Taxe Carburant : Macron, de Jupiter à Marie Antoinette

Comme Emmanuel Macron a promis de ne pas augmenter les impôts et qu’il ne dégraisse pas le mammouth, les déficits se creusent et nous convergeons davantage avec l’Italie qu’avec l’Allemagne.

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Emmanuel Macron by Mutualité française(CC BY-NC-ND 2.0)

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Taxe Carburant : Macron, de Jupiter à Marie Antoinette

Publié le 9 novembre 2018
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Par Marc Suivre.

Depuis l’annonce de la hausse prochaine de la fiscalité sur les carburants notre gouvernement se retrouve dans la position, peu avantageuse, de la mouche qui rencontre une vitre. Du moindre ministre au Président en passant par le Premier ministre, tout le monde s’agite, dit tout et surtout son contraire. C’est à celui qui posera le mieux ses gonades sur la table pour qui veut bien les admirer.

Dans le même temps, nos dirigeants se vautrent dans la culpabilisation à dominante écologique, pour mieux vanter leur sens des responsabilités. C’est vrai, ça ! Ils œuvrent pour l’avenir de la planète et le bonheur des générations futures (comme le disait Cousteau quand il croisait un mérou). Le CO2, voilà l’ennemi. La voiture c’est mal, elle en émet plein ! L’utiliser c’est donc polluer sciemment, nous n’avons qu’une planète et pas de plan B donc : il faut vous taxer ! Et vous, pauvres nains de contribuables qui ne comprenez rien aux desseins des Grands de ce monde, vous rechignez, vous pestez, vous osez contester et vous vous apprêtez à bloquer le pays… Bande d’ingrats rétrogrades, vous n’êtes pas dans le sens de l’Histoire, vous êtes du côté des populistes !

Enfumage en règle

En vérité, en matière de climat, s’il est un gaz nocif c’est bien celui qui sort des bureaux feutrés de l’Inspection des finances où la technostructure déploie l’essentiel de son énergie à trouver les moyens de nous presser davantage le citron. Le CO2 que tout le monde assimile maintenant à un polluant, alors qu’il est essentiel au cycle de la photosynthèse (sans laquelle il n’y a pas toutes ces jolies plantes qui sont à la base de notre alimentation) est devenu en une décennie folle, un instrument particulièrement efficace pour accroître les recettes de l’État glouton. Pourquoi ?

Répétons-le, le gaz carbonique n’est pas un polluant contrairement aux monoxydes d’azote et de carbone, aux métaux lourds ou aux particules fines. Son rôle dans ce que les climato-crédules continuent, envers les évidences, de qualifier de « réchauffement climatique » est du reste largement remis en question. Nous avons enregistré ces dernières décennies une période d’accroissement des températures, c’est incontestable, comme il est tout aussi évident que ce mouvement s’est arrêté depuis une dizaine d’années. Une chose est certaine, le climat de notre planète est tout sauf stable et l’histoire que l’on enseigne hélas plus qu’épisodiquement est là pour nous le démontrer.

Qu’il s’agisse des petites ères glaciaires qui provoquèrent famines et révolutions en cascades au XVIIIe siècle, en passant par un Moyen-Âge au temps, par période, si clément que les Danois baptisèrent la plus grande ile de l’Atlantique du joli nom de « terre verte » (Groenland), les exemples foisonnent, comme les taxes à Bercy.

L’homme avait certes, à ces différentes époques, des activités variées, mais elles n’étaient ni industrielles et surtout très faiblement carbonées. Si le climat n’a pas attendu l’explosion des besoins en énergie fossile pour varier, c’est donc que le CO2 ne doit pas être pour grand-chose dans toute cette affaire. Et puis, il faut bien admettre qu’il y a un peu de grandiloquence à croire que l’Homme à lui seul peut dérégler une chose aussi grosse qu’une planète, non ?

Quelques scientifiques agacés par le déferlement de conneries à consonance fortement millénariste que nous déversent quotidiennement nos médias sur le thème de la fin du monde se sont penchés sur la question. Il ressort de leurs travaux que – oh surprise ! – ce qui modifie le climat c’est essentiellement l’activité solaire. Plus précisément les taches qui apparaissent régulièrement à la surface de l’astre diurne et que les érudits européens observent depuis, au moins le XVIIe siècle. En corrélant à cette activité les températures relevées depuis lors, sur cette même aire géographique, ils ont brillamment démontré que l’évolution du climat dépendait… du soleil. Quand il y a des taches, il fait plus chaud et quand il n’y en a pas : il fait plus froid.

Caramba, encore raté !

