Matt Ridley : la planète devient plus verte

Dans une passionnante vidéo, Matt Ridley nous explique comment la planète devient plus verte grâce à l’Humanité.

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Matt Ridley : la planète devient plus verte

Publié le 26 mars 2013
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Ce samedi soir, au lieu de regarder bêtement la télé, de brûler des kW dans des appareils électroniques ridicules ou de simplement lire un livre à la lumière de leur lampe de chevet, des milliers de citoyens conscientisés et en syntonisation parfaite avec Gaïa auront coupé leur électricité pour profiter d’un long moment de béatitude niaise en cramant des bougies parfumées. Quelques-uns, dans le noir, se seront cognés à droite ou à gauche, d’autres auront, immanquablement, mis un peu le feu à leur mobilier, mais, comme d’habitude, tout ceci n’aura absolument aucun impact sur la Nature, et sera, encore une fois, une erreur écologique évidente. D’autant que, comme nous l’apprend Matt Ridley, la Terre se porte de mieux en mieux. Et pas grâce à ces écoconneries.

Eh oui : si l’on passe sur l’aspect aussi ludique que ridicule de la récente Earth Hour, qui propose à tous ceux qui le veulent de tester, une fois par an, le mode de vie collectiviste à la cubaine ou à la nord-coréenne, et si l’on oublie pudiquement les risques inhérents de ce genre d’exercices sur des réseaux électriques pas franchement prévus pour, force est de constater que cette année encore, la manifestation écocologiste de décroissance millimétrée aura eu son petit retentissement auprès de médias toujours aussi favorables à ce genre de happening citoyen, festif et inutile.

En revanche, il était couru d’avance que pas un de ces médias ne relaterait la dernière prise de parole publique de Matt Ridley, qui explique de façon relativement iconoclaste comment l’utilisation des énergies fossiles reverdit la planète. Bien évidemment, mes habituels contempteurs (auxquels je fais une petite bise baveuse) m’objecteront, parce qu’ils n’ont pas de culture, que voulez-vous, que le gars en question est un vendu aux compagnies pétrolières, qu’il n’y connaît rien en biologie, en écologie et en chimie, que c’est un climato-sceptique forcené, qu’il est moche et qu’il ébouillante les chatons de façon hebdomadaire. Et je leur répondrai qu’en réalité, Ridley est un membre de la chambre des Lords, de la Royal Society of Literature, de l’Académie britannique de médecine, de l’Académie américaine des Arts & Sciences, auteur de plusieurs livres dont The Red Queen, Genome, The Rational Optimist (que je conseille tous les trois) et que sa présentation à TED, « When Ideas Have Sex », a été vue plus de 2 millions de fois. Ridley n’est pas payé par les compagnies pétrolières (il n’en a vraiment pas besoin), il a un peu plus que de vagues notions scientifiques (si si), et n’est même pas climato-sceptique, mais plutôt climato-prudent.

Bref, on n’a donc pas à faire à un excité qui tiendrait un obscur blog francophone avec un masque à gaz. C’est du sérieux, du solide, le Ridley. Et pourtant, le voilà qui nous fait des déclarations pour le moins couillues : la planète verdit. Et, comme il l’explique, ce n’est pas en dépit des progrès technologiques de l’Humanité, mais bien à cause de ceux-ci.

Tout part de la constatation étonnante réalisée dans les années 90 par Charles Keeling qui a noté que l’amplitude entre la production et la consommation de dioxyde de carbone ne cesse de s’accroître, c’est-à-dire qu’en été, le niveau de CO2 tombe et en hiver, il remonte, et que ce va et vient s’accroît : non seulement, il y a plus de CO2 qui entre dans l’atmosphère en hiver (ce qui est cohérent avec un accroissement de l’activité humaine), mais de surcroît, en été, plus de dioxyde de carbone est consommé, ce qui ne peut s’expliquer que par un accroissement de la végétation.

Normalized Difference Vegetation IndexOr, cette intuition s’est retrouvée corroborée par l’utilisation d’un satellite qui permet de produire un indice, le Normalized Difference Vegetation Index, qui a montré de façon claire qu’entre 1982 et 2011, 20,5 % des zones végétales du monde auront verdi, et seulement 3 % auront bruni. Et ce ne sont pas seulement les zones agricoles, mais aussi les zones forestières qui bénéficient de cette tendance. On pourrait croire que le calcul est biaisé par l’utilisation intensive des terres par l’humanité à son propre compte, mais cette objection ne peut que tomber lorsqu’on se rend compte que les zones qui verdissent le plus en vitesse et en quantité sont des zones où l’homme n’intervient pas, comme… l’Amazonie et l’Afrique Centrale, des endroits où l’utilisation de fertilisant n’est pas exactement pertinente et où le climat ne s’est pas réchauffé (au contraire des latitudes plus au Nord ou au Sud).

