La liberté à géométrie variable

Il ne faudrait pas qu’en luttant contre ceux qui veulent interdire notre liberté d’expression, nous attentions plus généralement à la liberté d’expression, voire à la liberté tout court.

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La liberté à géométrie variable

Publié le 17 novembre 2019
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Par Jean-Philippe Delsol.
Un article de l’IREF-Europe

 

Les islamistes et les partis de gauche manifestent contre l’islamophobie.

Une droite pétitionne pour qu’Éric Zemmour puisse s’exprimer.

Le voile fait débat et beaucoup voudraient l’interdire.

Les sectateurs de la PMA empêchent Sylviane Agacinski de prendre la parole à l’université de Bordeaux.

Pendant ce temps, des églises subissent des outrages : en France, 1063 actes contre des églises ont été perpétrés en 2018 dans une certaine indifférence tandis que le moindre préjudice à une mosquée suscite des cris d’orfraie de toutes parts.

L’islamophobie recueille manifestement plus d’attention de part ou d’autre que la christianophobie.

 

La liberté d’expression pour tous ?

D’une manière générale, c’est la liberté d’expression, de penser et d’être qui est en cause.

Il est odieux bien entendu ce « harcèlement systématique qui vise à bâillonner toute opinion non conforme à la bien-pensance » comme le dénonce une pétition révoltée par les misères faites à monsieur Zemmour.

Mais la liberté ne sera pas préservée en généralisant les interdits.

Il est dangereux de vouloir limiter les recours de quiconque contre les propos d’un autre ou empêcher un média de se séparer d’un chroniqueur en désaccord avec sa ligne éditoriale.

De même que ce serait une atteinte irréparable à la démocratie de refuser, comme Mr Retailleau le propose, des candidatures dites « communautaires » aux élections.

Car qui définirait la notion de communautarisme ? Et bientôt pourraient être bannis du champ électoral, comme à Hong Kong, ceux qu’un Comité suprême n’aurait pas préalablement reconnus comme compatibles avec la conception dite démocratique de Big Brother.

Il ne faudrait pas qu’en luttant contre ceux qui veulent interdire notre liberté d’expression, nous attentions plus généralement à la liberté d’expression, voire à la liberté tout court.

Car en demandant de bâillonner ceux qui nous bâillonnent, nous prendrions le risque que soit instituée une langue de bois universelle, nouvelle novlangue.

Nous devons garder sans faillir la liberté de nous opposer à ceux qui voudraient nous faire taire, garder la liberté de dire en quoi nous considérons que l’islam se nourrit d’intolérances, de harceler intellectuellement nos adversaires, de les traîner en justice s’ils disent des contre-vérités dommageables ou s’ils diffament, garder – ou retrouver- la liberté de choisir ceux avec lesquels nous travaillons…

Bien sûr la gauche bien-pensante a le secret du terrorisme intellectuel. Mais c’est à nous de faire naître une pensée plus pertinente et plus forte. À nous de convaincre, d’être mobilisés… Aux chrétiens de faire prévaloir la force de leurs convictions, aux libéraux de mobiliser, à chacun de s’exprimer…

Nous ne sommes jamais faibles que de nos faiblesses.

Le danger qui nous menace le plus ne réside pas dans le droit de chacun à combattre avec toute sa force intellectuelle et avec, le cas échéant, les moyens du droit, les idées adverses, pas plus que dans le fait que s’exprime une grande variété d’idées parfois très opposées, mais plutôt dans le fait que ce soit la loi elle-même qui vient désormais nous dicter notre pensée et nous empêcher de nous exprimer.

On combat mieux le négationnisme en lui opposant la vérité de l’Histoire qu’en l’interdisant comme le rappelle fort opportunément Thierry Wolton dans son dernier ouvrage, Le négationnisme de gauche, paru chez Grasset, en considérant que

Pas plus que les crimes nazis, la question de la négation des crimes communistes ne peut être réglée par la loi.

Les gouvernements successifs et le législateur français ont endormi la vigilance. Ils ont même favorisé la montée de ces antagonismes qui divisent la France.

Dès lors que la loi a voulu énoncer la vérité de l’Histoire, elle a crispé les attitudes.

