Qui sont les libéraux en France ?

Le critère libéral correspond bien à une réalité, à une réelle population identifiable d’environ un quart des Français et de Françaises.

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French female fan rooting for France during final By: Marco Verch - CC BY 2.0

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Qui sont les libéraux en France ?

Publié le 8 septembre 2018
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Par Olivier Maurice. 

Début juin est paru le 4e sondage sur les Français et le libéralisme, réalisé par l’Ifop pour L’Opinion, La Fondation Concorde et Génération Libre. En raison de l’apparente schizophrénie qui agite les Français qui déclarent aimer la liberté mais préférer l’État, il semble compliqué de comprendre ce que représente concrètement le libéralisme en France et encore plus de prédire ce que pourrait être son avenir dans ce pays qui semble vouloir battre tous les records d’étatisme et de dirigisme.

Les données d’un sondage sont toujours très compliquées à analyser à partir du moment où l’on essaye de tenir pour argent comptant les réponses des sondés sans vraiment comprendre quelles sont leurs motivations, leurs opinions profondes.

Les agences de marketing utilisent depuis de nombreuses années une technique pour contourner ce brouillard statistique qui semble vouloir dire tout et son contraire. Cette technique dite des populations ou des archétypes consiste à identifier dans l’ensemble des données un profil-type qui combinerait des réponses cohérentes, et de projeter ce profil sur l’ensemble de l’échantillon afin d’en isoler des sous-groupes.

Vous avez sans doute déjà entendu parler de la fameuse ménagère de moins de 50 ans dont on nous rebat les oreilles dès que l’on parle d’audience télévisuelle. Cette ménagère n’a jamais existé, vous vous en doutez bien, mais elle représente l’archétype d’une certaine population de téléspectateurs et de consommateurs, archétype qui regroupe les caractéristiques communes de ces téléspectateurs que l’on a le plus de chance de retrouver en train de faire les courses dans un supermarché : leur âge (moins de 50 ans), leur occupation (femme au foyer) etc.

Libéralisme relatif

Le sondage demande si les interviewés voudraient plus ou moins d’État, et ce dans différents domaines. Il n’y a pas à chercher beaucoup plus loin pour identifier ici le critère libéral. Considérons simplement  qu’un individu qui répond « moins d’État » dans les domaines non régaliens que la moyenne de l’échantillon sera plutôt libéral, à l’inverse, s’il répond « plus d’État » il sera moins libéral.

Les chiffres varient énormément selon les sujets, ainsi 42 % des sondés voudraient voir plus d’État dans le domaine de l’économie, alors que ce chiffre atteint 83 % dans celui de la santé.

Économie Protection Sociale Santé Éducation Culture Transports en commun
42 % 49 % 83 % 82 % 77 % 68 %

 

Évitons d’en tirer tout de suite la conclusion que les Français seraient d’incorrigibles étatistes qui voudraient encore plus d’État dans des domaines où celui-ci règne déjà en maître quasi absolu, ou encore que les Français seraient libéraux économiquement et étatistes socialement.

La question n’est pas de savoir quel chiffre serait optimal (ce qui reviendrait à déterminer un objectif, une utopie) mais à déterminer s’il existe une population qui ne serait pas satisfaite par les chiffres actuels et qui désireraient que cela change : en moins d’État, comme en plus d’État d’ailleurs.

Prenons donc simplement comme principe que si un sous-ensemble de l’échantillon veut moins d’État que la moyenne de l’échantillon, ce sous-ensemble contiendra des personnes aux idées plus libérales que la moyenne. Les caractéristiques de ce sous-ensemble constitueront celles de l’archétype que nous cherchons à trouver.

Qui est donc John Galt ?

À l’instar du personnage imaginé par Ayn Rand, le profil-type qui pense à « moins d’État » est un actif (ou un ancien actif) travaillant dans le secteur privé, soit qu’il soit son propre patron, soit qu’il soit salarié.

Les autres caractéristiques collent d’ailleurs assez bien avec le workaholic portant le monde sur ses épaules : il habite plutôt un bassin d’emploi (région parisienne ou dans une moindre mesure grande ville), il est autodidacte ou diplômé du supérieur, il est plutôt un homme qu’une femme…

On peut cependant remarquer la forte proportion de retraités, de ces baby-boomers que l’on rend responsables de l’inflation de l’État-providence. Il semble bien que nos aînés, qui ont dans leur vie vu et subi les ravages des totalitarismes, soient bien plus critiques qu’on ne le pense envers cet État qu’ils ont contribué à créer et qui a depuis largement dépassé ses prérogatives.

Le paysage politique français

Il semble cohérent de supposer que les personnes ayant une conception commune de la place de l’État dans la société se retrouveront autour d’un programme politique ou d’un homme qui défendrait une vision dans laquelle ils se retrouveraient.

Si cette hypothèse est vérifiée, ce critère commun devrait se retrouver lors de l’élection présidentielle qui a eu lieu un an avant le sondage et nous permettra d’isoler cette population de « libéraux ».

En croisant les données avec l’écart par rapport à la moyenne par nom du candidat pour lesquels les sondés ont voté, on obtient un graphique assez significatif de qui a obtenu les suffrages des Français les plus libéraux.

L’hypothèse est donc vérifiée : sur l’ensemble des sujets, les électeurs de François Fillon voudraient voir pour chaque domaine moins d’État que la moyenne des sondés, tout comme les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon sont eux pour plus d’État.

Le critère libéral correspond donc bien à une réalité, à une réelle population identifiable d’environ un quart des Français et de Françaises.

