L’étrange longévité de l’idéologie socialiste

La pertinence de l’intervention étatique dans l’économie est devenue un tel lieu commun qu’il est aujourd’hui impossible de la contester sans provoquer un tollé.

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L’étrange longévité de l’idéologie socialiste

Publié le 20 novembre 2019
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Par Boris Lapeyres de Cabanes.

 

Ce n’était pas le vrai socialisme.

De multiples variantes de cette petite phrase se retrouvent à tout-va dans les sections de commentaires des articles traitant de la situation vénézuélienne, de l’URSS de Staline, des khmers rouges ou de la dictature cubaine.

Fascinante idéologie que celle qui n’a aux yeux de ses défenseurs jamais été appliquée, alors même que Chavez, Lénine, Staline, Pol Pot, Mao ou Castro se revendiquaient socialistes.

Il est d’ailleurs amusant de constater le mutisme d’un Corbyn ou d’un Mélenchon – pourtant prompts à dénoncer un coup d’État dès les premières manifestations contre le régime de Maduro – sur la dégringolade vertigineuse dans l’anarchie d’un pays dont ils ont applaudi les dirigeants depuis le début du siècle. Si l’attitude extrémiste de deux marxistes est compréhensible puisqu’elle constitue leur gagne-pain, la défense fervente de certaines figures communistes, des régimes qu’ils ont établis et surtout de l’idéologie sous-jacente – le collectivisme – demeure à mes yeux un mystère.

Comment expliquer cet attrait d’une frange importante de la population des pays développés pour une idéologie qui a entraîné des désastres à chaque fois qu’elle a été appliquée ?

La désinformation

Elle est la raison première de l’engouement populaire pour les idées socialistes.

Il est éclairant de se souvenir, pour remettre dans une perspective historique une tendance qui est encore tout à fait d’actualité aujourd’hui, des élans de défense du communisme de Sartre, et du soutien quasiment unanime dont il disposait dans l’intelligentsia française des années 1950.

Tandis que l’URSS, au sommet de sa puissance, remplissait allègrement l’archipel du goulag, dans les hautes sphères de la société française, il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. L’apologie du communisme est encore aujourd’hui relativement courante dans les pays développés, où certains partis se revendiquent communistes, trotskistes, ou d’autres variantes sans susciter la moindre indignation.

Il est intéressant ici de rappeler que ce révisionnisme historique est presque entièrement absent des pays d’Europe de l’Est, où le sujet est aussi sensible que le nazisme l’est en France ; la première cause de l’attachement des Occidentaux, et en particulier des Français, au collectivisme tient donc sans doute à leur ignorance des crimes sans précédent commis de l’autre côté du rideau de fer. Cette explication, qui a certes sa valeur, n’explique que superficiellement ce phénomène, qu’il convient de regarder à travers le prisme de la diffusion de l’information.

Au premier tour de la présidentielle de 2012, 39 % des journalistes ont déposé un bulletin de vote pour François Hollande, 19 % pour Mélenchon, 18 % pour Sarkozy. Au second tour, ils sont 74 % à voter Hollande. Les chiffres sont encore plus criants aux États-Unis, où seulement 4 à 7 % des journalistes se considèrent conservateurs.

Difficile alors de ne pas reconnaître que la classe médiatique affiche une certaine complaisance à l’égard des régimes socialistes du monde entier ; il est par exemple éclairant de lire les explications données au suicide vénézuélien dans la presse française (ici notamment) : en oubliant assez largement les causes les plus évidentes et les plus profondes du drame (les expropriations en chaîne, la chute de la productivité qui en a résulté, le contrôle des changes, l’arrivée au pouvoir d’une élite kleptocrate dissuadant l’investissement, etc.), il devient relativement aisé de faire passer pour un triste enchaînement de circonstances ce qui a été l’application méthodique des préceptes socialistes.

De la même manière, tandis qu’il est fréquent de trouver des condamnations du régime de Pinochet et qu’il est de bon ton de considérer Thatcher comme l’incarnation du diable, il est rare de trouver des analyses objectives du régime d’Allende, qui avait en quelques années réussi à mettre à terre l’économie chilienne et promettait au pays un destin similaire à celui que connaît le Venezuela aujourd’hui.

Comment ne pas concevoir, dans ces conditions, l’attrait d’une partie des Occidentaux pour les idées socialistes, présentées comme victimes de circonstances malheureuses et de conflits orchestrés à Washington ?

