Que financent 1000 euros de dépenses publiques ?

Pour alimenter le Grand débat, le gouvernement a publié une fiche très instructive sur les dépenses publiques. Tout y est, ou presque. Et si maintenant on additionnait 2 et 2 ?

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Que financent 1000 euros de dépenses publiques ?

Publié le 19 janvier 2019
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Par Nathalie MP.

Voilà, le Grand débat national voulu par Emmanuel Macron pour répondre à la colère des Gilets jaunes est lancé ! Lettre de cadrage, road show présidentiel auprès de 600 maires de Normandie, standing ovation finale – ne dirait-on pas que le Président retrouve les élans rassembleurs de sa campagne électorale ?

C’est du moins ce que veulent croire ses équipes à l’Élysée. Et c’est ce qui laisse penser qu’il est plus soucieux de reconquérir l’opinion dans un mélange de « je vous écoute mais je garde le cap » qu’en quête d’une « nouvelle prospérité française » (comme dirait Bruno Le Maire).

Si aucune élection n’est prévue pour trancher les termes du débat, comme c’est le cas lors de l’élection présidentielle en France, se profilent néanmoins les élections européennes. Dans ce contexte, le débat apparaît plus que jamais comme la planche de surf qui va permettre à Emmanuel Macron d’affronter en même temps la houle des Gilets jaunes et ce nouveau défi électoral.

Du reste, on voit mal comment le gouvernement pourra matériellement « tirer toutes les conclusions » de ce qui se sera exprimé dans les cahiers de doléances et au cours des débats, conformément à la promesse du Président dans sa Lettre aux Français, d’autant que certains présupposés sur la supériorité morale de notre modèle social semblent figés d’avance.

L’instrumentalisation est claire et les retombées réelles plus que douteuses. Et pourtant… ce débat n’est pas complètement inutile !

Grand débat et fiscalité

Non seulement il pousse chacun à réfléchir, mais je dois dire que j’ai presque été agréablement surprise en parcourant la fiche de cadrage consacrée au chapitre Fiscalité et dépenses publiques du Grand débat. Je vous invite vivement à la lire car elle est incroyablement révélatrice du fait qu’en France, nos dirigeants – en tout cas les actuels – même avec toutes les données sous les yeux, sont soit incapables soit totalement réticents à additionner 2 et 2.

Comme vous le savez, le débat doit s’articuler autour de 4 grands thèmes. Selon l’ordre donné par le Président dans sa lettre, nous avons :

  1. la fiscalité et les dépenses publiques,
  2. l’organisation de l’État et des services publics,
  3. la transition écologique,
  4. la démocratie et la citoyenneté.

À noter que la transition écologique est passée en tête sur le site du Grand débat.

Chaque thème est assorti d’une fiche qui pose un diagnostic ou un état des lieux, liste des enjeux et suggère ensuite des questions afin d’alimenter le débat. Inutile de dire que l’état des lieux fixe un cadre idéologique des plus rigides.

Par exemple, dans sa lettre, Emmanuel Macron débute son topo sur la fiscalité par « L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. » Ou comment la « solidarité » fantasmée de l’impôt bloque d’entrée de jeu toute tentation de changer le système en profondeur. Fantasmée, car sinon, la France serait le paradis sur Terre, sans chômage ni pauvres, vu son niveau olympique de prélèvements obligatoires.

Redistribution des revenus

Dans la fiche Fiscalité et dépenses, il est bien précisé que « les impôts et les prestations assurent une redistribution des revenus », cette assertion étant étayée par des exemples sur la progressivité de l’impôt sur le revenu et les compléments de revenus qui reviennent ainsi aux 20 % de Français les plus pauvres.

De la même façon, la fiche sur la transition écologique se fait le relais d’un « contexte climatique alarmant », rattache l’ouragan Irma de septembre 2017 ou les inondations dans l’Aude d’octobre dernier au dérèglement climatique et rend la pollution de l’air responsable de 48 000 morts par an en France.

Il est bon de savoir que ce dernier chiffre – qui tourne en boucle dans les médias et jusque dans les tweets d’Emmanuel Macron – est la valeur haute d’un vaste râteau allant de 11 à 48 000. Je précise : 11, même pas 11 000 ! Quant aux ouragans, le GIEC lui-même invite à la prudence« Un faible degré de confiance est accordé à toute augmentation observée à long terme (40 ans ou plus) de l’activité cyclonique dans les zones tropicales (intensité, fréquence, durée). »

Modèle social pachydermique

À toutes ces réserves près, la fiche Fiscalité et dépenses publiques est néanmoins des plus intéressantes. D’abord parce qu’elle présente un tableau intitulé « Ce que financent 1 000 euros de dépenses publiques » (voir ci-dessous) et ensuite parce qu’elle l’agrémente de quelques considérations indispensables pour mesurer le pachydermisme échevelé de notre modèle social.

