Le ruissellement ou la diffusion de la richesse

La notion de ruissellement ne signifie pas que l’enrichissement des uns fera couler des monceaux de billets sur les terres des pauvres, mais elle traduit l’idée qu’en permettant aux plus entreprenants de créer de la richesse, les autres en profiteront aussi.

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Le ruissellement ou la diffusion de la richesse

Publié le 29 juin 2018
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Par Jean-Philippe Delsol.
Un article de l’Iref-Europe

La théorie du ruissellement (trickle down en anglais) expose que l’enrichissement de certains rejaillit à terme sur les autres. C’est William Jennings Bryan, candidat démocrate à la convention présidentielle américaine le 9 juillet 1896 à Chicago, qui a sans doute pour la première fois utilisé ce terme pour rejeter « ceux qui croient que si vous légiférez uniquement pour rendre les riches prospères, leur prospérité ruissellera sur ceux se trouvant dessous ».

Cette notion de ruissellement ne signifie évidemment pas que l’enrichissement des uns fera directement couler des monceaux de billets sur les terres des pauvres comme certains ont ironisé. Mais elle traduit l’idée qu’en permettant aux plus entreprenants de créer de la richesse, les autres en profiteront aussi à terme par le ruissellement de cette richesse jusqu’à eux.

Il ne s’agit donc pas non plus de croire que la richesse peut se diffuser automatiquement et couler à flots, comme le champagne de ces fontaines de coupes construites pour certains mariages sur le verre supérieur desquelles est déversé le champagne de nombreuses bouteilles qui descend ensuite de verre en verre et de niveau en niveau jusqu’aux verres placés au rang le plus large au niveau inférieur.

Cette image du ruissellement exprime d’une certaine manière les effets d’une politique de l’offre qui, notamment en réduisant les charges fiscales et sociales et les réglementations excessives, tend à encourager l’innovation et la création d’entreprises. Les entrepreneurs qui réussissent s’enrichissent, mais ils n’y parviennent qu’en faisant travailler salariés, fournisseurs et sous-traitants qui profitent ainsi de leur initiative et des risques qu’ils ont pris.

Les consommateurs en bénéficient aussi du fait de l’accroissement du nombre de produits et services mis sur le marché, par des entreprises plus nombreuses que la concurrence, incite à améliorer sans cesse leur production tout en en réduisant les prix. L’enrichissement des entrepreneurs qui réussissent contribue ainsi, dans une économie de marché ouverte et cadrée par un état de droit garantissant à tous les mêmes droits, à réduire la pauvreté. Mais en même temps elle est susceptible d’accroître l’inégalité.

Cette idée du ruissellement est donc combattue par tous les apôtres de l’égalité absolue qui ne sauraient admettre que l’inégalité se développe pour combattre la pauvreté. Ses adversaires soutiennent sans vergogne que cette théorie est non seulement mauvaise, mais même qu’elle n’a pas de consistance. « Il n’existe aucune théorie du ruissellement » écrit Jean-Marc Vittori le 2 octobre 2017 dans Les Échos tout en tempérant son propos ensuite. Le pape François fulmine contre cette théorie. M Macron se défend que sa politique du premier de cordée s’y apparente et son Premier ministre préfère parler de sa politique comme d’un « effet de souffle fiscal en faveur de l’investissement, de l’emploi et de la croissance ». La réalité nous paraît tout à la fois moins hypocrite et plus complexe.

L’inégalité au secours de l’égalité

Le ruissellement n’est peut-être pas à proprement parler une théorie économique à part entière, mais il est une illustration des effets de la théorie libérale depuis que les physiocrates l’ont conceptualisée au XVIIIème siècle sur les bases de la philosophie du droit naturel, développée par les thomistes de l’École de Salamanque. Turgot a exprimé combien le libre commerce, capable d’enrichir le commerçant bien sûr, est aussi le meilleur moyen d’enrichir les consommateurs en leur offrant les meilleurs produits aux meilleurs prix :

Les réflexions et l’expérience prouvent également que la voie du commerce libre est, pour fournir aux besoins du peuple, la plus sûre, la plus prompte, la moins dispendieuse et la moins sujette à inconvénients […] Plus le commerce est libre, animé, étendu, plus le peuple est promptement, efficacement et abondamment pourvu ; les prix sont d’autant plus uniformes, ils s’éloignent d’autant moins du prix moyen et habituel sur lequel les salaires se règlent nécessairement. Les approvisionnements faits par les soins du gouvernement ne peuvent avoir les mêmes succès1.

Au siècle suivant Guizot dit « Enrichissez-vous » aux Français qui veulent devenir électeurs dans un système censitaire, mais en même temps son message est qu’en créant de la valeur pour eux, ils en créeront pour tous. C’est la base du système libéral selon lequel l’intérêt de chacun peut concourir à celui de tous et en vertu duquel la liberté concourt à un progrès permanent issu des initiatives de chacun.

En ce sens, il vaudrait mieux parler d’une irrigation naturelle de la richesse que de ruissellement, car la richesse des uns offre une opportunité aux autres, pour autant que ceux-ci sachent et puissent la saisir. Chacun ne peut s’enrichir qu’à la condition d’être libre de pouvoir le faire, ce qui exige que l’État ne vienne pas l’emprisonner dans des contraintes qui tout à la fois l’empêcheront de travailler, créer, entreprendre… et favoriseront les combines de tous les profiteurs du système pour tirer avantage de leur position dans les rouages de la machine administrative, sans avoir à gagner leur pain à la sueur de leur front.

Au demeurant, la théorie du ruissellement a été étudiée et précisée ensuite. Dans son discours de réception du prix Nobel d’économie en 1971, Simon Kuznets expliquait :

La croissance économique d’un pays peut-être définie comme étant une hausse sur une longue période de sa capacité d’offrir à sa population une gamme sans cesse élargie de biens économiques. Cette capacité croissante est fondée sur le progrès technique et les ajustements institutionnels et idéologiques qu’elle requiert. Les fruits de la croissance s’étendent par suite aux autres secteurs de l’économie.

Dès les années 1950, il a soutenu, et représenté dans sa fameuse courbe en U renversé, que le développement économique passe d’abord par plus d’inégalité avant que celle-ci décroisse lorsque le pays a atteint un certain niveau de richesse.

L’économiste Philippe Aghion a reconnu le processus de ruissellement dans une étude2 de 1997. Dans son analyse économétrique, il nous apparaît qu’à l’époque il faisait fi de l’aspect moral, ou plutôt il considérait que la recherche de l’égalité absolue l’emportait sur le respect du travail, des efforts et de la propriété de chacun. Pourtant près de vingt ans plus tard, le propos a été plus clair en faveur du ruissellement dans sa leçon inaugurale au Collège de France, le 1er octobre 2015. À l’encontre de trop d’idées reçues, il a souligné que l’augmentation sensible de la part de revenus au sommet de l’échelle sociale, le top 1%, depuis plusieurs décennies était davantage due aux fruits de l’innovation qu’aux rentes foncières et spéculatives. Mais, dit-il « dans le long terme, les rentes de l’innovation se dissipent à cause de l’imitation et de la destruction créatrice. Autrement dit, l’inégalité générée par l’innovation est de nature temporaire ». Et la richesse inégale tend naturellement à profiter à tous par la généralisation du progrès que ces innovations engendrent de telle façon que d’une certaine manière l’inégalité produit à terme plus d’égalité ou pour le moins une réduction de la pauvreté.

Les inégalités ont permis de lutter contre la pauvreté

L’inégalité n’est donc pas nécessairement l’ennemie de la pauvreté, et peut être sa meilleure alliée sous certaines réserves et conditions. Contrairement au nouveau poncif propagé par quelques études totalement contestables de certaines organisations internationales (FMI, OCDE…), l’inégalité n’endommage pas la croissance mais la favorise, sauf lorsqu’elle est fondée sur de mauvaises richesses bâties sur la corruption, la fraude, la connivence avec l’État.

Depuis une trentaine d’années le degré d’inégalité s’est légèrement accru au sein de divers pays de l’OCDE. Les plus riches s’y sont encore enrichis notamment par suite de la mondialisation accélérée de l’échange des produits et services et des innovations de la révolution numérique.

