Les gilets jaunes, jacquerie ou révolution ?

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Mouvement des gilets jaunes, Belfort, 17 Nov 2018 By: Thomas Bresson - CC BY 2.0

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Les gilets jaunes, jacquerie ou révolution ?

Publié le 20 novembre 2018
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Par Vincent Feré.
Un article de Trop Libre

En 1996, dans le magazine L’Histoire, l’économiste Alain Cotta constatait : « nous sommes dans une économie parfaitement mixte puisque la moitié du produit marchand est redistribuée par l’État1 ». Vingt ans après et quelques alternances plus tard, en 2016, la France a dépassé ce chiffre avec un taux de redistribution de 56,4 %. Et Alain Cotta de prophétiser alors : « il est vraisemblable que la pression fiscale sur l’automobile ne fléchira pas. Nous sommes là dans un scénario comparable à celui de la gabelle sous l’Ancien Régime ».

Reste à savoir quelle sera l’issue du scénario de l’essence en 2018 : une jacquerie comme en 1548 ? Une révolution comme en 1789 ? Ou bien encore, pourquoi pas, la convocation des États généraux sans la Révolution ?

Efficacité économique/danger social et politique

Sous l’Ancien Régime comme à l’époque contemporaine, l’État résiste difficilement à la tentation d’augmenter la fiscalité indirecte. L’avantage est connu : c’est le seul moyen de faire contribuer tous les Français alors que 50 % des foyers fiscaux aujourd’hui comme jadis les privilégiés de la société d’ordres, clergé et noblesse, sont exemptés de l’impôt direct.

Mais en réalité, dans tous les cas, il s’agit surtout de faire payer les pauvres. La gabelle coûte moins cher à la noblesse et au clergé qu’aux paysans et la hausse du prix du gasoil affecte moins les habitants des grandes métropoles bien équipées en transports en commun que les populations modestes de la « France périphérique », condamnées à l’usage de la voiture. Économiquement rentable, l’impôt indirect est donc socialement et politiquement dangereux.

L’Ancien Régime a connu nombre de jacqueries contre la gabelle comme celle des pays charentais et bordelais en 1548. Il est mort un siècle et demi plus tard de la révolte d’un peuple qui réclamait au début « le roi sans la gabelle ». Et la Cinquième République en 2018 ?

Les apparences d’une jacquerie…

Aux origines du soulèvement de 1548, l’extension du régime des gabelles dans une région qui produit alors beaucoup des sels du royaume. Dans un premier temps, François Ier, soucieux de montrer sa clémence, pardonne aux Rochelais insurgés sans revenir sur sa décision. Mais les conflits se multiplient entre gardiens des gabelles et villageois et une immense jacquerie éclate en juillet 1548. Le souverain choisit alors la répression avant, l’année suivante, de promulguer un édit qui abolit l’extension de la gabelle au motif qu’elle est « incommode au roi et à la chose publique des pays » d’Aquitaine. L’État recule et reconnaît donc le privilège de la région.

Quels points communs entre les Aquitains de 1548 et les gilets jaunes de 2018 ? La révolte antifiscale d’abord dans les deux cas, le fond commun de toutes les jacqueries mais également la spontanéité du mouvement, l’absence de chef et de programme en dehors de la dénonciation de l’impôt. 2018 : une jacquerie d’un nouveau genre alors, sans la violence et avec les réseaux sociaux. Autre caractéristique : elle n’a pas de contenu politique. En 2018, les partis d’opposition tentés par la récupération ne sont pas les bienvenus.

Prudent, Xavier Bertrand évoque un « mouvement civique de gens qui veulent se faire entendre ». De qui ? Dans les deux cas, du roi. Mais si au XVIe siècle, les Aquitains s’en prenaient davantage aux gabeleurs qu’à François Ier, ces gabeleurs accusés de s’enrichir indûment avec le recouvrement de la taxe, la cible des gilets jaunes, en 2018, c’est le président de la République d’autant que celui-ci s’est maladroitement mis en première ligne.

