CSG : les retraités sacrifiés

Il est manifestement très difficile à un jeune et brillant financier qui a gagné et dépensé 3,3 millions d’euros en 5 ans de se mettre à la place de retraités qui gagnent péniblement 40 à 50 fois moins que lui.

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CSG : les retraités sacrifiés

Publié le 6 octobre 2017
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Par Thierry Benne.
Un article de l’Iref-Europe

Ainsi le Président, comme le Gouvernement n’en démordent pas, bien qu’avec une retraite moyenne brute de 1 334 euros par mois en 2015 (DREES : Les retraités et les retraites – édition 2017 p. 54), on ne soit pas vraiment riche, les retraités sont d’incorrigibles nantis et ils seront donc les grands sacrifiés sur l’autel de la première loi initiale de finances du mandat Macron.

Ils ont en plus l’indécence d’avoir su réunir des patrimoines généralement supérieurs à ceux de leurs enfants et ils ont beau opposer l’explication de bon sens que le patrimoine croît naturellement avec le nombre des années d’épargne, rien ne vaut, rien ne passe au point qu’à travers leurs vaines protestations auprès du pouvoir, on croit presque retrouver le dialogue du loup et de l’agneau.

Pour la première fois, sans se gêner le moins du monde et en assumant effrontément son forfait, l’État pillera donc les retraites pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés du secteur privé, qui pourtant ne sont pas tous dans le besoin et dont la plupart ne réclamaient nullement le rançonnement de leurs aînés.

Certains actifs ont en effet parfaitement réalisé qu’ils avaient une vocation irréversible à devenir des retraités comme leurs parents et que leur intérêt bien compris ne résidait pas dans l’affaiblissement de leurs futures retraites.

Quoi qu’il en soit et pour peu que leur pension excède le montant faramineux de 1 200 euros par mois (1 700 pour un couple), tous les retraités (10 millions au moins) devront passer sous les fourches caudines de la nouvelle majoration de 1,70 % de la CSG, sans percevoir aucune compensation en retour, ce qui explique l’exaspération perceptible lors des dernières manifestations pourtant exceptionnelles chez cette catégorie sociale.

Nous avons choisi de montrer l’injustice foncière et l’absurdité de cette mesure, d’abord par un bref exemple chiffré, ensuite par la suggestion de trois correctifs qui, à défaut d’être exhaustifs, paraissent évidents pour peu qu’on se soucie avec bon sens d’un minimum de justice sociale.

L’exemple chiffré

Nul besoin de compliquer les choses, on en restera à la seule application de la majoration CSG, en excluant tout calcul incident d’impôt sur le revenu et en négligeant l’infime réduction de base (la CSG est en effet assise sur 98,25 % du brut salarial) qui complique les choses sans changer véritablement le résultat.

Soit un cadre supérieur gagnant un salaire brut de € 10 000 par mois. La réforme va lui permettre de gagner en année pleine :
10 000 x 12 x (2,40 % chômage + 0,75 % maladie – 1,70 % hausse de csg = 1,45 % net) = 1 740 euros.

Soit en face, un retraité percevant une pension mensuelle brute de 1 201 euros. En l’état actuel du projet, la réforme va lui coûter en année pleine :
1 201 x 12 x 1,70 % = 245 euros.

Ce qui veut dire qu’il va falloir les efforts conjoints de :
1 740 / 245 = 7,10 retraités

dont les pensions se situent à peine au dessus du seuil de pauvreté (1 015 euros en 2015) pour garantir à notre cadre supérieur le confort d’un gain de pouvoir d’achat annuel de 1 740 euros. On peut presque dire que ce seront les sacrifices et les efforts des plus pauvres qui, parce qu’ils sont les plus nombreux, contribueront majoritairement à arrondir l’argent de poche de notre cadre. En outre et c’est encore plus grave, ceci entraînera mécaniquement un déclassement de

  • quelque 3,15 % (=1,45 % + 1,70 %) des pensions des retraités inclus dans le périmètre de majoration par rapport aux salariés du secteur privé ;
  • et sans doute de 1,70 %, soit le montant de la hausse de CSG, envers les 5 millions et plus de fonctionnaires qu’on épargnera pour des raisons purement clientélistes, alors que le poids de leurs rémunérations prochainement revalorisées par de coûteux réaménagements de carrière ne cesse de croître en mettant en péril l’équilibre de nos finances publiques.

