Quand la gauche cherche à se refaire une santé sur le dos des Gilets jaunes

Le fait que les Gilets jaunes, seul mouvement digne du qualificatif « populaire » depuis longtemps, soit l’objet d’une tentative de récupération par les professionnels de l’étatisation est un comble qui prouve à quel point le pays est encerclé par la gauche.

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Quand la gauche cherche à se refaire une santé sur le dos des Gilets jaunes

Publié le 6 décembre 2018
- A +

Par Claude Robert.

Il est désespérant de voir comment, tout d’un coup, le mouvement si populaire des Gilets jaunes, porteur de nombreux espoirs, se retrouve encerclé par la gauche et l’extrême gauche (après avoir d’ailleurs été sollicité au tout début par le FN).

Certes, les infiltrations par des éléments violents de l’ultra-droite ou de l’ultra-gauche représentaient déjà une première menace. Certains commentateurs ont pensé (sans preuves ?) que, pressentant le danger, le gouvernement aurait laissé ces éléments noyauter les manifestations afin de décrédibiliser l’engouement populaire dans son ensemble.

Quoi qu’il en soit, et malgré ces débordements hélas à déplorer, les Gilets jaunes ont fait la démonstration d’une puissante base populaire. Parce qu’elles étaient non politisées, et parce qu’elles émanaient de citoyens tout simplement normaux, parmi lesquels des entrepreneurs (fait rarissime), leurs revendications apportaient une véritable espérance : forcer le gouvernement socialiste actuel à sortir de ses schémas technocratiques mortifères, le forcer enfin à prendre en considération la réalité sociale des Français. Ceux-ci ne s’y sont pas trompés et ont massivement soutenu le mouvement. À un niveau historiquement élevé si l’on en croit le sondage Odoxa de fin novembre (84 %).

Récupération par les professionnels

Hélas, au risque de voir le gouvernement réagir de façon démagogique et socialiste face à des récriminations qui n’attendent que des solutions libérales s’ajoute un second risque, qui finalement ne fait qu’amplifier le premier, celui de la récupération du mouvement par les professionnels du combat social à la française ! C’est en effet pitoyable de voir se réveiller subitement toutes ces arrière-gardes de la révolution communiste, à savoir FO, CGT et la France insoumise, qui se mettent à courir derrière un mouvement qui a démarré sans elles !

« Je ne me sens pas si mal placé pour savoir comment régler (le problème) quand j’entends que mon propre programme se trouve dans la rue. Et je n’y suis pour rien » a déclaré avec gourmandise Jean-Luc Mélenchon le 2 décembre. Certes, il existe des points communs avec son programme mais celui des Gilets jaunes puisait sa source non pas dans le projet de transformer la France en un pays dépouillé de ses citoyens riches mais dans celui d’une libéralisation du pouvoir d’achat par une diminution de la pression fiscale, ce qui est presque l’inverse.

De leur côté, les syndicats se permettent de juger les avancées obtenues par les Gilets jaunes, se plaçant ainsi de facto comme s’ils étaient les auteurs des revendications. La plupart des syndicats saluent d’ailleurs les mesures décidées par le gouvernement pour calmer le jeu, à l’exception de la CGT dont la centrale, après avoir boudé le mouvement, demande beaucoup plus :  « Ces mesurettes ne sont pas de nature à permettre à une majorité de la population de boucler des fins de mois de plus en plus difficiles (…) L’heure est à la tenue d’assemblées générales dans les entreprises et les administrations pour élaborer des cahiers revendicatifs ».

Profitant de l’aubaine pour se refaire une santé à peu de frais, FO et CGT appellent donc à la grève des routiers, tandis que la CGT du cimentier Lafarge demande carrément de rejoindre les Gilets jaunes. La reculade de la CGT trahit à elle seule toute cette mascarade d’opportunismes : quelques jours avant la manifestation du 16 novembre, son secrétaire général Philippe Martinez avait déclaré : « Impossible pour la CGT de défiler à côté du FN » !

Mettons-nous une seconde à la place de ces syndicats spécialisés dans la « défense des acquis sociaux », tout d’un coup méchamment relégués au rôle de spectateurs devant le plus grand mouvement social jamais lancé depuis longtemps. Quelle cuisant désaveu ! Cachons vite cette horrible réalité : oui, les partis et les syndicats extrémistes ne défendent plus qu’une minorité de Français1.

