oublié de relire…
      Le problème n’est pas BlackRock et ses activités, mais le pouvoir acquis quand certaines sociétés concentrent énormément de capitaux au point d’usurper une partie du pouvoir politique.

      • Si le pouvoir politique était utilisé par ses détenteurs à bon escient, ce serait effectivement un problème que certains cherchent à l’usurper. Mais là, il faudrait démontrer que cette usurpation présente un intérêt pour qui a réussi financièrement malgré lui.

      • Cantonner le pouvoir politique au régalien et le faux problème des retraites se réglera au niveau individuel .

      • @la petite bête :
        « quand certaines sociétés concentrent énormément de capitaux au point d’usurper une partie du pouvoir politique. »

        ????????

        Citez moi un seul (je dis bien un seul) exemple d’entreprise concurrentielle qui a monté une armée afin de ne pas respecter une loi d’un pays ????

        tjrs le même délire complotiste sur la finance apatride turbolibérale mondialisée (enfilement de clichés …)

        • C’est drôle parce que Soros lui-même se définit comme un chef d’état sans état….
          Nul besoin d’une armée quand on peut corrompre la classe dirigeante d’un pays.

          • @bucky : le problème vient de l’état, par nature, la corruption ne peut concerner qu’un élu ou un fonctionnaire. Donc trop de pouvoir pour les élus et les fonctionnaires, c’est trop de corruption à venir, car n’oublions pas qu’un élu est là pour se faire élire et réélire, cf Buchanan, ecole des choix publics

        • Il n’y a pas que les entreprises concurrentielles, il y a aussi des cartels, des ententes. Vous avez rauson de parler d’armée, car tout pouvoir finit par « un gros bâton ». Il se trouve précisément que des cartels économico-financiers ont usurpé le pouvoir politique aux Etats-Unis, notamment en subvertissant le système électoral. C’est une des origines de ce que l’on appelle l’Etat profond. Ceci est corroboré par de multiples déclarations d’hommes politiques américains.
          La diarchie au sommet des Etats-Unis apparaît de plus en plus ouvertement depuis que D. Trump est élu.
          Mais il n’y a pas qu’aux Etats-Unis. E. Macron a d’ailleurs parlé aussi plusieurs fois d’Etat profond. Mais ce dernier n’est pas une entité unie, plutôt au carrefour de différents intérêts. Financiers, mais aussi autres.
          Ce n’est pas parce que ce sont les gauchistes stigmatisent de façon caricaturale la finance apatride qu’il ne faut pas voir les problèmes posés par des pouvoirs qui n’ont aucun compte à rendre aux démocraties.

    • Je vais te dire un truc énorme , je suis heureux que Google soit aussi puissant ,que facebouc fasse le pluie et le beau temps ,que tweeter existe , sans eux et ces super groupes financiers l’état nous mènerait a la baguette. Ces groupes n’ont qu’un but , le fric , et c’est mieux que de suivre un dogme une idéologie ou une religion !

      • à Reac : + 10 000

        cela s’appelle la main invisible pour les économistes classiques, et l’ordre spontanée pour les économistes autrichiens

    • @ la petit bête :

      sauf que le bien commun, cela n’existe pas…

      • Cela n’existe pas que dans la tête des idéologues…

        • Et bien mon petit bucky, explique nous ce que c’est que le bien commun, avec des exemples concrets svp, pas de réification.
          Et on va bien rigoler !

          • Le bien commun est le bien … commun … à toutes les personnes d’une société.

            La sécurité, la justice, le respect des droits de propriété et des contrats, la prospérité économique, la paix des familles, etc, font partie du bien commun.

            Tout le monde ne partage pas cette définition, par exemple une société de cannibales n’a pas la même conception du bien commun que les Français. Mais même des cannibales peuvent avoir une conception du bien commun, de ne pas se bouffer mutuellement par exemple.

