Le mythe du foisonnement éolien en Europe

Le « foisonnement » espéré de la production d’électricité éolienne profitant de différents régimes de vent en Europe pourrait-il compenser l’intermittence locale ?

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Le mythe du foisonnement éolien en Europe

Publié le 28 septembre 2018
- A +

Par Michel Gay.

Les réseaux électriques européens sont interconnectés pour satisfaire des besoins de consommation (jusqu’à un certain point selon la grosseur des « tuyaux ») sur de grandes distances. Ce maillage permet d’aller chercher les productions d’énergies là où elles sont disponibles, à un moment donné.

Pour les trente prochaines années, des scénarios énergétiques fleurissent en Europe. La plupart intègre un déploiement massif des énergies intermittentes (éolien et solaire en particulier). La Communauté Européenne a aussi élaboré sa feuille de route « Energy roadmap 2050 ».

Ces scénarios envisagent plusieurs moyens d’action pour tenter de compenser la faiblesse de l’équilibre nécessaire entre la production intermittente et la consommation instantanées d’électricité :

  • limitations temporaires de consommation (effacements des consommations ou tarifs dissuasifs) ;
  • utilisation d’énergies stockables, soit fossiles (comme le gaz), soit renouvelables (comme l’hydrogène par électrolyse, le méthane de synthèse, ou les barrages hydroélectriques) ;
  • développement d’une solidarité européenne fondée sur un « foisonnement » des productions intermittentes des différentes zones climatiques (le vent des Mers du Nord et Baltique et le soleil du bassin méditerranéen).

Une nouvelle organisation de la société

Tous ces raisonnements séduisants sont bâtis sur des modèles sommaires et ne s’appuient pas sur des études techniques réalistes fondées sur l’expérience. Il s’agit pourtant de sujets touchant à l’organisation de la société qui nécessitent une optimisation globale.

L’étude d’Hubert Flocard et Jean-Pierre Pervès analyse la réalité d’une production éolienne en France et en Europe de l’ouest (7 pays) pendant 7 mois (de septembre 2010 à mars 2011).

Cette étude montre clairement que le foisonnement est faible, voire inexistant. Sa synthèse en 8 pages est ici.

  • En dépit de ses trois régimes de vents, le foisonnement en France et en Europe reste limité. Les puissances minimales et maximales correspondent respectivement à 4 % et 60 % de la puissance totale installée. Des pénuries surviennent lors d’épisodes de grands froids ou de canicules lorsque les besoins en énergie sont importants ;
  • Les variations rapides de la production non pilotée ainsi qu’une puissance garantie faible (inférieure à 5 % de la puissance installée) imposeront un usage massif de centrales à gaz (ou nucléaires ?) en soutien pour satisfaire la demande.

Le foisonnement éolien en Europe est un mythe propagé par les affairistes du vent et entretenu par les thuriféraires des énergies renouvelables « coûte que coûte ».

Pas de vent en Europe, pas d’électricité. C’est aussi simple que ça !

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  • Pourquoi ne pas inclure des graphiques de production heure par heure sur plusieurs mois, pour la France et les pays proches?

    • Poser la question est y répondre

    • Pourquoi ne pas suivre les liens donnés dans l’article ?

    • Pour alléger l’article. C’est dans la figure 7 qui figure dans le deuxième et troisième lien.

    • Tiens, le MG hebdo…
      C’est quoi cette semaine ? Un coup sur la g. des ventilateurs.
      De plus en plus courts les papiers du sieur MG, il finit peut-être par se lasser de lui-même…

      Bon, et si au lieu de parler toujours d’électricité, dont on sait parfaitement que l’urgence en France n’est pas d’en changer le mix pour des raisons réchauffistes, MG nous expliquait un peu sa grande vision du remplacement des carburants fossiles ?
      Il a surement plein de bonnes idées 🙂

      • Pourquoi voulez-vous les remplacer dès maintenant par des solutions bcp plus coûteuses et subventionnées avec l’argent des autres la plupart du temps? Laissez les prix du pétrole augmenter progressivement et des solutions alternatives se mettront en place progressivement sans avoir besoin de subventions étatiques.
        Il n’y a jamais eu besoin de subvention pour remplacer la traction hippomobile par les véhicules automobiles càd à moteur.

  • L’éolien ne pourrait devenir raisonnable que s’il y avait une méthode de stockage efficace à grande échelle et peu couteuse. On en est loin. Convertir l’électricité excédentaire en un stock chimique (hydrogène ou autre) se fait avec un rendement déplorable et un cout dissuasif. Utiliser du pompage entre deux bassins est limité par les sites disponibles (les meilleurs sont déjà utilisés). Volants d’inertie et gaz comprimés ne sont pas à l’échelle…
    La sagesse serait donc d’avoir un moratoire sur les éoliennes tant que le bon mode de stockage n’existera pas. Et il ne suffit pas de faire du développement à partir de méthodes connues, il faut reprendre le problème bien plus en amont, par exemple au niveau de la chimie fondamentale (réactions et catalyseurs conçus par « computational chemistry »…). Cerise sur le gâteau, même si la chimie tarde à trouver une solution pour le stockage d’énergie, elle permettra bien plus d’efficacité dans tous les processus industriels lourds qui font tous d’une façon ou d’une autre appel à la chimie (métallurgie, matériaux, processus séparatifs…).

