La France libérale ? Une inversion du sens des mots et des valeurs

Dans un pays libéral, le budget serait en équilibre, les impôts seraient faibles ainsi que les dépenses publiques et la dette.

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La France libérale ? Une inversion du sens des mots et des valeurs

Publié le 26 janvier 2021
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Par Claude Goudron.

« L’inversion du sens des mots et des valeurs » : une perversion dénoncée par Mathieu Bock-Coté dans un de ses articles publiés par Le Figaro.

Cela s’applique parfaitement au détournement, en France, du sens du mot libéralisme.

La France serait un pays libéral

Selon le dictionnaire, le libéralisme est « l’attitude de ceux qui s’attachent à la défense des libertés individuelles des citoyens, doctrine hostile à l’intervention de l’État dans la vie économique et respect de la liberté d’autrui, tolérance ».

C’est-à-dire l’inverse de ce que fait notre pays.

Selon Valéry Giscard d’Estaing, au-delà de 40 % de prélèvements obligatoires, un pays devient socialiste.

Avec un taux de prélèvements obligatoires de 46 % en 2018, nous ne pouvons pas nous considérer en économie libérale. C’est 7 points au-dessus de l’Allemagne, et 17,5 points d’écart avec la Suisse.

Les dépenses publiques sont là encore en totale contradiction avec cette hostilité à l’intervention de l’État : avec 56 % du PIB (64,3 % en 2020 à cause du Covid) la France est championne du monde (OCDE) des dépenses publiques. L’Allemagne est à 43,9 % et la Suisse 32 %.

Dans un pays libéral, le budget serait en équilibre, les impôts seraient faibles ainsi que les dépenses publiques et la dette.

Il s’agit donc une utilisation abusive du mot libéral. Et lorsque cette affirmation est utilisée à tort dans une campagne électorale, ça devient une malhonnêteté.

Il est urgent de redonner son vrai sens au mot « libéral »

Vaste programme, comme aurait dit le général de Gaulle, répondant à un ministre qui voulait « s’occuper des cons ». En effet, on peut discuter des heures, arguments à l’appui, une majorité de Français pense toujours que la France est un pays libéral voire ultra-libéral.

Avec raison, Albert Camus a écrit que « mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ». En l’occurrence ici, c’est le malheur de la France.

Une majorité de nos enseignants se déclarent de gauche et sont assez souvent d’extrême gauche, ce que j’ai pu constater lors de mes études ; ils ont donc une grande responsabilité dans la confusion plus ou moins orchestrée du dénigrement du libéralisme.

Il est impératif que l’Éducation nationale prenne le sujet à bras-le-corps et révise son approche du libéralisme.

« Le plus pressé, ce n’est pas que l’État enseigne, mais qu’il laisse enseigner ». Frédéric Bastiat

En attendant il nous faut réagir vite.

Dénoncer la malhonnêteté intellectuelle de nos responsables politiques

Lorsqu’un dysfonctionnement flagrant apparaît, il est facile pour nos hommes politiques de se dédouaner de toute responsabilité en rejetant la faute sur un autre, par exemple l’Europe.

En France, le libéralisme est accusé de tous les maux, il est devenu une forme de dédouanement de ses propres erreurs : pour la gauche, le centre mais malheureusement aussi trop souvent la droite, le libéralisme est un putching ball  bien pratique. Et l’extrême droite en fait son tabou absolu.

La France est un pays étatique, à l’opposé du libéralisme, ce que nous devons rappeler régulièrement et dénoncer, comme l’affirmait Frédéric Bastiat : « L’État c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ».

La France est un pays socialiste voire même communiste par certains côtés, tout le mal provient de là. Elle est l’un des rares pays à ne pas l’avoir admis en s’enfermant dans cette fausse certitude que notre malheur viendrait d’ailleurs. 

« Puissent-ils [les hommes politiques] se préserver longtemps de cette peste du socialisme ». Frédéric Bastiat

C’était il y a bientôt 200 ans, pourquoi ne l’avons-nous pas écouté ?

Il faut le crier haut et fort : ce n’est pas le libéralisme qui mettra la France en faillite mais bien le socialisme.

La France et son « libéralisme » vus de l’étranger

Voici un témoignage qui résume bien nos contradictions. Il s’agit d’un article du journaliste suisse Fathi Derder rédacteur en chef du quotidien économique romand l’Agefi :

« D’accord, d’accord…

Nos amis Français sont venus lundi à Bern. Une délégation du Sénat en visite, on s’attendait à du lourd : on a été servi, la totale. Ce ton, ce style inimitable : Ne jamais parler, toujours expliquer.