Les Gilets jaunes, un retour aux sources de la revendication populaire

Il n’est certes pas question de surestimer les revendications des Gilets jaunes et de les repeindre encore plus pures et libérales qu’elles ne l’étaient. Néanmoins, leur mouvement affichait plusieurs dimensions prometteuses, allant dans le sens d’une libéralisation du carcan économique dans lequel la société civile se trouve engoncée :

  • il était spontané. Sans doute une bonne partie des manifestants contre la limitation des 80km/h s’y retrouvait, auxquels se sont jointes toutes les personnes excédées par le prix du carburant et par l’augmentation de la pression fiscale (ce qui représente beaucoup de monde) ;
  • il n’avait pas de leaders déclarés appartenant à tel ou tel parti politique. Plusieurs porte-paroles ont fini par émerger mais cela prouvait ainsi leur neutralité et l’absence de calcul politique ;
  • il ne demandait pas a priori la taxation des riches, vieille rengaine pavlovienne française lors des mouvements soi-disant sociaux, mais une diminution de la pression confiscatoire de la part de l’État.

Ainsi, sans le savoir vraiment, et de façon plus ou moins brouillonne, le mouvement des Gilets jaunes avait tout de même réussi la gageure de se battre contre la véritable origine des difficultés du pays : la pieuvre socialiste au pouvoir. Hélas, mille fois hélas, ce début de salubre lucidité, ce rayon de lumière qui tente de percer dans l’obscurité étatique hexagonale est en passe d’être empêché !

L’hydre étatique, terriblement vivace et multiforme

Le fait que ce mouvement des Gilets jaunes, seul mouvement digne du qualificatif populaire depuis longtemps, soit l’objet d’une tentative globale de récupération par les professionnels de l’étatisation est un comble, qui prouve à quel point le pays est bétonné, congelé, encerclé, cadenassé par la noosphère de gauche.

En effet, d’un côté, parce qu’il ne sait rien faire d’autre, le gouvernement socialiste Macron-Philippe répond aux revendications par une hausse du Smic, ce qui va mécaniquement déclencher, comme chaque fois, une hausse du chômage et des impôts, c’est-à-dire l’exact opposé de ce qui était demandé par les Gilets jaunes ! De l’autre, les syndicats d’extrême gauche et la France insoumise remettent sur le tapis le retour de l’impôt sur la fortune et la taxation des riches. Et demandent donc encore plus d’État et de protection !

Il y a longtemps que l’on sait que la gauche, les syndicats d’extrême gauche et les partis extrémistes (gauche et droite confondues) font le jeu de l’État et de ses délires confiscatoires. Mais aujourd’hui, cette situation s’est précipitée dans une sorte de caricature assez terrifiante. Il suffit que pour une fois le peuple essaie de parler de sa propre voix pour qu’il s’en trouve aussitôt empêché par les représentants qu’il a lui-même élus ! État, syndicats, partis extrémistes, tous se liguent en effet, car tous idolâtrent le même idéal socialo-communiste, parfaitement anti-libéral, terriblement nocif à l’enrichissement personnel et au progrès de la société. Triste résultat : le peuple est aujourd’hui pris en tenaille.

Il ne reste qu’un seul espoir : que le mouvement des Gilets jaunes résiste, clame son indépendance et ne se laisse neutraliser ni par les syndicats, ni par les partis politiques, ni par l’État contre la lourdeur duquel il se bat depuis le début avec la meilleure des légitimités !

Sur le web

  1. parmi lesquels, pour les syndicats, de nombreux statuts protégés !
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  • Ce qui est grave dans notre démocratie , après 3 anifestations , dont la dernière , le pouvoir en place à eu peur même très peur , avec une communication désastreuse ,
    du President et du 1er ministre chacun allant de son baratun : je ne céderai pas .gardons vigilance la parole d’un politique a ces limites …Attendons la suite ..

    • Ils n’ont toujours pas compris rellement ils sont englués dans leurs schélas. Et ils essaient de se creuser la tête pour gérer la prochaine manif alors que la seule réponse à avoir doit être politique, puisqu’il s’agit d’une crise politique (le peuple demande simplement le retour de la démocratie, et ça, tout le monde est d’accord)
      Et en démocratie, les solutions à adopter passe par des élections à l’issue desquelles la majorité décide.

  • c’est ce que je disais hier , les mouvement de lycéens + la gréve des camionneurs dimanche (propulsés par des syndicats de gauche)
    tente de recuperer le « raz le bol fiscal » pour le transformer en « revendications » par le mode classique..
    ou comment torpiller une revendication en en proposant une autre

    • Tout ce qu’on peut espérer c’est que les GJ soient aussi remontés contre la gauche que contre les autres. Pas gagné.