Mais dans le même temps, cette mondialisation a aussi contribué à enrichir le monde contrairement à ce que soutiennent à tort trop d’idéologues enfermés dans un étroit souverainisme ou dans un égalitarisme obsessionnel. De 1990 à 2015 les pays les plus pauvres ont connu une progression spectaculaire de leur revenu moyen par tête (chiffre en pouvoir d’achat, donc corrigé des variations monétaires) : le revenu du Chinois a été multiplié par 14, celui de l’Indien par 6, celui de l’Indonésien et du Thaïlandais par 4. Parmi les pays de l’OCDE, le Chili fait partie des cinq pays les plus inégalitaires, mais il est celui qui a eu le plus fort taux de croissance (4%) sur la période 2000/2010 et celui dont le taux de pauvreté a le plus baissé (6%) durant la crise 2007/2011.

Dans le monde, selon le rapport de la Banque mondiale de 2016, le nombre d’individus vivant avec moins de 1,90 dollar par jour a chuté de plus des deux tiers depuis 1990 malgré l’augmentation significative de la population des pays les plus pauvres. Le taux de pauvreté (selon le standard antérieur de moins de 1 dollar par jour) dans les zones urbaines de l’Inde est passé de 39% en 1987-1988 à 12% en 1999-2000.

Dans le même temps la croissance est passée de 0,8% jusqu’au milieu des années 1980 à 3,2% dans les années 1990 ; et si la croissance annuelle dans ce pays est passée de 0,8% jusqu’au milieu des années 1980 à 3,2% dans les années 90, « ce décollage n’est pas tant le résultat d’interventions locales que la conséquence de réformes systémiques, en particulier la libéralisation du commerce et celle du marché des biens et services3 » note encore Philippe Aghion.

Le prix Nobel 2015 Angus Deaton4 a constaté que les pays du tiers monde ont été enfoncés dans leur misère par l’assistance que leur a procurée trop longtemps le monde développé pour des raisons éminemment politiques. Cette assistance était largement accaparée par les plus puissants de ces pays, et ce qui en restait ne servait qu’à laisser croire aux populations assistées qu’elles pouvaient subsister sans créer de richesses par elles-mêmes.

Ce qui a permis la réduction de la pauvreté dans le monde, rappelle Angus Deaton, c’est la croissance plus que les mesures de redistribution. Et cette croissance a été favorisée par la liberté d’enrichissement économique et non frauduleux laissée aux plus hardis et aux plus avisés. Ce qui bien entendu conduit à une certaine inégalité propre à la diversité des comportements humains.

Les entrepreneurs irriguent le monde

Donnez un pain et deux pommes chaque matin à trois jeunes sans le sou. Le premier s’en contentera pour sa journée ; le deuxième les mangera dès le matin et ira crier famine à l’heure de déjeuner ; le troisième prendra sur lui de ne manger qu’une pomme par jour et vendra l’autre, à celui qui a mangé les deux le matin peut-être, pour accumuler jour après jour une petite fortune et devenir bientôt un vilain riche… capable d’embaucher les deux premiers pour développer son commerce de pommes.

En acceptant des privations pour tenter de s’enrichir, le troisième entraîne la « cordée » vers l’emploi. C’est la théorie du ruissellement selon laquelle la création de richesse profite à tous, différemment. L’égalité exigerait de les laisser tous les trois végéter dans une médiocre assistance et il y faudrait sans doute des mesures coercitives à l’encontre de celui qui a pris le parti de se priver et de travailler pour s’enrichir à terme.

Malgré les dénégations horrifiées d’une doxa bien pensante, la liberté de création et d’échange permet, mieux que toute autre démarche, de réduire la pauvreté. À condition bien sûr que l’État ne décourage pas ces initiatives en captant par exemple la plus grande partie du profit du vendeur de pommes ou en lui imposant tant de sujétions étranges et stupides qu’il renonce à son commerce. Certes notre vendeur de pommes gagnera plus que les deux autres qui auront trouvé un petit boulot chez lui. Mais n’est-il pas préférable que les 10% les plus pauvres gagnent 1 500 € par mois et les 10% les plus riches 8 000 € par mois, plutôt que respectivement 1 000 € et 1 500 € par exemple ?

Dans les pays démocratiques et libéraux, les grandes fortunes se bâtissent en créant des entreprises qui embauchent. Dans le monde, sur les 200 personnes les plus riches, 140 sont des entrepreneurs qui ont gagné leur argent grâce à l’entreprise qu’ils ont créée. Sur les 50 personnes qui possèdent les premières fortunes mondiales, 40 sont des entrepreneurs et sur les 10 personnes les plus riches du monde, 9 sont des entrepreneurs ! En France, les dix plus grandes fortunes appartiennent à des familles créatrices d’entreprises prospères et qui emploient 700 000 salariés, sans compter les innombrables sous-traitants et autres fournisseurs.

Xavier Niel, le fondateur de Free, s’est hissé il y a peu d’années dans le palmarès des dix personnes les plus riches de France. Son parcours est à tous égards exemplaires de la théorie du ruissellement. Son groupe, ILIAD, n’emploie que 9 700 salariés en France. Mais il forme des centaines de jeunes dans son École 42 ouverte à tous et destinée à découvrir de nouveaux talents par une pédagogie toute révolutionnaire.

Il ne s’est pas enrichi en volant les uns ou les autres, mais au contraire en enrichissant tous les utilisateurs d’un téléphone portable, c’est-à-dire presque tous les Français. Il a réussi en trouvant les moyens de gagner de l’argent tout en abaissant le prix des abonnements de téléphone mobile à un niveau de deux à trois fois inférieur à celui de ses concurrents Orange, Bouygues ou SFR.

Il a ainsi permis à tous les utilisateurs de téléphones mobiles, Free ou autres, de gagner chaque mois quelques dizaines d’euros car la concurrence a dû s’aligner peu ou prou et tout le monde a profité directement ou indirectement de sa démarche.

Ce qui a permis à l’entreprise Free de gagner ses marchés, c’est l’innovation, commerciale et managériale plus que technique. C’est aussi la concurrence, car elle n’aurait pas pu accéder au marché si une société nationalisée et monopolistique, un PTT quelconque, l’avait accaparée. C’est l’état de droit qui repose sur l’égalité en droit de chacun et la liberté pour tous, c’est-à-dire la possibilité donnée à chacun de s’engager dans une démarche propre, non tracée par avance par l’État, capable d’innover et d’apporter la richesse à son initiateur et le progrès au monde.

Un autre témoignage en est donné avec la montée en puissance des nouveaux bourgeois d’Evo Morales. Après avoir été élu président de la Bolivie en 2005, ce dernier a permis aux Amérindiens d’être reconnus et respectés.

Avant, dit l’un d’eux, nous étions discriminés et tout Aymara qui réussissait était remis en cause, ce n’était pas normal. Aujourd’hui, tous les Boliviens sont sur un pied d’égalité5.

À El Alto, les habitants, très majoritairement d’origine aymara comme Evo Morales, ont profité de cette égalité de droits pour créer des entreprises, travailler, commercer, fabriquer, embaucher et faire de cette ancienne banlieue misérable de la capitale La Paz une nouvelle ville plus grande et plus riche que celle-ci ! Ils n’avaient pas besoin d’être aidés pour y réussir, mais seulement de pouvoir disposer des mêmes droits que tous. Ils n’exigeaient pas d’être pris en charge, mais d’être libérés.

Il ne s’agit pas non plus, bien sûr, de vanter l’inégalité qui dans ses excès révèle souvent l’arrogance et le mépris des parvenus. Mais il ne faut pas l’éradiquer en tuant en même temps les talents. Au contraire, il convient de faire éclore ceux-ci, aussi nombreux que possible, en donnant leur chance et les mêmes droits à tous de façon qu’aucun ne soit empêché de s’instruire et d’entreprendre par l’obscurité de sa situation. Le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté est de garantir à tous les mêmes droits.

La liberté a fait ses preuves

L’économie de l’offre et le ruissellement, ou l’irrigation, ont fait leur preuve. Les Reaganomics ont permis à l’Amérique de sortir de la récession en abaissant le taux maximum d’impôt sur le revenu de 70 % (pour ceux gagnant plus 108 000 $/an) à 28 % (pour ceux gagnant plus de 18.500 $/an), et le taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés de 46 à 40%. Le président George W. Bush a pratiqué la politique de l’offre à son tour pour combattre la récession de 2001 et il y réussit en réduisant les impôts, ce qu’il renouvela en 2003.