On remarquera que, même si on fait bouger la rémunération de notre retraité de quelques dizaines d’euros à la marge, l’ordre de grandeur et la conclusion du raisonnement ne sont pas affectés.

Assurément cet exemple est édifiant et il choque sans doute la plupart d’entre nous, mais on sait bien que même s’il joue sur les extrêmes, il n’est pas faux. Et on a du mal à croire que par simple inadvertance, par une réflexion un peu courte, on puisse ainsi tirer un trait aussi désinvolte sur plus d’un siècle de personnalisation de l’impôt et d’attention aux plus faibles.

Et qu’en plus, on puisse le faire sans même songer à un minimum de garde-fous, à un minimum d’égards pour la pauvreté et la précarité, qui auraient rendu l’abus plus présentable.

Les amendements à prévoir

Il s’agit bien entendu d’un service minimum conçu simplement pour atténuer l’inacceptable, et non pas pour le justifier. Trois mesures au moins sont à envisager (mais il en existe certainement beaucoup d’autres) que le Parlement serait bien inspiré d’examiner, sinon de retenir :

  • rehausser substantiellement jusqu’au montant de la retraite moyenne le seuil d’application de la hausse de CSG, de manière à ne frapper que les retraités ayant à peu près les moyens de faire face au sacrifice demandé et à tout le moins organiser un lissage entre 1 200 euros et 1 350 euros par mois pour assurer une transition raisonnable entre l’exonération et la majoration à taux plein ;
  • plafonner chez les actifs bénéficiaires la rémunération ouvrant droit à l’exonération de charges compensatrice, le surplus ne donnant lieu à aucun abattement net, car il n’est pas sain que l’enrichissement des actifs les plus aisés se nourrisse sans limite de l’appauvrissement des retraités les plus modestes ;
  • exempter de la hausse de CSG les retraités en hospitalisation de longue durée et surtout en EHPAD, dont les coûts de journée et autres frais de survie absorbent et bien souvent excédent la pension du retraité.

Le risque stupide d’une guerre des générations

Il est manifestement très difficile à un jeune et brillant financier qui a gagné et dépensé 3,3 millions d’euros en 5 ans de se mettre à la place de retraités qui gagnent péniblement 40 à 50 fois moins que lui et tout juste un peu plus que ce qui marque le seuil de pauvreté.

On prendra garde d’oublier qu’en sus et avec le nouveau report de l’actualisation des pensions, les retraités devront faire (nouvelle avanie) cadeau d’un an de revalorisation de leurs pensions à la Sécurité sociale, alors qu’elle prélève toujours à la source la cotisation maladie dont ils ne sont pas exemptés.

Après la création en 2012 de la CASA immédiatement détournée de son objet, après plusieurs années de blocage des pensions, ces deux nouvelles mesures montrent que nos élites politiques ont clairement enclenché l’euthanasie financière des retraités, conformément d’ailleurs aux recommandations conjuguées de France Stratégie et du Comité de Suivi des Retraites (nous reviendrons prochainement sur son dernier rapport).

Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au cours de ces premiers mois, le Président n’a pas bien au contraire manifesté d’empathie particulière ni envers les retraités, présentés abusivement comme des nantis, ni envers ces « gens de rien », qui ont statistiquement une fâcheuse tendance à se confondre tous les deux et qui focalisent si tristement la désinformation présidentielle.

On sent même poindre dans ces coups redoublés une certaine hargne envers ceux qu’à l’Inspection des Finances on appelle dédaigneusement « les rentiers », en oubliant tout simplement que ces « rentiers » ont auparavant et par leur travail reconstruit la France.

