Liberté d’expression : pathologiser les opinions pour imposer la censure

Ne voulant pas assumer leurs accointances avec la censure, certains promoteurs théoriques de l’extension des libertés individuelles assurent que les idées qui leur déplaisent ne sont pas vraiment des idées.

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Liberté d’expression : pathologiser les opinions pour imposer la censure

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 21 septembre 2018
- A +

Par Marc Crapez.

Freedom of speech est davantage sacralisé aux États-Unis qu’en France. Chez nous, la liberté d’expression reste théoriquement préservée mais sa latitude ou, si l’on préfère, son rayon d’action pratique a constamment été rétréci. La parole d’autrui est fréquemment dé-légitimée comme non-parole, indigne lorsqu’elle émanerait de locuteurs puérils à surveiller ou quelque peu zinzins.

Il ne s’agit pas de débattre ici du périmètre de la liberté d’expression et, par conséquent, de là où devraient commencer ses limites, puisque aussi bien il ne peut pas ne pas y avoir de bornes, car en tout domaine, l’illimitation est une involution risquant de mettre en péril l’équilibre interne d’un principe.

Mon objectif est simplement de mettre à nu une tricherie : ne voulant pas assumer leurs accointances avec la censure, les promoteurs théoriques de l’extension des libertés individuelles assurent que les idées qui leur déplaisent le plus ne sont pas vraiment des idées.

De même que les chiffres du chômage sont dissimulés par des catégories intermédiaires de chômeurs, sans l’être, tout en l’étant, la latitude pour s’exprimer est déniée à certains, qui se mettraient hors-jeu par une absence patente de bonnes manières idéologiques.

Pathologiser la pensée concurrente

Ainsi un intellectuel italien voit-il du populisme un peu partout et comme un ferment  totalitaire. Son argumentation pathologise la pensée concurrente. C’est une forme de néo-biologisme ; en l’occurrence dérivée du concept de « personnalité autoritaire », dans laquelle certains sociologues ont simplement concentré toutes les idées, penchants et préventions qu’eux-mêmes détestent.

La personnalité autoritaire traduit davantage la réaction épidermique d’un certain type d’élites devant un certain type de foule plutôt que des résultats de recherches adossés à base d’observation empirique. C’est une forme de crainte de l’altérité ethnologique, que subsume des formules telles que « Mais c’est dingue ça ! » ou « Ils sont fous ces Romains ! ».

C’est en outre une forme de psychologisme que Weber avait balayée. Soit, par exemple, la question « pourquoi un si grand nombre de médiocres joue incontestablement un rôle considérable dans les universités » ? La réponse à cette époque en Allemagne passait par la méthode suivante : « La faute n’en incombe pas uniquement ni même surtout aux faiblesses humaines qui interviennent évidemment […] Il faut plutôt en chercher la raison dans les lois mêmes de l’action concertée des hommes. »

Dans ces conditions, cette vision du monde soutient aisément des idées problématiques, fragiles ou fausses, comme l’existence d’une pilule antiraciste. Elle croit à des énormités, c’est-à-dire à une catégorie de faits sociaux qui suit immédiatement celle des absurdités : en l’espèce une hiérarchie de l’intelligence avec, au sommet, les intellectuels de gauche. Pour ce faire, elle se défausse de la Corée du Nord en imaginant des gens de droite camouflés dans les rangs de la gauche. Cette prose bourrée de syllogismes mérite le détour :

Peut-on envisager un régime communiste comme celui dont souffre la population en Corée du Nord, passer à gauche ? […] Est-ce que cela signifie qu’il y a des gens camouflés parmi la gauche mondiale qui sont en réalité de droite ? Est-ce que dans l’idéologie progressive se sont immiscées des personnes peu intelligentes qui sont vraiment conservatrices ?

Le tout est placé sous le patronage d’Ernesto Che Guevara, sublimé par sa photogénie d’agonisant.

Marc Crapez dirige dans le n° 68 de la revue de la Fondation de la France libre la publication des Actes du colloque « Femmes contre le totalitarisme » (5 €, 16 cour des Petites-Écuries 75010 Paris).

