Chômage et solidarité : le macronisme pris d’une crise de hollandisme ?

La question de la solidarité face au chômage donne l’occasion, à la République en Marche, de resserrer ses rangs autour des vieilles lunes hollandistes. Démonstration est faite de la distance qui sépare la majorité parlementaire et le libéralisme.

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Chômage et solidarité : le macronisme pris d’une crise de hollandisme ?

Publié le 24 août 2018
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Par Éric Verhaeghe.

La question de l’indemnisation des cadres dans l’assurance-chômage est un serpent de mer qui revient à chaque renégociation de la convention fixant les règles de calcul des indemnités. Il se trouve toujours quelqu’un dans la salle pour dénoncer les « gros salaires » qui abuseraient du système. En l’espèce, le plafonnement des indemnités mensuelles à environ 6.000 € suscite régulièrement des anathèmes acides et des appels au coup de rabot.

En soi, cet appel n’a rien de choquant. On peut en effet se demander pourquoi des salariés qui gagnent 15.000 € mensuels bénéficient d’un système de droit commun qui n’a pas été conçu pour eux. Toute la difficulté est de monter un raisonnement cohérent sur le sujet.

Et c’est ici qu’Aurélien Taché, député du Val d’Oise et ancien de l’Unef, nous donne à voir comment la République en Marche a blanchi d’un coup de baguette magique les vieux principes moisis du hollandisme.

Les deux certitudes du hollandisme en matière de solidarité

Rappelons d’abord les deux conceptions méphitiques qui inspirent la doctrine hollandiste de la solidarité.

La première conception est de considérer que la solidarité repose sur une aspiration officielle à une égalité de droits entre riches et pauvres où, en réalité, les riches n’ont aucun droit et les pauvres les ont tous. C’est la généralisation du deux poids deux mesures où, en particulier, tous ceux qui ont commis l’erreur de s’élever de leur condition durant leur vie doivent voir l’ensemble de leurs gains confisqué et redistribué à ceux qui n’ont pas fait le même effort.

La deuxième conception est que la solidarité est un système à sens unique : elle ne doit profiter qu’aux pauvres, et les riches doivent en être méthodiquement exclus. C’est ce qu’on nomme la redistribution des richesses.

Aurélien Taché et le recyclage des vieilles lunes hollandaises

Aurélien Taché est un ancien des cabinets ministériels sous François Hollande. Il s’est opportunément recyclé dans la macronie, mais il n’en reste pas moins attaché aux vieilles leçons reçues du mandat précédent, en particulier cette manie de vouloir tout réglementer sans respecter l’autonomie des corps intermédiaires.

Le fait que l’assurance chômage soit financée par les entreprises et gérée par les partenaires sociaux n’est donc pas de nature à le dissuader d’expliquer en lieu et place de ces partenaires comment bien gérer le régime chômage. Le hollandisme et ses adeptes (y compris chez les plus frondeurs) avaient coutume de procéder de la sorte : nous sommes de gauche, donc nous sommes légitimes à parler des intérêts des salariés à la place des syndicats qui sont chargés de les représenter.

Cette idée selon laquelle être de gauche donne le droit de s’ériger en porte-parole des opprimés en tous genres, même lorsqu’ils ont des porte-parole élus et légitimes, est une tarte à la crème d’une banalité bien connue. On notera que les mêmes qui foulent aux pieds les syndicats sont généralement les premiers à appeler de leurs voeux la « démocratie sociale » et autres fantasmes où les salariés deviendraient de fait les vrais propriétaires des entreprises. L’intervention de Taché dans le champ de l’assurance chômage confirme une fois de plus que l’appel à la démocratie sociale est une fiction qui cache une simple volonté de puissance de la part de députés qui ont, qui plus est, une connaissance le plus souvent théorique du secteur privé.

C’est ici qu’on notera le premier manque de cohérence qui caractérise le plus souvent les partisans de la solidarité. L’expérience montre que leur conception de la solidarité s’intéresse assez peu à l’opinion de ceux qui sont supposés en bénéficier.

Baisser les allocations chômage des cadres, ou la généralisation du deux poids deux mesures

S’agissant de l’allocation chômage des cadres à 6.000 € par mois, on se délectera du populisme sous-jacent qui anime ses adversaires et contempteurs. Car tous adorent attiser la haine du grand public en citant des chiffres astronomiques, mais tous oublient de préciser que la perception d’une indemnité de 6.000 €euros est généralement précédée d’une période de carence de six mois. Autrement dit, pour qu’un cadre puisse bénéficier de son allocation chômage à ce montant élevé, le régime chômage tient compte de l’indemnité de licenciement qu’il a perçue. Certains se retrouvent donc privés de revenus pendant plusieurs mois avant d’ouvrir droit à la première indemnisation.