  • La consultation de cartes des vents sur l’Europe suffit à montrer l’illusion de l’éolien.
    Quand le vent souffle, il souffle sur plusieurs pays à la fois entraînant une surproduction nécessitant l’arrêt des sources de production classique sans faire d’économie puisque ces sources de production d’électricité doivent toujours êtres entretenues.
    A l’inverse, quand le vent ne souffle pas (ou de manière très insuffisante), là encore de nombreux pays sont impactés. L’idée de transférer l’électricité produite par l’éolien au nord de l’Europe (très au nord: Finlande Danemark, Norvège…etc) vers le sud (France, Italie, Portugal…etc) nécessitent un réseau surabondant entraînant surcoût et gaspillage, le transport d’électricité sur de longue distance se faisant avec bcp de pertes. Il faudrait de plus imaginer que chaque région de l’Europe soit suffisamment équipée en éoliennes pour produire en cas de besoin la totalité des besoins des autres pays!

    https://www.tameteo.com/cartes-meteorologiques/viento-europ.html
    http://www.vigilance-meteo.fr/fr/meteo/meteo-pro/animation-des-courants/europe.html

    • Très juste. Sans oublier le fait que les écolos sont farouchement opposés à la construction de lignes à haute tension qui défigurent le paysage.

  • Impossible! Encore une tromperie écolo.

  • Donc l’article démontre que l’éolien à lui seul ne sera jamais capable de fournir toute l’électricité demandée en France. Bien, moi j’étais déjà au courant. Je vais même vous dire, le nucléaire à lui seul ne permettrait pas non plus d’absorber les pics de consommation. Et pourtant, ce n’est pas pour cette raison que le nucléaire est rejeté.
    L’éolien doit faire partie d’un mix énergétique et c’est dans ce contexte qu’il a toute sa valeur.
    Je lis ici à chaque article, que les moyens de stockage ne sont pas à la hauteur. Certes pas encore, mais ayez la curiosité de voir à quelle vitesse cela évolue en ce moment. Plusieurs dizaines de technologies sont en développement. Les gains en rendements et les baisses de coûts sont incroyables. On parle d’un facteur 2 en 3 ans.
    Défendre ses convictions est tout à fait honorable, appuyer son argumentaire sur des faits et des données est remarquable, mais quand les analyses partent d’axiomes en perpétuelle évolution, il convient d’avoir la curiosité d’explorer l’état de l’art.
    Ou bien alors, on risque de tomber, hélas dans une forme d’argumentation dogmatique proche de la désinformation.

    • Je plussoie.
      Quand on leur oppose l’hypothèse de la fin des stocks d’uranium à horizon de quelques décennies, les partisans du tout nucléaire repondent souvent « innovation technologique » (RNR, thorium etc). Etrangement, le secteur des ENR serait condamné, lui, à l’immobilisme technique.

      • Le « peak uranium » après le peak oil! lol.
        Cela fait 70 ans que les malthusiens de tout poil et, plus récemment, les écolos nous avertissent que le peak oil est pour très bientôt. Quand on revoit les « prévisions » de 1950, cela fait 40 ans qu’on aurait du manquer de pétrole. De nouvelles réserves de pétroles, on en trouve encore régulièrement et les gisements difficilement accessibles il y a 30 ans le sont devenus bcp plus facilement aujourd’hui progrès technique aidant, sans parler des techniques permettant d’extraire plus de pétrole d’un même site.
        Il en sera de même pour l’uranium.

        « le secteur des ENR serait condamné, lui, à l’immobilisme technique. »
        Personne n’a dit cela. La quasi-totalité des intervenants « anti-EnR » disent simplement, qu’en l’état actuel des choses, la technique n’est pas mure car ne permettant pas de stocker l’électricité produite. Rien de plus. Ce problème sera sûrement réglé un jour mais on en est très loin pour l’instant.
        Déformer les propos de vos contradicteurs permet de déconsidérer leur argumentation et de détourner l’attention du sujet de leur critique, sujet sur lequel vous n’avez pas de réponse appropriée à apporter.

        • – Le stockage des énergies en béton, une utopie de plus
          – Route solaire, le désastre annoncé est consommé
          – Le mythe du stockage d’énergie par hydrogène
          – Energies renouvelables, l’Europe va-t-elle mourir dans ses chimères ?
          – Le photovoltaïque brisera le dos du canard
          – Eolienne offshore, le naufrage du bon sens
          – EDF et renouvelables, pour qui sonne le glas ?
          – Le mirage des énergies fatales
          etc.
          Voilà quelques articles publiés ici sur le compte des ENR (son auteur se reconnaîtra).
          Comme vous le voyez, on est assez loin d’une approche mesurée du type « dans l’état actuel des choses, la technique n’est pas mûre » (mais continuons les recherches, dans l’attente d’un saut technologique) ! La condamnation est claire et irrévocable. Les ENR ? Laissons tomber, ça ne marchera jamais !!
          Voici, en revanche, un article qui répond à cette approche mesurée que vous attribuez aux intervenants « anti-ENR » : « Le thorium, miracle énergétique ? Le combustible thorium est une option intéressante pour le futur. L’a-t-on délaissé un peu trop vite ? ».
          Vous saisissez la nuance ?!

