L’agriculture bio masque mal le clientélisme vert

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By: Renaud Camus - CC BY 2.0

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L’agriculture bio masque mal le clientélisme vert

Publié le 30 juin 2018
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Par Jonathan Dubrulle.

Stéphane Travert entend doubler les surfaces conduites en agriculture biologique1. Ces dernières représentent aujourd’hui près de 6,5% de la SAU (Surface Agricole Utile) française, avec une hausse de 20% des exploitations certifiées bio par rapport à 20162. Si ce mode d’agriculture ne représente que 4,4% du marché alimentaire à domicile3, la bio connaît un attrait croissant chez le consommateur, avec un marché en hausse de 17% sur un an4.

Toutefois, cette dynamique est en partie le fruit d’une orientation politique de l’agriculture comme des choix de consommation.

L’agriculture bio vue comme un idéal sanitaire

L’agriculture biologique est souvent sanctifiée comme un idéal écologique, social, voire économique. Ceci passe notamment par la diabolisation de l’agriculture conventionnelle, victime d’une construction sociale dévalorisante, reflet d’une médiatisation parfois partisane et de discours souvent empreints d’idéologie.

Selon un sondage commandé par l’ONG WWF et réalisé par l’Ifop, 72% des Français sont prêts à consommer davantage de produits issus de l’agriculture biologique. Au sein du même échantillon, 93% des sondés se soucient des résidus de produits phytosanitaires dans leur alimentation5.

Pourtant, selon un autre sondage (Harris Interactive pour Alerte Environnement, 2016) près d’un Français sur deux ne sait pas que des pesticides sont utilisés en agriculture biologique6. En effet, le souffre ou le cuivre font partie des produits utilisés. De même, de nombreuses dérogations sont possibles. Celles-ci sont proposées par l’ITAB (Institut Technique de l’Agriculture Biologique) puis délivrées par la Direction Générale de l’Alimentation (DGAl)7.

Pourtant, selon l’EFSA (Autorité européenne de sûreté des aliments), en 2013, sur 4620 échantillons prélevés sur des aliments issus de l’agriculture biologique, 0,8% d’entre eux dépassaient la limite maximale résiduelle (LMR), quantité maximale de résidus de pesticides autorisée pour toute mise sur le marché8.

Si cette proportion est tout de même sept fois plus faible que pour les produits issus de l’agriculture conventionnelle, 61% des échantillons analysés (tous modes de production confondus) sont totalement exempts de résidus9.

Ainsi, la certification AB ne garantit pas une absence de résidus de produits phytosanitaires. De même, les motivations sanitaires du consommateur peuvent très bien être remplies par un bien issu de l’agriculture conventionnelle.

Une agriculture choyée par les pouvoirs publics

Les agriculteurs bio sont éligibles à des subventions auxquels les agriculteurs conventionnels ne peuvent prétendre. Ceci est le reflet d’une orientation politique de l’agriculture. En effet, une certification AB est exigée pour certaines aides PAC, telles que pour les MAE (mesures agro-écologiques) « conversion » et « maintien » à l’agriculture biologique et certaines aides à l’investissement [9]. De même, les producteurs engagés en bio sont éligibles à un crédit d’impôt de 2 500 €/ exploitation (relevé à 3 500 € dans la LOF 2018) et peuvent bénéficier d’une exonération de la taxe foncière non bâtie par certaines communes et EPCI (Établissements Publics de Coopération Intercommunale)10.

De même, la loi alimentation et les objectifs affichés du Gouvernement tendent vers une augmentation des crédits alloués à la bio. Stéphane Travert annonce notamment un plan baptisé Ambition Bio 2022, crédité de 1,1 Md€, avec une augmentation des crédits alloués au bio de 62 % sur 2018-2022 par rapport à la période 2013-201711.

Pourtant, ces sommes n’ont pas vocation à fournir de résultats. En effet, l’agriculture bio se caractérise uniquement par des économies de moyens ; à l’image de l’interdiction de certains produits phytosanitaires, du recours à la fertilisation organique ou de respect de normes de bien-être animal. En grandes cultures, les rendements bio sont deux fois inférieurs à ceux de l’agriculture conventionnelle12. Ainsi, la seule vocation du plan Ambition Bio 2022 est d’augmenter le nombre de conversions à l’AB, quels que soient les résultats fournis.

L’aveuglement du consommateur

Mais le gouvernement ne s’arrête pas à la redistribution d’une partie de l’argent du citoyen aux agriculteurs engagés en bio. En effet, il souhaite imposer des quotas de produits issus de l’AB dans la restauration collective publique. À l’horizon 2022, cette planification alimentaire concernera 50% de l’origine des aliments servis13. Ainsi, les pouvoirs publics donnent à ces derniers un avantage compétitif manifeste sur les biens issus de l’agriculture conventionnelle.