Certes, ils ne nous feront pas pleurer sur leur sort. Mais enfin, le système calculé par les partenaires sociaux, et qu’aucune convention signée par ces partenaires depuis de nombreuses années n’a remis en cause malgré les polémiques sur ce sujet, a bel et bien intégré dans ses mécanismes des éléments de justice sociale concernant les cadres. Leurs droits sont ouverts moins facilement que ceux des salariés « ordinaires », et c’est très bien comme ça.

Dans la logique hollandiste, ce mécanisme n’est pas suffisant. C’est pourquoi Aurélien Taché propose de baisser les allocations perçues par les cadres. Autrement dit, les cadres cotiseraient comme les autres (à travers la CSG dans les années à venir), mais un euro cotisé par un cadre ouvrirait moins de droits qu’un euro cotisé par un ouvrier.

On retrouve ici la logique de la sanction sociale qui est la marque de fabrique du hollandisme. Tous ceux qui ont voulu s’élever dans l’échelle sociale doivent être sévèrement punis en ayant moins de droits que les autres. Dans cet univers de l’inégalité assumée, le fils d’ouvrier qui s’est discipliné pour faire des études et vivre mieux que ses parents doit être stigmatisé pour ses prétentions hors norme, et payer chèrement son péché d’orgueil.

On suppose que la prochaine mesure proposée par Aurélien Taché consistera à demander aux cadres ou aux riches de payer plus cher leur assurance voiture, sous prétexte qu’ils en ont les moyens, ou de subir un malus plus important que les ouvriers en cas d’accident. Ou alors proposera-t-il que les peines infligées en justice soient systématiquement alourdies pour les plus riches, que les contraventions pour excès de vitesse soient proportionnelles aux revenus et que la baguette soit payée aux boulangers en fonction du salaire.

Comment transformer la France en enfer fiscal ?

Redisons-le, supprimer le système des indemnités chômage à 6.000 € peut avoir du sens. Plusieurs scénarios sont possibles pour y arriver.

Un scénario à l’allemande, qui est simple à comprendre : on limite l’assurance chômage aux assurés qui gagnent moins d’une certaine somme. C’est ainsi que fonctionne Outre-Rhin l’assurance maladie. Au-delà d’un certain niveau de revenus, le salarié n’est plus obligé d’adhérer au régime. Cela ne signifie pas que cela lui est interdit. Simplement, il peut choisir d’adhérer à un autre système : il prend ses responsabilités.

Un scénario à l’anglo-saxonne est aussi possible : l’assurance-chômage est plafonnée pour tout le monde, mais les cotisations le sont aussi. Par exemple, l’assurance-chômage assure 50% du dernier salaire dans la limite de 2.000 € d’indemnité. Les assurés sont obligés de cotiser, mais leur cotisation ne porte que sur les 4.000 premiers euros de salaire. Au-delà, le salarié est libre de souscrire ou non à un contrat d’assurance-chômage complémentaire.

Le scénario proposé par Aurélien Taché, en fidèle hollandiste, est celui de l’enfer fiscal. Il consiste à maintenir des cotisations obligatoires et sans limite ou presque, mais à dégrader purement et simplement les droits offerts aux plus riches, selon la logique du deux poids deux mesures.

On peut évidemment camoufler cette violation fondamentale de la démocratie en « solidarité ». Les Soviets n’ont pas fait autre chose pendant des décennies, avant que leur économie pourrie de l’intérieur ne s’effondre brutalement. Simplement, il faut assumer ce que l’on fait dans ces cas-là : décourager la promotion sociale et transformer peu à peu son pays en enfer fiscal où les meilleurs partent vivre à l’étranger et sont peu à peu remplacés par de la main-d’oeuvre étrangère. Aurélien Taché multiplie d’ailleurs les propositions en ce sens.

On verra quel sera le choix d’Emmanuel Macron sur ce sujet.

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  • pourquoi l’on adopte pas l’indemnité de chômage de député battu lors d’élection ! ?
    jusqu’à preuve du contraire bien avantageux !!!

  • Il me semblait que le salarié ne cotisait plus pour le chômage , que c’était les retraités..qui seront très heureux de cotiser moins si on plafonnait le chômage des gros salaires( le doigt mouillé , 50 personnes en France,donc on tapera sur les salaires moyens)heu ,pas plus demain si…..

  • Ah ! ces socialistes ont beau se reconvertir en LREM, « la caque sent toujours le hareng »…

  • Nos dirigeants étant des visionnaires on peut penser que cette petite polémique sur le chômage permettra d’introduire…le plafonnement des retraites, prochain gros chantier de notre maçon…..

  • La présidence verticale jupitérienne est vachement basse de plafond, en témoignent en dernier lieu les locaux d’ Acte Sud à St Germain, tout un symbole!