Il a en effet d’abord assumé la hausse des taxes au nom d’une politique écologique – ce qui s’appelle mettre « à côté de la plaque », aurait dit de Gaulle —. Il a ensuite demandé aux régions, financièrement exsangues, d’aider les foyers modestes avec un « chèque carburant » avant de réunir les distributeurs pour leur demander de mieux répercuter les baisses de prix du baril à la pompe, ce que l’État refuse de faire. Le résultat est sans appel : la courbe de popularité d’Emmanuel Macron est désormais indexée, de manière inversement proportionnelle, sur le prix du gasoil ! Naturellement, le chef de l’État ne devrait pas envoyer la troupe contre les gilets jaunes à l’inverse de François Ier. Cédera-t-il alors, comme lui, pour échapper à une Révolution qui a emporté Louis XVI ?

… ou une menace révolutionnaire ?

La crise finale de l’Ancien Régime est budgétaire dans un État qui a vu sa dette s’envoler dans la seconde moitié du XVIIIe siècle – « bienheureux déficit, tu es devenu le trésor de la nation » dira Camille Desmoulins – mais aussi fiscale. La monarchie confrontée au mur des privilégiés ne se résout pas « à sacrifier, à humilier sa brave, antique et respectable noblesse », comme le craignaient les notables à l’automne 1788. Le roi leur cède et convoque les États généraux pour le printemps 1789. On connaît la suite : la proclamation de l’Assemblée nationale (17 juin 1789) et l’abolition des privilèges (4 août 1789). En moins d’un an, l’Ancien régime « usé, vermoulu dans tous ses appuis, pourri dans tous ses liens est tombé dès le premier choc pour ne se relever jamais » (Mirabeau). La France de 2018 est-elle à la veille de voir s’écrouler ainsi ses institutions et son organisation sociale ?

Rien n’est moins sûr. Certes en 2018 aussi les caisses de l’État sont vides, certes les Français se reconnaissent majoritairement dans le mouvement des gilets jaunes qui a été analysé par les commentateurs comme une opposition entre les élites et le peuple. Mais sa force vient surtout de ce qu’il se présente en dehors de ces clivages qui permettent habituellement au pouvoir de diviser pour régner : secteur public contre secteur privé, salariés contre patrons. Les gilets jaunes sont présents chez les uns et chez les autres.

Mauvaise nouvelle pour les autorités : comme Louis XVI en 1788, elles se retrouvent face à une contestation sociologiquement large même si elle est politiquement éclatée. Dans le fond, elle a deux dénominateurs communs : contrairement à 1788, le rejet d’emblée de la figure du roi qui n’est pas vu comme le père de la nation mais comme le « président des riches » et le représentant d’une élite discréditée et celui d’une fiscalité devenue insupportable. Cela suffit à affaiblir considérablement le chef de l’État, cela peut même entraîner une crise politique. Une révolution, c’est autre chose. Car la comparaison avec la fin de l’Ancien Régime s’arrête là dans la mesure où en 1788, la Révolution, fille du siècle des Lumières et de l’œuvre des philosophes, avait déjà gagné la bataille idéologique. Où sont les idées nouvelles en 2018 ?

Scénarios pour une sortie de crise

Quelques mesures technocratiques supplémentaires et inefficaces ne calmeront pas les esprits, il est trop tard. Une capitulation alors ? Après tout, l’écotaxe il y a deux ans n’a pas résisté aux bonnets rouges. Peut-être mais elle ne suffira pas non plus. Le pouvoir pourrait alors se saisir de l’occasion pour proposer, enfin, la grande réforme fiscale dont la France a besoin. Il devrait également tirer les leçons de l’épuisement d’un certain jacobinisme à la française. Dans les deux cas, cela suppose aussi de repenser la puissance publique.

Refonte de la fiscalité, réforme de l’État, girondisme ? Une révolution alors ? Sans doute mais le président de la République ferait bien de méditer le conseil de Malesherbes à Louis XVI en 1788 : « un roi qui subit une Constitution se croit dégradé, un roi qui propose une Constitution obtient la plus belle gloire (…) C’est ainsi que vous maîtriserez un grand événement en l’accomplissant vous-même ».

Emmanuel Macron en a-t-il encore les moyens ?

Sur le web

 

  1.  L’Histoire, n°196, février 1996.
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  • Les Gilets jaunes ne veulent plus être taxés sur l’essence et en même temps réclament des allocations, des écoles, des transports collectifs. On ne peut pas chérir un modèle social sans en payer le prix.

