La cinquième vague : un agenda politique

Le spectacle que jouent les dirigeants actuels avec la cinquième vague a quasiment comme unique objectif de faire valoir l’utilité de l’État et les capacités de ceux qui en ont la charge.

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La cinquième vague : un agenda politique

Publié le 19 novembre 2021
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Par Olivier Maurice.

Aurons-nous une cinquième vague ? Un nouveau confinement ? La recrudescence de la circulation du virus, en France et dans les pays européens fait craindre cette éventualité. Tout du moins, la question fait le tour des médias qui ont bien évidemment posé la question.

Avec sa clairvoyance et son expertise mondialement reconnues en prévision épidémiologique, le gouvernement français, par la voix de son porte-parole Gabriel Attal, est donc venu nous apporter ses lumières :

On commence ainsi par un « Il y a un très léger rebond, mais pour l’instant, on ne peut pas parler de cinquième vague », pour suivre par un « nous traversons chaque vague mieux que les précédentes », signifiant par là que nous pourrions être en train de voir se dessiner une cinquième vague. Nous en sommes maintenant à « rien n’est à exclure, y compris un reconfinement, pour gérer la cinquième vague », affirmant par là même que non seulement il fallait parler de cinquième vague, mais également de confinement.

Tout le monde a bien compris la suite logique et quelle sera la prochaine étape. Dont acte, la question suivante consiste à tenter de savoir si ce confinement éventuel serait total ou partiel et ne concernerait que les non-vaccinés, à l’instar de ce qui se passe en Autriche.

Il fait chaud en été, froid en hiver

De façon plus pragmatique, voici maintenant bientôt deux années que nous vivons dans ce régime d’exception à motif sanitaire. Nous devrions donc avoir un minimum de recul sur ces fameuses vagues.

De façon générale, dans tous les pays d’Europe, il y a eu un claire période d’accalmie de l’épidémie en termes de nombre de cas, d’hospitalisations et de décès pendant les deux périodes précédentes de printemps et d’été, en 2020 et 2021.

Devons-nous craindre une cinquième vague avec l’arrivée de l’hiver ? La question ne serait-elle pas plutôt : l’accalmie des beaux jours est-elle finie ?

Il fait froid en hiver et il fait meilleur en été. La belle histoire ! Nous risquons davantage une infection respiratoire en hiver, les rhumes, pneumonies, angines, grippes et autres bronchiolites étant clairement des maladies saisonnières. Les gros soucis de santé frappent bien plus les personnes fragiles en hiver.

Qu’est-ce qui pourrait nous faire penser que le Covid-19, qui est une infection respiratoire frappant avec une écrasante priorité les personnes fragiles ne réapparaîtrait pas en période hivernale ?

Rien. Et pourtant on continue à poser la question.

Rien, surtout que nous savons maintenant depuis juillet que les vaccins ne protègent pas de façon totale ou quasi-totale, comme c’est le cas pour ceux qui remplissent nos carnets de vaccination.

Gestion des risques et assurance

Comme dans la blague du bûcheron canadien qui, voulant savoir s’il aura assez de bois pour l’hiver demande au chef indien voisin comment celui-ci sait que l’hiver sera extrêmement froid, se voit rétorquer « quand l’homme blanc coupe beaucoup de bois, l’hiver sera très froid », on commence vraiment à se demander qui entre les politiques et les médias décide de l’importance des enjeux de santé publique et des mesures à mettre en œuvre.

La vérité est sans doute toute simple : ni le bûcheron, ni le chef indien, ni le gouvernement, ni les médias ne savent s’il y aura une cinquième vague. La seule chose que l’on peut dire, c’est que si l’hiver est froid, nous aurons besoin de plus de bois pour nous chauffer ; et inversement.

En économie, dans le commerce, dans l’industrie, dans la science, dans la finance, dans l’assurance… bref dans tous les domaines un tant soit peu sérieux où les faits aléatoires entraînent des conséquences, on appelle cela un risque.

En politique française, et plus particulièrement dans le domaine de la santé, pour lequel le pays consacre quand même un budget démentiel pour le risque sanitaire via l’Assurance maladie, ce sujet se décide lors des conférences de presse et des échanges entre les journalistes et le porte-parole du gouvernement.