          • Si je ne payais pas de taxes à répétition pour les ENR, je serais sans doute un peu fatigué de voir toujours dénigrer ces ENR. Après tout, il suffit d’attendre que leur non-rentabilité devienne évidente toute seule. Mais ça n’est pas la situation que nous vivons. Il n’y a pas d’approche mesurée à l’égard de la gabegie puisqu’elle est organisée en piquant dans notre portefeuille. Ca vous dérange ? Arrangez-vous pour supprimer tout financement public des ENR, et vous verrez que les articles anti-ENR se feront rares, comme par magie, sur ce site.

            • Etes vous si jeune pour avoir oublié qu’on a aussi piqué dans le portefeuille du contribuable pour lancer le nucléaire ? Si l’on avait à l’epoque refuser de payer, devant l’énormité du coût, où serait on aujourd’hui ?

              • Dans la panade ❓
                J’ai tout bon ❓
                🙂

              • C’est pénible, ce mensonge qui ressort à chaque fois. On a jamais eu de taxe pour financer le nucléaire. Seulement notre facture d’électricité qui, grâce justement au nucléaire, est une des plus faibles en Europe.
                Alors que les escrocs de l’éolien et du solaire font leur beurre sur le dos des consommateurs grâce aux subventions financées par diverses taxes qui ne cessent d’augmenter (cspe, ticpe,…)

                • En effet, on n’appelait pas ca des subventions, mais des augmentations de capital. Après des budgets de recherche conséquents au CEA parvenant à Zoe (budget Etat), EDF n’aurait pas pu créer le programme nucléaire sans un investissement massif de l’Etat.
                  Mais vous pouvez ré-écrire l’histoire si cela vous amuse … 🙂

                  • Le CEA étant par définition un centre de recherche publique (dans le nucléaire entre autres) financé par de l’argent publique, appeler subvention au nucléaire l’argent reçu par le CEA est inadapté. Ou alors il faut considérer que TOUTES les applications (par qui que ce soit) des différants résultats des recherches menées par le CEA, le CNRS, l’INRA…etc et tous les organismes de recherche de part le monde, sont le fruit d’un subventionnement étatique.

                    • Vous avez raison. Le terme change tout.
                      Il suffit donc de créer un Commissariat à l’Energie Solaire (tiens.. ca me rappelle quelque chose…) , lui voter des budgets, et hop, les ENR ne seront plus considérées comme subventionnées 🙂

                    • @Marius Sonpeneu
                      Le CEA mènent également des recherches sur les énergies renouvelables dont le solaire. Donc, votre proposition est déjà effective 🙂 … et si on suit votre raisonnement, les Enr sont de facto subventionnées dès le début. 🙂 🙂
                      Qu’un domaine quel qu’il soit fasse l’objet de recherches par des organismes publiques de recherche est une chose très répandue, Que l’application pratique des résultats de ces recherches nécessite un subventionnement permanent soit au niveau de la construction soit au niveau de l’achat du produit fabriqué (l’électricité dans ce cas) en est une autre.
                      Et c’est le cas de l’éolien et du solaire qui nécessitent un prix d’achat de l’électricité produite très nettement des prix du marché donc subventionnés par notre argent. Sans parler des hydrolien qui nécessiteront un subventionnement supplémentaire direct à la construction!
                      Le financement de la construction d’une centrale nucléaire en France est du ressort d’EDF seul et l’électricité produit ne nécessite pas de subvention via un prix artificiellement gonflé.
                      Cet amalgame entre le financement publique de certaines recherches fondamentales et le subventionnement à la production des EnR soit via des aides directes soit via un prix d’achat garanti supérieur au prix de marché est un grand classique de nos escrolos pour essayer de déconsidérer l’énergie nucléaire et faire passer le subventionnement des EnR comme étant chose « normale ». lol

                    • … »très nettement AU-DESSUS des prix du marché »…

          • Et vous, vous faites peut-être partie des lobbies des ENR pour venir troller sur CP.
            Je dis cela, mais c’est peut-être vrai?

            • Je suis partisan d’un mix énergétique qui laisse sa chance aux ENR. Il ne faut pas injurier l’avenir. Et comme on ne risque pas d’ameliorer quelque chose qui n’existe pas, avoir des ENR rentables après l’investissement de départ nécessite au moins qu’on se lance.
              Si CP passait son temps à taper sur le nucléaire, de manière disproportionnée, pour défendre les ENR, je m’efforcerais de défendre le nucléaire. Je n’aime pas les idéologues monomaniaques.
              Est modus in rebus.