 

Il y a bel et bien un accroissement de la couverture végétale, partout dans le monde.

En regardant de plus près les quantités de données collectées, celles-ci permettent d’expliquer la moitié de cet accroissement par l’augmentation des pluies. Ceci permet d’expliquer un reverdissement du Sahel, par exemple (au contraire de ce qu’on nous serinait il y a encore quelques années). Quant à l’autre moitié de ce verdissement surprise, il viendrait bel et bien de l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère.

Or, si ce CO2 provient très majoritairement de sources naturelles (l’océan, se chauffant, tend à relâcher une partie du CO2 qu’il stocke normalement), une partie (même modeste) provient inévitablement de l’activité humaine. Oui, vous avez bien lu (et bien entendu si vous avez regardé la vidéo de Matt Ridley) : l’activité humaine et son rejet de CO2 dans l’atmosphère rend la planète plus verte ! Voilà une découverte particulièrement gênante pour les écolos, non ?

food footprintLes remarques de Ridley vont plus loin : la population terrestre, depuis les années 50, a plus que doublé. Et contrairement à ce qui nous avait été prédit, au lieu de devenir tous plus pauvres, plus maigres et plus secs, nous vivons plus longtemps, nous sommes mieux nourris : nous avons maintenant 25 % de nourriture en plus par tête de pipe, tous habitants confondus. Autrement dit : non seulement, nous sommes plus nombreux, nous nous en sortons nettement mieux, et en plus la Terre verdit ! Et ce n’est pas étonnant si l’on sait qu’on utilise maintenant, pour la même quantité de nourriture produite qu’en 1950, 65 % moins de surface utilisée. On utilise à présent 38 % de la surface terrestre exploitable pour des terres agricoles, et si nous étions restés aux rendements des années 60, nous aurions dû employer 82 % de cette même surface. En fait, nous avons même passé le peak farmland, ce moment où les besoins en terres agricoles arrivent à un plateau alors que la quantité de nourriture produite, elle, ne diminue pas (augmente, même). Et comme l’explique Ridley, nous aurions été à même de diminuer la quantité de terres utilisées si certains (écolos, comme par hasard) ne s’entêtaient pas à produire des biofuels (dont la production fait scandaleusement augmenter le prix de la nourriture)…

En gros, tout montre qu’à mesure que l’humanité devient plus riche, elle devient aussi plus efficace à produire ce dont elle a besoin et plus économe de ses ressources. On estime ainsi qu’il faut atteindre les 4000 $ par habitant pour que l’exploitation des forêts d’un pays diminue. Aussi incroyable que cela puisse paraître (et surtout, en parfait décalage avec les pleurnichements constants des écolos politiques à la Duflot & Batho), la couverture forestière du Bangladesh ou du Vietnam augmente. Ridley note qu’en plus, la biodiversité effectivement mesurée ne permet pas l’alarmisme dont certains ont fait leur fonds de commerce : il explique ainsi que le nombre d’espèces continentales disparues depuis le 16ème siècle du fait de l’Homme est de… neuf.

Le tableau que Matt Ridley dépeint est finalement particulièrement réjouissant. Si certains peuvent se poser la question de savoir si les écolos, à force d’éteindre leurs bougies et de se cogner dans le noir, ont gagné et sont parvenus à une Gaïa plus verte, d’autres, avec un peu plus de bon sens (ou moins d’ironie) se contenteront de noter que grâce au progrès humain, à l’efficacité (terriblement capitaliste, rappelons-le) des industries humaines, la Nature et la Terre en général se portent de mieux en mieux.

Tout montre qu’au contraire de ce que pensent les éternels vendeurs de catastrophe à venir, l’humanité n’est pas une grosse partie du problème, mais bien une belle partie de la solution.
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  • Le problème des écolos est qu’à force de dénigrer le capitalisme, ils n’aperçoivent pas le dynamisme de la société humaine et du monde réel, ils ne voient pas l’organisation de la production s’améliorer, ni l’évolution de la nature.