Le sondage posait également la question sur le positionnement droite-gauche, demandant à chaque sondé s’il aimait l’une ou l’autre. En regroupant ces réponses avec celles portant sur la volonté de voir plus ou moins d’État dans les divers secteurs de la vie publique, on obtient cette image du paysage politique Français, qui ne décontenancera pas beaucoup les libéraux, mais qui est à mille lieux des analyses politiques que l’on entend partout.

Tous les chiffres du sondage et l’image qu’ils forment finalement sont très riches en enseignements :

1 – L’axe droite-gauche se confond avec l’axe libéraux-étatistes.

Loin du débat philosophique portant à savoir si le libéralisme serait de gauche, la volonté pour le moins d’État est majoritairement portée par les Français se disant clairement positionnés à droite. À l’opposé, ceux se définissant de gauche sont clairement plus étatistes que la moyenne.

2 – Les immobilistes sont majoritaires

Les deux finalistes du premier tour agrègent les partisans du statu quo. Les partisans d’Emmanuel Macron se définissent « et de gauche, et de droite » et ceux de Marine Le Pen se voulant « ni de gauche, ni de droite ». Dans les deux cas, le souhait est le même : les électeurs du président actuel comme ceux de Marine Le Pen ou de Nicolas Dupont-Aignan ne veulent pas changer le domaine d’intervention de l’État : ils veulent le conserver tel qu’il est, le maintenir en ne modifiant qu’aux limites son périmètre.

On ne peut que s’interroger sur la déconvenue du chef de l’État qui dit regretter l’immobilisme des Français, alors que c’est bien cet immobilisme qui caractérise son électorat.

Plutôt que dire que les Français aiment l’État, il semblerait plus juste de dire qu’une majorité des Français sont rétifs à la fois au changement et à la politique, ce qui semble paradoxal mais correspond assez bien à l’utopie d’un État qui refléterait un consensus figé de la société.

Les autres, ceux qui aspirent vraiment au changement, se partagent entre socialistes (de gauche et pour encore plus d’État) et libéraux (de droite et pour moins d’État)

3 – Les libéraux sont devenus radicaux

L’écart qui sépare le quart libéral du centre est équivalent de celui qui sépare le quart socialiste du même centre. Ceci est un changement profond dans un pays où les idées libérales ont historiquement été portées par le centre et se voulaient en dehors des clivages.

La photographie prise par le sondage fait clairement apparaître un courant libéral de droite réclamant aussi fortement la réduction de l’État que la gauche radicale réclame l’hégémonie de celui-ci pour mettre en place son utopie.

4 – Un système fortement instable

Le bipartisme que la France a connu depuis le début de la Ve république semble bien mort. Pas à cause du « monde nouveau » qui fait s’extasier les commentateurs politiques, mais parce que le paysage politique est maintenant clairement constitué de 4 forces totalement divergentes et incompatibles entre elles : ceux qui veulent conserver le système actuel, en le réformant de l’intérieur ou en l’isolant du reste du monde (ceux qui ont voté Macron ou Le Pen) et ceux qui veulent le changer, soit en augmentant encore le contour de l’État ou à l’opposé en le réduisant (ceux qui ont voté Mélenchon ou Fillon).

Cette incompatibilité politique entre ces 4 composantes va obliger les vainqueurs des élections (Emmanuel Macron, tout comme le prochain) à ne pouvoir compter que sur une majorité très réduite mais qui devra faire face à une opposition certes divisée mais au total 3 fois plus nombreuse. Celui-ci ne pourra compter que sur la traduction immédiate de sa politique en résultats tangibles pour penser augmenter ses soutiens.

Le changement : c’est pour quand ?

On comprend mieux les manœuvres politiciennes des partis d’opposition qui cherchent actuellement soit à étendre leur positionnement vers la gauche comme le fait Wauquiez afin de séduire ce centre conservateur, soit à agglomérer les divers groupuscules qui occupent la même place que lui sur l’échiquier, ce que fait actuellement Mélenchon.

Il n’en reste qu’un noyau libéral a émergé lors de la dernière élection présidentielle. Ce noyau n’est pas uniquement le fait du candidat qui l’a représenté, mais celui d’un mouvement d’opinion bien plus fort qu’on ne le croit : celui des actifs du secteur privé.

La principale question est de savoir quand cette population qui représente au bas mot un bon quart de la population et qui est très fortement insatisfaite par la situation actuelle trouvera une réelle représentation politique qui l’incarnera et qui sifflera la fin de la récré.

 

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  • Bonjour,
    Liberal de gauche, cet oxymore.

    Ok je sors ;).

    • Et pourtant : https://www.wikiberal.org/wiki/Libéraux_de_gauche.
      Mais vous pouvez rester, ce ne sont pas des socialistes.

      • C’était une provocation.. pour ouvrir le débat.
        Car enfin, la gauche française est massivement anti-libérale depuis un siècle. Je sais, je sais Bastiat etc. c’était au XIX.
        Les derniers libéraux français c’était Madelin, de droite. Et Le Pen tenait en 80 un discours libéral au niveau économique (pas sur l’immigration ni les mœurs).

        • Venant de vous j aurai dû me douter que c était une boutade.

        • Déjà vous remarquerez que tout l’article est basé sur l’idée suivante : libéralisme = moins d’état = droite.
          En plus d’être simpliste et complètement binaire, on est bien plus proche de la pensée anarchiste.

    • @ gillib
      Non, ça existe et c’est indispensable! En lisant Contrepoints, on peut croire que le libéralisme est un dogme dont aucun principe ne peut être transgressé, ce qui est bien contraire au principe premier qui est la liberté individuelle alliée à la responsabilité bien avant la propriété à laquelle les Français sont manifestement très accrochés.
      Il n’y a plus aucun politicien français se déclarant comme un libéral sans autre étiquette. Ça c’est la réalité.
      Il ne sera évidemment pas possible à un hypothétique gouvernement français libéral de revenir sur l’ensemble des mesures sociales des gouvernements précédents depuis, en gros, les années ’60! Donc l’état continuera à payer!

