Limitation à 80 km/h : le problème n’est pas la vitesse, mais la lenteur !

C’est une limite de lenteur que la France, comme seul pays de l’Union Européenne, propose régulièrement de réduire encore plus, en particulier avec la nouvelle loi sur les 80km/h sur les routes.

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Limitation à 80 km/h : le problème n’est pas la vitesse, mais la lenteur !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 mars 2018
- A +

Par Erik Svane.

La limitation de la vitesse à 80km/h sur les routes ne vise pas à protéger les citoyens mais à les soumettre aux impératifs de la lenteur. Par rapport à la seule politique de la sécurité routière en France, ne semblerait-il pas exagéré d’avancer qu’elle montrerait que le gouvernement est tyrannique et que les citoyens sont des esclaves ?

Et pourtant…

Le problème fondamental avec la soi-disant sécurité routière, c’est que dès la case départ, les autorités trichent — le gouvernement triche avec les termes de base propres à la conversation.

>>> Lire aussi Limitation à 80 km/h : la bourse ou la vie ?

Nous parlons évidemment d’expressions comme la limite de vitesse ainsi que le mauvais comportement des délinquants punis pour excès de vitesse ou vitesse excessive.

Quand les conducteurs lambda sont verbalisés, ce n’est pas pour avoir roulé trop vite, non, pas du tout. N’ayons pas peur de dire la vérité, c’est pour ne pas avoir roulé assez lentement.

Ne pas se laisser tromper par la langue

La conclusion est inévitable : on ne devrait pas dire la limite de vitesse — expression qui serait à assimiler à la Novlangue (La liberté c’est l’esclavage) dans le roman d’anticipation de George Orwell, 1984 — mais la limite de lenteur ; et les VMA (les Vitesses Maximales Autorisées) devraient donc être nommées les LMA (les Lenteurs Maximales Autorisées).

C’est une limite de lenteur que la France, comme seul pays de l’Union Européenne, propose régulièrement de réduire encore plus ; et pour quelle raison sinon accroître la répression, la persécution, et le matraquage des citoyens ?

Jean Much explique que, de fait, le mot « vitesse » a deux significations :

C’est la confusion savamment entretenue par les pouvoirs publics entre « excès de vitesse » qui, au sens légal, signifie juste « dépassement de la limitation de vitesse en vigueur » et « vitesse excessive » qui signifie « rouler réellement trop vite par rapport aux conditions de circulation, au profil de la route, à la météo, etc.

Or, ces deux notions n’ont absolument rien à voir ! Dépasser la limitation de vitesse en vigueur ne présente en soi aucun danger, a fortiori quand la limitation en question est absurde et totalement contre nature pour un conducteur digne de ce nom (trop basse de manière injustifiée et l’on rejoint là la notion de lenteur). La vitesse excessive, elle, est la véritable source de danger.

Bien entendu, tout le système répressif est basé sur le fait de sanctionner des excès de vitesse au sens légal (c’est-à-dire rentable) du terme en les assimilant à de la vitesse excessive… Et conduit à sanctionner, dans l’immense majorité des cas des comportements qui ne sont en fait pas dangereux…

En l’espace de cinq heures, un jour de mars 2015, un seul et unique radar de la police danoise a recueilli tellement d’argent sur une minuscule portion de l’autoroute au sud de Copenhague qu’il a fait la Une des quotidiens du Danemark. Mais ce qui importe, ce n’est pas que les autorités avaient encaissé 2 millions de couronnes (presque 270.000 euros) en moins d’un quart de journée, c’est que l’article ne faisait état d’aucune victime, ni même d’un seul accident de la journée, voire d’un seul accrochage.

La vitesse n’a rien à voir avec la sécurité

Il n’y a pas 36 conclusions à tirer de cette observation. Si des milliers de véhicules peuvent conduire « dangereusement » en « violant » les lois sécuritaires sans le moindre accident ou accrochage (et ce quel que soit le pays), c’est que les limites de vitesse (sic) n’ont que peu, sinon rien à voir avec la sécurité ; du coup, quelle autre conclusion tirer que les radars ne sont rien d’autre qu’un racket ?

Pis : on pourrait en outre accuser les gouvernements d’entraver leur rôle attitré (la protection de la population) et de rendre la route plus dangereuse pour tous.

La première cause de mortalité sur les autoroutes, en effet — ces routes qui sont les plus sûres du pays —, ce n’est nullement la vitesse mais la somnolence. Or, quelle est la cause de la somnolence si ce n’est une limite de vitesse (sic) soporifique (ou plutôt une limite de lenteur soporifique) ?

De quand date cette limite de 130 km/h ? Des années… 1970. Les autos n’auraient-elles pas évolué technologiquement depuis plus de 40 ans ? (Comparer les téléphones de l’époque — tournez-le, ce cadran ! — avec les smartphones d’aujourd’hui…) Et par ailleurs, pour quelle raison la limite a-t-elle été instaurée ? Pour la sécurité (de tous) ? Non, pour des raisons purement économiques (réagir au choc pétrolier causé par l’OPEP)…

Contre les robots

Un mot pour ceux qui défendent machinalement les autorités, j’ai nommé les yakas (y’a qu’à se taire et respecter la limite de vitesse, y’a qu’à jamais dépasser 130, y’a qu’à passer 2-3 heures de plus sur la route (tout en accroissant le nombre de véhicules sur lesdites routes et donc les risques d’un embouteillage en plus du danger d’un accident), y’a qu’à pas s’endormir au volant, y’a qu’à jamais être en retard, y’a qu’à payer les contraventions avec humilité, y’a qu’à accepter de se faire traiter comme des enfants turbulents qui doivent se taire et obéïr tout en restant bien sages, etc…) : la pensée, le véritable désir des YAKAs — qu’ils soient parmi nos dirigeants ou parmi la population —, c’est que les citoyens sont, ou qu’ils devraient devenir, des pantins, des robots.

Avec les airbags, les systèmes de freinage ABS, et autres modernités, une limitation raisonnable sur autoroute devrait être autour de 150—160 km/h (50 en ville, bien entendu, pour la vie des piétons), voire être sans restrictions comme chez nos voisins allemands qui n’ont nullement une mortalité plus élevée sur Autobahn qu’en Hexagone, au contraire.

La bonne conduite, et donc la sécurité, pour toute personne utilisant son cerveau et son bon sens c’est regarder principalement la route et  faire attention aux objets qui bougent (autres véhicules, passants, animaux…) — qui signalent êtres humains ou êtres vivants…

Ce qu’exigent les yakas, c’est : regarder principalement l’intérieur du véhicule (le tableau de bord et ses tachymètres) et faire attention aux objects fixes (panneaux de signalisation etc…) sans âme et sans vie…

Laquelle des deux conduites est la plus intelligente ? Lequel des deux conducteurs est le plus attentif à autrui ?

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  • ou , comment emmerder et ponctionner les conducteurs tout en leur faisant perdre du temps…….typiquement français ça…….

    • Et j’ajoute un point qui devrait pourtant être fondamental : la liberté de circuler n’est pas seulement une des libertés fondamentales à protéger, c’est aussi un besoin de l’humanité pour progresser.

      De tous temps les humains n’ont eu de cesse de diminuer les distances entre eux, aller plus vite, plus loin. Et chacune des avancées dans ce domaine ont permis des progrès immenses : commerce, échanges technologiques, etc.

      A l’heure où les chinois construisent un nouveau train très grande vitesse pour gagner 25 minutes entre deux villes, nos chers gouvernants s’acharnent à nous faire perdre notre temps en ajoutant entraves et limitations les unes après les autres.

      Ca n’aura qu’une seule conséquence : la France sera définitivement dépassée par les autres nations du monde et perdra tout ce qu’elle croit avoir.

      •  » Et j’ajoute un point qui devrait pourtant être fondamental : la liberté de circuler n’est pas seulement une des libertés fondamentales à protéger, c’est aussi un besoin de l’humanité pour progresser.  »

        C’est surtout le droit de pouvoir choisir librement son moyen de transport qui est un droit fondamental. Je ne pense pas que le droit de choisir librement son mode de transport soit vraiment violé avec un abaissement de la vitesse de 90 km/h à 80. ( pour autant que ça en reste là et que l’on ne baisse pas encore plus bas cette limitation ) Non, ce qui viole ce droit de pour choisir son mode de locomotion c’est la chasse aux voitures en ville pour forcer les gens à utiliser les transporst en commun. Il s’agit là bien d’une contrainte qui viole le droit fondamental de circuler avec le véhicule de son choix. Sans parler des contraintes comme être pris en otage par le grèves des cheminots ou ceux de la RATP et des pannes.

