Limitation de vitesse à 80 km/h : la France au ralenti

Pourquoi limiter la vitesse à 80 km/h ne résoudra rien. Une tribune de Pierre Chasseray, Délégué Général de l’association 40 Millions d’automobilistes.

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Limitation de vitesse à 80 km/h : la France au ralenti

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 2 février 2018
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Par Pierre Chasseray.

Que faire lorsque l’on est en panne d’idée pour abaisser la mortalité routière ? Que faire lorsque vous êtes emprisonné dans une politique de répression à outrance visant à contrebalancer le coût de mesures saugrenues par des rentrées financières ?

Poser des radars alors que le reste de l’Europe les retire, comme en Angleterre, pourtant champion de la sécurité routière en Europe ? Ça, c’est fait ! Ne pas appliquer la moindre tolérance et se limiter à la marge de pondération de l’appareil visant à couvrir les erreurs de mesure ? Fait aussi !

Générer 90% des recettes de la radarothérapie avec la traque de tout petits excès de vitesse involontaires de quelques km/h alors que les autres pays européens appliquent une tolérance ? Trop facile ! Déjà fait !

Tenter de devenir le numéro 1 européen du radar avec 24,44 millions de flashes par an, quitte à générer un dégoût des Français qui se ressent avec des chiffres de dégradation de radars en perpétuelle hausse, sans même l’intervention de quelques bonnets rouges ?

L’exploit de la Sécurité routière

La Sécurité routière avait déjà réussi cet exploit ! Ah, tiens, pourquoi ne pas retirer les Forces de l’Ordre des routes et mettre entre les mains de sociétés privées des radars cachés dans des plaques d’immatriculation ? Nous n’en n’avions pas rêvé, les gouvernements Hollande et Macron s’en chargent !

Une autre idée ? Un volontaire pour une dernière mesure stupide qui finira de dégoûter les Français de la Sécurité routière telle qu’elle est pensée aujourd’hui ? Qui a une proposition pour enfoncer le clou ? Emmanuel ? Édouard ? Chantal ? Mais bien sûr…

Voyons… « La baisse de la limitation de vitesse », propose l’une. « On pourrait se cacher derrière des formules mathématiques », répond l’autre. Et dire aux Français que « plus on roule vite, plus le mur est dur ! ». Une dernière fouille dans ses notes à la recherche du Graal : « ça y est, j’ai trouvé une étude des années 70/80 en Suède, qui dit que la puissance de la force au carré de l’énergie cinétique de bidulchouette génère des accidents… ça fait très Star Wars, on va pouvoir convaincre les Français et leur faire avaler la pilule. »

La triste réalité

Bien sûr, je plaisante… Mais la réalité est si triste qu’il vaut mieux s’empresser d’en rire, de peur d’en pleurer.

Chaque année, près de 3 500 personnes perdent la vie sur la route, ou plutôt sur des routes de plus en plus dégradées. Chaque année, la majorité de ceux-là perdent la vie et entraînent des victimes par la faute d’une alcoolémie facilement évitable et sans la moindre réaction des Pouvoirs publics. Les Forces de l’Ordre sont dépourvues de moyens, déshabillées par des radars automatiques et une privatisation de la Sécurité routière qui leur ôte toute possibilité de prévention et de poursuite des comportements dangereux. Face à cela, rien !

Même si la France est clairement opposée à cette baisse de la limitation de vitesse, j’entends encore parfois quelques voix s’élever pour me demander pourquoi nous nous opposons à « sauver des vies », récitant avec une conviction pardonnable la propagande gouvernementale. Voici les arguments en quelques points irréfutables, contestant les cours de mathématiques rudimentaires de piliers de comptoirs de la buvette de l’ENA.

