Gilets jaunes : la faillite de l’État-providence

Si le mouvement des gilets jaunes est si populaire, c’est parce que les Français ont bien compris que la démocratie providence où chacun vivrait des impôts du voisin n’est qu’une fable. OPINION

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Gilets jaunes : la faillite de l’État-providence

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 décembre 2018
- A +

Par Olivier Maurice.

Quand cessera-t-on de prendre les Français pour des idiots ?

Je me pose avec insistance cette question depuis que j’écoute les commentateurs politiques, les gouvernants, les leaders politiques et autres intervenants s’étendre en théories pour saisir le sens du mouvement des Gilets jaunes et tenter en vain d’y répondre ou de le récupérer.

Ras le bol fiscal, France périphérique en colère, perte de crédit du monde politique, pouvoir d’achat, mondialisation… derrière ces interprétations se cache avant tout la faillite d’un monde imaginaire qui maintient les Français dans un rêve éveillé depuis la fin de la guerre, voire même depuis la Révolution.

Le monde imaginaire de la démocratie providence.

Une illusion n’existe que si on y croit. C’est ce qui différencie la réalité de la fiction, cette dernière cesse d’exister lorsque l’on cesse d’y croire. Et cette fiction est entretenue depuis très longtemps suivant un seul principe : celui de prendre les Français pour des benêts qui croient tout ce qu’on leur raconte.

C’est cette fiction qui est en train de s’effondrer.

 

Le grand bal des illusions

Parce qu’il parait qu’ils y ont cru, les Français, au meilleur système social du monde. Ils se sont laissé aller à y croire.

Jusqu’au jour où ils ont passé 14 heures aux urgences au milieu des brancards. Jusqu’au jour où il leur a fallu une semaine pour trouver un médecin généraliste qui veuille bien les prendre dans leur clientèle. Jusqu’au jour où ils ont eu à se faire poser un implant dentaire. Jusqu’au jour où ils ont reçu une lettre de Pôle emploi les menaçant de radiation. Jusqu’au au jour où ils se sont fait écraser au tribunal de la Sécurité sociale parce qu’ils réclamaient ce qu’ils pensaient bien être leur droit. Jusqu’au jour où l’URSSAF leur a fait un contrôle de trop.

Jusqu’au jour où ils en ont eu complètement marre qu’on leur dise ce qu’il faut manger, ce qu’il faut boire, comment il faut s’habiller en hiver, comment il faut s’habiller en été, à quelle vitesse il faut rouler …

Jusqu’au jour où ils ont commencé à ne plus prendre au sérieux toutes ces histoires plus abracadabrantesques les unes que les autres que politiciens et journalistes leur servent en boucle.

Jusqu’au jour où ils ont fait le plein et se sont dit que ça commençait vraiment à bien faire.

 

À crédule, crédule et demi

Mais y ont-ils vraiment cru ? Ou ont-ils simplement décidé d’y croire, faute de mieux ?

Tant que les choses allaient bien, tant que chacun arrivait à trouver son petit avantage dans l’immense bazar de la démocratie providence, on laissait les media dire n’importe quoi et les politiciens sortir leur baratin. De toute façon, pourquoi perdre du temps avec tout cela : les journalistes comme les hommes politiques ont décidé qu’ils auront toujours raison et que rien ne les fera jamais changer d’avis.

De toute façon, plus personne ne vote vraiment. Mais est-ce que ce signal a été compris, voire même simplement entendu ?

Ce qui était drôle et faisait les choux gras des imitateurs et des parodistes : les petits travers, les petits détails qui relèvent régulièrement l’arrogance ou l’incompétence de ceux qui croient nous gouverner, les petites phrases, les polémiques ridicules, les tics de langage caricaturaux et les inepties manifestes… est devenu irritant, lassant pour finalement devenir inadmissible.

Cela fait pourtant des années qu’on leur répète qu’il faut cesser ce petit jeu, qu’il faut cesser de raconter des histoires en multipliant les contre-sens les plus évidents.

Comment peuvent-ils encore aujourd’hui, alors que Paris brûle chaque samedi, continuer à croire qu’ils trompent réellement quelqu’un ?

 

Miser sur l’ignorance

Une des dernières stratégies de communication trouvée par le gouvernement pour discréditer les Gilets jaunes et qui s’ajoute à la liste déjà peu reluisante que je listais dans mon dernier article, illustre parfaitement cette arrogance, dans un remake du populaire sophisme de la crémière, de la métaphore du beurre et du sourire :

Les Gilets jaunes sont un mouvement un peu contradictoire qui veut à la fois moins d’impôts et plus de services publics.

Il faut vraiment être persuadé de l’inculture des Français pour penser que ceux-ci ne comprendraient pas ce que signifie la notion de gain de productivité. Il faut être bien perché sur son piédestal pour croire qu’ils ignorent ce qu’est le fordisme et comment on a pu, avec la mise en chaîne de la fabrication de la Ford T en 1908, faire que l’on ait à payer moins de dollars pour avoir davantage de voitures.

Il faut vraiment être déconnecté du monde réel pour ignorer que chaque ouvrier, chaque employé, chaque artisan, chaque commerçant se retrouve chaque jour, plusieurs fois par jour, devant cette double injonction : faire toujours plus, donner encore plus… mais toujours pour moins cher, pour plus vite et de meilleure qualité.

 

L’excuse de l’exception française

La dépense publique, ce sont 1291 milliards d’euros, 56,5 % du PIB. Record mondial.

Comment peut-on donc espérer nous faire croire qu’il soit impossible de faire quelques petites économies ? Cela fait des décennies, depuis la mise en place du modèle social du CNR juste après la guerre que l’on n’a fait aucune réforme. 73 ans à ne faire qu’augmenter les dépenses publiques sans jamais chercher une seule fois à les diminuer.

Comment peut-on espérer nous faire croire que nous serions les seuls au monde pour lesquels il serait impossible de payer moins d’impôts ? Nous faire croire que la disponibilité des services publics n’est qu’une question d’argent. Même pas de moyens, une simple question d’argent.

Qui irait voir son patron ou ses clients et oserait leur expliquer que s’il ne travaille pas plus, c’est simplement parce qu’il est Français ?

 

Démagogie

Comment peut-on également croire qu’on allait résoudre le problème en un claquement de doigts, en sortant du chapeau des solutions magiques, comme celle de réduire le salaire des députés ou les pensions des anciens présidents. Même si le symbole est force d’exemple, ces dépenses ne sont rien dans l’océan de taxes, d’impôts et de déficit.

Un million d’euros, c’est le 0,0000007 ème des dépenses publiques, c’est un litre d’eau dans une piscine olympique.

La tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, celle qui impose à 45 % ne représente que 0,7 % des dépenses publiques. Tout comme diminuer le salaire des députés, taxer les riches n’est qu’un argument démagogique qui ne résiste pas une seule seconde à l’analyse des chiffres.