Bien sûr, les résultats positifs des politiques de Reagan et Bush ont peut-être bénéficié d’autres facteurs. Reagan a investi massivement dans la défense de l’Amérique pour gagner la guerre froide et il a de ce fait augmenté sensiblement le déficit budgétaire passé de 997 Md$ en 1981 à 2 850 Md$ en 1989. En même temps que Bush réduisait les impôts, la Fed a abaissé ses taux directeurs.

Les effets ne sont pas partout et toujours les mêmes et dépendent de leur environnement : une réduction massive d’impôts dans un pays sous-fiscalisé aurait sans doute peu d’effet. La courbe de Laffer démontre que c’est au-delà d’un certain seuil de tolérance, variable sans doute selon les pays et les époques, que l’augmentation des impôts réduit leur rendement (du moins relatif) et vice-versa.

La mise en œuvre d’une politique de l’offre se fait rarement sans douleur, mais elle était nécessaire, notamment au Royaume Uni qui depuis 1945 comptait, selon la théorie de Keynes, sur la dépense publique pour améliorer la situation mais ne faisait que la dégrader chaque jour un peu plus, de taxe nouvelle en augmentation d’impôt, jusqu’à frapper 98% du capital et 83% des salaires, de nationalisation en désindustrialisation et de grève en grève, jusqu’à devoir appeler au secours le FMI pour obtenir un prêt de 4 Md$ en 1976.

Lorsqu’elle est bien faite cette libéralisation enrichit pourtant à terme tout le monde parce qu’elle remet l’économie sur les rails du développement là où elle était sur le déclin. Par exemple Margaret Thatcher a beaucoup dénationalisé durant ses 11 ans de mandat et notamment la très soviétique British Steel qui ne produisait pas plus d’acier avec 270 000 salariés que l’Allemand Thyssen avec 90 000 à la fin des années 1970 ! Ce faisant, la Dame de Fer a permis à la Grande Bretagne de retrouver le chemin de la croissance, jusqu’à 5% en 1988 ; elle a fait reculer la dépense publique de 45% à 35% du PIB et la dette publique de 46% du PIB en 1980 à 32% dix ans plus tard.

C’est ce qui a permis à la Grande Bretagne, moribonde en 1980, de retrouver son rang parmi les premiers dans le concert des nations et de connaitre une prospérité non démentie depuis lors. Ses successeurs John Major (conservateur) puis Tony Blair et Gordon Brown (travaillistes) n’ont d’ailleurs pas remis en cause ses réformes structurelles, ses privatisations ou sa réforme du marché du travail (Employment Act de 1982) par exemple.

Le taux de pauvreté a parfois augmenté, du moins provisoirement, sous le choc des mesures de libéralisation de l’économie qui réduit l’assistance pour conduire ceux qui en sont capables à retrouver du travail. Au demeurant, la mesure même du taux de pauvreté est trompeuse quand elle est déterminée en pourcentage d’un revenu médian (en général 60%) qui augmente sensiblement, le paradoxe étant alors que pour réduire le taux de pauvreté, il faut que les plus pauvres s’enrichissent plus que le niveau médian. C’est du reste ce qui est arrivé aux États-Unis : le revenu après impôt par foyer américain du quintile le plus pauvre a plus augmenté (12%) de 1983 à 1993 que celui du deuxième quintile (+ 9 ,92%), du troisième (+ 10,10%) et du quatrième (+ 11,01%), seul le quintile le plus élevé faisant mieux, soit + 17,54%6. Par ailleurs le revenu moyen américain est passé de 65 496 $ en 1981 (en dollar constant 2016) à 77 598 $ en 1989, soit une augmentation de 18,47% et sur la même période le revenu médian a connu une croissance de 12,7%7. Les Reaganomics ont profité à tous !

Il en a été de même au Royaume Uni. Le tableau 17 ci-après donné par l’Office For National Statistics8 montre l’évolution du revenu moyen disponible par foyer en livre constante 2015 et il en ressort que durant le mandat de Mme Thatcher l’augmentation a été sensible.

Et d’un autre côté, chaque fois que la politique cherche à imposer plus d’égalité, elle l’obtient par l’abaissement de tous ainsi que c’est arrivé au Royaume-Uni des années 1970 et bien sûr plus structurellement en URSS et dans les pays de l’Est hier ; comme encore hélas encore aujourd’hui au Venezuela, à Cuba, en Corée du Nord.

Aussi et à tout prendre, il vaut mieux choisir la liberté que l’égalité comme chemin de lutte contre la pauvreté et pour avancer vers la prospérité. Il est plus important de sortir les hommes de la pauvreté que de les rendre égaux artificiellement et généralement en les abaissant tous. L’inégalité en droit est injuste mais l’égalité n’est pas une vertu. Les hommes sont inégaux et imparfaits par nature, mais il est souhaitable et possible de lutter contre la pauvreté et le ruissellement, ou irrigation, y contribue. Ainsi que l’écrivait Walter Lippmann, ce néo-libéral du début du XIXème siècle :

L’idéal d’égalité des droits pour tous, et de l’abolition de tous les privilèges est donc inséparable de la recherche de la liberté […]. La conception libérale de la liberté ne comporte manifestement pas la promesse de rendre tous les hommes également riches, également influents, également honorés et également sages. Au contraire, ce qu’elle promet c’est que si les inégalités extrinsèques dues aux privilèges et aux prérogatives sont abolies, les supériorités intrinsèques pourront se manifester9.

Sur le web

  1.  Arrêt du Conseil établissant la liberté du commerce des grains et des farines à l’intérieur de Royaume et la liberté de l’importation, 1774, in Œuvres de Turgot et documents le concernant, avec biographie et notes publiées par Institut Coppet 2018.
  2.  “ In words, as more capital is accumulated (and is accumulated quickly enough) there are more and more funds available in the economy to finance a smaller and smaller pool of borrowers. Thus the equilibrium lending terms are progressively shifted in favour of borrowers.
    This effect of capital accumulation on the evolution of A, can give rise to a Kuznets curveI5 type relation between growth and wealth inequality : indeed, to the extent that in the early phases of development the lending terms are favourable to the lenders (A, is initially high if aggregate wealth is small) the wealth of rich lenders (with w >1) grows relatively faster.I6 In later stages of development we know from Proposition 2 that lending terms become more favourable to borrowers so that the wealth of the middle-class tends to catch up with that of the rich whilst an increasing fraction of the poor can borrow and thus invest in their own individual projects.’7 In other words, initial phases of growth tend to increase inequalities while later stages tend to reduce them. This Kuznets effect is reinforced by the existence of capital market imperfections, since the higher the cost of capital, A,, the more rapidly the (second-best) probability of success p(w) increases with the initial wealth of borrowers.
  3.  Discours inaugural de Philippe Aghion à la chaire « Economie des institutions, de l’innovation et de la croissance » du Collège de France, prononcé le 1er octobre 2015.
  4.  Angus Deaton, The Great Escape, Princeton University Press, 2015.
  5.  Le Figaro, 16 septembre 2015.
  6. Cf. CBO, Historical Effective Federal Tax, Table 1C After-Tax Real Comprehensive Household Income.
  7. Cf Tables F6 et F3 Families All Race by Median and Mean Income, US Census Bureau.
  8.  Statistical bulletin, Effects of taxes and benefits on UK household income : financial year ending 2016.
  9.  Walter Lippmann, La Cité libre, Les Belles Lettres, 2011 ( première édition en 1937), p. 415.
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  • Tout ce discours ne tient que si l’on est motivé par le désir de s’enrichir matériellement,.
    Il y a différentes degré de désir d’enrichissement:
    1 sortir de la pauvreté,
    2 disposer d’ un matelas sécurisant pour l’avenir
    3 et enfin un désir frisant la pathologie, le désir puéril de pouvoir et de grandeur.
    .
    Or nous sommes dans un monde d’abondance de richesses, comme jamais l’humanité n’a connu.
    Les magasins sont pleins, rien ne manque, les entreprises courent après les clients et non le contraire.
    Le client ne coure pas après un bien ou service faisant défaut dans l’offre pléthorique.
    Nous avons également trop de travailleurs disponibles (inactifs).
    Décidément ne voyez vous pas que notre société est une société d’abondance où seul l’argent manque aux premiers, où seule la sécurité manque aux deuxièmes et enfin des soins psychologiques pour les troisièmes.
    .
    Il y a abondance réelle mais l’insécurité est entretenue. par qui , par quoi mystère ????
    Entre autre par le processus de création monétaire, dit de l’argent dette ou argent rare.
    .
    Il y a tout pour vivre heureux (biens et services), tout pour vivre dans la sécurité matérielle, tout pour un âge d’or où chacun puisse s’atteler librement à son enrichissement intérieur, relativement dégagé des contraintes matérielle, de la peur de manquer.
    Et non, par le système bancaire et le capitalisme, « on » entretient l’insécurité vécue par tous, par le manque d’argent, là où il faut, on entretient le désir pathologique d’argent (pouvoir sur les autres) alors qu’il serait si simple de faire en sorte que chacun puisse disposer de cette abondance de biens et services qui ne demandent qu’à être distribués…
    Le monde n’est dur que parce que vous entretenez cette idée, parce que vous entretenez un système de création monétaire notamment qui renforce cette idée.
    La réalité est abondance de biens et services.