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  • les politiques, les magistrats ,après c’est quoi? pour le moment ,il y a d’autres problémes ,le chômage,l’immigration non choisi , les impôts, la dépense publique et le pib… un gouvernement aux abois, les élections européennes arrivent bientot ,panique à bord ,des annonces je vous prend ,demain je rectifie ….bref le bordel…
    la communication à géométrie variable politique est à saturation !!! nous demandons des actes pas des paroles inaudibles..
    diviser pour régner à ses limites !

  • Quand on voit comment  » Le Point  » ,hebdomadaire autrefois objectif et ouvert à toutes les idées ,a basculé dans la soumission au pouvoir en place et l’autocensure , on a du souci à se faire pour la liberté d’expression en France !

    • Le Point était de droite quand j avais 8 ans. Je me souviens je me jetais le lundi sur la boite au lettre pour y récupérer l hebdo tant attendu et y dévorer la BD de Jacques Faizant, puis je m’attaquais au reste, Pauwels, Manière ( plus tard ). Rassurez vous je lisais aussi pif gadget ( c était interdit à la maison ) et le journal de Mickey ( interdit également ) en cachette.
      Bon maintenant c est CP et Reason, il faut bien grandir à un moment.

      • Comparez au reste de la presse hebdomadaire papier en France aujourd’hui… il n’y a guère que Valeurs Actuelles et Le Point qui professent certaines idées libérales, au-moins du point de vue économique. Et qui se montrent parfois critiques sur des indicateurs qui peuvent nous être donnés.

    • Le Point, 855 000 € de subventions gouvernementales en 2016. Il ne risque pas de mordre la main qui le nourrit.

    • Le Point reste quand même un journal plus ouvert aux idées différentes que d’autres journaux godillots! Et la critique est encore permise.

  • Pathologiser les opinions de l’adversaire c’est la technique de base de tout bon collectiviste qui se respecte.

  • Rappelez vous quand Nathalie Kosciusko-Morizet traitait les climato-sceptiques de « connards ».

    • La connerie n est pas une pathologie.
      Une insulte n est que l expression de la pensée d autrui à votre encontre.
      Comme je suis pour la liberté d expression totale, les insultes ne me gênent pas, elles ne desservent que celui qui les profèrent, comme NKM nous le montre bien.

      • Il ne me semble pas si évident que ses insultes aient tant desservi que ça NKM. Votre principe fonctionne quand on ne donne pas le même poids aux avis des gens bien et aux autres, mais il y a beaucoup de cas où la distinction n’est pas faite, ni même facile à faire.

      • « Une insulte n est que l expression de la pensée d autrui à votre encontre. » Plus exactement, c’est l’expression d’une absence de pensée.

      • je ne dirais pas que les insultes ne me « gênent » pas… quand l’insulte devient un argument suffisant pour vous disqualifier devant un auditoire, vous avez un gros problème.
        la montée de l’insulte comme argument ultime signe l’abrutissement du peuple ce qui en démocratie est déplorable…

        mais à titre personnel, je tire une certaine fierté quand à court d’arguments on m’insulte.
        mais le plaisir que je trouverais à gagner un argument sur le plan de la raison alors que je me ferais physiquement lyncher par la foule ne serait peut être pas suffisant.

        l’insulte de nkm est une chose..ce qui se passe ensuite autrement dit que nkm ne soit pas obligée de s’expliquer ou de s’excuser est navrant.

        • @jacques lemiere : je suis d’accord ;
          – l’insulte « brute » (comme le « connards » précité) est un moyen détestable de s’exprimer ; mais il n’est guère dangereux pour la liberté d’expression car le recours à des insultes aussi primaires sera probablement et justement considéré par une majorité de personnes comme la preuve que l’insulteur ne peut ou ne sait argumenter et se réfugie dans la violence (verbale), dernier refuge de l’incompétence, comme disait un personnage de « Fondation » ;
          – autrement dangereuses sont les invectives du type « Fasciste ! » ou « Vous êtes antieuropéen !!! » ; car ces propos sonnent comme la conclusion d’une « analyse » et visent à disqualifier l’ensemble des propos de l’autre en posant en principe que cette personne est (ici, politiquement) « mauvaise », si bien que ses propos ne méritent par principe aucune attention … ce qui dispense de débattre ; en traitant l’autre de fasciste ou d’anti-européen, on l’oblige à abandonner son argumentation sur le fond du sujet pour passer à une défense, une justification parfois laborieuses (« Mais pas du tout, je ne suis pas fasciste », « Mais non, je n’ai rien contre l’Europe », etc.) : bref, comme dans une négociation qui se déroule dans le cadre défini par l’une des parties, on se place en position de force, le temps et l’énergie de l’adversaire étant corrodés par la nécessité de se justifier devant l’auditoire.

