Téléphonie mobile : méchant Free, méchante concurrence

La concurrence de Free mobile nuirait à l’économie,ce qui n’est pas pour le goût d’idéologues qui se font appeler économistes.

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Xavier Niel (Crédits : Le Web, Creative Commons)

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Téléphonie mobile : méchant Free, méchante concurrence

Publié le 16 février 2013
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L’arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile a permis à des millions de Français de bénéficier de tarifs moins élevés mais détruit des emplois autrefois protégés. Ce qui n’est pas du goût de certains économistes plutôt idéologues comme Bruno Deffains.

Par Baptiste Créteur.

Xavier Niel, fondateur de Free
Xavier Niel, fondateur de Free

L’inculture économique des Français est dommageable à un débat qui se heurte à une idéologie déconnectée de la réalité. Les Français n’y sont pas pour grand-chose ; les médias largement subventionnés et l’enseignement minable de l’économie ne facilitent pas leur compréhension d’une réalité pourtant facile, à condition d’analyser les faits rationnellement.

Dans un article intitulé Free : quand l’idéologie de la concurrence dessert l’économie, Bruno Deffains, professeur d’économie d’une université mondialement réputée, affirme que la concurrence introduite par Free est nocive :

ll faut sortir d’une conception éculée de l’économie. Dans le cas des mobiles, l’alibi de la concurrence a été utilisé pour une décision dont les effets sur le bien-être social pour les prochaines années seront négatifs. Avec ce cas, on voit que la concurrence comme idéologie dessert plus qu’elle ne sert les desseins de la concurrence comme système économique fait d’incitations, d’innovations, de recherche d’efficience bénéficiant au bien-être collectif et non à l’intérêt de quelques-uns.

Il dénonce les destructions d’emplois provoquées par une baisse des prix très favorable aux consommateurs. Son point de vue utilitariste est largement biaisé : les 61 600 emplois détruits qu’il estime pour les trois prochaines années seraient plus nuisibles au bien-être collectif que les milliards d’euros économisés par les consommateurs. Il semblerait pourtant que le bien-être collectif soit ici accru par les gains réalisés par les consommateurs, malgré sa contradiction avec les intérêts de quelques-uns – les salariés des opérateurs historiques et de leurs prestataires dont les emplois seraient détruits. Son analyse comporte par ailleurs plusieurs erreurs impardonnables pour un économiste.

Il évoque, dans son analyse des emplois détruits, l’effet multiplicateur :

Si, pour absorber ce choc, les opérateurs réduisent dépenses et marges de 30 %, 61.600 emplois sont détruits sur trois ans : 10.600 chez les opérateurs, 35.200 chez les partenaires de 1er rang et 15.800 par effet multiplicateur.

L’effet multiplicateur, s’il est pris en compte dans les emplois détruits, doit l’être également dans l’analyse des conséquences côté consommateurs. Comme le disait le brillant Frédéric Bastiat, il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. L’erreur serait ici de s’arrêter à ce qu’on voit, les emplois détruits, sans prendre en compte l’impact de ce qu’on ne voit pas, les emplois générés par le gain de pouvoir d’achat des consommateurs.

Il mentionne également Schumpeter :

D’aucuns évoqueront l’effet classique de destruction créatrice de Schumpeter. Les consommateurs reporteraient leur pouvoir d’achat ailleurs, qui créerait au moins le même nombre d’emplois. Vision optimiste, et peut-être cynique. En premier lieu, la création d’emplois est à long terme, la destruction est immédiate. Le solde reste négatif pour quelques années. De plus, selon l’Insee, le revenu moyen des salariés (charges incluses) affectés par le choc est de 3.574 € par mois. Si les emplois ne sont pas recréés au moment où ils sont détruits, ce qui est très probable, ce sont plus de 2,5 Md€ à trouver pour financer dans les trois ans les charges supplémentaires et les pertes de recettes des organismes sociaux. Qui a mesuré ces divers effets au moment de l’introduction forcée d’un nouvel acteur dans le secteur ?

En dénonçant l’optimisme voire le cynisme de ceux qui évoqueraient la destruction créatrice comme un jeu a minima à somme nulle, il oublie que la destruction créatrice est une analyse de l’innovation, pas de la concurrence. À moins de considérer que l’entrée d’un nouvel arrivant sur un marché est en soi une innovation, ce qui n’est pas le cas chez Schumpeter, la destruction créatrice est hors de propos.