        • Ce qui est violé, c’est le droit d’utiliser son temps de manière rationnelle lorsqu’on circule. De toute façon, celui qui circule sur une route départementale n’a généralement pas le choix et a quasiment toujours sacrifié un meilleur emploi de son temps.

          • Vous avez parfaitement raison.
            Quant aux priorités à droite, stop, feux tricolores grillés et piétons bousculés, qu’ils aillent se faire voir.
            Non mais, moi j’ai j’ai des cou….s dans ma caisse !!

          •  » Ce qui est violé, c’est le droit d’utiliser son temps de manière rationnelle lorsqu’on circule.  »

            Votre droit d’utiliser votre temps de manière rationnelles sera de toute façon fréquemment violé même si l’on remontait la limite de vitesse à 100 km/h sur les départementale par exemple, en vous trouvant bloqué derrière un tracteur roulant 30 à l’heure ou derrière une grand-mère à chapeau roulant à 50 km/h avec sa 2 CV et que vous êtes à chaque fois emme… pour dépasser. Je pense que c’est un peu ce que vous expliquez en deuxième partie de votre commentaire.

            • Tout à fait, mais quand je suis derrière un tracteur, ça n’est pas parce que j’ai « le droit » de rouler à 90 que je n’attends pas une portion de route sans danger pour le dépasser. En revanche, quand j’ai une route droite et déserte devant moi, je trouve rationnel de rouler à 100, voire 110 si le macadam est bon, afin de disposer de 10 minutes de plus à moi une fois arrivé.

            • Vous avez raison, il y a déjà suffisamment d’emmerdement « naturels » pour ne pas en ajouter des artificiels

          • @MichelO: Vous avez raison de noter ce temps passé sur la route qui devient excessif. C’est devenu une vraie contrainte, et cela aura forcément une réaction de l’usager.
            Certains n’utiliseront plus de voiture et préféreront les voyages sous d’autres cieux.
            Les professionnels et leurs clients seront lésés.
            Les zones hors métropoles seront encore plus isolées.

            Encore une cause qui provoquera des effets bien éloignés de ceux pensés par le philippe !

            • @ amike
              J’ai travaillé dans tous les coins de France pendant 16 ans mais je n’y mettrai plus un pneu que si forcé contraint: ce pays, désormais sans le sou, est prêt à tous les rackets, avec les étrangers préférentiellement, en ligne de mire, comme d’habitude, pour les autorités comme pour la population!

              • Non non, les nationaux sont tout autant dans la ligne de mire que les étrangers, ils ont juste moins de points de comparaison.

    • Allez, je lance la polémique.
      On parle de 3693 morts sur les routes l’année dernière. Si on voulait vraiment être raisonnable, le but à atteindre ne serait pas de diminuer le nombre de morts de 200 à 400 comme c’est envisagé, mais d’atteindre le plus rapidement possible 0 (zéro) mort par an. Par exemple en mettant pour commencer une limitation systématique à 70 sauf sur certaines portions où la limitation pourrait être remontée à 80 ou 90 selon les cas, et, pour que cette réglementation soit respectée, en multipliant les radars tout en supprimant leurs panneaux avertisseurs (je vous parie par ailleurs que cette dernière mesure arrivera plus tôt qu’on ne le pense).
      Ca ferait chier tout le monde, moi le premier, mais ça serait bien plus profitable pour la société que la perte de temps évoquée.

  • Bien vu, sous un nouvel angle de vision du racket des automobilistes. Évidemment la répression des vrais délinquants n’est pas à l’ordre du jour des énarques formatés.

  • Vous ne croyez pas si bien dire Parcoureur!
    Voyez ici la conception du préfet des Vosges (difficile à croire) https://www.vosgesmatin.fr/edition-d-epinal/2018/03/10/les-assassins-sont-sur-la-route-selon-le-prefet-des-vosges

  • Encore un bel exemple du principe de précaution, consistant à donner plus de poids aux extrapolations incertaines de risques éventuels qu’à la réalité quotidienne.

  • Les allemands ont des restrictions de vitesse sur l’ autoroute, comme sur les routes ordinaires, faudrait p’t’être que vous y alliez faire un tour. La différence fondamentale avec nous qui sommes gouvernés par des ânes, c’ est que les limites sont modulées en fonction de la configuration de la route et de l’ autoroute. Sur un type « départementale », on passe allègrement de 50, 70, 80 km/h. Idem sur l’ autoroute, 80, 100, 120 km/h et no limit. Bref, le système encadre et responsabilise aussi.

  • Un point sur le cas des autoroutes et sur leur limitation à 130 km/h : Après la seconde guerre mondiale, lorsque la France a voulu rattraper son retard en matières d’autoroutes, les ingénieurs français sont allés voir ce qui se faisait chez ses voisins, en Allemagne et en Italie déjà bien dotées à l’époque.

    Là bas, les autoroutes sont de longues lignes droites de centaines de km.
    Ils ont constaté une augmentation des accidents dus notamment à la monotonie de ces longues lignes droites, entraînant inattentions, somnolence, etc.

    De fait, il a été décidé de doter les autoroutes françaises d’un virage tous les 2km environs (vous pourrez vérifier la prochaine fois, à part autour des échangeurs, vous avez un virage tous les 2km).
    Ces virages ont un rayon de courbure qui fait qu’on ne peut pas voir le bout du virage depuis son entrée (végétation en bord de route, etc).
    Si un obstacle venait à obstruer l’autoroute en fin de virage, il faut pouvoir s’arreter à temps (exemple : un camion accidenté couché sur les voies).

    Et il se trouve qu’à 130km/h la distance d’arrêt (temps de réaction + temps de freinage) et suffisante pour s’arrêter en urgence malgré la faible visibilité.
    A 180km/h par contre, on n’a aucune chance d’éviter l’impact – quel que soit l’état des pneus, de la technologie du véhicule ou des compétences du pilote.

    D’où cette limitation de vitesse sur les autoroutes à 130 km/h.

    Si un jour les technologies s’améliorent grandement – par exemple radars « longue portée » permettant de détecter des obstacles sans visibilité, ou IA permettant d’annuler le temps de réaction humain – on pourra alors augmenter cette limite, voire même la supprimer.
    En attendant, elle a un vrai fondement.

    … Par contre on voit de plus en plus d’autoroutes limitées à 110km/h en permanence pour cause de « pollution »… tous les prétextes sont bons pour entraver la circulation.

    • Je crois que l’origine des virages sur autoroute n’est pas de contraindre la vitesse, mais d’éviter la somnolence. Les rayons de courbure sur autoroute sont si grands que vous pouvez les prendre à vitesse très élevée.
      A l’époque, les autoroutes ont été construites pour permettre d’y rouler à la vitesse maximale atteignables par les vitesses (puisqu’il n’y avait pas de limitation de vitesse). D’où ces rayons de courbure gigantesques.
      Ce qui conditionne psychologiquement la vitesse sur autoroute, c’est la largeur et le nombre des voies. Plus l’autoroute est étroite (deux voies par exemple), plus l’on réduit sa vitesse. Ce principe est également vrai sur route. Et il est utilisé dans les deux sens : si l’on veut réduire la vitesse, on va optiquement diminuer la largeur des voies (souvent à l’approche des villes ou villages ; à l’inverse, sur route dégagée, on élargira les voies pour améliorer la fluidité du trafic (ce qui est quelque peu avec l’idée, saugrenue, de réduire la vitesse sur nos nationales, par ex, à 80 km/h).

      • atteignable par les voitures

      • Oui, c’était pour éviter la somnolence.
        la limite de vitesse n’est qu’une conséquence de la courbure des virages.

      • @Jean Roule Du Cable
        Bonsoir,
         » si l’on veut réduire la vitesse, on va optiquement diminuer la largeur des voies (souvent à l’approche des villes ou villages ; à l’inverse, sur route dégagée, on élargira les voies pour améliorer la fluidité du trafic »
        Et poser des ronds-points pour réduire les 2×2 voies (route pour automobiles) en 1 voie avec un zébra sur la voie de gauche, un panneau qui limite à 90, puis remettre 2 voies avant le rond-point.
        On trouve cela dans le sud de Toulouse, sur la partie de Roques sur Garonne vers Auterive. La route est belle (très belle vue sur les Pyrénées plein sud, quand dégagées), le goudron est bon, et il y a ces gros points au milieu.

    • j’ai très longtemps conduit largement au dessus des vitesses régelemanté et croyez moi, il est impossible de s’endormir, l’impression de vitesse c’est le meilleur aiguillon qui soit pour se maintenir éveillé. je paris que la plupart des endormissement se produise en dessous des limites de vitesse et lorsque vous traversé la route pour aller provoquer un choc frontal 130 km/h est largement suffisant pour détruire intégralement tout véhicule et ses occupants.