Au repas déjà, chez l’ambassadeur, une sénatrice explique à ma table que la France est un pays ultralibéral. Oui, Madame nous raconte les us et coutumes des habitants de cette terre lointaine, inconnue. Je lui fais remarquer que si la France est un pays ultralibéral, la Suisse est alors un club d’échangistes sous ecsta.

Quelques minutes plus tard, en séance, un sénateur nous explique que nous ne connaissons pas la France et sa fiscalité. Il faut savoir que, pour un élu français en tournée en province, si on n’est pas d’accord c’est qu’on ne l’a pas compris. Alors il réexplique plus lentement, il articule. C’est inintéressant mais joli à entendre.

Puis devant notre lenteur toute helvétique, une sénatrice admet alors que, dans le fond, nous ne pouvons pas comprendre la question fiscale française, car la Suisse est, je cite, en retard en matière de dépense publique. La preuve : les crèches. Je n’invente rien.

Désarmante France, quarante ans de déficit, une dette abyssale, mais qui fait la leçon. Elle donne un cours de gestion de faillite au pays le plus riche du monde, le cancre fait la nique au premier de classe. Le panache laisse coi, admirable encore.

Moralité, la crise française est plus grave que prévu. On se trompe complètement sur sa cause. La France ne souffre ni de son chômage ni de sa dette : elle est malade de son aveuglement, incapable de remettre en question le fameux déni : L’Allemagne a tort, la Suisse a tort, tout le monde a tort.

Et la France, elle, a raison, d’accord, d’accord et pendant ce temps elle coule, encore et encore, c’est que le début d’accord, d’accord… »

Tout est dit.

Conclusion

Cet article a été écrit il y a deux ans et la France coule, encore et encore.

Allons-nous attendre le naufrage les yeux fermés ou allons-nous nous réveiller et enfin faire les réformes indispensables connues de nos gouvernants ?

La France devra devenir rapidement libérale ou elle ne sera plus.

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  • La France coule, ça c’est sûr. Mais ce qui me rend perplexe, c’est que cela se fait avec la complicité des français. Même le plus simple et basique raisonnement du genre « pourquoi continuer quelque chose qui visiblement ne fonctionne pas » semble hors de portée de nos concitoyens et de nos élus. Je n’ai pas la prétention de savoir comment sauver le pays mais je suis sûr que la voie que nos députés et dirigeants ont choisi depuis tant de décennies ne donne que des résultats catastrophiques. Alors, comme H2, je me désespère. Et m’inquiète que nos élus de tous bords donnent des leçons au monde entier tel le coq qui chante à tue-tête, …. les pieds dans la merde.

    • @alain mais pour des cohortes , ça fonctionne , ça marche à plein, ça roule crème. J’ai une nièce intermittente qui en fait la promo à ses copains à l’étranger. Nos concitoyens sont achetés , qui un poste de fonctionnaire , qui un statut, qui une allocation, qui une niche fiscale, qui un appartement gratuit , qui une retraite à 75%, qui une retraite à 50 ans , qui une retraite après 16 ans de travail et trois enfants …. j’arrête la liste lasserait ou écœurerait , selon

      • @alain (suite) et ce n’est que le début, car un jour, quand l’Europe finira (on peut rêver/cauchemarder) à réduire le train de vie des fonctionnaires, ils voudront se refaire, et là il vont faire comme dans les ex pays frères : faire payer les gens pour avoir le service : tu veux un passeport ? c’est 2 bouteilles , tu veux un permis de conduire ? une caisse de champ , etc …

        • Pour un gauchiard le sens des mots n’a pas de sens si il est approprié, il n’a de cesse que lorsque ce mot est suffisamment tordu pour dire le contraire de ce que le sens commun comprenait précédemment . . . .

      • Quand la classe politique d’un pays achète la moitié de l’électorat, la dictature est prête avec la complicité de celui-ci. La moitié des foyers fiscaux français ne paye pas l’impôt sur le revenu. La promotion du libéralisme passe par la reconnaissance de cette corruption morale par le peuple.

    • Je ne connais pas H2, c’est le petit frère de H16 ? Dihydrogène de son prénom ?

    • « Mais ce qui me rend perplexe, c’est que cela se fait avec la complicité des français. »

      « S’en remettre à l’état » est le reflexe d’une frange de la population.

    • parce ce que beaucoup on le sentiment que ça marche pour eux..
      pourquoi « fonctionne » une pyramide de ponzi..?
      faire admettre à un français qu’il est un spoliateur subtil n’ets pas évident..il trouvera mille façons de justifier cette spoliation.

