Témoignage : médecin, en 30 ans, j’ai vu…

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Témoignage : médecin, en 30 ans, j’ai vu…

Publié le 13 août 2018
- A +

Par Edward Metzger.
Une tribune de l’Alliance des Professions de Santé

Quand les professionnels de santé vont-ils mettre un terme à la dérive administrative de la Santé et de la protection sociale ?

Quand vont-ils reconquérir le Droit de soigner et d’être soigné dans une véritable Démocratie sanitaire et sociale ?

En 30 ans, j’ai vu le nombre d’administrations, d’administratifs et de réglementations augmenter.

J’ai vu les médecins, les infirmières de moins en moins motivés.

J’ai vu les hôpitaux s’endetter de plus en plus.

J’ai vu le personnel soignant connaître de plus en plus le harcèlement administratif.

J’ai vu les burn-out, les dépressions et les suicides de soignants augmenter.

J’ai vu la médecine de ville se désertifier.

J’ai vu la dégradation de la qualité des soins.

J’ai vu la France chuter dans les classements internationaux de son système de soins.

J’ai vu avec le parcours de soins des pertes de chances, ou pire…

Et depuis 2015, j’ai vu pour la première fois l’espérance de vie baisser en France, ce qui n’était pas arrivé depuis 1945.

Comme s’ il n’y avait pas assez de ces administrations publiques, j’ai vu mettre en place des « Sécu bis », complémentaires santé obligatoires taxées et partiellement fiscalisées, pour  » améliorer » l’accès aux soins alors que 95% de la population avait déjà une complémentaire souvent meilleure, et que pour la solidarité nationale on avait déjà la CMU et l’AME.

J’ai vu ces complémentaires plafonner les remboursements par des contrats  » responsables  » ou, cotiser PLUS pour être remboursé MOINS, obligeant à une SÉCU sur-complémentaire, sur-taxée et fiscalisée.

J’ai vu l’instauration du tiers payant déresponsabilisant, qui va être étendu.

Je verrai bientôt le reste à charge zéro, qui ne fera qu’accentuer les dépenses des ménages en enrichissant les intermédiaires. Comme si 100% des citoyens avaient besoin de L’État pour la solidarité !

J’ai vu depuis 30 ans les professionnels de santé être la variable d’ajustement des déficits de la Sécu. Il faut bien rémunérer tous ces administratifs qui justifient leurs salaires en empêchant les soignants de travailler !

J’ai vu des libéraux de santé malades, en arrêt de travail, déclarés par la CARMF : « Aptes à exercer une QUELCONQUE activité professionnelle non médicale », en attendant qu’ils puissent ré-exercer leurs professions de soignants, pour ne pas avoir à leur verser d’indemnités journalières, pas plus qu’une rente d’invalidité. Autrement dit, pour les obliger à reprendre leur travail alors qu’ils étaient inaptes, mettant ainsi en danger leur santé, leur vie et donc celles de leurs patients. En réalité cotiser sans contrepartie à des caisses d’insécurité sociale ! Une véritable escroquerie aux cotisations.

J’ai vu institutionnaliser les discriminations entre médecins libéraux par des secteurs d’activité non basés sur des critères médicaux, mais des critères administratifs ; j’ai vu ainsi des plus utiles que d’autres.

J’ai vu ceux du secteur 1 conventionnés, les plus sociaux ou les plus vertueux, être punis depuis 30 ans par les honoraires les plus bas de l’OCDE.

J’ai vu de vrais libéraux non conventionnés punis du tarif d’autorité et leurs patients subissant une escroquerie aux cotisations sociales sans contrepartie.

J’ai vu naître des maisons médicales ou personne ne veut aller mais des guérisseurs ou autres occuper ces maisons.

Je vois venir les réseaux de soins obligatoires sous peine de non remboursement.

Je vois venir les installations obligées sous peine de déconventionnement,.

J’ai relu la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et constaté ses viols et des citoyens ne demeurant plus libres et égaux en Droits, des distinctions sociales avec des plus utiles que d’autres !

J’ai vu la Justice dire le Droit mais ne plus appliquer la Loi.

J’ai vu les  » avantages conventionnels  » se réduire au fil du temps.

J’ai vu la suppression du cumul abattements conventionnels et AGA.

J’ai vu des conventions non respectées, les unes après les autres.

J’ai vu des actes techniques perdre leur valeur à maintes reprises alors que l’on n’avait promis aucun acte perdant.

Je n’ai jamais vu la convergence promise des revenus des différentes spécialités médicales…

J’ai vu les retraites ou  » honoraires différés  » fondre dans un système Madoff.