    • @claude henry de chasne : On a connu exactement la même chose en mai 68 où les syndicats et le PC, après avoir longtemps tergiversé car en retard, ont pris le bateau en marche, puis la barre en main.
      Il en est résulté les accords de Grenelle, début de la décrépitude de la France.

  • les politiques et les leaders syndicaux n’ont aucune parole

    • oui par le mode classique qui va nous enfoncer encore plus
      surtout les gilets jaunes ne vous laisser pas approcher par ces parasites de la France (partis politiques et syndicats), restez apolitique sinon c’est la fin du mouvement et un bon retour de baton par macron 1ier et sa clique

  • UNE RÉVOLUTION POUR PLUS D’ÉTAT?
    Les français ne comprennent pas que seule la libéralisation de l’économie pourrait satisfaire leurs revendications a moyen terme.Que toutes les aides qu’ils perçoivent sont payés par les autres contribuables rincés sur l’autel d’une égalité de façade qui accroît les inégalités par captation
    de la substance a son propre profit.

    Élevés au biberon de l’état ,( merci a l’éducation nationale d’avoir formé des électeurs de gauche plutôt que des spécialistes « employables »), la population aujourd’hui aspire a plus d’intervention de l’état pour compenser ce que l’état leur prend , comme les shaddocks « ils pompent car s’arrêter de pomper çà pourrait etre plus grave » ..

    Sans comprendre que ce le systeme garde au passage sers a payer les innombrables acteurs qui gèrent tous ces fonds.En plus des fonctionnaires et assimilés,des entreprises qui ne vivent que de budgets publics, des associations subventionnées , des fleurons zombies, des agences de toutes natures, des emplois aidés etc .qui pompent la substance. plus la pléthore d’aides de toutes nature.

    Aveuglés par le luxe inouï dans lequel se vautrent les élus sans complexes , forts, pensaient ils de l’adhésion de la population a leurs projets fumeux.
    Les français n’ont pas voté pour là’ taxe carbone , encore moins pour une politique écologiste qui tend a faire croire que 60 millions de contribuables, vont résoudre un probleme planétaire.
    disons le tout net:
    Il s’agit là d’idéologie venue a point nommé a la rescousse de la déconfiture du marxisme, de l’échec de la social democratie en europe, et la disparition du parti socialiste, pour sauver des carrières..

    La question est la suivante : Peut on faire marche arrière?
    La réponse est non! le peuple ne l’acceptera pas il n’en est plus capable!
    la pseudo-perestroïka Macron a échoué , en butant sur les caprices d’une majorité aveugle.
    on va donc se diriger vers plus de social et on ne fera donc pas l’économie d’une implosion type URSS..

    https://actuel-et-different.blogspot.com/2018/12/une-revolution-pour-plus-detat.html

    • On ne peut pas encore dire que la perestroïka a échoué si, comme en URSS, elle mène à l’éclatement (ou l’implosion) du système actuel.
      Wait’n see…

    • et aussi pour faire avaler le fait qu’un jour on doive rembourser ses dettes,.

    • Il faut juste étre conscient que les journalistes font être partie prenante dans le travail de récupération actuel, et qu’ils vont influencer notre perception.

    • @ claude henry de chasne
      « l’échec de la social democratie en europe »: Non, mêler la France et l’Europe ne sert à rien: voyez vous des révoltes ailleurs qu’en France? Non!

  • Tout le monde cherche à récupérer les gilets jaunes même les libéraux qui y voit une salutaire révolte contre les taxes .
    Mais quand des gilets jaunes réclament un SMIC à 1800 € en temps que libérale on ne peut pas approuver un mouvement qui n’est qu’un grand mouvement de colère contre tout et n’importe quoi
    Ce mouvement est extrêmement dangereux car impossible à satisfaire il faut arrêter d’approuver celui ci car il ne peu aboutir à rien et surtout pas au libéralisme .

    • les gilets jaunes n’ont de commun que leurs gilets jaunes…
      si ils sont si massivement soutenus , c’est que personne ne sait vraiment ce qu’ils veulent.
      Une chose est sûre les gens sont massivement mécontents..mais par pour les mêmes raisons.
      On y voit ce qu’on veut…

      Une remarque le précédent mouvement massif et mal défini  » je suis Charly » a abouti à moins de liberté d’expression.

      assez bizarrement le point de cristallisation des mécontentements semble être le prix du carburant alors que le consensus politique précédent prévalent à mon opinion hypocrite ou ignorant se faisait sur ..l’augmentation nécessaire du prix du carburant.