Mais c’est évidemment plus facile de promulguer des lois Gayssot et de faire l’ange à propos de la religion, de la race et du genre jusqu’à faire la bête en ignorant les immenses terreurs criminelles de tous les communismes, que d’éveiller à la liberté.

 

L’État abandonne le régalien pour l’assistance sociale

Le vrai sujet est que le gouvernement français ne fait pas son devoir, il n’assure plus la sécurité et la liberté de ses citoyens, et particulièrement la liberté d’expression pour qu’ils puissent eux-mêmes poursuivre leurs propres fins, dans le respect des autres bien entendu.

C’est encore plus vrai en ce qui concerne la liberté d’expression que le gouvernement ne sait plus exiger dans les espaces publics et particulièrement dans les universités qui sont des lieux d’échange et de débat par excellence, sauf à devenir des casernes de la pensée.

Il est inadmissible que le gouvernement interdise des conférences par crainte de manifestations hostiles. C’est à lui de réprimer et empêcher la violence.

Sauf qu’il dit ne plus en avoir les moyens parce que l’État désormais consacre 33 % des prélèvements obligatoires à faire de l’assistance sociale et à peine plus de 3 % à l’ensemble de ses missions de police et justice, et à l’armée qu’il abandonne dans un état de grand dénuement et de misère, matérielle et parfois humaine, qui en entrave le bon exercice.

Ce faisant, il met la société en posture de défense et d’inquiétude plutôt que de confiance.

Les uns et les autres en profitent pour afficher leur superbe : les voyous dans les banlieues et dans les trains où ils ne payent plus leur trajet, certains imams dans leurs mosquées, des étudiants ou des agitateurs maquillés en étudiants dans les universités pour juguler la parole, certaines femmes avec leur voile quand celui-ci se veut provocateur jusqu’au point qu’il insupporte indûment…

Nous sommes ainsi victimes de l’idéologie de l’État-providence et d’un étouffement des fonctions régaliennes de l’État par des missions sociales qu’il devrait laisser, du moins plus largement, à la responsabilité de chacun.

Mais il infantilise en pensant pour nous, il déshabitue de penser, il ne laisse plus que manifester tous contre tous.

Comme le dit très bien François Sureau dans son petit pamphlet incisif, Sans la liberté, publié chez Tracts-Gallimard, désormais :

Les droits que nous réclamons sont des droits fragmentaires, des droits de créance, des droits communautaires, des droits de jouissance, des droits mémoriels. Ils ont en commun de nous placer en situation de demandeurs face à l’État.

L’État n’a pas à nous accorder des libertés qui sont déjà les nôtres.

Il a à les protéger, à faire en sorte que la loi soit la même pour tous, à veiller à ce que chacun reste libre d’exprimer ses opinions, de se vêtir comme il l’entend sous réserve de ne pas masquer à demi, même maladroitement, son visage qui est le garant de tout échange honnête, à faire respecter sans faiblir ni tarder l’ordre et la justice à l’encontre de ceux qui outrepassent leurs droits au détriment des autres.

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  • très bien vu ! j’adhère
    « ne plus en avoir les moyens parce que l’État désormais consacre 33 % des prélèvements obligatoires à faire de l’assistance sociale et à peine plus de 3 % à l’ensemble de ses missions de police et justice, »

    évidement , l’etat a dépouillé l’individu de ses responsabilités en échange de ses prérogatives..
    La famille n’existe plus , l’etat se charge de tout..de l’école a 3 ans a l’ehpad!
    La bonne question c’est « pourquoi »? hé bien parce que le poids des instances administratives est devenu tel que les élus ne servent plus a rien.. l’administration gère l’ensemble du pays..Nous n’avons meme plus besoins d’électeurs.. votez qui vous voulez
    il ne pourra rien faire
    Plus personne ne peut contrôler l’administration, plus personne ne peut la reformer c’est elle qui pourvoit a tout , a travers la caf , les assedics , les retraites, la secu etc.. les statuts , le code du travail , les indemnités etc..
    il n’y a plus de liberté possible en france ;car la responsabilité individuelle a disparu !
    c’est trop tard pour y remédier , nous n’éviterons pas le chaos !
    sirtaki pour tout le monde!
    Bonne chance a tous!