Nous sommes donc informés que la France dispose du niveau de dépense publique1 le plus élevé du monde développé lorsqu’il est rapporté au PIB, soit 56,5 %. On nous avise en outre que pour financer tout cela, la France a recours aux prélèvements obligatoires également les plus élevés des pays riches, soit 46 % du PIB.

On nous apprend de plus que ces deux grandeurs sont en augmentation constante depuis 50 ans mais que les prélèvements ne suffisent pas à couvrir les dépenses ce qui génère du déficit et oblige à recourir à la dette. Nous sommes ensuite dûment prévenus qu’il n’y a que deux façons de réduire le déficit : augmenter les impôts ou baisser les dépenses.

Même sans savoir tout cela, l’analyse du tableau est en elle-même fort instructive (cliquer pour agrandir). Sur 1 000 euros de dépenses, 575 euros, soit plus de la moitié, vont à la protection sociale contre 60 euros aux fonctions régaliennes.

Parmi ces dernières, seuls 4 euros sont consacrés à la justice, administration pénitentiaire comprise. C’est un point scandaleux qui a souvent été soulevé ici : la justice est le parent archi-pauvre de notre folie dépensière, d’autant que dans le même temps, le secteur « culture » reçoit 22 euros.

On voit donc clairement que les missions régaliennes sont traitées comme des quantités négligeables dans les préoccupations de l’État alors qu’elles devraient être les seules, et qu’elles devraient être assumées avec sérieux et compétences, ce qui est très loin d’être le cas.

On voit également que les retraites par répartition sont devenues le poids lourd de la protection sociale. Il n’est alors guère étonnant qu’elles servent souvent d’ajustement à la marge pour construire un budget dans les clous des 3 % de déficit autorisés par l’Union européenne, comme c’est le cas de façon purement discrétionnaire dans le projet de loi de finances pour 2019 (augmentation des pensions inférieure à l’inflation).

L’éducation dépasse le régalien de près de 60 % (96 euros contre 60 euros), c’est sympathique, mais ne signifie rien tant que les performances du système n’ont pas été comparées à ce qui se fait dans les autres pays du monde développé – qui tous, rappelons-le, dépensent globalement moins que nous. Or justement, la France n’a guère de quoi pavoiser, ainsi que je le rapportais récemment dans l’article « Et la dette scolaire ? »

Là réside en effet la grande faiblesse de cette fiche : non seulement elle ne donne pas les montants réels correspondant à la base 1 000 retenue, soit 1 292 milliards de dépenses publiques (56,5 % du PIB), 1 063 milliards de prélèvements obligatoires (46 % du PIB) et une dette qui frôle les 100 % du PIB pour un PIB de 2 290 milliards d’euros en 2017, chiffres qui donnent le vertige, mais elle ne dit rien sur le degré réel de « solidarité » que tant de dépenses, d’impôts et de redistribution ont permis d’obtenir.

Or la comparaison avec nos pairs du monde développé nous est très défavorable, aussi bien en matière d’emploi (voir ci-contre) que d’éducation ou de paix sociale.

Ce sont pourtant des données que nos dirigeants n’ignorent pas. Dépenses les plus élevées, prélèvements obligatoires les plus élevés, déficit public tous les ans, dette caracolante et résultats sociaux médiocres quand les autres font mieux : il serait temps d’additionner 2 et 2.

Mais l’idéologie de la « solidarité » par l’impôt, donc par l’intermédiation illimitée de l’État, est tellement incrustée dans les mentalités françaises, que les seules idées de réforme qui viennent aux esprits les plus audacieux consistent à protéger notre modèle social coûte que coûte, quitte à le « moderniser » un petit peu, genre prélèvement à la source. Ça promet…

Sur le web

  1.  Les dépenses publiques et les prélèvements obligatoires englobent respectivement tout ce qui est dépensé ou prélevé par les 3 composantes de la puissance publique : l’État central et ses agences, les collectivités territoriales, les organismes de sécurité sociale.
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  • Jeudi soir j’ ai écouté une partie de l’ émission  » du grain à moudre » sur France Cul. Il faut écouter Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU ( prendre à partir de la 23éme minute) nous expliquer la différence public/privé.
    https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-du-jeudi-17-janvier-2019
    Un petit aperçu: le privé n’ est là que pour faire du profit ( le mouton) et pas rendre service ( la tondeuse) alors que le public est là pour rendre des services ( la tondeuse) et en plus participe à la croissance ( la laine repousse). Si on veut que les choses changent en France, il faudrait commencer par mettre ce genre de personne hors d’ état de nuire en arrêtant une bonne fois pour toute de leur tendre un crachoir.

