BlackRock, le côté obscur de la réforme des retraites ?

Penser que BlackRock a inspiré tout ce mécano défavorable aux cadres, alors que l’État y trouve plus que son compte, est clairement exagéré et relève de la théorie du complot.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
The dark force by mac_filko(CC BY-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

BlackRock, le côté obscur de la réforme des retraites ?

Publié le 4 janvier 2020
- A +

Par Francis Pérani.

BlackRock, le candidat idéal pour effrayer les Français au sujet de la capitalisation, a été la cible de théories du complot de la part des journalistes de gauche et d’extrême gauche.

Ce très imposant gérant de fonds est en effet une cible idéale pour ceux qui ne veulent surtout pas entendre parler de retraite par capitalisation.

BlackRock, symbole de la capitalisation

S’il fallait un symbole à la capitalisation, on n’aurait pas pu trouver mieux que le plus grand gérant au monde de fonds avec plus de 6000 milliards de dollars sous gestion dont un tiers sous forme de fonds indiciels (ou ETF) qui ont notamment permis à beaucoup de personnes d’accéder aux investissements des marchés actions pour un coût de gestion imbattable.

BlackRock dépasse ainsi les banques dans l’influence qu’il peut avoir sur les marchés.

En France, il possède une part non négligeable, soit autour de 5 %, des plus notables sociétés du CAC 40 lui permettant de siéger au conseil d’administration de certains des beaux fleurons industriels et financiers du pays.

Il est naturellement courtisé pour participer aux privatisations apportant les liquidités permettant de bien valoriser les sociétés concernées.

Il n’y a donc rien de surprenant qu’il y ait eu des rencontres au sommet du pouvoir au même titre qu’il y en a régulièrement avec les grandes banques et assureurs, acteurs majeurs de la place financière parisienne.

BlackRock, synonyme de complot pour la gauche

Pour les médias de gauche, l’État peut à la limite consulter le MEDEF en toute indépendance mais pas un acteur américain de la finance capitaliste mondiale sans qu’il y ait complot et manipulation.

Autrefois, on avait l’épouvantail des deux cents familles, maintenant on a BlackRock dont le nom lui-même (roche noire) sonne comme le côté obscur de la force capitaliste.

Même si BlackRock cherche surtout à faire sa place en substitut des placements actuels moins risqués que sont les assurances vie, l’immobilier ou les différents plans d’épargne bancaires, on prétend qu’il voudrait convertir les sommes colossales de la retraite par répartition de tous en investissements privés et capitalisés, uniquement parce qu’il s’est permis de faire des recommandations pour rendre plus attractif l’épargne retraite à l’occasion de la loi PACTE.

Ce document public consiste pourtant en une démarche marketing comme une autre pour se faire connaître des acteurs français, voire du grand public, sur un sujet qui est appelé à se développer par le gouvernement.

Gouvernement dont l’intérêt est d’augmenter la part de l’épargne privée allant sur les marchés d’actions dont le CAC40, pour à la fois développer l’économie et fournir au capitalisme français davantage de capitaux français.

Un autre élément a suscité beaucoup de réactions et de méfiance, à savoir la baisse du plafond de cotisations pour les cadres.

Le plafond passe de 320 000 euros à 120 000 euros par an.

La plupart des pays limite les retraites publiques pour éviter de payer de très grosses retraites à des salariés très bien payés pouvant se prendre en charge au-delà d’un montant maximum de retraite garantie.

C’est ce que fait déjà la retraite de la Sécurité sociale aujourd’hui, en appliquant un plafond autour de 40 000 euros par an, le régime Agirc-Arrco servant alors de complément jusqu’à huit fois ce plafond.

En universalisant (étatisant) le régime géré par Agirc-Arrco, l’État a relevé le plafond couvert à trois fois le plafond actuel de la Sécurité sociale, laissant donc le reliquat au libre choix du cadre.

S’il avait proposé de couvrir jusqu’à huit fois le plafond de la Sécurité sociale, il y aurait probablement eu des critiques de la part de l’immense majorité des cotisants qui pourraient être choqués par le niveau de retraite servie.

Libéralisation ou cadeau aux riches ?

Cette libéralisation partielle que Piketty a présenté comme un cadeau aux riches avec une certaine mauvaise foi va coûter au contraire très cher aux cadres.

Alléger la part obligatoire de retraite par répartition par une part libre de retraite privée est certes une excellente nouvelle pour tous ceux qui croient aux bienfaits du libéralisme économique.

Toutefois, le diable est dans le détail. Au-delà de 120 000 euros, il y aura bien une baisse de 25,3 % des cotisations pour l’employeur et l’employé mais il restera encore une cotisation de 2,8 % au titre de la solidarité, et n’ouvrant aucun droit.

Il s’agit donc d’un impôt sur la solidarité des cadres à haut revenu.