              • « Je n’aime pas les idéologues monomaniaques. »
                Vous aimez surtout votre nombril.

              • La seule « chance » que je connais c’est le marché. si c’est rentable ou si quelqu’un à la volonté de produire à perte avec ses propres deniers (comme tesla par exemple) en espérant un jour être rentable alors il n’y a pas de problèmes dans le cas contraire c’est juste une forfaiture et du vol.

          • gay est surtout partisan d’une politique énergique qui sous entend qu’il existe un interet commun quelque part… et qui débouche par exemple sur des expropriations parce qu’un projet est jugé d’intérêt public …

            • Il ne parle pas de politique énergétique.
              Avez-vous vu une seule ligne expliquant une évolution pour la consommation pétrole et gaz ?
              Il défend simplement bec et ongles l’énergie d’Etat, dont il fut un serviteur improductif, et qui lui paie sa retraite depuis des années.
              Comme nombre de personnes soviéto-libertaires ici bas, Il n’a aucun intérêt à ce que les choses changent d’un iota 🙂

          • Il suffit d’avoir quelques notions de PHYSIQUE pour voir que :
            1) les réactions nucléaires dans des filières non encore matures (dont le thorium et la haute température) sont des pistes avec un potentiel énormes;
            2) les flux naturels comme le solaire et l’éolien sont fondamentalement limités, le potentiel est faible si on ne veut pas recouvrir des surfaces immenses, sans parler du problème du stockage. (D’un point de vue « écolo », il conviendrait de parler « d’artificialisation » puisque c’est ce qu’on dit des autres actions humaines.)

            Concernant les réactions de fission, on sait qu’elles peuvent produire de l’énergie, la question est de savoir si on peut le faire de façon contrôlé à commencer par la chimie des fluides qui ne sont plus de l’eau dans ces approches alternatives.

            Concernant le solaire photovoltaïque, on nous parle depuis des années de technologie révolutionnaire capable de faire gagner quelques % de rendement ce qui ne résout absolument aucun problème. Même pour une technologie avec un rendement pas trop minable et à coût de fabrication négligeable pour un module, le solaire ne serait pas intéressant en France métropolitaine à cause du coût des autres composants : le problème du solaire n’est plus le module solaire depuis longtemps. Même la durabilité supérieure des modules solaires ne servirait pas à grand chose tant que le courant ne peut être converti que par des systèmes résistants difficilement 10 ans. Puis la question du stockage… restons sérieux.

            Tout cela n’est qu’une GABEGIE DE RESSOURCES. Ressources financières mais surtout NATURELLES.

      • « la fin des stocks d’uranium à horizon de quelques décennies,  »
        Euh, ce serait plutôt quelques siècles, et probablement davantage car on n’a pas encore affûte les recherches, à l’inverse du pétrole.

        • Non, avec la filière thermique et U235, on passera pas le 21ème siècle. Il faut attendre un saut technologique majeur (réacteur de 4ème génération) qui permettrait enfin d’utiliser l’isotope U238. Là, c’est le jack-pot assuré, on en prend pour des millénaires. L’avenir du nucléaire est bien plus étroitement lié à nos technologies de réacteur qu’à d’hypothétiques gisements inconnus à ce jour ou inexploitables financièrement.

    • « Les gains en rendements et les baisses de coûts sont incroyables. »

      Non sans blague.

      Incroyable!

    • Les développements « prometteurs », pas encore rentables mais on va voir ce qu’on va voir, ça n’est juste pas comme ça que le progrès a jamais fonctionné. Et surtout le stockage de l’énergie sera d’autant plus dangereux qu’il sera bon marché et concentré, à moins de trouver le miraculeux moyen d’empêcher l’homme de mal l’utiliser…

    • « L’éolien doit faire partie d’un mix énergétique »

      Pour quelle mystérieuse raison le devrait-il ? Sans argument intelligible, cette affirmation relève du dogme.

      Il est tout à fait possible d’avoir un mix énergétique sans éolien, d’autant que le coût global de la production éolienne, largement plus élevé que ses concurrents à puissance installée égale (en dehors du PV encore plus désastreux), est sans commune mesure avec le service rendu, quasi nul, et même totalement nul si on lui retire la priorité sur les réseaux. Autrement dit, il n’existe aucune situation pratique où il y aurait nécessité de recourir à l’éolien dans le mix énergétique.

      « le nucléaire à lui seul ne permettrait pas non plus d’absorber les pics de consommation »

      Le nucléaire le pourrait aisément mais la question est de savoir si ce serait économiquement pertinent. Quant à l’éolien, preuve est faite qu’il est non seulement incapable de répondre à la demande mais que le peu de service rendu engendre un coût déraisonnable qui, au final, se retrouve sur nos factures d’électricité. Comme dit plus haut, un moratoire sur les éoliennes est désormais un impératif économique et social majeur en France, notamment pour empêcher le développement des éoliennes en mer dont le coût est encore plus ruineux que les terrestres.