  • Cette façon de présenter les dépenses est très habile. Cela permet de camoufler tout ce qui fâche comme toutes les dépenses de « protection sociale » indues (versées sans participation contributive).
    D’autre part la charge salariale + retraites des fonctionnaires est noyée dans chaque chapitre. Du beau travail de techno.

    • Effectivement, toute personne gérant un budget sait qu’il faut détailler les gros postes car c’est là que l’on peut trouver des économies. A coté du plus petit poste qui est le 4 (justice), on a un 268 pour les retraites qui est certainement un fourre tout mêlant de l’assistance à sens unique et des processus d’assurance qui devraient être équilibrés (chaque sous-catégorie recevant autant qu’elle donne). La ficelle est connue depuis l’antiquité : ce que l’on veut ne pas voir remis en cause est masqué derrière ce qui est populaire. Dès que l’on songe à réduire le nombre de fonctionnaires on fait jouer la corde sensible en parlant d’infirmières mais l’on oublie soigneusement que le budget de la santé ne finance pas que les infirmières mais aussi un système bureaucratique inefficace au point que même dans les hôpitaux le personnel soignant est vraisemblablement minoritaire devant des bureaucrates en tous genres.

      • « Le personnel soignant est vraisemblablement minoritaire. » Ce n’est pas une hypothèse mais une certitude, de l’ordre de 1 soignant pour 2 non-soignants.

    • Un tel tableau sans des renvois explicatifs définissants chaque ce que représente chaque chiffre est une foutaise. Les quatre % creusé annuellement n’apparaissent nul part ! ?

  • L’auteur ou l’un des commentateurs sait il si la ligne retraite inclut les retraites complémentaires ?

    • Dans le budget « Retraite », il y a les pensions des fonctionnaires et également le complément des régimes déficitaires.
      C’est un peu pour cela qu’il faut aligner tout le monde dans le même mode de fonctionnement du système (en introduisant la notion de pénibilité ou que certaines activités ne sont plus accessibles à du personnel prenant de l’âge ; ce qui n’est pas que simple du fait que cela reste assez subjectif).
      Cette réforme des retraites est nécessaire mais c’est une œuvre à faire rapidement mais qui ne pourra être effective complétement que dans 20 ou 25 ans.

  • Un crédit d’impôt aux entreprises est une dépense… Ça donne le vertige.

    • c’est la pensée magique socialiste :
      1/ je vous vole votre argent
      2/ je vous en rend une partie
      3/ au final je vous ai fait un cadeau, dites moi merci!!

      • C’est un peu aussi la pensée magique de certains gilets jaunes, vous savez ceux qui trouvent que la transformation de l’ISF en IFI, c’est un « cadeau fiscal » aux plus riches…..

        • Ben on est en France, le pays qui a inventé le communisme, donc tôt ou tard on en revient toujours là…

        • C’est effectivement un choix qui est en cohérence avec la vision de Macron, choix censé encourager l’activité (attractivité accrue des investissements) et décourager la rente (l’immobilier est vu comme une rente par notre Président).
          Accessoirement, cela a bien profité à ses principaux soutiens. Par rapport à la situation antérieure, c’est bien un cadeau. Avec dédicace, s’il vous plaît.
          Ce qui n’empêche que tout impôt sur la « fortune » soit une aberration. Mais comme un énarque ne réfléchit qu’en termes de mankagagner…

  • Encore un propos hors sujet, mais…
    J’ai vu récemment une émission sur des Étasuniens qui faisait construire des terrain de sport dans leur maison (OK, ce sont des super riches). Ce qui m’a paru étonnant ce sont les prix de ces installations, la même chose en France fait par une collectivité locale… Il y a un zéro de plus sur la facture… alors la question, c’est : QUI SE SUCRE ???? (les entreprises Étasuniennes ne sont pas des organisations philanthropiques pourtant !)