Je vois des confrères cumuler emploi et retraite par insuffisance de leur retraite.

J’ai vu les cabinets ne plus trouver de repreneurs.

J’ai vu des pays que l’on a privés de promotions entières de médecins pour pallier le MICA, numerus clausus.

Je vois des médecins s’expatrier du fait du poids des charges et des horaires pour les couvrir.

Je vois un exercice médical devenu liberticide ou les administratifs ont pris le pouvoir et dictent leurs lois, un système de protection sociale inéquitable ou la Solidarité nationale ne s’applique qu’entre décideurs et intermédiaires et quelques régimes spéciaux pour préserver la paix sociale.

Je n’ai pas vu la République irréprochable, exemplaire, ni même la vie publique moralisée, moins encore une démocratie sanitaire et sociale, je ne vois qu’une République bananière où, sous prétexte de Solidarité nationale et de Justice sociale, la pauvreté et l’exclusion augmentent. Où le système de santé, comme les retraites, s’effondrent sous les mensonges électoralistes de nos décideurs depuis 40 ans.

« Les médecins sont les seuls à pouvoir provoquer une révolution » disait Georges Pompidou.

Aujourd’hui patient, j’aimerais voir une véritable Démocratie sanitaire et sociale des médecins et autres, soignants ou non, se lever pour retrouver la Liberté de soigner et d’être soigné, et revoir la meilleure médecine du monde, place que la France occupait auparavant.

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  • La SS que tout le monde nous envie… Ahem, ahem, j’ai failli avaler mes cacahuètes de travers.

    La France, pays en faillite.

    • Attention malheureux !

      Si vous êtes allergique aux arachides ou simplement si vous en avalez de travers, il n’y aura personne pour vous sauver…

      • Surtout que l’ambulance risque bien de ne pas arriver à l’hôpital vue les nids de poules, euh nids d’oies, et les embouteillages…

        • Quand c’est pas le SAMU qui vous envoie bouler…

          Plus sérieusement, après avoir soigné pendant des années à domicile une personne dépendante, nous avons fini par la placer en ehpad pour ces raisons.
          Les premières années il était aisé de trouver un médecin ou une aide à toute heure en cas de besoin, puis la difficulté a augmenté au point que l’on se sentait abandonné face à une crise dans la nuit ou le weekend, tant les interlocuteurs étaient hésitants ou catégoriques, selon leur humeur ou incompétence.
          En comparaison, quand le personnel de l’ehpad appelle, les secours sont immédiatement disponibles; ils doivent avoir des moyens de pression que le simple péquin n’a pas. Alors garder les personnes dépendantes à la maison pourquoi pas ? Mais en dehors de la tournée à heure fixe de l’infirmière libérale, vous serez bien seuls face à l’urgence…

          Et encore une anecdote que je voudrais rapporter ici:
          Il y a déjà des années, alors que l’ambulancier habituel devait emmener la personne en urgence à l’hôpital, il m’a déconseillé de l’accompagner, même en voiture.
          L’explication qu’il m’a donnée est sidérante, mais malheureusement réelle.
          Il m’a dit texto ‘ si je l’amène seule, la personne devra obligatoirement être prise en charge par les services hospitaliers, ils en sont totalement responsables puisque je repars; si vous l’accompagnez, ils vous refilent la surveillance et vous vous retrouverez pendant des heures à coté d’elle en salle d’attente.’

          Pensez y si votre hôpital fait partie de cette majorité aux urgences saturées…

        • Ici, pas de problème : l’accès à l’hôpital est en travaux pour 8 mois au moins, avec radar 30 km/h et barrières blanches et rouges pour forcer la chose. Il faut dire que la première semaine, on a eu 2 morts (dont un ambulancier) et 1 blessé grave (le patient qu’il transportait) dans un choc frontal à 50 km/h tellement c’était signalé en dépit du bon sens. Le personnel médical perd sans aucun doute 10 minutes de plus au moins pour venir et autant pour repartir, mais il a du temps à revendre, et les patients ont toute la vie devant eux, hein !

  • Très vrai, tout cela, et j’ai constaté, en même temps, comme dirait qui vous savez, s’effriter peu à peu la considération d’antan pour ces professions de santé (j’étais médecin), privilégiés (trop) riches…
    Et j’ai vécu, du fait de la « gratuité » de l’accès aux urgences hospitalières, peu à peu débordées, l’inutilité des gardes d’urgences au cabinet ; résultat, on « aboie » sur ces fainéants de médecins qui ne veulent pas prendre des gardes… mais ferment les fin de semaine
    Ouf, je suis à la retraite, mon « revenu » est réduit de (beaucoup) plus de moitié, mais je vis enfin moins stressé (infarctus à 48 ans…)

    • Bonjour,

      Pour abonder dans votre sens, sur le manque de considération vis-à-vis des professionnels de santé et de leur « richesse », j’ai une petite anecdote en tête.

