Fin des vols intérieurs : une mesure idéologique, antisociale et anti-climat

La fin annoncée des vols domestiques est une mesure idéologique, antisociale et anti-climat.
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Fin des vols intérieurs : une mesure idéologique, antisociale et anti-climat

Publié le 29 juin 2020
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Par Jonathan Frickert.

La crise du Covid semblant se terminer, les vieilles marottes de la gauche reprennent vie. Après un mois de juin marqué par la question raciale, voilà que l’écologie revient, avec les travaux de la fameuse Convention citoyenne pour le climat.

Destinée à répondre aux Gilets jaunes, elle ne porte bien que la première partie de son nom et sonne comme la deuxième mort des Gilets jaunes, noyautés par l’extrême gauche dans la rue d’abord, au sein de cette fameuse Convention coprésidée par le directeur général de Terra Nova et une haut-fonctionnaire ayant fait ses classes à la LCR ensuite.

Si la convention s’est portée sur des thèmes de gauche – le logement plutôt que la démographie – en proposant par exemple la semaine de 28 heures, ce sont bien les 110 km/h sur autoroute et l’interdiction des liaisons aériennes domestiques qui cristallisent le plus de mécontentements.

Privilégiant l’interdiction à l’innovation, la Convention, bientôt suivie par l’exécutif, s’apprête pourtant à donner un sérieux coup de pouce à une CGT en pleine remise en question de sa ligne productiviste.

La fin de la start-up nation

La France est championne de la subvention aux astres morts au nom de la promesse d’un voyage vers les étoiles. Le cas Air France en est le dernier avatar, car la proposition succède à un prêt de 7 milliards d’euros concédé à Air France en échange d’une réduction de son empreinte carbone. Mais qu’Air France se rassure, il n’y a pas de favoritisme à la Convention, puisque toutes les compagnies du secteur seront concernées.

La mesure devrait coûter « un pognon de dingue » et plusieurs milliers d’emplois et surtout dépouiller les aéroports régionaux du peu de poids qu’ils ont pu glaner au fil des années.

Emmanuel Macron s’apprête donc à faire fuir les investisseurs, lui qui est encore dépeint par l’extrême gauche comme étant le président de la start-up nation.

Comme l’évoque Nicolas Beytout dans L’Opinion, « on va vite comprendre que ce sera plus simple de passer par Londres ou Amsterdam. » Et dire que certains pensaient que le président de la République souhaitait faire de la France un terreau intéressant pour les entreprises internationales…

L’interdiction plutôt que l’innovation

La disparition du transport à cheval puis de la charrette ont-ils été le fait d’une loi ? Non. Ils ont disparu du fait de l’émergence du moteur à combustion, jugé plus efficace et moins coûteux. La machine à vapeur et la voiture ont rendu désuets les transports utilisant la force physique.

De la même manière, la voiture connaît sans doute aujourd’hui ces dernières décennies. C’est du moins l’avis du futurologue Jamais Cascio, estimant que dans un quart de siècle, la voiture sera l’équivalent du cheval pour nous : une niche destiné à des passionnés.

Le transport aérien pourrait bien connaître le même sort, car bien que le secteur connaisse une certaine croissance depuis plusieurs années, l’arrivée des LGV a freiné la croissance des vols domestiques que la crise sanitaire a manqué d’achever.

La réforme de la SNCF est en effet le meilleur outil permettant de limiter factuellement l’usage des vols métropolitains, si elle n’était pas sclérosée comme elle l’est depuis plusieurs décennies.

Car si les grèves qui ont terminé l’année 2019 ont paradoxalement été le meilleur fossoyeur de ce vieil homme malade qu’est la SNCF en permettant la croissance des modes de transports alternatifs, la Cour des comptes rappelle régulièrement qu’elle est de plus en plus délaissée, avec des TER ultra-subventionnés dont le taux de remplissage avoisine les 25 %.

Il y a donc un effort considérable à mener sur le secteur ferroviaire. Une arlésienne malheureusement toujours aussi présente dans le débat public français et que les écologistes sincères auraient tout intérêt à prendre à bras le corps.

Les écologistes alliés de la CGT ?

Par une décision d’une convention manipulée de A à Z par quelques idéologues et sans réforme radicale de notre système ferroviaire, ce remodelage n’entraînera rien d’autre qu’une augmentation du pouvoir de nuisance des syndicats sur les transports longue distance dans ce pays.

Nous connaissions déjà les blocages induits par les syndicats de pilotes à Air France. Au nom d’une justification écologiste, l’augmentation artificielle du poids du secteur ferroviaire risque de permettre à une CGT en pleine remise en cause de sa ligne productiviste de disposer d’un pouvoir de nuisance considérable.