Si la désinformation pratiquée par une classe médiatique coupée de la réalité explique assez bien le ruissellement des idées socialistes parmi toutes les strates de la population des pays occidentaux, cette théorie n’explique en vérité qu’un aspect de cet amour pour des idées liberticides ; encore faut-il expliquer d’où vient, dans l’intelligentsia des pays occidentaux, la passion pour le socialisme.

L’étatisme, une religion séculière

Commençons par un bref retour historique sur le socialisme.

Le XIXe dont je fixe arbitrairement le début à 1789 est sans doute le siècle qui voit le plus de bouleversements politiques en Europe depuis le Ve siècle, qui avait vu la chute de l’Empire romain d’Occident. Çà et là, les révolutions secouent les principales puissances du continent : 1848 verra éclater des révolutions en Italie, en France, dans les États germaniques, puis à Vienne.

Le pouvoir papal, déjà mis à mal par Bonaparte, qui fait signer le Concordat en 1801, puis Napoléon, qui fait emprisonner Pie VII en 1809, subit un nouveau camouflet avec L’origine des espèces de Darwin, La vie de Jésus de Renan, et continuera d’être balloté vers la fin du siècle à mesure que la laïcité sera érigée en principe d’action publique à travers l’Europe. Cet affaiblissement de l’Église est à mes yeux un point crucial dans l’avènement du socialisme.

Sur le plan sociétal, si la première révolution industrielle a moins été une révolution qu’un lent processus d’adoption de nouvelles techniques de production, la seconde, elle, aura un impact majeur sur les populations européennes, à mesure que la mécanisation poussera de plus en plus d’ouvriers agricoles vers les villes : plus de 3 millions de 1880 à la Première Guerre mondiale en France.

J’attribuerai l’émergence du socialisme comme idéologie de masse à ces deux facteurs : le déclin progressif de l’Église et de ses prérogatives d’une part, et de l’autre les révolutions industrielles qui ont réuni des pans importants de la population dans les quartiers industriels des grandes villes.

Si la seconde paraît assez évidente, ou du moins est fréquemment invoquée, la première tient pour moi aux nombreux emprunts du socialisme à la religion : des prophètes érigés en martyrs (Rosa Luxembourg, Karl Liebknecht et bien plus tard, Ernesto Guevara), l’idée d’un salut obtenu par l’adhésion au culte (même si le salut socialiste est collectif et matériel, là où le catholicisme promettait un salut spirituel individuel) et la désignation d’une source du mal qui dans une tradition très rousseauiste se trouve dans la société capitaliste.

Là où les peuples soumis à l’Empire romain cherchaient un secours spirituel dans l’au-delà par l’adhésion au christianisme, les ouvriers du XXe siècle voient dans le socialisme un secours terrestre qui leur fait miroiter la fin de la bourgeoisie et la société sans classes. Chacun de ces aspects pourrait faire l’objet d’une thèse, mais je préfère éviter de rendre ce texte indigeste au lecteur, aussi me contenterai-je de ne lui laisser que des pistes de réflexion.

Tandis que l’idéologie (la croyance, devrais-je dire) socialiste s’emparait du vide spirituel laissé par le déclin de la religion, l’État, lui, s’emparait des prérogatives qu’occupait auparavant l’Église, saisissant cette occasion pour renforcer sa légitimité et acheter la paix sociale en se prémunissant contre des répétitions des révolutions qui avaient agité le XIXe siècle.

Le socialisme pur, au sens de collectivisme, deviendra la religion séculaire du XXe siècle, avec les désastreuses conséquences que l’on connaît, mais là où le socialisme procède par coups d’éclat (ou plutôt par coups d’État, en ce qui concerne 1917 en Russie, 1953 à Cuba, 1975 au Cambodge), l’étatisme – la croyance presque aveugle dans le bien-fondé de l’action publique dans un nombre toujours croissant de secteurs – se répand de manière plus insidieuse, en prétextant l’aide aux plus démunis pour s’emparer de domaines autrefois laissés à l’initiative privée dans l’assurance sociale, la négociation salariale, le temps de travail, le mariage (qui constitue le meilleur exemple d’attribut de la religion repris par l’État), la charité, l’éducation, etc.

Cette pénétration de l’étatisme jusqu’au plus profond des sociétés occidentales, et particulièrement en France, en a fait une religion séculière toute-puissante, dans laquelle l’action de l’État devient la norme et la responsabilité individuelle l’exception, ce qui est très bien démontré par la réaction unanime de condamnation des propos de Julie Graziani, poussée vers la sortie pour sa saillie : défendre l’idée que l’individu est responsable de ses choix personnels et que ce n’est pas à la collectivité dans son ensemble de corriger les errements de certains de ses membres est une cause de vindicte populaire.

