« La Famille Le Pen » Saison 40, Épisode 12

Non seulement la direction du Front/Rassemblement National n’a pas changé en 40 ans et est restée aux mains de la famille Le Pen, mais la politique prônée par celui-ci n’a pas changé d’un iota.

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 « La Famille Le Pen » Saison 40, Épisode 12

Publié le 27 février 2020
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Par Olivier Maurice.

À Hollywood, on appelle cela une série ou une franchise : une recette qui fonctionne et que l’on décline ensuite en de multiples productions successives : Avengers, Star Wars, James Bond, Jurassic Park… pour n’en citer que quelques titres.

Recette à succès et succès dans les recettes : une fois établie, la marque devient une magnifique rente et tout le monde y gagne : les producteurs et les propriétaires du nom en premier lieu, mais aussi tout un petit monde de seconds rôles, de techniciens, de figurants, et bien évidement les distributeurs qui sont quasiment certains de remplir leurs salles à chaque nouvel épisode.

La marque a ceci de rassurant que l’on peut se réfugier derrière elle pour oublier tout esprit critique et se fondre dans l’approbation générale.

Qui vous regardera d’un drôle d’air parce que vous avez emmené vos enfants voir l’histoire d’une princesse qui entend des voix et écarte la brume avec ses mains ? Qui vous regardera comme un animal étrange parce que vous avez été voir un film remplis de dinosaures, d’extra-terrestres ou de super-héros ?

La marque est respectable. Mieux, elle rend respectable la plus navrante des banalités comme la plus délirante des élucubrations fantaisistes. C’est même de ne pas aimer la marque qui risque de faire de vous un animal bizarre…

Respectable et respectée. Adulée même : la sortie de chaque nouvel épisode est l’occasion d’un emballement général : rumeurs, commentaires, questions sans réponses sur le casting, le scénario, le devenir des personnages, l’évolution de l’intrigue…

Dans le fond, chacun sait que rien ne changera, que les méchants seront toujours aussi méchants, que les héros seront toujours aussi admirables. Mais cela n’empêche pas de générer un flot impressionnant de questions, d’interrogations, d’espoirs, de doutes, de craintes, de théories, de suppositions, de projections…

 « La Famille Le Pen » Saison 12, Épisode 3

Le dernier épisode de la série « La Famille Le Pen » est sorti il y a quelques jours et il s’intitule « La sœur aînée », quoique le sous-titre plus lapidaire soit plus explicite : « Marie-Caroline Le Pen : le retour ».

Le scénario est alléchant : fâchée avec sa famille pour une sombre histoire de lutte de pouvoir sur fond de choix cornélien entre son père et son mari, Marie-Caroline Le Pen, dont certains disaient qu’elle était appelée à prendre la place du patriarche, place qui a finalement échu à sa sœur cadette Marine, revient dans le giron de l’entreprise politique familiale et se présente sur la liste municipale Rassemblement National à Calais, dans une magnifique ambiance de réconciliation, de pardon et d’union, dans un formidable élan de rassemblement !

Est-ce le retour tant attendu ? Est-ce que celui-ci ne risque pas de provoquer un tremblement de terre dans le statu quo entre le patriarche et sa fille ? Marine ne se trouvera-t-elle pas déstabilisée si sa sœur rencontre le succès ? Doit-on y voir un renouveau dans le parti ou un retour vers les thèses du passé qui avaient divisé celui-ci ?

Quarante années de clivage et d’auto-flagellation

Il y a également une toute autre façon de considérer ce nouvel épisode de la saga familiale, parce qu’une fois effacé le glamour de la réconciliation entre sœurs ennemies, on se rend vite compte que rien n’a changé en 21 ans, depuis la crise qui a secoué le FN et conduit à la scission du MNR de Bruno Mégret dont le mari de Marie-Caroline Le Pen était un des proches, et qui date de fin 1990.

