SNCF : la CGT est la meilleure amie de la libéralisation

A force de grèves dévastatrices, la CGT accélère à ses dépens une concurrence de la SNCF, que l’État français mettra plusieurs années à concrétiser.
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Frankfurt Airport Blablabus by Kevin Hackert(CC BY-NC 2.0)

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SNCF : la CGT est la meilleure amie de la libéralisation

Publié le 13 janvier 2020
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Par Jonathan Frickert.

Lauréate du Cactus d’or de pire entreprise française 2019 décerné par le magazine 60 millions de consommateurs, la SNCF et ses 14 millions d’usagers quotidiens continuent de subir la grève malgré le retrait provisoire de l’âge pivot promis par Édouard Philippe ce samedi.

Cette mesure a satisfait les syndicats réformistes pour lesquels l’inévitable augmentation de l’âge de la retraite sous forme d’âge pivot à la manière de ce qui se fait déjà pour le régime complémentaire constituait une barrière à ne pas franchir.

En parallèle, le mouvement pèse de plus en plus sur les comptes de celle qui est depuis le 1er janvier une société anonyme. Ce poids financier amène la compagnie des chemins de fer à brader quelque 400 000 billets de train. Jusqu’à envisager la revente de ses propres actifs.

Une aubaine pour les concurrents de la SNCF qui peuvent remercier la CGT. Par son action dévastatrice sur l’image et les finances de la société, le syndicat contestataire accélère à ses dépens une concurrence que l’État français mettra plusieurs années à concrétiser.

Petits prix pour l’usager, gros pour le contribuable

Si on entend régulièrement parler des caisses de solidarité permettant aux grévistes de compenser la perte d’une partie de leur rémunération, on entend moins évoquer un autre lésé du conflit : le contribuable.

S’il est prématuré de donner des prévisions, les premiers chiffres laissent songeurs. Depuis le 5 décembre, on estime à 700 millions d’euros le coût direct de la grève des cheminots pour la SNCF. Vingt millions d’euros par jour qu’il est difficile d’appréhender pour un seul individu.

Pourtant, cette grève représente la somme de 19 euros par foyer fiscal et 41 euros par contribuable imposé. Une somme qui s’ajoute aux 215 euros que coûte annuellement la SNCF à chaque Français.

Une coquette somme pour laquelle on peut d’ores et déjà remercier nos amis grévistes, car les causes sont déjà connues. Des remboursements massifs de clients n’ayant pu prendre leur TGV ainsi qu’une image largement écornée auprès des usagers des TER. Ces derniers ont privilégié des moyens de transport alternatifs dont beaucoup s’acclimatent désormais.

Un coût largement masqué par les bonnes affaires que peuvent désormais faire les usagers au détriment des contribuables. Toutefois, le drame français tient dans le fait que les deux sont la même personne. C’est ainsi que face à cette situation financière, la SNCF a annoncé la semaine dernière la mise en vente de 400 000 billets à prix réduit afin de tenter de regagner la confiance de ses usagers.

Certains TGV coûtent désormais le prix d’un TER. Un aller Paris-Strasbourg en Ouigo est vendu 22 euros. Certaines lignes, dont les places coûtaient 80 à 130 euros, ont vu leurs prix divisés par quatre voire cinq, ce qui ne suffit pas à remplir des lignes dont certaines ne le sont qu’aux deux-tiers.

Cette hécatombe est évidemment la conséquence de la guerre opposant deux manières de gérer votre argent « mieux que vous » selon l’expression consacrée. Entre l’étatisation voulue par le gouvernement et la soviétisation souhaitée par la CGT, la SNCF – et par elle le contribuable – paie les pots cassés.

Une libéralisation à l’allemande

Ce mouvement s’inscrit dans un moment particulier de l’histoire de la SNCF. Passée totalement inaperçue, la concurrence dans le transport ferroviaire est entrée en vigueur seulement deux jours avant le début du conflit.

Depuis le 3 décembre dernier, les régions ont la possibilité d’organiser des appels d’offres pour confier une partie de leurs lignes de TER à d’autres opérateurs que la SNCF. Un pas déjà franchi par trois régions. L’an dernier, ces dernières ont identifié les lignes concernées et tablent sur 15 à 20 % d’économie comme dans le Grand Est.