          Alors que la bête insulte du type « connards » est anecdotique et peut (et doit) être vite oubliée afin de revenir au sujet du débat, c’est ce second type d’invective qui est vicieux car profondément malhonnête et destiné à de facto interdire le débat, raison pour laquelle ce procédé est tellement apprécié chez les extrémistes de gauche ou de droite (il y a par exemple un passage de « Mein Kampf » qui est fort intéressant sur cette question).

          • Dans la bouche d’une personne publiquement connue pour avoir reçu une instruction scientifique d’élite, l’insulte « connard » n’a pas le même caractère anecdotique quand elle s’adresse à des scientifiques dont on ignore (ou veut ignorer) qu’ils ont une instruction scientifique au moins équivalente, et qu’ils ont eux cultivée. Elle vise tout autant à interdire le débat, sur un argument d’autorité usurpé. OK, si vous comparez les CV des camarades Bernard Beauzamy et NKM, l’insulte de NKM relève de l’anecdote qui la ridiculise. Mais si vous vous basez sur ce que le grand public connaît de ces CV, c’est beaucoup moins anodin…

            • je pense que la question, de savoir si c’est une anecdote ou pas n’est pas entre les climato-sceptiques et nkm , il est de savoir ce cette insulte est suffisante pour disqualifier les climato-sceptiques pour les gens auxquels s’adresse nkm… elle ne fit pas vous êtes un connard mais ils sont des connards..c’est une stratégie d’ostracisation donc…qui se passe d’argument , essenteillement celui qui montrerait que les idées des climatoscpetiques sont des bêtises….et si l’auditoire de nkm considère que c’est acceptable c’est navrant..

              • @ jacques lemiere
                Faut déjà être c.. pour se dire climato-sceptique ou climato-croyant!
                Qui a accès aux données mondiales sur 50 ans et aux explications hypothétiques expliquées avec un coefficient de crédibilité solidement établi? Aucun d’entre nous!
                Donc nous, nous n’en savons rien!

                • Expliquées par qui ? Aucun d’entre nous ?
                  Il y a ici un certain nombre de commentateurs qui sont parfaitement capables d’accéder aux données, de les analyser, et de proposer leurs propres explications ou de confirmer certaines et d’en dénoncer d’autres ! Le nier est sans doute plus subtil que les traiter de « connards », mais pas très différent en fin de compte…

                  • Tout notre système a dérivé vers le manque de crédibilité. Qu’un des commentateurs ici présent se renseigne sur les données et donne son explication, il y aura toujours un doute du fait qu’il n’est pas ou peut-être pas qualifié. De l’autre côté, nous en sommes venu à un tel niveau de défiance et méfiance des médias et politiques que les discours « scientifiques » de ces derniers pâtissent à la crédibilité des études et résultats scientifiques.