      Actuellement, il ne serait pas concevable (et débile) de refuser un remboursement de la sécu et/ou de la complémentaire ou les allocations de la CAF!
      Cela n’empêche en rien les lecteurs de Contrepoints de dire ce qu’il faudrait faire, puisque ça reste un mythe!
      En réalité, le libéralisme en politique est obligé de composer avec les autres groupes de pouvoir dans la nation. (Et parmi eux, les hordes de fonctionnaires et salariés d’état qui se rebelleront contre des libéraux censés combattre toute administration abusive. Qui va oser ça? Personne! Hôpitaux: subsides 0, enseignement: privatisé! Police: faveurs 0! Temps de travail hebdomadaire: 38 à 40 H/semaine, vacances 28 jours/an, pension 65 à 67 ans!
      Personne n’osera ça, en France!
      Alors on peut pinailler mais ça ne changera rien!

      • Perso, je n’ai pas de mutuelle, et je ne touche pas d’alloc.
        Je pourrais. Je suis propre. Je n’ai jamais touché d’allocation chômage, alors que j’y avais droit.
        Vous avez raison je suis débile.. ou plutôt j’ai une colonne vertébrale.
        « Aides-toi, le ciel t’aidera » a tjs été ma ligne de conduite, la votre est plus tortueuse.

  • Comme les médecins « libéraux » qui se gavent d’argent public ! ! !

    • Ya pas plus sectaire que les progressistes, ya pas plus facho que les antifas et ya pas plus antilibéral que les médecins liberaux 🙂

      • Mais il y en a des médecins libéraux libéraux.
        Certains font même payer le prix qu ils veulent à leur patient. C est certains que chez les conventionnés c est socialisme à tout va ou presque (j ai un biais je ne connais pas tous les médecins, mais mon généraliste l’est indubitablement mais il est compétent, je ne vais jamais le voir ? )
        Ceci dit j ai une amie psychiatre et minarchiste ( avec un i ) et elle travaille en secteur conventionné, mais c est par choix, elle aime aider les patients pauvres. Qui pourrait lui en vouloir ? ( et là aussi j ai un biais, je ne connais pas tout les psy, mais en cherchant bien… )

        Pour les fachos, les sectaires, j ai bien ri.

    • @ Sylvain
      Désolé, mais c’est le patient qui s’est assuré via la sécu, pas le médecin, lui secteur 1, 2 ou 3, ou non conventionné. Donc c’est bien le patient qui est remboursé de sa dépense, pas le médecin qui « se gave d’argent public »! Pôv c…!

  • Déduire des réponses à la question + ou – d’état, le nombre de libéraux en France est une plaisanterie.
    Estimer 25 % de libéraux en France est une mauvaise plaisanterie.
    Au bout du compte, ceux qui sont véritablement prêts à assumer les conséquences de beaucoup moins d’état en France, toutes les conséquences, représentent probablement moins de 10% de l’électorat.

    • Difficile à dire. Ceux qui sont prêts à râler sur les conséquences de plus d’état en France représentent bien aussi 90% de l’électorat…

    • @ Yves81
      L’article, clairement, ne décrit pas les résultats du sondage (et ses variations de réponses par rapport au sondage 2016) mais une interprétation des résultats.
      Il est intéressant de lire comment l’IFOP décrit ces mêmes résultats en « libérant » votre interprétation personnelle:
      https://www.ifop.com/publication/les-francais-et-le-liberalisme-vague-4/
      (page à laquelle renvoie le lien: »4° sondage sur les Français et le libéralisme » de l’article, d’ailleurs.)

    • @Yves pas d’accord le poids de l’état (via les prélèvements) est devenu tellement important que ça commence à se voir. En regard, l’incurie des services étatiques (transport, secu, education) est devenue flagrante. Le discours melanchoniste « plus de moyens » ne passe plus chez bcp de gens, même de gauche . Il y a un vrai mouvement de bascule.

  • Les retraités, libéraux ? hahaha… facile quand on n’a plus grand chose à craindre du libéralisme (chômage, rat race etc…)

    • Le chômage, contre lequel en revanche l’étatisme nous protège… Vous êtes Coréen du Nord ?

    • « La pluie génère la sécheresse, là où elle ne tombe bas. »

      Beau sophisme vous en conviendrez si vous savez raisonner.

      Et pourtant vous croyez que :

      « Le capitalisme génère la misère « 

      C’est le même sophisme.

      Besoin d une explication détaillée ?

      • @ AerosolKid
        Non, le capitalisme orthodoxe ne crée pas la misère, les exemples ne manquent pas.
        Par contre l’ultra-libéralisme et/ou ultra-capitalisme qui vénèrent le tout profit à sens unique, ce n’est évidemment pas du libéralisme, et ça génère de la misère!

        Mais où avez-vous vu que la vie était juste?

    • Et je passe sur votre confusion sur le libéralisme ( courant philosophique ) et le capitalisme ( système économique ).
      Connaissez vos adversaires si vous voulez les combattre. J ai lu et compris Marx et Hegel.

    • Ce n’est pas le libéralisme qui crée le chômage. Dans ce cas la France est le pays le plus libéral au monde! Il faut réfléchir avant de sortir une telle ânerie. Le chômage en France est le résultat de l’étatisme et du socialisme qui plombe l’économie du pays. De 18,5% de part du marché européen la France est tombée à 12%, soit une chute de plus du tiers. Après avoir détruit son industrie, la gauche et ses affidés écolos ont entrepris de détruire son agriculture! La France sera comme la Grèce un pays de tourisme!