 

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  • Le train n’est PAS le trasport du futur, c’est un mode de transport désuet qui aurait du disparaitre depuis longtemps et ne subsister que sur certaine liaison bien spécifique. Et encore, au vue des investissement pharaonique nécessaires il n’est absolument pas dit que meme dans ces cas ideaux ce soit le meilleur choix.

    • Jerémy Lapurée
      29 juin 2020 at 7 h 47 min

      Assurément. Moyen de transport important avant avant la démocratisation de la voiture, il ne représente plus aujourd’hui que 10 % des trajets des Français. Parmi les déplacements motorisés, c’est la voiture qui remporte la palme, haut la main !
      Quant à l’avion, j’ai tendance à penser que cet empressement à supprimer les petits trajets pour raisons écologiques est une escroquerie intellectuelle : de la même manière que la SNCF supprime les petites lignes pas rentables, Air France n’a probablement aucun intérêt financier à les maintenir (rentabilité trop faible ou concurrence trop forte).
      Gageons que c’est Air France qui fournira la liste des vols à supprimer
      ..

    • Vous avez tort le train entre grandes villes est meilleur que l’avion. Bien entendu au départ ou à l’arrivée de Paris sinon, c’est le bazar. Mais en voiture aussi, quand a l’avion ça doit être à la limite, surement pas économiquement valable sans subventions.

      • Laurent a bien écrit « ne subsister que sur certaine liaison bien spécifique ».

        • Oui , le terme désuet est malgré tout de trop. Le train a ses avantages et ses inconvénients pas plus désuet que le car où l’avion

        • Manque de pot: des liaisons LGV aussi fondamentales que Bordeaux-Espagne et Bordeaux -Toulouse (donc Toulouse-Paris) se sont vues retoquées en beauté par les commissions d’enquête, qui ont émis des avis nettement défavorables. Même si on arrivait à changer d’avis, ce qui reste encore à démontrer, il faudra au moins 10 à 15 ans pour construire ces LGV. Et en attendant, on fait quoi ? dépérir ? mettre la clé sous la porte? envahir les rond-points ?

          • et puis construire ces lignes ne polluent pas du tout, n’émet pas du tout de CO2 et ne massacre pas du tout les paysages et la vie des voisins de ladite ligne. Et un TGV ne fait pas de bruit à 320 km/h

            • Ya un TGV à 100 mètres de chez moi. La ligne Lille – Bruxelles. Entre la construction d’une route (tiens donc, ça ne pollue pas quand c’est pour des voitures ?) et les milliers de voiture qui y passerait par jour ou des trains qui font « zoum » pendant 6 secondes, je choisis le TGV.

    • Vous aimeriez faire atterrir les avions sur les Champs-Elysées, non ?
      Lille-Paris Nord en TGV : 1H. Lille – Lyon : 3H (sauf s’il arrive à… l’aéroport St-Exupéry car là il faut prendre la navette horriblement chère issue du capitalisme de connivence pour rejoindre le centre).
      Lille – Bruxelles : 35 minutes.
      Une personne n’étant pas hors-sol aura remarqué que des dizaines de milliers de personnes prennent le train chaque jour pour aller bosser. Que le train est un mode de transport extrêmement valable pour un grand nombre de cas. 30 ou 3000 km en train n’a pas tellement de sens, 300 km, c’est facile. De centre-ville à centre-ville.

      • Une personne n’étant pas hors-sol remarquerait que le train étant ultra-subventionné et la voiture ultra-taxée le choix n’est absolument pas libre.
        .
        C’est comme si vous déclariez que les enfants n’aiment pas la confiture alors que vous leur donnez des coups de ceinture à chaque fois qu’ils y touchent.
        .
        Et même comme ça, seulement 3% des français utilisent quotidiennement le train. « extrêmement valable » lol !

        • Bonsoir Guillaume P.
          Pouvez-vous me dire d’où est issu ce chiffre de 3% des Français svp (1,8 millions de personnes) ? Car selon le rapport 2018 de l’ARAFER, j’ai « Près de 3,7 millions de passagers ferroviaires par jour dont 88,5 % transportés par les services régionaux conventionnés (TER et Transilien) », ce qui fait juste 2 millions de plus.
          Sans compter que ce comptage bête et méchant est simpliste : une personne en maison de retraite ou une personne vivant peinard dans son coin ne prend ni le train ni la voiture tous les jours. Le gars qui ne prend pas le train quotidiennement ne se retrouve pas forcément dans une autre catégorie de transport.
          L’intérêt du train ne se retrouve pas forcément dans le tarif, mais surtout dans le gain de temps sur certains trajets, par la facilité aussi.
          Les différents modes de transport ont chacun des avantages et des inconvénients, c’est pour cela que l’intermodalité est si importante, et malheureusement si compliquée à développer correctement.
          N’oublions pas le transport de fret par train, par exemple pour l’acier, où le camion serait une aberration totale.