  • Un des aspects qu’on souligne peu est l’aspect tentaculaire de la prise de contrôle par l’état des entreprises, toutes plus « sensibles » et « stratégiques » les une que les autres.

    Quand ce n’est pas par la prise de contrôle financier direct avec seulement une participation de 15% au capital, mais avec un double droit de vote pour l’état ( Renault, Air France ), ce qui donne une minorité qui porte bien son nom s’agissant de la stratégie de l’état, une minorité de blocage.

    La liste des société gérées par l’état et perdant des parts de marché et donc de la valeur est longue, ce qui n’empêche aucunement l’état de se croire compétent dans tous les domaines, comme par exemple les parcs d’attraction et les pistes de ski ( compagnie des Alpes, actionnaire de référence : la Caisse des dépôts et consignations )

    • Je partage. Par exemple la plupart des patrons des grosses banques françaises sont nommés soit directement soit indirectement par l’Etat, et sont évidemment issus de l’ENA. Lorsqu’on dit que le taux de dépenses publiques sur PIB est en France de 57%, cela signifie en réalité que 57% des richesses créées par le pays passent entre les mains de l’Etat français qui de fait les administre ou les régule.

    • Le pire, c’est quand les actionnaires du CAC40 (c’est à dire principalement l’état) votent l’augmentation des dividendes qui vont aller dans les poches de l’état, les média hurlent à la voracité des actionnaires* qui affament les français !

      *il n’y a pourtant que 5 à 8% d’actionnaires individuels

      Bande de pourris …

  • « respect de la liberté d’autrui, tolérance » : en effet, le libéralisme est « perverti » par ceux qui se pensent libéraux alors qu’ils sont juste égoïstes et sont prêts à mettre au pilori toute pensée divergente (triste miroir de la cancel culture de gauche, ou simple constante chez les doctrinaires). Un article récent du Monde titrait « ‘l’impossible art de la nuance et de la pensée complexe », c’est malheureusement ce qui permet de dévoyer des mots comme libéralisme ou socialisme, en faisant du simplisme binaire : forcément, quand on réduit le champ des possibles à 2 ou 3 mots, on est forcé d’inclure dedans comme on gave une oie tout et n’importe quoi…
    Pour revenir à l’égoïsme confondu avec l’individualisme : L’individualisme est une réflexion, l’égoïsme est un trait de caractère.

  • « dans une campagne électorale, ça devient une malhonnêteté » et quand aucun journaliste ne relève ça devient de la manipulation.

  • « L’État c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » oui ; mais le problème majeur est que cela aura été une réalité pour beaucoup. Cette fiction devenue réalité (à l’échelle de temps d’une vie) aura été rendue possible par la construction européenne . Ce n’est pas « la faute de l’Europe » mais cela aura été rendu possible par la construction européenne.

  • Merci pour cet article.
    Quand on désigne comme « libéral » un pays dont on constate sans les reconnaître tous les défauts du socialisme le plus basique (taux de dépenses publiques, taux de prélèvement obligatoire, connivences Etat/grosses entreprises, taux de fonctionnarisation, monopoles étatiques, déficit chronique et dette abyssale), c’est soit de l’inculture totale, soit de la mauvaise foi caractérisée, le plus souvent les 2.

  • le libéralisme pour le gouvernement c’est faire ce qu’il veulent avec l’argent public.

  • La confusion est pourtant assez simple à comprendre. Le libéralisme n’est vu par le commun des mortels bien embrigadé par la gauche que par le prisme de la connivence et du favoritisme vis-à-vis des plus riches. C’est bien comme cela que les choses vont en France : on ne compte plus les affaires de corruption et les petits arrangements entre grands amis.

    En cela, la France est un pays ultralibéral.

    Et que dire de la Belgique, où le MR, qui se présente comme l’héritier des libéraux, est une petite entreprise aux mains de la famille Michel aussi sûrement que le RN est aux mains de la famille Le Pen ? Petite entreprise où ses mandataires n’ont rien à envier au PS en matière de magouilles et commissions occultes. Si c’est moins visible, c’est parce que leur zone de pouvoir est moins étendue mais il suffit d’aller voir en banlieue chic de Bruxelles entre autres.

    Ce qu’il manque, c’est un discours pédagogique et surtout une cohérence entre le discours et les actes. Quelqu’un comme Fillon qui s’est empêtré dans la connivence et a persévéré comme candidat en dépit de toute raison a fait plus de mal au libéralisme que n’importe quel discours gauchiste « qui nomme mal les choses ».

