4 erreurs fréquentes à propos de Mélenchon

On a bien tort de sous-estimer Mélenchon. Et on ne compte plus les lieux communs erronés qui circulent à son propos.

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4 erreurs fréquentes à propos de Mélenchon

Publié le 25 septembre 2017
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Par Éric Verhaeghe.

Sans être un succès exemplaire, la manifestation organisée samedi par Mélenchon et la France Insoumise (probablement 60 000 manifestants) a rassemblé suffisamment de partisans pour ne pas être anodine. Elle constitue une étape significative dans un parcours tourné vers l’appel constant à la violence de rue.

On a bien tort de sous-estimer Mélenchon. Depuis des années, ses petits copains socialistes l’ont pris pour un vulgaire démagogue. Après des années de haine et d’incertitudes, il a fini par leur mettre des centaines de milliers de voix dans la vue. Il est comme ça le Chavez de l’Essonne : il tonitrue, il se fait moquer, mais les moqueries le renforcent, et à la fin ses oraisons tribuniciennes lui ouvrent la voix.

Sur Mélenchon, on ne compte plus les lieux communs erronés qui circulent.

1. Mélenchon n’est pas révolutionnaire

Le premier d’entre eux est de croire qu’il n’est pas révolutionnaire. Son recours répété à la rue le montre. Certes, Mélenchon n’appelle pas aux armes. Mais les siens ne manquent pas une occasion de faire l’éloge de la violence et ne cachent pas leurs intentions d’en finir avec une économie fondée sur l’entreprise privée.

Si on ne peut parler, avec Mélenchon, de bolchevisme ouvert, on peut en revanche voir en lui un marxiste-léniniste convaincu. C’est indécodable pour tous ceux qui ont oublié ce que voulait dire la dictature du prolétariat, mais Mélenchon cherche effectivement à réunir les conditions d’un basculement proche de celui de 1917.

2. La France Insoumise n’est pas pour la violence politique

Dans cet ordre d’idées, on arrêtera donc d’oublier la fascination de la France Insoumise pour la violence politique. Les pudeurs du mouvement dans la dénonciation de ce qui se passe au Venezuela le montre à tous ceux qui acceptent d’ouvrir les yeux.

3. Mélenchon n’obtient jamais de succès dans les urnes

On arrêtera aussi de répéter à l’envi que le charisme de Mélenchon ne se traduit jamais dans les urnes. Tôt ou tard, à force de ne pas être prise au sérieux par ses adversaires, la France Insoumise gagnera au moins une majorité relative qui lui permettra d’être incontournable, comme le NSDAP le fut en Allemagne, ou comme les communistes le furent en république tchèque en 1948.

4. Mélenchon est pour la liberté du peuple

Pour le reste, on a là aussi bien tort de ne pas prendre au sérieux les paroles et les programmes de Jean-Luc Mélenchon. L’intéressé ne cache pas sa fascination pour Lénine. Ses propositions convergent globalement pour fortement administrer l’économie française.

Tout le monde connaît les conséquences de ces mesures. Même sans une révolution brutale, une majorité insoumise à l’Assemblée nationale conduirait à des ruptures majeures dans notre organisation sociale au profit d’une collectivisation et d’une répression étatique liberticide.

Dans la pratique, ses appels répétés à la rue constituent déjà une ligne rouge que la démocratie ne devrait pas admettre. Reste à savoir quelle sera la capacité politique des adversaires de Mélenchon à réagir à cette stratégie dangereuse.

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  • Mélenchon est un petit bourgeois qui a toujours vécu des deniers de la République et fait partie de cette classe politique qu’il veut tant dégager.
    Lénine était un petit bourgeois qui vivait des rentes que percevaient sa mère.
    Ils ont en commun de parler au nom d’un peuple qui n’existe dans leur imagination et d’être totalement schizophrène en prônant l’anéantissement d’un système qui les a toujours fait vivre.
    Au vu des millions de morts et de la misère causés par Lénine, on ne peut qu’espèrer que Mélenchon ne reste que cet agitateur au verbe néanmoins brillant.