      Il y a un choix à faire. parce que on ne peut plus avoir le beurre est l’argent du beurre car plus moyen d’emprunter davantage.

      mon pronostic est effectivement que le gouvernement va céder sur le pouvoir d’achat mais de la pire façon qui soit.

      • et les reformes a la poubelle
        ou on voit des meres de famille au RSA avec enfants demander plus pour l’avenir de leurs enfants, sans se rendre compte que ce sont eux qui vont payer…
        c’et la catastrophe soviétique

        • Faudrait peut être aussi que les médias cessent de donner la parole au 1er bidochon en gillet jaune venu. C’est symptomatique d’une crise d’autorité. Tout est horizontal. On donne de l’importance au moindre péquin de base qui ne comprend rien à rien sous prétexte que lui aussi aurait le droit à la parole.

      • Ce qu’ils veulent, c’est le retour de la démocratie, qu’on arrête de gouverner contre eux et en plus, de se payer leur tête.
        Pour les solutions, il y a un truc pratique en démocratie avec le fait majoritaire: les élections. Quand elles ne sont pas frelatées.

        • @La petite bête
          Bonsoir,
          « qu’on arrête de gouverner contre eux et en plus, de se payer leur tête. »
          « Gouverner contre eux », signifie qu’ « eux » est un ennemi. Les Gilets jaunes représentent la partie des citoyens « ennemis », qui doit payer un tribut, pour une offense inconnue, comme un vaincu militaire.
          Se payer la tête d’un ennemi, supérieur en nombre, est une mauvaise idée, surout quand ceux qui sont chargés de la protection des « gouvernants » (bons à rien), reçoivent aussi des crachats de la part de ces derniers.

          • Le crachat a plusieurs forme : c’est aussi le sous équipement rendant leur mission périlleuse.

            Ou l’état a craché sur les forces de l’ordres depuis de nombreuses années. Idem sur l’armée.

      • @ jacques lemiere
        Ben oui! retarder de 6 mois l’application de l’augmentation des taxes, c’est perdre de l’argent donc emprunter plus: il n’y a pas de miracle!

        Quant à la récupération politique, c’est évidemment aussi facile que lamentable!
        C’est bien parce que c’est une grogne non politique qu’elle peut être approuvée par tant de personnes différentes! Si ça devient plus orienté et plus précis, ce sera la déception et la fuite!

    • Les revendications des GJ au départ étaient très simples: (1) suppression de l’augmentation des taxes sur les carburants et (2) réduction des taxes en tout genre. La cacophonie concernant l’ISF, le SMIC et le reste est arrivée après.

      Pour plus de détails, voir le site des deux initiateurs du mouvement http://giletsjaunes.e-monsite.com/, ainsi que la pétition lancée dès le mois de mai qui a recueilli plus d’un million de signatures https://www.change.org/p/pour-une-baisse-des-prix-%C3%A0-la-pompe-essence-diesel

  • Quand je vois que certains ont la nostalgie de la poste d avant sur ce site alors que même si les réformes de la poste sont insuffisantes on recherche quand même qu’elle gagne de l’argent alors qu’autrefois elle faisait partie du budget de l’état que l’on ne recrute plus de fonctionnaires alors qu’avant il y avait un sureffectif de fonctionnaires
    Bien sûr ce n’est pas l’idéal car elle devrait être totalement privatisée mais c’est mieux qu’avant
    Il y a beaucoup trop de gens qui se déclarent libéraux quand ça les arrangent et qui deviennent facilement étatistes quand ils pensent que c’est leur intérêt
    Même si je panse pour ma part que le tout libéral n’est pas là solution
    Mais trop d’état tue l’état

    • La nostalgie du service public qui fonctionnait est indépendante de la manière de concevoir le retour à ce fonctionnement correct. En gros, les libéraux pensent que si ça fonctionnait avant, dans le giron de l’état, c’était par un heureux concours de circonstances. Les autres semblent penser que si ça ne fonctionne plus pareil maintenant, c’est par une malheureuse conjonction de hasards et d’accidents néfastes. Or pour planter quelque chose qui marche, la pratique montre que les hasards et accidents n’ont pas besoin de s’accumuler, le premier suffit généralement.

    • il y a toujours une pléthore de fonctionnaires chez orange aussi

    • La poste est en faillite, oubliez-çà!