L’introduction d’un nouvel acteur dans le secteur des télécommunications n’a pas été forcée ; au contraire, les barrières à l’entrée qui ont des années durant protégé les opérateurs historiques – leur évitant une concurrence qui les aurait incité à innover et devenir plus compétitifs – ont été levées pour Free par l’introduction d’une licence.

Non content de proposer une analyse biaisée faisant appel à des théories hors de propos, le « brillant » professeur d’économie Bruno Deffains expose implicitement une logique qu’il ne prend pas la peine de pousser jusqu’au bout. Si la concurrence, pourtant bénéfique au consommateur, est nocive parce qu’elle détruit de l’emploi, mieux vaut non seulement empêcher l’introduction de nouveaux entrants, mais également supprimer la concurrence dans tous les secteurs. Les monopoles, ainsi protégés par l’État, permettraient aux entreprises qui en bénéficient de ne pas s’améliorer ni innover ; elles pourraient alors employer à l’infini, en répercutant leurs coûts élevés sur les consommateurs. Pour protéger ces monopoles, il faudra recourir à une massive coercition étatique, et fermer les frontières pour se protéger également de la concurrence internationale. L’expérience de l’idéologie sous-jacente au raisonnement du pipoconomiste du jour a déjà été faite par des pays qui ont osé pousser plus loin l’analyse et assumer leurs principes nauséabonds, avec tout le succès qu’on sait.

Si même un professeur d’économie dans une université prestigieuse est capable d’une telle déconnexion vis-à-vis de la réalité et d’analyses aussi fallacieuses, on voit mal comment reprocher aux Français d’adhérer à des programmes politiques dénués de principes et bourrés d’idéologie nauséabonde dont la contrainte et la coercition imprègnent chaque ligne. La crise que traverse la France n’est pas économique, elle est intellectuelle.

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  • Le plus absurde, c’est encore de voir dans l’emploi en tant que tel un bien économique.

    L’emploi est la destruction/consommation économique d’un facteur de production. Or, ces facteurs de production, qu’ils soient humains (main-d’oeuvre) ou non (matières premières, machines…), sont en état de rareté. Ils doivent donc être économisés.

    A l’inverse, les possibilités d’emploi de ces facteurs de production sont naturellement surabondantes (aussi abondantes que les possibilités de consommation) ; elles ne deviennent artificiellement rares que par l’intervention de l’Etat (notamment, mais pas seulement, par l’instauration d’un salaire minimum).

    Ce qui est vraiment rare, c’est la main-d’oeuvre, pas ses possibilités d’emploi.

    • Oh non pour une fois qu’un article a raison voilà qu’on dit des bêtises dans les commentaires.
      Pour l’article je suis à 100% d’accord, L’arrivée de Free est bonne pour l’économie.
      Mais cette histoire de main d’oeuvre c’est du pipo. Les matières premières n’ont pas envie d’être utilisées, la main d’oeuvre si. Les matières premières si on ne les extrait pas, ça ne coûte rien. La main d’oeuvre si on ne les emploie pas, ça coûte en allocations chômage ou RSA et aussi par le fait qu’ils peuvent moins consommer.
      L’Espagne est-elle en meilleure forme que la Suisse puisque son taux de chômage est beaucoup plus élevé?
      Le but ce n’est pas d’avoir le plus de chômeurs possibles, le but c’est d’équilibrer la courbe de l’offre et de la demande d’emploi pour que le marché de l’emploi soit efficace. Et aujourd’hui il y a trop de chômeurs.

      En plus vous faites comme si « les possibilités de consommation » étaient illimitées alors que justement elles sont liées à l’emploi (et aux salaires). Donc dans votre équation tout est ressource rare.

      • « La main d’oeuvre si on ne l’emploie pas, ça coûte en allocations chômage ou RSA et aussi par le fait qu’ils peuvent moins consommer. »

        C’est en partie la raison pour laquelle il faut supprimer le Code du travail, le montant et la durée de l’allocation chômage, le RSA, et le coût du travail !

        • Moi aussi j’exige la suppression du coût du travail!