                    • Il y a toujours un doute, même les plus compétents peuvent se tromper ou oublier quelque chose. Mais il y a aussi des présomptions raisonnables, et quand on se renseigne sur les CV des auteurs, voire des commentateurs, sur CP et qu’on lit leurs livres, on ne peut pas les balayer d’un « nous, nous n’en savons rien ! », ni les traiter de c..s dans la foulée. C’est exactement le problème, « je n’en sais rien » se met à impliquer « celui qui prétend y connaître quelque chose est forcément un escroc », indépendamment de ses qualifications scientifiques. Or il n’est pas si difficile de vérifier les qualifications scientifiques, même si ça demande d’aller un peu plus loin que les diplômes et la facilité d’expression sur un sujet. Ca ne demande rien qu’un peu de culture générale en science et en logique. C’est la base du sens critique.
                      Cela soulève aussi un problème d’anonymat. Personnellement, je tiens à la protection que m’apporte l’anonymat, mais je regrette souvent d’être pris, en conséquence, pour un incompétent dans tous les domaines, même ceux où j’ai une reconnaissance internationale. Et quand je vois que ceux qui, comme Bernard Beauzamy à l’origine de ce fil ou la plupart des auteurs, renoncent à cet anonymat ne bénéficient pas de la confiance ou au moins du respect que leur pedigree devrait pourtant inspirer, il me semble que ça complique singulièrement les choses.

                  • @ MichelO
                    Croire ce que disent des experts, c’est ce que nous propose tous les jours, les médias. Jamais, je n’ai lu, vu ou entendu un de ces experts avouer, par un media, que sa thèse était probable à X %, donc de donner sa marge d’erreur possible calculée. Le peuple exige des affirmations claires qui permettent de choisir entre blanc et noir.

                    En réalité, ça ne fonctionne pas comme ça! Quand quelque chose a peu de chance (disons 3, 4%) de se produire suite à un concours de circonstances, si et quand il se produira quand même, ce sera sans doute à 100%! Et ça change tout!
                    Donc non! Des données, il y en a plein … mais pas toutes, partout et à chaque instant! Et un « système », fût-il celui de la terre, n’est en rien indépendant de « l’univers » et ce qui s’y passe!
                    Donc, se dire qu’on ne sait rien ou pas grand chose, c’est le premier pas en science.
                    Après vous croyez qui vous voulez, ça m’est évidemment bien égal!

  • Comme ces jeunes soldats de la première guerre mondiale qui se suicidaient par peur de la mort, trop nombreux sont les journalistes qui se censurent par peur de la censure.
    Le confort matériel et/ou social en échange d’avoir l’esprit aussi conformiste, aussi faible et servile ?

    Pourtant cette nouvelle forme de censure est, comme l’ancienne, l’indéniable preuve de l’impuissance et de la peur existentielle d’un État qui lutte pour assurer sa survie.

    • C’est vrai qu’entre ceux qui se censurent et ceux qui reprennent servilement les elements de langage fourni par le pouvoir, la liste est longue.

      • La bienpensance, parce que c’est cela le vrai sujet, est une triste comédie; un condensé de Tartuffe, les précieuses ridicules, les femmes savantes et le bourgeois gentilhomme, et j’ajoute Ampytrion pour Sosie. A voir ces journalistes tv hommes porter une barbe de trois jours pour bien montrer qu’ils sont comme ils croient qu’il faut être….

  • Très beau titre qui résume parfaitement la censure actuelle qui ne dit pas son nom, dont la censure des pseudo-modérateurs sur des sites tels que FranceTVinfo, Orange et bien d’autres : leur perception de la libre-expression est très … modérée.

    • Vous pouvez y ajouter le Figaro où je suis régulièrement censuré!

    • C’est pareil sur ce site. Un peu trop de commentaires qui dévient de la ligne, et paf c’est le bannissement.

      • Huh? Ces derniers temps je me rappelle d’un cas, qui était une injure directe à l’auteur d’un article, et donc à mon sens bannissement acceptable. Vous avez des exemples précis?

      • Non, sans rire?!
        Les seuls bannissements que j’ai pu constater étaient liés à des propos injurieux ou des commentaires visant uniquement à faire la promo de leur propre site.
        On a quand même régulièrement dans les commentaires sur CP de belles perles socialo-gaucho-constructivistes baignant dans une moraline se voulant culpabilisatrice. Ces commentaires ne sont pas bannis pour autant.
        Il est vrai qu’ils sont moins fréquents depuis 1-2 ans.
        Peut-être parce que les brillants résultats du socialisme hollandais et macronien a un peu découragé les militants. Mais surtout, je pense, parce que leurs arguments sont régulièrement démontés par les autres intervenants. Nos gauchistes finissent par se lasser, la plupart n’ayant pas les moyens de contre-argumenter (en dehors d’une moraline sirupeuse) ou ne parvenant pas à provoquer les réactions de colères et les insultes, éléments indispensables pour se poser en victime de « méchants » libéraux.