    • @ AxS
      En France, quand c’est payant, c’est (parfois) 130, quand c’est « gratuit », c’est 110!

      • La différence 110/130 est plus technique : les autoroutes payantes sont celles qui ont été conçues avec les virages tous les 2km.

        Les sections gratuites à 110 sont souvent des « anciennes » nationales préexistantes /élargies – Comme les périphériques de villes avant leur passage à 90/70.

  • Si, déjà tous respectaient la vitesse limite il y aurait moins d’accidents !
    Il faudrait que tous les radars automatiques prennent les véhicules par arrière ce qui éviterait une ségrégation envers les 4 roues (seuls immatriculés à l’avant).
    Il faut noter, au passage, que la règle des 80-20 est respectée ! Les deux roues représentent moins de 20% des véhicules roulant mais sont impliqués dans 80% des accidents… Est-ce normal ?
    Quant à la limitation à 80 ça n’apportera rien si non un moyen de rembourser une partie de la dette (ou d’embaucher de nouveaux fonctionnaires)…

    • Le respect de la vitesse limite réduit le risque d’accident uniquement pour votre portefeuille, mais pas pour vous.

      D’ailleurs, les statistiques d’accidents en hausse alors que la vitesse moyenne n’a jamais été aussi basse démontrent sans l’ombre d’un doute que les limitations de vitesses sont contreproductives pour la sécurité. Les vitesses limites trop basses sont tout simplement dangereuses ; elles tuent.

      C’est plutôt le respect de la vitesse raisonnable, fonction des circonstances constamment changeantes, qui réduit le risque d’accident.

      Pour améliorer la sécurité routière, il importe de remplacer les vitesses limitées (rouges) par les vitesses conseillées (bleues), constamment adaptées à la route parcourue, et réserver les vitesses limitées aux zones exceptionnellement dangereuses (sorties d’école).

      Sur la route, 99% des conducteurs n’ont pas besoin de sanctions. Ils ont besoin d’informations.

    • ce que vous oubliez de dire c’est que lors d’accidents avec des deux-roues c’est à + de 80% du fait de l’automobiliste avec responsabilité engagée..et il y a deux roues et deux roues, motard n’est pas scooteriste ni cycliste. …que les automobilistes balaient devant leur porte avant de systématiquement critiquer les motards, apprenez à utiliser vos clignotants,ne pas vous servir de vos portables et de regardez dans vos rétroviseurs,vous n’êtes pas tout seul sur la route.

      • Les règles d’attribution de responsabilité sont issues de négociations entre les assureurs, pas le moins du monde d’études techniques visant à réduire les accidents. Exactement comme la limitation de vitesse imposée.

        • Oui, enfin, quand même, quand un automobiliste brûle un stop et renverse un motard, il est difficile de parler de négociation.
          Pour compléter ce que dit Dekkard, il y a en réalité deux cas de figures :
          – depuis la loi Badinter, les usagers vulnérables (= piétons et cyclistes) ne sont jamais, sauf exception, considérés comme responsables de la collision ; la faute rejaillit toujours sur l’automobiliste ;
          – les motocyclistes sont, pour l’instant, toujours considérés comme des usagers lambda ; dès lors les règles de responsabilité sont les mêmes ; les statistiques des accidents (indépendamment de la question assurantielle) montrent que dans 2 accidents sur 3, c’est l’automobiliste qui est responsable.

          • sans parler d’un point essentiel, ou l’automobiliste se dit victime de ségrégation, j’y vois plutôt une sorte de jalousie implicite sur le fait qu’un motard peut rouler plus vite parce qu’il prend moins de place qu’une voiture et fluidifie le trafic (et ne se retrouve pas piégé dans les bouchons) … et que le permis n’est pas le même non plus ,c’est beaucoup plus facile d’avoir un permis B qu’un permis A qui se passe en deux fois (plateau et ensuite circulation)

            • @dekkard
              Bonsoir,
              Le permis moto forme à la conduite d’une moto, avec le plateau. Ensuite on est lancé dans la circulation. Mon moniteur de moto me disait qu’il fallait rouler plus vite que le flot sur autoroute, pour être en sécurité. Actuellement, l’allure de ce flot est lente. Avaler des bornes en auto m’ennuie à vitesse légales. A moto, je suis plus concentré, puisque je n’ai pas d’habitacle.

            • Il y a sans doute effectivement un peu de jalousie de la part des automobilistes, encore que, roulant aussi en moto, j’ai plutôt l’impression que le partage de la route est une réalité. Je ne compte plus les gens qui s’écartent vers la droite pour me permettre de les doubler, dans les ralentissements.
              Il est possible que les motards soient surtout pointés du doigt par les autorités de la sécurité routière, les motards s’acharnant à plomber leurs statistiques de mortalité routière 😉
              La DSR oubliant, souvent, de rappeler que les motards sont par construction moins protégés que les automobilistes, le discours tourne souvent autour de leur pseudo-inconscience au guidon : roulent trop vite, n’importe comment, se faufilent, prennent des risques, etc. Il y a en haut lieu, depuis quelques décennies, une forme plus ou moins avouée de motophobie.

              • Jean Roule Du Cable
                Bonsoir,
                Je partage votre avis. Je trouve aussi que les automobilistes et autres utilisateurs de la route sont plus civilisés, ils nous laissent plus facilement circuler quand il y a ralentissement., que ce soit sur nationale, voies rapides ou autoroutes. Malgré quelques erreurs de certains, dans l’ensemble je trouve les conducteurs plus « éduqués » ou « instruits » quant aux motards et à leur particularité. Cependant, je vois de plus en plus de motards qui ne remercient pas. Cela se perdrait-il ?
                Quant à la DSR, et le comité interministériel, dont le délégué en chef avait été invité par Moto Magazine (ou Moto Journal, là j’ai un doute), il y a quelques années, à faire un tour à moto. Il a avoué qu’il avait compris la nécessité d’avoir de la puissance, en particulier sur le périph’. Il n’avait pas aimé être au milieu du trafic, avec juste le casque et le cuir, pour justement s’éloigner rapidement.

                • edit :
                  Il me semble qu’il s’agissait de Rémi Barde.

                  • Rémy Heitz ?
                    Les délégués à la SR et la moto, c’est tout une histoire. Le premier, Gérondeau, celui à l’origine de la vignette, et par voie de conséquence, de la création de la FFMC, était particulièrement gratiné. Il avait passé le permis A pour essayer de comprendre comment fonctionnait une moto ; il paraît que malgré son bagage de polytechnicien, il ne s’est jamais fait au contrebraquage !
                    Récemment, on nous a collé quelques délégués roulant sur deux-roues (scooters) : Pechenard, Barbe… Plus souvent pour donner une caution morale aux mesures répressives spécifiques moto que pour véritablement appréhender ce qu’il conviendrait de faire…

                    • Rémy Heitz, peut-être bien. J’ai jeté mes collec’ de MotoJournal et de Moto Magazine. Le Rémy dont je parle n’avait pas le permis moto, il n’était que passager sur un GSX1400. Ca doit faire 5 ou 10 ans.
                      Il a été nommé Directeur des affaires criminelles et des grâces en août 2017.
                      Il s’agit bien de lui, et il était invité par MotoJournal en 2003. Il n’a jamais rien compris aux motards, et bien qu’il avait dit faire des efforts sur les infrstructures il n’en fut rien. Cela ne correspondrait-il pas au début de la dégradation du réseau routier français par hasard, sachant qu’il a été remplacé en novembre 2006? Sa rempaçante, Mme Cécile Petit, magistrate elle aussi, dont le mâitre mot était : « Chacun connaît la règle, il sait qu’il peut être contrôlé. » ou encore :  » Si l’on enfreint la règle, on connaît les risques. » Bref, « Un magistrat succède à un magistrat, ce n’est pas un hasard, c’est parce que le bilan est bon, donc, la démarche est bonne. Mon travail va se situer dans la continuité de celui de mon prédécesseur, » (http://www.caradisiac.com/Cecile-Petit-a-remplace-Remy-Heitz-n-esperez-rien-14589.htm)

                      Pendant ce temps M. E. Philippe diffuse se promène et diffuse son message : http://www.caradisiac.com/80-km-h-exces-de-vitesse-et-feu-rouge-grille-pour-le-convoi-d-edouard-philippe-video-166946.htm

                    • @Jean Roule Du Cable
                      Bonsoir,
                      Oui c’est lui Rémy Heitz. Il avait été invité par Moto Journal à voir la perspective d’un motard. Il n’a jamais rien compris aux motards, d’après la F.F.M.C. Il devait améliorer les infrastrures. Cela ne correspondrait-il pas avec le début de la détérioration du réseau routier. Il a été nommé Directeur des Affaires et des Grâces en août 2017. Il a été remplacé par Mme Cécile Petit en novembre 2006. Magistrate elle aussi, voici quel fut son maître mot : « Chacun connaît la règle, il sait qu’il peut être contrôlé. » et aussi : « Si l’on enfreint la règle, on connaît les risques. »
                      Voici comme elle se présente :
                      « Un magistrat, de par son expérience, est habitué à traiter des situations difficiles. Un magistrat succède à un magistrat, ce n’est pas un hasard, c’est parce que le bilan est bon, donc, la démarche est bonne. Mon travail va se situer dans la continuité de celui de mon prédécesseur, mais en axant ma mission sur des priorités. » (http://www.caradisiac.com/Cecile-Petit-a-remplace-Remy-Heitz-n-esperez-rien-14589.htm)

                      Pendant ce temps, M. Philippe se promène et dispense son message : http://www.caradisiac.com/80-km-h-exces-de-vitesse-et-feu-rouge-grille-pour-le-convoi-d-edouard-philippe-video-166946.htm

                    • oups ! J4ai fait une doublette. J’ai cru que mon premier commentaire n’était pas passé.