De plus, la baisse de cotisations de l’employeur (60 %) ne sera pas redonnée au cadre sous forme de salaire mais constituera une baisse du coût du travail.

Faites les calculs et vous pourrez chiffrer la perte pour le cadre concerné. Comme il s’agit des 1 à 2 % parmi les mieux payés, la majorité des Français ne pleurera pas sur leur sort.

Seul Piketty regrettera l’occasion manquée de taxer ces fractions de revenu à hauteur de 90 %.

Le libre choix de consommer ou d’épargner

Ces cadres pourront toujours se consoler en goûtant les joies du libre choix de ces montants partiellement récupérés de leurs anciennes cotisations.

Ils pourront soit consommer, pour les moins prévoyants, soit épargner.

S’ils épargnent, ils pourront soit investir dans l’immobilier soit aller vers l’épargne retraite à fiscalité différée.

Pour cette dernière formule, ils pourront encore choisir entre acteurs traditionnels et plus coûteux comme les banques et assurances et les nouveaux acteurs proposant des fonds de pension comme BlackRock et ses concurrents.

Quelle part reviendra à BlackRock ?

On comprend mieux qu’il s’agit de toute façon d’un montant peu significatif à son échelle et que la concurrence sera féroce et sans aucun privilège particulier par rapport aux alternatives.

Penser donc que BlackRock a inspiré tout ce mécano défavorable aux cadres alors que l’État y trouve plus que son compte est clairement exagéré et relève de la théorie du complot. Ce timide passage à la capitalisation partielle est de type punitif. Il est même peu probable qu’il donne envie au reste des salariés.

 

Article initialement publié en décembre 2019.

Voir les commentaires (96)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (96)
  • De temps en temps et en particulier sur les sujets techniques, il faut faire confiance aux spécialistes :
    – si cette réforme a été soufflée par BlackRock d’une part,
    – et que d’autre part tous les collectivistes sont vent debout contre sa mise en place,
    Alors c’est qu’elle doit être excellente.

  • Intéressant , mais si il y a complot , on pourrait le voir dans la baisse des charges employeur pour les cadres de haut niveau ,ils coûtent cher….à l’actionnaire..je te tiens ,blackrock.
    Je crois tout ce que je lis ,donc l’assurance vie n’est pas la panacée ni votre banque……après avoir lu cet article ,j’ai une envie d’aller voir de plus près ce que me propose….blackrock ,le géant aux 6000 milliards et aux 5% du CAC 40….5% du CAC 40, voilà une possibilité d’influencer beaucoup de monde……..par exemple , Mr retraite ,l’homme polichinelle ,qui a mis 2 ans pour nous pondre une réforme ,……2 ans , ça en fait des dîners de petites affaires entre amis !

    • Et des Homards Géants, n’oubliez pas 😉

      • Le homard nous tuera tous…..en fait c’est particulièrement dégueulasse ce bout de caoutchouc…un peu moins que l’escargot des prolos

    • Les cadres dont il est question sont les cadres dirigeants (ceux qui sont tout de même au dessus de 10 000 euros bruts par mois). Economiser sur leur cotisation retraite au delà de ce plafond ne va pas rapporter plus à l’actionnaire (comme BlackRock) mais moins car selon la loi du marché, ces cadres dirigeants s’expatrieront (surtout les meilleurs) si leur prix de marché en France devient trop inférieur à ce qu’ils gagneraient ailleurs. Ils seraient alors remplacés par des cadres dirigeants B et la boîte perdrait beaucoup de valeur par de moins bonnes décisions. C’est un peu comme les joueurs de foot. Aucun club ne s’amusera à baisser leur rémunération de peur de les voir partir au prochain mercato.

      • Les hauts cadres qui ne sont pas complétement stupide revendiqueront bien sur que leur employeur leur restitue la part patronale de leur cotisation. Ce n’est ni plus ni moins qu’un élément de salaire et on ne voit pas pourquoi les cadres recherchés y renonceraient. Les entreprises qui ne le feront pas ont un fort risque de perdre des cadres. Le gouvernement a tort de distendre les liens qui rattachent ces hauts cadres au pays. Si les lubies égalisatrices continuent à prôner la même retraite pour tout le monde, il est à parier que ces hauts cadres hésiteront encore moins à s’expatrier d’un pays qui leur refuse le juste prix de leurs services.