En fait, rien n’a changé depuis 37 ans, depuis l’émergence du FN lors des municipales de 1983 et depuis que la population issue de  l’immigration depuis les anciennes colonies françaises est devenue l’enjeu principal et le sujet central de la vie politique française.

Le nom du parti a changé à moitié, le prénom du chef a changé, mais le parti occupe toujours depuis près de 40 ans la même place de vilain canard de la politique française : à la fois au centre de tous les débats et totalement en dehors des responsabilités, les quelques villes et mandats péniblement gagnés au fil des divers élections étant le plus souvent restés des expériences sans lendemain.

Depuis près de 40 ans, la France récite un étrange répons avec Jean-Marie (rôle repris entre temps par sa fille Marine) comme chantre soliste (auto-désigné porte-parole du peuple et de la nation) et le monde politique, médiatique et associatif (communément dénommé l’élite) réagissant en chœur à chacune de ses tirades enflammées.

Depuis près de 40 ans, la vie publique, économique, sociale, culturelle française est totalement paralysée par cette question fondamentale : suis-je ou non raciste ?

L’ombre et la lumière

Parce que c’est bien cet adjectif, raciste, qui est au centre de toutes les discussions concernant ce parti, et par extension une part importante de la population le soutenant, ou tout du moins votant pour lui, au point d’en faire totalement oublier le programme et ses propositions de solution.

Il n’est que lors de très rares occasions, comme ce fut le cas lors du débat entre les deux tours des dernières élections présidentielles, pour que le débat sorte du manichéisme ombre contre lumière et que se fasse l’examen plus approfondi de la politique proposée et prônée par le parti.

Depuis près de quarante ans, la France est suspendue à cette question : est-elle ou non raciste ?

Depuis près de quarante années, tout, échecs comme réussites, est passé au prisme du racisme et de son miroir, celui de la diversité.

L’insécurité, tout comme la victoire de l’équipe de France de football en 1998, sont portés au crédit et au discrédit de l’immigration et de la diversité, vocables politiquement corrects dont tout le monde a bien compris qu’ils avaient remplacé le vocabulaire fleuri d’antan.

Banalisation et faux-semblants

Cette banalisation de la défiance envers les populations « différentes »  a eu le temps de muter et de se propager au fil du temps. En quarante années, le grand méchant racisme s’est propagé en de multiples petits racismes. Il s’est dupliqué, s’est diversifié, s’est multiplié en une myriade de déclinaisons un peu par-ci par-là.

Il a émigré et a touché tous les partis.

La France est devenue intolérante à tout, allergique à n’importe quoi, en lutte pour ou contre la première différence, le premier facteur de risque, la première inégalité, la moindre injustice qui passe.

Au fur et à mesure que se banalisait le racisme anti immigration, s’affichait de plus en plus publiquement toute une kyrielle de haines et de racismes divers et variés : anticapitaliste, antispéciste, antisioniste, anti-OGM, anti-CO2, antinucléaire, anti-bagnole, antiracistes, anti inégalités, anti cholestérol, anti bourgeois, anti blanc, anti mâle…

Depuis près de 40 ans, la France est contre tout : contre l’immigration, contre la mondialisation, contre le progrès technologique, contre les religions, contre la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, contre les poupées Barbie fabriquées en Chine, contre Amazon et contre le Coran.

La France est coupée en deux, et ce des milliers de fois, chacun y allant de ses arguments pour rejeter la faute sur un bouc émissaire pris en grippe au gré des peurs et des fantasmes : glyphosate, nucléaire, sucre, sel, gras, migrants, gaz carbonique, diesel…

Une seule cause commune : la lutte contre les libertés

Le seul point où toutes ces intolérances se rejoignent, le seul racisme accepté, revendiqué, le seul racisme soi-disant légitime, c’est le racisme antilibéralisme.