    • ce serait quoi votre âge d’or?
      Mai s bon une chose est quasi certaine la criminalité est corrélée aux inégalités pour ce que je crois savoir..les hommes sont des animaux sexués l’aisance fait partie des attributs qui attirent les belles reproductrices..

      Mais toutes les sociétés sacrifient des libertés individuelles contre de la sécurité…ce qui change c’est le niveau et pourrait on dire la hiérarchie des valeurs et qui on CHOISIT d’opprimer par ces restriction de liberté. el pays met en priorité la liberté tel autre la sécurité.. mais pour dire lequel a raison, c’est impossible. On a par de critère pour dire c’est l’age d’or.

      • @jacques lemiere
        « ce serait quoi votre âge d’or? »
        Etre plutôt libre des contraintes matérielles nécessaires à la simple survie et ainsi avoir le loisir d’orienter son énergie personnelle sur ce que chacun estime important, libérer les processus créatifs, de soif de connaissance.
        Sachant que personne n’échappe à un moment ou un autre de sa vie aux questions existentielles (la vie, la mort dans quel état j’erre,…)
        Il est clair qu’un climat de peur de manquer ne favorise pas l’émancipation du dit climat, favorise un centrage physique et mental sur cette activité de simple survie.
        Il faut opérer une rupture pour se libérer vraiment de cette peur.
        Actuellement peu peuvent se permettre cette liberté.
        La culture ambiante met peu en valeur l’enrichissement intérieur alors que nous avons les moyens matériels de nous y consacrer.
        C’est impossible tant que chacun reste centré sur sa survie.

        • Pour revenir aux fondamentaux : qui finance ?

          • @MichelO
            Reflexe d’un habitant du monde de l’argent rare.
            N’est ce pas déjà financé ?
            les inactifs parce qu’il n’est pas rentable de leur donner une tache.
            la publicité, prospectus, les emplois commerciaux a gogo par ce qu’il est difficile de vendre.
            et en face des clients insolvables devant la vitrine.

            Tout est déjà financé pour créer cette abondance, qui pourrait d’ailleurs être supérieur, si les bonnes personnes étaient solvables.
            Il faut aussi des acheteurs pour que le système fonctionne mais si l’argent est structurellement et mondialement rare, on fait comment ?

          • @MichelO
            (Je retente de répondre, peut être un doublon du coup, à voir…)
            Question reflexe de quelqu’un conditionné par l’argent rare.
            Etant né dedans , vous ne le mettez pas en cause.
            Il est naturel que se soit dur, naturel que l’argent soit rare.
            Faux !
            la révolution industrielle et énergétique est passée par là, la robotisation, l’IA sont en route.
            Les faits actuels:
            L’abondance est déjà financée, les inactifs aussi ( pas assez rentable de leur confier une tache dans le système de l’argent rare), la publicité, prospectus, nombreux emplois de commerciaux car il est difficile de vendre car en face les acheteurs pas suffisamment solvables.
            On pourrait dire que ça ne ruisselle pas assez ou que l’argent est trop rare en bas.

            • Je ne suis pas né dedans, mais au contraire, j’estime avoir fait partie de ceux qui ont fait naître et prospérer par exemple l’informatisation, et je peux vous garantir que la programmation ne s’apprend pas spontanément, que les logiciels ne s’écrivent pas tous seuls, qu’ils ne s’implantent ni ne se diffusent seuls non plus, que les mauvaises passes des SSCI ne se dissipent pas d’elles-mêmes, et que seule l’expérience et la compétence et le travail font la richesse d’une part, tandis que cette richesse, d’autre part, s’évapore dès qu’on cesse d’en accumuler. Non, la richesse ne ruisselle pas, mais comme le dit très bien l’article, elle irrigue. Et vous aurez beau irriguer votre champ, si vous ne plantez ni ne binez pour vous contenter de méditer et de vous divertir à son entrée, vous n’aurez pas de quoi manger l’an prochain. Pas la peine non plus d’attendre de celui qui aura financé la machine à repiquer et à récolter de vous offrir la becquée…

              • @MichelO
                « Je ne suis pas né dedans ». Je parlais du système de l’argent rare, mis en place par les marchands vénitiens depuis 15XX.
                Je ne vous voyais pas si vieux 😉
                Qu’entendez vous par SSCI ?
                Sinon, Ai-je dis quelque chose à l’inverse de votre discours ?
                Vous dites des évidences auxquelles je ne peux que souscrire.
                Je pose simplement des faits résumés ici: leham29 juin 11h56
                Que proposez vous pour une société plus harmonieuse ?

                • SSCI : Société de Services et de Conseils en Informatique.

                • Une seconde personne ne souhaite de société non harmonieuse…
                  personne ne souhaite que les gens soient pauvres…
                  A vrai dire la majeure partie des gens je pense adhère à l’idée d’aider une frange de la population ne serait ce que pour la maintenir hors de la criminalité…

                  mais l’auteur dit en somme faites gaffe à l’égalitarisme ..et donc faites gaffe à la volonté de vouloir une société harmonieuse…la société prospère en raison de sa non harmonie…

                  • Pas « en raison ». La progression ne peut se faire qu’en créant des distorsions, et d’ailleurs rien n’interdit de trouver une harmonie malgré ces distorsions. En revanche, créer des distorsions n’induit pas de progression.

        • En écrivant  » par le système bancaire et le capitalisme, « on » entretient l’insécurité  »
          vous pointez sur un système dirigiste (de connivence) bien éloigné des idées libérales.
          Il n’y a pas de contradiction de l’article avec le fait que toute personne doit pouvoir créer de la richesse selon ses moyens sans entrave autre que ses propres limites et la liberté d’autrui…

          • @Leipreachan
            « vous pointez sur un système dirigiste (de connivence) bien éloigné des idées libérales. »
            Merci de reconnaître que ce n’est pas libéral de défendre un tel système ce qui fait du mal a certains visiblement.
            Par contre l’article se place dans le système actuel, ou l’argent est structurellement rare.
            La théorie du ruissellement n’a peut être plus d’intérêt dans une configuration où chacun aurait un accès moins limité à l’argent et donc aux biens et services en abondance.

            • Non justement le problème est à l’inverse, la masse monétaire est en inflation constante, et sa valeur diminue constamment.
              Donc l’argent coule à flot, mais n’a qu’une valeur assez faible, et cette inflation détruit l’épargne.

              La monnaie tout comme les biens et services doit être sujette à une concurrence libre.
              Je pense qu’on peux avoir un peu d’espoir de ce coté la grace aux cryptomonnaies, faudra voir ce que ca donne dans le futur…

              • @Chk
                « La monnaie …doit être sujette à une concurrence libre. »
                pour ne pas faire doublon , voir leham29 juin 18h58
                cdlt

      • L’intelligence aussi attire les belles femellesn car c’est une qualité adaptative à long terme

    • « Le processus de création monétaire, dit de l’argent dette ou argent rare. » Il faudra un jour qu’un adepte de cette mystérieuse théorie se dévoue pour nous expliquer ce que pourrait bien être de l’argent qui ne serait pas une dette, en l’occurrence un droit de tirage immédiat ou différé sur le reste de la société.

      Sinon, le pouvoir conféré par l’argent, c’est d’abord le pouvoir de créer, pas de dominer. Sans accumulation préalable des capitaux, aucune richesse nouvelle ne peut apparaître et une fois les richesses existantes consommées, elles sont par définition détruites (le principe de la consommation). Sans capitaux, tout le monde retourne rapidement à la pauvreté absolue, en mode survie.