    • Ce qui m’a gêné pendant ces 18 mois de retraite (=secret), c’est la transparence de ces concertations Delevoye (qui ne sait plus où il travaillait avec 13 postes de front, heureusement sa femme s’occupait de l’administratif, pour qu’il puisse s’occuper du nôtre) et les syndicats qui sont sortis tout rouge (de colère). M’enfin où est la démocratie ?
      J’exige que l’on me dise tout ce qui s’est dit sur mes cotisations et mes retraites futures. Vite un RIC

  • ce qui fait peur aux collectivistes , c’st la propriété individuelle , la retraite individuelle, sans participation a la gabegie « solidaire » faux nez de l’affairisme syndical

    • en effet , on se fout comme d’une guigne de la retraite des autres , si la RATP veut mettre en place une retraite spéciale payée par ses salariés en totalité sans argent public qu’elle le fasse..que la concurrence soit ouverte et que le meilleur gagne!

      • Exactement, les retraites complémentaires par profession, branche ou n’importe quel groupement que l’on veut ne sont pas un problème en soi. Le problème n’existe que si l’on veut couvrir leur déficit par tout le monde, ce qui est aujourd’hui le cas avec la SNCF ou la RATP dont le trou du régime est comblé par les impôts. La réforme vise probablement à mettre fin à ce trou à terme mais surtout à récupérer les excédents des autres régimes bien gérés (comme celui des avocats).

        • @liberallus-Vous avez raison sauf que la première réforme à faire aurait été déjà de supprimer tous ces régimes spéciaux. Après on pouvait parler tranquillement de l’égalité et/ou de l’équité avec des syndicats qui représentent 7 % des salariés dont 80 % de fonctionnaires.

  • « Ce timide passage à la capitalisation partielle est de type punitif. Il est même peu probable qu’il donne envie au reste des salariés. »
    N’était ce petit supplément de cotisation (2,8 % ) qui ne donne droit à rien d’autre que le sentiment de la solidarité accomplie, je rêve, moi, que ce dispositif puisse s’appliquer dès, mettons, 12000 euros annuels et me laisse le choix, au-delà, de consommer l’argent des cotisations qui ne seraient plus payables ou bien d’épargner selon mon bon plaisir…

    • On pourrait même laisser le régime au niveau de celui de la sécurité sociale (régime de l’Etat) qui donne une petite retraite sur le plafond d’environ 3 500 euros comme assiette. Dans ce cas, on annule la retraite complémentaire Agirc-Arrco et on laisse le libre choix avec éventuellement l’incitation de déduire ses cotisations privées de ses impôts. En faisant cela comme dans la réforme d’aujourd’hui, on vous libère du système commun et vous vous débrouillez pour une bonne part de votre retraite. MAIS qui va payer les retraites des cadres à la retraite aujourd’hui ? Dans la transition ça ne marche pas. Vous devez continuer à cotiser au maximum pour payer les retraites actuelles sauf à les diminuer drastiquement (impensable) ou à les faire financer par les non cadres (impensable aussi) ou par les impôts de tous (impensable encore). La répartition est faite de telle sorte qu’on ne peut pas en sortir. On peut parier que l’histoire de la baisse du plafond pour les cadres ne tiendra pas longtemps.

    • Tout compte fait le cadeau de 2,8 % de cotisations (heu IMPÔTS) cela fait au bas mot 300.000 x 120.000 x 2,8 % = 1 milliard par an, pour combler les déficits futurs. Cela est inadmissible

  • D’un autre côté, penser que personne n’est intéressé par la manne énorme que représenteront les cotisations collectées (administrées par l’Etat, les copains et les coquins) est une vue de l’esprit.
    Notre monde est dirigée par une oligarchie financière, l’auteur semble l’ignorer. Ce n’est pas un complot, juste des convergences d’intérêts qui se sont peu à peu coalisées.
    Par contre l’accusation permanente de théorie du complot vise à les laisser dans l’ombre.
    « Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin « .
    Sr Henry Ford (1863-1947)

    • d’autant que les sommes collectées ne sont pas gérées par l’etat mais par les syndicats dans le paritarisme.. c’est pour çà qu’ils n’ont pas besoin de cotisants.. les syndicats gèrent un budget supérieur a celui de l’etat et ce sans controle

    • « notre monde est dirigée par une oligarchie financière », autre théorie du complot non crédible. phraséologie de marxiste dénuée de fondement

      • @stéphane12, « une oligarchie « ??? par des élus cupides et avides.

      • Intéressez-vous à l’histoire de la monnaie et des banques centrales, lisez… Par exemple « Les secrets de la Réserve Fédérale ». Il y a de multiples autres sources documentées.
        L’étendue de ce qu’on ne connaît pas ne mérite pas l’accusation de théorie du complot, mais doit inciter à s’informer.

        • « les secrets de la réserve fédérale » de Mullins, un bon petit complotiste aveuglé par son antisémitisme notoire, autre version des « 200 familles ». C’est de l’anticapitalisme de base basé sur l’antisémitisme, qui est le socialisme des imbéciles comme disait le socialiste allemand Babel… vous n’avez pas d’autres choses comme lecture pour comprendre la monnaie ? je peux vous donner une liste si vous voulez.