C’est assez évident, quand on y réfléchit bien : quels pires ennemis peuvent donc avoir des politiciens professionnels agitateurs de haine et de peurs que ceux qui s’opposent catégoriquement à tous les totalitarismes, que ceux qui dénoncent l’imposture de l’État quand celui-ci prétend savoir mieux que les individus ce qui est bon pour eux ?

Ce qui est fantastique avec le politiquement correct, c’est que tous les bas instincts (jalousie, haine de la différence, arrogance, mépris…) sont permis, voire encouragés, à condition d’utiliser uniquement et strictement le vocabulaire autorisé.

Quoi alors de plus normal, que ce soit le libéralisme, l’opposition à toute restriction de la liberté d’expression et au respect des droits des individus, qui soit ainsi vilipendé par tous ceux qui ont fait de la haine cachée et de l’inversion des valeurs leur fonds de commerce, par tous ceux qui, à force de rhétorique, clament qu’un vol, qu’une coercition, qu’une agression, que le racisme et la haine des autres peuvent être légitimes quand la cause est légitime parce que c’est ce que demande le peuple ?

Sortir de la haine, de l’arrogance et du repli sur soi

Non seulement la direction du Front/Rassemblement National n’a pas changé en 40 ans et est restée aux mains de la famille Le Pen, mais la politique prônée par celui-ci n’a pas changé d’un iota : depuis 40 ans, elle polarise la France sur elle-même, sur ses problèmes, sur ses divisions, niant toute solution en dehors de ses frontières et répétant inlassablement les clivages d’une lutte des classes (peuple contre élite) que des années (voire des siècles maintenant) de dialectique marxiste font raisonner à l’oreille de bon nombre de personnes.

Il faudra très longtemps pour sortir la France du nombrilisme dans lequel elle est tombée et ce n’est ni en « supprimant l’immigration », ni en « supprimant les inégalités » qu’elle s’en sortira.

Tant que n’apparaîtra pas une vision différente de la société française, plus apaisée, plus modeste, plus moderne en quelque sorte (vison qu’une énorme partie de la population appelle d’ailleurs de ses vœux), tant que le mot « réforme » signifiera « modifier en les complexifiant les procédures administratives », tant que le mot « égalité » signifiera « ne pas accepter les différences », tant que le mot « liberté » signifiera « définir par la loi et dans le plus petit détail ce qui est permis de faire », la marque Le Pen continuera à prospérer et, dans son sillage, toutes les autres marques ayant fait de la peur leur business.

Pendant ce temps, médias et cafés du commerce continueront à faire leurs choux gras des anecdotes scénaristiques et des psychodrames familiaux et autres qui agitent régulièrement l’entre nous français.

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  • A qui a profite le crime? c’est çà la bonne question..
    Florilège des élus grâce a la présence inespérée du FN?
    Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François hollande, Emmanuel macron..
    je n’évoquerais pas les instances regionales, municipales .. c’est pareil
    En clair , ce parti qui n’est jamais élu , permet a ceux qui le sont d’exister!
    C’est la raison pour laquelle j’appelle a les faire élire , pour que les ‘électeurs  » apprécient la valeur des solutions qu’ils proposent , sinon on ne s’en débarrassera jamais ! comme le parti communiste qui avait la meme fonction autrefois, agir en repoussoir.. Mitterrand l’avait bien compris.. c’est lui qui est a l’origine de la fortune Le Pen..

    La question reste : veulent ils vraiment etre élus? là j’ai des doutes depuis le dernier débat avec macron .. qui a été un suicide en direct!
    Bien sur que non:! sinon la PME coulera

    • Et Macron a une qualité certaine : savoir embobiner avec de beaux mots . . . c’est d’ailleurs la seule qualité que je lui reconnaisse !

    • Je me souviens très bien de ce débat et je suis d’accord avec Claude, ce fût un désastre pour MLP. Une personnalité politique de ce calibre ne peut pas rater LE débat, le seul qui vaille. On s’y prépare, on s’y entraine. On peut échouer bien sûr mais pas se vautrer comme MLP l’a fait.