                    • C’est vrai, STF, qu’une partie du problème, une grosse partie du problème est liée au fait que nous n’avons plus d’ingénieurs à la tête de la sécurité routière, mais plutôt magistrats. Cette évolution se retrouve dans la tutelle de cette administration. En 2010, je crois, la DSR est passé du ministère des transports (ce qui était parfaitement logique) au ministère de l’intérieur (ce qui ne se comprend que dans une logique purement répressive).
                      De fait, je crois que c’est bien à partir de ces années (2011 et suivantes) que la mortalité routière a commencé à stagner.

    • @Jean-M64

      Les motards représentent 2% du trafic et non 20%. Et ils ne sont pas impliqués dans 80% des accidents. Je n’ai pas trouvé de statistiques sur ce point mais le chiffre à retenir est environ 20% des tués.
      En tant que motard modéré, je peux vous dire que le problème vient surtout de notre visibilité sur la route. Les automobilistes se soucient rarement de savoir ce qu’ils se passent dans leur rétroviseur quand ils changent de direction. Ensuite l’état des routes est lamentable. Un nid de poule ne sera pas vécu de la même manière en moto qu’en voiture. Pour finir, il y a toujours son lot de phénomènes en auto qui, mise à part la vitesse, n’ont aucun respect pour autrui (distance de sécurité « regarde moi dans les yeux », dépassement sauvage voire sur la même voie ou alors que vous êtes sur le point de changer de direction (du vécu)…
      Vos radars coûtant une blind » aux millions d’usagers responsables (?) d’eux mêmes ne servent à rien dans ces cas là.

    • Quelques élémens de réponse :
      1. le facteur vitesse est largement surcompté dans les statistiques (quand la cause est inconnue, on demande aux gendarmes de cocher la case vitesse ; case cochée également quand le véhicule est en excès de vitesse (dépassement de la limite réglementaire) lors de l’accident, même si la vitesse n’est pas la cause de l’accident, etc)
      2. l’idée, infantilisante, selon laquelle le simple respect de la vitesse garantirait un taux bas de mortalité routière est contre-productive : elle induit chez le conducteur un faux sentiment de sécurité, qui lui fait oublier d’autres principes bien plus important comme l’attention à son environnement
      3. s’agissant des 2-roues (motorisé ou pas), le plus grand nombre de tués relatif s’explique tout simplement par le fait qu’ils n’ont pas de carrosserie protectrice comme celle d’une voiture ; là ou il y aura un peu de tôle froissé dans une collision impliquant une ou des voitures, il y aura tout de suite des blessés, voire pire, en 2 deux-roues ; si la mortalité spécifique des cyclistes a décru, c’est uniquement lié à l’augmentation de pistes cyclables qui les sortent du trafic routier
      4. les radars prennent majoritairement, très majoritairement par l’arrière, à cause justement des 2-roues, ce qui offre aux automobilistes un avantage par rapport à la situation précédente : sans photo de face, ils peuvent contester leur présence au volant

  •  » sans restrictions comme chez nos voisins allemands qui n’ont nullement une mortalité plus élevée sur Autobahn qu’en Hexagone, au contraire.  »

    Je suis tombé là-dessus ça date de 2014.

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/04/07/01016-20140407ARTFIG00234-l8216allemagne-tait-le-nombre-d-accidents-sur-les-autoroutes-a-vitesse-libre.php

    • 388 kms seulement d’autoroutes no-limit en Allemagne (sur un réseau de plus de 12000 kms) je crois bien qu’on n’est pas loin du fake news, abondamment relayé par la sécurité routière française, jusque dans les stages de récupération de points. Je pense que l’erreur, si ce n’est pas un mensonge, vient du fait que certaines autoroutes allemandes sont limitées plus ou moins à 130, quand les autres ne sont que « conseillées » à 130. Dès lors, on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres…
      http://realitesroutieres.fr/66-des-autoroutes-allemandes-ont-une-vitesse-libre-sans-limite-658/

      • @ Jean Roule Du Cable,

        Le patron de VW évoque les deux tiers des tronçons d’autoroute à vitesse illimitée. Ce qui correspond bien aux 66% . Mais mon billet mettait en avant les accidents plus nombreux de ce que l’on croit.

        • Certes, mais vous avez bien compris, à la lecture de l’article, qu’il s’agit là d’une oeuvre de propagande de la sécurité routière française, puisque ce sont les propos de Nevache, ancien directeur de la sécurité routière, qui sont relayés.
          Dès lors qu’il y a mensonge manifeste sur le nombre de kms « no limit », tout l’article ainsi que les propos de Nevache sont sujets à caution.

        • Pour répondre précisément à la question, il me semble avoir lu quelque part qu’il y avait 2/3 des morts sur les autoroutes « no limit » et 1/3 sur les autres autoroutes.
          Sachant dont qu’il y a environ 2/3 des autoroutes qui sont « no limit », on en déduit qu’il n’y a pas de surmortalité sur ces portions « no limit ».

      • A confirmer, mais il me semble que il y a 20 ans en Allemagne il y avait plus d’autoroutes non limitées que maintenant.
        Est-ce qu’il y a eu une « vague » de limitations depuis plusieurs décennies ?

  • Et puis, au risque de provoquer, on peut aussi dire que la vitesse maximale devrait dépendre de la voiture. Une smart n’a pas la même tenue de route, les mêmes capacités de freinage qu’une grosse berline allemande.
    Demander à l’une et à l’autre de rouler à la même vitesse, alors que les qualités des voitures n’ont rien à voir, est tout aussi absurde.

    • Quant au QI du conducteur, on s’en fout !!

    • @Orior
      Bonjour,
      Il ne doit pas y en avoir beaucoup des Smarts sur l’Autobahn en libre.
      La Smart est une voiture citadine, elle n’est pas faite pour avaler des bornes pendant des heures. Même sur nos autoroutes, il n’y en a que rarement. Je les plains d’ailleurs, ainsi que ceux qui roulent en citadines compact type C1, Aygo, AX, etc…

      • Je caricaturais mais entre une petite voiture, un peu ancienne, sans ABS ni ESP et une plus récente, possédant un meilleur freinage et une meilleure adhérence, il est ridicule de donner la même vitesse limite.

        • Avec une 2CV, à part dans une grande descente, vous aurez du mal à atteindre le 90. Mais c’est le conducteur qui peut juger, pas un énarque. Même Giscard, un des rares énarques à avoir jamais conduit une 2CV, n’a pu s’empêcher de rentrer dans le laitier avec un matin 🙂

  • Quand je vais en Suisse, j’ai l’impression de redevenir un être humain à part entière : avec des panneaux de signalisation en nombres mesurés et des réglementations de vitesse compréhensibles, je circule librement en sécurité. J’apprécie l’intelligence d’une route qui n’est pas bêtement répressive et qui induit avec efficacité un comportement responsable.

    Quand je rentre en France, je retrouve l’ambiance aberrante d’une prison à ciel ouvert, avec une route pathologique encombrée d’une multitude de panneaux superflus qui dispersent mon attention. Les limitations de vitesse incompréhensibles qui changent inconsidérément et les positionnements de radars conçus comme des guet-apens pour piéger le passant et le rançonner sont des procédés indignes.

    Merci à l’auteur de l’article pour sa lucidité sur la supercherie des gourous de la sphère publique qui prêchent la lenteur surtout pour nous faire les poches et conditionner à l’asservissement une population piégée.