          • A ce sujet, on notera, comme par hasard, que le fondateur et dirigeant de Blackrock, Larry Fink, est juif.
            Pour les anticapitalistes antisémites, pourfendre Blackrock, c’est du pain béni, ils peuvent faire coup double !

            • Est-ce qu’on pourrait juger ce que les gens font et uniquement cela? Quelle défaite intellectuelle de mettre en avant leur religion, leur origine, leur sexe etc…

              • @la petite bête : tiens, votre phrase est curieuse pour un gauchiste complotiste ? la réalité n’est-elle pas fasciste pour vous ? si vous regardez la réalité, vous devenez libéral et rationnel, ce que vous n’êtes pas encore !

          • Citez-moi un extrait du livre qui prouve que cet auteur est antisémite

          • Je ne confonds pas capitalisme et prédation financière. La seconde a mis la main sur le premier.

            • « la prédation financière » encore un terme gauchiste qui n’a aucune réalité. La réserve fédérale n’appartient pas à une oligarchie financière, elle est, comme toutes les banques centrales, entièrement contrôlé par l’état, afin de le financer à discrétion. « L’état, ce n’est pas la solution, c’est l’état le problème » R REAGAN ne cherchez pas des complot quand l’explication est aussi simple …

              • Ce que vous écrivez est faux, la FED est bel et bien détenue par des banques privées : »Les banques commerciales membres du système de réserve fédérale détiennent des actions dans la banque de réserve de leur district » à l’url :https://www.federalreserve.gov/aboutthefed/structure-federal-reserve-banks.htm
                L’état fédéral américain n’a aucun contrôle sur la FED, sauf le pouvoir du président des US a nommer les membres du board lors du renouvellement des mandats, ensuite ces membres sont libres.

            • Le capitalisme actuel n’est pas sous le contrôle d’une prétendue oligarchie financière mais sous celui de l’Etat au sens large donc incluant aussi les banques centrales. Un bon livre à ce propos (en anglais et pas traduit) est « End the Fed » de Ron Paul, un auteur de grande qualité dans le monde libéral.

          • Je veux bien votre liste SVP

        • @La petite bête, il y également un autre livre du même domaine, « Là où est l’argent ». Quand à la seconde partie de votre remarque, je la partage à 100 000%. La grande majorité des personnes qui s’expriment très souvent méconnaissent le sujet qu’ils commentent et ne font que répéter les âneries entendus à la télé.
          Cordialement

          • @ Nodralg : tiens, encore un livre de gauchiste !!! « là ou est l’argent » ça veut dire en gros : là où l’état doit voler l’argent, en dénonçant les entreprises qui veulent échapper à la prédation de l’état (qui est bien réelle celle-là) Au fait, vous savez pourquoi l’URSS s’est effondrée au moins ? vos solutions y ont été appliquée !!!

            • @stéphane12, bonsoir, je vous remercie de m’expliquer la raison de votre moins un. Ceci dit, si vous ou quel qu’un d’autre que vous peut me faire la démonstration que suis un gauchiste, j’avale un balais.
              Ce qui est frappant, c’est votre audace fait qu’automatiquement chaque forme de pensée semble obligatoirement être synonyme d’une appartenance dogmatique, à ce bicamérisme, dont la France CREVE…..!
              Démontrez moi, et je serais très attentif à celle dernière, qu’un parti politique français possède LA connaissance universelle et qu’en conséquence ce dernier ne l’appliquerait jamais pour des raisons que personne ne peut expliciter.
              Ensuite, avez-vous lu ce livre???? sinon quelle est votre autorité pour lui porter un jugement tel que celui que vous formulez ???.
              Pour ma gouverne, afin de pouvoirs construire une forme de pensée autonome ….., je lit des auteurs Arabes ……Juifs…Asiatiques Français surtout, mais d’horizons le plus cosmopolite possible, afin de m’épargner le ridicule de critiquer un livre ou de juger des personnes que je ne connais pas, ou dont j’ignorais tout jusqu’au titre.
              Chateaubriand disait » soyez avar de votre mépris tant nombreux sont les nécessiteux ».
              Cordialement.

          • @nodralg-Vous confondez le bouquin « les secrets de la réserve fédérale » de Mullins qui traite de la création de la FED et « Là où est l’argent » de Maxime Renahy qui traite des systèmes de la fraude fiscale offshore.

            • @gouflo, bonjour, je n’ai lu que le livre « là où est l’argent » .
              Merci de votre conseil, et à l’occasion d’en reparler.
              Cordialement.

    • Les cotisations collectées partent directement dans le puits sans fond de l’état, personne n’aura le temps de s’y intéresser.
      Et sinon, Agirc-Arrco, qu’était-donc?