    • « Petite entreprise où ses mandataires n’ont rien à envier au PS en matière de magouilles et commissions occultes. » Alors, ils doivent être nettement plus intelligents qu’au PS, qui n’arrête pas de se faire épingler pour les affaires ( Agusta, Charleroi, Donfut, affaire Mathot, meurtre de Cools, Nethys, etc, la liste est très, très longue )

    • @oscar « En cela, la France est un pays ultralibéral » : non c’est une oligarchie, les politiques achètent le peuple, les puissants achètent les politiques et nous on met des sous dans la machine infernale. Rassurez vous, quand ça pétera , ça sera de notre faute …

      • D’ailleurs, ultralibéral ça n’existe pas, on est libéral ou pas! Point.
        C’est comme la lessive de Coluche qui lavait plus blanc que blanc! Vous avez déjà vu sur une pub de lessive qu’elle lave ULTRABLANC? Moi jamais!

        • Je pensais que la lecture assidue de h16 vous avait donné une certaine forme de détachement avec la lettre du texte. Ultralibéral dans ce contexte réutilise la terminologie gauchiste, pour forcer un peu le trait sur la stupidité du propos.

          Cela dit, tout comme certaines lessives lavent « plus blanc que blanc » (et non ultrablanc, en cela vous avez raison), certains libéraux veulent être plus libéraux que les libéraux. Cela leur fait prendre des positions incohérentes et les empêche de voir ce qui est un repoussoir pour le commun des mortels et qui provoqera la perversion du libéralisme tel qu’ils le prônent si un jour il est mis en pratique tel quel quelque part.

          Incohérente parce que lorsqu’un tel libéral est du mauvais côté de la barrière, c’est-à-dire fait les frais de la liberté du propriétaire d’un lieu privé, il s’insurge. Comme dans le cas de Trump, privé de parole par des groupes tout ce qu’il y a de plus privé. N’oubliez jamais que l’homme n’est pas forcément rationnel : si votre tête ne lui revient pas, il va tout faire pour vous faire du tort, et en toute bonne doctrine libérale, il en aura le droit. A moins que la doctrine libérale interdise l’irrationalité ? Il va peut-être le payer cher, mais peut-être pas assez pour lui faire cesser ce comportement irrationnel.

          • « …lorsqu’un tel libéral est du mauvais côté de la barrière, c’est-à-dire fait les frais de la liberté du propriétaire d’un lieu privé, il s’insurge… »
            Votre libéral dans ce cas n’en est pas un. Un vrai libéral respecte la propriété, donc les lieux privés et leurs propriétaires.
             » si votre tête ne lui revient pas, il va tout faire pour vous faire du tort, et en toute bonne doctrine libérale, il en aura le droit ».
            ça ne me parait pas être un comportement très « libéral ». Ou voytre compréhension du terme est erronée.

            • Cela me paraît à moi aussi un comportement très libéral, nous avons visiblement la même compréhension du terme.

              Là où nous différons vraisemblablement est que je n’approuve pas le libéralisme sans garde-fous et je pense que beaucoup de libéraux contribuant à ce site ne seront pas d’accord avec moi… jusqu’à ce qu’il se trouvent du mauvais côté de la barrière, c’est-à-dire se voir discriminés juste parce que leur tête ne revient pas au propriétaire du lieu privé auquel ils voudraient avoir accès.

              Cela existe, on vient d’assister à un exemple magistral avec les mésaventures de Trump chez Twitter. Un groupe privé utilise le double standard, discriminant Trump par rapport à d’autres prêcheurs de haine laissés libre de nuire. Ce cas est d’autant plus intéressant pour un libéral qu’il illustre une autre dérive du libéralisme : la connivence et la tentation d’établir un monopole ou un oligopole en utilisant son poids sur le marché pour rendre très difficile sinon impossible l’accès à un concurrent. Résultat, Trump en est réduit au silence ou à se retrouver sur des réseaux qui sont très loin d’avoir l’audience de Twitter, ce dernier dominant outrageusement le marché.

              • La connivence est une dérive de l’étatisme et ne peut s’exprimer que si les lois (et Constitution) d’un état permettent son intervention dans le domaine économique. Cette connivence existe également dans les pays à tendance socialiste quelque soit son degré. Ce n’est pas une conséquence du libéralisme.