  • Bonjour

    Malheureusement, un second tour Melenchon-Le Pen est possible, avec Melenchon vainqueur (les médias sont acquis).
    Il lui restera le barrage de l’assemblée mais un président peut avoir des pouvoirs étendus (Art 16).

    • C’est encore plus grave que ça :
      un sondage au mois d’avril le donnait gagnant face à Fillon au deuxième tour.
      Comme je pense que Macron ne sera pas réélu (il a les statistiques contre lui), le Lider Maximo peut remporter les élections de 2022.
      La Sixième République qu’il mettra en place ne sera rien d’autre qu’un coup d’état institutionnel calqué trait pour trait sur celui de Maduro.
      Ce jour là, il faudra quitter le pays : la politique économique de Mélanchon fera imploser l’Euro, et il entrainera toute l’institution européenne dans sa chute.

  • « Les insoumis ne sont pas vos amis »

    Je dis parfois à mes enfants « le soleil est beau, il chauffe et rend joyeux, mais méfiez-vous. Le soleil n’est pas votre ami ».
    En ce week-end de manifestation sous le soleil, soyons clairs : « Chômeurs, méfiez-vous. Tous les syndicats et Insoumis ne sont pas vos amis ».

    Les Insoumis et les syndicats réputés les plus durs (CGT, SUD, etc.) manifestent contre les mêmes réformes. Mais ils ne manifestent pas ensemble. Ont-ils les mêmes objectifs ?

    1er OBJECTIF : L’effondrement du système

    Ce n’est pas l’objectif des syndicats ; eux veulent le statu quo.

    C’est celui des dirigeants Insoumis, héritiers des anarchistes utopistes. Leur rêve est avoué et exprimé : abattre la 5ème République.

    Leur idéologie passe par la « lutte des classes ». Qui explique et justifie tout.

    Même s’il faut commencer par convaincre qu’elle existe encore. Filoche se sentait obligé d’affirmer récemment « La lutte des classes existe comme l’air que l’on respire ». Et de tenter de le démontrer dans une tribune. Curieuse déclaration. L’affirmerait-il si c’était vraiment une évidence ?

    Mais supposons que la lutte des classes, vieille rengaine du XIXème, soit toujours d’actualité. C’est important pour la suite, car elle justifie alors l’approche révolutionnaire des insoumis.

    Et puisqu’elle est révolutionnaire, l’approche ne doit pas être surtout évolutionnaire. Toute évolution, toute réforme, devient contraire à leur intérêt. Et si l’évolution va dans leur sens c’est pire; parce qu’elle leur coupe l’herbe sous le pied.

    La « lutte » justifie tout. Prôner implicitement le chaos, la violence et la haine. Inciter à la « résistance » par des actes illégaux comme les occupations d’usines, le blocage des routes, séquestrer les directeurs d’usine, maltraiter ou déchirer les vêtements de collègues RH (Air France), etc.
    Pour justifier cela, l’argument est simple : les décisions de l’Etat sont un « coup d’Etat social » (sic). Donc l’Etat n’est pas légitime => On peut donc aussi bafouer le droit. CQFD.
    Et tant pis s’il s’agit d’un gouvernement démocratiquement élu, contre lequel les insoumis ont perdu. C’est un détail. L’essentiel est de justifier la politique du pire.

    Ceux qui comprennent cela ont compris pourquoi Mélenchon n’a pas voulu nuire au score du FN au 2ème tour. Tout renforcement des extrêmes, toute décision qui aggrave la dette, empêche les entreprises d’embaucher, etc. sert l’objectif révolutionnaire.

    Pour renverser le pouvoir, la politique du pire, fut-elle infâme, est toujours préférable, puisqu’elle justifie la lutte.

    2ème OBJECTIF : Mobiliser la clientèle traditionnelle des fonctionnaires, lycéens, étudiants, et autres réservoirs de contestataires facilement mobilisables.

    C’est la finalité des syndicats qui montrent ainsi qu’ils protègent leur clientèle…. Et qu’ils existent encore.