Quel Français n’a pas autour de lui quelqu’un qui n’arrive pas à boucler ses fins de mois ? Combien de personnes sont parties de France, lasses de cette suspicion permanente du « riche » ?

Avec Internet, l’époque où les classes sociales vivaient à coté l’une de l’autre sans jamais se parler est révolue. Tout le monde a bien compris que les histoires de politique des riches ou de politiques des pauvres sont avant tout entretenues par les politiques, parce qu’elles ne servent en fin de compte qu’à jeter les gens les uns contre les autres, à diviser pour mieux régner.

 

Taxer pour ne pas réformer

Malgré les innombrables taxes en tout genre, la moitié de la dépense publique provient de deux prélèvements principaux : la taxe sur la valeur ajoutée (203 milliards d’euros) et les charges sociales (488 milliards d’euros).

Le reste est principalement financé par l’impôt sur le revenu (78 milliards), l’impôt sur les sociétés (60 milliards), les impôts sur l’habitat – taxe d’habitation et impôt foncier (60 milliards d’euros) et le déficit (75 milliards).

Ces chiffres, comme tous les autres sont facilement disponibles en une simple recherche sur Internet. Comment peut-on nous faire croire que quelqu’un ignorerait l’état déplorable des finances publiques et le besoin impérieux pour l’État de trouver des solutions ?

Tout le monde a bien compris que l’intérêt de la fiscalité écologique est avant tout comptable, qu’elle permet de créer une nouvelle entrée d’argent qui peut potentiellement atteindre le 50 ou 100 milliards d’euros dans quelques années, l’État étant quasiment à bout de ces capacités d’augmenter ses recettes sur ses 6 moyens de financement principaux (TVA, charges, IR, IS, foncier et déficit)

Les fonctionnaires de Bercy et les débats télévisés auront beau chercher une solution pour rééquilibrer les dépenses publiques en taxant davantage l’un et moins l’autre ou vice-versa et en faisant des plans sur la comète : il n’y en a pas. Il est évident que ce n’est pas du côté des recettes qu’il faut chercher la solution, mais bien du côté des dépenses.

 

La fable des taxes ciblées

Mais on continue à croire que les Français gobent toutes ces fariboles. Et comme cela ne suffisait pas, on y ajoute systématiquement une autre, encore plus énorme : celle qui consiste à prétendre que les impôts ou les taxes cibleraient une catégorie sociale particulière ou un élément économique particulier : les riches pour l’ISF, la pollution pour la taxe carbone etc.

Hé oui, on continue à penser que les Français sont suffisamment crédules pour croire que quand on taxe les carburants, on taxe la pollution, mais pas du tout l’essence qui permet d’aller au travail.

Une taxe finit toujours par se répercuter dans l’économie et par toucher tout le monde. Dans le prix d’une baguette de pain, il n’y a pas que la TVA, il y a aussi la taxe sur les carburants du tracteur qui a labouré la terre, de la moissonneuse, des camions qui ont acheminé le grain et la farine. Il y a les taxes sur l’électricité qui a fait tourner le moulin et chauffé le four. Il y a les charges sociales que payent l’agriculteur, le boulanger, le meunier. Les impôts fonciers de la boulangerie, du moulin, de l’exploitation agricole. Et toutes les taxes se retrouvent dans le prix de la baguette. Sans les taxes, une baguette ne coûterait pas 1 euro, mais quelques malheureux centimes.

On croirait que le pouvoir ne fait jamais ses courses, ne sait pas ce qu’est un hard-discount, qu’il n’a pas compris que le principal effet de la mondialisation est la chute des prix. Pense-t-il vraiment que les gens n’ont pas compris pourquoi les prix des produits étrangers sont aussi bas ? Qu’ils n’ont pas remarqué que la baisse des prix est bonne pour tous les produits… sauf bizarrement ceux que l’État réglemente, comme par les carburants, le gaz ou l’électricité.

 

Tout le monde paie les frais de l’incompétence et de l’arrogance

En fin de compte, c’est toujours le citoyen, chaque citoyen, tous les citoyens qui paient.

Cela fait 50 ans que le budget de l’État est en déficit. Ça fait 50 ans que l’État invente des histoires pour essayer de s’en sortir. Ça fait 50 ans que l’État fait la chasse à tout ce qui peut être imposé et invente de nouvelles taxes pour chasser l’argent dans tous les recoins de l’économie. Comme si des chanceux pouvaient être passés à travers les mailles du filet pendant 50 ans.

50 ans… voire même peut être 200 ans…

50 ans que l’État est en faillite. En faillite budgétaire, et en faillite politique.

Nous sommes tous logés à la même enseigne : nous sommes tous des contribuables que l’on prend pour des simplets qui gobent toutes les histoires qu’on leur raconte. Nous sommes tous des Gilets jaunes.

 

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  • bravo! excellent article qui resume parfaitement les données du probleme.
    Corriger çà n’est pas dans les capacité du pouvoir qui met en oeuvre l’administration dont font partie les citadelles bâties sur les ruines de 1945, on ne fera donc pas l’économie d’une revolution , ou d’un chaos économique lié a l’importance de la dette.

    • @ claude henry de chasne
      Dans l’Union Européenne, les autres pays ont fait une cure d’austérité pour corriger les dépenses idiotes, pas en France, c’est tout. Donc la France n’est pas près de remplir les critères de Maastricht et mérite d’être sanctionnée, ce qui ne va pas améliorer vos affaires. Mais si la France ne veut pas comprendre, « par prestige », tant pis!

      • « La France », c’est quoi ? Un masque commode derrière lequel se cachent ses dirigeants, et une entité commode pour ceux qui regardent de leur balcon. Ici, nous sommes sur un site libéral, les individus ne peuvent être tenus responsables de ce que les gouvernements successifs ont fait en leur nom, et de grâce, cessez de parler de « nos » affaires pour celles des dirigeants qui se heurtent à la contestation et au mécontentement de plus de 75% d’entre « nous » !

      • L’appauvrissement général c’est le resultat du socialisme , partout
        le resultat est le meme sur toute la planete..
        le mouvement des GJ est terminé , ils ne demandent pas plus de liberté mais plus de pognon
        ils n’auront ni l’un; ni l’autre

      • oui mais dans les autres pays on a pas donné a la fin de la guerre
        une gestion paritaire de l’etat au parti communiste pour avoir participé a la resistance.. (voir le CNR , a l’origine du Gaullisme et
        du paritarisme)
        et de ce fait installé le marxisme dans le logiciel de l’etat français

      • La seule sanction valable, c’est l’augmentation des taux d’intérêts.
        C’est la seule action que comprendront nos polytocards. Ils ne comprennent que la force, alors le bruit du boulet les poussera peut-être à courir.