    En fait, ils analysent le monde en 2 dimensions alors qu’il y en a au moins 4 et cherchent finalement à maintenir une image figée pour l’éternité de la réalité actuelle perçue sans se soucier du fait qu’ils vont détruire ce qui a permis d’en arriver là. Ceux qui ont vraiment peur du changement, ce sont les écolos ; au delà de leurs prétentions à réformer l’homme, ils sont très conservateurs.

    • Le socialisme en lui-même est très conservateur, après tout, c’est surtout une société parfaite *immortelle* qu’ils recherchent en réalité…

  • « …Bref, on n’a donc pas à faire à un excité qui tiendrait un obscur blog francophone avec un masque à gaz…. »

    Toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant existé serait purement fortuite (NDLR)

    « …nous avons maintenant 25% de nourriture en plus par tête de pipe, tous habitants confondus…. »

    Oui mais là, c’est toujours les mêmes salauds de capitalistes ultra-néo-turbo-libéraux qui en profitent ! (Je me lance ici dans une tentative de trollage quasi-inévitable que cet article ne manquera pas d’attirer, aussi sûrement que le fric attire les social… je veux dire les ultra-kapitalistes, bien sûr !)

  • Et la créativité, c’est quoi la créativité.
    La richesse vient de la créativité et la créativité est infinie car elle s’adapte à toutes les situations.
    Faisons un peu confiance à l’inventivité humaine plutôt qu’aux prévisions de préférences alarmistes (car quel est l’intérêt d’une prévision non alarmiste pour son auteur, tout le monde s’en foutra).

  • Vous avez oublié de parler des placards Français : premiers cultivateurs au monde d’herbe ! (Source Insee….). Les plantes aiment le Co2, donc poussent plus vite et mieux. Normal. Je suis pour le retour du chanvre en agriculture, et là curieusement, ecolo et politocons tournent la tête…pourtant on peut faire des vêtements, de la bière, de la farine, de l’huile, isoler les maison, etc…. Pourquoi diable n’est ce pas « obligatoire » comme ressource ? On peut pousser sur les armes, les drogues, le café, le thé, et même le socialisme qu’il faudrait interdire ! Mais ça, on y est pas encore……

  • @ H16
    Ça n’a rien à voir avec le texte, mais j’ai pensé à vous en écoutant hier une de vos ministres préférées, Fleur Pellerin, en voyage sur les lieux de son enfance. « Si je n’avais pas été abandonnée, ma vie aurait été totalement différente, elle aurait pris un tour à 360°. »
    Pour un ministre du numérique, c’est pas mal,non?

  • Je vais faire le malthusien de service (et me prendre une volée de bois vert) mais le corollaire de la diminution de la surface de terres agricoles nécessaire pour une production équivalent est l’accroissement de pesticides, engrais et autres poudres de perlimpinpin.

    Or 60 millions de consommateurs relevait il y a peu de temps les concentrations (non toxiques) de pesticides et médicaments dans les eaux de source.

    Mon inquiétude (oui il m’arrive d’être inquiet et de ne pas croire en l’amélioration continue de l’être humain, vilain que je suis) c’est une pollution croissante des terres et des cours d’eau à mesure que la productivité agricole augmente.

    Je précise néanmoins que mon inquiétude contrairement à celles des écolos ne me pousse pas à inventer des légions de normes et d’interdiction et de taxer à tout bout de champ.
    C’est simplement une interrogation sur la capacité de l’humain à réagir avant d’être face à une situation critique (toute ressemblance avec un contexte économique actuel est bien évidemment fortuite)

    • Tu vas te prendre une baffe d’Alain lib….et disney et tout et tout. Chut faut pas le dire….mais un conseil quand même, on peut trouver les cartes et de la qualité de l’eau par commune. Pesticides et autres. Le fait est que l’eau contient en effet des restes de médocs, pillules contraceptives, benzotruc, antibio etc… Pour vivre heureux il vaut mieux prévenir que guérir ! Mais, la où je rejoint l’idée libérale : on est libre de choisir où l’on vit et ce que l’on consomme. Encore faut il être bien informé. Et bambi va être content avec de l’eau pur et de l’air pur. Chacun son idéal !

      • Faisgaffe : « Encore faut il être bien informé. »
        ————————-
        Si tu savais tout ce que tu consommes comme pesticides et perturbateurs endocriniens NATURELS dans un seul repas bio, tu serais plus modeste dans l’étalage de ton pseudo-bon-sens.
        Ca m’amuse tous ces gars qui veulent le bonheur des autres au lieu de prendre un cours élémentaire de science. Enfin, ce serait drôle si ce n’était pas aussi pathétique.