          • Relisez très attentivement l’intitulé et ça ne change rien aux ordres de grandeur ni aux conditions.
            Pour « l’acier », cocorico, le fret français est dans un état lamentable parce qu’une usine en flux tendu ne peut pas survivre quand la SCNF délivre les matières premières quand ça lui chante.
            « L’aberration totale », c’est surtout de dépendre des rouges pour la survie de son entreprise.

            • Vous n’ignorez pas que le transport du fret est libéralisé et que en 2012 (oui, ça date), 20% de ce fret était assuré par des entreprises concurrentes à la SNCF (wikipdédia).
              Pour les « Rouges », euh… ok. Rapport avec la choucroute ? Aucun.

              • Par contre vous, vous ignorez totalement que les rails et le contrôle du trafic sont toujours aux mains de l’état et des syndicats marxiste et que les grèves, plus les taxes et autres emmerdements administratifs instables rendent cette « libéralisation » tout à fait relative. Il est vrai que pour un socialiste, la possibilité de se déplacer dans les 10m2 d’une cellule de prison, c’est presque déjà du néo-libéralisme.
                .
                Devinez quelles compensations de l’état ont eu les opérateurs privés suite aux multiples grèves qui leur ont fait perdre des centaines de millions ces dernières années.
                .
                Bref, cher Cactus/Pan.Tone/Hamster, ça fait quand même beaucoup d’ignorance et c’est étrange, mais il me semblait vous avoir entendu dire hier que vous ne vouliez plus me parler ? Amnésie matinale ?

                • Je sais très bien que les rails, c’est pas la SNCF fret, comme en Belgique il existe 3 entités (et c’est parfois le bazar). Ce qui n’empêche pas que des trains privés de compagnies privées roulent sur ces rails, syndicats ou pas.
                  Si les rails étaient privés, construire une nouvelle liaison serait méchamment compliqué d’ailleurs.
                  Et je n’ai jamais dit que je ne voulais plus vous parler, j’ai écrit que « si vous arrêtiez de répondre à mes commentaires, ce serait mieux pour tout le monde ». Quand vous n’êtes pas dans un délire paranoïaque, vous avez des idées valables. Soit 2% du temps.

                  • « Cactone » a écrit: « Ce qui n’empêche pas que des trains privés de compagnies privées roulent sur ces rails, syndicats ou pas. »

                    Et !?
                    Ça ne change rien au fait que les millions perdus à cause des syndicats rouges « qui n’ont aucun rapport avec la choucroute » flinguent bien le fret français et que la « libéralisation » du rail est toute relative, contrairement à ce que vous prétendiez.
                    C’est ce genre d’arguties incohérentes entre autres qui vous rendent parfaitement reconnaissable.
                    .
                    « Cactone » a écrit: « si vous arrêtiez de répondre à mes commentaires, ce serait mieux pour tout le monde »

                    Donc, vous pouvez me répondre… mais pas moi 🙂
                    .
                    « Cactone » a écrit: « Quand vous n’êtes pas dans un délire paranoïaque »

                    C’est clair… 🙂
                    Vous êtes aussi reconnaissable que Philipe Martinez dans une réunion d’entrepreneurs libéraux, c’est pour ça que vous êtes déjà fait bannir une dizaine de fois.

                    • Le rail français souffre/a souffert d’un manque chronique d’investissement aussi (comme le fluvial) vu que pendant des décennies, le tout camion était vu comme la panacée.
                      En 2017, le fret ferroviaire français était composé de 60% SNCF, 13% de filiales privées de SNCF, et 27% d’autres sociétés privées (source : Usine Nouvelle du 15/06/2018) où bien sûr les patrons se plaignent des grêves. N’étant moi-même pas un grand ami des syndicats, je les comprends tout à fait.

          • 3% de 67 MM ça fait 2 MM et des poussières.

            2 MM le matin et les mêmes au retour le soir*, ça fait déjà 4 MM, et on dépasse même les 3,7 millions annoncés…

            • En fait selon un sondage de 2015, 3% le prennent bien quotidiennement comme intitulé et 6% « au moins une fois par semaine ».
              Selon un magistrat de la Cours des comptes, les 15 milliards annuel de la SNCF coutent 905 euros pour chacun des 16,6 millions foyers fiscaux.
              La voiture rapporte 79 milliards d’euros au total en taxes diverses.