On me reprochera de mêler deux croyances distinctes : le collectivisme (ou socialisme radical, tel qu’il a été appliqué à Cuba, en URSS, au Chili, etc) et l’étatisme (croyance qui fonde le socle des social-démocraties).

Que le lecteur ne se méprenne pas : la différence entre les deux est une affaire de degré et non de nature, et poussé à son paroxysme, l’étatisme est une dictature bienveillante dans laquelle le libre-arbitre a été aboli pour le bien de l’individu. Tandis que le socialisme parle à la frange des éternels romantiques qui voient dans la société socialiste l’avènement de l’Homme nouveau, l’abolition du rôle de l’argent dans les rapports sociaux et l’égalité absolue, l’étatisme promet l’assurance d’une vie garantie par un État bienveillant à ceux qui ne voient pas de mal à céder une partie de leur libre-arbitre contre un peu de sécurité.

Ces quelques lignes compléteront mon propos. En tant que petit frère timide du socialisme, l’étatisme instille dans tous les segments de la population l’idée selon laquelle les défaillances du marché peuvent être résolues par l’intervention de l’État, sans jamais poser la question des défaillances de l’État.

La pertinence de l’intervention étatique dans l’économie est devenue un tel lieu commun qu’il est aujourd’hui impossible de la contester sans provoquer un tollé, et que le capitalisme ultralibéral est régulièrement fustigé d’un bout à l’autre du spectre politique. Telle une nouvelle religion (il est d’ailleurs consternant de voir à quel point le pape François adhère à ces principes), l’étatisme organise un culte de l’État dont l’un des dramatiques résultats est le révisionnisme de l’histoire des pays communistes ou anciennement communistes, au mépris des récits des peuples du Bloc de l’Est ou de ceux, plus récents, des émigrés vénézuéliens, cubains, ou nord-coréens. Malheureusement, il y a fort à craindre qu’aucune dose de faits ne parvienne à changer les esprits ; comme le disait si bien Alexis de Tocqueville en 1840,

L’incrédulité est un accident ; la foi seule est l’état permanent de l’humanité.

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  • excellente analyse bravo
    j’ajouterai qu’on perçoit la mutation du socialisme vers l’écologisme en renforçant de fait
    la pénétration de l’etat , jusque dans les comportements du citoyen.. et si « l’internationale
    n’a pas sauvé le genre humain » mais l’a asservi , la « sauvegarde de la planete » finira le travail

    • Le socialisme est un des plus puissants outils pour conquérir le pouvoir et dans la foulée instaurer une dictature : gare à ceux qui ne fileront pas droit, le moindre écart . . .

    • En fait, le socialisme n’est qu’un retour atavique et archaïque au tribalisme . Cf : https://ml2d.fr/les-biais-cognitifs-herites-de-lepoque-neolithique-et-leurs-consequences-en-politique/

      • Dans une perspective évolutionniste, les analyses de Pascal Boyer sont également éclairantes quand à comprendre pourquoi les cerveaux humains sont « programmés » pour ne pas aimer le marché libre et impersonnel qui caractérise l’économie d’aujourd’hui (Pascal Boyer, Mind makes societes).
        Dans une perspective purement cognitiviste, Bryan Caplan identifie également quatre biais cognitifs qui déforme notre perception intuitive de l’économie : (les noms donnés à ces biais sont difficiles à retraduire en français mais je vais essayer) : le biais anti-marché (ou la difficulté d’appréhender le phénomène de la main invisible), le biais anti-étranger, le biais de la défense du travail contre le machinisme (ou l’idée qu’il faut éviter tout ce qui permet d’économiser du travail humain) et le biais pessimiste (qui nous donne l’impression que les choses vont toujours de mal en pi au niveau économique, et donc que le capitalisme est un système pourri).

  • comment ne pas tomber dans ce que permet la démocratie ?..voler légalement celui qui vous fait envie…

    si on ajoute le fait que les lettrés sont envieux du pouvoir des gens font du commerce..et pensent donc que le libéralisme ne les récompensent pas à la hauteur de leur « mérites »..

    l

  • il faut avouer aussi que les entreprises préfèrent de loin travailler pour l’etat ou les collectivités le contribuable c’est plus stable que le client.. ceci explique cela

  • Ça confirme que le socialisme remplace la religion. (Que l’écologie est la nouvelle couche que l’on ajoute à ce merdier). La banque centrale d’Angleterre attribue nos problèmes économiques aux cryptos et au climat. La Fed accuse les stablecoins. Et moi j’accuse le socialisme de ruiner le monde pour mieux l’asservir. Mais comme 80% des gens en profitent d’une façon directe ou indirecte, le socialisme continuera à changer la réalité des autres. La raison, la vérité, la réalité, autant de choses que l’humain peut transformer à sa guise. Tant que ça marche.