            Même parmi les Français tout le monde ne partage pas la même idée du bien commun, mais cela ne signifie pas qu’il n’existe pas, selon un argument bien connu des libéraux. Les institutions politiques sont faites pour résoudre ce problème. Après on peut toujours prétendre être pour l’insécurité, l’injustice, la violation des droits de propriété et des contrats, la misère économique, la destructuration des familles, et certains le sont même réellement. Mais les gens votent aussi avec leurs pieds…

            • On est d’accord sur les premiers points, le seul bien commun véritable, cela s’appelle le LIBERALISME.
              CAD le respect des droits fondamentaux de CHAQUE individu. tout le reste que l’on appelle le bien commun, ce n’est que l’intérêt de quelques uns au détriment de quelques autres …

  • En fait, il s’agit d’une non-affaire, montée de toutes pièces par des socialo-marxistes.
    C’est fou qu’après des étude fouillées sur cette idéologie erronnée, il y ait encore tant de gens qui croient à ces balivernes. Lisez von Mises ou Schumpeter, sans oublier Raymond Aron sur les erreurs de fond de Marx.

    • Si ça rapporte je suis prêt a croire en dieu ces saints et la trinitê..nos cegetistes sont des hommes comme tout le monde !

  • Il va quand même falloir arrêter de traiter Macron de banquier, quand ce dernier a juste travaillé 1 an pour une banque, sur une affaire qu’il a très certainement vu que les grandes lignes ou seulement la finalité…
    Et quitte à choisir entre les deux extrêmes, le plus dangereux n’est pas celui qu’on croit…

    • Il n’est pas banquier , soit , mais il nous fait banquer grave !
      Je ne savais pss qu’il a émargê uniquement un an chez nos tortionnaires..m’enfin ça a bien payé même si il n’en reste rien dans ses livres de comptes…ces artistes , des paniers percés !

    • Oui, c’es une insulte aux vrais banquiers.

  • Philippe Martinez ne peut accepter la capitalisation car l’absence de cotisations des régimes spéciaux se verrait au grand jour. La répartition camoufle cette manipulation, Lire les jaunes budgétaires et les états financiers des caisses RATP, SNCF etc. et trouvez-y en recettes des cotisations et dans les jaunes budgétaires sur 243 pages toute l’ingénierie dont sont capables nos énarques et syndicalistes https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/files/documents/jaunes-2019/Jaune2019_pensions.pdf

  • Il faut éviter surtout que l’Ettat rnous pique les réserves de toutes ces caisses complémentaires. Pour l’ARRCO-AGIRC il s’agit de 86 Mdss d’euuros. Qu’attendre d’un Gouvernement qui es financièrement étranglé.?

    • Ce n’est pas vraiment important , cette réserve ne sert pas les cotisants , d’ailleurs, pourquoi une réserve ?

      • Mouais, pourquoi ?
        Vive le troc. Mais il faudra une … réserve … de PQ pour échanger.
        C’est semble-t-il, l’avenir de ce pays 🙁

  • « …vers l’investissement socialement responsable, vers la transition écologique » : vous n’imaginez pas un usage plus intelligent de l’argent, plus utile et fondé que ce pipeau socialisant risible autant que nuisible ? dommage de polluer cet article…

  • « Sur le principe économique, répartition et capitalisation sont identiques : dans les deux cas il s’agit de prélever sur les salaires des actifs une part qui sera reversée aux retraités. »

    Bien sûr que non ! Si c’est effectivement cette forme de pseudo-capitalisation collectiviste qui est imposée, autant rester avec 100% de répartition et attendre sereinement la faillite inéluctable du système. Dans ce cas en effet, il s’agit seulement d’étiqueter « capitalisation » ce qui n’est qu’une forme à peine évoluée de la répartition primitive.