      Rien ne vous empêche dès aujourd’hui de vous consacrer à votre développement intérieur car ce sujet échappe aux lois économiques, comme les ascètes l’ont amplement démontré. Votre âge d’or est à portée de main. Il ne vous manque plus que la volonté de le réaliser. N’est-ce pas merveilleux ? Vous êtes libre de créer votre âge d’or personnel, tant que vous ne nous obligez pas à participer.

      • @Cavaignac
        Je ne parle pas pour moi maintenant, qui ai ressui péniblement à allier un relatif confort matériel éloigné des contingences de la simple survie et un temps libre suffisant pour agir a ma guise. Je vis mon âge d’or personnel sans être à la retraite.
        Mon » astuce » pour vivre un âge d’or, n’est pas généralisable.
        .
        Je parle pour mon moi d’avant qui a ramé, je parle pour tous ceux qui aspirent à autre chose qu’une vie centrée sur la survie et il sont nombreux, sans nécessairement tomber dans des conditions de vie ascétique.
        Pourquoi imposez vous ce choix binaire ?
        On peut très bien travailler, avec une sécurité matérielle et donc psychologique garantie.
        Ce qui laisse à l’esprit le loisir de centrer son activité à plus enrichissant que la survie matérielle.
        .
        Quant à la création monétaire, l’argent , l’abondance de biens et services, je ne fais que les constats.
        Pour l’argent, je n’ai pas encore étudié de solution alternative au système actuel, d’autres sont surement biens plus calés que moi dans ce domaine.
        Je ne pourrais défendre les pistes que j’ai en tète, ne les ayant pas étudié vraiment.
        Je constate qu’en « vitrine » nous avons des biens et service en abondance, les entreprises peinent à vendre et de l’autre coté des gens qui ne demandent qu’à acquérir sans pouvoir le faire. Cherchez le lien entre ces deux parties.
        Simple constat…

        • « Je constate qu’en « vitrine » nous avons des biens et service en abondance, les entreprises peinent à vendre et de l’autre coté des gens qui ne demandent qu’à acquérir sans pouvoir le faire »

          Vous constatez mal. Si les biens et les services sont en abondance dans votre vitrine c est que des gens les achètent. C’est dans une société de rareté que les vitrines sont vides.

          Vous êtes un sacré coquin.

          • Dans une société pauvre ( et non pas d’en rareté )

          • @AerosolKid
            « Vous êtes un sacré coquin. »
            Vous aussi à caricaturer.
            Je ne prétend pas qu’il y e de riches magasins d’un coté et de pauvres crèves la faim de l’autre coté.
            C’est évidemment a nuancer, il y a toute une gradation de riches acheteur, moyens acheteurs, etc..
            J’exprime simplement le constat suivant et c’est votre droit de refuser de le voir: il ne manque rien dans les biens et services, il manque juste des acheteurs solvables en quantité suffisante.
            vu des pauvres, il leur manque de l’argent.

            • « il manque juste des acheteurs solvables en quantité suffisante. »

              Votre constat n’est pas conforme à la réalité. Il est purement imaginaire.

              Rendre les acheteurs solvables n’augmente pas la quantité de biens disponibles, seulement leurs prix. Par conséquent, toute distribution d’argent gratuit se termine forcément dans la pauvreté. Retour instantané à la case départ.

              Il n’y a qu’un moyen d’être solvable, c’est de participer à l’échange volontaire, à la création de richesse. Tout autre solution est vouée à l’échec.

              • pas à l’échec la corée du nord ou le vénézuela existent…ils « fonctionnent d’une certaine façon…et certain diraient même « harmonieusement. »..

                non vouloir l’harmonie c’est d’abord opprimer des gens …et la justification est lutte contre une oppression invisible…

              • @Cavaignac
                « Il n’y a qu’un moyen d’être solvable, c’est de participer à l’échange volontaire, à la création de richesse. »
                Je n’ai pas dit le contraire, employons les inactifs, mais non, tout est guidé par la rentabilité de l’argent rare plutôt que par le bon sens et l’utilité.
                La rentabilité ne sert pas toujours l’utilité et l’humanité.

                • « employons » : impératif infantile, nouvel exploit de pensée magique. Impossible de créer un emploi si cette opération n’est pas rentable. S’il est déficitaire, l’employeur disparaît rapidement, et l’emploi avec lui.

                  • Vous ne faites que démontrer l’absurdité du « tout rentable », comme seul critère d’existence dans le monde actuel ,alors qu’il y a tellement d’utile a faire, tellement de gens sur le carreau.
                    Après c’est vous qui voyez si vous voulez rester cramponné au « tout rentable » comme sens à la vie.
                    Demandez vous déjà quelle est la cause initiale qui nécessite que tout doive être rentable.
                    Le monde économique actuel, merci je connais, pas la peine de me rappeler les évidences.

        • Le souhait de « tous ceux qui aspirent à autre chose qu’une vie centrée sur la survie » est parfaitement légitime, tant qu’ils ne pillent pas autrui pour satisfaire leur désir. Créer la richesse ou la voler sont les deux manières d’accéder à la richesse. La première est légitime, l’autre non.

          L’excès de création monétaire, inflationniste, est un vol mais pas la création monétaire en soi, qui est au contraire bénéfique à tous. Le manque de création monétaire, déflationniste, est également un vol. La création monétaire doit suivre au plus près la création de richesse de telle sorte que la destruction monétaire compense peu ou prou la création monétaire.

          L’abondance résulte de la relative liberté des marchés et du respect des capitaux privés. Le trop grand nombre structurel « de gens qui ne peuvent acquérir » résulte des interventions étatiques inappropriées, lorsque l’Etat obèse se mêle de domaines où il est incompétent, tout en abandonnant les domaines, plus rares, où il aurait été légitime.

          • Ce système de la création monétaire gangrène tout.
            Je pense que tout doit être remis a plat étant donné que l’abondance, fruit du travail de chacun, est mal redistribuée.
            Ce système est merdique à laissé des gens inactifs, à satisfaire les pauvres, à ne pouvoir perduré que dans une économie en croissance , a pressurer les actifs (vu que pas de croissance, il faut faire des gains quelque part…), alors qu’il génère l’abondance mais pour qui et à quel prix ?

            • « Ce système de la création monétaire gangrène tout. » Entre des mains incompétentes ou mal intentionnées, certainement. C’est bien pourquoi il faut le soumettre à une bienfaisante concurrence.

              • Concurrence ou pas, c’est création contre intérêt qui gangrène tout=> chaîne de ponzi, il faut croître indéfiniment sinon la dette nous étouffe.
                pas de dette pas d’argent, c’est simple.
                pas de croissance, la dette croit et étouffe tout.
                c’est ce qui se passe, la croissance est atone, le dette devient pesante, de plus en plus, partout et ça menace d’imploser.
                et pourtant les biens et services, eux, bien réels, sont disponibles en abondance.
                rien a voir avec le moyen d’échange frelaté de conception.
                Cherchez l’erreur…

                • Non la concurrence c’est un element fondamental pour assainir la monnaie, si j’ai le choix de la monnaie que j’utilise, je ne vais pas aller me tirer une balle dans le pied en utilisant une monnaie qui autorise l’inflation sans limite, je vais choisir un truc comme le bitcoin par exemple(ou bien d’autres).

                  La concurrence (si elle était réellement autorisée) réglerait immédiatement le problème tout en crashant quelques états au passage.

      • « ans accumulation préalable des capitaux, aucune richesse nouvelle ne peut apparaître et une fois les richesses existantes consommées, elles sont par définition détruites (le principe de la consommation). Sans capitaux, tout le monde retourne rapidement à la pauvreté absolue, en mode survie. » Voilà le type d’affirmation que la connaissance scientifique balaie. Le capital, pour être large apparapit avec la néolithisation (il y a 8000 ans pour faire large). 8000 ans qui suffisent à porter l’humanité au bord de l’apocalypse. A l’inverse, le paléolithique – probablement le sommet de l’aventure humaine – a duré plusieurs centaines de milliers d’années. Tout est à recoir dans nos visions d ela culture. Les anthropologues doutent que l’invention de l’agriculture fut un progrès. Iles tpossible qu’elle ne fut qu’une réaction nécessaire et régressive aux premières pénuries induites par le déréglement des équilibres démographie/environnement, eux mêmes conséquences de dérives culturelles, plus pécisément de projections symboliques (le monde qui habite nos crânes) inadaptées. 8000 ans d’agonie pour une espèce qui n’est guère vieille que de 300 000 ans (tout au moins Sapiens sapiens, c’est à dire nous). Voici les temporalités sur lesquelles il nous faut réfléchir lorsqu’on parle d’économie ou de politique. A lire sur le sujet: « Age de pierre, âge d’abondance » de Marshall Sahlins

    • L’objectif politique d’une société libérale est l’autonomie pour tous.
      L’objectif d’une société socialiste est l’égalité de tous.