          • « ne se retrouve pas forcément dans le tarif, mais surtout dans le gain de temps sur certains trajets, par la facilité aussi. »
            Désolé mais le gain de temps et la facilité ont un prix. Celui-ci doit obligatoirement être confronté à l’argent que vous êtes prêt à mobiliser pour cela.

            Supprimez le subventionnement du train et les taxations diverses du secteur automobile et je ne suis pas sûr du tout que le train soit gagnant!

        • cerceilannister669
          29 juin 2020 at 22 h 48 min

          Mettez vous au vélo Guillaume vous serez enfin libre comme l’air.

  • quant tu auras besoin de 8 ou 9 heures pour faire Nice Rennes (si les correspondances collent bien et qu’il n’y a pas de retard), alors tu te diras que le train n’est vraiment pas la solution.

  • à quand le retour à la calèche et aux chevaux ?…….

  • Un moyen de plus de faire crever les régions qui cherchent à se développer, et de tout recentraliser sur Paris. Et après, on vient caresser les élus locaux dans le sens du poil ! Quelle hypocrisie!!!

  • Il me semble que ce qui était mis sur la table était que tout trajet n’excédant pas deux heures en train voire trois était à privilégier par rapport à l’aérien et je suis d’accord..Une fois à Orly ou Roissy vous n’êtes pas arrivés à Paris..!!!

    • .b pas besoin de faire des calculs d’apothicaire soit quelque chose est utilisée et rentable ou pas, si subvention, c’est inutile

    • Et si vous laissiez les gens choisir ce qu’ils préfèrent en leur faisant payer le vrai prix (sans subventionnement). Après tout, en l’absence de subvention, chacun à le droit de dépenser son argent de la façon qu’il le souhaite.

      Évidemment, un tel fonctionnement priverait nos politiques et administratifs de pouvoir venir mettre leurs doigts avides dans les vies et les décisions des autres. Ce serait une perte de poids et de pouvoir pour eux.
      C’est impensable puisqu’ils savent mieux que nous ce qui est bien pour nous…

  • Tout ça pour 0.0004°C!

    A rappeler sans modération :

    – le CO2 n’est que le 3e contributeur à l’effet de serre derrière la vapeur d’eau et le méthane.
    – en deçà de 150 ppm de CO2, la photosynthèse s’arrête.
    – 95% de l’effet de serre du CO2 atmosphérique est produit par les 200 premiers ppm.
    – les émissions humaines de CO2 sont faibles par rapports aux émissions de l’océan (plus de la moitié) et de la biomasse terrestre (plus du tiers).
    – le passage de 200 à 400 ppm de CO2 s’est traduit par 18 millions de Km2 de surface végétalisés supplémentaires (1/6e du total).
    – les variations de température moyennes constatées depuis 1800 ne sont pas corrélées aux variations de la teneur en CO2 atmosphérique.

    • Le co2 n’est pas corrélée avec la température mais la quantité de végétation, quand le nord est au printemps, le taux de co2 augmente et baisse en hiver et toc et come c’est cumulatif l’année suivante on est plus haut..

  • Le petit prince
    29 juin 2020 at 16 h 46 min

    comment peut on écrire de telles stupidités?
    Par pitié plus de macron et plus d’écologistes , la France s’en sortira peut être !

  • Cette scandaleuse mesure va libérer l’espace aérien pour les plus riches qui pourront se payer des vols privés à la demande, avec des aéroports locaux qui casseront leurs prix pour attirer cette ultime clientèle, dernier espoir de survie. La gauche : toujours aussi néfaste pour les plus pauvres et sans pitié pour les classes moyennes.

  • De grande ville à grande ville le train peut faire illusion….mais après. Une fois arrivé à Bordeaux on fait comment pour aller à sa destination réelle ? : location de voiture ou taxi.
    Le maillage des lignes et gares s’est bien amoindri depuis 60 ans car le train ne pourra jamais avoir la souplesse de la voiture, n’en, déplaise aux écolos. Contraintes des horaires et des trajets auxquelles il faut rajouter les effets pour que délétères des syndicats du rail.
    Et l’on ne peut pas ré-augmenter le maillage puisque les investissements seraient pharaoniques compte tenu des taux de remplissages (forcément mauvais si les destinations deviennent plus nombreuses).
    Reste que les écolos, dans ce domaine comme dans d’autres, veulent voir la bouteille pleine alors qu’elle est quasiment vide.

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