Fake news et Gilets jaunes : ce qu’on vous cache sur la révolte

Les hausses des prix ne sont que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, le dernier exemple de répression, de persécution, et de matraquage des conducteurs depuis cinq mois. OPINION.

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Fake news et Gilets jaunes : ce qu’on vous cache sur la révolte

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 décembre 2018
- A +

Par Erik Svane.

Devant le blocus de la Rue Arsène Houssaye, un journaliste de Contrepoints essaie d’ouvrir le dialogue avec des forces de l’ordre — ERIK SVANE/JIXIE JUNY

L’un des auteurs de Contrepoints avait presque l’impression d’être visé personnellement alors qu’autour de lui, les grenades de gaz lacrymogène tombaient de part et d’autre (voir sa vidéo). C’était sur la foule de Gilets jaunes rassemblés sur l’avenue de Friedland, l’une des avenues desservant la place Charles de Gaulle l’Étoile, déjà couverte non par le brouillard mais par la fumée des projectiles et le départ d’incendies ça et là.

Était-ce tout simplement une coïncidence ? C’est quand la foule a commencé à scander « Macron ! Démission ! » que les grenades se sont mises à pleuvoir et que l’avenue de Friedland a commencé à ressembler à la bataille du même nom entre l’Empereur Napoléon I et le Tsar Alexandre I.

Quoi qu’il en soit : l’avez-vous remarqué ? Le mouvement des Gilets Jaunes est criblé de fake news. Tant les médias français que les médias internationaux répètent inlassablement que ces manifestations sont une protestation contre la hausse des taxes sur le carburant.

Que font les médias, exactement ? Ils mettent les deux camps plus ou moins à égalité. (Ce qui semble a priori logique et, avouons-le, louable.) Les uns (les dirigeants de l’État) veulent plus d’impôts, et les autres (les citoyens) n’en veulent pas.

C’est ce qui, du coup, donne lieu à des incompréhensions, en France ou ailleurs : pourquoi tant de mélodrame — surtout, pourquoi tant de violences — quand tout le monde sait que, oui, on peut se plaindre des taxes, mais bon, après tout, les impôts ne sont-ils pas nécessaires ?

Ce n’est pas faux de dire que les manifestations sont une protestation contre la hausse des taxes sur le carburant, mais les fake news, sont rarement des mensonges outranciers ; elles sont ce qu’on omet de dire, ce qu’on ne dit pas.

C’est ce qui donne lieu à des incompréhensions, en France ou ailleurs, qui permet aux cyniques de hausser les sourcils et d’ironiser sur les hystériques qui forcent la France entière à se mettre à l’arrêt pour « quelques centimes de plus » aux stations-service — en ajoutant parfois des messages laconiques sur les problèmes bien plus graves dans le reste du monde.

La goutte d’essence qui fait déborder le réservoir

En fait, les hausses des prix ne sont que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase (ou, plutôt, la goutte d’essence qui a fait déborder le réservoir… du trop-plein fiscal), le dernier exemple de répression, de persécution, et de matraquage des conducteurs depuis cinq mois. (De ce fait, le mouvement des Gilets jaunes n’est guère si différent de la révolution américaine des Minutemen — quoique moins violent (pour l’instant) — dans les années 1770 après une douzaine années de taxes punitives et d’exactions du gouvernement anglais de George III…)

Récapitulons :

• D’abord Édouard Philippe a fait passer une loi en juillet, ce qu’aucun gouvernement d’Europe ou d’Occident (ou de la planète) n’a fait — sur la baisse de la limite de lenteur (pardon, de la limite de vitesse)

• Ensuite, il y a eu la multiplication des radars, de plus en plus sournois, notamment les radars mobiles qui sont maintenant, tant sur les autoroutes que dans les villes, confiés à la responsabilité de sociétés privées en recherche de gains.