      Autonomie = avoir les moyens de vivre sa liberté.

      Il me semble d’après vos dires que vous avez trouvé une forme d’autonomie. Mais comme vous le dites votre solution n’est pas réplicable parce qu’elle va à contre courant de la volonté égalitaire qui dirige ce pays et empêche les gens d’y parvenir.

      Le reste n’est que mythes et légendes : on n’atteint pas l’autonomie des uns en prenant aux autres : chacun doit construire sa propre solution et s’intéresser à lui plutôt que lorgner dans l’assiette du voisin ou penser que l’on peut vivre à long terme du pillage.

      Et oubliez la monnaie, vous regardez le doigt au lieu de regarder la lune.

      • @Olivier Maurice
        « Et oubliez la monnaie, vous regardez le doigt au lieu de regarder la lune. »
        La monnaie, sa création/destruction et les intérêts ponctionnés au passage pour simplement disposer d’un outils d’échange, structurent l’économie mondiale et les esprits.
        Les banques, via la création monétaire, jouent exactement le même rôle de parasite que vous reprochez à l’état.
        Entre parenthèse les 2 rendent service…les libéraux font une fixation sur l’état mais oublient les banques.
        Donc non, surtout ne pas oublier la monnaie ! comme le fait 99.99% de la population mondiale ainsi conditionnée à la rareté, à un monde dur, difficile où il faut en chier pour vivre alors que c’est l’abondance de biens et services qui règne, rien ne manque. Cherchez l’erreur…
        .
        « Il me semble d’après vos dires que vous avez trouvé une forme d’autonomie. Mais comme vous le dites « votre solution n’est pas réplicable parce qu’elle va à contre courant de la volonté égalitaire qui dirige ce pays et empêche les gens d’y parvenir. »
        Tout le monde ne peut faire comme moi, c ad capitaliste et fournir mon type de service, il faut des gens qui fabriquent des voiture, cultivent les champs, soignent, etc…

        « Le reste n’est que mythes et légendes : on n’atteint pas l’autonomie des uns en prenant aux autres. »
        Ce n’est pas l’idée. lol
        vous raisonnez en intégrant la rareté, sans la remettre en cause à la lumière du fait que l’abondance de biens et services règne.
        Ce climat de rareté crée une sensation d’ insécurité, rend peureux et mesquin.
        Il n’y a pas de confiance en une sécurité matérielle qui serait apportée par le groupe que forme la société. La société ne rassure pas, elle inquiète plutôt vu que chacun tend à être individualiste dans un climat de peur de manquer.
        Par contre si la rareté n’était plus organisée, et pourquoi le serait elle, vu que l’ abondance regne dans les faits, on pourait peut-être revoir la création monétaire, non ?
        Je ne sais encore comment.
        .
         » chacun doit construire sa propre solution »
        La mutualisation a du bon aussi. C’est un peu ce que fait une entreprise, elle mutualise de multiples compétences, elle ne fait pas appel a de multiples indépendants.
        L’argent rare, et le désir de rentabilité en période atone, nous poussent peu a peu vers cette dernière solution.

        « … et s’intéresser à lui plutôt que lorgner dans l’assiette du voisin »
        Lorgner dans l’assiette du voisin est soit justifié si l’on crève de faim, soit une maladie a soigner si l’on a déjà un certain niveau de confort.
        Lorsque chacun à l’assurance de pouvoir profiter de l’abondance, il n’y a guère de raison d’être envieux.
        Voyez cette absurdité de ne pas confier de taches aux inactifs (car non rentable de les employer) et ainsi de décharger un peu les actifs.
        chacun se sentirait utile et valorisé et libérant ainsi du temps de vie pour les actifs qui le souhaitent.
        Tout est guidé par la rentabilité de l’argent rare plutôt que par le bon sens et l’utilité.
        la rentabilité ne sert pas toujours l’utilité.

        • Faites le calcul : si toutes les taxes, impôts et prélèvements obligatoires n’existaient pas, le SMIC net serait d’environ 6 000 euros par mois.

          L’argent n’est pas rare, l’argent est confisqué par l’Etat et les politiciens. Accuser les banques n’est qu’une diversion pour leurrer les gogos qui croient aux histoires de croque-mitaine.

          L’Etat fabrique des pauvres car les pauvres sont le pilier de l’Etat.

          • Je vous fais confiance pour le calcul.
            et bien faites le aussi pour tout ce que le smicard à 6000 euros devra débourser pour les services gratuit (pour lui) dont il dispose ou disposera.
            .
            Un fait : pas de dette pas d’argent en quantité suffisante dans le système monétaire pour échanger . Ne voyez vous pas là un monopole fort lucratif sur quelque chose aussi vital que l’eau, la monnaie.
            L’endettement est obligatoire sinon tout se grippe.

    • Oui nous sommes dans un certain sens dans l’abondance. Rien que le RSA, plus de 600€ par mois, plus de 10 fois le seuil mondial de pauvreté (2$ par jour). Avec le RSA, vous êtes riches! (par rapport à la moyenne mondiale), l’argent n’est pas rare… Le problème est que quand tout le monde devient « riche », ceux qui le deviennent moins se sentent pauvres… En effet, l’exigence d’abondance augmente au fur et à mesure de l’enrichissement. Pouvoir parler à quelqu’un à distance, se déplacer plus vite que l’importe quel animal, pouvoir voler (alors que l’homme n’est pas conçu pour ça), c’est « un désir frisant la pathologie, le désir puéril de pouvoir et de grandeur ». Sauf que comme presque tout le monde peut le faire (en France tout du moins), et bien c’est seulement « sortir de la pauvreté ». Ainsi il n’y aura jamais abondance de biens et de services, car il y aura toujours en face une demande plus forte, dont une partie non solvable, que l’on appellera alors « pauvres ». L’utopie n’existera jamais, car il faut toujours des gens travaillant à la construire…

    • A 80 ans, on ne coure plus vraiment, on arrive à l’âge on l’on se traîne. Vous voulez bien me donner votre repas que je n’ai pas à me traîner au supermarché distant de 2 km?

  • @leham, je crois que notre societe redistribue… plus beaucoup d’autres. Résultat : moins d’inégalité et plus de pauvreté. Aller plus loins reviendrait a faire du socialisme ou du communisme… ce qui a déjà été testé de nombreuses fois avec un succès fracassant pendant le 20eme siècle. NON MERCI.

    • @leLiberalSolidaire
      Je crois que ça arrange bien ceux qui vivent de la création monétaire , sur notre dos, que vous soyez réduit aux choix que vous posez : pseudo liberté du système actuel (on ne connait pas plus libre, alors on considère que c’est le summum) face aux dictatures d’abord, avant d’être socialistes ou communistes.
      Rien n’interdit d’ être innovant.
      De mon point de vue être libre est être libéré des contingences matérielles de survie.
      Tiens, quel est votre avis sur ce dernier point ?

      • « on ne connait pas plus libre, alors on considère que c’est le summum »
        c’était ironique j’espère ?

        • @Chk
          Ce n’est pas moi qui le dit c’est leLiberalSolidaire, en limitant le choix a:
          – système actuel : privilège accordé aux banques de la création monétaire, capitalisme mondialisé, enfin je ne vous fais pas un dessin vous savez dans quel monde nous vivons.
          – communisme , socialisme.
          .
          je répète rien n’empêche d’être innovant.

          • Non rien n’empêche d’être innovant effectivement, mais faudrait -il encore prouver que l’innovation en question amène quelque-chose de bon au final.
            Ceci dit il à raison, faire plus revient à faire du socialisme, et on en est déjà très proche.
            Alors si vous voulez innover allez y, mais pensez bien que beaucoup de gens tiennent à leur liberté et qu’imposer quoi que ce soit amène toujours son lot de problème, et qu’en creusant la question on en revient toujours à une philosophie libertaire du droit.