Le consensus européen

Un consensus européen admet une limitation de vitesse à 90 km/h sur le réseau secondaire. Seules quelques rares exceptions admettent une limitation plus élevée, comme en Angleterre ou en Allemagne (respectivement 97 et 100 km/h), ou inférieure, comme aux Pays-Bas ou au Danemark (80 km/h), bien que, comme l’a révélé notre association 40 millions d’automobilistes dans un reportage réalisé au Danemark, ce pays est en train d’expérimenter avec succès la hausse de la limitation de vitesse à 90 km/h. Tout comme le Danemark avait récemment passé certaines de ses autoroutes de 110 à 130 km/h avec succès, il passe aujourd’hui progressivement à 90 km/h.

Le point commun de ces pays, que la limitation de vitesse soit supérieure ou inférieure ? Ils connaissent tous des statistiques de sécurité routière largement meilleure que la France. C’est bel et bien la preuve par A+B que la limitation est loin d’être le gage d’une plus grande sécurité sur la route. Cela devrait suffire à plier un débat sans queue ni tête. Mais pourtant, cela ne persuade pas nos énarques de ne pas détenir la vérité seuls contre le monde entier !

Une expérience peu concluante

Second argument, une expérimentation du 80 km/h est conduite en France sous l’impulsion du gouvernement Hollande depuis 2015. De l’aveu même de la Sécurité routière, cette expérimentation a été jugée non concluante en termes d’accidents.

Ils n’ont alors pas hésité à tordre l’étude pour lui faire dire par ricochet ce qu’elle ne dit pas, quitte à utiliser un argument choc digne du fil à couper le beurre : ils auraient mesuré une légère baisse des vitesses pratiquées en abaissant la limitation de vitesse !

On croirait presque rêver devant la faiblesse de tels arguments, qui ne vaudraient pas 1/20 dans une dissertation de lycéen ! Pour éviter le redoublement, la Sécurité routière se lance dans un argumentaire capillotracté  génial de mauvaise foi ! La baisse de la vitesse moyenne de quelques poussières de km/h devrait limiter la gravité de l’accident.

Rien contre les causes de l’accident

Bien qu’il semble assez rudimentaire de rappeler qu’un choc frontal à 90, 80, voire même à 70, conduit au même drame, il est assez affligeant de constater que la France admet par cela être dans l’incapacité de lutter contre la cause même de l’accident. Mais il est absolument surréaliste de constater que sans la moindre étude, la France accepte de prendre une mesure à contre-courant des vérités de sécurité routière européenne et mondiale !

Face à ce vide abyssal d’arguments des « pro charrette à bœuf », de plus en plus de voix s’élèvent aux côtés de l’association 40 millions d’automobilistes : le Sénat vient de marquer son opposition franche et massive à la méthode employée par le gouvernement ; l’Assemblée nationale, souvent « en route » en circonscription, est majoritairement prisonnière d’un statut « en marche », mais ne cache pas son opposition à cette mesure, en petits comités ; des ministres ont ouvertement marqué leur opposition comme Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires.

Gérard Collomb lui-même, ministre de l’Intérieur, serait défavorable à cette mesure impopulaire et davantage ouvert à une modulation intelligente de la limitation en fonction de la dangerosité ; nos amis de la FFMC – Fédération des Motards en Colère – marquent sur le terrain l’écrasante opposition à la mesure au moyen de manifestations organisées sur tout le territoire, main dans la main avec l’association 40 millions d’automobilistes.

Ce n’est que tous unis et solidaires, ensemble dans le même bateau, que nous pourrons faire entendre raison à un Premier ministre influencé par des vérités qui ne sont universelles que dans les antichambres de quelques bureaux de bobos privilégiés, parisianistes de surcroît.

À une politique de Sécurité routière ratée, répondons par une réalité sans politique. Efficace. Avec les usagers de la route et non contre eux. Faisons en sorte de faire entendre raison à ceux qui préfèrent limiter la vitesse d’impact que lutter contre la cause des accidents.

Et n’oublions pas que la Sécurité routière devrait être populaire. Si ce n’est pas le cas, c’est un échec !