    • Le tableau dans l’article vous donne la répartition des 90% qu’a pris celui qui se sucre quand il les redépense…

      • N’est pas plutôt les (dirigeants d’) entreprises qui travaillent pour les collectivités ?

        • Peut-être un petit peu, soyons réaliste, mais c’est à mon avis négligeable devant la part dont l’état est responsable du gaspillage. Surtout que même si ça passe par les mains d’un entrepreneur, ça finit très majoritairement à Bercy.

      • Les coûts associés aux élus sont certes confortables (voir très confortables) ne représentent que très peu dans budget global… Ce qui est sensé réduire les possibilités de corruption, mais pour certains, c’est n’est jamais assez alors il faut interdire le métier de politicien à vie en limitant à 2 mandats nationaux, régionaux ou départementaux maxi. (ou de ville de plus de 40 000 âmes) dans une vie mais les mandats communaux n’empêchant pas de devenir élu national, rég. ou dépt..

        • Pas d’accord. Il faut éduquer les électeurs pour qu’ils ne réélisent pas les corrompus, c’est bien mieux qu’interdire !

          • Il y a quand même un problème à résoudre : que « politicien » soit un métier est anormal et la source de pas mal de problèmes (attirance pour le pouvoir, incompétence économique, corruption …)

          • les électeurs élisent principalement des corrompus pour justement en profiter, c’est le vol légale que permet la démocratie

            • Il y a une « culture du copinage » malsaine en France – mais probablement aussi dans tous les pays du sud de l’Europe.

          • Il faut éduquer les électeurs afin qu’ils comprennent qu’ils n’ont pas besoin des hommes politiques, c’est bien mieux que de les interdire ou que d’espérer qu’ils soient incorruptibles. ?

    • Il est de notoriété publique (!) que le même chantier sera facturé deux fois plus cher s’il est financé par un organisme public que par un simple privé.
      Autre différence : aux USA, le niveau de vie est le double d’en France, mais la vie est deux fois moins chère (le litre de Gaz Oil = 60 cts). Merci de nous faire vivre dans un des derniers pays communistes de la planète.

  • 4 € à la justice et 22 € à la  » culture  » (dont le démagogique  » pass-culture  » de 500 € qui servira dans la plupart des cas à acheter des jeux vidéos.
    Et l’on s’étonne de l’état d’insécurité de ce pays… sans compter l’idéologisation des juges du mur des cons.

  • Pour débattre, il faut partir de présupposés partagés. Ce n’est pas le cas.
    Pour débattre, il faut écouter l’autre.
    On va assister à un dialogue de sourds, le but du président étant essentiellement de gagner du temps et de detourner les esprits des questions européennes qui seront le vrai sujet au mois de mai.
    Nous assistons une fois de plus à une manipulation de l’opinion dont les reunions avec les maires offrent un symbole.
    Reste qu’en effet, exprimer des doléances/demandes oblige (parfois) à réfléchir un peu.

    • «… le but du président étant essentiellement de gagner du temps…»
      Avant de porter un jugement attendre les résultats mais en restant dans le cadre proposé (et peut-être un peu orienté). Mais faire une « réunion » avec potentiellement 40 millions de personnes, même avec un super organisateur cela ne peut pas déboucher sur des décisions… La solution de cadrer et de faire une collecte de propositions constructives (seront-elles réalisable, c’est une autre histoire qui nécessitera des explications).
      Par exemple, moratoire (pour le reste du quinquennat ou 5 ans) sur tous les salaires, retraites et pensions… Le salaire moyen, en France (ou dans l’UE), est de 1500€ et l’inflation de 1% tout le monde est augmenté de 1,2% du salaire moyen, y compris les grand dirigeants millionnaires, pour eux, c’est un pouillème, par contre pour un bas salaire c’est une amélioration

      • belle soviétisation de l’économie! si ce genre de porposition se fait jours vous pouvez déjà compter sur une migration en masse de cadres et de dirigeants d’entreprises qui se feront une joie d’aller monnayer leurs talent dans des pays ou ils seront convenablement rémunérés pour leur efforts. si moratoire il doit y avoir c’est sur les taxes et impôts : plus auncunes nouvelles taxes ou impôts (ni augmentations) pour les 5 prochaines années (mais on peut diminuer bien sur…oui je rêve et alors?). Cela donnerait enfin de la visibilité économique aux entreprises (et même aux particuliers), il n’y a rien de pire que l’instabilité fiscale pour gripper l’économie d’un pays.