        • Il paraît que quand Schiappa a tweeté son soutien à l’ISF, les taux français ont effectivement remonté.

        • Les taux d’intérêts ont été rendus bas pour rendre soutenable l’énorme surcroît de dettes après la crise de 2008-2009

          • La chaîne de causalité me paraît :
            1. la crise survient
            2. les liquidités sont déversées par tombereaux et hélicoptères pour la calmer
            3. l’argent devenu si abondant, les taux baissent
            4. à ce niveau de taux, ça devient plus facile de s’endetter que de réfléchir à la manière dont on dépense l’argent
            5. plus personne n’ose remonter les taux de peur de susciter une nouvelle crise
            6. retour au 4.
            Sauf que certains peuvent se permettre de remonter un peu les taux pour sortir peu à peu de ce cercle vicieux, et que le fait que d’autres aient du mal à le supporter ne les gêne pas vraiment…

            • Il y en a qui prétendent que c’est un mouvement plus profond, basé sur le concept même de capitalisme de connivence.
              Ce machin est censé faire fondre l’épargne des classes moyennes (on le voit déjà, les intérêts de l’épargne sont inférieurs à l’inflation, ensuite sont taxés, un comble) et aider ceux qui peuvent profiter de ces crédits à un taux très bas, à part les Etats eux-mêmes (le premier exemple qui me vient étant Drahi).
              Il y a d’autres signaux, comme la volonté de faire disparaître le cash (des limites de paiement de plus en plus basses, des incitations à payer avec des moyens électroniques) ou la loi Sapin (2?) qui permet à l’Etat de bloquer les fonds des particuliers, sans limite de plafond (l’Etat, hein, pas les banques !).

    • M’enfin ce n’est pas la faillite de l’état providence, c’est l’impasse du système de création monétaire mondial, dit de l’argent rare, dans une économie sans croissance, le tout couplé au capitalisme intrinsèquement inégalitaire.
      LE MODÈLE ECONOMIQUE DANS LEQUEL LE MONDE EST ET QUE VOUS PLÉBISCITEZ MÈNE INÉVITABLEMENT A UNE IMPASSE. ON Y EST.

    • PS: vous vous trompez dans les causalités !

  •  » on dirait que le pouvoir ne fait jamais ses courses ……mais c’est tout à fait le cas ; comment voulez vous que ces gens là comprennent quoi que ce soit à notre réalité ; ils ne font pas les courses , ni le plein de bagnoles , ils n’en paient pas l’entretien , ils font les beaux tout frais payés avec notre argent et leur salaire c’est de l’argent de poche ….et ils ont le culot de dire aux citoyens de faire ceinture , chaque jour un peu plus ……on voit le résultat ….

  • Le diagnostic économique est entièrement exact, mais celui qui consiste à dire que les français (et plus particulièrement les GJ) le comprennent est entièrement faux. D’ailleurs cet aspect n’apporte rien au fond du débat, sinon le temps qu’il faudra pour que les français acceptent qu’on taille dans les dépenses et y perde au passage ce que chacun d’eux en reçoit payé par les autres..

    • Pour être allé discuté sur un rond-point avec des GJ, je confirme que les français ont du mal à sortir de l’état infantile dans lequel on les maintient. Dur d’arrêter de croire au père noel.
      Il est temps de réfléchir à un moyen de mettre l’enfumage du peuple dans la liste des fautes pour les politiques et les journalistes. C’est un problème d’éthique pour ces castes.

    • dur dur pour les Français d’arrêter de croire au père noël.
      A quand le délit de démagogie et le délit d’enfumage pour les politiques et les journalistes?

  • Quand on veut mettre des reformes salutaire dans l’économie , en zappant la fiscalité et de ne pas remedier au Budget de la Dépense Publique .. Ce pays ne peut être Réformer !!!
    Ce n’est pas un oubli , c’est une lâcheté politique : pas de vague ….Il ne faut pas fâcher , les privilèges ils veulent les garder !!!!

    • Quand les français seront capables d’admettre que les allocations familiales, les allocations logement , les primes de rentrée scolaires, les primes de Noel, les aides de toute nature qui sont payés par d’autres sont des privilèges.. et qu’il convient de les remettre en cause aussi , il n’y aura pas d’issue

      • Bonjour,

        Je pense couvrir le sujet dans un prochain article, mais la France est très, très loin d’être le paradis (ou l’enfer) de redistribution que la propagande du monopole du cœur veut s’attribuer.

        On ne peut pas faire plus redistributif qu’un système purement libéral, c’est absolument impossible. On entretient juste une immense confusion dont le seul et unique bénéficiaire est l’Etat.

        • certes , mais n’oublions pas l’idéologie , nous avons un mur de Berlin en france, dans les tètes grâce a l’éducation nationale qui forme des électeurs de gauche plus que des gens prêts a s’investir dans le travail..le paritarisme peut tuer la liberté
          meme si les politiques de redistribution sont directement impliques dans les politiques fiscales..le « bon » peuple reste sur l’idée que l’argent viendra de l’etat et pas du travail (normal puisque l’observation prouve que les gens qui travaillent ne s’enrichissent pas!)
          on ne peut pas s’enrichir , a quoi bon faire un effort? etc.. etc..

          • Oui, je pense couvrir cela aussi.

            Avec les progrès actuels de la technologie et de la science, presque personne ne devrait travailler plus que quelques heures par mois, voir plus du tout ou partir en sabbatique après quelques années de travail.

            Les pays où le chômage est proche de zéro, sont des pays où la grande majorité des gens n’ont pas besoin de travailler. L’humain ne travaille que si il trouve son compte, sinon ce n’est pas un être humain, mais un esclave.

            • Je ne pense pas que les gains de productivité fantastiques que nous offrent les nouvelles technologies , iront irriguer toute une population..
              Quand les gens n’ont pas besoin de travailler c’est qu’ils ont accès aux produits élaborés par d’autres qui eux travaillent, soit parce qu’ils possèdent un espace qui leur appartient et des revenus qui leur permettent d’avoir une vie correcte, soit parce qu’ils disposent d’une fortune conséquente,par héritage, ou les deux.
              Si on regarde la France , par exemple , et qu’on stoppait brutalement les importations de pays a bas coûts , la plupart des gens n’auraient plus accès a l’essentiel..Ce sont les importations massives de ces produits a bas coûts qui permettent a certains pays de pouvoir travailler un minimum, et aux français qui pensent que leur pays leur permet de travailler moins et que quoi qu’on en dise a un bon niveau de vie.

  • Bonne révision du marché ! Et finalement le seul qui n’a pas de concurrence c’est l’Etat. Et c’est bien là le problème. L’Etat qui considère que l’argent est gratuit et coule à flots. Faudrait peut-être leur expliquer ? Depuis le temps ils ont certainement oublié.