    • quand le problème est l’inégalité..
      la solution est le socialisme..
      quand le problème est la pauvreté la solution est la liberté.

      et quand vous arrivez à penser que le problème est la prospérité globale la solution est l’ecologie qui est un socialisme qui peut « réussir ».

      quand le problème est l’impact sur la nature sauvage, la solution est l’augmentation de productivité ou le massacre.

      nous avons affaire à des idéologues et des menteurs.
      beaucoup ne veulent pas le socialisme…ils veulent juste des richesses qu’il e peuvent produire eux m^me .

      • « et quand vous arrivez à penser que le problème est la prospérité globale la solution est l’écologie qui est un socialisme qui peut « réussir ». »
        çà je demande a voir

        • En réalité c’est plus: sur quoi l’on veut fixer sa route. L’on constate que le socialisme focalise sur les problèmes ! Alors qu’en réalité il faudrait focaliser sur le bonheur, la richesse, la réussite, le développement personnel (etc…). C’est un choix, un paradigme que la « masse » ne peut pas comprendre puisqu’elle se trouve en bas de la pyramide. Et l’on sait bien que nous sommes fainéants par nature. Pourquoi monter quand l’on peut faire descendre les autres. C’est la logique du socialisme (pour les noobs) 😉

      • l’inégalité n’est pas un problème, c’est un problème uniquement pour les jaloux et les envieux

    • Ne pas oublier que les idéologies et les religions sont le fait des hommes.
      La religion, c’est au départ, pour certains, régner sur les esprit, signaler ses vertus pour affirmer sa supériorité morale sur l’autre et le dominer.

  • 74 % des journalistes ont votés Hollande!
    Et pour Macron? Quel pourcentage?

    • Probablement davantage! Mais le plus drôle est que les économistes avaient appelé à voter pour Hollande, car ils trouvaient son programme économique excellent! On a vu ça! Cela en dit long sur la qualité des économistes français, toujours marxistes!
      En fait je pense qu’il y a un problème intellectuel, les gens ont du mal à admettre la réalité. Ce qui explique que les intellos (qui se prétendent tels) aient plus de mal que le péquin normal. Jules César disait déjà en son temps que l’homme croit en ce qu’il veut. Rien n’a changé! Ils ont beau avoir les faits sous le nez ils refusent de les admettre. Le réchauffement le confirme. La vague de froid de -50° en Amérique du nord fut attribuée au réchauffement. Le grotesque ne les effraie pas!

    • Et encore, Sarkozy est un pseudo-libéral, un crypto-socialiste. La pensée socialisante concerne sans doute plus de 90% des journalistes français.

  • Bravo jeune homme ! Il est réconfortant de constater qu’il reste des gens lucides parmi vous, même si votre conclusion est fort pessimiste, à l’image de votre père spirituel H16, si je peux me permettre de filer la métaphore religieuse.

    Pourtant, j’ai bon espoir que vous ayez aussi l’inventivité et l’énergie pour nous sortir du merdier dans lequel notre génération nous a tous plongé. Sur CP on ne manque pas d’analyses* mais de solutions. Au moins notre site est-il un début de réponse à la doxa journalistique que vous fustigez. On se rassure comme on peut.

    * même si on s’y étripe religieusement sur le thème éternel du « plus libéral que moi tu meurs ».

  • Je n’ai malheureusement pas le temps ce matin de développer mon propos, mais je ne partage pas la vue de l’auteur. C’est encore un point de vue très occidental donc partiel (qui en soi est discutable aussi) donc il ne peut pas servir d’explication générale. Par exemple parler de croyance pour l’étatisme est curieux. A ce moment là tout est croyance même la responsabilité individuelle. On peut penser que dans chaque individu il y a une part responsable et une part de déléguation. Qu’il ne s’agit pas de croyance mais de dispositions naturelles qui sont variables d’un individu à l’autre. L’idéologie n’étant que la part radicale. La suite peut-être ce soir.. sauf si j’ai -50. LOL !