Constitué en EPIC depuis une loi de 1982, la SNCF est depuis le 1er janvier une société anonyme à capitaux publics, renouant avec sa situation d’avant les années 1980 où la société était une SA à capitaux mixtes. Cela n’est pas sans rappeler le statut de La Poste, typique des fausses privatisations à la française dans lesquelles les capitaux restent généralement publics.

Ce changement de statut est surtout calqué sur la situation ferroviaire allemande, où le chemin de fer est ouvert à la concurrence depuis 1993. Depuis la réunification des compagnies de chemin de fer outre-Rhin en 1994, la Deutsche Bahn est également constituée sous forme de société anonyme à capital 100 % étatique.

Une mise en concurrence qui lambine

Seulement, cette réforme ne se fait pas en un claquement de doigts. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les TER, TGV, RER et cheminots en grève sont toujours estampillés SNCF. Si le mouvement social contraint la compagnie à resserrer ses coûts plus tôt que prévu, le calendrier de mise en concurrence conserve sa lenteur naturelle.

Une loi met en effet 13 mois en moyenne pour entrer en vigueur auxquels s’ajoutent des mesures de mise en place progressive. Si les opérateurs publics peuvent d’ores et déjà lancer des appels d’offres, l’ouverture à la concurrence ne sera obligatoire qu’en 2023 pour les TER voire 2039 pour la région parisienne, sans doute pour ménager la moitié des 18 régions dirigées par la gauche.

À cette lenteur étatique s’ajoute la lenteur des marchés publics. S’ajoute donc un avis de préinformation d’un an avant la véritable période d’appel d’offres d’une durée de deux ans et un nouveau délai de transition entre la SNCF et le potentiel nouvel opérateur. Enfin, il faudra compter sur un délai de transfert de personnels.

Avant de voir des trains estampillés Deutsche Bahn ou Trenitalia sillonner les rails hexagonaux, il vous faudra attendre entre 3 à 7 ans minimum.

Pourtant, la concurrence n’a pas attendu la loi de 2018 pour faire son œuvre. Si la concurrence dans le marché ferroviaire est effectivement entrée en vigueur l’année dernière, la concurrence dans le marché du transport collectif interurbain a largement devancé les aspirations étatiques. Une concurrence née de l’émergence du covoiturage en plein boom de l’économie collaborative et de la libéralisation du bus portée par Emmanuel Macron en 2015.

Une fois n’est pas coutume : ce sont bel et bien les grévistes qui sont les principaux artisans de l’accélération de la concurrence.

La CGT, meilleure amie de la libéralisation

Sans le vouloir, la CGT est en effet en première ligne de la libéralisation du chemin de fer français de par les coups portés aux finances d’un service public dont elle se prétend le garant.

Revenons deux ans en arrière.

Nous sommes en avril 2018. Conformément à sa vieille tradition datant de 1947, la SNCF connaît sa grève annuelle. La discorde porte cette fois sur le projet d’ouverture à la concurrence de la société ferroviaire. Le mouvement est qualifié de grève perlée. Une qualification erronée, le mouvement de 2018 étant une cessation totale périodique et non un ralentissement volontaire du travail.

Un document interne épingle rapidement le coût du mouvement.

Du 3 avril au 28 juin 2018, ce sont près de 790 millions d’euros qu’a perdu la SNCF du fait de la grève. Cette somme dépasse de loin les 679 millions d’euros de bénéfice net de 2017. En se limitant aux mouvements de 2018 et 2019, c’est quelque 1,5 milliard d’euros parti en fumée comme des pneus sur un piquet de grève. Ces deux dernières années, 1 euro sur 20 de subventions publiques accordées à la SNCF a directement servi à compenser le coût des grèves des cheminots.

Un problème financier encore une fois lié à la gestion du mécontentement des usagers. Une bonne part de ces sommes est due à des annulations ou des renonciations de trajets par des usagers. La SNCF découvrait pour la première fois depuis longtemps qu’elle était désormais sur un marché concurrentiel qui suppose de conserver et de gagner des clients.

Ainsi, même si le contribuable finance les billets de train à hauteur de 60 %, l’usager effectif représente une part de plus en plus grande à mesure que l’État se désengage enfin de ce mastodonte financier. Par ailleurs, ce dernier a imposé en mai 2018 une règle d’or visant un retour à l’équilibre avant la fin du mandat présidentiel.