En fait, c’est durant l’été, à la suite de ces mesures, que les protestations ont commencé, par des actions de résistance dans tout l’Hexagone : la destruction sauvage de radars sur le bas-côté de la route

• Puis, le gouvernement a renforcé, de façon gratuite, le permis à points, avec des punitions grotesques pour des actions tout à fait subjectives (la perte de 6 points (!) pour ne pas laisser la priorité aux piétons ?!)

• Enfin, la hausse des prix de l’essence

Qu’est la démocratie si ce n’est
le pouvoir de dire aux autorités :

Nous ne sommes pas des vaches à lait !

Depuis l’Argentine, selon Le Figaro, où il participait au G20, Emmanuel Macron a réagi aux violences qui ont éclaté en France en marge de la mobilisation des Gilets jaunes.

« Ce qui s’est passé [samedi] à Paris n’a rien à voir avec
l’expression pacifique d’une colère légitime», a lâché le président de
la République lors d’une déclaration à la presse.

« Aucune cause ne justifie que les forces de l’ordre soient attaquées, que des
commerces soient pillés, que des bâtiments publics ou privés soient
incendiés, que des passants ou des journalistes soient menacés ou que
l’Arc de Triomphe soit souillé », a poursuivi Emmanuel Macron.

« Je respecterai toujours les contestations, j’entendrai toujours les
oppositions. Mais je n’accepterai jamais la violence», a ajouté Emmanuel
Macron. »

Effectivement, il serait facile de dire qu’idéalement, il faut toujours agir dans le calme et la paix. (Et qui ne regrette pas les dégâts, totalement injustifiables, sur l’Arc de Triomphe ? nous y reviendrons à la fin de cet article…)

Trop facile.

Jamais de violence

Reprenons les termes, et les arguments, du gouvernement, point par point :

Emmanuel Macron n’acceptera « jamais la violence » nous dit-il.

N’est-ce pas un exemple de violence faite aux Français (sinon de façon physique, du moins de façon morale), cette manie depuis six mois de tenter de devenir le numéro 1 européen du radar et d’ajouter punition sur punition sur les conducteurs (voir leur énumération ci-haut) en leur prenant leur argent durement gagné ?

Tandis que Patrick Aulnas évoque la folle fiscalité environnementale et que Arnaud Bezard Falgas décrit l’Hexagone comme une théocratie fiscale, Brice Gloux dénonce le taux de prélèvement le plus élevé d’Europe alors que Damien Theillier, lui, a dressé une liste (non exhaustive) des taxes nécessaires en France pour « rendre la société moins injuste ».

Dans Le Point, Jean Nouailhac s’indigne :

« En 2017, les automobilistes auront supporté quelque 67 milliards de taxes et amendes diverses, presque autant que l’impôt sur le revenu !

… Pour mieux comprendre le ras-le-bol fiscal des automobilistes, il
faut entrer un peu dans le détail de ces 36 milliards d’euros de taxes
sur les carburants, l’essentiel provenant de la TICPE, la taxe
intérieure de consommation sur les produits énergétiques, laquelle est
elle-même taxée d’une TVA à 20 % ! La surtaxe de la taxe. Le comble du
vice fiscal !  »

Comme le dit le général Bertrand Soubelet dans Le Figaro,

 » La grande méprise de nos élites est de perdre de vue, consciemment ou
pas, la quintessence de leur statut : être au service [du] service public, être au service du bien commun. « 

À propos de la décision de baisser les limites de vitesse (sic) de 10 km/h, Paul de Métairy en conclut que l’attitude du gouvernement n’est rien de moins que hallucinante de cynisme :

« Outre l’abus de droit de prendre les usagers pour des cobayes d’une expérimentation purement vexatoire [il y a le fait que] Même à 90 km/h on a l’impression de se traîner, ce qui provoque une déconcentration considérablement accrue à 80 km/h, au détriment de la  sécurité, comme aussi le phénomène inverse : une frustration et une agressivité en hausse.