    • Dans les grands singes ou les loups cela est assez évident. Un mâle alpha et une meute. L’humain n’est pas très loin de cela. Sauf que notre cerveau est quand même plus développé. Certains socialistes diraient trop. Cela nous discrédite pour les choix politiques ou religieux lorsque nous mettons notre propre survie en jeu. Le socialisme est une religion politique morbide qui vise à réduire l’humain à sa partie animale et le fixe sur ses vices. Pour moi c’est clairement une impasse. Comme certaines religions ou l’écologie. Il manque juste à l’article une référence aux anglo-saxons qui ont viré le pape et le catholicisme. Curieusement leur économie s’en trouve mieux. Donc l’auteur a raison en comparant socialisme et religion.

  • Soit on a un vision élitaire de l’organisation sociale avec une caste dirigeante qui sait mieux que le peuple ce qui lui convient, soit les dirigeants sont au service de la société et respectent l’autonomie des personnes. Le premier cas se termine toujours par une dictature. Mais cette dernière peut prendre différentes formes: violente ou douce, nationale ou supranationale. Elle se présente toujours au départ avec de nobles intentions (y compris… la liberté) : il faut être conscient qu’une vie libre est un trésor fragile qui demande la vigilance…
    « Une organisation sociale ne saurait être bonne en soi, elle ne l’est que dans la mesure où elle contribue au bien des individus la composant. Lui donner le pas sur les personnes, c’est subordonner la fin aux moyens et ce qui se passe quand on renverse ainsi l’échelle des valeurs a été clairement illustré par Hitler et Staline. Sous leur hideuse autorité, les fins personnelles étaient soumises aux moyens de l’organisation par un mélange de violence et de propagande, de terreur systématique et de manipulation non moins systématique des esprits.
    Dans les dictatures plus efficaces de demain, il y aura sans doute beaucoup moins de force déployée. Les sujets des tyrans à venir seront enrégimentés sans douleur par un corps d’ingénieurs sociaux hautement qualifiés. Un défenseur enthousiaste de cette nouvelle science écrit: « Le défi que relève aujourd’hui le sociologue est le même que celui des techniciens il y a un demi-siècle. Si la première moitié du vingtième siècle a été l’ère des ingénieurs techniques, la seconde pourrait bien être celle des ingénieurs sociaux » – et je suppose que le vingt et unième sera celui des Administrateurs mondiaux, du système scientifique des castes et du Meilleur des Mondes. » (Retour au meilleur des monde, Aldous Huxley, 1957)

  • Article intéressant. Qui pose, à mon sens, une question fondamentale très largement inexploitée, notamment de ce côté de l’atlantique.

    Je partage en général l’analyse de l’auteur.
    Je pense cependant qu’elle n’a pas la perspective historique nécessaire (l’idéologie socialisante est aussi vielle que l’humanité) et ne remonte pas aux causes premières de cet état de fait.

    Pour ma part, je pense qu’elles sont à rechercher du côté de la condition humaine – l’origine de nos traits de personnalité fondamentaux – et devraient, par conséquent, engager le champ de recherche de la génétique comportementale.

    • Effectivement la génétique prédispose à un comportement. De même l’intelligence et la force musculaire. L’impact de nos actions a une répercussion directe sur notre génome c’est maintenant prouvé. Que penser d’un pays qui sombre depuis 40 ans dans le socialisme ? Quelles sont les conséquences physiques et psychologiques ? Je crois que l’on sous estime le pouvoir destructeur du socialisme. Il n’est hélas pas qu’économique.

      • « L’impact de nos actions a une répercussion directe sur notre génome c’est maintenant prouvé »

        Références SVP ?

        • Je ne suis pas là pour éduquer ou informer. Alors soit vous êtes intéressé par cela et vous trouvez l’info vous même, soit vous trollez.

          • Bonjour l’esprit de dialogue… auriez-vous du mal à retrouver vos sources ?

            • Non mes sources sont dans ma tête ! Je n’ai plus les liens et je n’en ai pas besoin. Cherchez les peuples qui vivent sous la mer (cueillette et chasse sous marine). Ou encore l’influence de l’altitude sur le génome des populations vivantes en haute altitude. Le milieu/et/ou les actions modifient le génome.

            • Mot clé : épigénétique

              • Merci.
                Vérification faite, c’est bien ce que je pensais : l’environnement joue sur l’expression de nos gènes, et non sur le génome proprement dit.

                « « mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible (lors des divisions cellulaires) et adaptative l’expression des gènes sans en changer la séquence nucléotidique (ADN) »
                cf https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pig%C3%A9n%C3%A9tique

                • Si cela vous fait du bien d’avoir raison. Bravo. J’essayais d’avoir un débat sur la beauté de l’humain. De la puissance que l’on a sur nous-mêmes et notre environnement. C’est magnifique. Mais à priori il n’a pas beaucoup de gens qui arrivent à comprendre ces choses. C’est dommage. Ça aiderait probablement l’économie, la politique, les rapports humains. Et même un respect des autres et de la nature. Je dois avouer que je ne suis pas à ma place ici, et c’est HS. Le départ était l’idéologie Marxiste. Je voulais essayer d’expliquer le raisonnement de nos leaders socialistes et marxistes. Que ces gens sont intelligents. Seulement qu’ils pensent faire le bien alors que leur seul objectif est de se servir eux mêmes. Le libéralisme est en ce sens la philosophie qui permet de comprendre plus et de dépasser le cadre du soi. Souvent en France l’on considère à tord qu’il s’agit d’égoïstes centrés sur eux-mêmes. Finalement c’est l’inverse. Mais bon je ne sais pas pourquoi j’essaye d’écrire car personne ne me comprend. Désolé.

          • Vous êtes là pour quoi ?

            • Sophisme de la double faute : soit vous ne me posez pas de questions sur ce que j’affirme, car je peux affirmer des trucs énormes sans preuve, soit vous êtes un troll.
              Vous êtes à mourir de rire Nobilis.

            • Oui en fait je me demande des fois. Je ne suis pas certain d’être au bon endroit. Vous auriez trouvé la sortie ? Je suis perdu depuis un moment et je tourne en rond. J’ai l’impression que ça n’avance pas très vite ici.

    • Oui, la volonté de dominer dans une perspective universaliste et uniformisante semble inscrite dans la nature humaine. C’est la civilisation qui permet de l’endiguer, de même que la loi du plus fort.
      Le mythe de la tour de Babel a été écrit il y a près de 3000 ans…

  • Bonjour,
    Je ne pense pas que le socialisme a à voir avec le religieux. Ou plutôt que le socialisme et la religion procède du même mécanisme; la servitude volontaire.
    Dieu est mort disait Zarathoustra. On peut le proclamer, mais si la recherche de protecteurs persiste, cela reste vain.
    L’homme est un primate tribal qui a évolué en se structurant autour d’un chef et d’un sorcier,
    évolution multi-millenaires dont il est difficile de se départir.
    Aujourd’hui, le chef est l’état, le sorcier l’état providence.

  • La dernière phrase est bien: L’incrédulité est un accident ; la foi seule est l’état permanent de l’humanité. Si Dieu a crée l’humain alors il a été radin sur les ingrédients ! L’on recherche en permanence un idéal plus grand que nous. L’on a créé Dieu pour éviter de porter le fardeau de la création. En réalité l’humain est parfait et est capable de transcender son état animal. Nous sommes capables de modifier le réel selon nos désirs. Les plus belles inventions (comme les pires) ne sont-elles pas suffisantes pour avoir enfin confiance dans l’humain ? La grande force du socialisme (comme dans 1984) c’est d’avoir des leaders conscients de ces choses et d’appliquer une politique afin d’avoir la paix sociale sans dépenser trop d’efforts. Il se trouve que la majorité des gens n’ont pas envie de porter ce fardeau de perfection. Le socialisme est donc la réponse à un besoin de médiocrité. Donnons aux gens ce qu’ils veulent.

    • « En réalité l’humain est parfait et est capable de transcender son état animal »

      La mort aussi ?

      • Lol. Je suis mdr. Ptdr. C’est vrai que comme disait Coluche: « pour certains ça va être dur ». Désolé pour eux. Mais même dans l’imperfection l’on peut y trouver du beau. Même plutôt deux fois qu’une. C’est une chance. Non ?

        • À part les phrases grandiloquentes ( cf mon commentaire initial – parce que je ne mets pas « Lol. Je suis mdr. Ptdr. C’est vrai que comme disait Coluche: « pour certains ça va être dur ». » dans cette catégorie) et les affirmations gratuites, vous avez des arguments, des références, quelque chose de tangible ? Le troll, c’est celui qui affirme gratuitement, ou celui qui demande des développements ?

        • Bon, je m’aperçois que par deux fois (c’est un hasard, que vous me croyiez ou non), j’ai voulu vous demander des éclaircissements sur des affirmations que j’ai jugées étonnantes, et que vous en avez déduit que je trollais.
          Je ne vous poserai plus de question, promis.

    • Et toi camarade tu devrais poser ton fardeau de la perfection, ça te rendrait peut être plus intelligent.
      Vouloir la perfection des hommes et transformer le réel selon ses désirs c’est bien un truc de socialistes pour le coup.

  • Article particulièrement plaisant à lire, merci !

