Dialogue avec un risquophobe

Une conversation fictive avec un risquophobe. Tant que ces derniers influenceront nos politiciens, il est peu probable que nous sortions de la pandémie.

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Dialogue avec un risquophobe

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 février 2022
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Les risquophobes sont des personnes qui exigent d’être en sûreté et à l’abri de tout risque à 100 %.

Portrait d’un risquophobe

Ils préfèrent que l’État élimine la moindre exposition à tout danger, aussi petit soit-il, et ils ne se soucient pas des avantages perdus en raison de ces restrictions par précaution. Ils sont obnubilés par la peur du danger plutôt que de faire confiance à la gestion des risques.

Par exemple, si on ne peut pas prouver que des produits chimiques ou des pesticides sont non-toxiques et 100 % sûrs (pour peu que cela signifie quelque chose), ils exigent que les autorités réglementaires les interdisent.

Si les émissions de CO2 contribuent à produire des effets néfastes en raison du changement climatique, ils exigent qu’on impose immédiatement des politiques zéro-émissions sans se soucier que cela puisse nuire à quelqu’un ou que les technologies existantes puissent être améliorées.

En tant qu’idéalistes, les risquophobes rêvent d’un monde parfait et s’attendent à des changements radicaux par rapport à la trajectoire que nous suivons actuellement.

À l’autre extrémité du spectre on trouve les réalistes ou les pragmatiques, qui rêvent d’un monde meilleur et ont le sentiment que la science et la technologie sont sur la bonne voie et vont nous mener progressivement à bon port.

Je suis généralement dans le camp des progressistes, des réalistes.

Où vous situez-vous ?

L’exigence d’une vie en sûreté, pleine de certitudes, sans aucun risque, donne de la matière à des slogans de campagnes militantes qui rapportent gros (sans aucun produit toxique, zéro-risque, zéro-carbone…) et de nombreux politiciens ont pris fait et cause pour cet objectif, comme par exemple le Green Deal en Europe, sans se soucier des effets néfastes pour les populations qu’ils doivent aussi représenter.

Avec la pandémie de Covid-19, les risquophobes continuent à enfermer des populations et à appliquer des mesures de précaution qui ont de graves conséquences.

Alors que la dangerosité des variants de la pandémie commence à s’effacer, les risquophobes vont-ils s’arcbouter ou bien vont-ils adopter une stratégie plus raisonnable ? À quel niveau de risque un variant comme Omicron doit-il descendre pour permettre de lever les restrictions répressives sur la société ?

La suite de cet article est une conversation fictive avec un risquophobe.

Tant que ces poules mouillées précautionneuses influenceront nos politiciens, j’ai bien peur qu’il soit peu probable que nous sortions de la pandémie.

Discussion fictive avec un risquophobe

Risk-Monger : Une étude canadienne vient de conclure que le risque d’être hospitalisé en soins intensifs à cause d’Omicron est 83 % plus faible qu’avec Delta. Il n’est pas vraiment plus grave qu’une variante moyenne de la grippe. Donc… je suppose qu’on peut dire que la pandémie est terminée.

Risquophobe : Non, pas du tout ! Nous devons rester vigilants et imposer des confinements plus stricts car Omicron se répand plus rapidement et peut encore tuer du monde.

– Oui mais c’est aussi le cas de la grippe.

– Mais la grippe n’est pas comme la Covid-19. Le taux d’incidence de ce variant est plus élevé et nous devons protéger les hôpitaux pour éviter qu’ils soient submergés par le coronavirus.

– Mais la plupart des personnes vaccinées infectées par Omicron ont des symptômes très légers qui ne nécessitent pas un séjour à l’hôpital.

– Mais tout le monde n’est pas vacciné et tant qu’il restera un bras à piquer, nous ne serons pas en sûreté.

– Eh bien, tout le monde ne sera pas vacciné. Et puis qui a parlé d’être en sécurité ? C’est un rêve d’idéaliste. Il y aura toujours des risques de virus et des infections. Nous prenons des risques à chaque fois que nous faisons quelque chose.

– Nous allons imposer le vaccin obligatoire et rendre la vie en société impossible aux non-vaccinés.  Comme a dit mon pote Manu, on va les emmerder. Tant que tout le monde n’est pas vacciné, et avec des rappels réguliers, nous ne pouvons pas être certains que ce virus ne mutera pas en quelque chose de plus dangereux.

– Les virus mutent en permanence, donc c’est normal d’avoir des variants. Chaque année nous avons des variants de la grippe et certaines années sont plus dures que d’autres. En décembre 2019 il y a eu un pic de cas de grippes au Royaume-Uni et le NHS a été débordé. Cela a été un thème important dans la campagne électorale. La BBC a montré des gens qui dormaient par terre à l’hôpital… mais Boris Johnson a été élu quand même.

– Non ce n’est pas comme la grippe. Le coronavirus est très complexe et se répand extrêmement vite.  Tu es un négationniste de la Covid-19 !!!

– Argh, par pitié, pas la carte du négationnisme. Encore une fois, des études commencent à montrer que le dernier variant est bien atténué. Est-ce qu’on impose une quarantaine d’une semaine à ceux qui se trouvent en contact avec quelqu’un qui a eu la grippe ? Bien sûr que non. Il est temps de sortir de ces confinements par précaution.

– Ce n’est pas pareil du tout. Il y a plein de gens qui souffrent de covid long.

– Oui, j’ai eu un covid long et j’ai eu beaucoup de difficultés à travailler et à fonctionner normalement pendant plus de six mois. Mais pour tous les virus il y a des cas où certaines personnes peuvent souffrir d’effets à long terme. Ce phénomène n’est pas spécifique à la Covid-19. J’ai aussi eu la mononucléose il y a cinq ans et c’était vraiment terrible, j’ai été abattu pendant des mois et il y a eu des effets importants sur mes comorbidités.

– Ce n’est pas la même chose. La Covid-19 s’attaque à toutes les populations à une bien plus grande échelle, même les petits enfants. Et nous ne savons pas vraiment à quel point les risques sont graves.

– Ah… « nous ne savons pas ! »… je me demandais quand tu allais chanter les louanges du principe de précaution. Ce coronavirus a des effets très faibles sur les jeunes. La plupart sont asymptomatiques ou se remettent très rapidement.

– Oui, mais certains meurent ou subissent des effets à long terme.

– C’est vrai que c’est tragique quand des jeunes sont malades mais leur nombre est extrêmement faible et il existe de nombreuses maladies qui affectent tous les âges. Des milliers d’enfants meurent chaque jour de la malaria, mais je ne te vois pas enfermer le monde entier pour eux. Certains ne peuvent pas être sauvés… c’est la réalité, aussi horrible et cruelle soit-elle. Nous devons comparer les risques que le virus fait peser sur notre jeunesse avec les effets de la poursuite des confinements : impacts sur la santé mentale, addictions, violence domestique, déficit d’enseignement et pertes économiques… Ces conséquences ont de graves effets sur les jeunes actuellement.

– Nous sommes dans le même bateau. Personne n’aime ces confinements, mais la vie normale ne reviendra jamais. Avec la Covid-19 le monde a changé. Nous avons besoin de mesures de précaution pour arrêter le virus ; lorsque nous sommes confinés nous admettons que la seule chose qui compte ce sont les souffrances causées par la Covid-19.

– Oui mais tu vis dans une belle maison, avec un accès facile à la technologie et un emploi qui te permet de télétravailler. Je soupçonne que la poursuite des confinements t’arrange bien alors que beaucoup d’autres (les jeunes et les plus vulnérables économiquement) ont vraiment du mal avec les décisions prises par ceux qui répandent le virus.

– Avec les confinements nous protégeons les plus vulnérables qui devraient sortir pour aller travailler.  La Covid-19 a tout changé. Nous ne pouvons plus nous permettre de prendre des risques avec la santé publique, nous devons faire ce que nous pouvons pour que chacun soit en sécurité.

– Il y aura toujours des risques de santé publique. Un grand nombre de personnes sont mortes à cause d’aliments avariés ou d’infections bactériennes, jusqu’à ce que nous améliorions nos technologies.  Encore une fois, la sûreté n’existe pas. Nous devons travailler à réduire l’exposition pour que les gens soient davantage en sécurité jusqu’à un certain point mais il y aura toujours des risques. Le fait de traverser la rue peut te tuer. Le fait d’enfermer les gens à domicile produit aussi de graves risques de santé. À cause de ces effets, les confinements par précaution devraient être utilisés en dernier ressort et non pas en premier et unique réflexe.

– Le rôle de nos dirigeants c’est de nous garder en sécurité et nous ne le serons pas tant qu’il y aura des cas. Avec Omicron il y a un pic de cas.

– Nos dirigeants se soucient juste de limiter la circulation du virus pour protéger les hôpitaux et l’infrastructure. Il est de la responsabilité de chacun de réduire son exposition et de se maintenir en meilleure sûreté.

– Mais tout le monde ne pense pas comme moi, certains ne font pas attention. C’est pour cela que nous devons imposer des mesures coercitives et réduire les déplacements.

– La plupart des individus sont raisonnables et si on les informe ils prennent des décisions responsables. Quand on impose des mesures coercitives, qu’on impose des décisions et qu’on les laisse souffrir pendant un temps indéterminé sans leur faire confiance, ils ont tendance à devenir moins rationnels.

– Et c’est pour ça qu’il faut continuer à imposer des confinements. Même peu nombreux, ces irresponsables sont une menace pour nous tous.

– Je comprends que tu as besoin d’un exutoire à ton sentiment d’être agressé, mais les dirigeants sont en train de perdre la confiance du public. Il y a maintenant une foule de personnes qui ne croient plus ce que leur dit l’administration et qui ne respectent plus ses décisions.

– C’est parce qu’il y a une grosse campagne de désinformation menée par les antivax et les négationnistes de la Covid-19.

– Ce n’est pas ça du tout. En dehors d’un petit noyau d’opportunistes antivax qui ont toujours existé et dont la plupart ont été bannis des plateformes, la plupart des gens voient que les risques des vaccins sont très faibles et veulent reprendre le cours de leur vie. Tes attaques contre les délires des antivax ne font que les renforcer en répandant leur propagande et en leur donnant une plus grande tribune pour prêcher leur cause.

– Ils nous empêchent d’atteindre un niveau de protection de 100 % et de gagner cette guerre.

– Les taux de vaccination dans la plupart des pays sont plutôt élevés, mais on a promis aux gens qu’avec le vaccin ils retrouveraient une vie normale.

– Eh bien maintenant il faut des rappels.

– Allons-nous commencer à administrer des rappels tous les mois quand chaque variant fera son apparition ? Les vaccins servent à renforcer la réponse du système immunitaire, pas à la remplacer.  Les gens ne vont pas se faire vacciner continuellement si les effets des variants continuent à se réduire et ils pourraient décider de se passer d’autres vaccins plus importants. C’est une question de confiance et non de sûreté. Tes exigences idéalistes plaquées sur un monde pragmatique détruisent la confiance.

– Et donc que proposes-tu ?

– Une véritable gestion des risques. Protéger les plus vulnérables, donner aux individus le moyen de se garder eux-mêmes plus en sécurité et apprendre à vivre avec le virus. Il est temps de dire Stop à cette pandémie et de commencer à gérer la phase endémique.

– Mais nous ne pourrons pas garder chacun en sûreté. Il y aura encore trop de morts.

– Depuis quand as-tu décidé d’embrasser la mission messianique de sauver tout le monde ? On meurt.  C’est hélas la seule chose certaine dans la vie.

 

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  • Il existe un 3e camp , celui de ceux qui ont une spiritualité . Ils ne sont pas risquophobes car ils ont confiance en une transcendance (toutes combattent les peurs) , ils ne mettent pas non plus leur bonheur en corrélation avec le « progrès » bien que je fasse partie de ceux qui pensent que ce dernier y contribue souvent. Personnellement je trouve dans ce 3e camp les comportements les plus raisonnables : nous sommes vivants mais nous allons mourir, ce n’est pas une catastrophe , nous sommes limités mais avons néanmoins des capacités extraordinaires de créativité à exploiter dans les limites de les exercer à bon escient.

    • Hum ! On peut se demander si la croyance en Dieu n’est pas justement une solution d’appoint aux grandes peurs humaines, dont l’absurdité de la vie n’est pas la moindre.
      Pour ma part, sur le sujet qui nous occupe, j’aurais tendance à faire la réponse de Lamarck à Napoléon : – Dieu, Sir, c’est une hypothèse dont je n’ai pas eu besoin.

      • @pierre hihi amusante formule de Lamarck . J ai toujours constaté quand je croyais avoir résolu un pb de maths en me passant d une hypothèse que j étais passé à côté du problème.

      • Ce n’est pas Lamarck, mais Laplace (citation apocryphe). La théorie de Laplace a été invalidée depuis, notamment par la physique quantique, le principe d’incertitude, la théorie du chaos…

        • Merci Libertango et donc mr Laplace était effectivement passé à côté du pb ..

        • Exact. Autant pour moi. En plus je le savais. Pourquoi ce lapsus invraisemblable ?
          Ma seul excuse : j’étais en train de lire un bouquin sur le darwinisme.

  • étant devenu risquophobe, je demande un interdiction des tempêtes, ben oui, j’ai lu cet article :
    https://sciencepost.fr/tempetes-ocean-austral-degazage-co2/
    A la fin de ce texte, il est mentionné : « Actuellement, ces processus environnementaux ne sont pas capturés par les modèles climatiques mondiaux », ce qui veut dire qu’on ne sait rien…. et que l’on raconte n’importe quoi ; bonne lecture

  • Nous devons avoir un ami commun !
    Notre société est devenue pareille à un élevage de faisans, qu’on est obligé de faire sortir à coups de pied quand on décide de les libérer.

  • Tout d’abord, je félicite l’auteur pour son bon usage du terme « progressiste ». Pour qu’une fois qu’il n’est pas (mal) utilisé dans le sens de « gauchiste », mais au contraire dans le sens des Lumières, dans la foi en la raison et le progrès. Assez rare pour être souligné.
    Ensuite, disons le tout net : son dialogue fictif met dans le mille. C’est une transcription fidèle de tous les discours que nous avons entendu sur les plateaux TV ou dans nos réunions de famille, entre ceux qui voient le mal partout – jusqu’à la paranoïa, comme l’emm.rdeur public numéro un – et ceux qui gardent confiance en l’individu et en l’avenir.

  • Regardant la courbe des émissions de CO2, on aura quand même du mal à croire que les « risquophobes » aient jamais eu une réelle influence en la matière, si ?
    Les mesures au sein de l’UE font qu’ici ça stagne en légère baisse, mais notre mode de vie étant majoritairement basé sur le reste du monde où l’augmentation des rejets est exponentielle, eh bien au final vous êtes toujours aux manettes, vous les « réalistes », non ? Factuellement nous vivons, nous français, en continuant à augmenter nos émissions individuelles et collectives de CO2 : ne minorez pas votre pouvoir de persuasion ! On vous écoute !
    Ce qu’on entend moins par contre, ce sont les solutions que vous proposez. Parce que oui, peut-être, quand même, que l’Afrique se transforme en désert ou que le plancton disparaisse des océans, ça peut poser un ou deux problèmes économique, social, militaire, sanitaire… Sait-on jamais !
    Alors est-ce que « avoir le sentiment que la science et la technologie sont sur la bonne voie » c’est vraiment suffisant ? Sans vouloir être trop tatillon, ça fait un siècle et demi qu’on a « le sentiment que la science et la technologie sont sur la bonne voie », et pourtant ça fait un siècle et demi que la situation environnementale ne cesse de se dégrader, en accélérant sa dégradation.
    Que ce « sentiment » ait produit jusqu’à présent une augmentation des richesses, personne ne le nie.
    Qu’il soit capable de résoudre aujourd’hui un problème différent, celui des ressources environnementales, pourquoi irait-on le croire sur parole ? Sans le moindre gage de réussite ? Sans la moindre piste d’amélioration ? Sur un problème qu’on connait depuis des décennies ?
    Vous êtes prompt à taxer les autres d’idéologues, qui argumenteraient sur des croyances, lorqu’ils projettent sans avoir de résultats, mais au final en quoi fonctionnez-vous différemment ? Ils sont où vos résultats en la matière ?

  • Ce qui me ferait presque marrer dans les arguments avancés par ces gens (les hypocondriaques/ parano/ risquophobes/ vaccinolâtres), c’est qu’ils nous assuraient sur tous les plateaux de TV il y a seulement six mois qu’en vaccinant 70% de la population, promis juré c’en serait terminé avec ce méchant virus, puisqu’on aurait atteint la fameuse « immunité de groupe ».
    Ça n’a pas fonctionné ? Qu’à cela ne tienne : si on vaccine tout le monde, on réussira à « contrôler » l’épidémie, et on pourra prévenir l’encombrement de l’hôpital (sans aucune mention faite, bien sûr, en vrac : aux postes et lits supprimés depuis des années alors que la population augmente, aux médecins interdits de soigner précocement, au privé laissé de côté de façon méprisante…).
    Ces gens sont juste des bonimenteurs : peut-être même croient-ils aux salades qu’ils nous racontent.
    Pendant ce temps, Pfizer et McKinsey se frottent les mains.

    • Tandis que si les grandes firmes pharmaceutiques pouvaient être acculées à la faillite et nationalisées, quel pied ce serait ?

      -1
  • Les commentaires sont fermés.

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