    • exact, le gouvernement a le choix,
      virer 1 millon de fonctionnaires ou augmenter…

      • Dans les deux options, il lui faudrait agir. Or notre gouvernement, à l’image des précédents, est viscéralement incapable de la moindre action importante.
        Pour une simple raison : ils n’ont pas été élus pour changer leur mangeoire, mais pour s’en goinfrer.

        • quand on pense que certains députés doivent bouffer des pâtes avec un peu plus de 5000 euros par mois , et une prime de 6000 euros par mois, pour leurs  » faux frais  » , on en viendrais presque à leur faire l’ aumône …

          • Dans les pâtes, l’important c’est le fromage et le bon beurre.

            • Comment cela, ils ne peuvent plus se payer 250 g de beurre à 2000 Euros le kg ❓
              Et 50 de Parmesan à 8000 Euros le kg ❓

              Ah les pauvres, je compatis 😉

            • Moi aussi je mange des pâtes, de préférence des Gragnano IGP ou autres de filière 100% sicilienne (Valle del Grano, pour ne pas les nommer),
              mais je doute que des pâtes préparées par les incapables dont il est question soit mangeables…
              Quand on est bon à rien, on est mauvais à tout…

      • claude henry de chasne
        20 novembre 2018 at 11 h 46 min

        ben le probleme c’st que constitutionnellement il ne peut pas, quand on embauche un fonctionnaire on doit le payer toute sa vie..
        merci la gauche!

    • Vous étiez avec les « Gilets jaunes » samedi pour parlez ainsi? pour ma part je ne demande pas d’allocation, de transport ou d’autres aides je suis pour la France ,pour que mon pays retrouve sa fierté, sa liberté, assez d’immigration clandestines, assez de ces quartiers
      ou d’autres font la loi. Je suis contre cette écologie politisée ,je suis contre les éoliennes et pour les centrales nucléaires! vous voulez d’autres raisons?

      • claude henry de chasne
        20 novembre 2018 at 11 h 48 min

        oui vous avez raison , mais vous meme vous touchez des allocs? ds allocations logement? des primes de rentrée scolaire? de noel?
        avec quoi voulez vous payer çà?

        • qu’on nous supprime toutes ces allocations, primes et autres aumônes, ce n’est pas un soucis si l’on nous paye notre salaire complet.

        • mais arrêtez de croire que tout le monde touche des allocs..vous faites une fixette la dessus c’est hallucinant….je suis gilet jaune et je ne touche aucune alloc ni aide..et oui ça existe.

          • claude henry de chasne
            20 novembre 2018 at 17 h 08 min

            certes mais vous n’êtes pas majoritaires , si?
            et vous paye aussi des impots sur le revenu?

            • célibataire, touchant un peu plus que le smic, emploi précaire, remboursant une maison de plain pied de 80 mcarrés et habitant en zone rurale..oui je paie l’impôt sur le revenu, et la taxe d’habitation et la foncière sans aucune aide (j’en suis fier) et l’Etat et ma banque se foutent royalement de savoir si je peux payer ou pas.

        • claude henry de chasne
          20 novembre 2018 at 13 h 36 min

          oui moins 1 c’est la reponse

      • C’est votre sentiment mais ce n’est pas ce que j’ai vu ou entendu comme revendications principales des gilets jaunes vous le savez bien. Les gens veulent du pain, le cirque on l’a déjà si j’ose ce jeu de mot pas très fin.

    • Yaka rétablir l’ISF, les droits de succession à 100%, comme ça on retournera vite à l’âge de pierre, le summum du paradis fiscal pour tous, écologique en plus.

    • Oui moins de taxes mais pas moins d’Etat : je veux plus si c’est sur le dos des autres tant pis..

  • Trop libre est financé a 74% par des subventions publiques. Trop libre ? Vraiment ?

  • 1788… 2018…
    4 ans plus tard, le roi tombe. Et l’année suivante, c’est sa tête.