    De manière plus générale, le problème avec les pouvoirs publics en France, c’est qu’ils salissent tout ce qu’ils touchent. C’est le propre d’une dictature.
    Une démocratie met en valeur les capacités de chacun à bien se conduire. Dans une dictature les capacités de chacun sont perverties et dégradées.
    Une démocratie produit des gens intelligents et responsables. Une dictature produit des incapables à punir sans qu’ils comprennent pourquoi.
    La France en marche pour être une dictature mafieuse, est-ce bien nouveau ou est-ce seulement devenu plus visible avec l’accroissement des moyens qui amplifient les pouvoirs de nuisance?

    • « Une démocratie produit des gens intelligents et responsables. »

      Permettez moi d’en douter!

      Pour le reste je suis d’accord.

  • la sur-consomation de carburant est de l’ordre de 3 à 4% en diminuant la vitesse à 80 kms/h au lieu de 90 !
    (chiffres IFP)

  • Cette limitation inepte sera-t-elle » la goutte d’eau qui fait déborder le vase »?

  • La preuve que les radars ou même la répression contre les excès de vitesse n’améliore en rien la sécurité routière c’est que lorsque vous prenez le graphiques du nombre de mort par an au file des années il est absolument impossible de déterminer ou sont apparu les différentes réglementations et notamment les radar automatique. La pente descend régulièrement en moyenne d’année en année et 3 facteurs principaux entre jeux : l’amélioration du réseau routier, l’amélioration des véhicule et le vieillissement de la population. Tout le reste c’est de l’enfumage et de la démagogie électorale.

  • Excellent article. Tout est dit.
    Le gouvernement se décrédibilise à persister pathétiquement dans son mauvais choix.

  • La France est mal barrée, et en plus, ce pays devient chiant. Tout est normé, contrôlé, mis sous cloche. Vitesse à 80, mangez équilibré (méchant gras), couchez vous tôt, pas de rassemblements si pas de gardes (méchants terroristes), ne buvez pas, ne fumez pas, ne prenez pas votre voiture (méchante pollution), faites votre coloscopie à 50 ans, ne dites pas de choses vilaines (méchant dragueur), pensez bien (méchant raciste) et surtout, n’oubliez pas de payer votre TF, TH, Taxe sur la taxe, IR, CSG, CRDS, Sécu, impôt sur la succession, EDF, impôt sur la plus value de votre livret à 0.75%, donnez aux restos du coeur, donnez à la recherche contre le cancer, et mettez un casque à vos enfants pour faire du vélo dans le parc.
    Quand aux vieux, vous gagnez trop, c’est moche pour les jeunes. (et moi qui croyait que c’était les jeunes qui ne gagnaient pas assez…).

  • D’accord avec l’article, le point de vue politique etc sauf 2 points :
    1)La référence aux conducteurs allemands est obsolète car les mentalités y sont différentes (respect naturel des automobilistes lents, anticipation des déboitements, accélération rapide au passage au vert des feux pour optimiser le nombre de voitures qui pourra passer le feu avant qu’il ne redevienne rouge). Pas comparable donc référence inutile.
    2)150-180km/h sur autoroute… Avec des humains aux commandes : NON à cause des temps de réaction et des pertes de conscience chez les jeunes sujets témoignant d’un excès de testostérone… mais surtout car le corps humain n’est pas fait pour résister aux G négatifs subis lors d’accidents à cette vitesse-là ; quelque soient les airbags, châssis déformables, etc, une décélération de 8 à 10G entraine l’écrasement des organes et donc des hémorragies mortelles.
    Avec des robots aux commandes sur des routes utilisant l’internet des objets et interdites aux chauffeurs humains : no limit!

    • Les mentalités ne sont pas une fatalité. Elles peuvent évoluer, si l’on mise sur une responsabilisation des conducteurs et si les assureurs, notamment, jouent le jeu. En revanche, les mesures stupides de limitation indépendante des conditions et uniforme ne peuvent que déresponsabiliser les conducteurs et les pousser à la faute.

    • Les G négatifs importants, vous les avez aussi à vitesse bien plus basse. A 90, 80, voire 30 pour des motards qui percutent des barrières de sécurité non doublées.
      Raison pour laquelle on développe sur les véhicules modernes des zones de déformation, qui ont deux vertus : absorber une partie de l’énergie cinétique en cas de choc et augmenter de quelques fractions de secondes le passage de X km/h à zéro km/h.

    • « vec des robots aux commandes sur des routes utilisant l’internet des objets et interdites aux chauffeurs humains : no limit! »
      Vous confondez deux choses, la sécurité passive et la sécurité active. Le passager dans la voiture ne sera pas moins protégé en cas d’accident si c’est un robot qui conduit. La sécurité passive obéira aux mêmes lois de la physique humaine. Et, s’agissant de la sécurité active, à ce stade rien ne nous garantit l’absence totale d’accidents avec des véhicules autonomes…

  • Quand on aura réduit la vitesse à 15 km/h, on sera revenu -presque- à la vitesse des carrioles à cheval et alors le tracé, idiot actuellement, des départments (il fallait à l’époque (1789) pouvoir aller à la préfecture et retour en voiture à cheval dans la journée) redeviendra justifié.
    Bravo les cinglés qui nous gouvernent!

  • @claire Ah ah ah excellent, inutile de donner le nom du pays, avec votre description, tous les européens reconnaissent notre belle contrée !

  • La conclusion de cet article est admirable de bon sens : « La bonne conduite, et donc la sécurité, pour toute personne utilisant son cerveau et son bon sens c’est regarder principalement la route et faire attention aux objets qui bougent (autres véhicules, passants, animaux…) qui signalent des êtres humains ou des êtres vivants…Laquelle des deux conduites est la plus intelligente ? Lequel des deux conducteurs est le plus attentif à autrui ? »

  • vous n’avez pas compris !! la limitation à 80 est nécessaire vu l’état catastrophique des départementales ! ben oui entre raquer pour les entretenir et limiter encore plus la vitesse, l’état à choisi ce qui est le meilleur pour lui, comme d’hab

    • Le pire c’est que c’est déjà possible, au cas par cas, de baisser la limite de vitesse.
      Et c’est déjà fait sur les tronçons trop dangereux.

      • Non, sur ces tronçons c’est 30, 50 ou 70 au plus. Il faut bien pouvoir accuser la vitesse plutôt que l’entretien en cas d’accident, voyons !

  • Pour remettre les choses dans leurs justes proportions, j’ai essayé d’évaluer l’impact de cette mesure sur le trajet que j’effectue les plus couramment. Il s’agit d’un trajet de 260 Km Paris Normandie via la nationale 12 puis la départementale 176/976 que Google Maps évalue au mieux à 3h17. La moitié du trajet (jusqu’à Verneuil sur Avre) n’est pratiquement pas concerné par la limitation (essentiellement une 2×2 voies à 110Km sauf dans les villes et villages à 70 puis 50 km/h). Pour l’autre moitié, j’ai recensé une portion de 21 Km, mais plutôt 19 Km pour tenir compte de 2 villages traversés, une portion de 5 Km absolument rectiligne, sans un seul village et en omettant un tout petit passage limité à 70, et une dernière portion de 47 km, mais qui traverse 10 villes et villages, allez, je vous la fais à 40Km – qui seront limités à 80 à partir du 1er juillet. A 5 secondes perdues par kilomètre (si, si, 45 sec pour faire 1 km à 80, 40 sec à 90), le trajet sera allongé de … 5 min 20 sec, et dont passera de 3h17 à 3h22 ou 23 … En supposant que les 6 feux tricolores rencontrés seront tous verts, et que la sortie (ou l’entrée) dans Paris et la traversée de Saint-Rémy sur Avre (vous ne connaissez pas ? Vous ignorez votre chance !) se passera les doigts dans le nez.
    Dans ces conditions, même si cette mesure ne sauve qu’une seule vie, je suis plutôt d’accord, surtout si c’est la mienne.

    • Je ne crois pas que votre cas personnel, qui ressemble à un Parisien se rendant à sa résidence secondaire, soit très significatif. De plus, l’affirmation que la mesure pourrait éventuellement sauver une vie est peu vraisemblable, puisque de nombreuses études montrent que la vitesse n’a aucun effet significatif. Prenons plutôt un artisan de Saint-Malo-de-la-Lande dans la Manche ayant un chantier à Saint-Rémy-des-Landes, à 35 km de route droite et dégagée (D650) sur laquelle il ne serait pas choquant de rouler à plus de 90, mais bon. La vitesse moyenne passe de 85 à 75 (si vous parvenez à faire en moyenne la vitesse limite, vous êtes en infraction), et notre chef de chantier et ses ouvriers perdent une bonne demi-heure par semaine, sans compter le trajet entre leur domicile et le dépôt de l’entreprise et celui entre le chantier et le restaurant ouvrier où ils mangent le midi. On est donc sur une perte de temps proche d’une heure par semaine et par personne, manifestement sans le moindre gain de sécurité. Pire, à 80, on s’emm…. tellement qu’on est tenté de téléphoner ou de faire moins attention à la route.