    Selon les moi, deux causes relativement simples me viennent à l’esprit pour expliquer ce succès : l’ignorance et l’éducation.

    D’une part, il est tout à fait possible de terminer le lycée sans avoir suivi une seule heure de cours d’économie, et sans avoir entendu parler du mécanisme de marché. Les cours de philo, totalement arbitraires, et bien souvent enseignés par des profs issus de ce qui se fait de « plus à gauche », sont eux, obligatoires dans toutes les sections. L’économie non.

    D’autre part, l’éducation. Pas dans le sens éducation nationale, soyons clairs. Non, dans le sens où, après des décennies d’interventionnisme étatique au moindre pet de travers, le français est désormais formé, et réclamer une intervention de l’état (distribution de l’argent des autres, réforme et j’en passe) est devenu un réflexe à toute chose. Quand bien même, cette sollicitation se fait dans la rue, justement CONTRE l’état… Qui ne serait pas encore « assez socialiste ».

  • Nombre de nos compatriotes sont effrayés par leur liberté. L’instinct contre la raison les pousse à rechercher le confort d’une sécurité illusoire collective au prix de leur liberté individuelle, ce faisant à se dépouiller d’une part de leur humanité.

    Au fur et à mesure que l’être humain se civilisera, le socialisme apparaîtra au plus grand nombre pour ce qu’il est, une barbarie héritée de nos origines primitives, une survivance incongrue d’un passé révolu. Pour ceux qui ont déjà compris, il convient d’être patient et de travailler à éduquer, à élever leurs prochains pour qu’ils prennent conscience du potentiel de leur nature humaine.

    • Oui mon cher c’est exact ! Sauf pour la partie éduquer son prochain. Désormais je sais que si l’oeil est éteint il n’est pas utile d’y chercher une lumière plus loin dans le cerveau. Cela m’économise des efforts et des déceptions.

  • Plus qu’une question d’idéologie (car dans ce cas le libéralisme à outrance en est également une), on ne peut que lire l’évolution des sociétés qu’à travers la gestion du pouvoir. Une société libérale va naturellement croitre rapidement, les forces de la concurrence et de la responsabilité auront une portée positive. Néanmoins, le problème d’une société libérale étant que très vite, certains acteurs auront une importance de plus en plus significative, et pourront ainsi faire évoluer la société (par des lois favorables à la caste dominante), afin que celle-ci préserve leurs avantages, ceux de leur descendance, ou de leur cercle. Le pouvoir étatique prend alors une importance considérable, et on cherche à éliminer la classe moyenne supérieure, susceptible de vous remplacer. Les classes inférieures étant alors favorisées afin de préserver un semblant de paix sociale (pour un temps). Nous en arrivons alors au socialisme / capitalisme de connivence, et c’est à peu près ce qui est train de se passer aux Etats-Unis après des décennies de libéralisme.

    • Très juste, je suis du même avis que vous, il est difficile de ne pas voir que les USA sont dirigés par une oligarchie et, grâce aux démocrates, la liberté y est de plus en plus supprimée (voir ce qui se passe dans les universités).

    • @Uranus
      Bonsoir,
       » Néanmoins, le problème d’une société libérale étant que très vite, certains acteurs auront une importance de plus en plus significative, et pourront ainsi faire évoluer la société (par des lois favorables à la caste dominante), afin que celle-ci préserve leurs avantages, ceux de leur descendance, ou de leur cercle. »
      Là du coup, on est sorti de la « société libérale ».

  • L’URSS, le Venezuela, Cuba, Hollandouille, des Réussites probantes et démonstratives.
    Malheureusement c’est pas fini. En France des tarés espèrent encore égorger les libertés : Mélenchon Besancenot, Hamont, Jadot, Laurent, Obono, de Haas, Sibeth, Maboula, Muhammad, et trop d’autres …

  • L’esclavage a ete aboli ..non , il c’est transformé en autre chose de plus efficace , le socialisme et toutes ses variantes plus ou moins démocratiques . Efficace pour ceux qui en profitent évidemment.

  • Excellent. Vous êtes tellement lucide, jeune homme, que je ne vous prédis aucun avenir en France.

    Une toute petite remarque, quand vous dites « l’étatisme promet l’assurance d’une vie garantie par un État bienveillant à ceux qui ne voient pas de mal à céder une partie de leur libre-arbitre contre un peu de sécurité » : pour la France, il s’agit d’une partie importante de notre libre-arbitre ; quant à la sécurité, elle est très aléatoire, selon votre position dans la société.
    J’ajoute, et cela nécessiterait un long développement, que l’étatisme socialiste est générateur de nombreuses injustices, car en diluant la responsabilité individuelle dans une pseudo-responsabilité collective, 1- on ne sanctionne pas l’irresponsabilité (donc on l’encourage) et 2- on fait porter sur les gens responsables l’irresponsabilité en question (donc on décourage les comportements responsables).