      • « Le chômage en France est le résultat de l’étatisme et du socialisme qui plombe l’économie du pays ».
        Un bémol : le chômage a démarré dans nos sociétés bien avant que l’etatisme et a fortiori le socialisme prennent du poids.
        Bien sûr, ces deux là n’ont pas aidé, mais ce ne sont pas les causes premières. Seulement des éléments de contexte défavorables à une résolution partielle du problème.

        • C’est extrêmement discutable la diarrhée legislative est ancienne en France !

          • Le chomage a commence a s envoler en France a milieu des annees 70. Pourtant on peut pas dire que la France des annees 50/60 etait liberale (on avait meme un commissaire au plan comme en URSS, le prix du pain etait fixe par l etat …)

  • A l’époque où un politicien en campagne (Madelin) osait encore se déclarer libéral sans se faire lyncher publiquement, le libéralisme en france c’était 6% des voix.
    Maintenant on doit plutôt tourner autour de 1%.

    Il faut se faire une raison, la france est un pays socialiste et les français raffolent de toute les recettes socialistes et marxistes.
    C’est assez flagrant quand on lit les commentaires sur les articles dans les sites soient disant de droite (lepoint, lefigaro,etc..). Les 3/4 des commentaires sabrent le libéralisme et pronent des solutions socialio-communistes.

    Ce pays est foutu et irrecupérable, il faut laisser les français se vautrer dans leur marxisme adoré et fuire, c’est tout.

    • Oui beaucoup d Étatistes/planiste de gauche et beaucoup de planistes/ étatistes de droite dans ce pays.
      Ca fait 99 pour cent de constructivistes à vue de nez.
      CPEF.

      • Très juste! Ainsi que vous le remarquez, les commentaires des lecteurs des journaux sont révélateurs de l’opinion des français. Et ils sont anti-libéraux même à droite. D’ailleurs l’ignorance et la sottise se reflètent dans ces commentaires parfois d’une ineptie insondable.
        Comme dirait notre ami h16: ce pays est foutu!
        Redressez l’économie du pays est impossible puisqu’ils n’accepteront jamais les réformes nécessaires, bien que les pays qui les ont adopté on vu leur situation s’améliorer.

    • Très juste! Ainsi que vous le remarquez, les commentaires des lecteurs des journaux sont révélateurs de l’opinion des français. Et ils sont anti-libéraux même à droite. D’ailleurs l’ignorance et la bêtise se reflètent dans ses commentaires parfois d’une stupidité insondable.
      Comme dirait notre ami h16: ce pays est foutu!
      Redressez l’économie du pays est impossible puisqu’ils n’accepteront jamais les réformes nécessaires, bien que les pays qui les ont adopté on vu leur situation s’améliorer.

      • @ Virgile
        Oui, la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie réagissent et se réforment. La France autre pays méditerranéen, non! Pourquoi? Je n’en sais rien! Sans doute, la politique et l’administration ont-elles solidarisé toutes les lois et règlements pour qu’on ne puisse toucher à rien sans toucher à tout, donc à contraindre le pouvoir de ne toucher à rien?
        C’est sans doute dans ce projet que personne n’a osé réformer depuis V. Giscard d’Estaing, ou avant?
        N’imaginez pas quu’E.macron vafaire tout ce sue ses prédécesseurs n’ont pas fait! Il crée des brèches dans des statuts et des symboles: l’intouchable ne l’est plus comme gauche et droite sont pulvérisées? Alors le centre est sans doute plus mou, ce ne sont pas les plus radicaux, mais c’est là où on peut négocier! Et ça, c’est l’avenir! Un salarié heureux travaille mieux et plus vite qu’un mécontent ruminant sa rogne!
        Tout patron sait qu’un salarié heureux et fier de son boulot est bien dans sa peau et bien plus rentable! Ceux qui viennent à reculons sont à jeter! SLe bonheur du salarié est le bonheur du patron et l’entreprise est saine, de ce côté! Si ce n’est pas le cas, il y a un souci!

        • Les seules réformes sont d’augmenter les impôts, le déficit, et la dépense publique. Ca n’a rien d’innovant, et ça n’est certainement pas l’avenir, sauf pour les petits copains.

    • Le problème est que le socialisme, ou en tout cas sa version social démocrate, est une spirale descendante sans fin. Et la France a beaucoup de réserve avant de sombrer, car malgré tout ce qui est dit, le pays a de beaux restes venant des quelques fondamentaux libéraux qui restent.
      On en a pour des dizaines d’années avant de voir le fond.

      • @ Tridir
        Non, il y a, dans l’U.E., beaucoup de pays se dirigeant vers une social-démocratie plutôt libérale ou plutôt étatiste: à la population de choisir librement! Or, c’est la particularité européenne et de l’U.E. de réunir des pays tous plus ou moins sociaux-démocrates: déjà, c’est une performance. Ensuite, cela nous distingue de l’Asie et de la Russie, des USA, de l’Amérique du Sud et sans doute de l’Océanie!
        Au lieu d’être fier de ce modèle « social-démocrate » que, hors Europe, personne n’a pu imiter, on la joue modeste! Pourquoi? Sinon parce que ce système n’est pas figé et qu’il est difficile à transposer tel quel: pour nous, c’est une longue histoire, avec ses temps forts (libertés augmentées des salariés ET du patron) et ses temps faibles (prise en main du système une fois fini par le pouvoir, pour légiférer alors que l’état n’a rien créé!).
        Mais comme disait un ministre belge: « à quoi bon le pouvoir si ce n’est pour en abuser? »
        Cynique, sans doute mais sincère et réel partout!