          • Vous avez bien raison, cela nous débarrasserait des parasites qui profitent de la création de richesse des travailleurs.

          • Comme les entreprises?

          • marcosocho: « Comme les entreprises? »

            Oh oui ! Oh oui ! continuez à les envoyez dans mon pays. Il ne nous reste que 3% de chômage et 30% de dette mais on doit bien pouvoir en caser encore quelques unes.

          • marcosocho :

            Parasite : toute personne physique ou morale qui utilise ou fait utiliser l’Etat dans le but d’obtenir des avantages au détriment d’autres personnes physiques ou morales.

            Donc oui, cela peut être (aussi) des entreprises : par exemple, toutes celles qui demandent à l’Etat des mesures spécifiques pour empêcher la concurrence.

          • Je crois qu’il y a une sorte de malentendu. Stef75 demande la suppression des coûts du travail. Ce qui est légèrement aberant vu que les coûts du travail c’est aussi le fait de donner un salaire au salarié. Donc je me lance dans l’ironie.
            N’empêche que le travailleur a son prix fixé par la loi de l’offre et de la demande (à l’exception du smicard) ce qui ne dépend pas de sa richesse produite (enfin si, mais seulement au détriment du travailleur: on ne va pas lui donner un salaire supérieur à la valeur qui produit). L’entreprise prend donc, tel un parasite ,la différence entre le salaire et la richesse produite.
            « Organisme animal ou végétal qui se nourrit strictement aux dépens d’un organisme hôte d’une espèce différente, de façon permanente ou pendant une phase de son cycle vital. » Je ne vois pas parler de l’Etat ici.

            Et sinon je sais bien que mon argumentation quelque peu marxiste a des problèmes: l’entreprise pour prendre ce différentiel de richesse a auparavant mis un capital sur la table et probablement aussi des méthodes de travail. Mais n’empêche c’est un parasite.

          • marcosocho : « on ne va pas lui donner un salaire supérieur à la valeur qui produit »

            Non, ça c’est évident !! Ni même l’équivalent de la valeur produite (sinon il n’y aurait aucun intérêt à créer une entreprise), d’autant qu’il y a un marché du travail… Mais rien n’empêche le travailleur de se mettre à compte (mis à part la réglementation de l’Etat) et de percevoir le fruit de son travail !

            Ne vous trompez pas de colère : les parasites sont bien l’Etat, ses préposés et ses bénéficiaires. La différence que vous constatez est celle entre le salaire versé et le salaire perçu.

            marcosocho : « Et sinon je sais bien que mon argumentation quelque peu marxiste a des problèmes »

            Je ne vous le fais pas dire, mais puisque vous le dites… 🙂 Je constate juste que vous le reconnaissez vous même 🙂

            Ceci étant, vous ne devez pas être convaincu par vos théories marxiste, vous sentez bien qu’elles ne tiennent pas la réalité.

          • « Mais rien n’empêche le travailleur de se mettre à compte (mis à part la réglementation de l’Etat) et de percevoir le fruit de son travail ! »

            A part le capital et les barrières à l’entrée (et pas seulement celles mises par l’Etat rassurez-vous)…

          • marcosocho : « A part le capital et les barrières à l’entrée (et pas seulement celles mises par l’Etat rassurez-vous)… »

            Dans un marché libre, il n’y a pas de barrières ! Si vous n’avez pas le capital, vous pouvez emprunter. Si vous n’avez pas de garanties, il ne vous reste plus qu’à passer par d’autres voies ou convaincre un prêteur, un business angel avec un vrai business plan.

            Les barrières qui ne seraient pas issues de l’Etat, quelles sont-elles dans un marché libre ?

          • « L’entreprise prend donc, tel un parasite ,la différence entre le salaire et la richesse produite. »

            Et quand l’entreprise fait des pertes, le travailleur rembourse la différence ?