      • Agirc-Arrco c’est la retraite complémentaire pour les salariés du privé. Ca vient en plus de la retraite de la sécurité sociale (dites assurance retraite). Il est intéressant de noter que cette retraite fonctionne par points et qu’elle a d’une certaine manière inspirée la réforme actuelle qui va généraliser cette méthode de points plutôt que de trimestre.

    • BlackRock a démocratisé la bourse grâce aux ETF. C’est une société de gestion pas une banque. Elle agit pour ses clients sans jouer avec son argent en bénéficiant d’un effet de levier comme une banque. Donc BlackRock c’est plutôt un acteur de la démocratie financière plutôt que d’une quelconque oligarchie.

    • Si vous prenez un salaire mensuel net de 2.000 euros avec les cotisations actuelles de 27,2 % pour la retraite par répartition, pour 29.000.000 de salariés cela représente 29.000.000 *24.000* 27,2%= 189,3 millions par an à se partager entre tous les gestionnaires d’actifs. Je ne crois pas non plus à l’activisme de Black Rock, mais à la bêtise anti-capitalise de gauche

  • Les hauts cadres bien payés le sont parce qu’ils sont recherchés et ont donc un bon pouvoir de négociation. Ils vont donc logiquement revendiquer que la baisse de cotisation de l’employeur au dessus du plafond leur soit reversée en salaire supplémentaire. C’est logique car le vrai salaire d’un cadre (ou de tout employé) est la masse salariale (ce qui inclut les cotisations patronales assises sur les salaires) que lui consacre son employeur. Celui-ci ne devrait donc pas trop résister à une demande qui n’impacte pas sa masse salariale. En revanche l’impôt supplémentaire (l’appeler taxe ne change rien à l’affaire) au dessus du plafond est un scandale, tout comme l’impôt supplémentaire qui sera rattaché au supplément de salaire si les cadres obtiennent de le récupérer.
    Il est clair que le gouvernement actuel n’aime pas beaucoup les cadres (pas plus d’ailleurs que les retraités). Il se trompe profondément car ce sont justement les cadres et les catégories sociales moyennes supérieures qui font marcher le pays. Les 20% inférieurs (les assistés sans qualification et sans ardeur au travail !) ne sont que des boulets dont on pourrait se passer et l’utilité du top 0.01% est sans doute surestimée et ne vaut pas le traitement favorisé qui lui est réservé.

    • « Les 20% inférieurs (les assistés sans qualification et sans ardeur au travail !) ne sont que des boulets dont on pourrait se passer »
      On est toujours le boulet de quelqu’un ce qu’ignore Mr macron pour qui ton affirmation pourrait être un étendard

    • Cela va se traduire par une hausse des coûts de l’employeur, ou des stratégies d’évitement, pour les cadres rares sur le marché.

      • Les salaires des cadres recherchés suivent les lois du marché. Si l’employeur voit subitement sa masse salariale diminuer (la part patronale au-dessus du plafond) je serais très étonné que le point d’équilibre offre-demande ne se déplace pas car sinon ce sont ces cadres recherchés qui iront vers les entreprises ayant compris qu’elles ont intérêt à avoir ces bons éléments. Ce sera donc sans hausse de cout pour l’employeur mais l’employé y laissera des plumes puisque cette part réintégrée dans son brut sera imposée plein pot (à moins qu’un mécanisme de défiscalisation de ce qui sera épargné soit mis en place).

        • Le marché…des connivences …rien avoir avec l’économie !

        • La loi PACTE prévoit un mécanisme de défiscalisation (différée) si les montants sont mis dans des produits d’épargne retraite (ceux justement que BlackRock mais aussi les banques et assurances vont se précipiter de proposer). Mais attention aux plafonds de ce qu’on pourra mettre en épargne retraite. Pas sûr que ce soit si élevé que cela. Au Canada, cela marche bien ainsi (avec les fameux RER et REER) mais c’est plafonné.

  • Soyons fous et inconscients : ils pourront même acheter directement les actions sans passer par un fond ou intermédiaire parasite. Ah quel air frais de liberté soufflera alors.

    • Les gestionnaires de fonds indiciels comme BlackRock et ses ETF (iShare) ne sont pas des intermédiaires parasites. BlackRock a casser les prix en baissant les commissions que prenaient les anciens gestionnaires de fonds issus des banques grâce à la technologie. BlackRock a aussi innové en proposant des fonds indiciels, ce qu’un individu ne peut s’acheter tout seul. Par exemple vous achetez un ETF sur l’or et vous avez le même rendement que l’évolution du prix de l’or sans avoir à en posséder (frais de garde élevés). Vous achetez un ETF sur le CAC 40 et vous avez le même rendement que si vous achetiez les actions des 40 sociétés qui le composent en ajustant les proportions en permanence. Ce n’est pas pour rien que BlackRock est monté comme une start-up à 6 000 milliards de fonds gérés et 70 milliards de valeur à la bourse. Il a démocratisé ce qui était trop cher ou inaccessible autrefois pour le commun des investisseurs individuels. Notez que BlackRock a émergé à partir de 2008 et sur les ruines du monde bancaire qui avait perdu la confiance du public.