    • ce n’est pas un censure…
      les lois qui interdisent certaines opinions sont bien pires que les modérations sur des sites qui font après tout ce qu’ils veulent…et en plus doivent respecter les dites lois douteuse quant à la liberté d’opinion.

      je vous propose de faire un site où vous mettez en ligne ce qui a été modéré sur certains sites… vous verrez que ça englobe effectivement des propos inacceptables tels des appels à la violence , et des propos tout à fait acceptables et des propos qui devraient être acceptables mais que compte tenu de lois anti « haine » sont illégaux ou risqués.

      FAITES LE!!!

      la censure ce serti l’etat qui vient interdire et supprimer des articles sur contre point.

    • Sur un forum de France Télé (qui aujourd’hui n’existe plus) des propos comme « dommage que le travail de Hitler ne soit pas fini » pouvait passer mais « si la France est si nulle vous devriez retourner en Afrique » (adressé à quelqu’un qui dit que l’Afrique fait de bien meilleurs avions) provoque votre bannissement.

  • Finalement, cet article, que j’espérais plus fourni, n’échappe pas au travers qu’il dénonce.
    Quand on dit de l’autre, l’intelligentsia de gauche, avec qui on n’est pas d’accord : « elle croit a des énormités », n’est ce pas un peu tenter de la faire passer pour folle, avec des idees qui n’en sont plus, car transformées en énormités ?

    • oui , on tombe vite dans ce travers.. à vrai dire la liberté d’expression m^me st un sujet en voire de politisation.. et qui devrait normalement créer une fracture dans tous les partis , ceux qui pensent que la liberté d’expression est sacrée et les autres..

      et le plus déplorable est le petit marchandage que les gens font en leur for intérieur , en petit comité ou en quatre yeux….
      ok je ne suis pas d’accord avec ça…mais comme c’est vraiment un salaud c’est pas si grave…et je ne vais rien dire…

  • Fausse hystérie médiatique. Cette convocation pour une expertise psychiatrique est systématique dans ce genre d’enquête. Rien à voir avec des procédés staliniens d’incarcération des opposants au goulag. Ce qui est drôle, c’est que Marine Le Pen est…avocate de formation, et qu’elle devrait donc le savoir. Ce qui est encore plus drôle, c’est de voir son sbire David Rachline qui crie au scandale, alors qu’il a lui-même voté la loi instaurant ce contrôle psychiatrique obligatoire. Ne participez pas à cette hype médiatique débile!

    • La loi en question s’applique à ceux qui font l’apologie du terrorisme et des exactions de l’EI, ce qui n’est pas le cas de Marine Le Pen puisque, au contraire, elle les dénonce!

    • @AdrianSmith
      Vous faites semblant de considérer comme sérieuse une procédure dont vous savez très bien qu’elle est grotesque et inacceptable en la circonstance.

    • Le sinistre de l’intérieur annonce une procédure contre la principale opposante pour un tweet mais non ça n’a rien de stalinien, trololol

  • Supprimer les sudventions de la presse et la niche fiscal des journalistes ,,,…ils s’abroge la democratie pour preuve un parti politique sans un conseiller de com ou specialiste de la Presse n’aucune change d’être élu démocratiquement.. la PRESSE EST UNE DIVERSION De LA DEMOCRATIE .quand une PRESSE dit là vérité de fait ,elle est bafoué !!!
    je vous prie de m’excuser de mon expression.
    peu fait d’étude,..ohé vous demande vôtre indulgence ..J’aime mon pays la FRANCE ,ce n’est pas une poubelle !!!

    • j’aime bien vous lire mais par contre corrigez votre faute récurrente « subventions » ….répétez après moi « sub ventions »…;)

  • à supprimer les sudventions de la Presse et de la niche fiscale des journalistes …à faire la pute pour le pouvoir en place ..ils et elles se sont discrédité…et en plus la presse est tenue par des grandes entreprises ..la connivence dans sa splendeur et les consanguins s’accouple ,il faut les stériliser …la démocratie est en danger !