Certes et nous l’avions déjà remarqué, Monsieur Macron n’aime pas les retraités, c’est sans doute son droit, même si ce n’est pas vraiment ce qu’on attend d’un Président de la République, dont la vocation ordinaire consiste plus à rassembler qu’à diviser en ravivant en plus les relents nauséabonds d’un égalitarisme malsain.

Mais ce n’est bien entendu pas une raison pour s’en prendre aux vieux parce qu’ils peinent à manifester, ni pour faire n’importe quoi à rebours de la justice, du bon sens et du principe d’égalité aussi bien entre les contribuables qu’entre les âges.

Au risque de déclencher stupidement, au moment où notre système de répartition commence à sérieusement se fissurer, une guerre des générations dans laquelle le pays n’a rien à gagner.

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  • Pour moi le problème fondamental est le traitement différent appliqué aux gens (ici retraités/actifs) . La société toute entière est désormais structurée en blocs à statuts et taxations différentes : fonctionnaires/privé, « pauvres »/ »riches » et maintenant retraités/actifs etc. C’est l’existence de ces castes qui permet aux politiques de diriger, ils appliquent l’adage éculé : « diviser pour mieux régner » . Mais c’est aussi à cause de cela que la société toute entière se délite. Ce qui est en train de se passer est très grave : Macron a supprimé le PS et le LR , il ne va rapidement n’exister face à lui que les extrêmes . Si ces derniers ont l’intelligence de fusionner ce sera leur victoire assurée(facile sur le papier ils ont le même programme)

  • A partir du moment où l’inégalité entre générations est importante en France, et ce au profit des retraités, il n’est pas illogique de taxer d’abord les retraités, et en particulier parce qu’une bonne part de leurs revenus sont fournis par l’Etat. Bien entendu, il faudrait d’abord s’attaquer à ceux dont le montant de la pension est le moins en rapport avec leur niveau de cotisation passée (à savoir les fonctionnaires et assimilés)…

    • @ Bruno Dandolo
      D’accord avec vous, l’exonération des fonctionnaires de cette augmentation de CSG n’est pas justifiée.

      Sinon, E.Macron est fidèle à ce qu’il a dit avant son élection: il favoriserait « ceux qui travaillent », ce qu’il fait.
      Cette fois, il introduit un impôt au premier euro, ce que d’habitude réclament beaucoup de commentateurs, bien sûr, à l’exception des plus faibles < 1200 €/mois.
      Enfin la CSG est censée aider la "sécu" qui paie aussi les retraites!
      Et puis, les retraités actuels ont connu une époque économiquement plus favorable qu'actuellement (les 30 glorieuses). Audacieux parce qu'inhabituel, mais il est élu pour réformer … et ce n'est pas fini. Ceux qui ont compris qu'il ne craint pas le risque sont sans doute ceux qui ont fait remonter sa cote à 45%.

      • Arrêtez avec vos âneries des trente glorieuses où les conditions, dures, de vie et de travail n’avaient à voir avec celles faciles d’aujourd’hui. Où est l’audace de s’en prendre aux plus faibles? Il n’a pas été élu pour réformer mais parce qu’en face il n’y avait plus personne.

    • Réduire les inégalités n’a aucun intérêt si c’est en rabaissant ceux qui s’en tirent le moins mal.

    • non, il ne peut rien avoir de juste…c’est arbitraire dès le départ; l’etat fait ce qu’il veut…

  • le jeune et brillant financier ne connait pas le travail ; il n’a pas eu l’occasion de se casser les reins et de se salir les mains pour gagner sa vie ; les retraités qui touchent une retraite de 1300 euros sont ceux qui ont travaillé le plus dur et qui ont mis 15 ans à payer leur maison en se sérrant la ceinture ; allez expliquer ç à un gandin qui nous coutent 29000 euros par mois rien qu’en maquillage……

  • Relisons le « Rapport Pébereau »: la génération Mai-68 part massivement à la retraite avec un ratio actif/retraité proche de 1. Forcément ça va pas bien se passer. N’oublions pas que rien n’est budgété pour les retraites de la fonction publique.