      • Non. Être libre ce n est ps être libéré des contingences matérielles. Ça c est le rêve humide des socialistes, pas des libéraux.
        Vous ne pouvez pas être libéré des contingences matérielles : il fait chaud , il fait froid, vous n’avez pas à vous baisser pour trouver votre nourriture, vos vêtements, votre gîte. A moins que vous souhaitiez vivre au dépend d autrui qui vous procurerait ces biens ?

        • @AerosolKid
          « Vous ne pouvez pas être libéré des contingences matérielles  »
          C’est pourtant vers ça que nous allons avec les gains de productivité continus, la robotisation, l’IA…
          Cela vous dérangerait-il de vivre au dépend d’un robot ?
          moi pas.
          Pourquoi voulez vous en chier vous-même absolument ?
          Le vide crée par cette libération des contingences matérielles vous fait-il peur ?
          Le conditionnement culturel et sociétal vous empêche t il d’envisager cette hypothèse ?

          • Le robot ne tombe pas du ciel. Un robot est une richesse, je suis d’accord, mais la multiplication spontanée des robots contreviendrait au principe de Lavoisier « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » et n’existera donc pas. Nous sommes donc ramenés à la question de qui crée les richesses avant de pouvoir envisager d’en jouir sans plus en créer.

            • @MichelO
              « Nous sommes donc ramenés à la question de qui crée les richesses avant de pouvoir envisager d’en jouir sans plus en créer. »
              Nous mais surtout les machines, via l’énergie.
              Je ne prétends pas que nous pouvons totalement nous émanciper des contingences matérielles.
              un peu plus déjà, ce qui est le fil de l’histoire et qui répondrait à l’attente de beaucoup.
              Sauf qu’en ce moment on arrive à un point critique ou ça grippe un peu partout dans le monde à cause des dettes d’état entre autre.
              Le système de l’argent rare montre ses limites.
              Pour qu’il tienne, nous voilà maintenant contraint, pour ceux qui travaillent en entreprise à travailler plus durement , dans des conditions de stress que mes parents n’ont pas connu.

        • Je pense que leham est un experimentateur doue.

          Il a remarque, tres finement, que quel que soit ce qu’il peut prendre un jour dans l’etalage d’un magasin, le lendemain matin fait reapparaitre le meme produit.
          La conclusion est donc claire: il n’y a qu’a se servir, le produit « poussent » tout seul. On peut donc facilement assurer sa survie materielle sans effort. Le seul petit probleme a resoudre est de supprimer la caisse a la sortie.

          • Ah ah ah !
            Il y a plusieurs paramètres:
            – les actifs, ceux qui travaillent
            – les inactifs
            – les biens et service en abondance,(quand même globalement du mal à vendre.)
            – le moyen d’échange (argent rare)
            Résultat a to, tout le monde vit, actifs comme inactifs.
            Remarque hors de toute théorie ou idéologie: Quel est le paramètre qui fait que certains sont dans la misère , ou d’autres aspirent à plus de sécurité matérielle ?

            • Content de vous faire rire, mais avez-vous remarque que vous rigolez de vos propres sottises?

              Les biens et services en abondance = les produits qui poussent tout seul

              Le probleme de la caisse a la sortie = l’argent rare

    • Spécial dédicace à Leham.

      « Le fait qu’il n’est pas possible de satisfaire tous les besoins des hommes n’est pas dû à des institutions sociales mal conçues, ni à des déficiences du système de l’économie de marché. C’est une condition naturelle de la vie humaine. La croyance que la nature offre à l’homme d’inépuisables richesses et que la misère est le résultat d’un échec dans l’organisation de la société, est entièrement erronée. » Ludwig von Mises, L’Action humaine

      « La pauvreté ne relèverait que de la redistribution ? Est-ce que les hommes des cavernes étaient pauvres parce que les peaux d’animaux ou les pointes de flèches n’étaient pas redistribuées équitablement ? En vérité, nous sommes nés dans la pauvreté. La pauvreté est l’état naturel de l’Homme. Il doit se servir de son cerveau pour découvrir les possibilités des matières premières qu’il trouve dans la nature puis fournir un effort productif pour les transformer en richesses. »
      Don Watkins

      • @AerosolKid
        « Ludwig von Mises, L’Action humaine »
        « Don Watkins »
        Merci c’est gentil, et par vous même, vous pensez quoi ?
        Ce n’est pas parce que c’est écrit et que c’est ancien ou récent, que c’est de valeur.
        .
        Ce qui compte est aujourd’hui, ce que nous vivons , ce que nous constatons sans idéologie, la réalité ,et sommes capable de faire de tout ça, de créer.

      • @AerosolKid

        Ne perdez pas votre temps et votre énergie avec Leham.
        C’est une sorte de parasite très commun à notre époque, le prof qui n’a jamais enseigné qui vit aux dépends du système en prétextant une phobie pathologique des élèves qui l’a mis en invalidité, mais ne l’empêche pas de toucher ses émoluments pour qu’il puisse passer son temps à baver sur ceux qui se lèvent tous les jours pour aller travailler…
        Et l’époque est généreuse en prétextes pour ne rien foutre…
        Travailler pollue..Travailler engendre l’inégalité…Travailler spolie…
        …Bref…il n’y a rien de pire à ses yeux que le travail…
        …C’est ce qui caractérise le fainéant…

        Travailler; le mot qui lui fout une peur atroce justifiant sa maladie

        • Tiens j’ai appris sur Contrepoints la notion d’attaque Ad Hominem, en voici un bel exemple…
          Pour comprendre Leham je pense qu’il faut pousser le raisonnement à son extrême afin de le simplifier. S’il est possible, un jour, de créer (demande de l’énergie/du travail sur le coup) un système autonome qui peut subvenir à nos besoins (tous ou principaux) il n’y aura plus de « travail ». Donc plus de création de valeur, donc plus de ruissellement ?
          S’enfermer dans l’absolue conviction que la création de valeur est forcément synonyme de labeur/travail est à mon avis une erreur.
          L’image est bien sûr exagérée (plutôt anticipée) mais n’est-ce pas ce que l’on recherche dans l’automatisation, l’IA ? Que celles-ci atteignent une efficacité humaine (ou meilleure). Nous serons alors devenus inutiles dans le travail.
          En abandonnant cette image macro, c’est ce qui se passe aujourd’hui avec une redirection de l’argent, des hommes vers les machines. Bien sûr que l’argent ruisselle mais encore faut-il se trouver sur son chemin.

          • L’IA, loin de supprimer le travail, va le démultiplier encore plus, au-delà de tout ce qu’on est capable d’imaginer actuellement.

            Nous ne serons jamais inutiles. Le rapport au travail ne va pas disparaître mais va évoluer, avec une place toujours plus prépondérante du capital.

            Ce qui fera la différence entre pauvreté et richesse des individus, donc entre Nations prospères et Nations déclassées, sera le respect de la liberté et de la propriété privée, plus que jamais.

            • @Cavaignac
              On peut imaginer des IA (robots androïdes)qui nous égalent voire nous surpassent en tout points.
              Nous pourrions très bien être inutile au travail.
              Justement c’est là une question existentielle à se poser: qu’advient-il de l’homme en pareille situation ?
              Ne pensez vous pas qu’il conviendrait de s’intéresser un peu à notre vie intérieure plutôt que de focaliser perpétuellement sur les richesses extérieures qui ne concernent que la survie matérielle.

              • @leham
                On pourrait considérer que les récupérations mercantiles et la monétisation de ces richesses « intérieures » est déjà en cours. Le système bien conscient de se diriger dans un cul de sac, croulant sous l’abondance de biens physiques et services non digérés par les consommateurs, on voit fleurir de plus en plus d’offres et de normes visant au développement personnel, à la connaissance voir à la éthique. Et empruntant les mêmes travers de gavage orgiaque visant à l’augmentation des volumes de ventes contre tout besoin réel…

          • « Bien sûr que l’argent ruisselle mais encore faut-il se trouver sur son chemin. »
            Oui , excellent ! 🙂

      • Frugalité n’est ni misère, ni pauvreté. Tout au contraire, elle est richesse; et l’on s’apercevra bientôt qu’au contraire la surabondance tue jusqu’au minimum vital.

  • Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, il est difficilement contestable que l’offre ne peut augmenter durablement que s’il existe une demande correspondante. Favoriser la création de richesses, et donc les créateurs, conduit donc nécessairement à améliorer le niveau de vie. Le raisonnement égalitariste ne peut concerner que le court terme historique. Faut-il une redistribution publique et dans quelle mesure ? A très long terme, la destruction créatrice est évidemment favorable à tous. Les pauvres sont dans le même bateau que les riches : l’humanité. C’est elle qui s’enrichit. Les pauvres d’aujourd’hui sont infiniment moins pauvres que ceux du 15e siècle. Quant au rêve des égalitaristes forcenés, nous savons tous désormais, après les tentatives communistes, qu’il débouche sur la servitude la plus atroce.

    • Merci bon cette enfoncage, il est le bienvenu.

    • Dire « La demande ne peut augmenter durablement que s’il existe une offre correspondante » est beaucoup mieux, tant il est vrai qu’on ne peut jamais consommer (détruire) que ce qui a d’abord été produit (créé).

  • Cet article est admirable d’académisme . Simplement , son auteur est-il seulement capable de lire un bilan ? Voici pourquoi :
    Deux directives européennes, la 92/49 et la 92/96, ont été transposées « sur le papier », sous astreinte de 242 650 € par jour de retard, le 1er janvier 2003, mais ne sont toujours pas appliquées; essayez d’en débattre devant un juge français, il vous accueillera avec un affût quadruple de 12,7.
    (https://www.youtube.com/watch?time_continue=86&v=8BTC1zhzMbk).
    Or, 95,35 % des entreprises françaises ont moins de 10 salariés, elles « passent en dessous des radars » et supportent 62,2 % de charges:
    Tableau 46, page 75 : https://www.pwc.com/gx/en/paying-taxes/pdf/pwc_paying_taxes_2018_full_report.pdf
    Rapport Notat – Senard :
    https://brunodondero.files.wordpress.com/2018/03/entreprise_objet_interet_collectif_4.pdf
    Au 31 décembre 2015, page 97 :
    (a) entreprises de 0 salariés : 3 199 674 (72,86 %) cumul : (72,86 %)
    (b) entreprises de 1 à 9 salariés : 987 458 (22,49 %) cumul : (95,35 %)
    (c) entreprises de 10 à 49 salariés : 169 001 (3,85 %) cumul : (99,20 %)
    (d) entreprises de 50 à 249 salariés : 29 011 (0,66 %) cumul : (99,86 %)
    (e) entreprises de 250 salariés et plus : 6 215 (0,14 %) cumul : (100,00 %)
    total : 4 391 359 (100,00 %) cumul : (100,00 %)
    En clair, les auteurs ont consulté les organisations représentatives de (100,00 – 95,35), soit 4,65 % des entreprises françaises (CPME, MEDEF).
    Autrement dit, 95,35 % des entreprises sont ignorées, sauf pour les taxer à 62,2 % ; d’expérience, dans une fourchette de 85 à 90 %.
    Dernière année publiée, le Forbes 2009 : https://www.forbes.com/global/2009/0413/034-tax-misery-reform-index.html#4ede10b743b3
    A comparer avec Doing business (Singapour, 2 ; France, 31 ; Somalie, 190) : http://francais.doingbusiness.org/rankings
    Mais qui a-t’ on consulté (page 97) au titre des  » autres personnalités qualifiées  » ? Jacques ATTALI, Président du mouvement pour une économie positive.
    Bref, le type qui déclenche un cataclysme, chaque fois qu’on lui confie une responsabilité : http://www.claudereichman.com/articles/martoiamareenoire.htm
    Le type secondé par Blythe Masters : http://le-blog-finance.com/decideurs/blythe-masters-ange-noir-finance/
    Le type auteur de la fameuse « proposition 213 », aujourd’hui opportunément Alzheimer : http://www.liberationdelacroissance.fr/
    Le même type qui a fait imploser la justice française.
    En clair, si les 95,35 % d’entreprises françaises de moins de 10 salariés avaient accès à ces deux directives, elles transformeraient radicalement leur productivité, et deviendraient vite des ETI (entreprises de 50 à 249 salariés).
    Dès lors, au nombre de vos électeurs, voulez-vous 95,35 % des entreprises françaises ? C’est à vous, et à vous seul, de décider.

  • A
    Toutes ces paroles sur le libéralisme seraient belles et bonnes si elles étaient vraies. Mais si effectivement la surtaxation, la surrèglementation tuent les entrepreneurs, dont – je suis, on oublie que le libéralisme, en esprit et non l’avatar qu’on lui connait sous la pernicieuse théorie du « ruissellement » comporte axialement, centralement, la lutte contre les monopoles et les oligopoles. Or tous les exemples qu’aiment citer les gourous de cette théorie ressortissent d’un libéralisme de mastodontes dont l’essence est l’oligopole : S. Jobs (1), B. Gates, Elon Musk, Zuckerberg, Bouyghes, Mulliez, Béthencourt et tous les autres. Sans mentionner l’impératif de survie biologique désormais essentiel et qu’on voit mal cohabiter avec les centralismes et concentrationnismes – notamment du capital – de tous poils.
    Bernard Arnault, par exemple, n’a nullement crée des emplois : il en a détruit par millier, si plutôt que de compter les vivants on y incluait aussi les morts, les milliers de petites sociétés disparues. Sans parler de la perte de savoir-faire. Au mieux, il a créé des rentiers – des fainéants profiteurs autrement dit – car un hectare de vigne bien vendu fait une fortune pour la vie. Sans compter la destruction du tissu social champenois (Champagne, dont je suis originaire.)
    Il faut savoir sortir du périphérique, visiter les centre-villes de province : partout des vitrines aveugles, des commerces morts. Il faut visiter les campagnes, noter les cadavres d’usines, d’atelier (venez, je vous montrerai ; on sortira du virtuel). Lorsqu’une grande surface s’installe dans une petite ville, il n’y apa s de ruissellement : plutôt que d’entrer dans la poche de l’épicier, du boucher, du boulanger local, plutôt que de nourri le cercle vertueux de la prospérité de proximité, l’argent file vers des centres financiers de plus en plus concentré, des poches de moins en moins nombreuses. Elles savent entretenir une cour de courtisans d’idéologues du ruissellement, qui les font passer pour de vertueux entrepreneurs, alors qu’ils s’apparent plutôt à des accapareurs, planqués vers Bruxelles ou dans les Caïmans ? (suite ci-dessous)

  • B
    Et contrairement aux idéologues de salon – à l’étroite sphère de pratique – je suis un praticien, qui a vue beaucoup de choses, depuis le secret des bureaux des centres sociaux de grandes multinationales. Acheter le fruit mûr parce qu’on a de l’argent, fruit que de vrais entrepreneurs on fait mûrir à force de labeur et de sueur – en chemin les deux tiers sont morts – en quoi est-ce de l’entreprenariat ?
    Quand on a de l’argent, tout devient facile. Sans parler de tout ce qui n’apparaît pas en surface, comme les manœuvres illégitimes et souvent illégale de destruction de la concurrence, sur quoi se construisent les oligopoles.
    Comment le libéralisme a-t-il pu s’égarer à confondre liberté d’entreprendre avec concentration massive ? Une telle perversion n’a rien à voir avec le libéralisme. Comme déviance, il connaîtra le même destin que d’autres périlleux « ismes ». On commence par l’utopie communiste, on finit dans le stalinisme. On commence par l’utopie de la liberté d’entreprendre, on finit par justifier le profit sans effort, la paresse, l’accaparement, la rapine, le détournement, le népotisme, les copinages. Des idéologues stipendiés vont partout criant « ruissèlement » quand il ne s’agit que de copinage.
    Bref, loin du prêt à penser de gauche comme de droite, libéral ou autoritaire, il reste la voie du milieu, comme disait maître Kong (Confucius).
    (1) A la mort de Steve Jobs, des dizaines de milliers de chinois lui ont rendu hommage. Etrange rapprochement entre le multimilliardaire chinois et président de la république Xi Jingping et le fondateur d’Apple !

    • Les Chinois sont des individus qui existent indépendamment de Xi ou de S. Jobs. Que des dizaines de milliers de Chinois soient passés de la misère à une certaine aisance doit nous réjouir, c’est de l’irrigation ou du ruissellement, et ça montre surtout quelle erreur ce serait de revenir à l’égalitarisme de la Révolution Culturelle.

  • les petits ruisseaux font les grandes rivières … quid du ruissellement à ce propos ?

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