 

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  • Depuis janvier 2017, 70 km/h est d’application sur toutes les routes secondaires de Flandre, sauf signalisation autorisant les 90. ( une majorité de routes secondaires était déjà précédemment munie de panneaux 70 ) En Wallonie, la règle est de 90 km/h, sauf signalisation plus restrictive. La raison donnée est la différence de densité du bâti entre les deux régions, bien moins dense en Wallonie. Il sera intéressant d’observer prochainement, sans passion inutile, les résultats d’une première année d’expérience.

    • Il sera probablement trop tard : il ne s’agit pas d’une expérience, mais d’un choix quasi-irrévocable. Dans une expérience, on isole le facteur étudié des autres (par exemple, les routes et les trajets sont-ils parfaitement similaires en Flandre et en Wallonie — il semble que non puisque la densité du bâti n’est pas la même) et on s’efforce de rassembler le maximum d’informations avant de procéder au changement. En particulier, on évalue ce qui sera affecté par la mesure, combien d’accidents impliquent un véhicule roulant entre 80 et 90 et seraient donc éventuellement évités en cas de baisse de la limite ? Et svp., on évite de compter le fêtard ivre qui fauche un groupe de piétons en roulant à 89 km/h là où c’est limité à 50 !
      Bien entendu aussi, on évalue toutes les conséquences de la limitation. A vue de nez, le coût économique du temps perdu met la vie épargnée à un nombre de millions sans commune mesure avec ce qui est pris dans la santé, par exemple. Oui, je sais, la vie humaine n’a pas de prix, mais en pratique l’ordre de grandeur n’est que de quelques millions d’euros, et encore, quand on regarde ce qu’on est prêt à dépenser pour faire disparaître les déserts médicaux, cela paraît une limite haute !

      • Tout à fait.
        Et pour être vraiment sérieux on donne une distribution des résultats attendus si l’expérience est significative avant qu’elle ne soit réalisée.
        Mais bon, les politiques ont une idée très déformée de la science vu que pour eux la climatologie-moderne-intergouvernementale du GIEC est une référence scientifique. Il ne faut donc pas trop s’étonner s’ils font pareil et changent les façons de tester la théorie une fois les résultats arrivés de façon à bien montrer ce qu’on voulait montrer.

    • Prendre la Belgique comme exemple, alors que ce pays est dans le peloton de tête des taux d’accidents, précurseur dans les mesures coercitives et fanatique du sacro-saint axiome « 1 accident sur trois est du à la vitesse » totalement idéologique, c’est complètement ridicule.

  • « bobos privilégiés, parisianistes de surcroît ». C’est pléonastique.

  • Et, toujours en Belgique, les régions pourront décider, à partir de mi-2018, d’autoriser localement le 130 km/h sur autoroutes au lieu de 120 : le projet ne semble pas porteur, puisque les deux régions ont déjà dit qu’elles ne comptaient pas utiliser cette faculté.

  • Comment obtenir plus de revenu à partir des automobilistes?
    Radar,augmentation de tout ce qui touche la voiture.
    Les dernières mesures ‘augmentent le coût d’usage de 600euros par an,la mesure anti diesel va augmneter la consommation générale du parc automobile..80 sur route va participer à cet effort national.
    Et toujours pas de voitures avec un etagement de boîte de vitesse adaptée,suppression des compteurs de vitesse analogiques……

  • la plupart des zones dangereuses sont limitées à 70 kmh en France et il est pratiquement interdit de dépasser sur ces routes: la mesure gouvernementale sera sans effet sur les statistiques mais elle a bien rempli son rôle qui était de détourner l’attention des hausses d’impôts.

  • nous les automobilistes ,motards notre seul arme c’est le bulletin de vote ..je ne les oublierai pas !!!! et je ne me gêne pas de leur dire…

    • ne pas voter est aussi une arme: vous ne participez pas à la mascarade et ne légitimez personne. D’ailleurs ce gouvernement est un ds mojs légitime de l’histoire de France.