Si cette nouvelle rassurante n’a pas eu beaucoup d’écho (c’est un euphémisme), c’est principalement en raison du fait qu’on ne peut pas taxer le soleil. Entendons-nous, en France nous pouvons tout taxer. Nous taxons bien l’air que nous expirons (vilain CO2) et certains esprits féconds s’échinent à tenter d’en faire de même avec celui qui sort des vaches. Les solutions malthusiennes sont là : arrêtez de manger de la viande et ne faites plus d’enfants. Pour le soleil, point de culpabilisation qui vaille. Si vous arrêtez de prendre le soleil, lui continuera à briller. C’est donc un instrument de taxation particulièrement rétif. Et ça, nos génies de Bercy détestent.

Alors, on en rajoute dans le pathos culpabilisateur sur le méchant CO2, mais comme ce dernier résiste mal au poids très relatif de notre beau pays surtaxé, dans un monde « voué à sa perte par la recherche du profit capitaliste », la ruse du guépard est éventée. Rappelez vous, le projet des marcheurs était de tout changer… pour que rien ne change. On nous avait promis des réformes audacieuses, la startup Nation et nous avons eu Benalla… Au rayon des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent, les marcheurs allaient réformer l’État et ne pas augmenter les impôts. L’un n’allant pas sans l’autre, cette noble intention avait de quoi séduire, particulièrement à droite. Ce qui explique l’écrasante majorité parlementaire d’un parti sorti des limbes 6 mois avant les législatives.

À gauche c’est une autre affaire. On est viscéralement attaché à la dépense publique, car les forces de progrès sont intimement persuadées que c’est dans l’assistanat que se trouve la solution au bonheur humain, le travail étant une aliénation, comme chacun le sait depuis Marx. Seulement la gauche ne veut pas voir que toute la gabegie administrative générée par cette version moderne des Leges frumentariae profite à la nouvelle aristocratie technocratique. Elle s’arcboute sur « le service public à la française » et s’appuie sur une presse subventionnée pour terroriser une droite qui ne demande qu’à l’être, pour ne rien faire. Nous avons ainsi vu le monstre administratif grossir sans fin, au fil des alternances et ses besoins de financement avec.

« Le carburant c’est pas bibi »

Nous en revenons donc au nœud du problème. Comme Emmanuel Macron a promis de ne pas augmenter les impôts et qu’il ne dégraisse pas le mammouth, les déficits se creusent et nous convergeons davantage avec l’Italie qu’avec l’Allemagne. Il reste donc une solution : augmenter les taxes et/ou en créer de nouvelles. Sémantiquement, les taxes ne sont pas des impôts, mais pratiquement, c’est une toute autre histoire. Comme les magiciens qui sont au pouvoir se croient habiles, ils enveloppent leurs tours de passe-passe de quelques gratifications catégorielles tandis qu’ils assomment les retraités avec la CSG et les automobilistes avec la TIPP et la taxe carbone.

Simplement là où le bât blesse, c’est que la ficelle tient plus de l’amarre que du fil de pêche. Si le but de la manœuvre était vraiment d’engager la transition énergétique, compte tenu des sommes nécessaires, en particulier dans l’habitat, c’est l’intégralité des taxes sur les carburants qu’il fallait y consacrer et non passer de 21 % en 2018 à 19 % en 2019 comme le prévoit le budget en cours de discussion.

En admettant qu’il faille dissuader les automobilistes de rouler au diesel parce qu’il est plus polluant (ce qui reste à voir) ou que sa consommation excède nos capacités de raffinage et donc creuse nos déficits commerciaux (là ce serait plus honnête et tout aussi recevable), pourquoi aligner le diesel sur l’essence et non l’inverse ? Si l’on veut inciter les consommateurs à revoir leurs habitudes, il est contreproductif d’augmenter les prix.

Sauf si la dépense est contrainte et qu’elle l’est dans la partie du pays qui ne vous est pas favorable politiquement. Les villes de la mondialisation heureuse sont pourvues de transport en commun, de pistes cyclables et de jolis trottoirs et d’une multitude de marcheurs bien-pensants. Dans la France périphérique, on ne peut vivre et travailler qu’en voiture. Rien pourtant ne retient les partisans du Président dans leurs diatribes contre ce qui prend de plus en plus l’apparence d’une révolte fiscale comme notre pays en a le secret.

Comme Marie-Antoinette suggérait (peut-être apocryphement) que l’on remplace le pain dont manquaient les Parisiens par de la brioche, les marcheurs suggèrent aux Français… de marcher. Si ce n’est pas bon pour la planète, c’est au moins bon pour la santé ! Et c’est ainsi qu’en pleine tournée mémorielle dans l’est de la France pour clore les « célébrations » du centenaire du suicide européen, le premier d’entre eux déclare à une brave dame que « le carburant c’est pas bibi ».