  • à dekkard ,merci de me corriger ,à l’avenir je ferai attention …

  • comment peut-croire que la presse et les journalistes sont indépendant du pouvoir en place..demain ,une autre politique ,ils mangeront au ratellier …pour garder leurs privilèges !!! et de s’accoupler…c’est une réalité !

    • le problème est le pluralisme ou son absence..
      une remarque un organe de presse PEUT accepter de ne pas recevoir de sudventions.

      Et si il existe un public prêt à payer pour une information de qualité, je vous invite à créer votre média, c’est facile. désormais..certains youtubeurs ont une audience plus grande que des journaux sudventionnés!!!

      le manque de pluralisme est surtout le signe que certaines idées sont maintenant acceptées par la masse.. et j’ignore si la presse est à l’origine ou suit cet unanimisme qui me semble parfois stupide.
      dans le domaine de l’environnement par exemple ..je ne comprends tout simplement pas pourquoi les ong sont crues sur parole… mais je remarque que un simple « selon greenpeace » me suffirait quand un journaliste reprend un communiqué de presse de greenpeace ou une « étude »..
      force est de constater qu’il existe une différence entre ce que prône la presse et ce que font les gens…

  • la presse fait surtout un très mauvais travail car elle accepte certaines autorités.
    un chercheur.
    une ong.

    elle pose donc bien souvent qu ‘un chercheur n’est pas soumis aux conflit d’intérêt; il est indépendant et objectif ..
    une ong est objective dans sa relation des faits.

    la presse doit refuser ces autorités et faire son vrai travail de d’analyse.

    un organisme comme l’ademe par exemple…..

    • elle l’accepte par paresse par dessus le marché

      • Paresse, complaisance, compétence limitée à la capacité à réciter la ligne officielle… Toutes les marques d’une administration soviétique.

        • on a toujours tous une compétence limitée…ce n’est pas un système soviétique néanmoins, les journalistes pourraient creuser un peu ..ils ne risquent pas le goulag…
          il suffirait d’un ou deux typed dans la rédaction un peu compétents par exemple en statistique et probabilités qui repère les vices..

          • C’est plus subtil que ça. Il y a une appétence du lectorat pour une certaine forme de dénonciation officielle de certaines vérités qui fait que votre expert aura beau démontrer brillamment l’inanité du communiqué de presse, ce sont les médias qui le reprennent servilement, agrémenté de micros-trottoir bien gras, qui séduisent et pas le vôtre.

  • Bien d’accord avec l’auteur.

    J’ai l’impression d’une certaine nervosité des parasitocrates. Il y a une décennie, il suffisait de faire un discours moralisateur sur les zeuresombres ou de murmurer « fascisssss » ou « capitalissssss » pour déboulonner les opposants.
    Dernièrement, la censure s’organise de plus en plus et passe volontiers par le judiciaire (que l’on sait peu indépendant du pouvoir.)
    Pour tout arranger, le fait que l’opposition s’exprime sur une plateforme numérique offre plein de nouvelles interprétations des lois, forcément plus répressives que celles s’appliquant au monde analogique.
    La parasitocratie rêve d’un monde où chaque interface de communication sera équipée d’un filtre dont ils régleront les paramètres selon leurs besoins.

    • @ Pangzi

      Je pense que vous avez raison et que ça permet de comprendre pourquoi réformer, en France, ça ne fonctionne pas: il est illusoire de réformer « radicalement » quoi que ce soit en croyant échapper à une levée de bouclier de ceux qui y voit une agression de leurs droits z’aquis même si il n’en est rien: il suffit qu’un syndicat soit « inquiet » pour déclencher la grève contagieuse!
      Ailleurs, on négocie, en France, on s’affronte, on se révolte et on devient grandiloquent!

  • un journaliste informe,après réflexion, préconise une ou des interrogations à l’information, le ou les auditeurs jugent la pertinence .. par contre le journaliste donne l’information et veux être juge et vous impose sa vérité ! c’est le commencement du lavage de cerveau !!

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