    Même et surtout contre des lois qui ne les concernent pas. D’ailleurs, les syndicats les plus engagés contre les Lois Macron sont ceux du secteur Public. Les moins concernés par le problème du chômage. Bien installés dans le bateau de l’emploi à vie, ces salariés n’ont rien à gagner à une fluidification du marché qui laisserait monter à bord ceux qui nagent autour du bateau. Au risque de le déstabiliser.

    Les insoumis apprécient ces supplétifs de la grogne à condition qu’ils alimentent la lutte. Mais ces derniers ne craignent pas le chômage ; il faut donc les exhorter à exiger autre chose : plus d’effectifs, plus de salaire et moins d’heures de travail.

    Un fonctionnaire heureux, qui se satisfait d’un job, peut être modeste mais sûr, ne se rebellera pas. Il est inutile. La Révolution ne supporte pas les passifs. « Choisis ton camp camarade » scandent les révolutionnaires. Un salarié heureux est une sorte de «traitre» à la cause.

    3ème OBJECTIF : La défense des travailleurs du secteur privés concurrentiel.

    Ceux-là sont des dilemmes. Ils sont difficiles à convaincre que les « patrons sont des salauds et que les entreprises peuvent tout payer ». Ces salariés sont dans l’entreprise et ils voient tous les jours la réalité du travail et du marché.
    Mélenchon, Autain, Filoche,… et la plupart des dirigeants des Insoumis n’ont jamais créé un emploi. Ils vivent de l’argent public. Les salariés du privé n’en vivent pas, ils le produisent. Nuance.

    Cela amène les syndicats à des situations cornéliennes. Exemple : faut-il interdire le travail du dimanche ? Pas facile à soutenir quand des salariés le souhaitent et que la Direction le souhaite aussi. Et que chacun y trouve son compte.

    La solution ? Convaincre que les salariés ne souhaitent pas vraiment ce qu’ils demandent. Qu’ils sont des « mineurs d’esprit, manipulés par la peur, etc. ». Faire le bonheur des gens contre leur gré, en les convainquant qu’ils sont en réalité malheureux. Quitte à détruire de l’activité et des richesses.

    Mais le plus dur, c’est d’occulter l’enjeu suivant : ouvrir l’emploi à de nouveaux salariés. Eluder le fait que pour un salarié, travailler parfois le dimanche ou pas, est presque un « problème de riche » par rapport à celui qui ne travaille pas DU TOUT.

    Et on en vient à l’enjeu final

    (…)

    OBJECTIF N° « 99999 » : La défense du chômeur.

    La France aurait fait « le choix du chômage ».

    On finirait par le croire tant ils sont abandonnés de tous. Y compris de Mitterrand qui jetait l’éponge, fatigué, en expliquant qu’on « avait déjà tout tenté ».

    Les chômeurs ne sont ni adhérents ni une priorité pour les syndicats. Leurs clients sont ailleurs

    Pour les insoumis, c’est pire. Ils sont … utiles. Ils contribuent à justifier la lutte. Si le pays s’enrichit, si les chômeurs trouvent du boulot, le combustible de la révolte et de la colère s’amoindrit. Si le peuple a du travail. Il songe moins à se rebeller.

    D’où l’importance pour les insoumis de répéter à l’envi que la France est très riche. L’argument en découle : « La France est riche et pas vous, donc ils y a un problème ». Puis la solution magique : « il suffit de confisquer les patrimoines des plus riches». La lutte des classes à nouveau. Entretenir l’envie, la colère.

    C’est pour cela que les insoumis bloquent ce qui va dans le sens de faciliter la capacité des entreprises à embaucher. Pour cela aussi qu’ils prônent des objectifs irréalistes. La sécurité de l’emploi à vie, par exemple. Comme si une entreprise pouvait prévoir l’avenir à 30 ou 40 ans, alors que l’économie moderne se transforme en quelques mois.

    Autre exemple absurde prôné par les insoumis à l’aide d’un très joli syllogisme : « Il ne doit y avoir qu’un seul code du travail ; comme il n’y a qu’un seul code de la route ». C’est en effet joli. Mais idiot.
    Et faux : le code de la route prévoit bien des vitesses qui varient selon les endroits.
    Pour le travail, peut-on défendre le même montant de SMIC à Paris et en Corrèze. Comme si le coût de la vie y était le même, etc.