                Pour Twitter (et idem pour Facebook), vous n’êtes pas le premier à essayer de renvoyer dans les dents des libéraux leurs protestations quant à son interventionnisme sur ses contenus tendant à privilégier certains plutôt que d’autres.
                Comme bcp d’intervenant de gauche, vous pensez montrer une contradiction de raisonnement libérale. 🙂 Malheureusement, cela tombe à plat ici. Essayez peut-être sur le forum de Libé…

                Personne n’a jamais nié à Twitter, Facebook et autres le fait qu’ils sont chez eux et peuvent y accepter qui ils veulent. Sauf qu’on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Soit ils se définissent comme de simples supports (tuyaux) intervenant pas sur les contenus (sauf obligation par décision judiciaire) ce qui leur permet de bénéficier de certains avantages légaux et fiscaux US, soit ils interviennent pour modifier les contenus et dans ce cas ils deviennent des éditeurs de contenus changeant ainsi de catégorie juridique avec tout ce que cela implique. Et c’est sur ce point que les libéraux protestent.

                • Vous raisonnez ainsi parce que vous n’avez jamais connu que l’étatisme. En effet, le libéralisme tel que prôné par la majorité des contributeurs de Contrepoints n’a jamais été appliqué nulle part.

                  La connivence n’est pas une dérive de l’étatisme mais est inhérente à la nature humaine : pour acquérir ou conserver des avantages, on a intérêt à l’utiliser et cela se passera aussi bien dans un système libéral que dans un système étatique. Parce que contrairement à ce que j’ai déjà lu ici, le fait que l’état disparaisse ne fait pas disparaître les enjeux de pouvoir sous-jacents. Ils s’exprimeront juste dans un contexte différent mais vous les verrez ressurgir.

                  Pour les avantages légaux et fiscaux de Twitter et Facebook, vous soulevez un argument intéressant que je suis prêt à entendre. Mais c’est la première fois que j’en entends parler. Sont-ils vraiment liés à l’activité comme vous le présentez ou est-ce simplement une négociation avec l’état où connivence et rapport de force sont prioritaires ? Un peu comme les négociations de Ryanair avec les autorités régionales des aéroports que la compagnie dessert où Michael O’Leary plume littéralement le pouvoir en place – ceci dit il a raison, je ferais de même.

                  Voilà un sujet que j’aimerais voir Contrepoints creuser, et qui vous apporterait de réels arguments.

          • Vous confondez égoïsme (et pas individualisme) avec le libéralisme…

            • Le libéralisme donnerait donc naissance à un homme nouveau, débarrassé de ses tares comme l’égoïsme ?

              Je ne confonds rien du tout : le libéralisme doit faire avec les hommes tels qu’ils existent, avec leurs qualités et leurs défauts, inégalement répartis. Les égoïstes existent et comment croyez-vous qu’ils se comporteront dans un système libéral ? Et ne venez pas me dire que le système les « punira » en diminuant leur profit. C’est parfois vrai mais pas toujours suffisant pour les empêcher de nuire : certains mauvais coucheurs ont les reins solides et peuvent nuire jusqu’à leur tombe.

              L’homme nouveau… j’ai déjà entendu ce concept quelque part àl’est et je n’en ai pas de bons souvenir.

              • « Le libéralisme donnerait donc naissance à un homme nouveau,  »
                Ça, c’est le socialisme mon cher.

                C’est quand même curieux que l’entraide, la générosité et les aides privées soient bcp plus développées dans les pays libéraux par rapport aux pays socialistes. Un effet de individualisme tant honni pas les socialistes?

                https://www.contrepoints.org/2017/02/06/280163-americains-plus-genereux-europeens
                https://www.contrepoints.org/2014/11/30/189870-letat-providence-rend-les-gens-moins-genereux
                https://www.contrepoints.org/2012/12/29/109514-solidarite-forcee-et-chacun-pour-soi

                • Homme nouveau socialiste, c’est bien ce que je dis, il s’agit d’un concept socialiste. Si les libéraux ne veulent pas d’un homme nouveau, il faudra donc qu’il fasse avec celui qui existe et c’est là que les difficultés vont commencer.

                  Quant à l’entraide plus développée, c’est hors sujet. Je ne parle pas d’égoïsme au niveau de la masse du peuple mais du dévoiement du système libéral par quelques uns, qui auront pour but de s’accaparer le pouvoir et les ressources et former des monopoles ou oligopoles, profitant de la théorie libérale comme quoi chacun est maître chez lui sans aucune limite. C’est le sans aucune limite qui me gêne et qui, tôt ou tard, mènera à la concentration du pouvoir ou des ressources en quelques mains.