      • Se préparer ! Mais cela fait des années qu’elle apprend un rôle… Voici ce que déclarait J-C Martinez homme politique et juriste français. Professeur émérite à l’université Paris-II, était vice-président du Front,( il a eu Mme le Pen comme élève) … . Député européen pendant plus de vingt ans, il a, en quittant le parti des Le Pen à la prise de pouvoir de Marine, renoncé à une retraite dorée au Parlement européen…
        : Maintenant, le Front, c’est de la merde. En interne, ils se déchirent autour de trucs de bonnes femmes, de rivalités, de ragots ; tout cela est médiocre. Elle est mauvaise, vulgaire, mesquine. C’est une adepte des trois V : Vacuité, Vulgarité, Violence. Elle ne porte pas la grandeur en elle. C’est lui qui le dit !
        http://roadsmag.com/interview-jean-claude-martinez-947755900612

  • si la marque le pen continue sa progression , c’est peut être bien parce que les autres partis politiques ne font pas ce qu’il faut pour apaiser le pays quand ils sont au pouvoir ; on ne naît pas raciste , mais on peut le devenir , et pas sans raisons ;

  • Je ne suis pas du tout « fan » du RN mais si c’est un passage obligé pour une déconfiture totale (qui a commencé avec Hollande et se poursuit avec Macron), je pense que ce n’est pas idiot de le porter au pouvoir !

  • Et voilà que Monsieur Maurice nous propose un article sur la famille Le Pen.
    Décidément, la campagne pour la Présidentielle 2022 est bien engagée…
    Ne vous inquiétez pas Monsieur Maurice, les anti-Le Pen disposent d’une arme jusqu’ici imparable: l’appui de la MAGISTRATURE.
    Une institution en laquelle des français – de moins en moins nombreux – croient en son objectivité!…

    • Qui s’est mis en délicatesse avec la justice ?
      Ce n’est quand même pas la faute des magistrats !
      Il faut espérer qu’elle ne sera pas en mesure de se présenter.

  • Juste une remarque, JMLP était un député poujadiste, résolument contre l’Etat spoliateur… Il serait plus un Gilet Jaune contre l’Urssaf qui tue les artisans et les micro-entrepreneurs…

    Il était dans les années 80/90 pro Reagan et pro-Tatcher.

    Les chiens font pas des chats, j’imagine mal sa fille être devenu communiste et centralisatrice d’un coup de baguette magique. Qu’elle ait ce discours pour gagner les élections soit. Mais elle a appris des deux experts de la démagogie Mitterrand/Chirac de tout promettre pour gagner les élections.

    Alors votre article….

    Il est aussi le chef du parti qui est le premier a avoir eu un député algérien arabe en 54/56. Cela se pose là comme raciste.

    • Ah, la fameuse légende d’un Le Pen pro-Reagan !…

      Le souci avec cette légende est qu’il est très difficile de la sourcer. Et pour cause, il n’existe qu’une seule et unique prise de parole télévisée de Le Pen sur Reagan, très courte, en réponse à une question de journaliste. Celle-ci : https://www.dailymotion.com/video/xed3ux
      Ce qui intéressait Le Pen, ce n’était pas le programme politique d’inspiration libérale de Reagan, mais uniquement le fait qu’il ait, comme Trump aujourd’hui, déjoué les logiques d’appareils politiques…

      Les premières idées de Le Pen étaient effectivement poujadistes. Pour rappel, le poujadisme ce n’est pas du tout du libéralisme.

      En outre, quand Le Pen est parvenu au second tour de la Présidentielle en 2002, c’est avec un programme résolument antilibéral. Et lors des meetings, il clamait haut et fort son antilibéralisme, comme sa fille aujourd’hui. En 2002, il proposait notamment de repousser l’âge de la retraite de 5 ans pour préserver le système par répartition. Je doute qu’une telle proposition le classerait aujourd’hui parmi les Gilets Jaunes.