Gil Rivière-Werstein, journaliste agricole et fondateur de La Lettre agriculture et environnement accuse ainsi les pouvoirs publics de clientélisme électoral : « […] lorsque les élus utilisent l’argument du bio ou du local dans les cantines scolaires, par exemple. C’est consensuel, cela donne une image positive à peu de frais. Mais jamais il n’a été démontré que c’est meilleur pour les enfants. »14

Pour autant, un véritable « marketing de la peur » est mis en place par le lobby du bio pour gagner des parts de marché15. La communication faite par certaines enseignes bio profite des scandales sanitaires pour diaboliser l’agriculture conventionnelle. De même, les PGM (Plantes Génétiquement Modifiées) sont dans leur ensemble combattues, car leurs avantages environnementaux (économies de produits phytosanitaires, faibles besoins en eau etc.) concurrencent les théories avancées par l’agriculture biologique.

Devant les intérêts politiques, corporatistes et économiques, le consommateur se soumet au dirigisme de la certification et de la labellisation. Bien souvent, sans connaître le cahier des charges s’appliquant ou non à un produit alimentaire, le citoyen remet son choix à la seule présence (ou non) d’un logo. Cette dictature de l’information instantanée, subjective et déresponsabilisante ne participe pas à la formation et à l’éducation du consommateur. Privilégions la traçabilité, mesure objective des caractéristiques d’un produit à la tyrannie des appellations et de la logoïsation.

  1. Le Parisien, 24 juin 2018.
  2. Agence Bio, 2018. Dossier de presse. L’agriculture biologique, un accélérateur économique, à la résonance sociale et sociétale. Agence Bio.
  3. Agence Bio / INSEE, 2017. In Agence Bio, 2018. Dossier de presse. L’agriculture biologique, un accélérateur économique, à la résonance sociale et sociétale. Agence Bio.
  4. Agence Bio, 2018. Dossier de presse. L’agriculture biologique, un accélérateur économique, à la résonnance sociale et sociétale. Agence Bio.
  5. Ifop pour WWF France, 2017. Les Français, la consommation écoresponsable et la transition écologique. Ifop pour WWF France. Consulté le 25/06/2018 : lien. En ligne.
  6. Alerte Environnement, 2016. Un Français sur deux ignore que l’agriculture biologique utilise des pesticides. Consulté le 25/06/18 : lien. En ligne.
  7. ITAB, 2018. Dérogations 2017. Consulté le 25/06/2018 : lien. En ligne.
  8. Regnault-Roger, C., 2018 Sécurité sanitaire et risque pesticide. In Regnault-Roger, C., (Dir.) 2018. Idées reçues et agriculture. Parole à la science. Paris, Presses des Mines, collection Académie d’agriculture de France.
  9. EFSA. 2011. Le rapport sur les pesticides montre que le taux de conformité des résidus continue de croître. Consulté le 25/06/2018 : lien. En ligne.
  10. Chambre d’Agriculture de Tarn-et-Garonne, 2017. Conversion à l’agriculture biologique, quelles démarches à suivre. Chambre d’Agriculture de Tarn-et-Garonne. Consulté le 25/06/2018 : lien. En ligne.
  11. ministère de l’Agriculture et de l’alimentation, 2018. Communiqué de presse. Stéphane Travert annonce le lancement de la concertation sur le programme Ambition Bio 2022. Ministère de l’Agriculture et de l’alimentation.
  12. FranceAgriMer / ECS Bio 2015. In FranceAgriMer, 2016. Variétés et rendements biologiques, céréales, oléagineux et protéagineux. Récolte 2015. FranceAgriMer, Céréales / Données et bilans. Consulté le 25/06/2018 : lien. En ligne.
  13. Le Monde, 19 avril 2018.
  14. L’Opinion, 22 août 2017.
  15. Kressmann, G., 2018. Marketing du bio : atouts et enjeux. In Regnault-Roger, C., (Dir.) 2018. Idées reçues et agriculture. Parole à la science. Paris, Presses des Mines, collection Académie d’agriculture de France.
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  • « Privilégions la traçabilité, mesure objective des caractéristiques d’un produit à la tyrannie des appellations et de la logoïsation »
    Très d’accord, mais l’agro industrie freine, et il est difficile de tracer les modes et qualités de production sur les étiquettes, autrement que par des logos (bio, aoc, Aop, msc, labels rouges…) qui chacun regroupent des cahiers des charges plus ou moins rigoureux. Au consommateur de choisir et de s’éduquer, si vous préférez manger de la ?, personne ne viendra vous le reprocher, il en est de même pour les bio.