          • Ah oui pas de barrières à l’entrée hors de l’Etat?
            -Le capital (si vous voulez vous lancer dans l’industrie pérolière un business angel ne vous suffira pas)
            -L’image de marque (les consommateurs sont plus ou moins captifs)
            -Les contrats avec les fournisseurs
            -Les contrats avec les distributeurs (lancez vous dans des produits de grande conso pour rire. Vous allez devoir raquer en marges arrières ou sinon vous ne serez jamais référencés. Et puis même en B2B s’il y a des contrats de fourniture il faut attendre avant d’avoir le moindre ciient que leur contrat soit fini
            -Les relations sociales avec les distributeurs et les fournisseurs (et oui le copinage c’est pas que dans le public, les acheteurs ne sont pas des machines)
            Et puis les entreprises existantes peuvent baisser leurs prix au moment où vous arrivez afin que vous n’atteigniez jamais le point mort. Et quand vous serez mort, les prix remontrons.

            Le but d’une entreprise pour faire des profits c’est d’échapper à la loi du marché et pour ça il lui faut faire des barrières à l’entrée. C’est le but du jeu.

          • En fait vous voulez tout pour rien, et sans vous fouler…

            Il y a peu de chance pour qu’un business angel vous finance pour une industrie pétrolière (sauf peut-être, si vous avez un gisement à exploiter). Le marché, c’est d’abord être réaliste (ce n’est pas tout est à nous, tout nous appartient).

            Les contrats, les relations, ce que vous décrivez ce n’est pas des barrières, c’est ce que vous négociez, pour votre propre intérêt, et de cette manière vous servez l’intérêt des autres.

            Avec l’Etat, vous ne négociez rien (ni les impôts, ni les cotisations, ni les agréments, ni la réglementation ; des commissions prendrons des décisions pour vous expliquer où est votre intérêt, ce que vous devez faire, comment vous aller le faire, dans quelles conditions vous allez le faire, ce que vous devez penser, il faut que votre commerce s’inscrive dans la définition qu’une minorité aura décidé pour la majorité, parce qu’ils savent mieux que vous…), et c’est obligatoirement en partie, ou totalement contre votre intérêt. Ce sont des barrières à l’entrée, pendant, et jusqu’à la fin de votre business.

          • Vouloir tout pour rien et sans rien foutre c’est ce que veulent les libéraux. Il est évident que nulle part il n’y ait de la concurrence pure et parfaite et c’est même toujours très loin de s’en approcher. En gros tous les acteurs essayent d’empêcher le marché de fonctionner.
            Après si on veut débattre il faut avoir le vocabulaire: Barrière à l’entrée Obstacle de caractère réglementaire, économique, financier ou technologique, qui rend difficile l’entrée de nouvelles entreprises sur ce marché. (http://www.mercator-publicitor.fr/lexique-marketing-definition-barriere-a-entree-un-marche)
            Donc tout ce que j’ai décrit ce sont des barrières à l’entrée. La législation de l’Etat en est une (notamment les normes mais aussi les licences comme dans le cas de la téléphonie mobile). Seulement vous ne voyez que ça, que la partie émergée de l’iceberg. L’Etat n’est pas la principale cause de la barrirère à l’entrée, ce sont les entreprises (et pas seulement à cause de leur lobbying). Les libéraux sont aveuglés par la haine de l’Etat alors qu’il n’y a pas que ça qui empéche leur utopie d’exister.

            Et avec l’Etat bien sûr qu’il y a moyen de discuter, c’est ce qui s’appelle le capitalisme de collusion. (Et un entrepreneur peut rarement faire ce capitalisme de collusion)

            Pour revenir au point de départ, un employé ne peut pas s’il veut récupérer le fruit spolié de son travail se mettre à son compte (à de rares exceptions).
            Parce que une barrière à la limite ça se surmonte mais une accumulation rend ça impossible.

      • Il n’existe pas de haine aveuglante de l’Etat (ça, c’est dans vos fantasmes). L’Etat doit avoir un rôle de garant, et c’est tout. Les impôts, licences et autres autorisations sont des barrières pénalisant l’économie.

        Les entreprises ne peuvent pas constituer des barrières dans un marché libre. Si les entreprises obtiennent des obstacles à mettre sur la route des concurrents, c’est bien à cause de l’Etat qui le leur permet.

        Dès qu’une entreprise veut avoir un avantage, elle se tourne vers l’Etat prétextant la sécurité de l’emploi, au détriment de la concurrence, il y a toujours plein de bonnes raisons.