    • claude henry de chasne
      20 novembre 2018 at 11 h 52 min

      louis XVI n’a pas pu convaincre la noblesse (les elus) et l’église (les fonctionnaires et l’aide sociale) de payer l’impôt.
      Donc la rupture a eu lieu , mais ce n’est pas le peuple qui a fait la revolution mais la bourgeoisie qui en avait marre de payer et qui l’a provoquée ..
      1789 a été une revolution des bourgeois

      • Aujourd’hui ce sont les classes moyennes qui tiennent le rôle de la bourgeoisie de jadis.
        Et ça ne change pas la fin de l’histoire…

        • Ah oui la fin de l’histoire : des remplaçants pas mieux que les remplacés et 30 ans de retard sur nos voisins ! Déjà qu’on est à la traîne avec une révolution on est définitivement perdu..

      • Certes… mais les classes les plus pauvres qui représentaient une partie importante de la population (ouvriers agricoles ou de l’industrie, métayers, etc.) n’a eu – au mieux – que des miettes, la classe victorieuse ayant été jusqu’à leur interdire de se défendre collectivement (cf. la loi Le Chapelier que, quasiment seul, Marat sut évaluer et dénoncer).
        Non, non, je ne suis vraiment pas de gauche ; je m’en sens plus libre pour rappeler des faits souvent oubliés

  • Louis XVI n’a jamais envoyé de CRS contre le peuple, la jeune république, oui !

  • Macron en a bien sûr encore les moyens, mais pas l’intelligence ni la clairvoyance. Il se croit grand par essence (!) et n’imagine pas que ses actes aient à affronter l’épreuve de l’évaluation des résultats avant de le faire reconnaître.

  • « Où sont les idées nouvelles en 2018 ? »

    Tout est dit.

    • Il y a quand même une idée nouvelle qui est apparue : qu’un président puisse penser qu’il peut délibérément s’opposer à l’opinion des trois-quarts de son peuple, avec des arguments on ne peut plus légers, et ne le conçoive pas comme un suicide politique qui va rendre cahoteuses, au mieux, les années restantes de son quinquennat.

      • claude henry de chasne
        20 novembre 2018 at 12 h 48 min

        oui mais , n’importe comment on va devoir en passer par la.. vu le niveau astronomique de la dette

        • On pourrait déjà la réduire de 2 Mds. en vendant la participation de l’état dans un fabricant bien connu d’automobiles, avant qu’elle ne vaille plus rien…
          Et le niveau de la dette est une excuse facile, qui aurait un peu plus d’allure si les mesures qu’on prenait la réduisaient au lieu de moins l’augmenter que si on l’augmentait plus.

      • Le bonhomme est arrivé à la magistrature suprême à 40 piges, il ne s’inquiète pas forcément de son avenir après la présidence.
        Du reste, il sera sûrement recyclé par le Saint Empire, pardon, l’UE.

  • Ce parigot aristocrate, fils de nantis, marié à une fille de bonne famille . . . je parle de notre roi Mc Rond . . . a-t-il le permis de conduire , a-t-il déjà fait un plein ? je pense que non, car il est trop loin des réalités de ce « bas-monde » ! il serait temps qu’il comprenne qu’il a été élu uniquement parce que les français en avaient ras-le-bol des institutions politiques , des copinages, des « je vous brosse dans le sens du poil » uniquement pour être réélu , des « je ne fais rien qui puisse les fâcher » par peur d’une révolte ! donc les français s’aperçoivent aujourd’hui que celui qu’ils pensaient réformateur est une fait un enfant des précédents en pire : la fonction publique coûte « un pognon de dingues » et s’accentue, le chômage ne baisse pas, les impôts directs et indirects augmentent . . . et le pouvoir d’achat est en régression . . . mais quel gâchis !!!

  • Mais enfin je tombe de ma chaise, vous croyez quoi que Macron allait nous sauver.
    Nourrie à la socialie depuis tous petits il ne peut raisonner autrement.
    Ce qui aurait pu être étonnant c’est qu’il s’en sorte et qu’il nous sorte du pétrin, autrement le reste me semble plutôt normal pour un président du fils normal.