Si le prix du pétrole augmente incontestablement pour retrouver les niveaux qui étaient le sien avant la crise de 2008, les taxes sur sa transformation se sont envolées et plus particulièrement sous la responsabilité de Bibi. Qu’il fût à Bercy ou maintenant à l’Élysée, comme il est loin d’être idiot, il a senti le filon. Il s’en est même vanté en déclarant la veille, dans les quotidiens régionaux qu’il « assumait » ce choix en disant préférer « taxer l’essence que le travail » comme si pour une part considérable de nos compatriotes on pouvait se passer de l’un pour avoir l’autre (qui se trouve, il est vrai, de l’autre côté de la rue).

Seulement on ne pose pas ses attributs sur la table en se donnant des airs de matamore, pour les remballer aussi sec quand un pigeon vous demande des comptes. On l’a bien compris, but de cette folie taxatoire est de nourrir le Moloch administratif français. Sans une profonde réforme de celui-ci, il n’est pas d’espoir d’amélioration possible. Si le 17 novembre la jacquerie prend de l’ampleur, nos gouvernants seront peut-être obligés de s’y mettre.

À défaut, nous continuerons d’être essorés, car toutes nos élites appartiennent à ce cercle très fermé des bénéficiaires des « pertes en ligne » dues à la mise en œuvre des « services publics à la française ». Quel que soit le lieu ou l’époque : les moutons ne se tondent pas tout seuls, il faut les y contraindre !

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  • Mais qu’on leur donne de l’E85

  • C’est cool la baisse des charges sur le travail est intégralement remplacée par une augmentation des frais obligatoire pour travailler et avec un plus..les retraités seront heureux de savoir que leur CSG servira qu’au standing des ministères…sans doute une Nespresso dans chaque bureau et une pendule neuve…..

  • « On l’a bien compris, but de cette folie taxatoire est de nourrir le Moloch administratif français. »

    oui mais pas que..
    Ainsi si on regarde du coté des « aides aux entreprises, du financement des associations, de l’énormité des marchés publics qui font vivre des myriades d’entreprises, du marché de la santé et de la solvabilité du client par la secu (médicaments , hôpitaux, lunettes dents etc…)

    Il Appert que l’etat gère tout, via le paritarisme et entretient pour ce faire une armée mexicaine d’élus, d’administrations , d’agences
    et d’associations..
    tout çà au frais du contribuable.. de fait comme la chine

  • Le tube réactualisé par Sandrine Laroche « Jo le taxé » :

  • jubilatoire ! Merci pour cet article !

  • Le Probleme c est que si on veut vraiment baisser les taxes, il faut drastiquement baisser les depenses.
    deficit de l Etat en 2017 69 320 millions pour des recettes fiscale de 401 182. soit un deficit representant 17 % des recettes !
    (https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27État_français#Exemple_de_budget_(2017))
    Autrement dit, c est pas avec des mesures cosmetiques comme la reduction du nombre de senateurs qu on va reduire les depenses de 17 %

    Autrement dit il faut faire des choix. Jusqu a maintenant tous nos gouvernants ont soigneusement evite de choisir et on utilisé la methode du rabot (dernier exemple en date les -5 € sur APL, mais dans le meme genre on peut noter le non remplacement d un fonctionnaire sur 2 par Sarkozy)

    si on fait des choix, il faut donc decider (ce dont sont incapable la plupart de nos dirigeants) et assumer des decisions impopulaires (car il ne faut pas rever, si vous supprimez une source de revenu d un groupe de la population le groupe en question va hurler. Il suffit de voir les cris des retraités a qui on reevalue leurs pensions a un taux inferieur a l inflation pour imaginer ce qui se passerait si on baisse/supprime les subsides etatique a une partie de la population)

    • le probleme c’est que l’etat et les collectivités injectent  » un pognon de dingue » dans des entreprises et des prestataires ruinés par les prélèvements…
      On veut faire du « social » alors qu’il faudrait faire du « travail »..
      La catastrophe vient plus du fait que les français exigent que tout leur est du parce qu’ils ont voté « gepetto » ou « pinnochio » que parce qu’ils se lèvent le matin pour aller bosser..
      qu’on arrête la redistribution et les charges sur le travail de 20% et c’est la grande distribution qui va chouiner mais l’emploi qui va repartir.. mais apres un temps qu’on ne sait pas évaluer et qui n’aura pas de réalité avec les consultations électorales..