        • Je ne suis pas pour le bonheur des autres, c’est pas mon problème…..Par contre, il est vrai que je flippe pour moi et mes enfants, c’est un réflexe de survie….le fait que vous soyez plus performant que moi en science ne me dérange pas et vous faites se que vous voulez avec votre assiette. Mon bon sens, est une sorte d’instinct, il n’y a rien de rationnel. Lorsque ils ont lancés le vaccin h1n1 pour tous, même les enfants, j’ai refusé la science. Et je suis toujours là. En revanche une amie vaccinée avait très sommeil. La bouffe, les médoc, etc….si vous avez pas les moyens d’être informé et de choisir, il est sur que vous n’êtes pas conscient de la réalité, ni des statistiques. Avez vous lu la constance du jardinier. Depuis ce livre je ragarde le monde des médocs et des médecins avec méfiance. La science n’invente rien, elle découvre ce qui existe déjà : ça impose de l’humilité et du respect pour notre entourage (animal ou végetal).

          • OK : « le fait que vous soyez plus performant que moi en science ne me dérange pas et vous faites se que vous voulez avec votre assiette. »
            ——————————
            Je ne parle pas de mon assiette, mais de ton assiette et de l’assiette de tes enfants, bourré de pesticides et de toxines NATURELS que produit toute plante : http://www.charlatans.info/naturel-est-souvent-nuisible.php
            Dans un simple plat de légumes, le plus bio qui soit, tu trouveras des doses massives de benzaldéhyde, furanes, acrylamide, hydrazines et autres saloperies ***naturelles*** toutes classés cancérigènes ou mutagènes ! C’est un fait, et ce n’est pas parce que tu l’ignores et/ou que les marchands de peur se gardent bien de te le dire qu’il n’existe pas.

            Quant à s’inquiéter pour tes enfants, tu as raison, tu es en train d’en faire des pleutres et des schizophrènes, à péter de trouille sur des risques imaginaires que leur géniteur leur plante dans la tête. Ils vont manger « naturel » mais vont finir par se gaver d’anxiolytiques (on en est les champions du monde en conso), ça te fait une belle jambe.

          • L’obscurantisme dans lequel vous vivez ne peut conduire à rien de bon à mon sens, ni pour vous, ni (et c’est plus grave à mes yeux) pour vos enfants.

            Vous faites des amalgames douteux du fait même de votre obscurantisme :

            -Confondre l’industrie pharmaceutique et les médecins
            -Mettre tous les « médocs » dans le même panier
            -Le vaccin contre le virus H1N1, ce n’est PAS de la science, hein, c’est juste un produit de l’Industrie pharmaceutique dont les seuls buts sont de faire du bénéfice et donc de vendre (ce qui est logique), quitte justement, en l’occurrence, à profiter de la connivence avec un Etat omnipotent pour écouler des stocks dont la majorité des français (et des médecins) ne voulait pas (à mon avis à juste titre).

        • Mon assiette est la même que la votre, ni plus, ni moins. Le fait est qu’il faut donc choisir entre mollecules chimiques ou naturelles. Je ne vois pas votre interet à refuser cette évidence. Il y a des niveaux de « tolérances » testé sur des souris…. Mon objectifs dans ce que j’essaye de défendre est au contraire l’objectivisme et la responsabilité, pas autre chose. Les seules valeurs essentielles sont pour moi le respect des autres et de l’environnement. Il n’y a aucun loup de caché la dedans…Maintenant AlainLib que je soupçonne d’être médecin à raison d’amalgammer médoc et médecin…selon moi, en France c’est : une consultation egale un médoc. Si on est en forme, on se fait vacciner de force. Non, je ne suis pas parano, ni barge, ni ecolo, ni fumeur de joint, ou ce que vous voulez. Je suis peut être en dehors de la « logique » de votre système Franco-Français, qui selon moi fausse à vous aussi votre vision de la réalité, et surtout votre façon de décider ce que pense les autres. Voyez vous, on a le droit d’être un observateur de ce monde et refuser le conformise. Ce que vous venez chercher en lisant H16 est une preuve de votre pensé paradoxale : un coté il y a le système qui me donne à manger (meme avec le fruit de votre travail), et de l’autre je refuse de m’identifier à celui ci. Donc vous êtes libéral, mais en même temps heureux de profiter du socialisme pour vous enrichir. C’est bien Français ça : il ne faut pas faire ça, mais moi j’ai le droit….Une vraie idéologie libérale a t’elle une chance de voir le jour avec autant de paradoxes dans une société ? A vous de me prouver que demain sera Libéral, car les idées triomphes toujours dans ce monde merveilleux….bonne chance.