    • @clés
      Bonsoir,
      « Quand je vois que certains ont la nostalgie de la poste d avant sur ce site alors que même si les réformes de la poste sont insuffisantes on recherche quand même qu’elle gagne de l’argent alors qu’autrefois elle faisait partie du budget de l’état que l’on ne recrute plus de fonctionnaires alors qu’avant il y avait un sureffectif de fonctionnaires. »
      La Poste est une Société Anonyme à capitaux publics depuis 2010. Ses actionnaires sont :
      – L’Etat français à 73,68%
      – La Caisse des Dépôts et Consignations à 26,32%.
      La Poste a juste changé son statut juridique : en 1991 elle était devenue une entreprise publique autonome.
      L’acronyme P.T.T, Postes, Télégrammes et Téléphones, (et non Petit Travail Tranquille) date de 1879, issu d’une fusion entre deux administrations.
      Elle demeure de fait une entreprise d’Etat à 100%. Comme nombre d’entreprises d’Etat, elle est endettée à hauteur de 3,820Mds€. Elle l’était de près de 6 Mds€ en 2006. Comme nombre d’entreprises d’Etat, les impôts servent à compenser, renflouer cette dette.
      Wikipédia note ceci :
      « La Poste emprunte régulièrement sur les marchés financiers internationaux et sa dette est très bien notée, de par un patrimoine immobilier et la garantie de l’État. Cette bonne notation de la dette lui permet de payer des intérêts d’un niveau très modeste. »
      Impôts en augmentation, timbres en augmentation, mais dette en augmentation depuis 3 ans, revenue difficilement presqu’à son niveau de 2005, malgré une reduction du personnel (-57.000).

      Pourqu’une entreprise soit viable, elle DOIT gagner de l’argent autrement elle coule.

  • la gauche veut récupérer cette action pour se refaire une santé chancelante , le peuple Français sera t il assez benêt pour tomber dans le panneau, car la ficelle est grosse. qu’a fait la gauche pour le peuple quand elle était au pouvoir?

  • Le commentaire que j’ai écrit pour un autre article aurait tout autant sa place ici :
    Il y a un siècle, ces assemblées de gilets jaunes demandant maintenant tout et n’importe quoi pour perdurer au delà de leur colère légitime se seraient appelées des soviets. On ne peut pas leur reprocher d’être ignorants, mais se rendre compte combien ils deviennent manipulables par des commissaires politiques communistes ne demande pas de la culture, juste du bon sens, et ça ils ne devraient pas en manquer comme ça.

  • M. MÉLANCHON, avez-vous pris conseil auprès de votre maître et modèle M. MADURO avant de prendre des initiatives hasardeuses ?

  • Une remarque: les tentatives de récupération, ce n’est pas que Mélanchon Marine, les libéraux le font aussi… Il est loin d’être clair que les gilets réclament le libéralisme, moins d’état etc… Je continue de croire que la libéralisation aura lieu avec la fin de l’argent des autres: sommet de la courbe de Laffer, dette au maximum. Le max des prélèvement on en est proche, mais emprunter on peut le faire encore beaucoup. A 3%, ça peut le faire encore 20 ans jusqu’à 160% de dette (les comptes peuvent être maquillés au besoin). Seul un politique perdant la confiance des prêteurs pourrait accélérer ça. A mon avis, vous rêvez quand vous pensez aller au redressement avant de passer par la case ruine. La seule chose que j’espère est d’éviter de passer par la case dictature.

  • Ce qui est navrant une fois de plus dans cette histoire, ce sont les réponses démagogiques apportées par le gouvernement à certaines revendications : Retour de l’ISF, oui non? Macron dit non, mais ça en dit long, d’ailleurs, si je suis favorable à cette mesure,
    1-je trouve inique et petit de continuer de taxer la fortune immobilière…médiocrité comptable….
    2-Ce n’était pas une priorité, loin de là, précisément parce qu’elle est symbolique…les gros poissons passent à travers les principales mailles du filet depuis longtemps….niches fiscales…
    3-Cela envoie effectivement un mauvais signal, (question de timing) puisque couplée à la désormais flat tax à 30%, (qui elle est bien moins démagogique que l’IF mais plus chère à financer) pose la double question de savoir :
    1a- Pourquoi le travail est et reste largement plus taxé (45% versus 30%) que la « rente »? C’est pour moi un grave problème cette iniquité de traitement, et surtout le fait de ne pas sabrer dans certaines cotisations qui sur le brut et sans le modifier permettrait mécaniquement de réévaluer le net disponible (Je sais c’est encore là une révolution de principe, ce dont ils (le gouvernement est incapable!))
    1b-Cette politique ne constitue pas un investissement (désolé d’être pragmatique) réel d’accompagnement des 5000 Pme (quand on en compte le double minimum en Italie et en Allemagne) qui font 75% de l’emploi en France!
    Mépris des PME (globalement) et des salariés, qui font tourner la boutique!!