  • « Les variations rapides de la production non pilotée ainsi qu’une puissance garantie faible (inférieure à 5 % de la puissance installée) imposeront un usage massif de centrales à gaz (ou nucléaires ?) en soutien pour satisfaire la demande »
    Dans la vraie vie, ce n’est pas ce qui se passe. D’abord, on ne met pas en route un reacteur nucléaire pour un usage ponctuel. Ensuite, l’éolien vient remplacer, quand le vent souffle, les centrales thermiques classiques. Sur l’année, les parcs éoliens diminuent donc le recours aux énergies fossiles.
    L’objection de Gay n’est valable que si la part de l’eolien devient prépondérante par rapport aux autres modes de production électriques. On en est loin. Pour l’instant, l’eolien est un concurrent des seules centrales thermiques « fossiles ».

    • On est d’accord, il faut un mix, et la solution éolienne ne résoudra pas la fin du pétrole ni la fin du nucléaire (dans 10 ans, 100 ans?).
      L’éolien coute cher et inutile, ou en tout cas à la marge. Et on ne parle que de l’électricité, pas de la production énergétique totale.

      • Production énergétique globale…
        Effectivement, ces chinoiseries sur nucléaire vs éolien occultent notre plus grand souci : par quoi remplacer le pétrole ?

        • Pourquoi voulez-vous les remplacer dès maintenant par des solutions bcp plus coûteuses et subventionnées avec l’argent des autres la plupart du temps? Laissez les prix du pétrole augmenter progressivement et des solutions alternatives se mettront en place progressivement sans avoir besoin de subventions étatiques.
          Par exemple, il n’y a jamais eu besoin de subvention pour remplacer la traction hippomobile par les véhicules automobiles càd à moteur.

          • Excellente approche.
            On s’en tape des générations d’après. Ils n’auront qu’a se démerder avec le bordel qu’on leur aura laissé.
            Je ne peux qu’approuver, puisque je ne vivrai pas jusque là 🙂

            • C’est ironique, ou c’est le bon sens de la constatation de ce qui s’est toujours fait et n’a pas mal réussi à l’humanité jusqu’ici ?

              • Des civilisations entières ont disparu avec un tel raisonnement, mais en effet, ça n’a pas encore exterminé l’espèce humaine, ou seulement dans des zones trop restreintes pour rebondir… (je vous invite à lire Effondrement de Jared Diamond, ou au moins les exposés si vous n’admettez pas les conséquences)
                On peut donc opter pour une méthode darwiniste, et on verra bien ce qu’il restera… 🙂

                • « Des civilisations entières ont disparu avec un tel raisonnement,  »
                  Tient donc!? Vous pourriez nous en citer qque unes? En dehors bien sûr de la culture de l’île de Pâques, (grande star de nos écolos et décroissants de tout poil) qui semble avoir détruit la couverture forestière de son île de manière inconsidérée (et encore, le mécanisme et les causes d’un tel comportement sont très discutés par les historiens).
                  Je n’ai pas d’exemple autre qui me vienne à l’esprit.

                  • Si ce n’est pas trop compliqué pour votre petit cerveau, lisez le livre évoqué… vous les connaissez probablement toutes 😉

                    • Voici les civilisations « effondrées » citées dans votre bouquin et les causes avancées:
                      – l’île de Pâques (société qui s’est effondrée en raison de la seule dégradation environnementale) ;
                      – les Polynésiens des îles Pitcairn (dégradation environnementale et perte des partenaires commerciaux) ;
                      – les Anasazis du sud-ouest des États-Unis (dégradation environnementale et changement climatique) ;
                      – les Mayas d’Amérique centrale (dégradation environnementale, changement climatique et voisins hostiles) ;
                      – les Vikings du Groenland (les cinq facteurs + refus d’adaptation au moment de l’effondrement social).

                      Tout d’abord, en dehors des mayas, il s’agit de civilisations avec une population peu nombreuse et occupant un territoire géographique limité donc bcp plus sensible à la moindre modification de l’environnement. Et malgré cela, en dehors de l’île de Pâques, que constate l’auteur du livre? Que le facteur environnemental n’est qu’un facteur parmi bcp d’autres et surement pas le facteur principal.
                      Le déclin des anasazis est sujet à de nombreuses hypothèses, cette civilisation n’ayant laissé aucune trace écrite. Et si une grande sécheresse a bien eu lieu à la fin de leur civilisation, ce n’était pas la première. De plus, une sécheresse est un phénomène météorologique sur lequel l’homme n’a pas d’impact et dont il ne peut être rendu responsable.