  • très belle analyse. je poserai néanmoins le postulat suivant : les français qui manifestent refusent de recevoir la facture tout en exigeant le maintien de l’état providence. Faites le test dans votre entourage, demandez s’ils sont d’accord pour des assurances santé privées, ou pour privatiser les écoles. vous mesurerez rapidement le degré de volonté d’émancipation.

    l’imprégnation du socialisme dans l’ADN français et bien profond, J’en ai peur

    • exactement , i ne s’agit pas d’une manifestation de raz le bol du socialisme et une demande de libération.. il s’agit d’une demande de plus d’aides et moins de taxes..
      la france a sombré

      • Merci à vous deux pour ces rares commentaires de bon sens. Au moins vous semblez au courant de ce qu’est la réalité de l’état d’esprit de compatriotes, de bac-2 à bac+8. Ces derniers étant souvent les pires.
        Je ne comprends pas que les rédacteurs de Contrepoints se vautrent si souvent dans cet angélisme qui voudrait faire des français des libéraux éclairés, ou éclairables. Les français au fond veulent du foot, du cul, de la bouffe et la sécu payée par les « riches ». Et c’est au fond vrai avec des variantes quelque soit le niveau universitaire.

        Nous autres authentiques libéraux sommes une minorité négligeable, et nous devons tenter de nous protéger contre la prédation de nos compatriotes. Le seul débat qui vaille est… Comment faire en dehors de l’expatriation ?

        • Tout cela est vrai, mais il ne faut pas dire qu’ils sont irrécupérables. Hier, j’ai fait la leçon à des gens simples, mais bosseurs que je connais et qui me sortaient qu’il fallait rétablir l’ISF. Après deux heures de leçon, je crois qu’ils ont compris que c’était une ânerie.

          • Il est normal que les GJ fasse appel dans leur détresse à des schéma pré-établis, d’autant qu’actuellement la gauche est entrain de récupérer le mouvement donc on repart vers la demande d’aide ce qui n’était pas le cas des artisans, des libéraux qui ont été largement à l’origine du mouvement.
            En définitive les gouvernements a favorisé cette évolution en refusant d’annuler immédiatement les taxes au profit de proposition d’aides sociales, comme d’habitudes venant de l’état, voir encore pire des entreprises !
            De plus avez-vous vu du point de vue média des journalistes se faisant le relais d’une libéralisation ?
            Les Français sont CONDITIONNES, tant par l’état que par les médias, et que par les syndicats à chercher les solutions dans les aides !

          • Vous avez fait la leçon à des gens simples. Qui a dit que Macron était arrogant ?

            • Il y a faire la leçon, et faire la leçon. Je n’ai pas entendu Macron se donner la peine d’expliquer pourquoi l’ISF coûtait énormément à l’économie et nuisait à ceux-là mêmes qui le contestent bien plus encore qu’à ceux qu’il frappe. L’arrogance de celui qui prétend, même si parfois il n’a pas toujours tout-à-fait tort, savoir mieux que les gens eux-mêmes ce qui est bon pour eux, n’a rien à voir avec la pédagogie de celui qui va discuter avec ceux qu’il veut convaincre.

          • Il vous a fallu deux heures, pour convaincre combien de personnes ?

        • c’est pire que çà , les français sont des gens de droite qui préfèrent un gouvernement de gauche parce que le pillage est le meme, mais la moralité de façade plus populaire , a tel point qu’après l’échec des socialistes on s’est précipité pour bomber les banderoles en vert ^pour justifier la continuation du pillage ..
          Pour faire en dehors de l’expatriation , il faut limiter sa consommation sur place (pas de restaus , sorties, vacances etc..,) vivre en apnée , et aller respirer ailleurs dés que possible..et assez souvent( un A/R pour une capitale europeenne plus clémente c’est 100 euros..
          la seule solution ; externaliser sa consommation
          faire les soldes a milan , son dentiste a budapest , ses vacances a naxos etc..
          c’est la seule possibilité

          • A chaque fois que l’on consomme on subventionne la gabegie de l’état : c’est un corrollaire de ce très bon article. Votre propriété privée est publique!

          • Chee M. De Chasne, je partage et pratique votre approche… Sauf que ni Milan, ni Milan, ni Naxos ne me donnent des gages rassurants de libéralisme assumé. A la limite je préfère le communisme asiatique (genre Vietnam), qui vous dit: enrichissez vous, on s’occupe du reste. Le billet d’avion est un peu plus cher

            • on ne vit quelque part que si on s’y fixe..
              une fois un réseau constitué on peut effectuer des missions un peu partout, et au lieu de fixer son capital dans de l’immobilier en France..
              le monde est vaste , et le socialisme çà se fuit.. pour l’instant

      • Il s’agit d’une demande qui pourrait se résoudre par plus d’aides ou par moins de taxes, voire les deux mais pas du tout nécessairement les deux, contrairement à ce que les politiciens répètent en boucle. Pourquoi les questions sont-elles toujours posées l’une après l’autre, au lieu de bien faire la connexion : Sachant que les aides sont financées par les taxes, voulez-vous moins d’aides ou moins de taxes ?

  •  » Qu’est-ce donc que cet État dont les droits magiques et toujours indiscutés écrasent les contribuables sous le poids des charges et confisquent rapidement l’exercice de toutes les libertés publiques ou privées ?
    Sur quoi repose le culte de l’État, divinité abstraite, aussi insaisissable dans son essence qu’insatiable dans ses appétits ?
    Cette volonté nationale, qui se traduit en lois brutalement illibérales et rapaces pour pénétrer jusque dans le for inviolable de la conscience et ravir aux citoyens leurs droits les plus sacrés avec leurs derniers écus,
    qu’est-elle, en dernière analyse, sinon le bon plaisir d’un ministre ou d’un chef de bureau, dont tout le talent consiste à transformer en affaires d’argent et matières à emploi les questions les plus vitales, les éléments de la vie religieuse et morale d’un peuple ?  »

    (abbé Antoine Martinet, Statolâtrie, ou le Communisme légal, 1848)

  • Moui, vous idéalisez. les gilets jaunes ont de plus en plus un fort relent de gauchisme de la grande époque. Et vous n’évoquez jamais l’immigration, comme d’habitude. Il y aurait beaucoup a dire aussi. Ca fait 50 ans que les portes ont été ouvertes à l’immigration, et que le pays va de plus en plus mal. Les français ne sont pas dupes non plus, mais le verrou mental est tel, qu’ils préfèrent se combattre entre eux plutôt qu’affronter ce problème. Bref. Malgré tout, sur le reste des problèmes, je suis entièrement d’accord avec vous.