  • C’est un mauvais procès fait au FN. Le parti de « Jean-Ma » a changé sa ligne directrice avec la venue de Philipprout, de la libre entreprise à la collectivisation de toutes les entreprises de plus de 10 salariés, de la baisse de la dépense publique à la retraite pour tous par répartition à 42 ans etc…
    Le nom de famille ne change pas mais les idées ont radicalement changées, Marion Maréchal est par exemple bien plus proche du menhir que de la poissonière. A l’inverse, au PS, les noms changent (encore que… Martine Aubry s’est bien faîte pistonnée) mais pas l’énarchie qui le régi.

    • Effectivement, pour ne pas voir de différences entre Jean-Marie, Marine et Marion, il faut être aveugle volontaire.

    • Je ne pense pas. comme expliqué dans un commentaire fait plus haut, le poujadisme n’est pas du libéralisme, mais, du capitalisme de connivence. Pour le FN l’état restant au coeur d’un exercice arbitraire du pouvoir.
      Donc, non décidément c’est un jeu de dupes. La famille Le Pen vit au crochet des Français grâce aux postes qu’ils cumulent et qui sont grassement payés. Ils servent d’épouvantail aux autres partis, ce qui leur permet de rester au pouvoir et d’éviter les questions. Tout le monde s’y retrouve…. sauf les Français trop bercés de poncifs anti libéraux, qui sont incapables de trouver la porte de sortie.
      Tant pis pour nous.

    • Parfaitement d’accord, il y a eu un changement radical de programme au FN qui est passé d’une droite conservatrice/extrême avec une petite touche de libéralisme à un gloubiboulga d’extrême gauche profondément anti-libéral.

    • Le Pen n’a jamais été pour la libre entreprise :
      – il était en faveur de mesures protectionnistes
      – il était en faveur de mesures règlementaires contraignantes pour la grande distribution (en vue de favoriser la fermeture administrative de certaines d’entre elles)
      – il était en faveur d’une « préférence nationale » pour l’embauche (restreignant la liberté des entreprises de choisir les salariés qu’elles souhaitent)
      – il était en faveur de mesures clientélistes antilibérales : il souhaitait une hausse des impôts des entreprises de grande distribution (au profit d’une baisse pour les artisans commerçant, sa clientèle électorale)
      – etc.
      Bref, c’était un poujadiste anti libéral.

  • « Sortir de la haine, de l’arrogance et du repli sur soi »
    Je pense que tout est dit sur la finesse d’analyse de l’auteur.

  • Si le FN/RN se maintient depuis 40 ans ce n’est pas parce qu’il « a raison », mais parce qu’il a trouvé la recette qui fonctionne avec sa clientèle électorale, comme l’explique très bien l’auteur de l’article.

    En France, sur le marché politique, seuls les produits antilibéraux ont du succès. Mais comme le marché est encombré, il faut, pour chaque parti, trouver le critère de « différenciation », comme on dit en marketing : certains vont donc miser sur la peur du réchauffement climatique, d’autres sur la peur du capitalisme exploiteur, etc. La franchise Le Pen propose exactement la même soupe antilibérale que les autres partis, avec pour seul critère de différenciation la peur des immigrés…

  • Avoir raison (ou avoir tort) n’a jamais labouré un champs.

  • Article teinté de parti-pris. La situation de notre pays n’est-elle pas assez catastrophique pour se permettre ce genre d’attitude?
    La politique économique du FN/RN a changé contrairement à ce que dit l’auteur. Le père Le Pen avait plutôt une vision libérale de l’économie, pas au sens mondialiste, mais au sens des libertés (entreprendre, prix).
    D’autre part, concernant la liberté d’expression, il est difficile de faire pire que Macron. D’ailleurs, une des propositions de MLP en 2017 était de rétablir la liberté d’expression dans ce pays.
    L’auteur a-t-il lu le programme présidentiel de MLP en 2017. Certains points sont discutables, d’autres sont intéressants. La possibilité de mise en oeuvre est un autre sujet puisque tous les présidents doivent passer sous les fourches caudines de l’euromondialisme…

  • Mais dites moi, à lire les commentaires, il y a quelques fans des socialistes de droite qui lisent contrepoints !