      • Par parasite, je pensais aux banques, sans doute forcées par l’état. Vous ne pouvez plus acheter d’obligation sans passer par le système bancaire. Même un ETF ne me semble pas être évident à acheter directement.
        Or les frais bancaires sont de l’ordre de 100 Euros min. Et cela croit avec le nombre de lignes.
        Pour un petit épargnant, c’est dissuasif, sans compter la paperasserie pour si peu, plus les impôts.
        À Luxembourg, si vous avez plus de 600 Euros de revenus annuel en intérêts, vous devez faire une déclaration d’impôt.
        Et vous risquez bien de payer un supplément de 2000 Euros d’impôts en rappel, soit plus que le gain réalisé.
        Autant dire que c’est dissuasif.
        Sinon, cela vous pousse vers des acteurs comme Google, Amazon qui ne distribuent pas les bénéfices, et là pas de taxe.
        Grâce à la bêtise illimité des états européens, on finance les géants US.
        Bien joué.

  • je prend le pari que c’est ‘augmentation de la CSG qui sera imaginée par la CFDT pour éviter l’age pivot

    • L’âge pivot ne sert à rien donc…

    • @claude henry et donc ce n’est pas « bonnet blanc et blanc bonnet »?
      Syndicats et élus ont tous le même intérêt à ne pas vouloir faire aboutir aucune négociation.
      le pays négocie chaque renouvellement de mandature pendant toute la durée de cette dernière et la suivante pendant la campagne électorale promet de renégocier etc etc …..!
      Malheureusement seul une dictature pourra envisager de remettre le pays d’équerre avec toutes les conséquences collatérales hélas.

      • A aucun moment dans l’histoire de l’humanité, une dictature a pu remettre un pays d’équerre. le mettre plus bas que terre et après une période de chaos, le pays se redresse sur des bases libérales et/ou démocratique, ça oui, mais sinon … toujours le rêve bien français de l’homme providentiel…

        • en effet , en ce qui concerne la france peut etre qu’un accident de ce type pourrait nettoyer les ecuries d’augias , pour repartir sur d’autres bases?

        • @stéphanne vous affirmez comme tous les ignorants des contres vérité à la tonne.
          Votre fébrilité….par charité…. transpire à chacune de vos phrases tout comme pour reactitude qui n’est qu’un perroquet.
          considérez que par charité je me suis autocensuré.
          Cordialement

        • @stéphane12 je me dis en vous lisant, quel gâchis… un homme en 2019 qui affirme de façon péremptoire tout connaitre sur le bout des doigts la préhistoire et qui exprime sa pseudo science sur le forum de contrepoint. Que n’avez-vous rejoint l’académie???
          Vous devriez vous documenter sur certain dialogues d’un certain M. Audiard qui exprime ce que de nombreux lecteurs pensent de vous.
          Nous vivons une époque moderne.

    • Ce qui a dû faire partie de la concertation-de-18-mois-très-transparente-très-démocratique. L’âge pivot étant un leurre puisque qu’il atteint déjà 63 ans et demi…CQFD
      Par ailleurs,@claudeHDC, vous pouvez aussi affirmer que les régimes spéciaux ne perdront rien, tout sera transformer en points, il s’agit juste de faire payer les contribuables-qui-ne-disent-rien et consentent-à-l’impôt dont M. Martinez s’est fait le catalyseur en disant que : »la société civile les soutenait ». Bigre, on ne m’a rien demandé, j’en ai marre de faire partie d’une société civile qui cautionne des trucs pour lesquels je ne consens pas

  • Peu importe la réponse de Berger car il est nécessaire de travailler plus. Tout le reste c’est de la poudre de Perlimpinpin. Édouard le sait et Emmanuel,aussi.

    • Pas forcément. L’équilibre du système, dans le cas d’une évolution défavorable de la pyramide des âges, peut être obtenu de 3 façons différentes, non exclusives l’une de l’autre :
      1. Augmentation des cotisations ou de la durée de celles-ci
      2. Recul de l’âge de départ
      3. Diminution des pensions

      Et au final, tout se résume à une seule question : qui avantager/pénaliser, l’actif ou le retraité ?