      J’étais en train de prendre de l’eau au travail lorsque j’ai surpris une conversation entre deux collègues. La première parlait de l’achat de son dernier téléphone (un Iphone 8 de mémoire), ainsi que du prix de l’abonnement. Elle trouvait se prix intéressant (environ 45 € / mois sur 24 mois).
      La discussion de poursuit et sa collègue parle de sa gynécologue, en disant qu’elle trouvait scandaleux que cette dernière lui demande 50 € pour sa consultation, bien que, de son propre aveu, elle ne doit s’y rendre qu’une fois par an. La première, l’acheteuse de l’Iphone, abondait dans son sens ! Elle trouvait également aberrant, ces médecins imposant des tarifs aussi élevés.

      Conclusion : l’individu moyen préfère mettre 45 € / mois dans un téléphone et trouver ça normal, voire bon marché, et poussera des cris d’orfraie contre une consultation par an à 50 € chez quelqu’un pouvant, peut-être, vous sauvez la vie.

      • Hors de France, c’est plus de 50 Euros, dans les 90 Euros suivant les examens… 50, c’est sous-payé.

        • Mais ici, on paie bien plus, la différence est que ça se perd quelque part dans l’assurance-maladie avant d’arriver au médecin.

          • Tout à fait, c’est là un autre sujet, ô combien intéressant. D’ailleurs, je serais curieux de connaître les coûts de fonctionnement (hors personnels soignants) des différentes institutions, comités, etc. gravitant autour de la sécurité social.

  • quand un Hopital et gérer comme une entreprise vous attendez a quoi !! je suis admiratif du personnelle soignant ,ce n’est pas un métier,c’est un sacerdoce ,il faut aimer les gens ,la vie et lorsqu’ils ont terminer leur journée reprendre une vie normale..CHAPEAU .. l’hôpital est devenue du business…il faut rentabiliser un lit au maxi et être en sous effectif …c’est une profession où il sera difficile de trouver du personnels …et dévoués….je vous suis reconnaissant…

    • L’hôpital publique géré comme une entreprise??? Non mais, vous avez vu cela où? Les hôpitaux publiques, j’y travaille régulièrement.

      Effectifs pléthoriques/nombres de cas soignés.
      Absence de responsabilisation d’une partie du personnel (pas de tous, encore heureux) qui considère que la maladie s’arrête à l’heure précise de la fin de leur service quelles qu’en soient les conséquences pour les patients, les collègues plus responsables et/ou compatissant faisant la jonction. Mais ceci n’est que la conséquence de la quasi-impossibilité de sanction des comportements inadaptés ou d’un manque d’attention porté aux patients.
      RTT, repos compensateurs et CA particuliers résultats de droits acquis inamovibles.
      Confort et organisation du personnel primant sur le service rendu aux patients (lits et/ou salles opératoires fermés car RTT a donner quitte à déprogrammer des patients… et tant pis pour les urgences éventuelles ).
      Administration pléthorique et en inflation constante. Syndicalisme pléthorique hyperactif.
      Absence complète de pression concurrentielle, les ARS faisant en sorte que les rares hôpitaux privés n’aient pas l’autorisation de développer les activités de soin pouvant concurrencer les structures hospitalières publiques dans un même secteur géographique.
      L’hôpital publique est une gigantesque administration à qui ont demande de faire qq économies et qui ne peut les réaliser qu’en rognant sur le service rendu car incapable de se reformer.
      Allez donc voir les quelques rares hôpitaux privés (je ne parle pas des cliniques où on trouve de tout), la gestion est optimisée dans le bon sens et vous ne trouverez personne en train de soutenir les murs de peur qu’ils ne s’effondrent 🙂 . De plus, dans les secteurs d’activité que leur a laissé les ARS, ils sont en général performants.

  • Ainsi cette profession se plaint elle… comme beaucoup d’autres, avec raison probablement.
    Ah… c’etait Mieux avant…

    J’ai quand même l’impression d’une grande complicité avec ce système a bout d’en souffle…
    un simple deconventionnement ferait exploser le système en quelques semaines seulement… je n’en peux constater que l’immense majorité se complait… craint sûrement pour ses avantages …

    • Nous sommes bien d’accord, le problème étant que le patient est l’otage de ce système (il paie des cotisations trop lourdes, ne serait-ce que l’URSSAF + complémentaire + sur-complémentaire…) et ne comprendrait pas facilement que soudain il doit aussi payer l’intégralité du soins (ne voyant pas que l’URSSAF à 2-3 semaines devient inutile et même illégal). Sans compter les propagandastaffel de la presse, de la télé.. qui s’en donneraient à coeur joie.