    • En effet, deux milliards et demi d’Africains en 2050, avec un « lebensraum » agricole et industriel ne leur permettant absolument pas de survivre, loin de là. Nos stimulantes petites discussions sur le libéralisme à la française vont bientôt devenir un luxe au charme désuet. Tous aux abris, s’il y en a !

      • bien sûr que l’Afrique a largement de quoi faire vivre les africains : il suffit juste que les pouvoirs locaux (largement corrompus) et les pouvoirs politiques extérieurs les laissent les africains vivre !

        • La corruption ne fait qu’empirer une situation de toutes façons inextricable. La fin du monde est proche, la Terre va imploser sous le poids de la démographie.

        • L’Afrique est riche de ressources naturelles mais croire que les Africains sont des occidentaux à la peau foncée est une erreur. Jamais l’Afrique ne se développera et les Africains n’auront (n’ont) d’autre choix que d’aller squatter en Europe par proximité puis en Amérique et en Asie.

  • Il y a un problème de taxes c’est certain. Mais ce sont surtout celles liées à la voiture pour ruraux et périurbains qui ont fait sauter le bouchon. Car pour ces catégories l’automobile sert à tout, aller au travail, faire ses courses, aller chez un médecin et aussi vers les services publics disparus des petites villes. Quand ces habitants ont choisi ou été fortement incité à se loger hors des villes, tous ces services étaient abordables. Peut-être y aurait-il lieu de leur distribuer une aide transport. Et bien entendu revoir le fonctionnement couteux de l’État.

    • Pas d’aide mais des tarifs corrects (véhicules, péages, carburant etc…) et ne pas faire de transition écologique qui ne respecte pas le cahier des charges concernant les déplacements hors métropoles.

    • non il faut baisser les recettes de l’etat de 10 points et ses dépenses
      de 11 points
      tout le reste n’est que littérature, bon courage!

  • « Tout esclave porte dans sa propre main le pouvoir de briser sa captivité. »
    William Shakespeare
    On ne saurait mieux dire.

    • @ RX33
      OK! Mais rien ne bouge! La France est rebelle au changement, alors, la mondialisation qui a bien bousculé le système, ça fait peur!

      • non il faut juste se rendre compte et graver dans le marbre que le travail a vie et le statut, c’est fini.
        ensuite les meilleurs restent les autres en surnuméraire vont monter des services dans le privé .. et basta
        Un décret surprise (ha!ha!) :! et maintenant qu’on sait diriger des CRS no problema

  • Très bon résumé, une fois de plus!

  • L’Etat-providence doit mourrir. La société n’a pas besoin de l’Etat pour assumer ses obligations de solidarité, mais de laisser l’initiative aux associations qui le font très bien dans d’autres pays, avec éthique, responsabilité et efficacité (cf la Suède). Pour le reste, tant qu’on n’exigera pas de la technostructure de faire les efforts de productivité que tout le reste de la société (assos, travailleurs indépendants et entreprises) a su faire pour s’adapter, supporter tout le reste de la société et survivre durant toutes les mutations des 45 « piteuses » (qui ont suivi aux 30 « glorieuses »), on ne parviendra pas à remettre ce pays sur pied. Et seule une économie libre deviendra puissante et permettra d’assumer la société-providence qui doit remplacer l’Etat-providence. Il y a assez de bons élèves parmi les autres pays de l’OCDE dont l’exemple de saine gestion doive inspirer notre Etat, en arrêtant de prendre le peuple pour plus idiot qu’il n’est.

    • le problème c’est que les français qui s’expriment ne veulent pas moins d’etat, ils veulent moins d’impôt et plus d’argent.. sans se rendre compte qu’une bonne partie de ce qu’il gagnent , ou ce qu’ils croient ne pas payer ,vient de l’impôt

      • La stupidité des français est bien mise en évidence par leur incapacité à comprendre que l’état n’a pas un sou vaillant. L’argent qu’il dépense est celui qu’il a soutiré de leurs poches. Rien n’est donc gratuit, car ce sont eux qui payent en fait. Mais l’état hypocrite s’arrange pour qu’ils ne s’en rendent pas compte. Le prélèvement à la source est le dernier coup en date. Ils pourront augmenter les impôts!

        • exact , et c’est toute la subtilité de l’éducation nationale qui a consisté a le leur cacher.. ils mettent bien des lycéens dans la rue pour augmenter leurs salaires..

  • Votre défense du statut des anciens présidents ainsi que de celui des élus est surprenante.Si à chaque fois on dit cela est peanuts dans le budget on ne fait rien.Les avantages des anciens présidents(4 tout de même)sont exorbitants,si l’on peut comprendre qu’ils aient droit à certains égards malgré les erreurs commises qui se payent cash aujourd’hui,leurs avantages sont trop importants.
    Quant aux élus rien,rien ne justifie que leurs cotisations sociales retraites et impôts ne soient pas alignés sur celui des salariés.Etre élu c’est un privilège et non pas des privilèges,commencer par là aiderait à faire passer la suite car elle va être compliquée.

    • Et donc à votre avis, les patron d’Apple ou d’Amazon doivent être payés au SMIC ?

      • Il s’agit de nos élus, pas des patrons qui eux sont censés créer des richesses!

        • non les patrons ne créent pas des richesses, ils dirigent et motivent des équipes pour le faire ,tout en persuadant les conseils d’administrations et les investisseurs que leur projet est viable..

          Macron a cru que c’était çà la politique , des investisseurs a fonds perdus inaudibles , des équipes motivées pour claquer du pognon
          et devenir des star de la télé.;
          ben non, les investisseurs ne marchent plus(le contribuable), le conseil d’administration voit des gens démissionner ..
          et hop on se fait virer comme un malpropre et si on reste c’est en s’accrochant a un statut.;
          le bon dirigeant d’un pays comme la france , c’est le petit gros, impopulaire , qui sait reculer , et qui n’a aucun projet capable de bousculer la populace, voila
          tout autre profil est exclu, et ils ne le voient meme pas ces cons

          • Le patron ne crée pas de richesses ? Ce sont les équipes qui les créent ? Mais si le patron ferme sa boîte, comment ses équipes feront-elles pour créer de la richesse ? Les richesses sont créées par les entreprises privées, par toutes les personnes qui constituent ces entreprises, car chaque rouage est important. Sinon, avec votre raisonnement, le comptable de l’entreprise n’en crée pas non plus, seul l’opérateur sur la machine en crée, mais sans machine… comment fera-t-il ?

            • bon le patron qui croit créer des richesses seul c’est possible
              dans un food truck..
              Relisez exactement ce que j’ai écrit avec un plus plus d’attention
              et vous verrez que nous parlons de la meme chose , il y a patron et patron

      • Les patrons des entreprises privées sont payés si et seulement si nous sommes satisfaits de leurs produits. Si nous sommes satisfaits, ils méritent leurs revenus. Dans le cas contraire, ils perdent tout.