    • Clairement, là-dessus, on est d’accord, il y a des dérives.

      Mais imaginons qu’un individu, une industrie pollue une rivière ou un fleuve. Eh bien, ce n’est évidemment pas le rôle de l’Etat ni celui des khmers verts que d’interdire, de légiférer ou bien de normaliser : il ne tient qu’à ceux qui vivent en aval de cette rivière de porter plainte contre le pollueur auprès de la justice. C’est son rôle.

      • Le souci c’est que l’on n’est pas dans la RDA où d’un coup la rivière devient jaune fluo à cause des produits chimiques déversés.

        En tant que consommateur lambda, mes moyens de savoir si je bois des pesticides, des médicaments et des oestrogènes en quantité non négligeable au jour le jour, sont limités.
        Sans entrer dans la dérive normative étatiste, on peut se demander quelle solution collective mettre en place avant d’arriver à une situation difficilement réversible (pour reprendre l’exemple de la RDA, certains lieux hautement pollués sous l’ère socialiste sont toujours irrécupérables).

        Pour revenir au sujet de l’article, ce genre de risque s’accroît avec la hausse de la productivité à l’hectare, puisque les solutions mécaniques à la productivité sont de l’histoire ancienne. Envisager slmt un contrôle a posteriori par ceux qui constatent et subissent le dommage ne me semble pas suffisant.

        • « ce genre de risque s’accroît avec la hausse de la productivité à l’hectare »
          Pas si vite. Ca dépend des techniques employées. Toutes ne se valent pas.

    • O0 « Or 60 millions de consommateurs relevait il y a peu de temps les concentrations (non toxiques) de pesticides et médicaments dans les eaux de source. »

      Ton inquiétude est parfaitement légitime et légitime d’autant plus de lutter contre l’écologie de pacotille.

      Les « réchauffement climatique monstrueux » a phagocyté le débat, couté des centaines de milliards d’euros et les surcouts ont pesé sur les entreprises. Tout ça d’argent en moins pour la qualité de l’eau et de meilleurs produits.

      Depuis le tout chimique des années 60 ou la priorité était autre de sacrés progrès ont été faits dans le domaine. Il suffit que les catastrophistes ferment leurs mouille et on reviendra à une information et un marché plus sain, donc une amélioration.

  • C’est bien gentil toutes ces élucubrations philosophiques, économiques et tout et tout. La vérité est que tout ce que l’homme produit ou consomme n’est finalement que de la merde et comme chaque individu défèque pour le bien des 6.999.999.999 autres, je dis bravo, le monde est bien fait. Comment croyez-vous que la terre reverdit ? À quand une école écomerdique avec ses mesures et autres indices. Vous ne mesurez pas tout l’intérêt égoïste que vous portez à votre prochain quand vous lui demandez « Comment ça va ? »

    • Vous êtes vert clair, moi je suis foncé, donc plus écolo ! Perso, la merde je la composte….je ne la partage pas ! L’humain transforme, il ne crée rien, le fait est, qu’il laisse des traces, plus ou moins visibles. Le PCB dans le lac d’Annecy est bien présent, cela n’empêche pas d’utiliser l’eau pour ses habitants. Un metal lourd reste au fond…. Il y a des tonnes de trucs horribles et mutations rigolotes (quand c’est sur les autres) et moins droles sur sa petite personne. Savez vous que le cancer est une maladie récente ? Bon, en même temps on crevait avant dans le passé. On a un passif pas très joli joli, mais il faut avoir le courage de le regarder dans les yeux pour avancer vers un futur où l’on tiens compte de tous les facteurs. Par exemple les Ogm peuvent sauver des vies, à condition d’éviter un usage débile de round up qui en détruit d’autres. Je crois tout simplement que c’est HS du libéralisme. Ou si je veux m’en prendre une, je dirais contre le libéralisme de ne pas prendre en compte un environnement sain pour les générations futures : responsabilité économique reste plus efficace avec des gens sains de corps et d’esprit. Mais cela devrait être du bon sens, pas imposé par des ecolo, socialo, juste par l’humain.