    La réalité française est la hauteur du mur qui sépare salariés et chômeurs. Qui interdit aux chômeurs d’accéder au travail et donc à la liberté.

    Dans la plupart des pays ou l’emploi est flexible, perdre son emploi n’est pas un traumatisme. En France, à l’inverse, des salariés malheureux s’accrochent à un travail qu’ils détestent par simple peur de ne passer de l’autre côté du mur. C’est un choix de société. Et de vie.

    Syndicats et insoumis portent aux nues une valeur magique, irréelle, miraculeuse et trompeuse: la sécurité. Le diable, c’est la « précarité ».
    Quitte à renoncer à la liberté. Il faut infantiliser les salariés qui devront attendre de l’Etat la sécurité de leur emploi (comme tout le reste,… jusqu’à l’indication du nombre de fruits et légumes à manger chaque jour).

    Alors que faire ? La solution est ailleurs. Elle n’a jamais été tentée en France. C’est la liberté.

    La loi de L’offre et de la demande n’est pas seulement naturelle. Elle est physique, comme la gravité.

    La seule sécurité pour le travailleur c’est le plein emploi.

    Il faut inverser la peur. Aujourd’hui le chef d’entreprise a peur d’embaucher. Demain il faut qu’il craigne le départ des salariés qu’il à trouvés, formés. Que sa priorité soit donc leur fidélité. Son objectif principal d’assurer une bonne ambiance de travail, des salaires compétitifs, etc.

    C’est pour cela que pour les insoumis l’entrepreneur est aussi un dilemme. Il est populaire. C’est lui qui crée des emplois.
    Pour justifier la lutte des classes, il faut le diaboliser, le classer. Et pour commencer, l’appeler « patron » qui est plus négatif, presque péjoratif. Mélanchon est un magicien du discours. Il ne prononce presque jamais le mot « entrepreneur ». Heureusement pour lui, quelques patrons voyous l’aident à entretenir le mythe que le chef d’entreprise est forcément un salaud. A part quelques tordus, les chefs d’entreprises ne sont pourtant pas des ogres qui veulent détruire la société et la planète pour gagner de l’argent. Ils vivent aussi sur cette planète. Ils ont des enfants, comme nous, et ils leur souhaitent un avenir.

    Mais le pire cauchemar pour les Insoumis ou les syndicats durs, c’est l’auto-entrepreneur : c’est un individu qui au lieu de rebeller « passe à l’ennemi » sans devenir un vrai ennemi (un patron) puisqu’il reste seul. Le dilemme absolu.

    La lutte des classes, comme la guerre civile ou les guerres raciales imposent des ennemis clairs. Pour faciliter le message, il faut que ce soit binaire. « Si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous », « Choisis ton camp camarade » scandent à nouveau les révolutionnaires.
    Et l’auto-entrepreneur est difficilement classable.

    Les litiges autour de UBER ont fourni la solution et le mot magique, « l’Uberisation ». Un chômeur qui veut s’en sortir seul est « forcément condamné à devenir un esclave uberisé ».
    Pas de demi-mesure.
    – Un auto-entrepreneur qui galère devient donc une victime exploitée du capital. (argument qui permet de le dissuader même d’essayer).
    – Celui qui réussit et embauche devient carrément un ennemi.

    Ouf. Les vaches sont bien gardées.

  • les grands orateurs doivent savoir manipuler pour pouvoir gouverner ; mélenchon sait parler à la masse , là est le danger ;

    • Entre parler à la masse et être à la masse, Mélenchon pourrait bien avoir franchi la limite ce week-end à propos du rôle historique de la rue. Comme Marine Le Pen après son débat, il a probablement réduit son électorat potentiel à ses inconditionnels.