        Les élus carriéristes et les patrons des entreprises publiques sont payés quelle que soit notre satisfaction. Du fait du monopole de l’Etat, il n’y a pas d’alternative, pas de concurrence, pas de choix possible. Contrairement aux patrons, la plupart des élus ne méritent pas leurs revenus. Par exemple, Hollande a-t-il perdu la totalité de ses droits à retraite à la suite de son mandat jugé quasi unanimement désastreux ?

  • Autant je partage l’essentiel de ce qui est écrit, par contre je ne suis pas d’accord sur le fait que les Français comprennent bien tous les tenants et aboutissants en économie. Pour reprendre le fait que chacun peut surfer sur internet pour « s’instruire » de la chose et confirmer je suis surpris que l’auteur n’ait pas eu la curiosité d’aller chercher des éléments sur le niveau de connaissances des Français sur le sujet. Seulement deux chiffres pour illustrer ce que j’écris :

    *seul un Français sur 3 connait le niveau de la dépense publique et des PO.

    * la note moyenne des Français sur leurs connaissances en économie extraite d’une étude réalisée sur un échantillon de 1069 personnes ressort à 8.3 sur 20 = pas reluisant.

    Ce qui m’amène à réfuter l’introduction de l’auteur de cet article quand il dit que les Français ont bien compris que la démocratie providence où chacun vivrait des impôts du voisin est une fable.

    Ce n’est visiblement non avéré…

  • Tout à fait d’accord avec l’article.
    Cependant, je ne pense pas qu’on puisse couper tout (fonctionnaires, allocations diverses…) du jour au lendemain sans créer une misère indescriptible.

    Il me semble qu’avant de couper toutes les aides, on pourrait commencer par remettre les gens aux travail en supprimant toutes les taxes sauf TVA (à 10%) et l’IR (à 10% également) et les subventions y référant (crédit d’impôts, subventions aux entreprises…). On pourrait aussi se baser sur le droit du travail suisse, singapourien ou Hongkongais. Celui des USA me semble trop « radical » pour pouvoir passer un jour en France.

    Une question que je me pose est la gestion de l’apprentissage en France. Pourrait-on se baser sur celui de la Suisse. Il me semble que c’est surtout une question culturelle plus que financière. Après je peux me tromper.

    D’après vous, pourrait-on supprimer les régions et départements pour ne garder que l’Etat et les communes? Comment pourrait se passer l’élection de délégués dans ce cas précis et quels serait les compétences/rôles de ces 2 strates du pouvoir public?

    Enfin, je serais vraiment curieux et ravi de connaitre votre point de vue sur l’organisation de ce types de réformes, une fois que vous seriez élus (calendrier, ministères, façon de faire passer les réformes).

    • Pour faire passer les réformes, il y a un préalable : reconnaître qu’on est dans une crise sans précédent, et que les dirigeants doivent mouiller la chemise comme les autres et au milieu d’eux pour s’en sortir. Ensuite, mais ça ne devrait pas être difficile vu le niveau en culture économique des Français, il faut suffisamment bouleverser pour que rien ne soit comparable à avant, à l’exception des seuls chiffres qui comptent : le total de la fiche de paie, le montant net de la retraite, le profit net du mois pour le commerçant. Oui, il faut s’appuyer sur des pans entiers de droit du travail et d’autres choses qui montrent quotidiennement ailleurs, comme en Suisse, à Singapour, en Nouvelle-Zélande, que ça marche. Et enfin, le plus difficile, il faut se doter d’une équipe réduite, 7-8 ministres max, et que chacun assume en mettant ses couilles sur la table (pas de problème de parité quand on se souvient de Thatcher). Ca, c’est dur parce que comme on le disait à propos de la courbe de Laffer, il n’y aura aucun modèle théorique chiffré pour conforter certaines décisions…

      • 7 ministres, comme en suisse, avec en plus un tuteur suisse qui leur dise comment faire, qui valide ou invalide leurs initiatives, 7 jours sur 7 pendant au minimum 2 ans.

      • Merci MichelO,
        Effectivement une équipe réduite mais efficace (peu importe son sexe) est primordiale.
        J’espère un jour pouvoir vivre cette transformation. On peut toujours rêver ^^

    • concernant l’apprentissage en suisse, vous avez raison, il faudrait faire pareil. mais personnellement, je n’ai pas le temps d’attendre : dans 8 mois, mon ainé commencera son apprentissage de cuisine de l’autre coté de la frontière. première étape d’une expatriation tout en douceur…
      et concernant l’organisation administrative, là encore, il faudrait faire comme en suisse : la fusion des communes pour baisser les coûts. 36 000 communes en france, des milliers de communes de de moins de 100 habitants… c’est à proprement parler délirant.

      • Bonjour Jabo,
        Le temps nous manque toujours, sachant que les réformes attendues sont à chaque fois reportées aux calandres grecques. Bon courage pour votre fils.
        J’ai lu un article qui montrait le paradoxe de la pensée des maires où ils préfèrent garder leur place symbolique (car avec 300 hab on ne peut pas faire grand chose) et privilégier le maquis des communautés de communes et divers syndicats publics de gestion (de l’eau, des déchets…) plutôt que de fusionner avec d’autres communes.

        J’avoue que je ne sais pas quel discours pourrait les convaincre de changer de mentalité.

  • Il faut mettre le régime à la diète!

    Président élu sur un septennat unique.
    Deux mandats maximum paour les autres mandats. Tous les élus détachés par leur employeur au service de l’état qui leur paye leur salaire d’activité civile pendant le mandat.
    200 députés, 100 sénateurs.
    3 niveaux d’administration : l’état, la région, l’agglomération et c’est tout. Réduction à 10 000 le nombre des conseils municipaux dans un premier temps. Obligation de fusionner pour les agglomérations dont le bâti est mitoyen.
    5 ministères : Intérieur, défense, justice, affaires étrangères et finances.
    Interdiction à un membre de i’administration de briguer ub mandat politique.
    Fin du statut de la fonction publique.
    Mise sous tutelle de la cour des comptes qui se voit dotée de pouvoirs de contraintes de l’administration publique.
    Mise en place de la votation citoyenne avec un seul de signatures de 1% de la population française.
    Droit de pétitionner un député avec un seuil de signatures de 1/20000 de la population française.
    Retrait de la France de la COP et de l’accord sur l’immigration.
    ion des taxes sur la propriété privée.
    Abrogation de la loi relative à la transition énergétique.
    Abrogation des lois mémorielles, fakes news et toutes dispositions attentant à la liberté d’expression.
    Fin du monopole d’état sur les prestations sociales, soit possibilité de voir se verser son salaire brut, charges patronales incluses.
    Mise au référendum du Frexit.