      • Selon les chiffres de la moralité donnée par la sécurité routière (http://www.securite-routiere.org/graphiques/graphiquemortalite.htm) les chutes brutales datent pour la première de 1973-1974 avec une première limitation à 110 sur les routes à grande circulation et 100 sur les autres routes et la deuxième de 2003-2004 avec la mise en place des radars automatiques qui – à mon sens – a permis de changer les mentalités.
        Il me parait difficile de prétendre que la vitesse n’a aucune influence sur le nombre d’accidents, même si ce n’est pas la cause unique.

        • J’avais surtout retenu de 1973-74 la ceinture de sécurité, et je me suis toujours demandé où était passée dans la courbe la réduction de 10 km/h entre les 120/100 initiaux et les 110/90 actuels.
          Je me suis aussi demandé pourquoi les chiffres de mortalité n’étaient jamais dans ces courbes rapportés à la vitesse effective observée…

          • Le port de la ceinture de sécurité a de toute évidence permis de limiter les conséquences des accident …
            Ainsi que l’amélioration des infrastructures, les progrès de la sécurité actives et passives des véhicules, le renforcements des règlements et de leurs contrôles (contrôles techniques, alcool, drogues, utilisation du smartphone, …).
            Ainsi que les limitations de vitesse.
            Et si cela ne doit ne sauver qu’une seule vie, la mienne, la votre, celle de vos employés, ça vaut vraiment le coup. Quelque soit le temps perdu.

            • Il est malheureusement probable que ça doive sauver moins de vies (ou causer plus de décès) que le maintien à 90. Alors ?

              • Je ne comprends pas le raisonnement. Garder la limitation à 90 ne change rien et donc ne sauvera pas un seule vie. Du coup comment pouvez-vous affirmer que la réduction à 80 en sauvera moins ?

                • @F.Eymair
                  Bonsoir,
                  « Du coup comment pouvez-vous affirmer que la réduction à 80 en sauvera moins ? »
                  Tout simplement parce que la courbe de décès est en baisse depuis des années, Elle était en baisse sans même cette interdiction.

                  • @STF
                    « Tout simplement parce que la courbe de décès est en baisse depuis des années, Elle était en baisse sans même cette interdiction. »
                    Ok, mais du coup, au pire la limitation à 80 ne sauvera pas un vie en plus. Donc il n’est PAS probable que malheureusement ça doive sauver moins de vies (ou causera plus de décès) que le maintien à 90 comme vous l’affirmez.
                    Vous auriez pu dire que cette mesure n’aura à votre avis aucun impact, mais moi je dis que s’il y avait ne serait-ce qu’une seule chance qu’elle ne sauve qu’une seule vie, ça ne vaut pas le coup de tenter ? On parle quand même de 3693 morts l’année dernière !

                    • Oops, c’est MichelO qui affirme, pas STF. Désolé.

                    • Pour différentes raisons, par exemple l’augmentation du temps d’exposition au risque dont nous avons parlé, ou la perte de vigilance induite par plus de monotonie, ou l’apparente facilité accrue pour user du téléphone, la limitation à 80 peut parfaitement être plus néfaste que le statu quo. Votre « au pire » relève donc d’hypothèses arbitraires et invérifiées. C’est d’autant plus probable qu’il n’y a en revanche que des spéculations bien moins solides pour conforter l’idée d’une baisse expressément causée par la limitation à 10 km/h de moins, l’idée « moins vite = moins dangereux » séduit les masses, mais n’a aucun fondement. Par exemple, l’Allemagne et l’Autriche, où l’on roule plus vite, ont moins de mortalité. Tout scientifique digne de ce nom remettra en cause à partir de cette observation le sophisme « moins vite = moins dangereux ». Nos flatteurs de ministres prétendront, eux, que les Français sont trop particuliers pour que ce qui marche ailleurs marche chez eux…
                      Certes, si notre Premier Ministre s’engageait à expier pour les morts supplémentaires si les deux années d’expérimentation tournent mal, on pourrait admettre. Mais je ne l’ai pas entendu faire ce genre de promesse : il a le courage de ses convictions, mais pas la témérité de les assumer…

            • F.Eymair
              Bonjour,
              La ceinture de sécurité est un équipement, comme les barres de renforts latérales, l’Airbag, l’A.B.S et autres. Cela n’influe pas sur la conduite. Les autorités de l’époque n’avaient pas à rendre son port obligatoire et soumis à sanctions pécuniaires. L’A.B.S n’est pas obligatoire, pourtant il y en a de plus en plus. Il l’est pour avoir le droit de conduire une moto à son potentiel maximum.

              On pouvait rouler à 100 sur n’importe quelle départementale en 1980 avec une Renault5, et il nous faudrait rouler à 80 avec une Passat !? Vraiment, qu’ils remettent à la mode les Trabant, la 601 atteignait 110km/h avec un moteur de moins de 600cc pour 650kg max.
              Quant à sauver une seule vie, avec 603.000 décès l’an dernier (environ 528.121 en 1994 ; 562.467 en 2003 ; 519.470 en 2004 ; 569.868 en 2012 ; 593.680 e,n 2015 « https://www.insee.fr/fr/statistiques/2383440 »), je pense qu’il y a d’autres priorités que celles d’em….er les conducteurs. Les cancers, maldies de coeur, et A.V.C sont les trois premières causes de décès en France. (respectivement 30%,20% et 6%) et les Accidents, pour moins de 6% donc, dont les accidents de la route. 3456 « morts sur la route en 2017 » (http://www.lemonde.fr/securite-routiere/article/2018/02/01/securite-routiere-legere-baisse-du-nombre-de-morts-en-2017_5250473_1655513.html) soit 0.57% des décès en France. Sur le graphique du Monde, vous constaterez que le nombre de « morts sur la route » est en baisse depuis 1960, avec un gros pic dans les années 70. L’année la moins « meurtrière » fut 2013 avec 3268 « morts sur la route ».
              Voici comment Le Monde commence l’article :
              « Sécurité routière : légère baisse du nombre de morts en 2017
              Cette inversion de la courbe est due aux résultats de décembre 2017, au moment même où l’exécutif mettait l’accent sur la nécessité de limiter la mortalité routière. » « Courbe inversée » pour 21 morts de moins qu’en 2016.

              Vous attendez de l’Etat qu’il ponde des mesures pour « sauver votre vie » alors qu’il n’en a rien à faire, pas plus qu’il ne se soucie de votre liberté ni de vos droits.

    • @F.Eymair
      Bonsoir,
      Votre compte rendu est fort intéressant et utile. Google Maps vous calcule une moyenne de 79,27km/h pour faire vos 260km/h en 3h17, (3h17 donnent 3.28, 260/3.28=79,26829) avec les limitations actuelles.
      Une limition de vitesse ne sauvera pas votre vie. Tout comme aucune loi ne vous protège. Peut-être votre véhicule. Avec ma Safrane de 1993, à 80Km/h je coupe en deux une 2cv. Celui qui sauvera votre vie c’est vous. Je ne sais pas si vous avez passé votre temps de conduite à regarder votre compteur ou votre G.P.S pour récolter vos données. Sans prendre des donées, je me rends compte que je passe de plus en plus de temps à regarder/contrôler mon allure en décrochant mes yeux de la route pour les poser sur mon compteur de vitesse. Je l’ai réalisé à moto. Et je le fais encore plus en voiture.
      En plus de devoir surveiller ses rétros il faut en plus surveiller son compteur. Mis bout à bout, cela fait pas mal de temps sans regarder le plus important : la route.
      En MotoGP, les motos ne sont pas équipées de rétros. Il me semble qu’elles en ont en F1.

      Voici la différence notable entre rouler à 80km/h et 90/h.
      La formule est : E=1/2MV² (E en joules, M en kilogrammes, et V en mètres/seconde)
      Prenons une Clio 4 dont la masse est de 1082kg à vide.
      A 80km/h :
      E=541.493.82716 donne environ 267.160,493 joules.
      A 90km/h
      E=541×625 donne environ 338.125 joules.
      Avec le plein (45l) et un conducteur (de 70kg mettons) à 80km/h on obtient : 295.555,55526 joules environ ; à 90 : 374.062,5 joules.
      L’énergie d’une balle de 9mm à la sortie du canon est de 480 à 550 joules. 550 joules en Clio 4, à vide, c’est rouler à 3,6km/h, avec le plein et un chauffeur c’est rouler à 2,7km/h.