      • «Savez vous que le cancer est une maladie récente ?»

        Huh? Il y a des papyrus dans des musée qui explique comment traitée des cancers du sein… Et le mot cancer viendrait d’hyppocrate.

        Mais bon c’est vrai que pour les verdoyants, quand les gens vivaient dans des huttes, les maladies n’existaient pas… Ahh le bon vieux temps! 🙂

        • Techniquement, ils ont raison : les gens mourraient bien trop vite d’une myriade d’autres pépins avant de pouvoir choper le cancer.

          • Reste que jusqu’à il y a quelques décennies, on parlait de mort naturelle pour ce que l’on sait maintenant être une maladie, ce qui joue surement.
            On ne peut pas faire de statistique sur une maladie qu’on ne sait pas diagnostiquer

          • En quoi cela expliquerait-il la hausse des cancers chez les enfants et les jeunes ? En fait, ce phénomène est unique dans l’histoire.

          • « on parlait de mort naturelle pour ce que l’on sait maintenant être une maladie » : mourir de maladie n’est pas une mort naturelle ? Mince, alors !

      • @faisgaffe
        Même pas vert cacadois mais translucide, mon absence de couleur préférée. C’était simplement pour démontrer que la Terre n’est pas un objet fini, aux ressources limitées mais perpétuellement en recyclage. D’ailleurs je pense avoir trouvé la prochaine peur de nos petits enfants avec l’apport de matières de l’espace et que conséquemment la planète aura en charge de recycler en plus. Il suffit d’un groconhutile type CNRS et des zidiohutiles vachement inquiets pour Gaïa qui va se prendre une crise de foie. Ils pourraient se définir commes les Bleus et adhérer à bluepeace.

  • « la couverture forestière du Bangladesh ou du Vietnam augmente »

    Affirmation poubelle tant qu’on a pas défini proprement ce qu’on appelle une forêt. Selon certaines définitions, qui n’incluent aucun critère de biodiversité, une plantation de palmier à huile sur les restes calcinés d’une forêt vierge, ou une plantation de peupliers clonés alignés au cordeau sur des centaines d’hectares après coupe franche d’une forêt secondaire, ça serait aussi de la forêt.

    • Oui oui bien sûr et Matt Ridley (et ceux qui ont fait les études relayées dans la vidéo) sont des rigolos qui mélangent tout. C’est évident.

      • A vrai dire, je pensais aux critères de la FAO, qui sont très largement utilisés pour fournir des chiffres sur l’évolution des surfaces forestières.

        http://www.fao.org/docrep/014/am665f/am665f00.pdf

        « Terres occupant une superficie de plus de 0,5 hectares avec des
        arbres atteignant une hauteur supérieure à 5 mètres et un couvert arboré de plus de 10 pour cent, ou avec des arbres capables d’atteindre ces seuils in situ. Sont exclues les terres à vocation agricole ou urbaine prédominante. »

        Inclut les plantations d’hévéas, de chênes-lièges et de sapins de Noël.
        Inclut les zones couvertes de bambouseraies et de palmeraies à condition que l’utilisation de la terre, la hauteur et le couvert arboré soient conformes aux critères établis.

        Et donc, même en comptant les sapins de noel et les peuplier, selon le FRA2010 :

        « Les grandes plantations d’arbres ont réduit considérablement la perte mondiale nette de forêts Le boisement et l’extension naturelle des forêts dans certains pays et régions ont fortement réduit la perte nette de forêts au niveau mondial. Le changement net de superficie forestière pour la période 2000–2010 est estimé à –5,2 millions ‘hectares par an (une superficie qui correspond à peu près à celle du Costa Rica), alors qu’il était de –8,3 millions d’hectares par an pour la période 1990–2000. »

        [les palmiers à huile et autres plantations agricoles sont dans une autre catégorie nommée autres terres dotées de couverts d’arbres]

        Donc que le Vietnam et le Bangladesh voient leur couvert forestier s’accroitre, c’est très bien (sans ironie), mais ça ne change pas grand chose au paysage global. Quand ridley dit « 50% des surfaces forestières du globe sont en accroissement », il ne dit pas que le reste décroit plus vite …

      • Quelle références scientifiques concernant les plantes? il n’y a rien de mentionner sur son slide.