Cependant, la grève de 2019-2020 aura provoqué un faux départ. Dirigée depuis novembre par Jean-Pierre Farandou, succédant à l’emblématique Guillaume Pepy, la SNCF envisage en effet désormais de céder des actifs afin de maintenir sa trajectoire budgétaire.

En Île-de-France, l’actuelle grève ampute la RATP de 3 millions d’euros quotidiens depuis le 5 décembre, au point que le coût cumulé des grèves à la RATP et la SNCF dans la région devrait avoisiner les 200 millions d’euros.

Au niveau national, la grève de 2019 a déjà entraîné le remboursement de 1,4 million d’euros aux usagers et l’annulation du prélèvement du mois de février pour les abonnements annuels. Autant de gestes visant à compenser l’exaspération croissante des usagers.

Si les salaires des grévistes constituent une dépense de moins, elle est compensée par l’immobilisation des actifs non utilisés. Ceux-là mêmes qu’envisage désormais de céder la SNCF pour conserver sa trajectoire budgétaire. En plus de ces questions financières peut-être un peu obscures pour certains, la SNCF doit également débourser des sommes astronomiques en pénalités, mobilisations de bus et en frais de communication.

Un régal pour la concurrence

Des conséquences directes de l’inadaptation de la SNCF au marché sur lequel elle évolue, à savoir le marché du transport.

La grève a ainsi fait le bonheur des concurrents de la SNCF.

L’année dernière, Blablacar a ainsi racheté OuiBus, filiale de la SNCF, afin de créer BlablaBus. De ce rachat est né un partenariat entre la compagnie ferroviaire et l’application de covoiturage qui fait grincer des dents chez le principal concurrent du duo, le leader européen Flixbus, dont la direction fustige un pacte témoignant d’une perte de vitesse de ses contractants.

Face aux difficultés de la SNCF, Blablacar et Flixbus sont autant d’alternatives permettant aux usagers de trouver chaussure à leur pied. En témoigne l’explosion de leurs réservations qui font hurler les syndicats, toujours prompts à déplorer les effets des causes qu’ils chérissent. FlixBus et Blablacar sont ainsi accusés d’être des brise-grèves pour la simple raison qu’ils tentent de satisfaire les besoins de leurs clients.

L’année dernière, en pleine grève, BlablaBus prévoyait en effet deux millions de places de covoiturage et de bus, soit l’équivalent de 5000 rames de TGV. Ce mouvement se retrouve dans l’augmentation du nombre de passagers, de 50 à 100 000 chaque jour, mais également dans celle du nombre de destinations, passées de 320 à 400 dans toute l’Europe.

De son côté, FlixBus a également augmenté ses effectifs roulants : 400 cars quotidiens contre 320 avant la grève, et un accroissement d’activité de moitié dont 20 % conséquence directe du mouvement social. Une augmentation soutenue par la levée de 500 millions d’euros opérés en juillet dernier.

Malgré la galère quotidienne de millions de Français, cette destruction progressive de l’édifice ferroviaire français sous le poids de sa propre incompétence laisse entendre une petite musique doucereuse qui nous fait dire que cette galère sera peut-être la dernière.

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  • article bien informé qui met bien en lumière un paradoxe « unseen » qui va dans le bon sens cette fois.

  • La SNCF est inréformable. Comme l’éducation nationale.
    Comme l’URSS, on verra peut-être le mammouth s’effondrer sous ses propres contradictions.

  • Le pouvoir de nuisance de cette CGT n’est peut-être pas terminé et la Convention Citoyenne Pour le Climat (CCPC) risque bien de gâcher cette « petite musique doucereuse ». Car dans la Synthèse de la thématique “Se déplacer” regorge des contraintes, obligations, interdictions allant vers le développement du transport ferroviaire, même si une contribution de « Limiter le dévoiement du droit de grève » y figure (pour combien de temps puisque le droit de grève est constitutionnel).

    https://s3.fr-par.scw.cloud/ccc-bucket/uploads/decidim/attachment/file/7/S1_Citoyens_Se_de%CC%81placer.pdf

  • claude henry de chasne
    13 janvier 2020 at 10 h 55 min

    la sncf est une société zombie, une de plus , la concurrence va l’achever en 10 ans