      La retraite par points aurait pu être l’occasion de revoir à la baisse le montant des pensions, par exemple en maintenant l’âge de départ à 62 ans, sans décote. Voire en autorisant à partir plus tôt mais avec décote. Chacun étant libre par ailleurs de se constituer une retraite supplémentaire par l’épargne.
      Dans un pays où l’emploi des séniors est faible, le chômage important, et le niveau de vie moyen des retraités plutôt correct, cette solution n’était pas à écarter d’emblée pour les futurs retraités.
      Le gouvernement n’a pas eu le courage ne serait-ce que de l’étudier…

      • Le système de bonus/malus et le système où un euro cotisé donne le même nombre de points sont antagonistes. Je pensais que la question de l’âge pivot était là pour fournir un point important que le gouvernement pouvait abandonner afin de sortir de la crise, mais ça ne résiste pas au rasoir de Hanlon 2.0 : ne jamais attribuer à l’astuce des dirigeants ce que leur bêtise suffit à expliquer. La seule solution passe par l’abandon, graduel s’il le faut, de tout autre principe que « chaque euro cotisé donne le même nombre de points, et aucun point n’est attribué sans euro cotisé », et par la mise en place, cachée s’il le faut, d’un « pilier » de capitalisation qui décharge les générations futures de devoir subir un contrat qu’elles n’ont jamais signé et qui les contraint au-delà du supportable.

        • J’ajoute que le système par points contient en lui-même sa propre incitation à partir plus tard pour avoir plus de points…

        • @michelO 18H38 merci pour la citation. Ceci dit, l’originale sauf erreur de ma part est :il ne faut jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise seul peut expliquer.

        • Sur le fond, on est totalement d’accord. Ni l’âge pivot ni même l’âge minimal de départ à la retraite ne sont nécessaires dans une retraite à points.

          L’âge pivot est ici la traduction dans le nouveau système du régime de décote actuel entre 62 et 67 ans (5 % de décote par annee manquante). Il permet de conserver un niveau de retraite à peu près identique en moyenne à la situation actuelle.

          Les gagnants sont les carrières incomplètes (dont les femmes et les cadres), les perdants les carrières complètes à 62 ans.

          Il est possible qu’il serve aussi à financer quelques unes des mesures annoncées, comme par ex la retraite à 1000 euros.

      • Ce qui me choque c’est d’imposer un système à tout un pays, sans lui demander son avis, après un long et clair exposé sur les enjeux, les solutions pour y remédier et des débats de tous et enfin à une décision prise par tous; voir plus loin mon commentaire

    • …il me semble que le problème de chômage devrait être réglé en priorité, qui ressouderait beaucoup d’autre problèmes

  • « Penser que BlackRock a inspiré tout ce mécano défavorable aux cadres, alors que l’État y trouve plus que son compte, est clairement exagéré et relève de la théorie du complot. »
    Ma foi, quand Macron rencontre (plusieurs fois) ces braves péquenots américains, devrait-on penser que c’est juste pour prendre le pouls de l’Amérique profonde? Ou de savoir si le Delaware ne serait pas, par hasard, un paradis fiscal d’après internet? C’est quand même simple, du moment qu’il y a des paquets de tunes (captifs) à prendre, cela ressemble un peu beaucoup à l’or de la banque de France + JP Morgan + Goulard.
    Franchement, nous prendre pour des bulots à ce point…

  • L’épargne retraite est louable une fois qu’on a assuré un minimun garanti pour tout le monde d’une retraite de base correcte sans aucune décote!

  • Le dispositif d’autant moins attractif que l’Etat finira pas faire main basse sur l’épargne par capitalisation lors de la prochaine faillite de la répartition, au nom de la solidarité évidemment.

    • le respect de la propriété privée est très fragile en France !

    • Ce scénario dans un pays comme la France est toujours possible, c’est pourquoi il faut interdire aux administration (l’état) de s’occuper de nos affaires et surtout de notre retraite. LIBERTE

    • L’objectif premier de cette réforme est de faire main basse sur les provisions de 194 milliards des différentes caisses privées pour financer les trous des retraites des régimes spéciaux qui n’ont jamais JAMAIS été cotisés. Attention, malgré les assurances d’E Philippe et d’E Macron de ne pas y toucher. Car réfléchissez dans le nouveau système universel à quoi serviraient ces 194 milliards. Vous avez à faire à des énarques.

  • je reste au demeurant toujours très surpris de découvrir qu’au gré de la volonté politique de nouveaux, (experts depuis toujours), quinquagénaire, sexagénaire et septuagénaire qui il y encore cinq ans ou moins étaient tous d’illustres inconnus et qui soudain, mieux qu’à lourdes, sont ceux qui possèdent LA VERITE et dont tous le monde doit admettre la philosophie.

  • Entre les « méchants »fonds de pensions et l’Etat français qui par clinetélisme/lâcheté/idéologie aidé des syndicats qui ne représentent même plus leur ombre s’est toujours révélé être un piètre gestionnaire je me demande lequel choisir? Existe t- il des fonds de pensions avec 4200 milliards d’Euros de déficit?

  • je dois dire qu’ayant été juste accusé de complotisme récemment pour simplement être écarté d’un débat…je trouve l’introduction gênante..on a des éléments de preuves ou pas..