    • jacques lemiere
      30 juin 2018 at 8 h 14 min

      la majeure partie des logos concernent des méthode de production qui ne garantissent pas grand chose sur les qualités des produits.. Il faut donc deux campagnes de promotion, l’une non fondée voire mensongère où le bio est associé au bon gout, à la sécurité sanitaire…l’autre le label bio…

      que les gens achètent du bio grand bien leur fasse que les autres produits soient sans cesse diffamés est insupportable.

      je trouve que sortir à chaque fois un jugement sur les autres qui mangeraient de la « merde » n’est pas neutre…ça tient du comportement de groupe et à l’humiliation de celui qui ne va pas avec le troupeau qui tient de la propagande, factuelle ment peu de gens mangent de la merde et c’est une façon de disqualifier un produit sans rien dire pourquoi on le diffame..
      gout? sécurité alimentaire? c’est quoi un produit de merde…

      votre voisin mange une pomme mais vous qui mangez une pomme pouvez ire qu’il mange de la merde…fascinant..et non, je ne comprends ce que vous voulez dire pas de la merde…

      • jacques lemiere
        30 juin 2018 at 8 h 54 min

        et à vrai dire…le » les autres sont libres de manger de la merde » est devenu incontournable..et tout à fait hypocrite quand dans le même temps ces gens soutiennent un ensemble de lois pour forcer les gens à ne pas manger cette merde… c’est gonflé mais plus c’est gros plus ça passe…
        obliger les cantines à acheter du bio en expliquant que ce sont les lobbies de l’agro industrie » qui font la loi…

        j’ai moi m^me franchi un cap de l’indifférence par rapport aux produits bio, bah une pomme c’est une pomme, je revendique désormais le droit de ne pas en manger…

    • Vous préférez manger des légumes qui poussent dans la merde et arrosés de cuivre ou de souffre, et infestés de mycotoxines? C’est votre choix, mais ne nous faites pas de leçons vu votre ignorance et votre bêtise! Le Datura et le Neem sont des poisons violents, mais les produits qui n’en contiennent pas seraient de la merde?

  • Remercions Jean-Pierre Coffe à l’origine de ces stupides jugements de valeurs sur l’alimentation avec sa « malbouffe » et son « manger de la merde »

  • La boussole utile qui indique le sud, j’adore !

  • Mes achats bio ne concernent que les produits animaux: lait, œufs, viande principalement.
    Plus préoccupé par le bien être animal que par celui d’une pomme, j’espère par ce geste y contribuer.
    Même si je n’ai aucune garantie que l’ensemble des filières soit respectueuse des cahiers de charge, j’ai eu l’occasion un jour de visiter une porcherie ‘naturaplan’ en Suisse et même (je ne suis pas dupe) si tous ne font pas comme cet éleveur, ça vaut le coup de privilégier le bio animal…

  • Vu sur un marché de province : une dame achète une salade à un producteur  » bio  » , la paie et commence aussitôt à la défaire feuille à feuille sur l’étal au vu et au su de tout le monde. Etonnement du vendeur . La dame attend la dernière feuille et lui demande innocemment s’il est normal que ses salades bio n’aient aucun insecte , pas la moindre petite limace , rien aucun parasite . Pas de réponse .

    • jacques lemiere
      30 juin 2018 at 17 h 10 min

      ça c’est possiblement une fraude on ne peut pas accuse le bio de ça..
      le problème est que si on vous donne un produit et qu’on vous dit qu’il est bio…on ne peut pas vraiment savoir si c’est vrai ou non.

  • Après avoir saboté l’industrie française nos politiciens ruinent maintenant l’agriculture, la seule à exporter mais plus pour longtemps, car on voit l’Allemagne et d’autres européens concurrencer les produits français!

  • C’est d’autant plus con que nous n’avons jamais vécus aussi vieux: 85 ans pour les femmes et 80 pour les hommes. Nous serions empoisonnés par les pesticides? Il est plus scientifique au vu des résultats de l’expérience grandeur nature que c’est grâce à ceux-ci Et jamais aussi peu d’intoxications alimentaires à déplorer, sauf pour le bio dont l’hygiène phytosanitaire n’est pas assurée. La preuve les 59 morts en Allemagne.
    La bêtise humaine est seule responsable de la vogue du bio!