                  Vous ne pourrez me citer aucun système qui a essayé d’appliquer le libéralisme où ces dérives ne se sont pas manifestées tôt ou tard. La Suisse est un exemple intéressant et longuement débattu ici. Mais quand on regarde de près, c’est loin d’être un libéralisme parfait : il vous faut demander une autorisation pour tout et n’importe quoi et bientôt il en faudra une pour pisser au milieu de votre terrain. Et gare à vous si vous vous en passez : à supposer que la commune ou le canton ne s’en rende pas compte, vos charmants voisins auront tôt fait de vous dénoncer. Donc je corrige un peu ma position : le libéralisme dérive inexorablement vers la connivence et la concentration ou vers un corpus de règles contraignantes qui n’ont plus rien de libéral.

  • La France est belle et bien « libérale »… au sens américain du terme.
    … Comprendre : « progressiste ».

    • Les deux acceptions du terme « libéral », d’un côté et de l’autre de l’Atlantique, participent en effet beaucoup à l’incompréhension. Libéral aux US, c’est « libertaire », cad favorable à toutes les « avancées » sociétales. Rien à voir avec Bastiat.

      • Description bien trop manichéenne.
        Restreindre le libéralisme à sa seule sphère économico-fiscale, comme le font la plupart des « libéraux-conservateurs », c’est trahir cette belle philosophie politique.
        Et c’est à ce titre ne pas faire honneur à Bastiat que de le réduire à cela… N’oubliez pas qu’il a aussi écrit : « On a essayé tant de choses, quand est-ce donc qu’on essayera la plus simple de toutes : la Liberté ? La liberté de tous les actes qui ne blessent pas la justice ; la liberté de vivre, de se développer, de se perfectionner ; le libre exercice des facultés ; le libre échange des services »

  • Excellent témoignage de nos amis Suisse ! Et désolé pour vous d’avoir dû supporter l’arrogance française pendant votre rencontre ! Remarque, dans une soirée, il faut toujours un bouffon pour amuser la galerie 😉

  • Le socialisme est la conséquence logique – l’aboutissement même – du républicanisme à la française ! Celui-ci tire ses origines dans la philosophie collectiviste de Rousseau instauré en France sous l’égide des Montagnards/Jacobins…

    Si le France veut anéantir le socialisme, elle va devoir couper la tête du serpent et anéantir l’idéologie républicaine…

    • La République, compagnon de route du socialisme… Décidément j’aurai tout lu ici !

      • Qui est le philosophe qui à inspiré le républicanisme à la française? C’est Jean-Jacques Rousseau. Or, Rousseau fut un socialiste avant l’heure !

        Pour Rousseau, ce n’est pas l’argent qui est la source du mal, mais la propriété privée :

        « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eut point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant un fossé, eût crié à ses semblables: Gardez-vous d’écouter cet imposteur; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne »
        – Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.

        Pour Rousseau, la propriété est une convention, une création sociale arbitraire, alors que pour la plupart des libéraux c’est un droit naturel, qui existerait même sans société civile ! L’État n’étant qu’un instrument pour le garantir, et non le définir. Rousseau refuse de séparer liberté et égalité. L’égalité dont il parle n’est pas une égalité dans le sens libérale, c.a.d. une isonomie, mais clairement une égalité sociale, une égalité de richesse, ce qui fait de lui un précurseur du socialisme. Je cite :

         » Loin de vouloir que l’État soit pauvre, je voudrais, au contraire, qu’il eût tout, et que chacun n’eût sa part aux biens communs qu’en proportion de ses services. »
        – Projet de Constitution pour la Corse.

        Pour lui, « l’État est maître de tous les biens » de ses membres en vertu du contrat social, et « le droit de chaque particulier à son propre fonds est subordonné au droit que la communauté a sur tout » :

        « Les clauses du contrat social se réduisent à une seule, savoir l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à la communauté. »
        -Le contrat social, chapitre VI.

        Il y eut bien des tentatives de donner à la république des airs plus libéral, notamment par les girondins après la terreur, ou bien à l’aube de la deuxième république (malgré les pression populaire pour l’instauration de la « république sociale » et du drapeau rouge, formidablement rejeter par Lamartine), également au début de la IIIe République ! Mais à chaque épisode républicains, la France à finit par sombrer dans l’étatisme et dans un socialisme plus ou moins doux et plus ou moins assumé, pour finalement concrétiser complètement la république sociale avec la constitution de 1946, dont le préambule restera confirmé dans la constitution de 1958.

        « La France est une république démocratique et sociale ».
        – Article premier de la cinquième république.