      • @Tridir pas sûr . La France est un pays de propriétaires fonciers , l’état est tellement à bout de sous qu’il attaque via des taxes toujours plus fortes le gros gâteau immo . Les français s’en rendent de plus en plus compte et ça renâcle : droits de muation, ifi , droits de succession, plus values etc etc . On est socialiste et étatiste quand on prend dans la poche du voisin, quand c’est dans la sienne ….

    • @ machin
      Oui! Bon! A.Madelin a 72 ans! Son succès en politique fut discret! Non la France n’est pas libérale! E.Macron non plus mais il n’a pas dit qu’il le serait! Réformer un pays prend une, et plus souvent, plusieurs dizaines d’années! Ot les lecteurs de Contrepoints voudraient déjà qu’il s’en aille, tout en ignorant complètement par qui le remplacer! Les Français détestent les problèmes mais n’aiment pas les solutions possibles et se méfient de celles qui sont proposées!
      Comment initier une réforme dans un pays pareil, prêt en quelques jours à organiser, avec des syndicats sans beaucoup de cotisants, à déclarer la grève générale?
      (En termes syndicaux, la grève s’appelle une action! Comme un chômeur est un travailleur sans emploi! Mais chacun déconne comme il veut!)

    • je sais pas trop, si on avait un libéral qui défende un programme cohérent et qui sait expliquer les choses en foutant le nez de ses adversaires dans le caca il y aurait bien plus de libéraux..le souci c’est que de nombreux libéraux s’ignorent et votent pour des branques pseudo libéraux/révolutionnaires (mélanchiasse en fait un beau)

  • Rien sur les libéraux qui ne sont ni de droite, ni de gauche (il faut cohérent à un moment ) : les anarcaps ( pas d état ) et les minarchistes ( état régalien ) qui prônent la liberté individuelle totale ( avec comme limite celle d autrui ) et un capitalisme de laissez-faire, sont également des liberaux.
    A des annnées lumières de Fillon.
    Mais bon comme nous ne votons pas et ne voulons pas le pouvoir politique ( on est coherent ) l’auteur ( ou l’étude ) a dû nous zapper.

    • Fillon est liberal, dans le graphique qui ressemble à celui de Nolan, je ne m’en remets pas.

      • Le sondage date des 30 et 31 mai 2018: que vient faire là Fr.Fillon qui dit avoir abandonné la politique, et les autres politiciens? Ce n’était pas l’objet du sondage.

          • @mikylux et AerosolKid :

            Désolé pour la confusion. Il faut lire sur le graphique « personnes ayant voté un an auparavant pour Fillon » et non pas « Fillon ».

            Cela signifie que les plus libéraux des Français, se sont portés sur Fillon, ça ne veut absolument pas dire que Fillon soit libéral, simplement que sur les 4 candidats principaux, c’est lui qui a attiré les plus libéraux.

            Le point de vue est marketing, pas philosophique.

            J’espère que cela clarifie.

            • Il reste cependant indéniable que F Fillon avait clairement pris position pour réduire la part d’État, et pour des solutions libérales concernant certaines des questions posées durant sa campagne.

              • @ Propone
                Il y a ce que l’on dit et ce que l’on fait: ça coïncide rarement!
                Fr.Fillon a dit, il n’a rien fait, forcément!
                Bon, il a eu 5 ans pour dire à N.Sarkozy quand, où et pourquoi il s’est gouré: un président de la république décide seul, souverainement! La France n’a qu’à suivre!
                Stupide? Bien sûr! Évitable? Assurément!
                Mais c’est la France!
                Un monarque plénipotentiaire mais républicain car provisoire donc remplaçable 5 ans après!
                En Belgique et au Luxembourg, c’est très différent! Le monarque soumet tout discours au 1ier ministre pour approbation avant de le prononcer, même à la radio-télé! Le monarque est donc symbole du pays et de son unité: c’est très bien vu, quasi comme une faveur, quand il se déplace à l’étranger. Les Belges trouvent ces déplacements banals et normaux! Toute visite à l’étranger est appréciée et un + pour les échanges! Pourquoi s’en passer?
                Le président français, la dernière fois qu’il s’est déplacé, c’était pour quérir des fonds, et, en gardant le sourire, on lui a partout répondu « non »! Le souvenir n’en sera pas le même!

            • @ Olivier Maurice
              Sauf qu’aucun des sondés n’a pu voter pour Fr.Fillon puisqu’il n’était pas éligible!
              Donc votre explication n’en est pas une!

              Et dire: « Le point de vue est marketing », ça veut dire quoi et vous vendez quoi?
              C’est grotesque! Faire croire que pour être « un bon libéral », il faut être en haut, à droite de la croix sans tenir compte de nos options individuelles, c’est ridicule, autant que cet article, preuve annuelle qu’aucun choix libéral n’est possible, en France (mais pas chez moi!).

            • @Olivier « recherchons leader politique libéral désespérément » . Le truc est foiré dès le départ car le libéral n’aime pas régenter la vie d’autrui…

        • C’est quand même assez pénible que les programmes ne puissent être considérés indépendamment des hommes qui les ont un jour ou l’autre défendus !

      • Fillon n’est qu’un liberal économique. Cad un liberal a qui on a coupé une patte.

        • Mieux vaut être unijambiste que cul-de-jatte.

        • Je préfère ça aux socio démocrates puritains.

          • @ Tridir
            Donc vous rejetez en une phrase et sans explications:
            * prise en compte du contexte « social » d’un événement
            * les règles de la démocratie
            * tous ceux que vous accusez de « puritanisme », terme que vous ne définissez pas d’avantage!
            Bref, message nul à oublier: troll!

        • Un libéral qui a fait cependant 600 milliards de dette et créé une cinquantaine de taxes.