    • Pourquoi taxer ceci plutôt que cela ? Tant que vous en resterez à cette question, vous n’aurez que des luttes entre ceux qui possèdent ceci et ceux qui possèdent cela. Taxer la rente plutôt que le travail, parce que vous ne bénéficiez pas de rente et que vous avez un travail, c’est bien beau, mais ça n’a pas de sens en soi.
      La question est « quelles taxes faut-il supprimer les premières, sachant qu’on ne s’arrêtera de toute façon d’en supprimer que quand on aura éliminé la plus grande partie des inefficiences du système ? ». Quand vous proposez de remplacer une taxation par une autre, vous bâtissez sur un vice de conception à la base…
      Personnellement, j’ai une très bonne raison de ne pas taxer la rente : la rente est le signe de la pertinence à long-terme de l’affectation du capital sous-jacent. Plus vous la taxez, et plus vous mettez en péril cette pertinence. Quelle justification y voyez-vous alors ?

      • ça, c’est du libéralisme comme je l’aime !
        Même si tout le monde ne l’a pas en mode inné comme Messi la maîtrise du ballon, avec un peu de travail on peut tous parvenir à un niveau utile, applicable et surtout convaincant…
        Et, qui sait ? Sauver Le Monde !!!

      • oui ..ou il faut commencer par donner un début de truc qui permette un débat..donner une » raison » à l’assiette des taxes..en admettant que l débat sur leur usage soit tranché!!!

        moi j’ai cru comprendre que pour certains le but de la taxe est d’assurer une égalité de revenus.

        Je ne suis pas libéral mais en ce qui me concerne, j’ai tendance à penser que du fait de la nature de l’homme, les inégalités de richesses m^me parfaitement justes conduisent à de la violence, je ne suis donc pas sur le principe opposé à UN PEU de redistribution..à la condition bien sûr que ça ne diminue pas TROP la prospérité générale..donc de la navigation à vue..assumée..
        la prospérité générale me semblant être sur le déclin et la démotivation des gens à s’enrichir par le travail étant évidente …la conclusion qui s’impose est moins de largesse redistributive…
        on a la chance d’avoir l’exemple d’autres pays qu peuvent aisément nous indiquer des solutions.

        mais diaboliser tout enrichissement qui est la base du socialisme est une folie. Les inégalités de richesses peuvent choquer mais ça n’est en rien une raison pour estimer qu’il soit nécessaire de les supprimer ou même de les atténuer.
        seule la connivence entre l’etat et des acteurs économiques me semble aboutir à quelque chose de proche d’une exploitation..certainement pas la liberté économique..
        il faut se farcir de longues heures de France culture pour aboutir à la conclusion que le peuple est exploité et qu’il est juste trop con pour ne pas s’en rendre compte et que le salarié est forcé d’accepter un salaire bas comme la prostituées est forcée de se prostituer..

        • moi les gens qui s’enrichissent je dis bravo! qu’ils soient suffisamment avisés pour avoir des rentes ! bravo
          laissons donc les gens s’enrichir,ou est le probleme?

        • @ jacques lemiere
          « la chance d’avoir l’exemple d’autres pays qu peuvent aisément nous indiquer des solutions »
          Évidemment! Mais ça, ce n’est pas du tout français! Le génie français ‘a pas besoin d’exemples étrangers, il crée des systèmes plus compliqués et plus coûteux, avec plus de fonctionnaires d’état!

    • em>Pourquoi le travail est et reste largement plus taxé (45% versus 30%) que la « rente »?

      Quelle « rente »?
      Si c’est la consommation d’un capital issu d’un revenu déjà imposé, alors l’imposition de la rente est une double imposition, tout comme d’ailleurs les droits de succession/donation ou la taxation des dividendes issus de bénéfices déjà soumis à l’impôt sur les sociétés.