Complot ou bêtise

Devant l’irrationalité et les atermoiements observés depuis maintenant presque deux années, nous avons été sans aucun doute très nombreux à nous poser la question : « mais qu’est-ce que tout cela signifie ? »

Est-ce un complot mondial ? Une dérive vers un plan de domination sur la population ? Une panique totale liée à une bonne dose d’incompétence et d’amateurisme ? Ou encore un quoi qu’il en coûte devant être compris dans le sens d’un sauve qui peut : faites ce qu’il faut faire, quoi qu’il en coûte, mais par pitié sortez-nous de cette situation ?

Depuis deux ans, on observe quand même un très étonnant dialogue entre les médias et les autorités. Le plus étourdissant est que c’est bien ce dialogue qui semble décider de la politique sanitaire, comme si le gouvernement et le président de la République étaient bien plus intéressés par les questions posées par les médias que par les commentaires des parlementaires ou même par les multiples défilés et autres manifestations.

Voulant à tout prix éviter de donner une image d’impuissance, ceux-ci se sont figés dans une posture de surenchère systématique.

Autorité et autoritarisme

Ainsi la question « Est-ce que la France envisage un confinement des non-vaccinés, comme en Autriche ? » a reçu une réponse à une autre question qui n’était pas posée et qui pourrait se résumer ainsi : « Les dirigeant français auront-ils le courage de s’imposer face à la rue et à la contestation, jusqu’à imposer des mesures aussi liberticides et contraires aux droits comme le confinement des non-vaccinés, voire avec encore plus d’autorité et de démonstration de pouvoir, en allant jusqu’à un reconfinement total de la population ? »

Cela expliquerait la déclaration de Gabriel Attal : « rien n’est à exclure, y compris un reconfinement, pour gérer la cinquième vague. »

Franchement, le citoyen français n’en a absolument rien à faire du confinement sélectif autrichien : soit il est vacciné, et ça ne le regarde pas, soit il est non vacciné et il est en quelque sorte déjà confiné.

Mais le confinement des personnes non-vaccinées ou de l’ensemble de la population ne s’adresse ni aux vaccinés, ni aux non-vaccinés : c’est un message destiné à ceux qui sont viscéralement persuadés de l’impérative nécessité d’agir et qui scrutent compulsivement tout signe qui pourrait les rassurer.

« On ne peut pas rester ainsi à regarder ! Il faut faire quelque chose. »

Gouvernement et médias se sont jetés sur cette question comme des fauves affamés sur une proie.

Quelle magnifique opportunité pour les uns de pouvoir démontrer leur capacité à agir, et pour les autres de pouvoir montrer qu’ils ont joué leur rôle de transmission démocratique, en poussant constamment le gouvernement à agir !

Cet agenda n’est pas sanitaire. Il est totalement politique.

Escalade, surenchère et manœuvres d’évitement

Et cet agenda n’a d’ailleurs quasiment pas changé depuis deux ans, il est constitué d’une succession d’escalades et de surenchères avec un discours identique : obliger, interdire, obliger, interdire…

  • Le masque inutile et interdit de vente est devenu obligatoire.
  • Les tests inexistants sont devenus obligatoires, puis payants pour pousser à la vaccination, laquelle quasiment introuvable et corsetée dans un maquis administratif pendant plusieurs mois est elle aussi devenue quasiment obligatoire.
  • Les déplacements et activités « non essentiels » ont été interdits, puis eux aussi conditionnés à l’objectif de vaccination.

Et ainsi de suite. Aucune de ces actions n’a de sens sanitaire : tous les arguments avancés pour justifier ces décisions se sont d’ailleurs effondrés les uns après les autres au fil du temps.

Mais qu’importe : « il fallait bien faire quelques chose ! »

Pour savoir s’il y aura ou non un nouveau confinement il faudra attendre l’épisode de milieu de saison pour avoir la réponse à cette interrogation. Mais s’agit-il vraiment d’une question ? Qu’est-ce qui empêcherait le gouvernement de remettre tout ou partie de la population en résidence auto-surveillée ?

Justifier son existence

Le spectacle que jouent les dirigeants actuels, ceux de ce pays comme ceux de nombreux pays occidentaux d’ailleurs, n’a aucunement pour but principal de protéger la population d’un péril très largement surestimé, ni pour protéger une capacité médicale très largement sous-estimée : il a quasiment comme unique objectif de faire valoir l’utilité de l’État et les capacités de ceux qui en ont la charge.

Car la réalité est bien là : l’État ne sert plus à rien. On pourrait s’étendre sur le sujet, mais au sens strict, au sens régalien, il représente à peine 10 % de ce qu’il est, tout le reste n’est que couches et surcouches idéologiques et monopoles corporatistes : santé, éducation, logement, transport, culture… rien que les technologies modernes ou la transversalité entre les individus ne remettent totalement en question.