  • « Et depuis 2015, j’ai vu pour la première fois l’espérance de vie baisser en France, ce qui n’était pas arrivé depuis 1945. »
    hum, c’est à relativiser car une baisse sur un an ne veut strictement rien dire.
    C’est le même argument qui est brandi par des écologistes pour « prouver » que notre environnement est tout pourri.

  • J’ai vu le corps médical en général se transformer en pleureuses professionnelles, comme tous ceux qui profitent d’un système étatique en décomposition. NON nous n’avons pas la meilleur médecine au monde, nous avons le meilleur accès aux soins dont la qualité doit être remise en question

  • La maladie date de 1920, elle n’a divergé vers le statut épidémique qu’en 1980; pourquoi et comment ?
    Parce qu’entretemps la perméabilité de l’espèce humaine a explosé au rythme de la surpopulation et de la mobilité.
    Nous avons eu la chance que la transmission soit limitée. Imaginons qu’elle soit aussi contagieuse que la grippe: le problème de la surpopulation serait durablement résolu.
    Le prochain virus qui sera très contagieux longtemps avant d’être symptomatique pourrait bien ne pas nous laisser le temps de réagir et n’épargner que quelques tribus isolées.

  • Désolé, je croyais répondre à l’article sur le SIDA.

  • Je comprends cette révolte. Ce que je ne comprends pas c’est que les médecins et leurs syndicats ne se lèvent pas comme un seul homme pour faire plier ce ramassis de technocrates administratifs fiers de leur pouvoir. Ce que je ne comprends pas c’est que la médecine libérale soit matraquée et que parfois elle matraque ses patients-clients par des honoraires prohibitifs honteux.

    • Il y en a quand même pas mal qui se font élire à l’Assemblée, mais qui sans doute, une fois élus, ont à coeur de ne pas faire d’amélioration du système pour ne pas être accusés de corporatisme…

  • @cap 2006 il n’y a aucun avantage a être en libéral, hormis le choix de ses horaires de travail. J’en veux pour preuve qu’une grande majorité (80/100 il me semble mais a confirmer) des jeunes médecin s’installent désormais en salarié. Les médecins (et les soignants en général) ne se battent pas pour eux-mêmes, mais pour leurs patients. Eux, quelque soit le système, il seront au final bien payés pour une grande majorité. Par contre en tant que patients, nous avons tout a craindre.
    Pour les médecins ce n’était effectivement pas mieux avant, mais pour les patients on peut dire que si. Les patients/clients de la sécu se font enfler par cette assurance monopolistique pourrie jusqu’à la moelle. Et ne croyez pas que les médecins pourraient se deconventionner si facilement, je vous rappelle que nous sommes dans un pays quasi communiste ou l’administration devient de plus en plus autoritaire et menaçante. Je vous suggère de vous renseigner sur ce qui vient d’arriver au chirurgiens dentistes : face au risque de déconventionnement massif lié a l’application de la nouvelle convention entre les CD et la sécu, l’état a tout simplement menacé de contourner le système conventionnel et d’imposer directement aux CD les nouveaux tarifs de soins opposables prothétiques via décret. Bien sur, avant d’en arriver là, des contrôles URSSAF, sécu et fiscaux bien sentis en aurait fait plier plus d’un.

    • Pourquoi un CD déconventionné serait il tenu d’obéir à un tarif imposé par un decret ?

      Faire grève, cela coute…

  • cap 2000 quelque praticiens deconventionnes la sécu s’en fout, ce que je voulais dire c’est que l’état a des moyens légaux pour contraindre les praticiens si ils se deconventionnent en masse. Je ne sais plus très bien quels étaient ces moyens, je vais essayer de retrouver ça , en tout cas je vous assure que je n’invente rien

  • cap 2000 voilà j’ai retrouvé : donc les CD étaient sous la menace d’un décret gouvernemental qui fixerai chaque année le tarif des actes de chirurgie dentaire en cas de non renouvellement de la convention avec la sécu. Que les praticiens soient conventionnes ou non ne change rien puisque plus de convention. Tous les CD auraient été concernés par la mesure ( sous peine de sanctions plus que disproportionnée en cas de non respect). Je tiens a préciser que cela ne s’est pas fait puisque malgré l’opposition du syndicat majoritaire, les 2 autres syndicats (minoritaires pris individuellement) ont préférer signer la nouvelle convention.
    Je pense que vous ne vous doutez pas vraiment du réel pouvoir de nuisance de l’état.
    (je n’ai pas de source a poster, ma femme est CD et c’est ce qu’a rapporter le président de la fsdl syndicat majoritaire a l’issue de la 2 e journée de négo avec la sécu )