        « En décidant, dès 1941, de s’allier avec Staline, et donc avec ses épigones français, De Gaulle a livré notre pays à l’idéologie marxiste.  »
        – Eric Brunet

        « Dans le fond, les institutions françaises sont naturellement fascistes (« tout pour l’Etat, tout par l’Etat et rien en dehors de l’Etat » Mussolini) -et l’ont toujours été. Par exemple, il est tout à fait évident que la Constitution de la Vème Républicaine est profondément fasciste (ce que l’on traduit en France par bonapartiste) puisqu’il n’existe aucune séparation des pouvoirs, l’exécutif ayant une prééminence totale sur le législatif et le judiciaire ».
        – Charles Gave

        D’ailleurs, je vous invite à lire le projet de constitution du maréchal Pétain, et celui du Duce pour l’Italie d’après guerre, vous constaterait que ces deux esquisses sont très proche de notre constitution gaulliste!

        Et tout cela on le doit à ce proto-socialisme qu’est le « républicanisme français », rousseauiste, centralisateur et jacobins.

  • Ils sont tellement bêtes qu’ils ne font pas le rapport entre le libéralisme et la richesse, et inversement entre socialisme et pauvreté. La Suisse est le pays aux plus hauts salaires, mais 32% de dépenses publiques et 39,6% de prélèvements obligatoires, y compris ceux des diverses assurances sociales! Comment peut on être aveugles à ce point face à la réalité?

    • Bien d’accord avec vous. Votre commentaire est un des premiers qui me donne à penser que le libéralisme a commencé à trouver ici une bonne définition…

  • La France libérale : pour une fois, le latin va ressortir du placard : « certum est quia impossibile » ( c’est une certitude parce que c’est impossible – Tertullien, sur la résurrection du Christ )

  • Hélas, comme le dit René Pommier, il faut trois fois plus d’énergie pour démontrer une erreur que pour en commettre une. La contresens sur le terme « libéral » arrange bien les collectivistes, pour qui le libéralisme classique est leur seul véritable ennemi. On martèlera donc, quand les difficultés s’amoncellent : tout cela, c’est la faute au libéralisme !

    • @René-Pierre Allé
      Bonjour,
      « On martèlera donc, quand les difficultés s’amoncellent : tout cela, c’est la faute au libéralisme ! »
      Le bouc émissaire, soit le libéralisme, est déjà bien mis en place.
      Macron est qualifié de libéral, voire d’ultralibéral, en plus d’être le « président des riches ». Son parti, ses ministres, conseillers, et autres seront tous pointés du doigt comme la source de tous les maux dont la France souffrira. La pinata est déjà suspendue, elle n’attend que la rude bastonnade.

  • Libéralisme: un gros mot en France, dernier pays collectiviste en Europe.
    Les citoyens sont des enfants qui en redemandent!
    La France est une monarchie élective dont le monarque actuel ne respecte pas ses « sujets » et n’est même pas capable d’agir comme un despote éclairé. La pandémie le renforce.
    C’est à se demander si un conflit mondial n’est pas souhaitable pour enfin sortir de ce cloaque!

  • La France a produit de merveilleux intellectuels qui ont expliqué la pensée libérale au monde (Turgot, Say, Bastiat, Tocqueville et bien d’autres). Mais elle n’a quasiment jamais su l’appliquer à elle-même. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.

    • @jacques très juste , mais comment s’attendre à autre chose de la part d’une caste qui veut l’égalité mais s’accorde des privilèges, prône la solidarité, mais à son seul profit, est contre l’école libre mais met ses enfants à l’école alsacienne …

  • Actuellement, on n’en n’est plus à se demander si la France est libérale mais simplement si elle est démocratique, et cela même à gauche ou dans les rangs de la majorité.

    Cependant le socialisme ayant toujours mené à la dictature, qui s’étonnera ?

  • C’est amusant, aucun gauchiste n’est venu troller cet article. Auraient-ils un embryon de conscience politique après tout?

    • Il y a quelques années, « the Economist » avait publié une étude très détaillée et documentée sur les maux français, étude qui avait été signalée dans la presse française. Un commentaire de lecteur m’avait éclairé sur l’état de la « conscience politique » :  » ce n’est pas la peine de le lire, c’est un hebdo de droite », alors qu’il y avait tout à gagner à le lire, quitte à le rejeter si mal documenté

      • C’est la base du progressisme : ne pas chercher à écouter et encore moins comprendre les avis des opposants. De toute manière ils ont tort et nous on a raison !
        Un peu comme le fameux proverbe orc : « l’ennemi il est bête, il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui l’ennemi ! » 🙂

        • Le progressisme serait donc l’antithèse du libéralisme… J’ai bien fait de venir. J’ai appris plein de trucs aujourd’hui !

          • Le progrès ne se décrète pas, et la liberté n’est pas un progrès, c’est un droit naturel qu’il faut défendre.