  • Peut etre que SNCF peux vendre tous ces actifs étrangers pour payer ca dette et devenir une vraie entreprise non subventionné.
    Je serais curieux de connaitre ce montant, peut etre nos impots payent ils les investissements douteux du capitalisme par connivence

  • Quel article agréable à lire…

  • On croise les doigts 🙂

  • blablacar, (comme Koeolis qui ne fait pas grève) appartient à la SNCF il me semble.

    pour la SNCF, seule la vente à la découpe est possible

  • Une autre petite chose que l’on ne perçoit pas encore en terme de conséquence de cette grève est la potentielle faillite de sa filiale Fret SNCF. Cette dernière serait désormais « en danger de mort », essentiellement à cause du coup de grâce que représente cette nième grève et aussi de par son nouveau statut, une filiale autonome depuis le 1er janvier et qui a désormais 5 milliards d’euros de dettes à gérer. Cela me rappelle étrangement l’histoire de la défunte SNCM.

  • Sauf que les industries flinguées par les syndicats n’ont pas été remplacées et que dans le contexte fiscal et législatif Français on ne voit pas très bien qui serait assez fou pourrait remplacer la SNCF.
    Après le socialisme il reste un désert et encore, après dix ans il manque de sable.

  • CE QUE JE VEUX….

    Ce cri du cœur lancé par le candidat MACRON en 2017 était l’expression de son ambition profonde, car son objectif était et est de plus en plus, la volonté de faire entrer notre pays dans un système néolibéral et peut-être même un peu plus, un système où la fortune des 10% les plus riches plus riches sera de plus en plus alimentée par le travail, les contributions, les économies et les espoirs des 90% les plus pauvres.
    Sa volonté d’imposer à notre pays un système de retraite par points relève de ce calcule et de cette ambition.
    C’est pourtant simplissime de comprendre que si la retraite est calculée sur la totalité de la carrière, avec ses hauts et ses bas, ses périodes de plein emploi et celles de chômage, elle sera moins importante que si elle était calculée uniquement sur les meilleures années que ce soient les 25 meilleures et encore pire si on ne prend que les six derniers mois !
    Ce sont bien entendu ceux, fonctionnaires et assimilés, dont la retraite est calculée sur les six derniers mois c’est à dire sur leurs meilleurs salaires, qui subiront la plus grande perte de pouvoir d’achat.
    Alors on lance et on promeut de nombreux systèmes de retraites par capitalisation et nos journaux, papiers ou numériques, ainsi que les réseaux sociaux et les programmes télé, sont émaillés par les publicités de ces organismes qui vendent leurs produits en vantant et promettant le paradis pour notre troisième age.
    En fixant pour les hauts cadres à 120 000 € le plafond de cotisation utile au lieu des 328 000 actuels, le projet oblige ces personnes à intégrer un programme de capitalisation si elles veulent améliorer leurs pensions et, fidèle au slogan présidentiel, on pompe en même temps 4 milliards par an à la solidarité du régime par répartition, milliards attendus impatiemment par BlackRock et consorts !
    À l’opposé, la loi pacte qui viendra en discussion dans les prochains jours, allègera encore les contributions des entreprises qui verront leurs « charges » fondre comme neige au soleil. Comme on peut s’en rendre compte, le réchauffement climatique ne concerne pas seulement l’environnement, il concerne également le revenu des actionnaires, ceux qui ne payent plus d’impôts sur les revenus de leurs capitaux mobiliers depuis que leur champion a supprimé l’ISF et les dividendes se dilatent…tellement leur appétit est insatiable.
    En somme tout est fait pour que les riches deviennent plus riches, les pauvres plus pauvres et le clivage sociétal va s’agrandissant, la classe dite moyenne rejoignant petit à petit les plus pauvres. Ainsi la perte de pouvoir d’achat pour ceux des retraités dont la pension est supérieure à 2000 € a baissée d’au moins 15% d’autant que cela se conjugue avec la CSG augmentée, et la désindexations des pensions et le maintien de leur Taxe d’Habitation. Ce qui est vrai pour les retraités l’est aussi pour les actifs.
    Contrairement à ce qui était promis et attendu du « nouveau monde » la langue de bois et la mauvaise foi ont été érigées en système de gouvernance et on assiste à un véritable viol de notre société qui veut imposer aux forceps une réforme perverse, inutile et nocive pour 90% de nos concitoyens.
    S’agissant des retraites on nous serine depuis longtemps maintenant que le revenu des retraités est supérieur à celui des jeunes actifs. Il s’agit là d’une manipulation honteuse car on mélange une population arrivée à la fin de son activité professionnelle, qui très souvent s’est privée longtemps pour acheter son logement, avec une population qui démarre dans la vie avec forcément des revenus plus faibles encore que les taux actuels des prêts immobiliers sont sans commune mesure avec ceux que subissaient les retraités quand ils finançaient leur logement.
    On nous prépare à des retraits tassées, compressées, à peine des retraites de survie.