    • @virgile c’est le propre d’une idéologie : imposer des couillonnades alors que rien , mais rien du tout n’a prouvé leur efficacité bien au contraire . Au panthéon nous avons : le socialisme, les méthodes de lecture d’inspiration globales, la psy lacanienne, et maintenant le bio, l’éolien, le solaire …

    • @virgile
      quelqu un de 85 ans est né en 1933. Autrement dit il a mangé bio (il y avait rien d autre) pendant au moins ses 25 premieres annees. Surtout qu a l epoque, un grand nombre de francais etaient encore des paysans et donc mangeaient leur propre production.
      Quand j etais gamin (annees 60) personne achetait sa nourriture au supermarché, tout venait du jardin. C etait du bio car a cette epoque personne ne mettait des produits chimiques pour des raisons de cout

      Les degats eventuels se verront avec les generations nees dans les annees 70-80

  • rappellons que pour les produits céréaliers le bio est incontestablement plus risqué à cause de la probabilité plus grande de résidus de mycotoxines éminemment cancérigènes et que pour les légumes l’utilisation en bio de déjections animales comme fertilisants accroît le risque d’intoxication par les e-colis ‘cf les centaines de victimes en Allemagne et Suède intoxiquées par du fenugrec bio, dont plusieurs dizaines de décès)

    • on est pas au point de dire incontestable, comme on ne sait pas les conséquences sanitaires de l’utilisation des pesticides..et pire ,on ne sait pas les conséquences positives de l’utilisation des pesticides sur la santé publique …reste que quand on voit les indicateurs de santé ou les taux de cancers des agriculteurs on se demande bien pourquoi on s’affole comme ça…

      le principe de précaution dans toutes sa grandeur un bon vieux mort traditionnel authentique et cuisiné à l’ancienne…ça ne compte pas

  • Il ne faut pas oublier que les gens qui ont 80 ans et plus à l’heure actuelle n’ont pas été exposés aux pesticides comme les nouvelles générations
    De plus il y un progrès énorme de la médecine pour ma part j’ai eu la tuberculose étant jeune maintenant cela a disparu.
    La mortalité enfantine après guerre était encore importante
    On soignait très mal le cancer.
    Les conditions de vie après guerre étaient encore difficile et la génération de mes parents ont eu d’énormes carences alimentaires étant jeunes cela ne les a pas empêchés de mourir à plus de 90 ans grâce aux progrès de la médecine.
    La pénibilité du travail a diminué ,il ne faut pas l’oublier,
    Donc énormément de facteurs ont permis l’allongement de la vie.
    Les pesticides , la bouillie bordelaise utilisée en agriculture bio sont des poisons et sans être un écolo j’ai du mal à penser que ce soit neutre.
    De plus insulter les gens qui ne pensent pas de la même façon n’a jamais fait avancer les choses.
    Du moins c’est ce que je crois.

    • jacques lemiere
      30 juin 2018 at 17 h 14 min

      oui…tovous avez raison et vous signalez n dilemme isi il est possible qu’un jour on quantifie les cancers des pesticides par exemple , il sera toujours difficile d’évaluer la contribution des pesticides à l’allongement de la vie..vous évoquez par exemple la moindre pénibilité du travail… et effectivement on peut penser que si on avait tous les avantages de la vie moderne moins ses inconvénients réels et supposés ..ce serait mieux..

  • Mais le libéralisme est une idéologie non?

    • Non c’est une philosophie du droit.

    • A vous de vous faire votre propre idée (démarche tout à fait libérale) en consultant les nombreuses ouvrages et essai des grand auteurs libéraux (Hayeck, Mises, Rothbard, rand…). la base du libéralisme c’est : vous pouvez vivre comme cela vous chante tant que ne causez ni dommages ni violence sur autrui. Vous pouvez appeler ça de l’idéologie moi j’appelle ça juste du bon sens et du respect.

  • Pourtant Aurélien Biteau disait qu’il existe bien une idéologie Libérale chose qu’il dénonçait d’ailleurs . Car pour lui justement c est l’erreur à ne pas faire et j ai bien peur que certains commentateurs de Contrepoints font cette erreur et les enferment dans une idéologie qui n’a rien à voir avec la pensée libérale.

    • Bonjour clés
      L’idéologie libérale, c’est de nous foutre la paix.

      « Arrêtez d’emmerder les français »

    • C’est intéressant, pouvez vous développer? Quelle est cette idéologie qui n’a rien à voire avec la pensée libérale? A moins que vous ne parliez des libéraux américains qui effectivement ne le sont que sur certains sujets bien précis et pas du tout pour le reste?

  • J’ai bien peur que la philosophie libérale ne soit .pas comprise par toutes les personnes et que pour eux elle concerne plutôt les autres.
    D’ailleurs j’ai toujours eu un doute dans sa possibilité de l’appliquer dans un mode de gouvernance .