    •  » Die Scheu vor der Verantwortung ist eine Krankheit unserer Zeit.  »

      ( La peur de la responsabilité est une maladie de notre temps. )

      Bismarck, discours au Reichstag, le 1er mars 1870

    • Il reste une solution…
      Fuir…
      Ou que les hommes de bonne volonté s’organisent en sociétés secrètes, c’est désormais notre seule chance, les hommes de bien (et ils sont nombreux sur ce forum) doivent avancer masqués…

    • En effet, du très bon travail, sauf le morceau de phrase en conclusion sur le fait de se masquer le visage, qui est inutile et contreproductif.

      • Oui, ayant une sale gueule je préfère la cacher un peu avec le plus de discrétion. Sinon je suis victime de moqueries et de méfiance voire de mise à l’écart. Pourtant je suis un honnête homme !

        • Comme je vous comprends, étant moi-même tout à fait repoussant. Néanmoins je subodore une pointe de sarcasme dans vos propos alors je prends la liberté de préciser le mien.
          Tout d’abord je ne vois pas pourquoi interdire de se cacher le visage serait une exception à la liberté de se vêtir. Nous parlons bien d’interdiction officielle, sanctionnée par la Police, car je ne supporte pas plus que vous de parler à quelqu’un dont je ne vois pas le visage. Simplement je soutiens que ce n’est pas à l’Etat de se mêler de ça. Point.
          D’autre part ne tournons pas autour du pot, tout le monde a compris qu’ils ‘agit du voile islamique. Pourquoi aller clamer vos « valeurs républicaines » à une femme qui se voile soit par peur, soit par conviction religieuse. Dans le 1er cas ça ne l’aidera pas. Dans le second ça tombera à côté car il lui faut une argumentation religieuse pour espérer un résultat. Ce qui est possible, même dans le strict cadre islamique si j’en crois mes lectures.

  • déclaration d’un manifestant hier devant les médias , je cite : travailler , payer , et fermer notre gueule ; tout est dit en quelques mots ;

  • Et en plus, les bobos aux manettes ferment les yeux sur l’immigration illégale, par centaines de milliers d’individus tous les ans, que « nous devons accueillir dignement », avec tout ce que cela comporte de couts directs et induits!…
    La haute Macronie entend que « notre modèle social » soit étendu à toute l’Europe et, elle n’ose pas encore l’affirmer, au monde entier!…

  • et je reste persuadé qu’un plaidoyer pour la liberté est plus efficace que les discours centré sur l’idée de libéralisme..

  • « L’État n’a pas à nous accorder des libertés qui sont déjà les nôtres. »

    Et nous n’avons pas à les lui réclamer puisque nous les avons.
    En se rappelant que la liberté ne s’use que si on ne s’en sert pas.

  • On ne sort pas du communisme grace a un coup de baguette magique ,y reclamer la liberte de parole , vain espoir . sortir du communisme est pratiquement impossible sauf si l’elite y trouve son compte ….

  • Excellente mise au point, merci.

    Je voudrais juste faire une petite remarque à propos de cette propension de plus en plus marquée à « les traîner en justice s’ils disent des contre-vérités dommageables ou s’ils diffament » :

    Précisant que bien entendu, je suis d’accord avec l’auteur quand il critique les lois mémorielles de type Gayssot, mais je ne parviens pas à comprendre pourquoi notre droit est, par ailleurs, si sévère concernant ce qu’il appelle « diffamation » et même « injure ».
    Que la calomnie, qui est à la base un mensonge, soit pénalement répréhensible, d’accord. Mais la diffamation, qui sauf erreur ne consiste qu’à rappeler une méconduite avérée, ne devrait pas être pénalement répréhensible ! Il s’agit là à l’évidence d’une atteinte à la liberté d’expression. Pareil pour le délit dit « d’injure » : le curseur est placé bien trop loin dans la restriction de la liberté d’expression.