    • Très juste. Le problème de toutes les démocratie ce sont leurs politiciens professionnels, qui n’ont jamais travaillé et donc sont complètement déconnecté de la réalité, vivant en parasites de la société. Et en France c’est le paroxysme!

    • si il y a frexit , il va falloir aller beaucoup plus loin.. et çà çà veut dire *le calbute en kevlar pour les élus.. parce que là , c’est pas 5 cents d’augmentation des carburants , c’est 30% + les dévaluations a prévoir, et les taux a 15%

      • En ce qui concerne un retour du franc, on pourrait peut-être l’indexer sur l’or, comme avant la 1ère guerre mondiale (si je ne dis pas de bêtises). On aurait ainsi une monnaie extrêmement stable.

        • encore faut il avoir la resserve d’or correspondante a la valeur fiduciaire de notre monnaie
          et çà avec les milliers de tonnes d’or qu’on doit deja

        • Oui, comme l’aureus romain qui a provoqué la chute de la république, permis aux empereurs fous de faire n’importe quoi, a finalement ruiné tout l’empire et provoqué la chute de Rome.

      • L’ardoise du Brexit c’est 60 G€ soit une année de déficit budgétaire français. Vu ce que nous coûte l’Europe en contributions nettes, normes qui nous pourissent la vie, dumping fiscal, social, environnemental et sociétal on peut quand même réfléchir au coût de nos libertés (de battre monnaie, de dire le droit, de déclarer la guerre et de faire respecter nos frontières).

        • bien sur que non
          L »ardoise de la sortie de l’euro serait liée a la valeur du franc qui elle ne serait appréciée que par les marchés internationaux ,
          Ce ne sont pas les autorités d’un pays qui decide de la parité de la monnaie , mais ceux qui sont appeler a la recevoir en payement.;
          rappelez vous de ce detail
          or nous avons une dette en euro , que nous devrons rembourser a sa valeur quelque soient les taux de change du fameux franc
          deja, vous voyez le merdier si elle s’appréciait de 30%?

          Ensuite avec la catastrophe de notre balance commerciale , les français se trouveraient empêches d’avoir accès aux produits a bas coûts , ce qui veut dire que les pauvres ne pourraient plus acheter
          l’essentiel. ah ils auraient un travail certes.. mais de vietnamien

          pour faire bref , la sortie de l’euro aurait les mêmes conséquences que le projet melanchonesque a la chavez..
          bon je n’en écarte pas l’augure électorale RN, car c’est a partir du Chaos qu’on pourra reconstruire.. et il viendra
          soit par l’élection du front national que je ne diabolise pas , mais dont je conteste le plan économique encore plus étatiste que celui de la gauche.. et la grande souffrance qu’il infligera aux classes populaire..
          c’est une voie sans issue

    • je préciserais :
      200 députés élus dans des circonscriptions de 350 000 habitants, l’assemblée nationale représenterait le peuple,
      100 sénateurs élus dans des circonscriptions de 5 000 km2, le sénat représenterait le territoire.
      mode d’élection : le tirage au sort mériterait qu’on y réfléchisse…

  • Oups, je reformule :
    Mise sous tutelle de la cour des comptes qui se voit dotée de pouvoirs de contraintes, de l’administration publique.

  • PS Abrogation des taxes sur la propriété privée.

  • Et bien sûr, NON remplacement des fonctionnaires partant en retraite.

    A méditer : l’humanité est sortie de l’âge de pierre. Ce n’a pas été causé par une pénurie de pierres.

    Plantez des fonctionnaires, il poussera des impôts.

    Qui donne aux pauvres prête à Dieu. Qui donne à l’état prête à rire.

    • Déjà en son temps Georges Clemenceau raillait: La France est un pays extrêmement fertile: on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.
      Un siècle plus tard rien n’a changé, sauf qu’aussi bien l’un que l’autre ont considérablement augmenté!

      • Tiens, une explication à l’hostilité de certains au glyphosate 🙂

      • J’avis oublié la suppression du principe de précaution. Et interdiction à l’état de subventionner toute association quelle qu’elle soit
        Et l’abrogation des taxes sur la propriété (foncières, droits de mutation et de succession, ISF).

  • Si tout le monde payait des impôts(moins de la moitié paye l’IR et la TH et le nombre de payeurs diminue avec une concentration exponentielle des montants sur les payeurs) on n’en serait pas là.Le carburant tout le monde le paye il aura fallu qu’il atteigne ce montant pour déclencher la colère,si tout le monde avait payé l’IR et la TH ils ne seraient pas aux taux actuels car la révolte aurait eu lieu avant.

  • Je crois que tout libéral, quelque soit son obédience, ne peut être que d’accord avec cet article de M. Maurice, mais il convaincra uniquement des convaincus, malheureusement.
    Alors comment faire pour convaincre les étatistes ( pas les politiques, les gens ) de cet évidence : l État providence les appauvrie. J ai beau faire lire Bastiat à ceux de mon entourage, ils ne comprennent rien. J avais pourtant bon espoir, Bastiat m ayant définitivement cassé ma sale petite gueule d étatiste il y a des années.
    En tout cas superbe article et longue vie à CP, ce soleil dans la nuit.

  • Bonjour Koris Oui l’apprentissage est une très bonne école. Mais culturellement, c’est dur. Votre enfant quitte le collège pour un CAP, quelle honte ! Alors on baisse le niveau de toutes les classes, on donne le bac, on favorise l’accès à certaines facs avec une sélection par tirage au sort… puis ces jeunes sans bagages et sans avenir se retrouvent dans les petits boulots au smic et attendent des aides de cet État qui les a toujours couvés. Suivre des formations, se reconvertir, ne les effleurent même pas. Alors que l’apprentissage est excellent pour les jeunes qui ne sont pas faits pour les études, ce qui n’est pas une honte, ou pour ceux qui veulent travailler rapidement. Résultat de tout ça : dans ma menuiserie on ne trouve pas de poseurs ! Et ceux qu’on arrivent à recruter sont à 1850€ nets, bien loin du smic ! Les métiers manuels de nos jours se font des c…les en or !

    • Bonjour RaphSud,
      Effectivement qui n’a pas entendu les professeurs et même les conseillers d’orientation dirent aux enfants « mais tu as de bonnes notes, pourquoi veux-tu faire un CAP. Tu peux faire mieux ».
      Après, il me semble que l’apprentissage en Suisse est beaucoup moins complexe (beaucoup moins de règles et d’intermédiaires) et les entreprises sont vraiment impliquées dans les programmes de formation (notamment à travers leurs différentes branches professionnelles).