                      Quant aux mayas, le facteur écologique d’origine humaine (surexploitation des sols), n’est qu’une des multiples causes évoquées pour expliquer le déclin de cette civilisation (cf Wikipédia). Cette explication convient à vos opinions et à celle de l’auteur du livre donc elle est mise en avant.
                      D’autre part, l’effondrement partiel des mayas (partiel car certaines cités ont persisté) n’a pas laissé la place à un désert humain comme le ferait un désastre environnemental. Bien au contraire, une autre civilisation a occupé la place laissée libre (toltèques).
                      Bref, plutôt que de ne prendre qu’une seule source qui colle à vos convictions, confrontez les à d’autres avis, c’est enrichissant mais souvent dérangeant pour les idéologues…
                      Dernier point, Jared Diamond est un géographe biologiste évolutionniste, physiologiste et géonomiste américain professeur de géographie. Ce qu’il dit est intéressant mais l’histoire du climat, des civilisations n’est pas son domaine d’expertise et son avis n’a pas plus de valeur que d’autres plus pointus dans ce domaine.

                      Dernier point: l’insulte et la condescendance sont plutôt les marqueurs de la faiblesse d’une argumentation… 🙂

                    • Je vous confirme qu’une source unique ne suffit pas…
                      Mais 5 heures pour lire et comprendre tout le bouquin, respect. belle performance.
                      A moins que vous n’ayez recopié une pensée toute faite ailleurs 🙂

                    • « Jared Diamond … son avis n’a pas plus de valeur que d’autres plus pointus dans ce domaine ».
                      Sur la base de cet argument, on peut se poser la même question des auteurs de ces lieux, et encore plus des commentateurs 🙂

                    • @Marius
                      « Sur la base de cet argument, on peut se poser la même question des auteurs de ces lieux, et encore plus des commentateurs »
                      Tout à fait. Mais plus ou moins en ce qui concernent les auteurs sur ce site suivant les sujets abordés.
                      En ce qui concernent les commentaires, tout dépend des sources et arguments apportés. On peut apprendre bcp de choses si on se donne la peine de chercher un peu.

                    • @marius
                      « Mais 5 heures pour lire… …toute faite ailleurs. »
                      Lol. Argumentum ad personam comme pratiquement à chaque fois que vous n’avez rien à répondre aux arguments qu’on vous avance. 🙂

                    • Oui cher Cyde, comme à chaque fois que vous sortirez des réponses toutes prêtes d’un manuel du parfait petit militant de base, sans même avoir lu vous même l’objet de l’échange… 🙂

            • oui exactement, comme il est absolument impossible de prédire de quoi sera fait l’avenir ne serait ce qu’à 10 ans il est tout à fait inutile de s’en préoccuper. que chacun s’occupe des problèmes du présent et fasse ses propres paris sur l’avenir sans imposer ses lubies aux autres.

          • Tout à fait d’accord. Il n’y a pas besoin de subventions. Juste laisser faire le marché. Quand l’énergie sera beaucoup plus chère, j’isolerai mieux ma maison. Pourquoi le faire prématurément ?

            • Peut-être parce que vous n’aurez plus les moyens de le faire quand le problème sera critique ?
              Notre pays s’appauvrit d’une cinquantaine de milliards d’euros chaque année par ce genre de raisonnement…
              Quand on aura fini de bruler le reste des meubles, il n’y aura plus rien a isoler du tout 🙂

              • Quel que soit le niveau de mes moyens à une date donnée, j’aurai toujours le choix de la répartition de ceux qui me resteront (tout au moins si l’individu n’est pas totalement mis sous tutelle par l’état, ce qui est hélas possible). J’essaierai donc le meilleur choix en fonction de la situation. Si l’énergie est trop chère j’isolerai, si l’isolation est trop chère, je n’isolerai que mon propre corps. Les habitations d’autrefois, y compris les châteaux des puissants, n’étaient pas chauffés mais les vêtements étaient plus épais. Ce que je veux surtout expliquer est que le surinvestissement pour se prémunir d’une situation qui n’arrivera peut être pas est une erreur. Si les besoins de base sont satisfait et qu’il reste un reliquat à investir, il faut choisir le meilleur secteur où investir. Personnellement je préfère investir dans des recherches permettant de vraies percées plutôt que dans des moulins à vent qui ne sont que de vieilles solutions et dont le bilan global sur l’ensemble du cycle de vie n’a rien de séduisant. La question du cout est en général méprisée par les partisans convaincus des éoliennes. C’est pourtant un excellent indicateur des ressources utilisées qui sont loin d’être négligeables dans le cas des éoliennes.

                • D’ici là, vous quémanderez votre chèque énergie, comme les autres., et n’aurez d’autre option qu’accepter la becquée de notre état soviétique.
                  HLM, RSA, Sécu, Nucléaire.. Merci ô bon Etat de notre becquée quotidienne 🙂
                  Ca ne semble choquer aucun des pseudo libertaires de ces lieux, attendre tout d’un « machin » centralisé… Dire qu’on s’est moqué de l’URSS… on fait pareil, avec l’assentiment des moutons…
                  bêêêêhhh 🙂

                  • La production d’énergie est centralisée dans une entreprise étatique en France. Les EnR produisent de l’électricité vendue à EDF qui la redistribue. Il n’y a aucune vente directe des producteurs d’EnR au consommateur. Donc en quoi la mise en place d’éoliennes et de PV éviterait ce centralisme et monopole étatique?
                    Les libéraux sont contre ce monopole.
                    Votre tentative d’amalgame entre la préférence d’une électricité nucléaire plutôt qu’issue des EnR et le soutien à un monopole étatique est risible et signe surtout votre manque d’arguments face à ceux qu’on vous oppose.
                    Trouvez autre chose, on nous l’a déjà faite celle-là. 🙂

                    • Vous devez surement confondre EDF et N10… même si la structure capitalistique rend la seconde aux ordres de la première… Retournez a vos études

                    • @marius
                      Je serais ravi d’apprendre! Qu’est-ce que vous appelez N10? Une société?
                      Si vous me dites qu’elle est aux ordres d’EDF de part la composition du capital, on est dans la même structure monopolistique.