            • 1. Les Sans-culottes de 1789, les Allemands de l’ex-RDA et tutti quanti ne voyaient sans doute pas les choses comme vous.
              Il y a indéniablement, quand on se penche sur l’Histoire, un sens positif (progrès) ou négatif (régression) en matière de libertés publiques et individuelles. La liberté n’est pas un don du ciel qu’il faut préserver, c’est un combat de tous les instants contre la servitude, qui est souvent, elle, le point de départ de la plupart des sociétés organisées.
              2. Et si le progrès ne se décrète pas, certains autocrates ou oligarques n’ont pas hésité à pondre des décrets pour ralentir ou interdire le progrès, le plus souvent pour protéger des monopoles. L’Histoire est pleine de ces rendez-vous manqués avec les évolutions technologiques parce que certains régimes politiques n’en ont pas voulu. En général, cela ne leur a pas réussi.

              Il n’est pas raisonnable de vous livrer, comme vous le faites, à de telles contorsions sémantiques pour éviter de dire du bien du progres(sisme), un héritage des Lumières, mais hélas dévoyé par les communistes. Ne retenir que ce dernier sens et se refuser à l’idée même de progrès est tout ce qu’il y a de plus ridicule…

  • Dans un pays libéral… On peut compléter la liste :
    – on pourrait fumer du cannabis (par ex) sans risquer ni amende ni tribunal
    – on pourrait rouler sans ceinture de sécurité
    – les couples pourraient avoir recours à une GPA
    – les prostitué(e)s ne seraient pas entravé(e)s dans l’exercice de leur profession
    – etc

  • Mais ce n’est pas parce que la France n’est pas un pays libéral qu’elle est un pays socialiste. Mettons en garde contre cet excès de lyrisme qui n’aide pas à se faire une idée correcte de ces différentes philosophies politiques.
    En France, il n’y a pas de propriété collective des moyens de production. Il n’y a pas de parti unique. La presse critique vertement le pouvoir. L’Etat est très puissant ; dans un pays socialiste, l’Etat, forcément bourgeois, est voué à la disparition… Etc.
    La France est étatiste (c’est ce qui explique son taux de prélèvement exorbitant) pas socialiste.

    • « il n’y a pas de propriété collective des moyens de production. »
      Dans le socialisme, cette propriété collective passe par un Etat aux mains (soi-disant) du pouvoir du peuple qui n’est donc plus un pouvoir « bourgeois ». On en est pas là en France certes. Mais l’État français s’immisce dans tous les rouages de l’économie soit par les prises de participations, soit via la loi et les réglementations. Le résultat est progressivement le même.
      Marx disait qu’un pays socialiste devait avoir un PIB à plus de 50% d’origine étatique… On a dépassé ce stade depuis longtemps en France.

      « Il n’y a pas de parti unique. »
      Vous confondez socialisme et dictature. On peut avoir un pays socialiste sans que ce soit une dictature même si un pays socialiste finit souvent en dictature.

       » La presse critique vertement le pouvoir.  »
      Vraiment? En France?

      « dans un pays socialiste, l’Etat, forcément bourgeois, est voué à la disparition… »
      C’est la définition extrême du socialisme, son état le plus accompli. Cela ne veut pas dire qu’un pays n’est pas socialiste tant qu’il n’a pas abouti à cela. D’ailleurs d’autres formes de socialisme s’accommodent très bien d’un Etat tant qu’il est aux mains des socialistes… 🙂

      Il y a différents degrés dans le socialisme d’un pays. Vous niez le socialisme de l’État français sous prétexte qu’il n’y a pas toutes les formes abouties du socialisme chimiquement pur. Ce qui ne s’est jamais vraiment vu dans aucun pays. C’est pratique. Avec une telle attitude, il n’y a jamais de vrai pays socialiste in fine.
      C’est d’ailleurs l’argument de tous les gauchos pour expliquer que si le socialisme n’a jamais rien pu donner de bons, c’est parce qu’il n’avait jamais été vraiment instauré complètement nulle part! 🙂
      C’est un peu comme si vous disiez qu’un homme en train de tomber d’une falaise n’est pas vraiment en train de chuter tant qu’il ne s’est pas écrasé en bas de la falaise…

  • Tous le monde s’en fou France ou pas France.
    On est incapable de se réformer et en plus on va se plaindre à tous non ce pays n’a plus d’intérêt et n’est que le ramassis des Gauchos profiteur du travail des autres.
    Les extremes sont au porte et plongeront le pays dans la misère comme d’hab, ce n’est qu’une question de temps.

  • Les commentaires sont fermés.

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