        Si des cartels d’entreprises existent au détriment de la concurrence, c’est bien à cause de l’Etat qui n’assure pas son véritable rôle de lutter contre les injustices (je dis bien lutter contre les injustices, et pas lutter pour la justice, ce qui est une différence fondamentale), et ceci notamment faute de mauvaise réglementation.

        • Bon alors on arrête maintenant. J’ai montré avant que les entreprises pouvaient mettre des barrières à l’entrée toutes seules comme des grandes sans l’aide de l’Etat: la fidélité à leurs marques, les contrats avec les distributeurs et fournisseurs, le fort capital pour commencer.

          Les cartels c’est les entreprises qui le font elles-même. L’Etat lutte contre sauf que c’est très dur. Déjà on ne peut pas punir toutes les entreprises parce que pour découvrir un cartel il faut souvent que l’une d’entre elles le dénonce et l’entreprise dénonciatrice bénéficie du programme de clémence. Ensuite on ne peut pas faire payer aux entreprises ce qu’elles ont fait perdre à l’économie avec leurs actes parce que l’argent gagné est distribué et qu’il n’y a plus rien dans les caisses de l’entreprise. En gros c’est compliqué et surtout c’est fait PAR les entreprises hors de la vue de l’Etat.

          Pour les autres barrières comment il faut faire? Réguler les contrats avec les partenaires? Tout le monde crierait au scandale.
          Détruire les marques? Les libéraux s’insurgent (cf l’article ici sur le tabac)

          Votre raisonnement c’est si un meurtrier a frappé c’est que l’Etat a mal fait son boulot. Sauf que c’est pas très libéral en fait.
          Vous niez la responsabilité des entreprises pour rejeter tout sur l’Etat que vous voulez en même temps empêcher de faire son boulot.

          • Vos écrits sont toujours plein de contradictions. Cessez d’être obnubilé par les pseudos solutions de l’Etat.
            L’Etat n’a pas besoin de lutter contre les cartels, c’est aux entreprises qui en sont victimes de se plaindre pour obtenir justice auprès de l’Etat.
            Une marque n’est pas une barrière (vous lui donnez trop d’importance), elle permet au consommateur de reconnaitre son fournisseur, elle n’empêche pas l’accès au marché, c’est tout.

            « Votre raisonnement c’est si un meurtrier a frappé c’est que l’Etat a mal fait son boulot. Sauf que c’est pas très libéral en fait. »

            Pas du tout, mais en bon collectiviste que vous êtes, ça ne m’étonne pas que vous cherchiez à m’expliquer comment je pense 🙂

  • Monsieur Bruno Deffains reproche à Free une ardoise de 2,5 milliards d’euros. Premièrement la méthode et le chiffre sont discutable. Deuxièmement on peut reprocher à l’état de n’avoir pas su profiter des 240 millions d’euros payer par Free lors de l’obtention de la licence 3G afin préparer la transition.

    • Ne pas oublier que FT a bloquer l’arrivée d’internet au maxi pour continuer à vendre son minitel.
      Que FT a fait des investissements gigantesques en pleine montée internet, et a vu son action s’écrouler grave avec la crise du même nom.
      Que FT pratiquait des prix 3 fois supérieurs en France qu’en Autriche par ex.
      On retrouve l’esprit monopolistique des fonctionnaires, SNCF, EDF, Poste etc., quand la concurence privée pointe son nez ça fait mal, ils font tout pour la bloquer.

  • Pour que la méthode et le chiffre soient discutables, encore faut-il que M. Deffains en dise plus sur ses travaux, dont il ne présente que la conclusion.

    Pourtant comme le rappel Baptiste Créteur, si le professeur en question ne va pas au bout de sa logique dans ses conclusions, nous ne pouvons que comprendre qu’il en sera de même pour la méthode et donc les chiffres.

    A dire vrai, la question est de savoir quel est l’intérêt du professeur ?

    S’agit-il uniquement de malhonnêteté intellectuelle, d’une conclusion un peu trop rapide ou de la satisfaction d’un intérêt personnel ?

    Sur ce dernier point, le professeur a assuré ne pas avoir été payé pour faire cette étude… Nous en saurons peut-être plus le 1er mars.

    • « S’agit-il uniquement de malhonnêteté intellectuelle, d’une conclusion un peu trop rapide ou de la satisfaction d’un intérêt personnel ? »

      Ou tout bonnement une incapacité symptomatique à accepter que la réalité ne s’aligne pas sur l’idéologie.