    Je voudrais ajouter une chose, bien connue de ceux qui se prennent les lois Gayssot et cie en pleine figure à longueur d’année, en particulier les Zemmour et autres pourfendeurs de l’islam : quand vous êtes traîné en justice pénale, vous en êtes de votre poche (pour payer votre avocat notamment), même si vous êtes totalement blanchi. Sauf erreur, ce n’est qu’au civil que vous pouvez obtenir de la partie adverse, si vous gagnez, le remboursement de vos frais. C’est ainsi que les Zemmour et cie, surtout ceux ne roulant pas sur l’or, se font littéralement essorer, financièrement parlant, par des gens et des associations, nombreuses, qui voudraient interdire toute critique de l’islam, ce qui reviendrait à instaurer le délit de blasphème cher aux tenants de la charia. D’où l’expression selon laquelle les Zemmour et cie sont victimes d’un véritable djihad judiciaire. (l’ironie de l’affaire étant que les nombreuses assos menant ce djihad judiciaire sont en partie financées par nos impôts, ce qui revient à dire que nos politiciens encouragent les islamistes à faire taire les Français, avec l’argent de ces derniers ,ce qui est le comble du cynisme)

    • Le bazouka répond au bazouka !

    •  » la diffamation, qui sauf erreur ne consiste qu’à rappeler une méconduite avérée, »
      ben non la diffamation est tout le contraire , c’est le fait de prétendre sans pouvoir prouver

      • Une diffamation est l’allégation ou l’imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne. Peu importe que le fait en question soit vrai ou faux, mais il doit être suffisamment précis pour faire l’objet, sans difficultés, d’une vérification et d’un débat contradictoire. Il doit être possible de répondre par oui ou non à la question : « Untel a-t-il commis le fait » ?
        Le fait en question peut être la commission d’une infraction pénale, comme par exemple la falsification d’un diplôme…
        Il y a diffamation même si l’allégation est faite sous forme déguisée ou dubitative, ou si elle est insinuée. Par exemple, si l’auteur emploie le conditionnel. La diffamation est également caractérisée si l’allégation vise une personne non expressément nommée, mais identifiable (si on donne sa fonction par exemple).
        Si l’accusation n’est pas un fait vérifiable, l’allégation relève de l’injure. (service.public.fr)

      • @ claude henry de chasne : les définitions données par Larousse et linternaute.fr sont très proches l’une de l’autre, par exemple celle de linternaute : « Allégation d’un fait qui est de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération de quelqu’un. »
        Elles rejoignent la définition juridique rappelée par Synge.

        Tandis que la calomnie, c’est « Accusation mensongère portant atteinte à l’honneur de quelqu’un. »

        La calomnie est obligatoirement mensongère, tandis que la diffamation ne l’est pas forcément. Et c’est justement cela qui me gêne : qu’on puisse rappeler publiquement la méconduite avérée d’une personne, par exemple dans le cadre d’une campagne électorale, et que cela puisse vous conduire devant un tribunal, est choquant, et c’est une atteinte à la démocratie.
        Que la calomnie soit condamnée ne me dérange pas, mais que le rappel de faits avérés le soit, si.

        • « Que la calomnie soit condamnée ne me dérange pas, mais que le rappel de faits avérés le soit, si. »
          En fait, celui qui s’estime diffamé par le rappel de faits réels peut certes porter plainte. Mais l’Exception de Vérité couvre l’auteur du rappel des faits si ce dernier peut prouver ce qu’il avance.

          Rappel Wikipédia:
          « L’exception de vérité est un terme juridique du droit français qui indique qu’une personne poursuivie pour diffamation pourrait échapper à une condamnation si elle prouve la vérité de ses allégations. Cette exception de vérité est prévue par l’article 35 de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881. »

          Evidemment, il faut pouvoir prouver ses dires. Mais cela va de soi quand vous mettez en cause quelqu’un d’autre. En même temps, porter plainte est à double tranchant, vous gagnez si votre diffamateur n’a rien de probant sous la main… ou cela peut aller de Charybde en Scylla s’il peut prouver ses dires!

    • Stopper toute subvention aux associations (dont beaucoup ne sont que lucratives à but politique).

  • D’accord avec cet article, mais je n’appliquerai ceci :

    « Il ne faudrait pas qu’en luttant contre ceux qui veulent interdire notre liberté d’expression, nous attentions plus généralement à la liberté d’expression, voire à la liberté tout court. »

    que lorsque les vrais baillonnés (Zemmour, Philippe Verdier, les climato-réalistes, tous ceux qui combattent l’islamisme et tous ceux qui défendent le libéralisme) seront invités à s’exprimer sur tous les plateaux teles à toute heure.

    Sinon, c’est faire le jeu des islamistes et autres petits dictateurs qui utilisent nos lois et libertés pour faire taire leurs opposants avec la bénédiction de la bien-pensance.

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