          • Ah, si en plus, il n’est même pas libéral économique…

          • Je vais me faire l’avocat du diable : fillon n’a pas fait ces dettes. D’abord personne ne croit encore que le chef du gvt est le 1er ministre. Ensuite ces dettes ont couvert des dépenses décidées largement avant le quinquennat sarko (sécu, chômage, retraites, bidules sociaux en tous genres…). Enfin si seuls les minarchistes et anarchocapitalistes étaient libéraux même Milton Friedman ne le serait pas (chèque éducation, banque centrale, etc). Le discours de fillon avait clairement une orientation libérale.

            • @ trèsméchantlibéral
              Sauf qu’aucun Français n’en saura sans doute, jamais rien et entre Fr.Fillon qui dit et ce que Fr.Fillon aurait fait, bien des chances qu’il n’aurait pas fait tout ce qu’il souhaitait!

              Donc pas de regret!

        • Oui mais perso ma vie c’est à 80% de l’éco, alors je préfère cette patte.

  • Pour paraphraser Staline,
     » Les libéraux, combien de divisions ? « 

    • Ce ne sont pas forcément ceux qui ont le moins de divisions les perdants 🙂

      • J’entendais par cette interrogation souligner le fait qu’il n’y a aucune structure politique libérale, pas même sur les listes municipales.
        A tout hasard, quelqu’un connaîtrait il un ou une libéral(e) sur les listes pour les européennes ?
        Je parle de libéral dans le sens admis ici…
        C’est malheureusement le sort des libéraux qui, et c’est tout à leur honneur, n’ont pas pour vocation de diriger la vie de leurs concitoyens.

        • Je ne peux que vous mettre +1…

        • @ Leiprachan
          Désolé, je ne connais aucun libéral français parmi les candidats politiciens français!
          Je pense que le conseil européen des chefs d’état etde gouvernement renâcle à laisser les citoyens choisir pour quel représentant candidat européen, quelles que soient ses origines ou sa nationalité! En même temps, un Français votant pour un non-français, c’est inimaginable: on est chauvin ou on n’est pas français!
          Mais hors de France, des libéraux, il y en a!

  • ce sont les écologistes.

  • Intéressante analyse démontrant que les électeurs du Rassemblement national sont d’indécrottables centristes, identiques à peu de choses près aux électeurs de Macron. L’extrême centre est enfin défini.

    • Absolument, qualifier d’extrême droite le RN est comme qualifier LREM de libérale : une confusion très bien entretenue dans le but de semer le doute.

      C’est le principe du brouillard de Sun-Tzu, de Machiavel, de Clauzewitz …

    • @Cavaignac

      Nota bene:

      D’authentiques libéraux labellisés comme tels ,de longue date(qu’il est inutile de citer), se sont pourtant engagés activement pour notre actuel président lors de la dernière campagne pour les présidentielles.
      Vous voyez bien qu’il est compliqué en France de se définir comme » authentique » libéral.!!!

    • Ajouter à cela les électeurs du centre gauche, socialistes, mélenchonnistes, d’extrême gauche et d’extrême droite … et vous pourrez à peu près déduire le poids des libéraux si doit s’établir autour de 10%…

    • A entendre le RN, j’ai l’impression d’entendre FI avec une rhétorique anti-immigration en plus.

    • Les centristes sont ceux qui s’accomodent le mieux des régimes autoritaires.

    • @ Cavaignac
      Non, pas du tout! Ch.De Gaulle n’était, lui non plus, ni de droite ni de gauche et il a agi et d’un côté et de l’autre!
      E.Macron, qui n’est pas du tout le « Général », s’oriente pourtant sur cette voie ni de droite ni de gauche dans ce centre, honni en France, stupidement, où on répond en fonction du problème et pas en fonction politicienne de favoriser ou de contrarier le scrutin « démocratique » (à d’autres à juger du bien-fondé de ce qualificatif!).
      Et non, l’extrême centre est assez vaste: il rassemble les déçus de la droite et ceux de la gauche qui en ont marre de ces partis-potiches qui n’avancent à rien! Le système gauche-droite a montré ses limites, ses mensonges et trahisons et son usure: il était plus que temps de passer à autre chose! E.Macron a osé le faire! Pas pour vous apporter des miracles: ils n’existent pas! Donc oui, ce seront le Français qui vont remplir les caisses de l’état, pas des bénévoles étrangers admiratifs supposés!
      Au boulot, les Français!
      57% de PIB annuel consommé par l’état:c’est trop:en Allemagne c’est 45% de PIB!
      100% de PIB annuel de dette, c’est trop, l’U.E. avait dit 60% de PIB, max! Si les taux d’intérêt augmentent, la France sera très mal!
      Déficit budgétaire = 0 +/- 0,5 à 1%, la France, 2,5 à 3 %/an, chaque année!
      Si la France n’est pas dans un cercle vicieux, je ne sais plus ce que veulent dire les mots!

      • Il n’y a pas de fond aux caisses de l’état, arrêtez de croire qu’on peut les remplir, et encore moins en piquant la majorité de ce que gagnent les plus brillants !

  • Souvenirs… Je me rappelle coller les affiches d’Alternative Libérale avec Jacques Gautron ici dans le 06 (élections européennes de 2009). Au final 0.02%…
    J’ai souvenir de l’immense plaisir de voir Sabine Hérold présenter ses idées entre deux candidats hyper-collectivistes.
    => Nos maîtres ont dû s’étrangler en voyant ces séquences. D’ailleurs les règles permettant de se présenter ont changé par la suite.