Pensez tout de même qu’il faut trois ans pour obtenir un CAP de boulangerie dûment estampillé, pour avoir enfin l’ultime privilège d’officiellement ouvrir une boulangerie et passer les prochaines années de sa vie à se saigner à blanc, à passer des nuits blanches à la veille de chaque échéance de loyer, de prélèvement d’électricité et surtout de collecte de TVA et de charges sociales… alors que l’on trouve plusieurs milliers de vidéos, de tutoriels, de groupes d’échanges, de forums sur Internet pour faire son pain soi-même…

Et si l’État ne sert à rien, les médias centrés sur la vie politique perdent quant à eux, tout intérêt.

Il faut donc bien que tous les deux s’inventent des victoires, ou à défaut de victoires, qu’ils s’inventent des combats.

Mais c’est un jeu très dangereux auquel éditorialistes et élus se livrent, au fur et à mesure que la population découvre inconsciemment le constat fait par Thomas Sowell :

Il est difficile d’imaginer une façon plus stupide ou plus dangereuse de prendre des décisions qu’en laissant les décisions entre les mains de gens qui ne paient jamais les conséquences de leurs erreurs.

 

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  • Merci pour cet article, qui rejoint le nombre incalculable des précédents exprimant toujours la même chose, en résumé : tout ceci est devenu totalement ubuesque et doit forcément avoir un but loin de tout complotiste : le Gvt doit cacher son amateurisme et prolonger son besoin d’apparaître comme un Sauveur jusqu’aux élections.

    • Effectivement. Je ne crois pas que nos politiciens soient assez intelligents et structurés pour ourdir un complot. Je crois que l’affaire Covid a été à la fois le révélateur de leur incompétence et le catalyseur de leur amateurisme. C’est une divine ( ou diabolique ) surprise qui leur offre sur un plateau ce dont ils ont toujours rêvé: le contrôle de la population. Ils réalisent ce rêve par des méthodes à la Goebbels: la peur, la culpabilisation et le mensonge. C’est CELA le vrai ravage causé par cette pandémie qui frappe combien de morts, à propos ? Tout ça pour ça ?

      • Mais il y avait déjà eu une répétition générale avec le H1N1 en 2009 avec R Bachelot et les vaccinodromes, le Tamiflu pour les femmes enceintes cas contact et les 1 Mrds 800 Millions de masques, tout cela pour un virus qui a tué 377 personnes (officiellement).
        Ils ont pété un plomb pour un virus anodin, cela a été le délire pour un virus qui tue modérément.

        • Vous savez reconnaître à l’avance la gravité future d’une épidémie, chapeau bas!
          Mme Bachelot, qui n’est sûrement pas aussi qualifiée que vous, a préféré prendre une assurance pour le cas où ce H1N1 tournerait mal. Le vaccin commandé s’est avéré inutile: tant mieux!
          Les imbéc1les le lui reprochent, tant pis!
          Tôt ou tard, une épidémie majeure nous décimera faute d’avoir réfléchi; nous l’aurons bien cherché!
          On fait la guerre contre des moulins mais on ne voit pas le ciel nous tomber sur la tête.

          • On savait depuis le début que c’était un virus bénin. Il a débuté au Mexique, puis en Californie, et la létalité était microscopique.
            Comme pour le SRAS II, on savait qu’il touchait les + de 65 ans après le cluster du Diamond Princess.
            Oui tôt ou tard, un Ebola ou un MERS touchera l’occident. C’est d’ailleurs très inquiétant l’incompétence de l’administration.

      • Michel Rocard ne disait-il pas: « il faut toujours préférer l’hypothèse de la connerie à celle du complot. La connerie est courante, le complot exige un esprit rare »

    • Tout à fait d’accord, mais comme t expliquer que la quasi totalité des medias et des personnalités suit aveuglement le gouvernement dans cette voie? Très peu de voix discordantes, et lorqu’elles existent cette  » médisphere » les conspue.

  • Meme si je suis d accord avec l article, j aime pas la comparaison avec le boulanger
    Pour ouvrir une boulangerie il faut avoir d autres competences que savoir faire du pain via un tuto internet !
    Combien de personne se lancent dans une entreprise et se plantent car ils sont pas capable de gerer (professionnellement ils sont bons mais ils oublient tous les a cotés , payer le loyer du magasin, amortir le materiel (ben oui un four de boulanger c est cher) …)

    • la comparaison avec le boulanger ne dit pas tout un chacun peut s’improviser boulanger, juste que la nécessité d’une formation garantie par l’Etat pour fournir un service que la majorité ne consomme plus trop parce qu’elle peut se bricoler un pain à demi décent quand elle le veut via des tutos internets est devenue totalement ridicule.
      En effet les boulangers qui restent sur le marché sont ceux qui sont bons et qui offrent des services supplémentaires, des entrepreneurs. Les « juste CAP et autorisés par l’Etat » font généralement faillite très vite.

  • On est bien d’accord: toute cette folie n’a plus rien de sanitaire, depuis longtemps. Elle ne sert qu’à justifier la confiscation de pouvoir par une caste, à une échelle supranationale.
    Il ne s’agit pas uniquement du « sauve qui peut » de politiciens en panique. On rappelle que les traitements précoces ont été interdits au prix de manœuvres frauduleuses qui n’ont rien à voir avec l’incompétence, qu’une censure féroce et organisée a été mise en place par les médias et les géants de la Tech pour réduire au silence les voix dissonantes (et elles sont nombreuses).
    Nous sommes bien face à « la Bête de l’événement », comme disait l’autre… et cet événement n’est pas une épidémie virale. C’est autre chose.

  • Bonjour,

    Merci pour cet article récapitulant fort bien la situation actuelle en France et au-delà.

    Et comme vous évoquez dès le début l’Autriche, sachez que ce pays est le premier en Europe à annoncer la vaccination obligatoire pour tous, et pour bien préparer les esprits, le confinement pour tous est acté dans la foulée afin de reporter la colère vers la part minoritaire de la population. Décision prise à la hâte alors que le chancelier annonçait pourtant il y a quelques jours des progrès grâce au confinement des non-vaccinés. Mais comme des syndicats de policiers et de militaires avaient déclaré se joindre aux manifestants, le gouvernement a commencé à paniquer.
    N’oublions pas que le chancelier actuel Schallenberg ne doit sa place qu’à la suite d’une gigantesque affaire de corruption du gouvernement Sebastian Kurz, et qu’il a été nommé par le dernier chancelier en octobre 2021.
    Du reste, en Allemagne, la même fuite en avant se produit avec une Angela Merkel qui n’en finit pas de rester et qui entend «dresser» une dernière fois son propre peuple avant de partir. Or, la coalition qui arrive au pouvoir a comme objectif de lever les restrictions pesant sur le pays, d’où cette empressement par la chancelière décatie à renforcer des mesures discriminatoires et liberticides produisant largement plus d’effets politiques que sanitaires.

    L’on assiste à une course à la tyrannie dans tous les pays occidentaux. Or pour tout esprit libre, tout tyran doit être déchu, toute tyrannie doit être abattue, et l’État doit impérativement revenir à ses frontières régaliennes.

    Bien à vous

  • Un problème est bien en effet que les décideurs politiques ne supportent jamais les conséquences de leurs décisions.
    Et quand en plus elles sont prises en conseil de défense….

  • Ca vaut ce que ça vaut, mais lui : https://www.youtube.com/watch?v=sGos9V_zIjM&ab_channel=MYSA conseille nos président depuis 40 ans… Imaginer que nos politiciens soient idiots n’a plus de sens maintenant. Je vous laisse regarder et rechercher les liens qui les unissent. Vous pouvez commencer par les fondations lancées par Pompidou et VGE : Asian french fondation et American French fondation. Vous verrez avec surprise que Macron, Philippe et Véran en sont sorti (avec beaucoup d’autres c’est très intéressant de voir comment les liens se tissent). Vous pourrez aussi passer un moment avec l’INSEAD et McKinsey (qui conseillent notre gouvernement sur la crise covid). Et si vous voulez, vous pourrez aussi retrouver les noms de Fabius (père et fils), l’un au conseil constitutionnel, l’autre à la direction de McKinsey france.
    On peut toujours dire que la corruption et les associations ont toujours été là, mais en ce moment, il y a une forme d’agrégat dont de nombreux liens remontent aux grandes banques (Rothschild par exemple dont Pompidou et Macron étaient très proches). Et on sait qu’on peut piloter de nombreuses choses avec l’argent, il n’y a souvent pas besoin de loi ou de politique, il suffit d’investir ou de désinvestir.

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