      • Edit :
        A 80km/h :
        E=541×493,82716 donne environ 267.160,493 joules.

      • Vous pouvez calculer la quantité de mouvement ou l’énergie cinétique, mais c’est essentiellement hors sujet. Votre probabilité de survie, c’est la probabilité P0 de ne pas avoir d’accident plus la probabilité (1-P0) d’avoir un accident mais d’y survivre (1-P0)Ps. Dans le total P0 + Ps(1- P0), le premier terme est ultradominant. Vous vous focalisez sur l’augmentation de Ps quand il est bien plus facile et efficace d’augmenter P0 : réduisez le nombre d’accidents au lieu de vous inquiéter de transformer les rares accidents survenant à 90 en accidents survenant à 80.
        Or en passant la limite de 90 à 80, vous augmentez de plus de 10% le temps d’exposition et l’encombrement des routes, vous augmentez considérablement le nombre d’accidents. Avant que la gravité réduite (et en plus, vous ne jouez pas sur le conducteur ivre et drogué qui se viande à 130 de toute façon) ne compense votre multiplication du nombre d’accidents, il passera des bagnoles sous les ponts…

        • Si je comprends bien, en passant de 90 à 180 (cent-quatre-vingt) on réduirait considérablement le nombre d’accidents grâce à la diminution du temps passé sur la route ?

          • Je me doutais que vous diriez ça 🙂
            En fait, le raisonnement n’est valable que tant qu’on reste dans la plage de vitesses à laquelle les routes sont adaptées. Ainsi, si vous prenez le circuit des 24 heures du Mans, il se pourrait qu’en effet vous ayez moins d’accidents par millier de tours à 180 que par millier de tours à 90.
            Pour les routes ordinaires, elles sont techniquement adaptées à une gamme de vitesses autour de 90, mais effectivement on ne peut pas prolonger le raisonnement trop loin de cet optimal.

            • Je reconnais que l’argument est fallacieux : en poussant le raisonnement dans l’autre sens, une limitation de vitesse à 0 km/h donnerait des temps de trajet infinis, mais un nombre d’accident nul. Désolé ?
              Cependant je reste persuadé qu’il n’y a pas de rapport évident entre le temps passé sur la route et le nombre d’accident, mais pour finir dans votre sens, il est vrai qu’une limitation raisonnée dans les endroits les plus dangereux serait mieux comprise et acceptée que cette mesure qui, pour certains cas, est ressentie comme parfaitement bête, injuste, inutile, …

              • « Cependant je reste persuadé qu’il n’y a pas de rapport évident entre le temps passé sur la route et le nombre d’accident »
                Si, il peut y en avoir un. En général, les gros rouleurs (professionnels ou non) ont moins d’accident au km que la moyenne.
                Le vrai souci avec le 80, c’est surtout le risque d’endormissement, à l’instar des autoroutes. Le 80 peut se comprendre sur une petite départementale tortueuse, certainement pas sur une nationale rectiligne.
                La principale raison qui pousse le gouvernement à faire ralentir les Français, c’est la « loi » de Nilson, qui repose essentiellement sur la moindre énergie cinétique à dissiper en cas de choc. Sécurité passive uniquement.
                Donc d’un côté, un gain hypothétique – car à 80, on fera tout juste un plus beau cadavre qu’à 90 – de l’autre, un risque d’accroître le nombre d’accidents.
                Voilà probablement pourquoi le bilan de l’expérimentation n’a rien donné…

                • Si j’osais, je dirais que le rapport entre le temps passé sur la route et le nombre d’accident est du ressort de la statistique à la con, disons plutôt qu’il s’agirait plutôt d’une fausse corrélation : par exemple, sur une route complètement verglacée, à 30 km/h, vous mettrez 3 fois plus de temps pour arriver à bon port que sur une route sèche à 90 km/h et effectivement vous aurez plus de risques de finir dans le fossé, mais pas parce que vous aurez passé plus de temps sur la route, mais bien à cause des conditions de circulation.
                  (argument fallacieux dont j’attends avec impatience le contre-exemple ?)
                  D’autre part, pouvez-vous me citer les sources qui vous permettent d’affirmer qu’en général (?) les gros rouleurs (c’est qui un gros rouleur ?) ont moins d’accidents au km que la moyenne (?).
                  En fait tout cela est à mon sens une histoire de responsabilité de ceux qui EMPRUNTENT un itinéraire vis à vis d’eux-même, de leurs passagers et des autres « usagers », même ceux qui ont PRIS la route.
                  Et pour finir, oui, l’étude de Nilsen ne concerne que la sécurité passive et donc ne me concerne pas, parce que je suis un excellent conducteur, mais je n’aimerais pas être percuté par un imbécile qui n’a pas pu s’arrêter à temps.

                  • @F.Eymair
                    Bonsoir,
                    « je n’aimerais pas être percuté par un imbécile qui n’a pas pu s’arrêter à temps. »
                    Pourtant la loi lui interdit beaucoup de choses, donc vous êtes en sécurité non ?
                    Manquer de vigilance ou d’attention peut arriver à n’importe qui. Tous les signaux parasites, non essentiels, attaquent notre vigilance/attention. J’essaie de me concentrer sur l’essentiel : le bitume, la météo, et les autres. Malheureusement , il me faut faire attention aux panneaux signalant les radars, scruter pour voir des radars cachés/camouflés, et les changements de Lenteur Max Autorisées.
                    Comme vous le dites dans votre commentaire, ce sont les conditions de la route et de météo qui conditionnent la façon de rouler. C’est pour cela que vous ne roulez pas à 130 sur l’autoroute dès qu’il y a une météo excécrable, un ralentissement du trafic ou un bouchon, alors que le panneau 130 est toujours là.

                    • Je dois être également un des seuls à rouler au plus à 100 km/h sur les 2 fois 2 voies (pardon les routes à deux chaussées séparées par un terre plein central) et à 80 sur les autres routes en cas de pluie ou autres intempéries, comme le stipule le code de la route. J’ai l’impression que cette règle est mal connue. Beaucoup d’imbéciles ne la respectent pas, mais ça n’a pas rien à voir avec mon sentiment d’être ou pas en sécurité.

                  • « par exemple, sur une route complètement verglacée, à 30 km/h, vous mettrez 3 fois plus de temps pour arriver à bon port que sur une route sèche à 90 km/h et effectivement vous aurez plus de risques de finir dans le fossé »
                    La réalité, qui est contre-intuitive, n’est pourtant pas celle-là. Il y a ce qu’on appelle l’homéostasie du risque, un phénomène psychologique de l’appréhension individuelle du risque, qui fait que l’on se montre extrêmement prudent quand l’environnement nous apparaît dangereux. C’est ce qui fait que les accidents arrivent plutôt par beau temps (on se sent en confiance, chaussée sèche, bonne visibilité, on accèlère) et près de chez soi (environnement connu, trajet utilisé fréquemment…).
                    Pour votre question sur les gros rouleurs, quelques éléments de réponse ci-dessous (profitez-en, c’est la première et dernière fois que je ferais de la pub pour le site de ce « bon vieux » Dr Got, comme quoi il ne dit pas que des conneries) :
                    http://www.securite-routiere.org/Connaitre/vocabulaire/k.htm

                  • Ben si vous passez deux fois plus de temps sur la route, vous avez deux fois plus de chances de vous faire percuter par un autre véhicule. Je ne vois pas en quoi vous pourriez nier cela !

                    • Calcul de probabilité sommaire… dans le genre on a aussi : 1/3 des accidents sont dus à des gens bourrés. Donc 2/3 dus à des gens à jeun. Donc il vaut mieux conduire bourré.
                      Vous assimilez le risque d’accident à une simple fatalité, lié au temps passé sur la route. C’est beaucoup plus compliqué que ça. Depuis que la sécurité routière existe (cad depuis plus de 40 ans), cette notion de fatalité dans la mortalité routière a été battue en brêche, comme les résultats le montrent. Avant on croyait que la mortalité routière était pure fatalité. On sait aujourd’hui qu’il n’en est rien. La formation et l’expérience (dont le temps passé sur la route), la rénovation des infrastructures, l’amélioration des véhicules, la lutte contre les distractions etc ont permis de réduire énormément la mortalité routière. Le temps passé sur la route, non seulement ne compte, mais mieux, il aide, par l’expérience, à réduire les accidents.
                      Heureusement que vous ne travaillez pas à la sécurité routière ; avec vous, on mettrait sans doute en place le rationnement des déplacements !