Obliger les conducteurs à avoir l’œil rivé sur leur compteur comme sur
un écran de TV est insensé [et] va engendrer une dangereuse
exaspération. »

« Une dangereuse exaspération » couplée à « une frustration et une agressivité en hausse » : voilà, monsieur le président de la République ; voilà, monsieur le Premier ministre ; voilà, monsieur le ministre de l’Intérieur ; voilà, Monsieur Barbe et Madame Perrichon et tous les autres, ce qui explique tant le mouvement des Gilets jaunes que les actions extrêmes qui en découlent.

Le problème de l’État

Cela s’appelle le réveil du citoyen.

Quand on comprend que le problème principal des Français, c’est l’État, on ne s’étonne plus des décisions et des actions des Gilets jaunes (la vaste majorité d’entre eux, par ailleurs, demeure pacifique).

On pourrait dire que le mot d’ordre du mouvement a été renforcé :

Nous ne sommes ni des cobayes ni des vaches à lait.

Pour Jean-Pierre Le Goff, guère surpris par le mouvement et sa révolte contre les taxes sur le carburant,  » la France des Gilets jaunes n’est autre que la France périphérique sortie depuis trop longtemps des écrans radars médiatique et politique. Elle rejette la politique d’Emmanuel Macron mais plus largement quatre décennies de libéralisme culturel et d’adaptation économique à marche forcée voulus par les élites. « 

Revenons au discours du président de la République :

« Ce qui s’est passé [samedi] à Paris n’a rien à voir avec
l’expression pacifique d’une colère légitime »… a poursuivi Emmanuel Macron.

Mais quand les autorités excluent tout changement de cap et ignorent donc toutes vos protestations pour mener à bien leur objectif (plus ou moins) avoué d’emmerder les Français, voilà le résultat !

En fait, ce que demandent messieurs Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Christophe Castaner, et al, c’est de la dignité, du respect. Mais qu’en est-il des membres du gouvernement ? [Emmanuel Macron ne respecte pas] les contestations, [Emmanuel Macron n’entend pas] les oppositions.  Au contraire : il les ignore allègrement.

Comme je l’ai écrit dans un précédent article sur Contrepoints,

« Le respect n’est-ce pas plutôt quelque chose de mutuel, de réciproque ?

… les politiciens et les bureaucrates qui édifient ce Code de la route, respectent-ils, eux, les conducteurs ?

… les politiciens font-ils preuve de respect envers les conducteurs en
[baissant la limite de vitesse (sic)], en augmentant les prix de l’essence, en triplant le montant des PVs et en évoquant des péages à l’entrée des villes ?

… en quoi fait-on preuve de respect envers les conducteurs quand ils sont réprimés, persécutés et matraqués ? »

En quoi fait-on preuve de respect envers les Français quand ils sont traités comme des cobayes et comme des vaches à lait ?

La route de la servitude

N’est-on pas, par ailleurs, en droit d’être sceptique ? Depuis 50 ans, voire tout un siècle, ou plus, les élites, les politiques, les leaders culturels couvrent d’éloges, tant au niveau personnel et culturel (Luke. Don’t give in to hate. That leads to the Dark Side… of the Force), tant au niveau national qu’international, les vertus comme la compassion, la tolérance, la lucidité, l’esprit Zen, le pacifisme, la paix etc. Des valeurs qui semblent certes — et comment ! — ô combien admirables.

Mais est-on en droit de se poser des questions ? Se pourrait-il qu’en fait, tout ce cirque soit finalement une astuce cynique pour châtrer le peuple et ainsi l’amener sur la route de la servitude en validant l’ensemble des décisions unilatérales des élites, tout en évitant un trop grand nombre de protestations et de révoltes  contre les autorités ?

La triste vérité — on peut très certainement le regretter — c’est que parfois il est nécessaire de se révolter. Il ne faut pas toujours forcément prendre les armes, il ne faut pas toujours forcément avoir recours à la pendaison, il ne faut pas toujours forcément avoir recours à la guillotine, mais… parfois un peu de goudron et de plumes peuvent faire le plus grand bien.