      • le sens de la rente est tordu.. ce que GR voit comme une rente n’en est sans doute pas une ou alors pas une « rente » malsaine .
        dans une économie libre celui qui reçoit de l’argent a rendu un service..

        si on cherche qui ou quoi contrevient à cela ..on voit le criminel ou l’etat redistributeur.

        on entend rarement un voleur justifier son vol par le fait qu’il estime qu’il va faire un meilleur usage « sociétal » de l’argent qu’il a volé que le propriétaire initial de ce dernier.

        le bien commun , comprenez bien c’est le bien des autres.

      • @mc2
        Bonjour,
        +1
        « la taxation des dividendes issus de bénéfices déjà soumis à l’impôt sur les sociétés. »
        D’autant que les bénéfices résultent d’un C.A préalablement amputé de 60% de taxes (première lame fiscale, celle qui tranche et hérisse le poil, afin de le préparer pour la seconde), en moyenne, en France.

    • « Pourquoi le travail est et reste largement plus taxé (45% versus 30%) que la « rente » »
      reponse : en dessous d’un certain rendement le capital s’en va

      • Et puis, si on est bien obligé de travailler , on n’est pas obligé d’investir ses économies.

        • @Gada
          Bonsoir,
          La loi n’oblige pas à travailler ; pas depuis 1958. En 1942 avec les S.T.O, et en 1946 dans la Constitution, le travail était obligatoire.
          Nous ne pouvons que travailler pour payer en premier lieu les montagnes de taxes que nous réclame l’Etat, pour notre bien paraît-il.

    • Déjà, l’isf est un flux (une taxe) sur un stock (le patrimoine). Quand on branche un robinet sur un réservoir, il se vide (d’ou le manque de logements en France, le fait que le cac40 soit possédé en majorité par des étrangers, …).
      Ensuite, vous parlez de taxe sur les revenus des capitaux (30%), que vous comparez à une taxe sur le travail (45%). Sauf que les 45% sont censés correspondre au paiement d’une « assurance » (retraite, santé, chômage), donc même s’ils sont effectivement une taxe (on a pas le choix de l’assureur), le vrai problème est qu’ils ne devraient pas être « 45% » (ou 30%), mais un montant fixe négocié avec l’assureur. Donc, la vraie réponse, c’est le salaire complet.

  • « il ne demandait pas a priori la taxation des riches »
    C’est une blague ?
    La première vidéo de Jacline Mouraud, l’instigatrice de GJ demande expressément le retour de l’ISF.
    Biberonnés aux mamelles de l’état nourricier depuis des lustres, comment voulez-vous que les français sortent de ce système pervers ?

  • Il y a dans ce mouvement la demande de réduire les impôts, donc logiquement de réduire l’Etat. Cela va dans le sens de ce que prêchent les libéraux depuis des lustres. Mais les libéraux n’en profitent pas parce qu’ils n’existent pas politiquement et que l’idée même de liberté a été diabolisée par l’école, les médias et les partis politiques. Les gens demandent confusément moins d’Etat tout en restant totalement formatés au socialisme. D’où cette difficulté à s’exprimer. On ne peut pas être à la fois socialiste et libéral.

    • non autant ils demandent moins de taxes mais en plus plus de fric
      c’est insoluble

      • Insoluble sauf si on remarque qu’ils ne demandent pas plus de fric pour tout le monde ou qu’on oublie qu’ils reclament une meilleure efficience de la dépense publique, qui permettrait à périmètre constant, d’en faire baisser le montant.

      • C’est la FI qui à soufflé le fait de remettre en place l’ISF et l’augmentation du SMIG, pas les GJ, renseignez-vous. Mais qu’il y est tentative de récupération, çà c’est sûr. Espérons que non. Les GJ sont allergique auX partSi politiqueS et aux syndicats, normalement.
        Nous verrons.

    • Et par ailleurs, c’est une erreur fantastique de lire dans ce mouvement uniquement une logique libérale, même si ça peut nous faire plaisir…

  • Mais non ils n’y cherchent pas a recuperer le mouvement mais l’étouffer , hors de question que le peuple pervertissent le ronron quotidien de nos politiques.

  • En 68, j’ai commencé par participer aux discussions où on refaisait le monde, et l’université en particulier. Il y avait dans nos groupes de discussion un type qui avait le chic pour synthétiser et exprimer les revendications, pour une nouvelle conception de l’enseignement et tout ça. Et puis on a appris qu’il avait sa carte aux Jeunesses Communistes, il s’est mis à faire super-beau, alors je me suis pris quelques bouquins et j’ai passé mon temps à lire sur un transat dans le jardin plutôt qu’à aller aux débats…

  • Encore un qui voit des gauchistes partout. Et qui tente, à son tour, de récupérer le mouvement en estimant à tort que les Gilets jaunes n’attendent que des solutions libérales.
    Le même affirme un peu plus loin que « le gouvernement socialiste Macron-Philippe répond aux revendications par une hausse du Smic ». Ah bon ?! Il doit vraiment vivre dans univers parallèle…
    Il est temps que les commentateurs voient la réalité autrement qu’avec des lunettes déformantes ne leur laissant voir que ce qu’ils veulent bien y voir.