    Pour les nouvelles générations il faut bien reprendre l’argent d’une manière ou d’une autre: CSG, super-taxes sur les successions, non-revalorisation des pensions…

    Le plus triste est de continuer à entendre « on a cotisé toute notre vie » (régime répartitions vs. capitalisation). Finalement il n’y a pas que les enfants pour croire au Père-Noel.

    • La génération qui s’est voté toutes les lois pour sa gueule depuis 50 ans ose se plaindre ?

    • Pour les nouvelles générations, il serait bon de penser d’abord à créer de nouvelles richesses plutôt que d’en reprendre aux anciennes. En particulier, frapper de CSG, ISF et autres taxes punitives l’épargne que celles-ci se sont constituée pour pallier les insuffisances des systèmes par répartition est au final la meilleure défense de ces systèmes qui puisse s’imaginer.
      On a alimenté toute notre vie un PEA pour que le système par répartition puisse se réduire à l’essentiel et ne pèse pas trop sur nos enfants. C’était la philosophie du PEA à sa création par le « ministre des riches » Bérégovoy. Aujourd’hui, on va nous en piquer 15 à 17.2% (avec l’inflation, l’essentiel du contenu est maintenant considéré comme de la plus-value) pour nous stigmatiser de n’avoir pas cru à l’avenir du système par répartition. Croire à la capitalisation, c’était croire au Père-Noël ?

      • Aller à la banque, piller le compte de votre voisin sous prétexte qu’il est plus jeune que vous n’est pas ma conception de la solidarité.
        Alors quand le jeune en question va s’énerver vous pouvez vous attendre à tout.

        Sur LCP il y a, 3 ans, un documentaire expliquait que depuis 1976 on sait que les régimes de retraite vont péter. Ca n’a pas empêché nos soixante-huitard de voter en 1981 pour la retraite à 60 ans. 


        Trahisons, mensonges => punition.

        • Parce que vous estimez qu’augmenter la CSG sur les retraites, c’est piller le compte des plus jeunes, et que les retraités d’aujourd’hui ont tous voté en 81 pour la retraite à 60 ans ?

    • Je me permets d’ajouter que la photo en illustration est trompeuse (le panneau en triangle avec deux vieillards).

      Comme à chaque fois qu’on parle de réduire les dépenses de l’Etat, on nous ressort « les infirmières, les policiers ».
      Et bien pour les retraites, faisons gentillement descendre de leurs nuages ceux qui pensent que la retraite ce sont de longues vacances payées avec l’argent des autres.
      Parlons de ceux qui partent en « vacances », égoïstement en pleine capacité de leurs moyens sans faire fructifier leurs talents.

    • Ce que vous écrivez est honteux et mesquin. A se demander si vous n’êtes pas né dans un chou!

      • Je suis d’accord avec vous !
        C’est honteux !
        Les régimes de solidarités et de retraites devraient être consacrés aux plus faibles, aux plus fragiles, alors qu’ils profitent aux plus malins et à ceux qui ont l’espérance de vie la plus longue.
        Avoir des talents et ne pas les mettre au service de sa communauté ou de la Nation, c’est immorale, cela révèle une mentalité de profiteur, voire de voleur.
        Mais sommes-nous encore une Nation ? Vaste débat… 🙂

  •  » le Président n’a pas bien au contraire manifesté d’empathie particulière ni envers les retraités »

    Si le pays adoptait miraculeusement une voie libérale, tout le monde devrait participer pour éponger les multiples ardoises du socialisme. Geindre ne servirait à rien. Il faut du pragmatisme, du rationnel, de la raison pour ce qui est l’intérêt général. C’est à chacun en tant qu’individu de cultiver son empathie, son art de vivre, etc.
    Donc réclamer l’empathie du président, c’est réclamer du clientélisme, donc toujours et encore du socialisme. Et donc toujours et encore plus d’irrationnel et de passions aisément manipulables par les fortiches de la politique et du lobbying.