        • Ce n’est pas très soviétique ce que je propose (ayant vécu là-bas plusieurs années pour le boulot) c’est mieux qu’une revalorisation du SMIC, et rien n’empêche les augmentations au mérite. Dans l’Union, le chauffeur de bus ou de taxi était mieux payé qu’un ingénieur dans une entreprise. D’autre part quasi tout le monde avait du fric mais les magasins étaient vide.
          La seule analogie par rapport à chez nous, c’est le nombre de salariés du service publique et autres administratifs du privé, je crois que nous sommes vainqueurs mais ce n’est pas une réussite…

  • « seuls 4 euros sont consacrés à la justice, administration pénitentiaire comprise »

    Faux : la pénitentiaire est incluse dans le poste « sécurité »…

    • Si c’est le cas, la justice, pénitentiaire inclus, représenterait la colossale part de 7 € sur les 1000 € (selon la proportion entre judiciaire et pénitentiaire dans le budget du ministère de la justice), le régalien restant inchangé à 60 €.
      Quoi qu’il en soit, ça ne change pas l’image globale et désastreuse des dépenses publiques.

      • D’autant que ce beau tableau est faux. Par exemple, les Caisses de Sécurité Sociale sont classées dans les Administrations publiques, alors que ce sont des organismes de Droit Privé…
        Bravo l’amalgame, base de tout trucage statistique des régimes communistes historiques.

  • On remarque que les dépenses « affaires économiques » représentent peu ou prou les recettes de l’IS.

    Pour renforcer simplement l’attractivité économique du territoire, la suppression conjointe de ces dépenses et de l’IS transformerait la France en paradis fiscal pour les entreprises, en affichant 0% de taxe sur les bénéfices, sans modifier les grands équilibres budgétaires.

  • Dans les années 50/60, il n’y avait que 15% de bacheliers et la France ne marchait pas plus mal qu’aujourd’hui…
    Est-ce il est utile de consacrer systématiquement autant de fric pour l’enseignement au delà du BEPC (16 ans école obligatoire), les études pourraient devenir payantes mais toutefois en conservant un budget pour des bourses (sous condition de ressources des parents et de résultats sous contrôle continu) ????

    • les 30 glorieuses sont une périodes qui n’a pas valeur d’exemple. La France et toute l’Europe était en reconstruction après le désastre le la deuxième guerre mondiale il est normal que la crossance ai été très forte et que tout les bras valide ai été employé. Peut importait votre niveau de formation les entreprises avaient tellement de besoin qu’elle formaient elle même leur employés. a cette époque on pouvait être embauché comme balayeur et finir patron en quelques années. lorsque les choses se sont calmés (60-70) il s’est formé une collusion entre l’état et les plus riches pour recréer artificiellement une sélection par l’école afin de recréer une élites admnistrato-financière qui puisse écarter les gueux et assécher les marché du travail en privant ceux qui ne rentraient plus dans les nouveau critères de travail. Pour calmer ces gens là ont a créé les aide sociales (aumône d’état) qui évidement ne compense pas la véritable spoliation de leur existence.

  • Existe t-il un audit complet et détaillé de la dépense Publique ? et où puis- je le consulter sur internet où est-il disponible au journal officiel …je vous remercie de votre où de vos réponse.. merci d’avance…

  • Quelqu’un sait-il ce que représente l’immigration et l’aide aux migrants dans le poste social?

    • Les paramètres :
      D = dénombrement des migrants légaux et illégaux arrivant chaque année
      T = durée moyenne des transferts sociaux à la charge de la société par migrant, en années
      C = coût annuel moyen de la prise en charge (nourriture, logement, santé, transports, loisirs)

      Le coût total de l’immigration est égal à D*T*C.

      • certes avez vous une idée ou trouver ces paramètres? nous nous avons des impressions visuelles de zone s autrefois ou l’on parlait français et dont les visages étaient pâles
        je suis allé récemment dans une clinique parisienne réputée que j’avais fréquenté il y a 25 ans j’ai été stupéfait 80 % de la salle d’attente était occupée par des non européens ….A l’époque c’était la minorite invisible
        je fais mes courses dans un grand hyper de la grande couronne plus de 40% en habits traditionnels parlant tous les dialectes de nos anciennes colonies… pas le français .mr Macron a récemment élargi les conditions du rapprochement familial en toute discrétion.un pays fauché peut il le faire

      • Mais il est réparti entre plusieurs postes, façon habituelle de noyer le poisson et de rendre inaccessibles les vrais chiffres.
        Les évaluations les plus précises font état de 70 milliards d’€. chaque année, et en accroissement progressif.