  • Excellent ! Merci !

  • Moi personnellement je (j’adore cette triplette égocentrique) préfère confier mon épargne à une boite qui a 7’000’000’000’000′ dans sa cassette qu’à une énarchie qui a 2’000’000’000’000′ dettes !

    Pas vous ?

  • On nous dit que c’est un changement de système des retraites, alors que le système actuel est la répartition. La retraite par points est un mode de calcul qui se substitue à la trimestrialité. Ce n’est donc en rien un changement de système. Changer de système serait par exemple d’évoluer vers la capitalisation.
    Faisons un comparatif, actuellement il faut cotiser pendant 172 trimestres (43 ans) pour obtenir une retraite moyenne de 1.381 euros par mois tous régimes confondus (privé, public) selon le rapport 2019 de la DREES. Pour un salaire net mensuel de 2.000 euros par exemple les cotisations retraite sont de 27,2 % où encore 544 euros par mois soit un cumul de versements de 280.704 euros sur 43 ans et une retraite de 1.381 € ou un rendement de 5.90 % sans amortissement du capital, si amortissement du capital sur une espérance de vie de 26 ans (moyenne observée INSEE), au taux de rentabilité de 5 % on obtient une retraite de 1.609 euros par mois soit 16,51 % de mieux. Voilà pour la répartition maintenant version capitalisation, les mêmes versements de cotisations de 544 euros/mois au taux de 5 % l’an par exemple, le capital constitué au terme de 43 ans serait de 985.283 euros la rente perçue serait de 4.105 euros par mois, réversible en totalité au conjoint survivant, à la condition que l’état ne prenne pas de droit de succession sur ce capital (qui peuvent atteindre 45 % maximum).
    Vive la liberté

  • Après en avoir discuté avec mes amis « de gauche », je vous confirme que Blackrock joue à merveille son rôle d’épouvantail qu’il sera donc sans doute très utilisé dès la semaine prochaine (mes amis sont en train de préparer la grève de jeudi). Pensez donc, un nom un peu mystérieux (idéal pour un complot), une activité incomprise (pour eux c’est un fonds de pension) et la nationalité américaine, c’est du gâteau pour la propagande.

    • @Synge-BlackRock n’est pas un fonds de pensions mais un gestionnaire d’actifs comme Fidelity, Franklin-Templeton etc. ou AMUNDI ASSET MANAGEMENT /Crédit Agricole , AXA INVESTMENT MANAGERS / AXA etc. Il est exact que les gauchos n’y connaissent rien et sont prêts à tout et puis les journaleux ne corrigeront rien puisqu’ils sont aussi gauchos…

  • Tous les parasites collectivistes ont peur de voir disparaître leur fonds de commerce . Rien à craindre les énarques et députés à roulettes protègent leurs privilèges. Pourquoi les fonctionnaires ont-ils droit au régime ERAFP régime par point et capitalisation instauré par la loi Fillon de 2003 . Et le régime Prefon Drôle d’oubli . Mal récompensé l’auteur.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Évidemment, en France, ce titre risque d'être considéré comme une provocation. C’est un peu comme si on ouvrait un parapluie à l’intérieur d'un logement, ou si on proférait des injures à l’égard d’un défunt dans la chambre mortuaire.

La répartition est injuste

Aussi, dois-je m’efforcer de présenter immédiatement, non pas les excuses que certains lecteurs attendent peut-être, mais des arguments sur ce que j’avance.

Les voici :

Le système de retraite par répartition consiste à payer les retraites des pensionnés en prélevant... Poursuivre la lecture

suisse
4
Sauvegarder cet article

Un sondage (Smartvote) fait en Suisse, le 19 août 2019, révèle que la majorité des candidats à la députation est en faveur d’un recul de l’âge de la retraite à… 67 ans. Impensable ici.

Pourtant, s’il y a une chose à expliquer dans cette période de consultation sur la loi retraite, c’est comment s’en tirer, chez nous, sans bouger significativement l’âge de la retraite ni augmenter la durée de cotisation ?

 

Surcharge pour les entreprises

Rappelons quelques faits.

En 1983, quand Mitterrand a lancé l’idée de la r... Poursuivre la lecture

Suisse
3
Sauvegarder cet article
La réforme de l'AVS (assurance-vieillesse et survivants) passe de justesse

Alors qu'en France on s'interroge sur la procédure à suivre au Parlement – consultations ou passage en force, l'un n'excluant pas l'autre – pour réformer notre système de retraites qui en aurait grand besoin, et qu'on s'achemine vers une confrontation de muscles plutôt que de cerveaux, l'ensemble des Suisses en âge de voter s'est vu conférer le pouvoir de décision en vertu de la Constitution pour un objet et d'une demande de référendum pour l'autre.

(Sou... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles