Le Monde d’Après sera un Monde d’Avant en pire

Le "Monde d'Après" sera rempli de peur des lendemains, de mépris des laborieux, de cette haine de soi qui signe les fins douloureuses d'époques décadentes.
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Le Monde d’Après sera un Monde d’Avant en pire

Publié le 11 mai 2020
- A +

par h16

Voilà, c’est officiel : le déconfinement français a commencé ! Franchement, quel bonheur de retrouver une vie normale, faite de ces petits riens simples et faciles comme remplir des cerfas d’attestation ou multiplier les protections sanitaires ou juridiques pour s’éviter les inévitables procès qui ne manqueront pas de déferler dans les semaines à venir !

Eh oui : on déconfine, mais dans l’ordre, la mesure et le formulaire 27B-6 sans lequel la civilisation manquerait de s’effondrer complètement entraînant avec elle famine, désolation et arrêt complet d’application des décrets covid parus au Journal Officiel ces dernières semaines, ce qui serait une perte probablement irréparable pour toute l’Humanité.

Maintenant, n’exagérons rien : même si toute l’administration est résolument occupée à protéger ses petites miches du torrent d’insultes, de procès et de pendaisons en place publique qu’elle mérite pourtant amplement, même si les médias travaillent d’arrache-pied pour bien faire comprendre que la menace existe toujours, prête à bondir au moindre relâchement, le reste de la société a bien compris l’impérieuse nécessité de reprendre une activité économique pour survivre.

C’est pour cela qu’en France, absolument tout est fait pour qu’il n’en soit rien.

Et fort logiquement, tout ce qui dépendra peu ou prou de l’État sera donc largement bardé de contraintes pour que, si ouverture il y a, elle soit aussi retardée, partielle, lente et mesurée que possible : les écoles, par exemple, sont devenues de vastes champs d’expérimentation de doctrines sanitaires plus ou moins loufoques, appuyées par les discours parfaitement consternants d’un Jean-Michel Toutvabien qui semble se satisfaire de buts d’une modestie de pays du tiers-monde : apparemment, si chaque enfant se contente de retourner une fois (seulement) à l’école d’ici fin mai, c’est bon, ça le fait.

Pour ce qui ne dépend pas directement ou indirectement de l’État, il en ira de même : les sicaires para-étatiques se chargeront de faire fermer boutique à la moindre occasion.

Utilisant toutes les armes, trop nombreuses, d’une justice bien trop complaisante avec eux, d’effervescents syndicalistes ont par exemple réussi à faire fermer de nombreuses usines, de nombreux commerces, depuis Amazon jusqu’au site de Sandouville de Renault, à chaque fois pour des prétextes plus ou moins ridicules (la sécurité sanitaire des salariés n’étant dans l’écrasante majorité des cas jamais directement en cause).

Même les municipalités feront assaut d’inventivité pour mettre d’épais bâtons dans les roues de toute reprise qui n’irait pas dans le sens électoralement favorable aux brochettes de politiciens en place.

Ainsi et de façon tristement prévisible, en plus de la tempête de cerfas sur les patrons, les administrations et les citoyens, la guerre contre l’automobiliste a repris de plus belle dans toutes les villes de France, peu importe leur taille : toutes les municipalités ont en effet largement compris que ce virus et la crise sanitaire qui l’a suivi offraient un argument extrêmement solide en faveur des automobilistes et de leur moyen de transport favori : le confinement a montré que l’impact de l’automobile sur la pollution était sinon négligeable, au moins largement exagéré (on pourra relire ceci à profit) mais de surcroît, les transports individuels constituent une vraie solution pour diminuer les interactions sociales là où les transports collectifs multiplient ces interactions, diminuent évidemment les distances interpersonnelles et obligent les usagers à se côtoyer de longues minutes accroissant le risque de contamination…

Or, cette réalité scientifique pour le moment impossible à escamoter est plus qu’une épine dans le pied de nos politiciens qui ont fait leur beurre électoral (et parfois, plus qu’électoral) sur le transport en commun et les solutions prétendument vertes à base de bidules électriques hyper-polluants ou de vélo-partage aussi coûteux que peu pratique.

Dans ce cadre, la voiture étant à la fois une solution pratique et opérationnelle pour lutter contre l’épidémie, et en même temps une abomination individualiste que les collectivistes et autres ayatollahs écologistes ne peuvent supporter, on assiste donc à une multiplication des vexations anti-voitures comme jamais auparavant : transformations massives de rues en piétonniers, multiplication des pistes cyclables aussi dangereuses pour les pratiquants qu’encombrantes pour la circulation routière et handicapante pour les artisans, tout est mis en place pour que la voiture, chassée des villes par interdiction autoritaire à l’arrivée du virus, ne puisse surtout pas revenir, quitte, pour certaines municipalités, à envisager sans rire de vastes plans de circulation alternée.

Tout ceci semble avoir été pensé pour que soit fusillée dans l’œuf toute reprise d’activité économique, c’est-à-dire la remise en route de ce qui permet aux individus de se nourrir par leur travail et leurs productions de richesses en dehors des subsides de l’État.

À la suite de ce confinement, il apparaît pour l’État, les politiciens et les administrations à sa solde qu’un bon individu est un individu totalement dépendant de leur bon vouloir, de leur autorisation expresse et formalisée (sur papier à en-tête de préférence), qui passe exclusivement par les solutions que l’État préconise, point.

Tout est fait pour que non seulement, le « Monde d’Après » soit autant que possible dans la continuité minable des pesanteurs, des vexations et des contraintes délirantes du « Monde d’Avant », mais en plus l’Occupant intérieur français, ses administrations et son aréopage de politiciens vont y ajouter de nouvelles interdictions, de nouvelles punitions hypocrites… En plus, bien sûr, d’un lot considérable d’idées loufoques condensées dans les discours d’une vacuité insolente de la petite élite bobo dégoulinante de moraline que les médias grand public s’empresseront de relayer putassièrement.

Le « Monde d’Après » se dessine déjà, sous vos yeux, et de façon fort prévisible, il est encore plus rempli de peur des lendemains, de mépris des laborieux, de cette haine de soi qui signe les fins douloureuses d’époques décadentes.

Ce pays est foutu.


—-
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Voir les commentaires (31)

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  • « les transports individuels constituent une vraie solution pour diminuer les interactions sociales »
    çà je pense que les français l’ont très bien compris et le levier va etre ,
     » j’y vais en voiture ou je n’y vais pas » pour le commerce et les entreprises catastrophe
    largement prévisible..
    les ayatollahs rouges repeints en vert vont ne faire une jaunisse!
    les prochaines élections vont leur réserver une grande surprise

    • Les prochaines élections ? Et après ? Elections, pièges à c..s !
      Aucun candidat n’a dans son programme la moindre abrogation…

    • mais non regardez leur résultats électoraux réels , ils n’existent qu’en étant les supplétifs des
      majorités du centre gauche
      regardez là
      https://www.france-politique.fr/elections-les-verts.htm
      on voit très bien que leur capacité a rassembler ailleurs que dans les grandes villes est plus que limitée, on leur doit d’ailleurs la crise des gilets jaunes..
      non les verts c’est un écran de fumée socialiste.. beaucoup de bruit , peu de résultats réels, mais indispensables a gauche

      • Justement… Une grande partie de le population vie dans les villes !
        Espérons que vous ayez raison

      • Et quand on y regarde de près, le fractionnement des gauches sait se rassembler lorsqu’il faut faire front…

        • balayés par le RN

          • J’ y crois de moins en moins, d’ abord parce que ça a toujours été sans moi, et ensuite parce que si vous avez un tant soit peu eu vent de tout ce qui s’ est échangé sur les réseaux, la grande majorité des gens demandent tout de l’ état, sans ne rie n remettre en cause. La cinquième République sied parfaitement à toute cette engeance, y compris les opposants.

      • claude henry de chasne : Les Verts, moins de 10 % des électeurs, mais 100 % de notre politique énergétique. Va comprendre, charles…

    • Claude Malhuret, sénat, le 4 mai 2020 :

      « J’étais au bord du retweet »

      https://youtu.be/7FN7LNNsF5A

  • Normalement, une sous-consommation de 2 mois implique une surconsommation en rattrapage partiel, mais qui obligerait les entreprises à garder leur salariés.

    Grâce à l’amortissement planifié de la reprise, ce ne sera pas le cas, sauf bien sur dans les DRH pour les démarches de licenciement.

    • On a consomme comme d’habitude sauf qu’on a supprimé les restos les bars et les spectacles et les voyages .. Ça ne se rattrape pas.

    • Les biens vont être rattrapés en partie, mais pas les services. On ne va pas se faire couper les cheveux deux fois plus ou aller 4 fois au restaurant par jour, c’est perdu complétement.

      • La solution individuelle et libérale est de se reconvertir au service « haut de gamme ».

        Mais on ne va pas dans un restaurant « étoilé » à bicyclette. (Aphorisme)

  • Au dernières nouvelles, les français ne sont pas encore au courant qu’il y a de confinage.. Pourquoi se deconfiner lorsqu’on touche le chômage technique de l’état et qu’on a pas terminer de voir toutes les saisons de sa série préférée ?.
    Pour Renault, les syndicats ont bien joué le jeu du patronat, comme dab, de toutes les façons, on n’achète plus de bagnoles, on fait réparer son vieux clou aux frais de la princesse et on le vend sur le bon coin.

  • Pour ceux qui avaient encore un doute sur l’influence de l’activité humaine sur les émissions globales de CO2

    https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/
    Cette pandémie surfaite aura eu l’avantage d’effectuer une démonstration impossible à faire en temps normal…

  • Bon texte. ras-le-bol des gens qui voient quoi que ce soit de positif à ce confinement.

  • Vous oubliez le programme de tous: papiers, pv taxes.

  • Le parti royaliste est lui aussi socialiste.

  • Mon cher H 16, je vous sens très pessimiste aujourd’hui. Non, notre pays n’est pas foutu, et il s’en sortira parce que les gens, consciemment ou non, vont appliquer les lois du marché, en priviliégiant le plus efficace et le meilleur rapport qualité-prix: la grande ville est trop contraignante, alors, quittons la grande ville; les transactions sont trop taxées, alors privilégions l’échange direct, l’électricité est trop taxée (pratiquement 95 %), alors favorisons l’autoconsommation par panneaux solaires sans passer par E.D.F, nos transactions bancaires sont pistées, alors utilisons l’argent liquide ….
    Nous sommes envahis par l’ Etat ? pratiquons l’évitement systématique, n’offrons plus que le minimum de prise à l’adversaire.

    • L’état veut qu’on déclare les coffres. Le liquide est traqué et va disparaitre. Le troc ne peut s’appliquer que sur des petits groupes, d’où l’utilité de la monnaie. Les panneaux nécessitent plein de cerfa. C’est beau la campagne, mais faire 50km pour un hôpital… Ils sont moins cons qu’ils n’en ont l’air.

  • En réalité rien ne changera. Les impôts augmenteront automatiquement. Ceux qui gagnent de l’argent continueront à mieux vivre que ceux qui crèvent de faim actuellement. Rien de nouveau sous le soleil macronien.

  • Les dispositions du dé-confinement sont encore plus calamiteux que le confinement.
    La nouvelle très jeune génération va donc apprendre à l’école
    le développement des relations humaines cloisonnées, numérisée, masquées, distanciées, codifiées, restreintes, confinées, traquées, limitées, autorisées ou non…. Vive le monde d’après.
    Sortir des cavernes pour en arriver là, on a dû louper quelque chose.
    Quand je vois ces bambins qu’on assignent dans un carré tracé dans la cour de récréation je me dis qu’on a vraiment pété un plomb. Vaudrait mieux qu’ils restent à la maison.
    L’éducation quotidienne n’est plus d’apprendre mais de se protéger de l’autre.
    On a pas encore tout vu des dommages collatéraux de la gestion de cette crise sanitaire.

    • Les initiatives individuelles sont essentielles pour trouver des solutions. Il est bien évident que 99% sont sans intérêt – pour le moins.

      Cependant les media sont friands de ce genre de développement anecdotique. Et plus c’est bisounours, rosâtre, verdâtre et ridicule, mieux c’est.

    • ROROS : ce que vous appelez « éducation quotidienne » est en fait une rééducation, parfaitement programmée et mise en oeuvre par nos élites.

  • Les commentaires sont fermés.

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