  • Le parti-pris est intéressant et permet une critique généralement juste de l‘Etat omniprésent versus la défense de la liberté individuelle.
    Mais les errements actuels du populisme qui maintient en vie les idées socialistes n’est pas l’explication fondamentale.
    L’exemple des USA, nation impérialiste et dynamique au plan économique montre qu’un Etat puissant, en tous cas dans sa politique étrangère, est compatible avec une société dominée par le culte des libertés individuelles, en particulier en matière économique.
    Certes les USA sont en proie à une fièvre « gauchiste/socialiste » entretenue par les Démocrates avec l’aide des médias.
    Mais on est encore loin d’une Amérique socialiste.
    L’explication de la survie du socialisme en Europe occidentale (hors Allemagne) est l’immaturité politique des ses populations.
    En particulier la France, qui change de régime constitutionnel comme de chemise depuis la Révolution, à la faveur de crises économiques, de conflits européens ou de blocage interne comme la décolonisation.
    Dans notre pays, cette immaturité conduit le citoyen a renoncer au contrôle permanent de ses élus, pour une délégation de sa souveraineté à un chef et à un parti dominant.
    Notre constitution, sorte de monarchie présidentielle (qui relève de la nostalgie inconsciente de l’Ancien Régime chrétien), consiste à confier à une oligarchie à la faveur des alternances électorale, TOUT le pouvoir, sans réel contrôle parlementaire ni judiciaire.
    Les Français attendent donc tout de l’Etat, gros machin qui doit à leur sens régler tous les problèmes.
    Ainsi ils abandonnent volontiers leurs libertés individuelles et économiques, pourvu qu’ils vivent « bien ».
    Et deviennent de ce fait la proie des populistes de gauche.
    La frontière entre Etat et Socialisme est par conséquent extrêmement tenue.
    C’est ce qui permet encore à un Jean-Luc Mélenchon, sans provoquer de scandale ou même de rigolade généralisée, de prononcer un discours de 20 minutes au pied de la statue de Simon Bolivar, en faisant le panégyrique de Fidel Castro et accessoirement du Che, criminel patenté.

    • « L’explication de la survie du socialisme en Europe occidentale (hors Allemagne) est l’immaturité politique des ses populations. »

      On peut ajouter la pauvreté dans la réflexion, le lavage de cerveau gavage inclus, la croyance au Père Noël… et j’en passe… jusqu’à la chute…

      Faut reconnaître qu’ils sont forts… Réussir à convaincre une bonne partie des citoyens à croire à leurs sornettes, alors que ça finit toujours mal… les chaussettes m’en tombent!! docteur faut rire ou pleurer?

      Cela étant dit, j’ai bien apprécié votre commentaire.

  • D’évidence, le déclin des religions est le résultat de la progression des connaissances qui viennent contrer l’immobilisme des croyances. Les religions imposaient leur pouvoir par une culpabilisation à outrance qui imposait cependant une morale qui, le droit mis à part, n’a pas été remplacée.
    Par contre la culpabilisation est restée, nous en subissons un matraquage permanent par lequel nous sommes accusés de tous les maux dans tous les domaines !
    Une preuve flagrante concerne une attitude générale de défis, tout va mal et les médias attisent en ne communiquant que des nouvelles négatives. Les succès sont peu évoqués voire même suspectés.
    Nos croyances ont certes fortement régressé mais notre ancestrale culture religieuse culpabilisante est encore bien présente au point de continuer à entraver notre épanouissement économique et social.

  • Notre pays se socialise chaque jour un peu plus et je crois, malheureusement, qu’il n’y a plus de retour en arrière possible. Toutes les propositions politiques, d’un extrême à l’autre, ne sont que des nuances de socialisme. Le peuple ne supporte plus la situation, sans se rendre compte que les solutions proposées (et souvent réclamées) sont la cause du désastre. On préfère croire au Père Noël, tant qui lui reste quelques cadeaux à distribuer. Il n’y a plus qu’à attendre l’effondrement, mais qui risque d’être dans longtemps (quelques décennies). Que faire? fuir? profiter cyniquement du système? Bref, aucune solution vraiment réjouissante.

  • « religion séculaire »: je suppose que vous voulez dire « religion séculière » ?

  • Les commentaires sont fermés.

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Laetitia Strauch-Bonart
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