Pourquoi la France est en vrac

La France est dirigée par des donneurs de leçon sans morale. Nicolas Lecaussin le démontre dans son dernier livre.

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Ils sont partout. Ils façonnent une France très maîtresse d’école qui distribue conseils et bons points à des élèves riant sous cape. Champion en matière de prélèvements obligatoires, de dépenses publiques, de déficit public, notre pays persiste à vanter son modèle social comme le meilleur du monde… sans convaincre personne à l’étranger. Mais les donneurs de leçons n’en démordent pas : ils sont dans le droit chemin du moralement correct. L’Allemagne réussit mieux que nous ? Peut-être, mais elle n’est pas solidaire. Les États-Unis ont deux fois moins de chômage que nous ? Peut-être, mais avec un crétin comme Trump, ça ne peut durer bien longtemps et puis, il y a tellement de pauvres et d’inégalités, aux États-Unis ! Chez nous aussi ? Mais voyons, ça n’a rien à voir !

Emmanuel Macron nous administre tous les jours des leçons de tolérance, de paix, de civisme, il stigmatise le populisme ; même s’il rejoint Marine Le Pen et Mélenchon pour dénoncer « l’Europe ultralibérale ». Il s’occupe de tout, du big data aux taxes sur les colis, des affaires internationales aux doggy-bags. Les petites misères des Ferrand, Benalla, Nyssen, Schiappa, sont autant d’agaçantes épines sur son parcours. Un parcours qui n’est pas si clair qu’il n’y paraît lorsque l’on se penche sur ses finances personnelles, que ce livre décortique par le menu. Le constat laisse perplexe, car il n’est guère en adéquation avec les déclarations patrimoniales du candidat à la présidence de la République : où est passé l’argent qu’Emmanuel Macron est censé, au vu de son parcours professionnel, avoir gagné ? Il laisse aussi inquiet, car les Français avaient beaucoup misé sur ces promesses de loyauté, de transparence…

Quel alignement de portraits, dans la galerie des donneurs de leçons ! Parmi les plus remarquables, voici Nicolas Hulot, collectionneur de voitures de luxe qui fustige l’utilisation du diesel – les travailleurs peuvent quand même se déplacer à vélo ! Ou l’inimitable Attali qui a trouvé le truc qui sauve l’économie : il suffit d’« augmenter tous les salaires du monde et accepter l’inflation ».

Plus sérieusement, on nous rebat les oreilles avec la transparence et les inégalités, mais qu’un simple fonctionnaire de l’Assemblée gagne plus qu’un député, cela ne semble gêner personne. Que des hauts fonctionnaires touchent des primes illégales au sein même de Bercy, qu’ils ne payent pas d’impôts alors qu’ils sont en charge de la lutte contre l’évasion fiscale, on s’en émeut un peu quand cela arrive aux oreilles du grand public, mais pas au point d’y remédier. Que les gourous de la bien-pensance prêchent l’égalitarisme et le progressisme depuis leurs grands appartements de la Rive gauche, cela ne fait même pas rire dans l’entre-soi des décideurs et des medias. Quant à ces fers de lance du syndicalisme marxiste qui, le groin dans leurs avantages et gros salaires, ont toujours un bras levé pour brandir la bannière « Défense des acquis sociaux », si les contribuables savaient ce qu’ils leur coûtent… ! Car non seulement ils nous donnent des leçons, ils le font avec notre argent !

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