        • Si un migrant coûte environ 20000 euros par an à la collectivité et qu’ils sont 3,5 millions dans ce cas, alors on a bien 70 milliards, montant qu’on lit parfois sans jamais être prouvé puisque l’information est consciencieusement dissimulée par les services compétents. On les comprend. Ces services vivent grassement des aides qu’ils distribuent. Que deviendront toutes les assistantes sociales désœuvrées si jamais on supprimait leur raison d’être ? Et deviendrait les fonctionnaires chargés de la cueillette des impôts si en parallèle, on supprimait les impôts correspondants ? Ce serait un drame humain, un inqualifiable génocide de ponctionnaires.

          Si on y ajoute le coût de la transition énergétique à 50 milliards, ce sont 120 milliards que l’Etat obèse pourrait immédiatement dégraisser pour équilibrer ses comptes et baisser les taxes, sans rien changer de ses « services » par ailleurs.

    • ces chiffres sont volontaire totalement éclatés bien sur notamment parce qu’une par très importe est assuré par des associations subventionnées qu’il est impossible de tracer

  • Qu’on le veuille ou non la France fonctionne comme un système de Ponzi qui a été masqué pendant des années entre l’inflation des années 70 et les dévaluations successives avant l’Euro et les magouilles comptables type Sapin/Eckert pour les plus récentes ,le système est au bout et ou a fini Madoff?

  • Qui peut m’éclairer ?
    Les retraites des fonctionnaires de l’éducation nationale, pour prendre un exemple, sont comptées ou ? Dans le poste Retraite ou dans le poste Education, de même pour les militaires , Défense ou Retraite etc. …
    Si on mélange la dedans les retraites par répartition du privé, qui transitent des actifs aux retraités, avec le cout fonctionnement de l’état, c’est pas sérieux.
    Charge de la Dette , celui qui a choisi ces mots nous prends pour des cons: La dette se creuse, Il devrait s’agir donc de deux postes: les intérêts , plus les montant annuel creusé.
    Etc …
    Etc …

  • si je ne me trompe pas les retraites de fonctionnaires , fait partie de la Dépense Publique.. comme leur salaire !!!

  • Dans ce tableau j’ai essayé de retrouver les 75 milliards de « Subventions aux associations » , les 108 milliards de « niches fiscales » , les presque 11 milliards de dons aux pays africains…et les 2,5 milliards de « dons » aux migrants…bien malin celui qui les trouvent…disparus !

    • Les niches fiscales sont du mankagagner, mais c’est vrai que les crédits d’impôt y sont (à titre d’exemple, bien sûr). C’est peut-être par là aussi. Pour les autres, pas la moindre idée dans quel panier de la ménagère ils ont bien pu les ranger.

  • Avec la même précision et la même honnêteté, on pourrait acheter des raviolis en grande surface avec sur l’étiquette :

    – glucides – exemple blé
    – protéines – exemple viande

  • C’est très intéressant et le commentaire est très juste. Il serait très bien de mettre en face qui sont les pourvoyeurs de fonds pour ces dépenses et à quelle proportion quand ils sont de type différent. Dans ce foutoir général ça permettrait peut-être de se faire une idée plus précise de ce qu’il faut faire en priorité pour essayer d’en sortir.
    Une autre maladie bien Française c’est de croire que ceux d’en haut peuvent (‘Etat) et comprennent tout beaucoup plus que ceux d’en bas ce qui arrange bien beaucoup d’incapables d’en haut. Bref le colbertisme fait que les stratégies foireuses d’un État qui prend l’argent des individus par la force de la loi fait que cela coûte à tous très cher. Alors que si on laissait son argent à chaque individu ses erreurs ne coûteraient rien aux autres et la somme de ces petits investissements rapporterait certainement beaucoup plusqur tous ces investissements publics et stratégiques toujours en retard de deux ou 3 trains par rapport à la réalité. Il suffit d’entendre certains propos du patron des patrons d’avant,(Gattaz, qui déclara que le medef ou les patrons creeraient 1M d’emploi…..) pour comprendre que cette maladie touche tout le monde y compris ceux dont on pourrait penser qu’il se sont émancipé de cette idéologie.

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