    Dans la véritable capitalisation, pas un centime de l’épargne n’est reversé à qui que ce soit en dehors de l’épargnant lui-même. Mieux, les notions collectivistes « actifs », « retraités », « caisses », « fonds de retraite », ou « âge de départ », pivotant ou non, disparaissent du raisonnement. La capitalisation est une démarche autonome qui ignore l’existence d’autres retraités. Chacun choisit de consacrer une part de son salaire complet (brut salarial + cotisations patronales) en vue de se constituer une épargne retraite strictement personnelle. Qu’ensuite cette épargne soit placée dans des fonds de gestion spécialisés retraite, des actions, des obligations, des FCP, dans de l’immobilier, des lingots d’or, des bitcoins ou une collection de grands crus, est une autre histoire qui ne regarde que l’épargnant.

    Tout ce qu’on demande, c’est d’associer à cette épargne spécifique les mêmes conditions fiscales que la répartition, c’est-à-dire l’absence totale de prélèvements obligatoires sur les sommes épargnées, l’assiette des prélèvements correspondant au salaire restant après épargne. Si l’épargne vaut 100% du salaire complet par exemple, l’assiette des prélèvements sera nulle. Cela signifie notamment que l’épargnant de la capitalisation est libéré de toute obligation vis-à-vis de la répartition. Puisque c’est une démarche individuelle où seuls comptent les choix personnels, la démographie est sans effet sur la capitalisation. Si la démographie a encore le moindre effet, quelle que soit l’étiquette qu’on donne au système, vous savez que ce n’est déjà plus vraiment de la capitalisation et qu’une partie plus ou moins grande de votre épargne a été spoliée pour abonder une caisse commune, à vos dépens.

    En dernière analyse, l’instauration de la capitalisation se résume à une bête question fiscale.

    • D’accord !
      J’ai beaucoup aimer la mention « transition écologique », cela vous pose son homme responsable… Pertinent pour le sujet!

      • Je ne voulais pas tout mélanger, mais effectivement, ça fait tâche. Si l’épargne est fléchée vers la transition énergétique, on peut tout de suite faire une croix sur la retraite, l’argent étant condamné à disparaître dans les sables mouvants de la stupidité humaine.

  • Je me répète mais je préfère une entreprise dont c’est le métier à l’Etat vérolé par les syndicats qui par lâcheté,clientélisme,idéologie crasse(tiercé gagnant depuis 40 ans à remettre dans l’ordre souhaité),nous mène à la ruine!

  • Melenchiasse, ce rentier millionnaire national socialiste honteux qui n’a jamais travaillé ferait bien d’arrêter la bibine et fermer sa bouche qui sent très mauvais.

  • Les commentaires sont fermés.

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Évidemment, en France, ce titre risque d'être considéré comme une provocation. C’est un peu comme si on ouvrait un parapluie à l’intérieur d'un logement, ou si on proférait des injures à l’égard d’un défunt dans la chambre mortuaire.

La répartition est injuste

Aussi, dois-je m’efforcer de présenter immédiatement, non pas les excuses que certains lecteurs attendent peut-être, mais des arguments sur ce que j’avance.

Les voici :

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suisse
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Un sondage (Smartvote) fait en Suisse, le 19 août 2019, révèle que la majorité des candidats à la députation est en faveur d’un recul de l’âge de la retraite à… 67 ans. Impensable ici.

Pourtant, s’il y a une chose à expliquer dans cette période de consultation sur la loi retraite, c’est comment s’en tirer, chez nous, sans bouger significativement l’âge de la retraite ni augmenter la durée de cotisation ?

 

Surcharge pour les entreprises

Rappelons quelques faits.

En 1983, quand Mitterrand a lancé l’idée de la r... Poursuivre la lecture

Suisse
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La réforme de l'AVS (assurance-vieillesse et survivants) passe de justesse

Alors qu'en France on s'interroge sur la procédure à suivre au Parlement – consultations ou passage en force, l'un n'excluant pas l'autre – pour réformer notre système de retraites qui en aurait grand besoin, et qu'on s'achemine vers une confrontation de muscles plutôt que de cerveaux, l'ensemble des Suisses en âge de voter s'est vu conférer le pouvoir de décision en vertu de la Constitution pour un objet et d'une demande de référendum pour l'autre.

(Sou... Poursuivre la lecture

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