À propos de cynisme, est-on en droit de se demander pourquoi l’Arc de Triomphe n’a pas été protégé, et si les autorités ne voyaient pas d’un bon œil la réputation du mouvement des Gilets jaunes tout entier en prendre un coup, en s’abstenant de s’opposer aux casseurs, aux blacks blocs et à la racaille ?

C’est en tout cas ce que pense Jean-Paul Garraud :

Jamais depuis le début de sa construction en 1806, l’Arc de triomphe n’avait été vandalisé, saccagé, ravagé. Hier, il a été décidé d’évacuer le cordon de CRS qui le protégeait et ainsi de l’abandonner [aux] mains des casseurs, des voyous, des criminels. Hier, le combat à mener, celui qui aurait été à l’honneur de nos représentants et de nos forces de l’ordre, c’était de défendre ce haut symbole de l’histoire et de la gloire de la France. Hier, il fallait protéger ce monument et la tombe du soldat inconnu. C’était un honneur et un devoir. Concentrer nos forces, se battre pied à pied, ne rien lâcher. Mais un ordre contraire a été donné. Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur supervisaient sur place les opérations. Ce sont les donneurs d’ordres, ils doivent être démis de leurs fonctions. C’est la première des décisions que le président doit prendre aujourd’hui.

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  • Excellente analyse de la situation. Vous pouviez ajouter la hausse du prix du contrôle technique, du durcissement des points de contrôle, la hausse du prix de toutes les énergies ( gaz, électricité), et le simple fait que depuis des années, tout au long de l’ année nous ne sommes jamais tranquilles car il y a toujours quelque chose à payer pour l’ état, la commune, la région, c’ est non stop, aucun répis, à peine un peu d’ argent rentré et un peu d’ oxygène en prime qu’ il faut débourser un pognon de dingue pour ces clowns.
    Le goudron et les plumes ce serait parfait et on rigolerait bien.

  • Comme a dit Con-bandit en son temps, prophétisant sans doute la Présidence de Macron : « la chienlit c’est lui ».

  • Sortis des ecrans radars certes, mais hélas pas de ceux de la Sécurité rentière…

    Ps : parmi les raisons de la colère, ajoutons le contrôle technique durci, les interdictions de rouler en ville pour les vieux véhicules qui essaiment un peu partout dans les métropoles françaises (bel exemple de fracture sociale et territoriale) et j’en oublie certainement…

    • et y’a ces vils motards qui ne sont pas assez pris aux radars, faut augmenter la taille de leurs plaques, leur coller l’ABS et durcir le permis moto….

  • « Ce sont les donneurs d’ordres, ils doivent être démis de leurs fonctions.  »
    Impossible. Et pour cause, les donneurs d’ordre sont en haut de la pyramide: ils ne vont pas se virer eux-mêmes.
    Rapporté par une connaissance qui faisait partie des forces de l’ordre sur le terrain opposées aux casseurs: alors qu’elles avaient déjà du mal à contenir les casseurs, certains policiers ont reçu l’ordre de quitter leur poste et de se rendre à la visite de E.Philippe afin qu’il ait un auditoire à son speech et pour lui serrer la main!
    Dans ces conditions, difficile de tenir le terrain et le repli devient nécessaire.

  • Très bon article !
    Je me demande comment fait Paris d’habitude ?
    Pourquoi les black machin ne détruisent pas le reste de l’année ?
    La violence des crs (benalla?) n’est elle pas la partie visible de cette dictature?
    1984, l’Etat, les médias et le sauvage. Des hélicoptères encerclent le sauvage qui saute dans le vide. Les gilets jaunes sont ces sauvages qui refusent ce système parfait qui ne veut que leur BIEN. Puis les agriculteurs, le BTP, les infirmières,…viendra le temps où les crs aussi se joindront à la fête. Les médias tourneront les fake news (propagande) de l’Etat continuant à essayer de discréditer les 99% de la population qui refusent les réformes. Mais bordel, depuis 50 ans si ça marchait on n’en serait pas là !

