Du Front au rassemblement national : la chute de Marine Le Pen dans les sondages continue

Selon un sondage IFOP-Le Journal du dimanche, le nombre de Français désirant voir Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle continue de s’éroder.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Du Front au rassemblement national : la chute de Marine Le Pen dans les sondages continue

Publié le 12 mars 2018
- A +

Par Frédéric Mas.

Le Front national, en changeant de nom pour celui de Rassemblement national, va-t-il permettre de revaloriser Marine Le Pen aux yeux des Français ? Selon un sondage IFOP-Le Journal du Dimanche, le tournant stratégique opéré par le Front national ce week-end lors de son Congrès à Lille n’a pour l’instant pas l’effet escompté sur l’opinion des Français, qui sont de moins en moins nombreux à vouloir Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle. En effet, si en septembre 2017 41% de l’ensemble des Français souhaitaient y voir Marine Le Pen, ils ne sont désormais plus que 39%.

Le Pen et Wauquiez dans le même bateau ?

71% des Français pensent que la fille de Jean-Marie Le Pen sera de nouveau candidate à la prochaine présidentielle, soit toujours plus que sa nièce Marion Maréchal-Le Pen (45%) ; ce chiffre est en baisse de 10 points par rapport à l’automne dernier.

>>> lire aussi En votant pour les extrêmes, les jeunes se sont trompés de colère

L’arrivée de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains semble aussi éroder la particularité de l’offre politique portée par le Front national, dont les opinions sont proches, au moins sur l’essentiel, aux yeux des sondés. En effet, 64% des Français estiment les positions de Laurent Wauquiez et Marine Le Pen très proches, en particulier dans le domaine de la laïcité ou de l’immigration.

Le Front national semble se remettre difficilement de la dernière élection présidentielle, qui n’a pas seulement signé sa défaite mais a aussi entamé son crédit auprès de ses propres électeurs. L’impréparation de la candidate d’extrême-droite face à Emmanuel Macron l’a largement desservie. Ceci s’est traduit par la crise au sein de la formation et le départ de Florian Philippot. Les réformes présentées au Congrès ce week-end visaient essentiellement à redynamiser le parti, et non à toucher aux aspects fondamentaux d’un programme nationaliste et protectionniste.

Voir les commentaires (5)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (5)
  • « En effet, si en septembre 2017 41% de l’ensemble des Français souhaitaient y voir Marine Le Pen, ils ne sont désormais plus que 39%. »
    Ah ouais, sacrée érosion ! Rappelons quand même que Le Pen a fait 34 % au deuxième tour de la présidentielle.
    Vu d’une part la vague populiste française, voire européenne, qui s’empare, du fait de la crise économique ou de la problématique des migrants (?), vu d’autre part, l’usure de Jupiter, qui commence à cumuler les erreurs politiques et à augmenter les mécontentements, le score du FN à la prochaine présidentielle risque bien d’être encore plus fort.

    • La participation au second tour se joue sur quelques % : au 1° tour de 2017, Macron a fait 18,20% des inscrits, MLP 16,14%, Fillon 15,16% et Mélenchon 14,84%

      La participation au 2° tour dépend des scores des 3° et suivants et pas de celui du 1° (à moins que vous estimiez que MLP puisse sortir 1° du 1° tour, ce qui semble vraiment improbable si Macron se représente)

  • Le choix du nouveau nom… très bizarre.

    A l’ère du marketing et de la simplification des marques, elle nous sort un nouveau nom compliqué… et trop politique « classique ».
    Dommage

  • Le choix d’un tel nom, à la fois chargé d’histoire (car très proche du RPR et du RPF ou du RNP de Déat) et très politicien (le rassemblement entre le PS et l’UMP a été pendant des années le fond de commerce de la dénonciation du FN) prouve que Marine a complètement perdu les pédales et qu’elle ne sait absolument pas comment gérer la SARL familiale dont elle s’est plus emparé qu’en avoir hérité.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le burkini, le marronnier du politique en mal de visibilité médiatique. Il ressort dès qu’il fait beau. Le burkini est au politique ce que les reportages sur les glaces qu’on mange et celles qui fondent sont aux journalistes.

L’événement intéressant dans cette affaire quasi nationale et sociétale n’est pas dans le vêtement lui-même mais dans la réaction de Laurent Wauquiez, président du conseil régional Auvergne-Rhône- Alpes. Ces derniers temps, il avait disparu. Labourant son territoire pour faire croire à sa proximité avec les vrais ... Poursuivre la lecture

Bien qu'il ne se situe que peu de temps après la survenue inattendue de la pandémie de la Covid-19, qui habilla 2020 d'une aura d’étrangeté maudite, le cru 2022 entrera dans les annales de l'histoire, mondiales et françaises, comme ayant été l'année de toutes les nouveautés.

Des prismes inédits de lecture de notre monde commun ont fait leur apparition. La Nouvelle guerre froide, qui s'est déclenchée le 24 février par l'invasion russe de l'Ukraine, servira de plus en plus comme paradigme explicatif d'événements internationaux sans rappo... Poursuivre la lecture

Durant des décennies, la droite a été considérée comme une. La montée en puissance du Front national (devenu Rassemblement national), dans la seconde partie des années 1980, a modifié cette approche en mettant l'extrême droite en regard de la droite.

Petite(s) histoire(s) des droites[1. Le premier paragraphe a largement été inspiré par : Les grands textes de la droite et de la gauche lepoint.fr ; ainsi que par Qu'est-ce un Méchant Réac ? | Méchant Réac ! le site mechantreac.fr.]

 

Les divisions à droite sont anciennes, profonde... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles