Une droite siphonnée par la gauche étatiste

Tribune libre : les élites de LR sont-elles conscientes qu’elles abandonnent tout un pan de l’espace politique au grand dam des électeurs qui y sont attachés ?

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Une droite siphonnée par la gauche étatiste

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 24 septembre 2019
- A +

Par Claude Robert.

« En France, même les leaders de la droite sont à gauche » disent certains politiciens européens… Comment leur donner tort ? Il faut dire que la transmutation de la droite remonte à loin. Probablement à Jacques Chirac, le premier à avoir viré sa cuti. C’était en février 2007 : « Je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec que le communisme, et qu’il conduira aux mêmes excès. L’un comme l’autre sont des perversions de la pensée humaine » (dans Chirac, l’inconnu de l’Élysée de Pierre Péan, éditions Fayard, cité dans Chevènement.fr).

En comparant le libéralisme à une idéologie ayant semé la mort et la désolation partout où de telles expérimentations ont été tentées, l’ancien président n’y est pas allé de main morte. En réalité, Chirac révèle tout autant son aversion pour le marché libre que sa conversion à une espèce de « troisième voie1« , cette voie bâtarde dans laquelle la France se débat depuis les années 1970 avec les résultats que l’on sait. Un tel aveu est lourd de conséquence car il signe le ralliement au socialisme, ce courant perçu à tort comme un juste milieu entre la barbarie du capitalisme d’antan et les ravages du communisme, alors que le socialisme n’est que l’antichambre de ce dernier.

Alain Juppé, le fils spirituel de Chirac, mettra plus longtemps pour retourner sa veste officiellement, en ne quittant LR qu’en 20172. Mais sa politique keynésienne aux antipodes des réformes libérales et son discours sociétal progressiste au sens tout à fait gauchiste et actuel du terme trahissaient depuis longtemps sa conversion politique3

Le terrible révélateur de la présidentielle

Beaucoup de reniements remontèrent à la surface en 2017, par la force des choses, lorsqu’il fallut que les leaders dits de droite se prononcent face au bulldozer libéral que représentait le programme présidentiel proposé par le candidat François Fillon tout à coup propulsé gagnant de la primaire. Gênés aux entournures, ces leaders auront laissé entrevoir une belle variété de capitulations. Véritable catharsis imposée en urgence par les faits électoraux (et non par les calculs d’appareils), et donc terriblement spontané, cet épisode électoral s’avère d’une incroyable richesse.

C’est le revirement d’Alain Madelin qui illustre sans doute le mieux l’ampleur de la crise morale qui secoue LR : ex héraut du libéralisme, Madelin soutient Alain Juppé à la primaire mais ne se reporte pas sur Fillon suite à la victoire de celui-ci. Il défend au contraire le programme de Macron4 et déclare après les élections :

« Si François Fillon, qui a sûrement beaucoup mûri, passe pour le plus libéral, c’est hélas parce que son programme est assurément, en matière de purge, le plus abouti […] Voilà qui prête le plus à la caricature d’un libéralisme antisocial […] C’est une erreur au moment où s’ouvre le créneau électoral d’une gauche libérale préparée par l’évolution de nombreux intellectuels… Bien sûr illustrée par le phénomène Macron » (Le Figaro 26/05/17).

Le coup de grâce du second tour

On ne compte plus les leaders de la droite, Fillon compris, qui ont appelé à voter contre Marine Le Pen au second tour de cette présidentielle si chaotique. Plus incroyable encore, certains poussèrent le bouchon très loin, allant jusqu’à déconseiller l’abstention !

« Battre Marine Le Pen » fut le mot d’ordre des sarkozystes, François Baroin et Christian Jacob en tête, et du filloniste Bruno Retailleau. Seuls Laurent Wauquiez et Éric Ciotti ont suggéré de laisser choisir les électeurs entre le vote pour Emmanuel Macron, l’abstention, et le vote blanc, en suggérant un pudique : « Pas une voix pour Marine Le Pen.» Suite à quoi Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé demandèrent à ce que « l’abstention soit explicitement proscrite » !

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le communiqué final de LR aura donc été celui-ci :

« Face au FN, l’abstention ne peut être un choix. Nous appelons à voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour de l’élection présidentielle » (Le Figaro 24/04/2017) !

Un tropisme qui perdure

Il y a quelques mois, l’outing d’Emmanuelle Mignon est venu nous rappeler, non sans ironie d’ailleurs, combien le basculement de la droite dans les bras des socialistes n’était pas terminé. Elle déclare :

« Macron est le meilleur président de droite qu’on ait eu depuis un certain temps »  (Le Point 8/06/19).

Pas plus tard que cette semaine, c’est au tour de Frédéric Lefebvre, ancien ministre de Sarkozy, de rejoindre officiellement LREM pour y bâtir une « droite humaniste » (sic)(Le Point, 19/09/19). À croire que la honte de ne pas être socialiste colle à la peau de ces caciques LR.

L’exode à gauche, ou la double imposture

Tout de même, une telle aimantation ne fait-elle pas l’impasse, avec un splendide mépris, sur les électeurs de la droite républicaine ? Ne signifie-t-elle pas l’abandon pur et simple de ses idées ?

– Le mépris du corps électoral de la droite républicaine : les leaders qui basculent les uns après les autres dans le camp adverse ne s’en rendent peut-être pas compte mais ce corps électoral de droite n’a pas disparu pour autant. Il n’est d’ailleurs pas prêt de digérer les arrangements et les reniements de son élite. Sur les réseaux sociaux, dans les conversations, cet électorat ne décolère ni contre la destruction programmée du candidat victorieux à la primaire en 2017 ni contre les ralliements successifs à gauche qui s’opèrent depuis. Au contraire, sous les coups de boutoir étatico-progressistes du gouvernement Macron, son attachement à certaines valeurs sociétales est en train de se racornir…

– L’abandon pur et simple de son identité culturelle : au diable le relativisme, s’il existe encore un véritable système de valeur avec des lignes de démarcation, c’est bien dans le domaine si intime de la politique. De toute évidence, l’électorat de la droite républicaine et celui de la gauche non extrême se différencient fortement sur deux dimensions essentielles : le libéralisme économique d’un côté, et le progressisme sociétal de l’autre. Ce n’est pas que la droite soit libérale, personne ne l’a jamais vraiment été en France. Mais la victoire de Fillon à la primaire n’est pas étrangère à son programme de réformes de même inspiration, tandis que la gauche dans sa très grande majorité5 reste particulièrement revêche à tout ce qui lui rappelle de près ou de loin le capitalisme, la création de richesse et la libre concurrence. Pour preuve, un nombre significatif d’électeurs de gauche est venu soutenir Juppé pendant la primaire de la droite, afin d’éviter la « purge » si décriée…

À l’inverse, la gauche nourrit une très forte appétence pour le progressisme sociétal, et pour ce qui évoque d’une manière générale le droit des minorités culturelles, sexuelles ou religieuses, la laïcité active, l’ouverture des frontières à l’immigration, le refus de stigmatiser l’extrémisme islamique… Or à droite prévaut l’inverse : une espèce de classicisme, de conservatisme cool, de respect de l’art de vivre français aux antipodes de ces souhaits dont elle craint les possibles désagréments.

Cette ligne de partage sur ces deux dimensions essentielles semble se dessiner de la façon suivante (cf mapping).

L’espace politique de la droite bientôt en friche ?

Les élites de LR abandonnent progressivement l’espace situé en haut à droite, au profit de la zone symétriquement opposée, en bas à gauche. À noter également que la distribution des électeurs dans l’espace politique représenté dans ces deux axes n’est pas équiprobable. La zone en haut à gauche, qui combinerait libéralisme économique et libéralisme sociétal est à peu près vierge, tandis que la partie en bas à droite est loin d’être saturée.

Mais loin de songer à investir les zones encore disponibles, la priorité de la droite consiste à reconquérir son espace originel, ne serait-ce que par respect pour son électorat et par opportunisme numérique. Ne pas le faire serait suicidaire.

Mais pourquoi donc LR se laisse-t-il phagocyter ?

Les éminences grises de la droite républicaine sont-elles toutes en train de préparer leurs valises pour rejoindre LREM, ce PS rebrandé à la hâte6 ? Se rendent-elles compte que la politique du gouvernement Macron est d’essence socialiste, avec l’accroissement dévastateur de la pression fiscale et des réglementations, le tout pimenté d’un progressisme sociétal qui n’a rien à voir avec les urgences du pays ? Les élites de LR sont-elles conscientes qu’elles abandonnent tout un pan de l’espace politique au grand dam des électeurs qui y sont attachés ?

Cet exode vers le faux nez socialiste appelé LREM apparaît d’autant plus extravagant qu’il s’avère néfaste. Il ne s’agit donc pas d’un calcul stratégique visant à sortir le pays de son appauvrissement relatif. Il ne s’agit pas non plus de rejoindre un gouvernement au firmament des sondages. Face à une situation aussi étrange, quelques hypothèses peuvent être néanmoins avancées :

– L’idéologie de gauche est tellement répandue et dominante au sein des médias, de l’intelligentsia et de la classe politique que les caciques de la droite éprouvent une honte insurmontable à ne pas y adhérer. Passer pour des libéraux sans cœur leur gâche l’existence.

– Le président Macron possède un tel pouvoir sur la justice et les médias que le rallier apporte une protection certes momentanée mais ô combien confortable à ceux qui sont la cible d’attaques incessantes.

– La haine entre rivaux à LR atteint des sommets surnaturels si bien que chacun fait tout pour qu’aucun ne puisse récupérer le leadership sur le parti, quitte à faire disparaître celui-ci.

– Macron est un autocrate qui a construit une telle emprise sur la classe politique, médiatique et juridique qu’il règnera très longtemps. Mieux vaut le rejoindre plutôt qu’attendre un miracle quasiment impossible au vu de la démocrature actuelle.

– Le libéralisme économique, cet inconnu, ne rencontre pas le moindre écho chez les leaders de LR car ceux-ci n’ont pas une grande culture humaniste, et peut-être encore moins d’attachement aux idées.

– Le déclin est si bien ancré dans les mentalités qu’il est impossible pour un homme normalement constitué de s’atteler à la tâche. Il faut être doté d’un courage sans limite, avoir la capacité d’affronter l’idéologie socialiste ambiante et les compétences suffisantes pour convaincre qu’il n’existe qu’une solution à présent : faire le chemin inverse à l’étatisme et à la privation des libertés.

Au lecteur de se faire une idée

  1. « La troisième voie est un objet politique non identifié. Jusqu’à sa résurgence dans le débat des années 1990, la notion de troisième voie renvoyait essentiellement à la vulgate sociale-démocrate en matière socio-économique : une voie étroite entre capitalisme marchand et dirigisme étatique, résumée parfois dans l’expression, d’origine allemande, économie sociale de marché » (Encyclopaedia Universalis).
  2. Sans toutefois l’admettre clairement, simplement en ne réglant pas sa cotisation de 2017, puis 2018.
  3. Il faut avoir de ses yeux vus la totalité de son débat sur l’immigration et la laïcité avec Alain Finkielkraut, sorte de grand oral d’un fort en thème de l’ENA.
  4. Programme pourtant jugé déséquilibré par l’IFRAP.
  5. À l’exception des Gracques mais on ne peut pas dire qu’ils soient très connus, même à gauche…
  6. La très grande majorité des élus du gouvernement sont des socialistes. Et les quelques ministres de droite sont des chiraquiens…
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  • J’ étais enfant que mon père parlait souvent de  » la droite la plus conne du Monde ». Elle n’ a guère changé, lourdement handicapée par le boulet RPR.

    • entre une droite très conne et une gauche néfaste pour le pays, il faut reconnaître qu’il n’y a plus grand choix pour l’électeur ;

      • La chasse, la pêche, aller à la piscine, à la messe, voyager : il y en tellement mieux à faire que fréquenter les bordels le dimanche. Tous ces guignols ne méritent pas qu’on s’intéresse à eux.

    • La droite est conne quand la gauche gouverne mais malgre tout elle conserve le gouvernail avec ses allies de toujours , la gauche. Bonnet blanc et blanc bonnet ,on peut etre communiste et y voir clair !

      • C’est bien Talonnette qui a fait entrer Hirsch et Kouchner dans le gouvernement. Malgré cela, il n’a pas obtenu son brevet de compatibilité socialiste.

  • Enfin, trêve de naïveté… les politiciens quels qu’ils soient se foutent complètement de leurs compatriotes et du pays, en revanche ils s’intéressent à leur carrière et naviguent au gré des espaces politiques disponibles et des opportunités.
    Si il y avait des personnels politiques philanthropes, il y aurait au moins quelques libéraux prêt à réduire la taille et les prérogatives de l’Etat. Il y aurait une offre, comme il y a une offre communiste à l’autre bout du spectre. Ils auraient nos voix (représenteraient sans doute peu en pourcentage) mais ils existeraient.
    Le fait qu’on entende jamais personne avoir de discours genre Bastiat veut dire que les politiciens de droite ne sont pas si cons, ils s’occupent d’eux et c’est tout.

  • La droite obéit à ses maîtres, comme la gauche, le centre, et comme Macron.

    Le libéralisme n’est pas le sujet principal, parce que sans indépendance nationale, il n’y aura que la continuation de l’idéologie dominante, qui conduira à la submersion, puis à la destruction de la civilisation européenne, dont le libéralisme est une valeur.

    Il faut une union sacrée pour sauver la France, comme en 14-18.

  • la droitre francaise est par essence conservatrice, pas liberale. Un conservateur veut que les choses restent en l etat, pas qu un nouvel entrant bouscule tout.

    Autrement dit, un electeur de droite ne voit aucun Probleme a appeller l etat a son secours pour le subventionner, interdire le concurrent … Parfait exemple les paysans de la FNSEA, qui votaient majoritairement RPR et maintenant LR. Ils veulent plus de subventions, etre protege des concurrents des autres pays (cf CETA) …

    • Raison pour laquelle, en effet, la droite française est tout aussi étatiste que la gauche et, corollaire, pour laquelle ça n’a aucun sens d’assimiler l’étatisme et le socialisme, sauf à vouloir, comme dit l’autre, pervertir les mots dans leur sens le plus profond…

  • Analyse à méditer par les cadres LR et les adhérents.
    On se rend compte que les trois candidats à la présidence de LR sont des gens de qualité, ils ont bien plus de qualités et d’expérience que tous ces députés LREM et même que Macron! J’en ai conclu que LR a des hommes de qualité, les députés LREM et même Macron ne leur arrivent pas à la cheville mais malheureusement ils sont trop habités par le carriérisme et n’ont pas assez de convictions, c’est d’ailleurs sur cette faille que Macron joue.

  • Il n’y a jamais eu de « droite » en France depuis la libération..
    Ce qu’on appelle la droite en france ressemble furieusement aux démocrates americains..
    Le cirque droite gauche depuis 70 ans n’a servi que les intérêts de l’administration sous statuts, du capitalisme d’etat, et des avantages sociaux..

    La droite , c’était le pen a ses débuts
    sa fille sent le collectivisme comme les autres , c’est électoralement plus juteux..
    marion marechal , peut etre un jour remettra une droite en état de marche.. mais on a le droit d’en douter
    en attendant profitez bien du socialisme sans modération , il vous prepare des lendemains verts aux petits oignons

  • Fillon libéral? Sachons raison garder! Ce qui dément cette théorie :

    – La taxation des plus values immobilière qui entrave le marché immobilier.
    – La loi sur le dialogue social de 2007 qui accorde un monopole de fait aux syndicats du secteur public CFDT et CGT en tête et qui n’a pas supprimé les subventions aux syndicats.
    – La réformette des retraites qui a consolidé les régimes spéciaux.
    – Sa soumission à la politique sociale démocrate de Sarkozy
    – Ses nominations de ministres de gauche : Kouchner, Besson, A mara etc…
    – Il n’a rien fait pour renouveler les administrations et limiter leurs pouvoirs.

    Tant que le RN n’accèdera pas au pouvoir et fera exploser le système en se cramant à l’exercice du pouvoir, il n’y aura que des partis socialo-étatistes en France.

    • Quand le RN accédera au pouvoir (soyez heureux, ça arrivera) on decouvrira qu’il est tout aussi étatiste que les autres. Et il coûtera probablement encore plus cher au contribuable !

    • Je pense qu’il faut distinguer le Fillon premier ministre et le candidat Fillon. Ceci dit, il n’est pas certain qu’il aurait eu la liberté de faire ce qu’il avait annoncé (de par des résistances internes et des contraintes extérieures)

      • Le problème c’est qu’il n’est pas « indépendant » et comme tous les politiques ne veut pas non plus flinguer ses chances de réélection une fois au pouvoir, veut avoir un semblant d’autorité et donc doit choyer ses « soutiens » en leur cédant sur ci et ça, et n’a aucun « contre pouvoir médiatique ». Donc le parti unique de la petite lucarne peut décider de ce que le peuple pense de lui en majorité.
        Il faudrait un « Trump à la Française », assez riche et vieux pour s’en foutre de se faire réélire, assez médiatique et habile dans la com’ pour court-circuiter les médias traditionnels, assez « provoc' » pour s’en contre-foutre d’être impopulaire (ou au moins de sembler l’être) voire même content d’être un « poil à gratter ».
        Si on ajoutait à ça une vrai « foi libérale » c’est à dire une vraie confiance en l’humanité plutôt qu’une haine méfiante de ce que « les gens » ou « le peuple » peut décider si on le laisse sans contrôle, on pourrait s’en sortir. Sauf que ce « sauveur » serait certainement assassiné/suicidé/accidenté assez vite, je crains.

      • Fillon aurait dû faire passer sa personne derrière son programme. Du coup, il n’aurait servi à rien de le couler personnellement, le programme aurait survécu, et c’est ce programme et seulement par ricochet la personne qui l’appliquait qui devenait légitimé par le vote.

    • et en plus il appelle à voter Macron.

  • Même G Sorman, le chantre du libéralisme en 80 retourne sa veste et fait son autocritique dans le journal ‘de référence’

  • Le qualificatif « droite » n’a plus rien à voir avec ce que l’électeur moyen voudrait y trouver. Alors, arrêtons simplement de l’utiliser.
    Contre tous les collectivismes, seul le Libéralisme et l’idée primordiale de liberté des individus devrait exister. S’il faut attendre des actes en ce sens qui ne manqueront pas d’advenir tant le socialisme français est à bout de souffle, il faut au moins sur les réseaux sociaux que ses défenseurs n’aient pas peur des lynchages médiatiques et restent droits dans leurs bottes. Marion Maréchal ouvre-t-elle une nouvelle voie ? Va-t-elle tenir ?
    Mais arrêtons, du moins ici, de débattre autour de cette « droite » qui n’en est plus une, sauf si l’on veut tourner en rond….

  • Chirac n’a jamais viré sa cuti : il a toujours été de gauche. La preuve : il vendait l' »Humanité » lorsqu’il était étudiant.

  • La mangeoire, voilà la motivation.
    Le reste, ils n’ont en rien à secouer.

  • Ce pays est en pleine décomposition morale: le christianisme est moqué, l’argent est partout, plus aucune idée générale, des ados qui se droguent pour 50% d’entre eux, qui ont presque tous visionné du porno avant l’âge de 15 ans.
    Ce que vous dites des LR n’est qu’un cas particulier du phénomène.

    • La morale ……et qui decide ce qui est moral ou pas, vous ?

      • C’est bien l’un des problèmes qu’on essaie de nous faire croire qu’il n’y a pas de grands principes qui doivent régir la vie en société

        • Au contraire. Le problème c’est qu’en nous disant ce que vous écrivez (qu’il y a des grands principes qui doivent régir la vie en société et que le monde ne le reconnait pas) on nous impose un principe ou l’autre qui nous déplait. Le vrai « grand principe » qui régit la vie en société c’est le NAP (« non-aggression principle ») libéral, soit « fait ce que tu veux tant que ça ne nuit pas -réellement, pas juste en terme d’idée ou de mots- à tes compatriotes ». Tout autre grand principe ne tient que s’il y a uniformité des idées et est une oppression (qui conduit à la révolte, la guerre civile, physique ou non et donc la destruction de la « société ») de ceux, même rares qui n’adhèrent pas. Bref tout autre « principe qui doit régir la vie en société »… détruit la société.

          • Qu’est-ce que nuire à autrui? Pour être dans l’actualité, doit-on considérer que priver un enfant de son père, c’est lui nuire?
            Quand on étudie le droit des différentes sociétés, on se rend compte qu’il existe des invariants que l’on retrouve partout et en tous temps, en gros, le contenu des dix commandements. Bien sûr, il y a eu des transgressions, mais les principes demeuraient.
            Pour réflechir plus avant, on peut consulter les ouvrages de Jean-Paul Doucet sur le droit criminel: protection de la personne humaine, protection de la famille, protection de la société.
            En effet, ne pas se soucier de la famille et de la société revient, in fine, à ne pas protéger la personne humaine.
            Le libéralisme individualiste et le droit-de-l’hommìsle entendu comme droits de l’individu sont les pires ennemis du libéralisme tel que compris, par exemple, dans la DDHC qui fait sans cesse référence à la société, à la nation ou à la loi.

  • Les Républicains devraient se convertir au libéralisme. Ils occuperaient ainsi le créneau de la liberté, de la responsabilité et de la propriété, celui qui permet aux gens de s’épanouir et à l’économie de prospérer. C’est un créneau porteur car nombreux sont les électeurs qui attendent son avènement. Ce qui manque, c’est un champion pour porter l’idée libérale.

  • L’étatisme est une maladie dont il n’est pas facile de guérir.

  • Au fait: y-a- t’il un pays plus socialiste que la France?

  • Il est très juste de pointer le décalage entre l’éle toeat de droite et le parti censé représenter la droite.
    Je formule une autre hypothèse qui n’invalide pas celles de l’auteur.
    Droite-gauche: un clivage bien artificiel
    Les étiquettes importent peu, ce sont les idées qui comptent.
    Le clivage artificiel droite-gauche cache en fait une soumission commune aux idéaux euromondialistes prônant la fin des nations en vue d’une gouvernance mondiale sous égide anglo-saxonne et soumise aux impératifs de l’économisme. Ceci explique les fausses alternances que nous avons connues et qui n’ont pas changé la politique de fond menée depuis Giscard.

    Ce parti unique pro-mondialiste est icarné par M. Macron qui a réalisé un véritable hold-up en 2017 sur la droite et la gauche. Ce parti unique n’hésite pas à reléguer ses adversaires dans la case « extrême » voire « nazi » pour les discréditer et s’assurer ainsi le pouvoir, avec l’appui sans faille des médias et des puissants qui ont soutenu le candidat Macron. L’imposition d’un parti unique (dans la realité) et d’une pensée unique, accompagnée de la diabolisation des adversaires devrait alerte toute personne soucieuse de démocratie.
    La vraie question est: quel avenir voulons-nous? Voulons-nous encore en décider nous-mêmes?
    Car ce parti dominant est aussi dominateur: une élite doit décider pour le peuple sans que ce dernier ait son mot à dire.
    Alors, en effet, les « élites » de droite préfèrent pour la plupart se soumettre…

    • Non, pour ma part, je pense que le clivage entre ceux qui veulent agir sur le réel et ceux qui considèrent qu’il faut s’y adapter est immuable.
      Dans le temps, la ligne de partage peut fluctuer à la marge, mais elle reste intangible.
      Il ne faut pas, selon moi, assimiler le processus de mondialisation économique auquel nous participons tous et le mondialisme politique qui est un prolongement de l’universalisme, si cher à la doxa socialisante depuis toujours.
      Déduire de postures de circonstance un nouveau clivage est à mon avis une erreur.
      Par contre, il est certain que l’Empire du Bien a enfermé ses adversaires dans un espace des idées si réduit qu’ils ne peuvent actuellement en sortir sans dommage. Sauf à se trahir eux-mêmes et à se soumettre.

  • on a les socialistes de gauche, les socialistes de droite et les socialistes nationalistes.

    et tous ces braves gens n’ont ni morale, ni culture et sont nourris avec nos impôts…
    Ils vont donc « à la soupe » et n’ont pas les moyens (intellectuels, moraux ou matériels) ni le courage de proposer autre chose.

  • Pour rester poli je vais juste dire que je trouve le mot « élite » pour les dirigeant de droite totalement inapproprié Monsieur Robert. TOTALEMENT…

  • On sait depuis longtemps que la France a « la Droite la plus bête du monde »… Ce qui est nouveau, c’est que la Gauche l’est également devenue. En réalité, c’est le résultat de 70 ans de lobotomisation des Français par l’Éducation Nationale.

  • Attendre autre chose de politiciens professionels que d’être des girouettes, c’est s’étonner que l’eau mouille.

    La direction du vent étant etabli par les médias qui sont tous socialisants, les politiciens sont donc tous alignés dans la même direction.

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