  • excellente analyse.
    en effet la guerre des images et l’implication des chaines d’info en continu est majeure.

  • Très bon article. Ajoutons les amendes de stationnement et le contrôle technique pour être complet.

  • J’ai déploré que depuis 15 ans les PV, stages de récupération de points, coût des permis à repasser n’aient fait l’objet de telles manifestations. Ainsi que le barème exagéré des points retirés, et qu’il n’y ait eu que peu de réactions face aux injustices dénoncées dans

    https://www.monbestseller.com/manuscrit/radars-et-justes-sanctions-texte-integral

    J’ajoute que ce ne serait pas un luxe de demander la dissolution de la ligue contre la violence routière, ligue tellement rigide qu’il est impossible des discuter de bonnes solutions équitables. Ligue étant trop écoutée par nos dirigeants à tord, la preuve ça explose.

  • La taxe sur les carburants est la goutte de taxe en trop. Taxes racket depuis la mise en place des radars sous Chirac.
    Mélanger sécurité et racket est forcément explosif, mais pas tout de suite, il faut 15 ans.
    Et chaque année, puis chaque mois et maintenant chaque jours nos gérants n’ont que ce mot en bouche: Taxes.
    Mot devenu leurs maux, tant ils ont exagéré son utilisation. De ce monstre sont donc nés les gilets jaunes, gilets en référence à la sécurité routière et donc aux taxes radars. Tout est là. Mais depuis le 17 nov, nos gamins gouvernants n’ont pas pris la mesure de la sourde insurrection, parlants d’écologie quand les gilets parlent argent.
    Le 17 nos gamins ne croyaient pas à la colère, le 24 ils ne voyaient la révolte montée, et le 1 décembre comprendront-ils que les gilets jaunes donnent procuration aux casseurs pour l’insurrection. Où nos gamins prétentieux se croient-ils supermen. Etat d’urgence ? En tous cas il y a urgence dès ce jour, et la mesure urgente est la réduction draconienne des taxes, pas quelques mesurettes une très grande décision. Puis plus tard réfléchir et réajuster ces impôts taxes etc. Quitte à différer certaines dépenses, comme l’abandon des JO, après tout d’autre abandonne la COP. Notez aussi que brûler des voitures dans la ville la plus autophobe n’est peut-être hasard. Nous en revenons donc aux voitures et à l’argent: radars, autophobie, taxes carburants.

  • Et si on abolissait l’usage du goudron et des plumes: le goudron est généralement issu d’un hydrocarbure fossile polluant et les plumes il faut bien les prendre sur le dos de oiseaux et cela fait mal quand on les plume, non ?
    Je propose qu’on leur substitue le lisier et les feuilles mortes, on en a plein nos campagnes. Tout cela étant biodégradable ce serait une mesure éco-responsable. ?

  • Les français plébiscitent l’écologie non?
    Ils sont pour « make our planet great again » non?
    N. Hulot reste une personnalité aimée des français non, a

    • avec une grande popularité non?
      dans les revendications des GJ j’ai bien vu l’interdiction du glyphosate non?
      Et toutes les lois, dont l’interdiction de prospection et d’exploitation du pétrole, sont bien passées non?
      alors faut rester logique,
      Vous avez voulu écouter les calembredaines des écolos, le retour à l’Eden , le climat réglé, et tout ça
      alors abandonnez votre voiture puante, n’allez plus dans les grandes surfaces recyclez , compostez, et fermez la
      Et Mr Macron est cohérent, dès le départ il vait rendu un hommage appuyé à l’ambassadrice des pôles, et il avait nommé à l’énergie des écolos
      vous pouvez pas dire que vous n’aviez rien vu venir?
      maintenant on fait un tout petit pas dans le monde enchanteur de la décroissance heureuse, durable, ce n’est qu’un petit pas pour les français mais un grand pas pour l’humanité
      soyons fiers, et même s’il faut mettre 100.000 policiers dans les rues, il faut en passer pat là.
      De toute façon, les écolos ont annoncé la couleur:la démocratie est incapable de résoudre la crise planétaire

      • Le constat est désolant mais juste. C’est pourquoi des Français qui ne se prennent pas pour le phare de l’humanité ni désireux de faire la leçon aux autres, qui ne pensent avoir la science infuse mais être juste raisonnables finissent par se fâcher!