      • Ne pas voter ne serait une arme que si la question de la légitimité d’élus n’ayant bénéficié que du quart des voix était régulièrement posée. Mais une fois élus, que cela ait été avec 51% ou seulement 20% des inscrits, il n’y a aucun contre-pouvoir supplémentaire.

    • Non , ce n’est pas notre seul pouvoir; a l’instar des routiers ou paysans en colère , il y a le blocage des accès aux pompes a essence ou au peripherique parisien; C’est, malheureusement le SEUL moyen efficace de se faire entendre dans le pays de m..de!A ce propos il y a une manif prévue samedi contre cette nouvelle insulte a la liberté, allez y en grand nombre sinon arretez de vocifèrer

      • Non pas le seul…Il y a boycott des marques qui fabriquent des voitures…heu…non des poubelles en France…
        Je suis sur que la sécurité routière y gagnerait….

      • « blocage des accès aux pompes a essence ou au peripherique parisien »

        Je pense que la prise en otage d’innocents n’est pas une approche très libérale de la nécessaire lutte contre les despotismes.

    • Malheureusement non, ceux qui prennent cette décision débile ne sont pas ceux pour qui nous votons : avez-vous voté pour/contre les membres du comité sécurité routière et ses « experts » ?
      Avez-vous voté pour/contre le premier ministre ?

      • En même temps si le président jupitérien, élu à la minorité absolue, s’opposait à ces simagrées au lieu de les soutenir à 200% peut-être ces bêtises resteraient dans les cartons des comités théodule qui les inventent ?

    • @Lou 17

      Voter est un acte totalement inutile et stérile qui donne juste l’illusion, au premier citoyen venu, qu’il a un quelconque pouvoir dans ce pays. Quand vous votez, content ou pas, vous dites « oui, je suis d’accord pour que le pays continue de fonctionner de cette manière là », ce qui signifie : manipulation, tromperie, ignorance, passions, errance stérile et sans fin.

      Pour sortir de ce système, il faut un regroupement massif autour de quelques idées simples et pragmatiques de l’intérêt général (comme le droit de propriété et le maintien de l’ordre régalien). Tant que le citoyen ira faire de la « politique » en étant passionné tel que vous, vous ne trouverez que le chemin qui mène vers ceux qui sont à l’origine de vos ressentiments.

      • Vous avez l’air désabusé. Pourtant, la vague de dégagisme qui a accompagné les deux dernières élections montre que si, notre vote peut être utile.

        Après l’étape suivante est de militer.

        • Justement non, AxS. La vague de dégagisme qui en fait correspondait à un vrai désir de changement de politique n’a conduit qu’à un changement de personnel politique, qui conduisent finalement une politique quasiment identique, mais peut-être finalement pire. Votre vote n’a servi à rien pour vous, juste à faire gagner plus d’argent et donner plus de pouvoir à un clampin « marcheur » au détriment d’un clampin « républicain » ou « socialiste » (de toute façon ils sont tous socialistes de marché et étatistes avec une petite touche racialiste et une touche sexiste, donc à un epsilon près -le sens du sexisme et du racialisme- fascistes).

        • @AxS

          Je ne crois pas aux politiques ni aux militants. Ces voies là mènent au pouvoir corrupteur et donc à la fin de l’intérêt général. Je crois au bon sens du commun des mortels et à sa simplicité. Si je suis désabusé, c’est parce que la tâche de faire comprendre aux gens qu’ils ne doivent pas réclamer tout ce qu’ils désirent au détriment d’autrui, qu’ils ne doivent pas faire travailler d’autres à leur place (cf la promesse de John Galt), me semble particulièrement ardue dans ce monde d’illusions, de paraître plutôt qu’être, et de consommation frénétique.

          La preuve, selon vous, il y a eu une « vague de dégagisme ». A part notre libre arbitre qui en a encore pris un coup, je ne vois pas ce qui a changé.