                    • Il se trouve que je sais faire les calculs de probabilités, et que ni une bête multiplication par 2, ni un sophisme ne sont un calcul de probabilité. Tous les facteurs que vous évoquez n’ont rien à voir, si vous passez deux fois plus de temps sur la route demain 20/3 qu’aujourd’hui 19/3, la formation, la rénovation des infrastructures, l’amélioration des véhicules, etc. sont hors sujet.

                    • Ce que vous avez décidément du mal à comprendre, c’est le biais de votre raisonnement, fondé sur une approche totalement erronée : la fatalité de l’accident. Si les accidents étaient des événements totalement hasardeux, qui survenaient selon une distribution totalement aléatoire, alors oui, vous auriez raison : en évitant de rester trop longtemps sur la route, vous diminueriez votre risque.
                      Mais cela n’est pas vrai. Les accidents sont liés en grande partie au conducteur, à son comportement. Et le temps passé sur la route est un élément qui s’efface, jusqu’au néant, devant tous les autres. Cela explique que certains conducteurs, de par leur comportement, ont systématiquement plus d’accidents que d’autres. Cela explique aussi une répartition selon les catégories socio-professionnelles qui n’est pas distribuée de façon aléatoire : en gros, les CSP « ouvrier » ou « employé » ont significativement plus d’accident que les cadres ou les professions indépendantes. Cela explique le sur-risque des jeunes et des vieux retraités. Et cela explique pourquoi ce sont les professionnels de la route qui ont le moins d’accident.
                      En gros vous faites la même erreur sur ce sujet que notre gouvernement sur les 80 km/h.
                      Intuitivement, celui-ci se dit : si je roule à 0 km/h, je n’aurais pas d’accident, DONC il est probablement moins dangereux de rouler à 80 qu’à 90.
                      Vous, vous vous dites : si je laisse ma voiture au garage, je n’aurais pas d’accident, DONC si je reste moins longtemps sur la route, j’aurais moins de risque.
                      Le plus surprenant, c’est que vous arrivez parfaitement à voir l’inanité du raisonnement du gouvernement, et éprouvez les plus grandes difficultés à voir celle du vôtre…

                    • C’est peut-être justement parce mon raisonnement est basé sur la définition du risque (et sur une compétence internationalement reconnue en analyse de risque et en fiabilité) que je n’en vois pas les défauts que vous voudriez lui attribuer.

                    • On va faire simple, Michel.
                      Trois personnes sont sur un bateau, elles sont jetées à la mer, ou pire, le bateau coule, peu importe.
                      A votre avis, quelle est celle qui a le plus de chances de s’en sortir :
                      – celle qui n’a jamais mis un orteil dans l’eau
                      – celle qui a pratiqué très épisodiquement la natation, par peur de noyer (car n’est-ce pas, plus on passe de temps dans l’eau, plus on risque de se noyer)
                      – celle qui s’entraîne quotidiennement… ?

        • @MichelO
          Je parle d’énergie cinétique parce qu’on en parle aux cours de code. Et qu’on parle de la dangerosité de la « vitesse ». Avec l’énergie cinétique dégagée à 90 et 80km/h, je la montre, elle est moins abstraite, me semble-t-til. Certes je ne suis pas un expert scientifique, j’ai dû demander la formule à un collègue prof de physique, parce que je l’avais oulbiée. Et comme « La vitesse tue ! » et « Les armes tuent ! » je les ai comparées. J’aurai peut-être dû comparer avec un rugbyman de 100kg courant à 10km/h, qui lui, dégage 5000 joules.
          « Or en passant la limite de 90 à 80, vous augmentez de plus de 10% le temps d’exposition et l’encombrement des routes, vous augmentez considérablement le nombre d’accidents. »
          Cela fait sens à ce que mon moniteur de moto me disait : qu’il « fallait gicler le plus vite possible hors du trafic ». Donc rester le moins logntemps sur le ruban. C’était aussi valable pour les feux, et les stops. (sans les griller)

          • edit :
            OUPS !
            un rugbyman de 100kg courant à 10km/h dégage 385,8 joules.

          • La mortalité routière n’est liée ni au trafic routier, ni au temps passé sur la route. Sinon, elle aurait explosé depuis les années 70 !
            Le vrai, le principal danger de la conduite à 80 km/h, notamment sur des nationales rectilignes, c’est l’ennui qui peut engendrer l’endormissement ou la recherche de distractions (passer un coup de fil, envoyer un SMS…).
            Comme je l’écrivais à Michel, cette illusion est liée au sentiment de fatalité qui nous habitait avant les années 70 vis à vis de la mortalité routière. Impression de fatalité renforcée par la méconnaissance totale des causes des accidents. Ce n’est plus vrai aujourd’hui. Chaque année, la sécurité routière publie un bilan qui fait plus de 200 pages sur les causes des accidents (par catégories de véhicules, de routes, de période de la journée ou de l’année, par type de collision (seul, contre un autre véhicule, obstacles fixes…), suivant les conditions (vitesse, stupéfiant, endormissement…)…). Les assureurs de leur côté ont leurs propres statistiques qui complètent celle-ci (par exemple le rôle de l’ABS moto dans l’accidentalité, ou suivant l’âge du véhicule, ou suivant le kilométrage annuel…). Jamais le temps passé sur la route n’a été identifié comme un facteur de surrisque.

            • Le risque se définit par unité de temps passé sur la route, ou par km parcouru. C’est bien ce qui permet à certains assureurs de proposer des tarifs réduits pour ceux qui roulent peu. Ne pas le faire montre qu’on veut tricher avec les statistiques.

              • Les formules « pay as you drive » introduisent un biais dans la logique. Votre voiture est alors équipée d’un boîtier électronique qui fait bien plus que d’enregistrer votre kilométrage annuel, il enregistre aussi votre mode de conduite (et vos fautes). Ce boîtier est un genre de big brother qui modifie, de fait, votre comportement au volant, dans le sens souhaité par votre assureur.
                C’est le même phénomène psychologique à l’oeuvre, il y a quelques années, dans certaines arnaques à la réduction de la consommation d’essence : on se faisait installer un « gadget » sur la conduite d’arrivée de carburant, censé modifier la nature de celui-ci, pour faire moins consommer la voiture. Et évidemment, on finissait par moins consommer, mais ça n’avait rien à voir avec le produit…

          • @STF
            L’énergie cinétique, c’est vrai, ça peut impressionner les gens, parfois même bénéfiquement. Mais ça occulte l’essentiel, qui est qu’il est futile de chercher à faire arriver à 80 les accidents qui se produisaient auparavant à 90 : il faut chercher à ce que bien moins d’accidents surviennent.

  • Tout se ramène à la complaisance des interviewers de notre Premier Ministre. Le PM se dit motivé par un nombre inacceptable de victimes sur les routes. Mais il n’y a personne pour lui demander ce qui lui fait croire, contre toutes les observations à l’étranger, que réduire la limitation de vitesse de 90 à 80, permettrait de réduire ce nombre.

    • Les journalistes généralistes, les seuls qui l’interrogent à la télé :
      a. s’en foutent un peu de ces questions
      b. n’y connaissent rien
      c. sont persuadés que puisque la mesure repose sur des « experts », d’après ce qu’on leur dit, c’est que ça doit être vrai
      Sur le plan technique, les journalistes généralistes n’ont commencé à évoquer les critiques envers cette mesure que lorsqu’un angle d’attaque politique leur a été fourni par l’opposition : la ruralité vs la métropole !

      Sur le plan technique, l’argumentaire du ministre est fourni par la Direction de la sécurité routière, qui n’a pour l’instant sur ce dossier, pas fait preuve d’une honnêteté intellectuelle à toute épreuve. Elle a ainsi osé affirmer que l’expérimentation menée pendant 2 ans n’avait pas pour but de faire le lien entre réduction de la vitesse et mortalité routière, mais seulement de déterminer si en abaissant la limitation de vitesse à 80, les gens allaient rouler moins vite !!
      Le seul fondement de la limitation à 80 est une vague étude suédoise qui date des années 70, menée par Nilsson, qui tient plus de la pensée magique et du foutage de gueule scientifique (Nilsson s’appuyait sur l’énergie cinétique pour « montrer » qu’en réduisant la vitesse, on réduisait le risque mortel – approche purement et uniquement sécurité passive).
      L’expérimentation menée pendant deux ans devait permettre ce valider cette hypothèse. On voit qu’il n’en a rien été (les résultats ont même failli rester secrets). Et donc, le premier ministre s’est retranché derrière l’avis (mitigé) du CNSR sur la limitation à 80 qui lui-même repose, sans preuve, sur le postulat de Nilsson.
      N’ayant aucune preuve de ce qu’il avance, c’est pour cela que vous l’attendez surtout clamer sa « conviction » !

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