              • « Notre pays s’appauvrit d’une cinquantaine de milliards d’euros chaque année »
                Première nouvelle. Vous voulez peut-être dire que le PIB augmente chaque année mais il est chroniquement détourné par les malfrats qui nous gouvernent. Là je comprendrais mieux.

                • Si par malfrats vous entendez pétroliers, pourquoi pas 🙂

                • Il ne vous aura pas échappé que le PIB ne mesure que l’activité interne du pays, par définition, et avec une mesure convenue, mais totalement arrangeable (quand on voit la Sécu entrer dans le calcul du PIB, on se demande quel « produit » est mesuré).
                  La balance commerciale , par contre, représente notre appauvrissement récurrent depuis des décennies…

                  • « La balance commerciale , par contre, représente notre appauvrissement récurrent depuis des décennies… »
                    Votre vision de l’économie est plutôt succincte.
                    Pour évaluer la situation d’un pays, la balance commerciale ne suffit pas : elle est une composante de la balance courante, elle-même partie de la balance des paiements. Ainsi par exemple un pays très touristique peut avoir une balance commerciale déficitaire et une balance courante positive (si les dépenses des touristes payent plus que l’excès d’importations sur les exportations).
                    Renseignez-vous. Allez déjà sur wikipédia et vous aurez quelques bases.

                    • Même en ajoutant la balance du « tourisme », ca reste sérieusement dans le rouge mon pauvre petit…

                    • En passant, le tourisme est déjà dans la balance commerciale… Vous ne lisez même pas les infos que vous recommandez aux autres… Gros fainéant va 😉

              • peut être… la peur…

          • « il n’y a jamais eu besoin de subvention pour remplacer la traction hippomobile par les véhicules automobiles càd à moteur. »
            Subventionnait-on autant à l’époque ? J’en doute. En revanche, la traction hippomobile avait fini par être mal vue dans les villes pour cause de… pollution au crottin !! Le moteur thermique était alors perçu comme bien plus propre (eh oui).
            Nous sommes aujourd’hui dans une situation similaire : forte pression sur ce dernier pour qu’il passe la main.
            Ce n’est pas le marché qui va décider, ni les subventions, mais les politiques, l’OMS et Bruxelles. Voyez ce qui se met en place dans nos villes, sous la pression européenne (menaces de sanction) à cause d’un air jugé trop pollué.
            Pour l’instant, c’est le diesel, reconnu cancérogène certain par l’OMS qui en fait les frais. L’essence vient juste après, avec son statut de cancérogène probable (pour l’instant).

    • L’éolien est surtout un inhibiteur de libre fixation des prix sur le marché en fonction de l’offre et de la demande instantanées. Or la vérité des prix a toujours été, elle, un indéniable accélérateur de progrès…

  • Pour l’écolo de banlieue l’éolien a tous les avantages: c’est loin, dans les forets, les montagnes ou même en mer où il va rarement. Construisons les éoliennes devant ses fenêtres et le discours changera.

    • Il suffit d’imaginer une centrale nucléaire sur l’esplanade des Invalides pour penser que le nucléaire serait victime du même syndrome NIMBY…

      • Les lignes THT sont aussi combattues.
        Que faire alors ❓

        • Produire chacun son énergie ? 😉

          • En dehors de quelques cas particuliers, l’autosuffisance pour les besoins énergétiques résidentiels ou de mobilité est une utopie compte tenu des réalités technologiques et économiques. Dans la plupart des cas, l’économie de consommables ne finance pas l’investissement sur sa durée de vie, alors même que les investissements sont déjà outrageusement subventionnés et les consommables déjà taxés de manière insupportable. Même en multipliant par 10 le prix des consommables par une fiscalité insensée, l’investissement ne serait toujours pas rentable.

            Produire chacun son énergie, on ne sait pas faire.

            • Il est clair que les cigales des villes seraient très mal pour produire leur énergie … mais comme tout le reste d’ailleurs… Le pire est qu’elles sont tellement nombreuses qu’elles parviendraient, au nom de la démocratie, a faire voter des lois confisquant l’énergie produite par les fourmis des campagnes, comme elles le font déjà pour l’alimentation et tout le reste … ainsi va le monde des parasites 🙂

              • Même à la campagne, l’économie du principe d’autoconsommation est inexistante. Ce n’est pas rentable. La marche à monter est trop haute. Dans quelques siècles, la technologie sera peut-être disponible.