    • Bonjour,
      Hé bien au moins vous avez eu le courage de le faire, c’est déjà pas si mal… Le fond du problème est à mon avis (qui n’est pas si humble) qu’il n’y a pratiquement aucune diffusion de la pensée libérale, aucun débat réel sur l’impact négatif de l’omniprésence de l’état dans la vie du citoyen, sans points de comparaisons et privés d’exemples alternatifs nos malheureux concitoyens sont aveugles…

      • c est sur que le liberalisme pour la plupart des gens ca veut dire qu on va pouvoir les virer plus facilement et qu ils devront travailler pour 500€/mois. Des lors, difficile de faire des gros scores (quoique 0.02 % c est maigre )

        • @ cdg
          Oui, la majorité des Français sont anti-libéraux par conditionnement! Il y a bien plus d’empathie pour le geste solidaire d’un salarié que pour les soucis d’un patron pour nourrir et faire vivre ses salariés, mais ça, c’est tou
          Non, la parole est toujours aux contestataires, en France et à tous les « hors normes »: ça, ça fait le buzz, pas le quotidien!

          Franchement, si la France était vraiment intelligente, ça se verrait un peu plus que maintenant! Pourquoi tout foire, dans ce pays qui a encore l’outrecuidance de se dire « co-leader de l’Union Européenne », c’est une lamentable farce: la France est à la traine, toujours nulle!

      • c’est surtout qu’un, libéral qui parle de ses idées va direct partir dans des trucs hyper compliqués pour prouver par a + b qu’il a raison …je voulais revenir sur le fait que le billet indique que le libéral est soit autodidacte soit très diplômé..et pour arriver à une fonction de chef d’état ilf aut savoir de quo on parle et le faire bien,sauf que le libéral oubliera qu’une part de son possible électorat n’est pas forcément à son niveau et ne comprendra pas ou peu ou il veut en venir lorsqu’il défend ses idées, il faudrait quelqu’un qui sache rester simple dans ses explications et pointu lorsqu’on tentera de le coincer….pas facile.

        • @dekkard

          Dès lors que les idées libérales prédominent au niveau planétaire pour beaucoup de pays (et non des moindres),je comprends mal votre allusion au risque »d’être coincé » que tout libéral devrait craindre, lors d’un débat quelconque, qui ne restera en définitive qu’un simple et éternel débat.
          D’une façon générale les débats sont incontournables, mais in fine seules les réalités économiques prédomineront toujours.(Cette simple évidence est universellement reconnue en ce début de 21 ème siècle,alors qu’elle ne l’était pas au 20éme!).
          Ce pragmatisme difficile à comprendre ou même accepter pour « la part possible d’un électorat donné »,quelque soit sa tendance,
          (pour des raisons relevant par ailleurs d’un tout autre débat !),ne signifie pas pour autant une incompréhension totale « de trucs hyper compliqués ».
          Certes les études en économie sont ardues dés lors qu’une bonne maîtrise des mathématiques reste essentielle.
          Les débats, et autres ouvrages de vulgarisation que nous proposent les médias sont rarement techniques,mais permettent heureusement au plus grand nombre de comprendre le B.a-ba des rouages de l’économie.

  • Bonjour,
    Pour qu’il y est des libéraux encore faudrait il que la pensée libérale puisse s’exprimer…
    1. Pour ma part j’ai expliqué la notion de salaire complet à nombre de mes collègues et amis et le taux de sucés de cette simple explication sur l’intérêt de la pensée libérale a été instantané…
    2. Hélas avec 99% de journalistes germanopratins d’extrême gauche, voir de gauche qui ne sortent jamais de leur entre-sois politico médiatique il y a peu de chance que la population ouvre les yeux…
    En attendant: vive contrepoint!! ; )

    • @Maltus il y a aussi l’achat de lunettes. Dernières lunettes de ma fille pour la myopie, hein, rien de terrible, remboursement sécu : 4,44 euros . Elle va commencer à travailler , on lui a aussi fait l’explication de feuille de paye , et hop juste histoire de mettre en musique ses convictions déjà bien libérales, succès garanti… croyez moi , le réel est en train de rendre les gens libéraux

  • « L’axe droite-gauche se confond avec l’axe libéraux-étatistes »
    Cela n’est vrai que pour le liberalisme économique. Qui, désolé de rappeler cette évidence, est au libéralisme, ce que le canada dry est à l’alcool.

    • Non les chiffres montrent que ce n’est pas vrai : que pour le moins d’Etat s’étend à l’éducation, à la culture, aux transports, au social.

      Vous confondez peut être libertés et privilèges (autorisation protégée par l’Etat) – c’est ce même débat qui oppose entre libertarians et liberals aux US.

  • le libéralisme est un épouvantail, tandis que beaucoup d’idées ou au moins certains constats sont partagés. La majeure partie des gens que je connais ont été confronté par exemple à cette question pratique…une personne acceptant de travailler perdant de l’argent..
    je pense même que certaines réactions violentes comme ce qui se passe lorsqu’on met en doute l’intérêt du smic sont le signe que les idées libérales font de l’effet.
    d’ailleurs je ne suis pas libéral..mais très souvent je suis à à 100% aligné avec les idées libérales ou au moins la pertinence de leurs remarques sur la société.

    et personne m^me mélenchon ne nie l’importance de la liberté..

  • Le libéralisme c’est comme l’écologie il n’y aura jamais de grand parti libéral. Ces valeurs sont diluées dans tout l’espace polique, chacun en représentant une partie plus ou moins importante. Les réunir sous la même chapelle durablement est utopique car contraire au fonctionnement de l’esprit humain. D’ailleurs les libéraux sont toujours associés aux conservateurs, faute de mieux, notamment pour leur proximité en économie.

  • A Breizh 06,
    Oui. J’ai milité, tracté pour le PLD dans les Yvelines, soutenu Sabine Hérold du temps d’Alternatives Libérales.
    Les résultats aux élections sur les candidats déclarés LIBERAUX sont sans appels.. Max 2% .
    C’est la triste réalité dans un Pays étatiste à 98 % .. 60 % Etatistes de gauche 38 % Etatistes du centre et de droite .