    • Roros a écrit: « il concerne également le revenu des actionnaires, […] En somme tout est fait pour que les riches deviennent plus riches »

      En réalité, l’état français avec 57% du PIB est le plus gros au monde. Avec 46,2% de prélèvement il a aussi le record de la plus grosse fiscalité, celui du prélèvement sur les entreprises, celui des dépenses sociales et 1 salarié sur 3 dans le pays est payé avec les impôts.
      C’est un pays socialiste jusqu’au bout des ongles et il est en train de faire totalement faillite. Le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat est tombé à la 21ème place mondiale, le salaire médian est un minable 1772 euros alors que la dette hors bilan (retraite des fonctionnaires) atteint 4200 milliards d’euros: les retraites ne seront pas payées, le système par répartition est une pyramide de Ponzi.
      .
      La Suisse est un pays très libéral, l’état ne mange que 35% du PIB comme la France des « 30 glorieuses », la fiscalité est relativement légère, l’industrie se porte très bien, il n’y a quasi pas de chômage ni de dette ni de problèmes de retraites et le salaire médian est de 6010 euros. Les salariés suisses touchent quasiment 2000 euros de plus en moyenne que les salauds de riches patrons de PME français.
      .
      Roros a écrit: « On nous prépare à des retraits tassées, compressées, à peine des retraites de survie. »

      « La seule chose que le socialisme ait jamais faite pour les pauvres est leur donner beaucoup de compagnie. » – Lawrence W. Reed

    • Commencez par expliquer, sans langue de bois, ce qu’est un système néo-libéral pour vous, et en quoi vous trouveriez moral que 90% des gens soient alimentés par le travail des 10% restants. Et ensuite, demandez-vous en quoi vous pourriez faire quelque chose d’autre que spolier les autres pour améliorer votre retraite.
      -1000 en attendant.

  • Pourvou que ça doure !

  • Sigisbert de Motafiume
    14 janvier 2020 at 15 h 48 min

    Merci de cet article… Je kiffe quand je vois ces tocards de la CGT qui scient la branche sur laquelle ils sont assis. A force de vouloir s’arque-bouter sur des « acquis » payés avec le pognon gratuit des autres, ils ont juste oublié qu’ils entrent pour de bon dans un marché concurrentiel. Et là, la prise de conscience va faire très mal !! Vivement que la SNCF coule !

    • Pas sur qu’ils scient leur propre branche, les ordures professionnelles syndicalistes qui ont coulé la SNCM et sinistré les ports et l’industrie ont certainement retrouvé de bons emplois contrairement à ceux qu’ils étaient censés défendre. S’ils payaient les conséquences de leurs agissements, ils auraient cessé d’être aussi néfaste depuis longtemps.
      .
      J’ai trouvé au moins un exemple après une rapide recherche : Frédéric Alpozzo un délégué CGT de la SNCM devait être licencié pour « faute lourde » en 2012 après avoir bloqué pendant 3 semaines un ferry malgré des ordonnances de justice. Il n’en a rien été évidemment, en 2014 il était toujours en fonction, toujours aussi néfaste et la SNCM a coulé.
      .
      En 2019 il est salarié de « Corsica Linea » ou il continue de faire la même merde, appel à la grève, « lutte contre les actionnaires » etc. etc.
      .
      PS: j’adore cette BD 🙂

    • Pour ceux qui aiment bien avoir des trous dans l’estomac « L’effarante facture des syndicats marseillais », on y parle entre-autre de notre « ami » Frédéric Alpozzo.
      https://www.capital.fr/entreprises-marches/l-effarante-facture-des-syndicats-marseillais-927944

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