  • Il y a un problème des indemnités de chômage pour les cadres.Il y a des années j’avais un ami ingénieur dans le BTP il se retrouve licencié avec de confortables indemnités de chômage.
    Il aurait pu retrouver tout de suite du travail mais vu son taux d’indemnisation il n’était pas pressé
    Est il normal d’être payé autant alors que l’on n’exerce plus sa profession?

    • « Il aurait pu retrouver tout de suite du travail mais vu son taux d’indemnisation il n’était pas pressé »

      Sachant que s’il avait fait l’effort de retrouver tout de suite du travail, il aurait été lourdement puni par toutes les taxes, impôts, prélèvements qui lui seraient tombés dessus pour avoir l’outrecuidance d’être bien payé.
      Alors qu’au chômage, on nous emmerde moins.

      Oui, ce système a quelque chose de pourri.

      • @ AxS
        Oui, comme tous les systèmes français!
        Il est logique et donc normal que si vous pourriez toucher une indemnité plafonnée, vos cotisations le soit aussi! Au-delà, c’est à vous de voir!
        Mais, sans doute que punir ceux qui s’enrichissent n’est pas rentable: ils fuient le pays, avec de bonnes raisons! C’est ce qui se passe!

    • Le risque est de ne plus retrouver de travail équivalent.

    • Le montant de l’indemnisation ne change rien à l’affaire. Si vous ne connaissez pas de petits salaires qui attendent la fin de l’indemnisation chômage pour rechercher du boulot, je peux vous en présenter. Le problème est que pour la retraite, on admet relativement facilement que les droits soient proportionnels aux cotisations, mais que pour l’assurance-chômage, on ne voudrait pas que plus de cotisations ouvrent plus de « droits ».

    • Comme son nom l’indique l’assurance chômage est une assurance. Le cadre qui fait les frais d’une réorganisation a cotisé plein pot pendant des années. Il n’a pas volé son indemnité.

  • clés ,bonjour supprimons les cotisations de chômage, à chaque citoyens de placer cet argent ou bon lui semble et de se prendre en charge..a ce que je lis personne ne parle des élus battus qui eux touchent une indemnité
    bien généreuse, il me semble qu’être député n’est pas une profession !!! le contraire ,je comprend maintenant la politique est une opportunité ,la com de la démocratie bien payé et néfaste pour la démocratie…Il ne serve pas le pays maïs se serve dans le tiroir caisse…

  • Je vais faire un aveu. J ai travaille en France et quand ma societe a fait faillite, j ai touché plus de 2000€/mois pour rester a la maison.
    Eh bien, je trouve ca totalement anormal !
    Autant il est sain qu un chomeur ne se retrouve pas sans rien si sa societe coule, autant il est malsain qu il touche bien plus que ceux qui le finance quand il reste chez lui.
    Autrement dit, l indemnite chomage ne devrait pas depasser le smic. Ce qui devrait permettre de reduire les prelevement sur le travail et de rendre le travail plus attractif car vous serez systematiquement gagnant

    PS:
    1) dans mon cas, je n ai pas cherché a profiter du Systeme. Mais je dois reconnaitre que dans mon entourage, certains m ont dit que j aurait du
    2) il ne faut pas avoir des oeillieres. Que cette mesure soit proposee par un ex PS , trotskiste ou FN est secondaire. Si elle va dans le bon sens, on doit la soutenir

    • OK, si les cotisations sont elles-aussi plafonnées. Il n’est pas juste que certains, quand ils travaillent, paient de quoi entretenir plusieurs chômeurs simplement parce qu’ils font un travail hautement valorisé.
      Et d’accord aussi, l’idéologie du proposant ne doit pas nous retenir de soutenir les bonnes propositions, mais elle doit nous conduire à les analyser en profondeur pour être bien sûrs que le sucre dont elles sont enveloppées ne masque pas un coeur bien amer…

      • @ MichelO
        On sait déjà que les Français ne se déplacent plus pour aller travailler et toucher à peine plus que leur indemnité de chômage. Et c’est donc anormal!
        Donc la différence entre smic et indemnité de chômage devrait être plus convaincante!
        C’est vite dit! On sait qu’un salarié de longue date finira par être supposé coûter trop cher par rapport à un jeune fraîchement embauché capable du même travail! C’est un autre problème qui montre comment le système peut mutualiser la perte mais privatiser le gain! Cela s’appelle une restructuration!
        Je ne suis évidemment pas de gauche mais pense que l’état n’a pas à se ruiner en soutenant les 9% officiels de chômeurs quand les entreprises gagnent avec ce processus: ça, ça ne marchera pas longtemps!Combien d’entreprises engagent encore des quinqua’s, à part des pdg?