      Blague française à Bruxelles: « Votre truc, c’est bien, ça donne de bons résultats sur le terrain, mais est-ce que ça marche en théorie ? »

      Il est clair que ce professeur ne peut pas analyser les faits économiques sans son filtre à morale de gauche.

      « A dire vrai, la question est de savoir quel est l’intérêt du professeur ? »

      Il n’aurait pas eu son poste s’il pensait différemment.

      • « Votre truc, c’est bien, ça donne de bons résultats sur le terrain, mais est-ce que ça marche en théorie ? »

        Effectivement, quand on ne sait pas ce que ça va donner en pratique, on dit qu’en théorie ça va marcher… Comme cela, si ça ne se vérifie pas en pratique, on a une excuse pour notre échec.

        Sur l’intérêt du professeur, je vous rappelle que Pascal Salin est professeur d’université. Il pense donc « différemment » et il a son poste.

        • l’exception qui confirme la règle !

          N’y a t il pas eu une pétition des prof d’université d’éco pour dénoncer la présence de candidats de tendance « ultra » libérale au concours de l’agrégation ?

          • Dans un pays collectiviste, j’en doute pas ! Je n’ai pas entendu parlé de cette pétition!!! Est-elle diffusée quelque part ?

    • Il est payé par l’état puisqu’il travail dans une université…

  • Le problème de ces raisonnements économiques gauchoïdes est qu’ils suivent une logique inflationniste et de système de prix inflexible et incapable de s’adapter alors que l’innovation et la destruction créatrice sont déflationnistes et nécessite la flexibilité des prix.

    L’innovation fait baisser les couts, libère des ressources humaines qui seront réallouées, les salaires baisseront probablement notamment pour faire les réajustements nécessaires, mais le pouvoir d’achat sera accru malgré cela.

    Et tout cela est inacceptable pour les gauchos qui restent enfermés dans une logique de rejet des machines qu’avait déjà Marx, préférant que les gens restent dans les champs à labourer la terre avec leurs ongles.

  • « A moins de considérer que l’entrée d’un nouvel arrivant sur un marché est en soi une innovation, ce qui n’est pas le cas chez Schumpeter, la destruction créatrice est hors de propos. »

    Corrigez-moi si je me trompe, mais il me semble que l’innovation de marché fait partie des 5 innovations décrites par Schumpeter. La destruction créatrice aurait donc sa place.

  • Même à un néophyte le raisonnement semble complétement absurde:

    Si l’Etat n’avait pas protégé en premier lieu les 3 premiers opérateurs (SFR, Orange et Bouygues)…il n’y aurait pas eu une destruction potentielle d’emploi soudaine le jour où l’Etat élargi le monopole à un 4e larron..

  • en quoi les 60.000 emplois chez France Telecom ont ils permis d’augmenter les exportations Francaises?

  • Tant qu’il y aura des personnes aussi stupides dans l’enseignement universitaire en France, les français seront damnés. La solution la plus simple qui me vient à l’esprit, c’est de privatiser au maximum l’enseignement.
    En effet, qui voudrait investir pour soi dans un enseignement au ras des pâquerettes ?
    Les universités privées s’adapteraient à la demande d’excellence des étudiants, et renverraient ces vieux chnoques bourrés d’inepties socialistes.

    • il y en a des comme ça dans les grandes universités américaines

      qui font d’ailleurs un peu comme chez nous en diabolisant les nouveaux entrants trop libéraux !

  • vivement que la concurence soit ouverte aux operateurs chinois, on va pouvoir telephoner pour pas chère !
    pauvres fonctionnaires, bouhouuhouuhoouu !!!

  • Bon ben c’est pas réjouissant tout ça ! Si vous voulez que vos mômes n’aient pas les neurones pollués il va vous falloir les envoyer chez Bramoullé ou Caccomo, dans le grand sud. Ils vont vous revenir avé l’assent, LOL

    • J’attends, avec impatience, les commentaires et nanlyses des liberaux sur cette nouvelle economique grave dans le monde de la telephonie.
      Car il ne s’agit pas ,cette fois, de rire à nouveau des déboires des « fonctionnaires » de France Telecom ou de savourer la bonne affaire réalisé par le petit consommateur radin avec le forfait à 2 euros
      Le mal est profond. C’est le modèle de derégulation du secteur qui est à mettre en cause avec cette nouvelle affaire.

      http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/02/21/97002-20130221FILWWW00641-info-le-figaro-the-phone-house-perd-le-contrat-orange-appelle-bercy-a-laide.php

      • Phone House va peut-être disparaître ….. et ?