    • Oui, ça c’etait un vrai parti/mouvement libéral.

    • 2% me parait plus juste en effet. En tout cas nul doute que si un quart des français sont tendanciellement libéraux, un parti libéral comme AL pourra rafler la mise aux prochaines élections qui se feront à la proportionnelle…

  • Y’a pas de vrai liberal en France !
    Un vrai liberal se serait expatrie dans n’importe quel pays moins taxe que la France.
    Tous les libéraux en France, sont des libéraux derrière leur clavier, mais sont accrocs, a la secu, a la CAF et autres aides … incapable de prendre leur responsabilité, sinon ils seraient partis !

    • @marc

      Pourriez-vous définir précisément ce qu’est pour vous « le vrai » libéralisme afin que l’on puisse s’instruire avec clavier ,et plus si affinités?

      https://www.contrepoints.org/2017/04/03/285930-ce-que-liberalisme-signifie

      • Chez moi, je suis objectiviste, je fais une priorité des choses dans le libéralisme.

        La toute première est dans mon travail, combien l’État me vole, et en dernier je mets le droit de vote avec les droits de l’homme.

        Je prefere être dans un pays ou je vote pas et ou je suis taxe a 20% que d’etre en France voter et se faire empapaoute tous les jours par les taxes, les réglementations dans le travail, les fonctionnaires qui vous casses les bonbons ….

        C’est la liberté dans mon travail qui me fait manger et pas le droit de vote ou les droits de l’homme et les autres trucs intellectuel qui brassent du vent. Je n’est pas besoin des droits de l’homme et de son égalitarisme.

    • Ne pas partir ne veut pas forcément dire être accro à la sécu, à la CAF et aux aides. Ca peut simplement vouloir dire qu’il y a aussi en France de la famille, des avoirs, des personnes qui ne viendraient pas, qu’on ne veut pas quitter, et qu’on peut trouver plus facilement des arrangements pour rendre le reste supportable que la motivation pour se construire une vie à l’étranger. Surtout qu’en ce qui me concerne, la conviction libérale a mis une ou deux décennies à s’imposer après le début de ma vie professionnelle…

    • @ marc22
      Pourquoi? Vous êtes parti, vous?

      • Une hypothèse, qu’il confirmera ou infirmera : parce qu’il est jeune.
        J’ai rencontré bien des parents de jeunes qui avaient réussi à l’étranger, et qui avaient fini par les y rejoindre, parce que la Hongrie après 56, l’Allemagne de l’Est, la Corée aux alentours du 38e parallèle, ce n’étaient pas des endroits libres. Mais on lisait la même chose dans leurs yeux, bridés ou pas. L’homme, c’est comme la salade, à un certain âge ça lui fait du bien d’être repiqué là où il sera moins serré dans un sol plus riche, mais plus tard, ça ne l’empêche pas de végéter et dépérir.

  • Les libéraux existent en France – à preuve les anarchistes et les libertariens sont nombreux – mais Contrepoints n’est pas un support libéral, mais plutôt le relais cryptique de mega-forces qui n’ont rien de libéral. Le destin de ce pseudo-libéralisme sera celui du pseudo-communisme, avec pour résultat le vide de destin pour tous.

    • Avec des dizaines de millions de morts et des Goulags un peu partout dans le pays ?

    • @ Etienne Maillet
      Donc il y a en France des anarchistes et des libertariens heureux dans ce pays où l’état décide de tout: ils sont aussi un peu maso en plus, alors? Moi, j’ai senti quand la France prenait le virage de trop et qu’elle déconnait à plein tube! Et évidemment, je me suis barré avant qu’il ne soit trop tard, pour me retrouver dans mon pays mignon, assez libéral et prospère. Sage décision!
      Un jour, un collègue, fraichement élu au conseil municipal, m’a proposé, sans rire, d’adopter la nationalité française: par courtoisie, je me suis retenu de lui pouffer de rire au nez, évidemment (j’ai été bien éduqué), mais se retenir d’éclater de rire, ce n’est pas facile! Mais c’était trop comique: me proposer à moi, Luxembourgeois, de devenir Français: pourquoi pas demander à un monégasque avide de porter des chaînes? des tarés, j’en ai vu pas mal en 15-16 ans, mais un gars qui me propose d’en devenir un, c’était la première fois!!!

  • @marc 22

    Vous avez raison. les libéraux quittent la france quand ils peuvent. Pas pour des raisons exclusivement de prélèvements; mais aussi pour leurs liberté; d’entreprendre, de vivre, de s’exprimer…etc…
    Le problème est: que sans tendance libérale, la france continuera à s’endormir dans un assistanat insupportable durablement.
    pays en voie de déliquescence…comme nous l’a pourtant enseigné l’histoire de ce monde.
    mais voilà; la france est jusqu’au boutiste…

  • Il y a eut un candidate a la presidentielle qui etait clairement liberal. Il s appelait A Madelin et a fait 5 % (de memoire). On est loin des chiffres de l article.
    Soyons clair, vu que la fidelite a des idees et la coherence sont la marque de fabrique de notre classe politique, s il y avait un potentiel de 25 % des voix, ils se jetteraient dessus. Si Wauquiez copie le FN c est bien que son parti evalue le liberalisme a un % faible des electeurs

  • Vous devriez relire vos graphiques. Ce n’est pas parce que la moyenne est nulle que ça veut dire qu’une personne ne veut que rien ne change. Dire que les groupes au centre de votre graphique sont ceux qui désirent le statu quo est une erreur qui est issue d’un raccourci assez évident….

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Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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