  • L’administration n’a cure de vos démonstrations. L’administration ne s’embarrasse pas de démêler le vrai du faux. A l’instar de Chuck Norris, l’administration ne porte pas de montre, elle décide de l’heure qu’il est. Donc si l’administration vous dit que passer de 90 à 80 va sauver des vies, c’est vrai même si c’est faux. Accessoirement ça permet de contrôler un peu plus les gens en les humiliant un peu au passage, ce qui n’est pas pour déplaire à l’administration mais ça n’a probablement aucun rapport. Les cons ça ose tout à l’exception d’une chose, se remettre en question.

    • De toute façon s’il y a une forte augmentation des décès, les autophobes diront que sans cette mesure il y en aurait eu 500 de plus. Selon les belles formules de math qu’ils créent au gré des besoins, soit X le nb de morts + une variable fixe selon l’humeur; Soit fin 2018: X+500= 500 vies économisées. CQFD ça marche !

  • Je pense que c’est juste une histoire de pognon. Il n’y en a plus dans les caisses de l’Etat et encore pas mal dans nos poches.
    C’est la seule raison qui motive leurs méfaits.
    Si nos serviteurs de l’Etat se souciaient un tant soit peu de notre personne, ils nous foutraient la paix.

  • Heureusement bientôt tous les fonctionnaires dans la rue, la barque est quasi pleine et va couler, toutes les revendication seront mises dans ce mouvement et donc ce 80km/h. Gloup.

  • L’administration (notamment celle qui s’occupe des radars) a toutes les statistiques permettant de montrer que les accidents se produisent à toutes les vitesses (par exemple, 36% entre 70 et 110 km/h!) ; de savoir si les limites sont respectées ou non ; de savoir quelle est la cause des accidents : ébriété, inattention, agressivité). Mais vous n’aurez jamais accès à ces données, car elles démontreraient le non-sens des décisions gouvernementales sur la limitation et sur sa politique de prévention.

  • Si le Délégué Général de l’association 40 Millions d’automobilistes veut augmenter son audience, sa crédibilité et son poids dans les négociations, il doit défendre la généralisation sur toutes les routes des vitesses conseillées (panneaux à fond bleu), déjà prévues au code de la route mais jamais appliquées, en remplacement des vitesses limitées, ces dernières devant être réservées à la signalisation des lieux réellement dangereux (soit moins de 0,1% des routes en France).

    Une vitesse conseillée de 80km/h sur les routes les plus étroites du réseau secondaire ne pose aucun problème. Seule la limitation à 80km/h est un problème dans son principe, qui n’a rien à voir avec la sécurité routière, mais tout à voir avec le financement de l’Etat obèse.

    De même, avec les vitesses conseillées, les radars perdraient leur caractère de pompe à fric pour devenir des éléments de preuve permettant de qualifier les comportements inadaptés et de juger la responsabilité en cas d’accident. Les radars, qui ne seraient plus des pompes à fric mais de véritables outils de sécurité par la responsabilisation des conducteurs, pourraient alors être installés dans les endroits réellement dangereux (écoles, virages, tunnels) et plus seulement dans les lignes droites sans danger où ils ne servent que de péages routiers.

    • Comment ? Laisser les citoyens libres de leurs propres choix sans devoir demander l’autorisation à l’administration ?
      Mais vous n’y pensez pas malheureux !

      (Je vous suis à 400%)

    • Contrairement au statu quo, la proposition de Cavaignac présente l’immense intérêt de ne pouvoir être écartée d’un revers de main si elle est présentée, soutenue et argumentée par une association représentative.

  • En suivant le raisonnement (là je les flatte) de nos énarques si géniaux et si inspirés par leur science infuse …. à 0 km/h = 0 mort
    Ne pas prendre une telle décision est criminel ….

    • Ne riez pas. C’était exactement l’argumentaire du délégué à la sécurité routière lors de sa « convocation » au Sénat… Evidemment, il n’a pas eu beaucoup de succès… manière polie de dire qu’on s’y est bien foutu de sa gueule !