  • Ce n’est pas avec une hausse de la dépense publique, 53 milliards au lieu de 38 milliards que la la France va résorber sa dette publique!
    Ce n’est pas en taxant et en imposant toujours plus les Français que la France va résorber sa dette.
    Où sont les grandes réformes? Le programme de F Fillon était un vrai programme de résorption de la dette publique, une relance de l’économie, etc…
    Au lieu de cela il a fallu l’abattre grace au PNF pour le remplacer par un joueur de pipeau qui est atteint comme ses sbires d’amateurisme, qui ne fait que des réformettes, n’a aucune vision globale de la politique qu’il faudrait mener! Tout cela avait été analysé par l’IFRAP.

    • Oui, et contrairement aux envolées lyriques de Macron, Fillon indiquait COMMEBT il allait procéder

    • FF avait fait ses preuves comme premier-ministre pendant 5 ans… pas crédible !

      • Difficile de bosser sous les ordres de l’excité a talonnettes, mais il a tenu 5 ans tout de même.
        Donc, il est coriace et n’a pas fait de grosse connerie justifiant son remplacement.
        Sans compter le fait qu’il a tout de suite admis que le pays est en faillite (et qu’il aime la bagnole ! <3 )…

        • a quoi ca sert de rester premier ministre si c est pour ne rien faire ?
          ou pire pour faire n importe quoi !

          un homme d Etat aurait claque la porte en expliquant pourquoi il part.
          par contre c est sur qu un politicien qui pense carriere reste en se disant qu il pourra peut etre devenir le prochain president. et puis la place est bonne …

  • La théorie de l activité solaire qui modifie le climat contrairement à ce qui dit l auteur était démontrée fausse par de nombreuses publications.
    Alors dire que tout démontre que c’est exact est faux.

  • Par contre ce qui est infâme c’est d’augmenter les taxes sur le fuel domestique car beaucoup de gens ne peuvent pas changer de moyen de chauffage n’ayant pas les moyens de par exemple comme j’ai fait s équiper d’une pompe à chaleur car ça reste très cher

  • Si ce n’est pas Bibi, c’est donc Fricotin. Il prend les français pour des pives ignares ❓

    Un coup pour la route : Bibi fricote un coup d’augmentation des taxes.

  • Attention avec la référence au Groenland, ça peut discréditer un article.
    A l’époque où les vikings s’y sont installés, il n’était pas très différent de ce qu’il est aujourd’hui. Les étendues vertes étaient effectivement plus étendues et surtout plus boisées qu’aujourd’hui, mais la calotte glaciaire n’avait pas fondu. Sinon, le niveau des mers aurait été quelques mètres plus élevés qu’aujourd’hui et on en aurait des traces historiques.

    • Exact. Une autre explication attribue ce nom à Eric le Rouge pour appâter le chaland. Une des premières fake news ?! …
      Autre bémol pour un article par ailleurs plutôt bon : la supposée incapacité de l’humain à dérégler la planète. On en a pourtant été fort capable avec les CFC…

  • Vous parlez du mérou de Cousteau, ainsi que des moutons, mais savez vous que l’on peut fabriquer un pull avec de la laine de mérou ?
    En effet, le mérou se tond !
    Mais il fait aussi des gaz à effet de serre,
    car le mérou pète !
    Et pour le trouver, fiez vous à ses bignolements,
    car le mérou bignolle !
    ——–
    Pas taper ! Je sors…

  • Emmanuel MACRON renfloue les caisses de l’Etat au détriment des contribuables et Donald TRUMP les vide au profit des ultra-riches Et tous les deux se fichent pareillement des classes moyennes avec lesquelles ils n’ont rien en commun. Par contre ils prétendent combattre les « fake news » dont ils sont les premiers colporteurs.

  • « le carburant c’est pas bibi » …quand j’ai entendu ça j’ai halluciné…avec 61% de taxes sur l’essence il se permet de dire ça? il nous prend vraiment pour des débiles quand même…et le Lemaire qui demande aux pétroliers de répercuter les baisses rapido, commence donc par baisser les taxes de l’Etat avant de faire la morale aux autres…franchement faut les foutre dehors ces cons là.

    • Ces guignols n’amusent plus personne. Pathétique. Faut leur donner une leçon.

      • les européennes arrivent , ils vont l’avoir profond, puis les municipales là ce sera le pal , et pour les présidentielles tous virés

        • Et en attendant les européennes, je pense qu’il est pertinent de revêtir la chasuble jaune fluo samedi 17/11 et contribuer à l’ampleur de la jacquerie (évitez l’orange fluo vous pourriez être pris pour un chasseur égaré 😉 )

  • clés : la théorie de l’activité solaire qui modifie le climat est fausse ?qui démontre le contraire ? donnez vos sources avant de contester

  • Les commentaires sont fermés.

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