    • claude henry de chasne
      20 novembre 2018 at 11 h 55 min

      Macron (Pinocchio) a été créé par hollande « Gépetto » pour prolonger l’action du parti socialiste dans ce pays..
      ce que vous voyez , c’est le resultat du socialisme.. profitez en bien

    • ce qui me sidère, ce n’ est pas que certains aient voté jupiter à la présidentielle , ( en effet , en face , il y avait le FN ) , non !!! ce qui m’ interpelle , c’ est qu’ aux législatives , ils ont conforté leur choix , élisant même des chèvres estampillées LREM , éliminant de facto des députés de tous bords, qui faisaient un bon boulot … et que dire des retraités , qui , pour ceux qui sont allés votés , ont voté MACRON à plus de 66% , et qui viennent pleurer maintenant …

  • La réforme de la fiscalité « plus juste » me fait peur.
    Comme d’habitude, cela va se traduire par une augmentation des impôts des 43 % des foyers Français qui le paie avec un travail supplémentaire de calcul ou de déclaration imaginé comme d’habitude pour dissimuler l’augmentation .
    Ce qu’il faut surtout c’est simplifier l’imposition.

  • Payer des impots, ok. Mais en contrepartie, avoir un Etat qui fonctionne (education, sécurité, soins, infrastructures…). Ce qui n’est pas du tout le cas en France. Double peine.

    • Je me réponds, la peine est même plus que double, car ceux qui ont les moyens de payer des impôts, non seulement ne bénéficient pas du tout d’un pays qui fonctionne, mais en plus, ne peuvent prétendre à aucune aide. TRIPLE peine ! Waouw !

  • Ah oui, les écolonazis, j’ai une proposition:
    Tous à cheval !
    VOILA un mode de transport écologique ! Et encore, ca relache du méthane, mais bon, ne faisons pas trop la fine bouche. Et en plus, en fin de vie, le recyclage, c’est dans la gamelle ! Que du bonheur.
    Vite, replongeons la France 100 ans en arrière !

  • Au fait, est ce que quelqu’un serait un libéral scientificoptimiste ? J’ai tendance a croire que la Science pourrait régler énormément de problèmes écologiques actuels, si on lui laisse le temps de se développer…

    • Je ne pense pas être le seul. L’état actuel du monde montre que le nombre de solutions qui apparaissent dépasse largement le nombre de problèmes écologiques, au point que certains de ces derniers, qui traînaient depuis des décennies, se trouvent réduits en peau de chagrin. Le seul problème est qu’après un siècle ou deux de foi dans la science et de dénonciation de l’obscurantisme, on est e train de subir un retour de balancier.
      Répétez après moi : « Vu les progrès techniques et scientifiques, les hydrocarbures et autres énergies fossiles sont une incomparable richesse pour l’humanité pour encore plus de siècles qu’il ne s’en est écoulé depuis qu’on a compris comment en tirer parti. »

  • Si Macron était démocrate, il dissoudrait l’Assemblée Nationale.

  • Les régnants actuels ne sont pas formatés pour réformer. Ils ne sont capables que de diviser, et ils le font très bien.
    Il est encore un peu tôt pour une révolution, une bonne jacquerie en attendant. Encore quelques mesures de ce genre, forcé par l’augmentation des taux et cela pourrait déraper. Super Mariole avec ses QE ne doit pas en mener large 🙂

  • Moi je prends les Paris, quelque milliards d’aide en plus et dans 3 mois tous sera fini.
    Vous allez voir on va bientôt l’entendre  » Vous inquiétez pas c’est l’état qui payent ».
    Bref ce pays est foutu et part vers la dictature.
    Mon épouse en a pleuré aujourd’hui à voir ces idiots gâcher l’avenir de nos enfants.

  • Les mises en scène de Macron, notamment, les photos officielles, me font de plus en plus penser a un certain Benito. Assurément, il est brilliant, mais sans aucune vision, ni envergure, pas la moindre once de créativité. Lui comme tous les robots de notre Enarchie est malheureusement a l’image de bien des français: tellement loin de son potentiel que l’on peut aisément parler de tragique gâchis. Son ego le sort du lot, et je ne suis pas certain que ce soit une bonne nouvelle.

    • Il semble surtout doté d’un extraordinaire pouvoir de conviction de ceux qui l’approchent. Ceux-là en oublient de préférer la réalité aux excellentes intentions sans la moindre chance de réalisation vu les mesures prises que Macron leur présente.

  • L’idée nouvelle est d’abandonner la loi relative à la transition énergétique, politique malthusienne paradoxalement promue par une faction se targuant de progressisme.

  • Les commentaires sont fermés.

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