        • L’Etat Maman a été un peu trop loin… Les enfants qui obéissaient jusque là, viennent de piquer une crise de nerfs et ont saccagé le salon Louis XVI de la maison.
          Alors est-ce que Maman est dépassée , et a un peu peur de ses gosses ? Va t-elle les punir encore un peu plus, ou revenir sur la privation d’argent de poche ?
          Où est Super Nanny ???

  • Merci à Eric Svane pour cette synthèse de la bio-dégradation de l’impérialisme Étatique français.
    A quand les français vont-ils prendre conscience qu’il faut en venir à une forme de démocratie conduite par des citoyens élus à la proportionnelle et dont le mandat représentatif serait soumis, à tout moment, au pouvoir des citoyens, regroupés sous la forme d’une pétition, pour déclencher une « votation » sur tel ou tel sujet.
    L’expérience helvétique est riche d’enseignements.
    Chez nos voisins le mécontentement ou le besoin d’évolution ne passent pas par le port d’un gilet de quelque couleur que ce soit…

  • Selon wikipédia : Les recettes des contraventions limitées à un milliard d’euros pour l’année 2017, restent inférieures aux 3,6 milliards d’euros dépensés par l’État pour la sécurité routière, ou aux 38,3 milliards d’euros de préjudice causés par les accidents de la route.

    Des radars sournois ? Clairement indiqués par des panneaux ? Ah bon… Et sournois veut sans doute dire « bien placés ». Quand vous faites preuve d’intelligence dans votre travail, par exemple, d’acheteur ou de commercial, etc, êtes-vous sournois ? C’est comme imaginer que la police doivent prévenir 2 jours avant les dealers qu’ils font faire une planque ou une perquisition. Est-ce que les 80km/h sont efficaces ? Sans doute que oui mais uniquement sur certaines routes. Les mots de Mr. de Metairy sont hallucinants (« Obliger les conducteurs à avoir l’œil rivé sur leur compteur comme sur
    un écran de TV est insensé [et] va engendrer une dangereuse
    exaspération. ») : pardon de faire des lois, de demander un intense devoir de concentration aux conducteurs qui ont déjà donné tout leur temps de cerveau disponible à toutes les pubs privées le long des routes, et abrutis par toutes les pubs à la radio.. Si on changeait un peu la phrase, par exemple en disant qu’il faut limiter les devoirs pour ne pas surcharger les enfants, on aurait sur ce site une levée de bouclier disant que « de mon temps on descendait dans les mines », et que les générations sont chouchoutées…

    • vous avez été bien formaté par les organismes de sécurité rentière….félicitations ….

      • Je suppose que vous remettez en question les chiffres du premier paragraphe. J’attend les vôtres.
        Et petite question bonus : qui, selon vous, se frotte les mains de la baisse des accidents, des dommages corporels et matériels ? Les assurances ! Organismes 100% privés, qui vous demandent gentiment de payer, et qui doivent, eux, payer de moins en moins souvent.

        • Non ce qu’on remet en question c’est votre solidarité envers les plus défavorisés et pauvres, qui n’ont pas l’argent pour payer les hausses. Il y 9 millions d’indigents en France et 11% d’augmentation du gaz en 2 mois et l’augmentation du fuel à l’entrée de l’hiver est un vrai problème pour eux, bien qu’il ne le soit pas pour les égoïstes qui ont l’argent pour l’acquitter!