    • Et que doit-on y voir précisément ?

      • Une révolte a-politique et a-idéologique qui part des automobilistes, qui se transforme en mouvement insurrectionnel et qui présente de nombreuses caractéristiques avec la révolution de 1789. Il est donc beaucoup trop pour en donner une lecture politique, les historiens pourront peut être le faire dans quelques années, en fonction de ce qui sera ressorti de tout ça… Maintenant c’est bien présomptueux.
        Aujourd’hui, tout le monde tente de se raccrocher aux branches en cherchant à récupérer le mouvement. C’était d’ailleurs assez amusant de voir, hier, chez Pujadas, je crois, le journaliste du Figaro encenser le mouvement des Gilets jaunes et celui de l’Obs le vilipender…

        • Une révolte a-politique et a-idéologique.
          C’est une blague. Les personnes capables d’enfiler un gilet jaune et de se déplacer sur un rond point ont une conscience politique et idéologique bien précise (et je ne pense pas qu’ils fassent partie des lecteurs de contrepoints ;)). Jacline mouraud l’instigatrice du mouvement est certainement une militante dans l’âme (elle prônait d’ailleurs dès le départ le retour de l’ISF).
          Par ailleurs, comme vous le dites, cette révolte est récupérée de toute part par des forces politiques bien organisées. Pire, ce sont les partis extrêmes qui parviennent à se faire entendre dans toute cette cacophonie. Résultat aujourd’hui il est plus question dans les esprits de « prendre l’Elysée » (traduisez de couper des têtes) que de libéraliser l’économie.

          • Jacline Mouraud n’est PAS l’instigatrice du mouvement, fm06 vous a mis plus haut le lien vers la page officielle.
            Une ânerie répétée à l’infini ne devient pas une vérité.

            • Ok.
              Eric Drouet, l’instigateur initial du mouvement estime que l’ISF doit revenir « c’est non négociable » dit-il. Par ailleurs l’on peut lire parmi ses revendication : « La hausse des aides publiques pour l’embauche en CDI et la hausse du SMIC ». et pour finir, il appelle à entrer dans l’Elysée.
              Quelles différence avec Jacline Mouraud ?

  • Il est cocasse d’ailleurs que l’extrême-gauche cherche à phagocyter le mouvement après l’avoir qualifié « d’extrême-droite »
    Personnellement, je ne crois pas au hasard. La motion de censure est parfaitement transparente: Mélenchon et la gauche cherchent à reprendre la main pour que notre vieille France reste bien socialiste!

  • Ils se doutent bien qu’il risque d’y avoir des morts par armes à feu samedi, gros bordel, et comme ils ont annoncé la motion de censure avant l’insurrection qu’ils noyautent, à eux l’assemblée. Pauvres cons, leur politique aboutira au Venezuela mais bon les français n’ont pas l’air de comprendre : c’est ça, augmentons le smic et taxons l’isf comme cela après avoir volé l’argent aux riches ils le voleront à leurs voisins, ah ben non j’avais oublié, il y a un bon gros état dictatorial qui va nous équilibrer tout ça…à la place on ira taper les autres pays.

    • @ einrente
      « à la place on ira taper les autres pays »
      Non, c’est un peu ce qui a motivé E.Macron dans ses pérégrinations mais sans grand résultat, évidemment!

  • Je partage l’analyse de l’article, d’autant que de façon très concrète, dans ma petite ville de province, les premiers manifestants comptaient beaucoup de salariés, mais ils sont retournés travailler et s’occuper de leur famille, puis la violence des casseurs en a dissuadé d’autres qui étaient encore là, aujourd’hui sur les ronds points de ma ville, il ne reste plus qu’un aréopage disparate de ceux qui n’ont rien d’autre à faire, ceux là sont plutôt de la gauche radicale et parle d’autant plus de partage qu’ils n’ont rien à mettre au compte de ce dernier… le partage forcé c’est toujours mieux avec l’argent des autres…

  • Fabuleux article, félicitations à Claude Robert !

  • Les commentaires sont fermés.

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