    • Entre un socialiste de droite qui essaie de préserver un minimum de souveraineté (et donc de démocratie) et un socialisme du centre adepte de l’idéologie post-nationale, on a le droit de choisir le premier comme étant moins pire.
      Non socialiste, je n’ai pas trouvé…

  • Quote « La destruction de millions d’emplois industriels est due au libéralisme de l’OIC qui a admis la Chine toujours totalitaire à attirer l’industrie occidentale avec un dumping social honteux » => Quelle sont vos sources ? Dans tous les pays de l’OCDE plus libéraux que la France, les échanges avec la Chine ont permis de créer des emplois.
    Quote « Le libéralisme justifie l’invasion remplacement, tragique cause de guerres civiles et partitions futures.
    L’auteur est vraiment hors sol. » Sources ? Le libéralisme n’a jamais été cause de guerres. Les causes de guerres ont toujours été l’autarcie, l’isolement, les barrières douanières… Tout le contraire ce que prône le libéralisme. Le libre échange a toujours permis de vivre en paix, car, il rend les pays dépendant les uns des autres et créé de la richesse. C’est pour cela que le monde n’a jamais eu aussi peu de guerres qu’aujourd’hui.
    Pour le reste concernant le FN, il s’agit bien d’une entreprise familiale lucrative qui promeut un socialisme nationaliste.
    Le seul point d’accord est la démission de tous les gouvernement qui ce sont succédé sur les missions régaliennes. Et effectivement malheureusement, récupéré par le FN. Ce qui fait que dès qu’on parle sécurité on est classé à droite.

  • Non et c’est exactement l’objet de l’article : le FN/RN a réussi à focaliser la politique Française sur des mots (de la philo ou du marketing, appelez cela comme vous voulez)

    • Le FN/RN est seulement une conséquence, pas la cause de quoi que ce soit.
      On dit bien que l’histoire est écrite par les vainqueurs. Qu’est-ce qu’ils ont gagné jusqu’à présent, le FN/RN ?
      Vous vous trompez sur toute la ligne, le FN est le doigt, pas la Lune.

  • Et donc le libéralisme serait responsable des agissements du parti communiste chinois et les organisations étatiques, qui plus est trans-nationales seraient libérales … on aura tout entendu.

    Quand au dumping social, c’est une invention de spoliateurs qui tentent d’expliquer qu’il est immoral de dépouiller moins les contribuables que eux ne le font…

  • Une affaire familiale prospère sans doute , par qui la faute ? Le parfait système électorale à deux tours et ses magouilles. Rappelez vous Chirac avec 80 % . Tous contre un(e) Quelques députés RN avec 25 % des électeurs. REgardez les municipales 2020, liste entière, Mode calcul des élus. Démocratie = 0

  • La brouille entre Jean-Marie et sa fille porte sur la socialisation de la politique économique et sociale de cette dernière. Alors la politique a bien changé!

  • Le RN et ses dirigeants profitent comme beaucoup d’autres ( écologistes, FI ) du vote irréfléchi et épidermique : le vote protestataire.
    Et cela n’est pas prêt de s’arrêter au vu d’un choix, parmi des hommes politiques, de plus en plus médiocre …

  • J’ai jamais voté FN/RN mais je m’apretre à le faire. C’est pas comme si on avait le choix: quel autre parti veut il lutter contre l’invasion migratoire (400 000/an, plus que la ville de Nice tous les ans) ou le multiculturalisme qu’on cherche à nous imposer alors qu’on a rien demandés ?
    Entre la peste immigrationniste/multiculturaliste et le choléra socialiste j’ai choisis le choléra.

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