    • Le libéralisme est parfaitement compris mais la plupart des gens ne souhaitent absolument pas exercer leur responsabilité. ils préfèrent de loin un gouvernement qui leur permettra de jouer les victimes et de voler les autres pour subvenir à leur besoins, ce qui est beaucoup plus confortable que la liberté en définitive. Et puis il y a nos gouvernants et leur cohortes d’obligés (fonctionnaires et assimilés) qui bien sur lutteront jusqu’au bout contre le libéralisme puisqu’ils en serait les premières « victimes ».

      • oh j’irais m^me plus loin, je suis certain que majeure partie des gens n’adhère au respect de la liberté des autres que dans des condition s de paix armée..
        abuser des autres est si on est en position de faire est la règle, il faut un peu réfléchir pour ne pas le faire.

  • Je suis d’accord en gros sur le résumé que vous en faites.Mais cela est-il applicable à un mode de gouvernance. J’en doute vu les capacités de l’être humain de s’approprier la liberté des autres.

  • Le problème c’est que vous voyez le libéralisme de façon économique mais ce n’est pas que ça c’est une façon de penser c’est une philosophie de la vie
    Pour les fonctionnaires que vous vilipendez ce ne sont que les pions d’un système qui n’auraient pas lieu dans un système libéral qui pour moi est inapplicable par la nature même de l’homme.

    • oui…je dois dire que je pense assez comme ça… et si je suis en général d’accord sur le principe avec les libéraux, la pratique du libéralisme est assez compliquée..

      • @jacques parce que la pratique du collectivisme ne pose pas de problème c’est bien connu 😉

        • non, je ne dis pas ça.. vous n’aurez ni société libérale ni société communiste mais des trucs assez bizarres et complexes

    • @clé « inapplicable par la nature même de l’homme » : donc pour vous c’est plié, combat inutile ? soumission volontaire ? Croyez vous que le collectivisme est plus en accord avec la « nature même de l’homme  » ? j’en doute.
      Et je ne suis pas la seule, lisez Jean Paul II . Pour lui comme pour moi , l’homme est fait pour la liberté, pas pour l’asservissement. Pour moi c’est cela sa nature profonde.
      On aimerait vivre chacun sa vision : la vôtre : c’est plié et la mienne : liberté. Le truc c’est que les premiers ne peuvent vivre sans asservir les deuxièmes …

      • non pas la liberté ,des libertés et des valeurs…et là dessus une masse de gens peuvent se mettre d’accord…m’enfin zut alors l’histoire est devant vous elle vous prouve que dans toutes les sociétés il y a des voleur des violeurs et des assassins…clairement le respect des libertés individuelles des autres ne sont pas universellement partagées, les sociétés humaines bannissent toujours certains de leur membres..sans compter des gens considérés comme malades et irresponsables..
        Je suis désolé mais il faut être plus pratique et précis.
        Pourquoi avez vous besoin d’un sorte d’essence supérieur à vos valeur..une société doit avoir des valeurs et c’est essentiellement arbitraire.

  • Qui a dit que le collectivisme ne pose pas de problème ? C’est trop facile d’agiter tout le temps le collectivisme surtout quand c’est un régime que la France n’a jamais connu
    A ce que je sache à l’heure actuelle nous sommes dans un régime qui est ni collectiviste ni libérale.
    Nous sommes dans un régime où l’état régit beaucoup trop la vie du citoyen et où la représentation démocratique est inexistante.
    Ce qui amène des décisions désastreuses comme le tout TGV à la SNCF par exemple
    Et d’un autre côté nous avons des entreprises en quasi monopole ce qui est désastreux
    Donc à mon opinion nous sommes ni dans le libéralisme, ni dans le collectivisme mais dans une situation où le citoyen n’existe plus.
    Et j’avoue pour ma part que je ne vois pas de solution et de toute façon je suis trop vieux pour la voir un jour.
    Je constate c’est tout.

  • Quand on est liberal, on se doit de fournir ce que le consommateur demande et non pas geindre pour etre encore plus subventionné.
    La FNSEA a completement loupe le coche et ce que ses adherents produisent ne correspond pas a la demande (la France importe des produits bio et doit barder ou detruire ses surplus d agriculture conventionnelle)
    Au lieu de se remettre en question, ils font du lobbying afin de conserver leurs subventions (les subventions pour le bio sont une infime minorite des subventions) et esperer que le vent tourne

    C est un peut comme si les constructeurs automobiles critiquaient tesla et decidaient d
    offrir a leurs clients uniquement des vehicules diesels

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