      Vous êtes courageux d’avoir monter une menuiserie en France, vu les charges que vous devez payer. Cela force le respect. Effectivement les métiers manuels sont très recherchés et souffre d’une mauvaise image (comme dans l’industrie). Il est plus glorieux de parler de son bac+8 chômage que de son CAP plein emploi/bon salaire ^^

      • Côté formalités, c’est assez simple, signature du contrat puis… au boulot ! On a aussi une demoiselle en contrat d’apprentissage, elle a un bac pro commerce qui l’amenait à être vendeuse, avec nous elle fait un BTS pour être assistante commerciale qui lui permettra plus tard de devenir commerciale si ça lui plaît. Et de quitter le smic bien avant 40 ans.
        Cette menuiserie existe depuis plus de 30 ans, j’y suis désormais la responsable administrative, avant j’étais la secrétaire unique (voui, suis une donzelle – qui a perdu ses ailes lol). Les charges dans le btp sont très élevées, c’est vrai. Et je serai en 1ere ligne pour vous parler du prélèvement à la source lorsque cela sera en place pour de bon… !

    • C’est pourtant simple : devenir apprenti doit être un des chemins possibles pour finir PDG. Il me semble que Andreas Meyer a au moins passé quelques étés à remettre les couvertures dans les wagons-lits dans sa jeunesse, et il a fini PDG des chemins de fer suisses. Pepy, à part le lit du directeur de Sciences-Po, n’a pas le même cursus de stages pratiques au départ…
      Il n’y a qu’en France que l’on n’a pas quelques figures fières d’avoir gravi l’échelle depuis le début, des figures qui instillent le respect de l’apprenti et du travail bien fait. Bien sûr, peu d’apprentis finissent PDG, même à l’étranger, mais la plupart y finissent respectés.

  • Pas d’accord avec l’article sur un point : oui les Français sont nombreux à être idiots économiquement. Les GJ veulent moins de taxes pour eux et plus pour les riches (d’où la demande du retour de l’ISF). Ils demandent que le niveau des rentrées pour l’Etat soit toujours le même, pour que les aides soient toujours les mêmes voire en hausse, mais que ce soit les riches qui financent le tout.

  • @Olivier Maurice:
    Il manque un gros détail dans votre excellent article de synthèse:
    les 327 Mds € de rentrés fiscales non répertoriées, c’est quoi ? La TIPP et autres taxes, ou quoi ? :

    Dépense publique: 1 291 Md €

    Charges sociales: 488 Md €
    TVA: 203 Md €
    IR: 78 Md €
    IS: 60 Md €
    TF+TH: 60 Md €
    Le reste c’est quoi ?: 327 Md €
    Déficit: 75 Md €

  • Bonjour,
    Il y a une chose qui me parait franchement risible,car dans votre article vous décrivez tous les maux et conséquences.Vous nous dites que c’est bien entrenu par le sophisme (discours..).J’ai l’impression que vous vous en servez a fond de « la planche savonneuse » car allez dans le sens de dire qu’au bout du compte ,nous n’avons pas en retour les services publiques de l’état ,comme il se doit de tenir normalement l’état et que tous est fait pour devenir injustement payant,Malgré des propos qui dans l’ensemble défendrait la colère actuelle ou personnes n’a d’ailleurs émis l’hypothèse qu’elle a été voulu peut-être.Les Français étant tolérant et résistant a la démesure et ne se laisse pas embarquer dans des révolutions colorées,crée dans des pays au sang chaud ,qui part au quart de tour en vrille.Alors! les forcer d’aller dans l’insoutenable?? A voir,certainement pour les causes et effets.Du moins personnellement je m’interroge de cela depuis bien longtemps.Car cela sentait le souffre et cela ne me surprendrais guerre malheureusement.Mais c’est la fin de votre article qui n’est pas franchement dans la logique du début,car cela ne donne qu’une solution dans mon esprit,aller dans le sens qu’il ne faut plus d’état qui prendrais des impots ,alors! il ne reste, quel choix?payer aux privés sans garanties,Au bon vouloir,suivant la place dispo,le lieu, que sais-je? Franchement vous avez une sacrée plume! Bonne semaine ,et j’espère que ce qui passe s’arrangera? même si des arrangements restent toujours possible,les tours de passe passe en arrière plan sont toujours efficace.

  • Pas d’accord avec ce diagnostique. D’abord, « tous les citoyens » ne « payent » pas, car certains reçoivent beaucoup plus qu’ils ne cotisent. Si ce n’était pas le cas le système aurait sauté depuis longtemps… Ensuite une majorité de français ne comprend pas et adhère totalement à l’idéologie de la sociale-démocratie selon laquelle le pouvoir d’achat ne vient pas de la productivité mais des acquis sociaux… Faut pas rêver, on ne va pas voir un raz-de-marée libéral lors de la prochaine élection =(

  • Et pourquoi pas supprimer l’impôt sur le revenu …Le remplacer par la CSG tout le monde va le payer y compris sur lesrevenu du capital , y compris les fonctionnaires , y compris les travailleurs détachés à partir de quelques ce soit , qui vous donne ou rapporte un revenu ..Ce serait un impôt égalitaire…!!!
    L’impôt sur le revenu est inégalitaire… il y a les niches fiscale sur l’impôt du revenu qui est de 104 Milliads d’Euros , en sachant que le 14 novembre 2018 L’ÉTAT emprunte pour finir l’année à la hauteur pratiquement a la niche fiscale ….Dans la constitution , le ministere des finance ,devrait être INTERDIT
    de faire un budget de la NATION DEFICITAIRE
    Nous sommes à l’heure actuelle a 57% ..
    Plus vous ajouter de taxes , de contribution et de recette d’impôts et plus vous avez un Budget de la Dépense Publique….c’est un comble !!! Nous avons atteint de nos SUPER
    ÉLITES des finances , Biberonné par L’E.N.A le Summum de l’incompétence !!!

    • Ah non ! Ne savez-vous pas que remplacer l’IR par la CSG, c’est rendre la CSG progressive et augmenter encore la pression fiscale ? Je voudrais lancer un appel : que plus personne ne cherche jamais à remplacer ou ressusciter un impôt qui disparaît !

  • Humm, j’ai apprécié l’article de Olivier Maurice. Et c’est un régal de lire les commentaires distillés à foison. Ne croyez vous pas qu’il est un peu prématuré de qualifier les français de ceci ou de cela, en analysant simplement ce que les GJ revendiquent sur un rond-point ? D’abord qui sont les GJ ? Et où sont les analyses statistiques sur leur composition ? Est-on sûr que ceux du rond-point d’Angoulème sont en phase avec ceux de Nantes ou ceux qui défilent dans Paris ? Y en a t’il ici qui ont lu les revendications affichées ? Cette crise qui a indéniablement un gros volet social, ne souligne t’elle pas un problème d’Etre Humain et le problème de nos démocraties, c à d de la majorité relative ? A force d’essayer de satisfaire chacun, on fini par déplaire à tous.

  • Très très bon article ! Bravo !

  • Les commentaires sont fermés.

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