  • Je parie ma Bugatti que la chasse aux délinquants sera faite par des radars embarqués sur des véhicules banalisés roulant à 70km/h, incitant à un dépassement qui par sécurité se fera à plus de 80km/h.
    Ceux qui ne dépasseront qu’à 80 seront des dangers publics mais ce n’est pas grave: l’augmentation des accidents contribue à l’augmentation du PIB.
    De toutes façons c’est un flux positif se comptant en G€/an pour le Trésor Public.

  • il y a eu quelques « expérimentations » faites par des motards en ce qui concerne ces 80 km/h sur des gros cubes: Il en ressort qu’il va être difficile de rouler sur le dernier rapport donc rétrogradage donc carburant en plus donc pollution en plus !
    On dit souvent que le meilleur frein d’un motard c’est sa poignée de gaz,avec une machine en sous régime , je doute fort que cette mesure soit utile au but recherché.Elle sera même probablement contre productive ( sauf pour les radars ,mais ça ,malgré les dénégations d’usage en haut lieu,personne n’en doute !).

  • Bravo pour l’ensemble de votre oeuvre, M. Chasseray.
    Et sur ce dossier, c’est une très bonne chose de vous associer avec la FFMC.
    Maintenant, il va falloir convaincre vraiment vos adhérents de réussir à faire comme les motards : descendre dans la rue !
    Vous pourriez également vous associer avec la Ligue des Conducteurs, tout aussi hostile que vous à cette mesure inepte.
    On a dit beaucoup sur cette expérimentation. Il est clair qu’elle a été biaisée, faussée (d’importants travaux de rénovation ont été faits sur les axes en question). On vient même de découvrir que cette expérimentation n’en était pas une (2 ans au lieu de 5 ans) ; il s’agissait juste, pour le gouvernement précédent, de passer les élections.
    Bref, à ce niveau, il n’y a plus que le barouf, à l’instar des zadistes ou des bonnets rouges qui peut amener le gouvernement à renoncer à cette mesure.

    • @Jean Roule Du Cable
      Si nos réprésentants nationaux étaient de vrais parlementaires dignes de leur fonction, ils diraient aux sbires clownesques du gouvernement d’aller se gratter.

  • On entend souvent: ‘la vitesse, cause d’accident ».
    C’est faux , la vitesse est un facteur aggravant mais pas une cause d’accident (erreur de conduite, incident mécanique, nid de poule, chien errant…).

    • Si, parfois. Il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître. Si l’on passe un virage serré un peu trop vite, par exemple. Encore que, je vous l’accorde, il s’agit plus souvent des effets de la force centrifuge que de la seule vitesse. Mais ça reste rare. La vitesse comme facteur déclenchant d’un accident, c’est paraît-il, environ 7 % – on est loin des 30 % officiels où l’on intègre l’excès de vitesse sans lien direct avec l’accident et aussi souvent les accidents de cause inconnue, qui deviennent des accidents à cause de la vitesse. De toutes façons, comme l’a affirmé Barbe au Sénat : à 0 km/h pas d’accident !!
      Il est vrai aussi que la vitesse peut être un facteur aggravant ; mais bon, s’encastrer dans un platane ou renverser un cycliste à 80 plutôt qu’à 90, ça ne changera pas grand chose. Le cadavre sera juste un peu plus moche.

    • Là, je vous suis et vous êtes le seul à avoir un raisonnement sensé . J’ajouterais aussi comme arguments la baisse de la consommation de carburant (bon pour la balance des paiements), et la diminution du bruit et de la pollution atmosphérique.

    • Mon commentaire s’adressait à @Frank et non à @Jean Roule Du Câble, cela s’entendait.

  • La voiture est l’endroit le plus sûr où vous pouvez vous trouver: à la maison 20000 morts par accidents, à l’hôpital 20000 morts par erreurs thérapeutiques ou maladies nosocomiales.

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