  • A TLAFFIN25.
    Analyse on ne peut plus claire de ce qui anime des politiciens du pire, comme des syndicats qui construisent leur fond de commerce sur le malheur d’une frange de la population.
    Mais où le bas blesse, c’est quand ces mêmes personnes ne cherchent plus les solutions pour sortir leurs sympathisants de la situation dans laquelle ils sont mais entretiennent volontairement le statut quo pour conserver l’emprise sur cette population. Ils en vivent un peu comme tous ces religieux qui n’ont de cesse prévoir les pires choses s’ils se détachent de la religion.
    Et ils diabolisent ceux qui pourraient avoir des débuts de solution.
    Pour monsieur Mélanchon c’est fait volontairement par calcul car il joue sa dernière carte pour accéder à la fonction suprême .
    Ce monsieur n’a travaillé en calculant très large seulement 4 ans en se faisant régulièrement virer et donc plutôt que de se remettre en question, il préfère déverser son fiel sur ceux qui lui ont indirectement fait comprendre qu’il était un bon à rien ou à pas grand chose pour être gentil?
    Son bagou aurait pu en faire un très bon vendeur, sa culture aurait pu en faire un bon critique littéraire, il a choisi la politique certainement plus rémunératrice.

  • Il y a toujours eu une composante gauchiste dure dans nos sociétés, fondée sur la jalousie sociale. Certains de ses membres se sont d’ailleurs fort efficacement reconvertis dans les affaires où leur cynisme désabusé mais brutal fait parfois « merveille ».

    Il y a des électeurs mélenchonistes dans ma famille et je tente de les écouter. Ceux qui ne sont pas complètement décérébrés présentent tous le même alliage de générosité de surface (souvent mal placée d’ailleurs et toujours financée par autrui), et d’égoïsme acharné quand il s’agit de leurs petits intérêts.

    L’ennui est que cette engeance s’étend de plus en plus et se ramifie (boboïsme par exemple, y compris pseudo-libéral)

  • Bonne analyse, magistralement complétée par le long commentaire de TLAFFIN qui décrit en détail la stratégie révolutionnaire marxiste-léniniste. Mélenchon est d’autant plus dangereux que :
    1) Toute la classe jacassante (politico-médiatique) est profondément imprégnée d’égalitarisme, cette idéologie n’étant jamais dénoncée pour ce qu’elle est, une monstruosité (la diversité des individus étant l’un des traits remarquables du monde vivant), ce qui lui offre un terrain favorable.
    2) Sans connaissance théorique libérale solide, les politiques qui tentent de mettre en œuvre des réformes par instinct de survie (parce qu’ils comprennent vaguement que l’absence de réforme conduira à ruiner jusqu’à ceux qui les soutiennent) sont incapables de les défendre de manière cohérente.
    3) La timidité des réformes entreprises conduira à l’échec (pas de diminution du chômage, extension de la pauvreté), échec, qui sera attribué à « l’ultra-libéralisme », d’autant plus que ces réformes auront été mal défendues (voir 1 et 2).
    Plusieurs commentateurs remettent à 2022 une possible élection de Mélenchon sans se rendre compte qu’une situation insurrectionnelle peut très bien lui permettre (à lui ou à un autre), de prendre le pouvoir bien avant.
    Le coup d’état anti social c’est Mélenchon et ses alliés et c’est maintenant.

    • Pour un coup d’état il est indispensable d’avoir la police et l’armée à ses ordres, ce qui n’est pas le cas dans une démocratie étatique comme la France!

      • @ Virgile
        Qu’est-ce qu’un coup d’état ? Une tentative de prendre le pouvoir par la force sans respect pour les institutions (qu’elles soient bonnes ou mauvaises). Qu’est-ce que le pouvoir ? La capacité d’imposer des lois (bonnes ou mauvaises) et de les faire respecter (éventuellement). S’opposer par la force à une loi promue par un gouvernement ayant été formé dans le respect des institutions (plus ou moins) est donc bien une tentative de coup d’état. Ont le pouvoir réel ceux qui ont la capacité de faire la loi, ce qui a bien été le cas de tous les manifestants violents qui ont fini par obtenir gain de cause dans le passé.
        La prise de pouvoir formelle est secondaire (évidemment pas pour ceux, comme Mélencon, qui y aspirent) et peut très bien intervenir à la faveur d’une situation insurrectionnelle sans le support de l’armée ni de la police, par ailleurs singulièrement désarmées dans ce pays.

  • Le plus égal des égos et des égaux.

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