                • Vous devriez sortir un peu de votre HLM de temps en temps 😉

                  • Déjà à court d’argument ? Donnez seulement un exemple de rentabilité d’un dispositif en complète autonomie qui reviendrait moins cher, vous pourrez alors vous exprimer valablement.

                    • Désolé, je n’ai pas du être assez explicite, il faut être très pédagogue avec vous : Google et consorts sont vos amis. Mais si vous ne souhaitez pas sortir de votre HLM, alors vous n’en trouverez jamais… mais le souhaitez-vous ? 😉

                    • @Marius
                      En tout cas, le HLM que vous promettez à tous n’a rien de très attirant. 🙂

                    • @cyde
                      En effet… mais a vouloir tout attendre de l’Etat, c’est tout ce que vous aurez…

                    • Lol. On est sur un site libéral ici. Faite le compte des articles qui tapent sur l’Etat… Ce n’est pas le Nouvel Obs. 🙂

                    • Enfin, pas mal de gens se « pensent » libéraux, mais ne font que râler sur l’Etat en attendant des réponses de sa part.
                      Juste un troupeau de moutons qui se rêve différent, mais qui branche sa TV nucléaire le soir et va chercher son smic pour payer son appartement loué a un grand bailleur d’État 🙂
                      Quant à l’obs, je ne peux pas comparer, je ne fréquente pas.

                    • @Marius
                      Des attaques ad personam mais toujours pas d’argument…

                    • « ad personam » …. vous savez au moins ce que cela veut dire ? 😉

  • Pour ce qui est du facteur de charge de l’éolien en France, il peut descendre très bas. Ainsi le 24 juillet 2018, la puissance éolienne donnée par RTE, était vers 11h30 de 91MW sur les 13600MW installées, soit un facteur de charge de 0,6%. Cette même journée le facteur de charge est resté inférieur à 5% de 6h à 19h soit pendant 13h.
    Pendant toute la durée de la canicule de l’ordre de 14 jours, la production éolienne a été du même ordre de grandeur avec toutefois des minima légèrement plus élevés de l’ordre de 200 à 500MW.
    Vive l’éolien!

  • jancovici et sa présentation devant un sénatoriale sénatoriale.. janco présente des données.. et on remarque aussi l’incroyable ignorance des sénateurs qui pourtant vont décider de trucs..

  • Toutes les énergies primaires sont en quantité immense, mais il faut les transformer en énergies utiles à la société. C’ est grâce au pétrole et la technologie que nous avons pu développer toutes les autres énergies (nucléaires, éoliens, hydraulique, moteurs, hydrogène, électricité etc…) que nous utilisons, sans pétrole pas de transport donc l’accès aux matières premières et leur transformation en produits finis comme l’acier, le cuivre, l’aluminium, le ciment, le verre, les peintures et enduits, les lubrifiants, les isolants électriques, nos vêtements, votre tel cellulaire avec ses terres rares, vos tennis enfin tout ce qui rend votre vie plus agréable. Essayer une ile déserte, le maximum avec le soleil est que vous serez bronzé et risquez de mourir de faim. La déclin de la production de pétrole et de certains éléments de la table de Mendeleïev diminuera le PIB et produira le collapse de notre société.
    Essayez ça sans pétrole :

    Le pétrole est un stock fini, la preuve:

    https://imgur.com/a/6dEDt

  • Bah , l’éolien est en avance sur son temps, quelques siècles, lorsque les hydrocarbures auront disparu…..mais en quelques siècles la fusion sera maîtrisée par conséquent l’éolien est en avance mais totalement inutile aujourd’hui ,demain et dans 500 ans.incomprehensible qu’on continu a eriger ces monuments a la gloire de la bêtise humaine ,une seule suffit.

    • Même si je trouve qu’elles sont une erreur, si les éoliennes gé(n)antes étaient la seule bêtise humaine, elle serait dans le bas du classement 🙂
      Quant à la fusion, depuis que je suis né, c’est pour dans 30 ans ….

      • Ca tombe bien, la fin du pétrole c’est pareil.

        • Pas vraiment.. Le pétrole aura une fin, et c’est très très con de bruler une matière aussi complexe et utile, là on tape dans le top 3 🙂

          • L’âge de pierre n’a pas fini par manque de pierres et les machines à vapeur n’ont disparu par manque de bois ou de charbon mais simplement parce qu’on a trouvé mieux dans les deux cas.

            • Excellent argument en effet : pourquoi devrions nous donc attendre la fin du pétrole pour trouver mieux ? 🙂

              • Mais nous n’attendons pas! Il y a justement des centres de recherche (dont le CEA) qui travaillent sur la question.
                Le problème est de vouloir appliquer de suite des techniques de production posant plus de problème qu’elles n’en résolvent et qui ne sont viables qu’avec un subventionnement massif. L’utilisation de ces techniques non abouties est un choix politique et non un besoin économique. Ce n’est pas un gage de succès, l’Allemagne est là pour le confirmer.

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