        • Oui, je conteste vos chiffres. Le préjudice dû à des accidents est d’abord impossible à chiffrer, puisqu’il s’agit d’une différence entre la réalité et un monde virtuel où il n’y aurait pas d’accidents, celui de Oui-oui sans sa voiture. Mais surtout, ce préjudice n’a absolument pas lieu d’être comparé, pas plus que le montant consacré à l’entretien des routes, au montant collecté sur des contraventions à une réglementation idiote. Si l’état ne parvient pas à assumer l’entretien des routes, qu’il les confie au privé. Si les assurances souscrites par les citoyens n’équilibrent pas les dommages des accidents qu’ils subissent, que vient faire l’état là-dedans en proposant de définir des infractions pour le besoin de la cause et d’affecter le produit des contraventions à cette compensation ?
          L’état est le pire acteur possible dans l’affaire. Les progrès dans l’évitement des risques s’obtiennent par des analyses scientifiques et des assurances soumises à la loi du marché, comme dans par exemple le domaine des assurances maritimes. Les choix politiciens sont dans ce domaine une aberration, quels que soient les chiffres sans rapport que vous affichiez pour faire oublier votre faute initiale de raisonnement.

        • je ne remets pas en cause vos chiffres, vous les avez juste écrits ici sans toutefois justifier de liens pour les vérifier..et pas besoin de vous répondre , le site contrepoints le fait régulièrement via les interventions des auteurs

    • Ces dernières années j’ai perdu un point par ci, un point par là, suite à quelques secondes où je m’étais concentré sur la conduite (la route et les autres véhicules) au lieu de surveiller le compteur. Maintenant je mets systématiquement le limiteur. Et même avec ça, je suis obligé de me concentrer sur les panneaux de signalisation (pour ajuster le limiteur) plutôt que sur les dangers objectifs de la route. Alors oui, dans ces conditions les limitations de vitesse nuisent à la sécurité routière.

      • C’est vrai que chaque fois que je vais en France (suis Belge), de Tournai vers Béthune, toute la rocade minière est mal foutue, et je ne sais jamais à quelle vitesse je peux rouler. Comme tellement d’autres endroits. Je ne suis pas en faveur des 80km/h sur toutes les routes, sauf que ben justement ya pas à tortiller du derrière, c’est 80. Point. C’est surtout en ville avec de nombreux carrefours où la présence d’un copilote n’est pas superflue…

        • on ne critique pas quelqu’un parce qu’il vient de tel ou tel pays…par contre on se demande pourquoi il vient donner son avis sur des politiques d’un pays qui n’est pas le sien..

  • Je me joins au chœur: belle synthèse, merci!

  • Bel article. Merci!

  • Vous avez oublié le contrôle technique aussi….

  • « Gouverner des hommes innocents est impossible. Le seul pouvoir d’un État, c’est de mettre les contrevenants hors d’état de nuire. Et quand il n’y a pas assez de contrevenants, on en fabrique. Il suffit de déclarer tellement de choses hors la loi qu’il devient impossible de vivre sans l’enfreindre. Qui voudrait d’une nation de citoyens respectueux des lois ? Que pourrait-on en tirer ? Mais si vous promulguez des lois qui ne peuvent être ni respectées ni appliquées ni objectivement interprétées, vous fabriquez une nation de fraudeurs… Et là, il ne reste plus qu’à en récolter les fruits. » (Ayn Rand, La Grève)

  • Je crois au libéralisme et je crois profondément que seul le vrai libéralisme peut faire progresser la France. Mais entre la théorie et l’application il y a une énorme distance. Lorsqu’on voit que l’extrême gauche et l’extrême droit sont devenus deux forces politiques majeures en France. Je me demande une simple question: entre Macron, Melenchon et Marine Le Pen, qui préfère je?

  • La triste vérité c’est que Macron est un psychopathe et un imposteur, faite vos recherches, google est votre amis. Pauvre France ! https://www.youtube.com/watch?v=54zynHswnQo&fbclid=IwAR3Crxzbv2wQQEEzLoEKYC3DkAbWdpkg4nQ0vnH5YQJE6tvc2Y8nAeYkBSA

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