    • Je ne doute pas de la puissance du pouvoir administratif qui gouverne réellement lépays.
      Ma question concernait la légalité d’imposer un prix…
      et sincèrement, tous les salariés qui font grèves s’exposent eux aussi aux sanctions… si 75% se déconventionnaient ils n’appliqueraient pas le décret…

  • oui constat sans appel, l’ultra libéralisme tue la médecine…

    • sans blague c’est ce que j’entends dans ma famille où désormais il faut en plus abolir le profit…

      • Changez de famille…

        • non j’aime bien m’engueuler sur la politique ce ne sont que des postures…

          • et pour tout vous dire si le constat est sans appel. la conclusion est vague
            Aujourd’hui patient, j’aimerais voir une véritable Démocratie sanitaire et sociale des médecins et autres, soignants ou non, se lever pour retrouver la Liberté de soigner et d’être soigné, et revoir la meilleure médecine du monde, place que la France occupait auparavant.
            Je ne comprends pas tout quid de cette démocratie sanitaire et sociale des médecins?
            retrouver la liberté parce quelle a existé donc? quand?

            et mélenchon vous dira qu’il est un adorateur de la liberté…
            en outre….

            dans un pays communiste vous pouvez allouer plus de ressource à la santé que le pays n’en allouerait normalement…le cuba de castro se vante de succès réels ou non dans l’éducation…l’urss a mené la course dans l’espace..
            autrement dit le système de santé ce n’est pas mon problème…
            dans un pays libre la santé est ..ce qu’elle est ..conforme à ce qu les gens peuvent s’offrir.
            pas certain que les médecins rejettent les principes égalitaires de la sécu et son postulat de base assez obscur.chacun paie etc..

  • L’article relate magnifiquement les dégradations mafieuses des socialo !
    Le 10 mai 1981, accession au pouvoir des socialo-communistes, est la date du début du déclin. En trois ans, ces gauchos avaient vidés les caisses de l’Etat dépensant sans compter (déjà dans l’idéologie du « bien-être » pour tous !) les deniers qui ne leur appartenaient pas. Ces vingt dernières années, cette chute s’est accélérée pour devenir une descente en enfer.
    Dans l’Etat socialiste de nos forbans formés par l’ENA, le nivellement vers le bas est à l’ordre du jour, prônant l’égalité, la fraternité et le bien-être pour tous.
    Cette idéologie socialo-communiste, depuis 40 ans, a gangrène bon nombre de cerveaux et par là, la société. Elle gomme nos libertés et notre vie quotidienne s’enlise dans une médiocrité voire une précarité digne du soviétisme. La liste énumérant les dégradations de notre système de santé n’est qu’une petite partie de l’iceberg-catastrophe que nos escrocs d’énarques ont élaborer au cours des ans.

    • Le communisme fournit aux individus des plaisirs inférieurs, mais qui n’en sont pas moins des plaisirs.
      Si, préalablement avilis, les hommes finissent par se plaire dans la paresse et l’irresponsabilité crasses, s’ils finissent par aimer une vie végétative de clochard, d’asilaire ou de relégué, le socialisme leur donne d’infinies possibilités de les réaliser.
      La loi du moindre effort qui aboutit au socialisme règle aussi le socialisme. Une fois qu’on y est, on n’a plus envie d’en sortir et l’on tâche seulement d’aménager sa bauge confortablement.

      Alain Besançon (La normalité du communisme selon Zinoviev)

      • vous savez être une vache domestique n’a pas que des désavantages vous avez une vie sécurisante…la liberté a toujours un coût.

        • Certes mais dans ce cas il ne faut pas jalouser ceux qui acceptent ce coût et qui vivent mieux. Mais la jalousie et l’envie sont indissociables du socialisme.

  • 40 ans de Gestion du pays par des incapables, dites vous. Je dirais même 45 ans.
    La solution : il faut commencer par détruire l’ENA. Et ce premier pas ne se fera pas dans la douceur, ne vous y trompez pas – les cloportes étant trop attachés à leurs privilèges.

  • @ cap 2006 en effet, ils ont encore trop a perdre pour pouvoir désobéir a la loi. Comme a peu prés tous les Français, vous et moi y compris

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