  • – Le fait de prévoir taxer les logements « passoires » énergétiques risque d’occasionner du stress chez les vieux, voire de la vente rapide pour aller en maison de retraite.
    – L’exonération prévue mais pas garantie de la taxe d’habitation exclut les vieux en maison de retraite (pas un logement personnel) mais leur conserve la CSG augmentée. Re-stress…
    – Le placement en maison de retraite coûte grosso-modo 3000 roros par mois dont une bonne part est assurée par les aidants (en gros la famille). Ce qui occasionne un stress ou, au moins, des tensions inter-générationnelles. La couche de CSG en plus ne va pas baisser ce stress.
    – La baisse des dotations d’Etat aux collectivités aboutit à un gel ou une future décroissance des aides type APA ou ASPA amenant une pression de plus.
    En synthèse, ce sont des plans coordonnés pour accélérer le stress, facteur de décès. Qui a plusieurs avantages: disparition plus rapide des anciens améliorant quantitativement le budget de la CNAV, amélioration quantitative du ratio actif/retraité permettant un futur rapide transfert budgétaire des soins vers le budget de l’Etat (en gros les fonx et la dette), une baisse immédiate des coûts de soins permettant de se glorifier à pas cher de l’amélioration de la santé en France…
    C’est simple et c’est français.

  • Je commence à en avoir marre des commentaires anti-Macron de Contrepoint !
    OK il est étatiste, OK il n’est pas libéral, mais on ne peut pas tout faire d’un coup ! La France est au bord du gouffre, et nous allons tous souffrir, tous ! Et si on ne le fait pas maintenant, nous aurons peut-être une guerre civile plus tard ?
    Alors, pleurer pour quelques Euros d’APL ou de CSG, c’est lamentable, c’est se mettez au niveau de ces GM&S qui sont incapables de se remettre en question !
    De toutes façons, on a voté pour qu’il réforme et oh, surprise, il réforme ? Encourageons le ainsi que son équipe, au contraire !

    • Si ces quelques euros sont rien alors pourquoi ces mesures à part faire des effets de manches contre des populations sans défense que l’on dit plus riches que les autres alors qu la plus part sont à l’agonie !

    • @Milrem

      Il réforme ? A quel moment a t-il engagé une réforme pour moins d’état providence, plus d’état régalien, une baisse des dépenses publiques, etc.
      Si je lis bien la définition : « changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement ».
      Ce ne sont pas des réformes. Juste la même pratique socialiste de taxer ici, d’imposer là, de faire du clientélisme ici, de matraquer là tout en augmentant les dépenses publiques, et toujours en manipulant les chiffres le tout enrobé de discours plus bien-pensant que les autres.

  • Franchement… Bof ! Depuis des années, les actifs ont été matraqués : recul de l’âge de départ à la retraite, augmentation des cotisations pour en bénéficier. Alors qu’il y a pourtant 3 façons de régler le problème des retraites (l’âge de départ, le niveau des cotisations et la pension des retraites), les retraités ont toujours été préservés. A tel point, qu’alors qu’ils coutent plus cher à la sécu que l’actif de base, le retraité paie une CSG de 6,6 % quand l’actif pointe à 7,5 % ! Il est temps qu’on les mette un peu plus à contribution, ces enfants du baby-boom qui ont eu une belle vie et qui ont maintenant une belle retraite, non ?!

    • Maltraiter les anciens rendra sans doute les jeunes plus heureux, mais pas plus riches !

      • En l’occurrence, si, puisque les contributeurs nets de la réforme de la hausse CSG/baisse cotisations seront les retraités plutôt aisés, et les bénéficiaires les actifs et jeunes actifs. C’est la solidarité intergénérationnelle, qui a en réalité jusqu’à maintenant (cf la CSG de 6,6 sur les retraites alors que les vieux sont ceux qui coutent le plus à la sécu) profité aux retraités ! Probablement, pour d’inavouables raisons politiques : les vieux votent plus que les autres, et plutôt à droite.

  • la retraite par répartition c’est un chèque avec de moins en moins de provision…

    • Certes, encore qu’il ne tient qu’à vous d’augmenter la provision par vos efforts. J’attends donc avec impatience que vous descendiez dans la rue réclamer la retraite par capitalisation, exonérée de CSG et d’ISF. Pensez à ce que dira la génération suivante si vous ne le faites pas !

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