        • Quand le jeune que vous avez en alternance dans votre TPE se voit proposer un pont d’or par un gros groupe bancaire et l’accepte en vous expliquant qu’il préfère le confort aux perspectives, vous vous tournez vers les quinquas que vous connaissez, excellents techniciens, en priant pour qu’un miracle se produise ensuite dans les dix ans quand il sera question pour eux de retraite.
          Vous vous laissez convaincre par la propagande. Quand vous prenez un jeune, ça n’est pas parce qu’il coûte moins cher que l’ancien, c’est parce que soit l’ancien ne fait pas le job et que vous pouvez vous en passer, soit les perspectives sont que l’ancien va partir, et que vous n’allez pas le remplacer par quelqu’un qui ne résoudra le problème que pour quelques années.
          La différence qui compte n’est pas celle entre smic et indemnité de chômage, c’est celle entre bon salaire et indemnité de chômage. Il est important de l’augmenter par la hausse des bons salaires nets, parce que quand vous embauchez quelqu’un (ce que nos politicards ne semblent jamais avoir fait), vous voulez qu’il vienne dans votre boite pour s’y accomplir et s’y sentir reconnu à sa juste valeur, pas parce qu’il est tellement malheureux au chômage qu’il préfère encore travailler. Donc l’urgence est de plafonner les cotisations, la baisse des indemnisations ne doit en être qu’une conséquence obligée, car son rôle incitatif est sans intérêt.

  • « Ou alors proposera-t-il que les peines infligées en justice soient systématiquement alourdies pour les plus riches, que les contraventions pour excès de vitesse soient proportionnelles aux revenus »

    Ça par contre c’est un vrai sujet : l’amende doit-elle être réparatrice, ou punitive/dissuasive ?
    Si elle doit être punitive et dissuasive, alors elle doit aussi être proportionnelle :
    un montant forfaitaire comme actuellement est très douloureux pour quelqu’un avec peu de revenus, mais totalement indolore pour quelqu’un de très riche, qui pourra donc se permettre de violer la loi en quasi impunité.

    J’imagine que c’est dans cette optique que le RGPD a prévu des amendes en % du CA des entreprises, et non pas un montant forfaitaire.

    • Comment faites-vous avec les étrangers?

    • Les amendes dissuasives n’ont jamais dissuadé personne. Les très riches ne violent pas la loi en toute impunité parce que les amendes représenteraient un montant négligeable pour eux, ils ont les moyens, pas directement financiers, de ne pas les payer, quel qu’en soit le montant…

  • Hollande, Macron.? Mais ils sont tous les deux des pratiquants du Socialisme. Et en final ils nous piquent notre fric. Pourquoi Macron veut prendre plus aux chômeurs qui touchent de grosses indemnités.? Mais parce que c’est plus facile à prendre à ceux qui touchent beaucoup et qu’ils ne sont pas beaucoup. L’effet est plus remarqué.!

  • De toute façon quelque soit la personne ,elle ne devrait pas profiter du système.
    La solution trois propositions et en cas de refus ,supprimer les indemnités me semble juste.
    Pourquoi pas cotiser pour l assurance chômage de façon plafonnée donnant un droit à 2000 euros et le restant serait une assurance volontaire.
    Pareil pour la retraite cotisation pour un minimum et après les gens font leur complément retraite comme ils veulent ( immobilier,assurance vie ….)

  • Ce que personne n’a mentionné, c’est que cela représente 0,001% des indemnisations du chômage.
    Encore une fois, l’imbécile qui a fait cette proposition parle de la paille mais pas de la poutre de la dépense publique et de ses gabegies.

  • On ne peut améliorer par des lois ce qui relève d’abord de la morale. A partir du moment où le socialisme a infusé la mentalité de « profiteur des autres » aucun système ne peut tenir. Plafonnement ou pas.
    La seule solution est de renouer avec la liberté et la responsabilité. Autrement dit, en France, ce n’est pas pour demain.

  • l’assurance chômage est une assurance : on cotise et on touche en fonction du contrat que l’on a signé ! c’est une affaire totalement privée.

    • @ breizh
      « l’assurance chômage est une assurance »: ben non!
      En France, le chômage est un truc national réglé par la loi et le code du travail, pas du tout l’assurance privée dont vous parlez!

  • ce n’est pas en supprimant les cotisations pour les heures supplémentaires que vous allez créer de l’emploi et ce manque â gagner
    ou vont-il trouver l’argent manquant et vous croyez que cela va donner du pouvoir d’achat ? ils vont bien le récupérer d’une façon l’imagination de ces baltringues sont sans limites ,sauf,pour réduire les dépenses publique la ça coince !!! et comment les croire ces illusionniste manipulateurs des chiffres !!!

  • Les commentaires sont fermés.

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