      • Depuis quand une faillite est un problème?

        • Vous n’avez rien compris.
          Il ne s’agit pas de faillite (pour l’instant) mais de ruptures de contrats de commercialisation dues à la deregulation.
          Il faut être stupide pour se réjouir, comme vous le faites, de cette situation.

          • Non c’est du a l’incompétence des gens de chez Phone House qui n’ont pas su s’adapter.

            Quand vous faites un tout droit dans un virage vous n’allez pas accuser le route de ne pas être droite.

          • harrisburg replied:
            View 11 minutes ago « Vous n’avez rien compris. »

            Vous plaisantez ?

            Personne ne se réjouit ! Ce qui pourrait être drôle si ce n’était pas si désolant, c’est la demande de l’aide de Bercy…

            Par contre, on comprend les pauvres salariés qui devront se trouver un autre job, chose qui sera difficile puisque le smic et le Code du travail viennent pourrir le marché du travail, et donc l’accès à l’emploi.

          • Au contraire Philippe_murray_rothbard se complait à denoncer l’incompetence de Phone House dont la faillite prochaine serait méritée.
            Ce manque d’humanité envers ceux qui subissent l’humiliation d’une « punition economique », ne peut génerer que du rejet dans l’opinion, car il prouve que vous mettez l’économie bien avant l’intèret de l’homme.

          • Mais enfin ! Cessez de déformer, de penser pour les autres, il ne fait qu’un constat.

            Pour être humain, il n’est pas nécessaire de faire la pleureuse et de sortir les violons.

            L’économie n’est pas avant l’intérêt de l’homme. L’économie est l’un des intérêts de l’homme.

            Certains placent leur intérêt financier avant la masturbation intellectuelle, d’autres préfèrent le contraire…

            A vous de voir quel est votre choix, mais ne croyez pas que celui-ci doive s’imposer à tout le monde.

  • Très bon article, il faut plus de dérégulation et de concurrence, c’est très bon, dans le secteur hospitalier, l’éducation, la finance (qui subit une répression régulatrice intolérable), dans le nucléaire, dans les paradis fiscaux.

  • Les commentaires sont fermés.

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Aujourd'hui marque le lancement d'une nouvelle série d'articles par HumanProgress.org intitulée "Les centres du progrès". Où le progrès se produit-il ? L'histoire de la civilisation est à bien des égards l'histoire de la ville. C'est la ville qui a contribué à créer et à définir le monde moderne. Cette chronique bi-hebdomadaire donnera un bref aperçu des centres urbains qui ont été le théâtre de progrès décisifs dans les domaines de la culture, de l'économie, de la politiqu... Poursuivre la lecture

Cela fait pas mal d'années voire de décennies que la liberté d'expression passe un mauvais quart d'heure et subit des atteintes, des restrictions.

D'abord avec les lois qui instituent des délits d'opinion, comme la loi Pleven sur les propos discriminatoires à raison de la religion ou de la race, la loi Gayssot qui pénalise le stupide négationnisme des chambres à gaz donnant ainsi une tribune judiciaire à ses méchants adeptes, les lois mémorielles qui veulent écrire l'histoire, la loi Taubira sur la traite esclavagiste limitée au trafic... Poursuivre la lecture

Par Emmanuel Rincón.

Interrogé sur la meilleure façon de lutter contre les monopoles dans sa série de documentaires intitulée Free to Choose, Milton Friedman a eu une réponse ferme : le marché libre. Certains de ses invités avaient d'autres positions et soutenaient que l'intervention de l'État était nécessaire, mais Friedman n'y croyait pas.

L'affaire Netflix a donné raison à Friedman, une fois de plus

Mercredi 20 avril, les actions de Netflix ont connu une chute impressionnante de 36 %. Les communiqués de presse conventionnels ... Poursuivre la lecture

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