    • FabriceM : « Selon certaines définitions, qui n’incluent aucun critère de biodiversité, »
      ———————————-
      Les critères de biodiversité, personne ne sait la définir et encore moins la MESURER, même pas l’UNEP, même pas les propagandistes de cette crétinerie post-moderne comme E Wilson ou Ehrlich, même pas notre ministère de l’écologie et encore moins sa ministre au QI d’huître. Bref, votre affirmation est encore plus poubelle que celle que vous prétendez critiquer.
      Et on vous parle de couverture fo.res.tiè.re, pas de plantations de palmier ! Apprenez donc à lire.

  • oui mais si les rendements agricoles augmentent, il n’en faut pas oublier qu on ferait pousser du blé sur du coton…

    • Si l’on faisait tous pousser des riz dans les rues, les parcs et les stades, sous les encouragements d’un camarade numéro qu’il ne nous faudra pas encore longtemps à trouver, on aurait pas tous ces faux problèmes de bourgeois. Par contre, plus sérieusement, si je trouve l’atermondialiste qui a éteint mes pcs sur mon desk un soir il y a deux jours, je lui éclate la tête.

  • Quelle belle réputation ce monsieur! The rational guignol.
    Cependant, j’aime le coté underground de la vidéo..il y a un coté intimiste un peu particulier.

  • Franchement, « la planète devient plus verte »: faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Il faut qu’il fasse un stage en réalité celui-la. Un peu comme Hollande et ses « je veux que le chômage baisse ». On est entouré de bozos ou quoi.

    • On ne comprend pas bien le sens de votre objection. Pourriez vous préciser vos arguments ? Par exemple : habitez vous en Europe ? Parce qu’en Europe, la forêt progresse. C’est la réalité visible et mesurée.

      • Naon ! cépavrai.
        Le désert progresse chaque jour dans la Beauce, la forêt amazonienne perd tout plein d’hectares qui disparaissent avec leur bieaudiversité.
        Des myions de gens meurent en France à cause des pesticides dans la nourriture. Ils attrapent des cancers, la gale, les ongles incarnés et perdent leurs cheveux. C’est prouvé par des experts scientifiques (Nicolas Hulot, Yann Arthus Bertrand, Laurent Fabius…) et de grands journalistes comme Jean Jouzel.
        Tout ça à cause de la folie des zoms et de leur course à la croissance qui fait fondre les glaces du pôles et on va tous mourir noyés.
        Nous avons oublié d’où on vient, le Kapitalism’ et les pets de vaches détruisent la planète et déclenchent des guerres.
        Quoi je mélange tout ?
        Tout est global épissétout.

  • Je suis aussi contre l’establishment politico-écologiste qui a créé une nouvelle religion de la sinistrose ne servant que les intérêts dans grands corps élitistes de l’État, et notamment celui des ingénieurs qui depuis la décentralisation se cherchent une prérogative pour imposer leurs points de vues (et justifier leurs salaires élevés…).

    Cela dit, cet article me semble réducteur et procède à l’identique de l’approche des castes élitistes pré-citées, qui se fondent sur le mélange du tout-concourt-à-tout pour dire que ça ne va pas (ou à l’inverse que ça va, dans ce cas de cet article).

    L’augmentation de la productivité agricole est elle un bien fait ? Franchement, vu l’appauvrissement du régime alimentaire (cultures mono-espèces, peu de diversité génétique, modifications des génomes, …) je dirais que non. La disparition des espèces est elle une lubie ? Allez en parler au Grand Hamster d’Alsace ou aux poissons. Le monde a-t-il besoin d’un accroissement de la productivité agricole ? il me semble que pour bon nombre de pays en développement, les paysans cherchent avant tout à préserver leurs cultures et les espèces agricoles qu’ils cultivent.

    Mais tout cela n’est du goût des grandes multinationales agro qui préfèrent continuer à produire des poisons pour l’air, l’eau et la terre…

    • L’appauvrissement du régime alimentaire ??????????
      Vous avez vu ça où ?
      Pas en France en tout cas. Jamais l’industrie agro-alimentaire n’a proposé autant de produits variés et abondants dans toute l’histoire de notre pays.

      Quant aux « poisons » des multinationales agro, vous seriez bien en peine de citer des morts et des empoisonnés.
      En revanche, j’ai souvenir des graines germées bio qui ont fait 33 morts en europe à cause d’E. Coli.
      Vous suggérez un moratoire sur le bio ou bien d’intenter un procès aux producteurs ?

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