Comment l’État vous rend obèse

Si la pyramide alimentaire nous a bien appris une chose, c’est qu’il ne faut pas compter sur l’État pour prendre soin de nous.

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Comment l’État vous rend obèse

Publié le 8 octobre 2019
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Par Bret Scher.
Un article de PragerU

Petite énigme : comment expliquer que depuis que l’État a décidé de nous dire quoi manger, nous sommes de plus en plus gros et malades ?

En 1977, quand l’État a défini les premières recommandations alimentaires, le poids moyen d’un homme américain était d’environ 77 kg. Aujourd’hui, il est de 89 kg. Ce n’est guère mieux pour celui d’une femme, qui passe de 65 à 77 kg. Et nul besoin d’une étude universitaire pour savoir que les enfants ne sont pas épargnés. Regardez autour de vous.

Les conséquences de cette prise de poids sont évidentes : le pourcentage d’Américains diagnostiqués avec un diabète de type 2 – une pathologie pouvant entraîner de sérieuses complications – est passé de 2 % en 1977 à plus de 9 % en 2015. Concrètement, nous sommes passés de cinq millions à plus de 30 millions de personnes touchées.

Comment cela est-il arrivé ?

Tout a commencé dans les années 1950, lorsque le président Dwight Eisenhower fit une crise cardiaque pendant son mandat. Dès lors, la question de la santé cardio-vasculaire est devenue du jour au lendemain une préoccupation nationale. Gardez à l’esprit qu’à cette époque, les scientifiques avaient déjà exploité la puissance de l’atome, décrypté les secrets de l’ADN et guéri des maladies autrefois incurables, comme la polio. Il devait certainement y avoir une réponse scientifique aux maladies cardiaques.

Et réponse il y a eu. Un charismatique chercheur de l’Université du Minnesota du nom d’Ancel Keyes la donna. Il affirmait, à propos des maladies cardiaques que le cholestérol était le grand vilain de l’histoire. Sa désormais célèbre « étude des sept pays » a établi de façon déterminante – du moins dans son esprit – que les personnes consommant de fortes quantités de gras – en particulier des graisses saturées – ont un taux plus élevé de cholestérol et donc des risques plus importants d’attaque cardiaque.

Diminuez votre consommation de matières grasses, et vous réduirez le risque de maladies cardiaques.

Keyes, toujours aussi convaincu, répandit la bonne parole. En tant que membre éminent de l’American Heart Association, il était très bien placé pour le faire. Un seul problème : son étude était de piètre qualité. La taille de l’échantillon était si petite, l’intégrité de la collecte des données si médiocre et les variables du mode de vie entre les pays étudiés si vastes que ses recherches n’avaient aucune validité scientifique. Autrement dit, il a fait valoir une thèse qu’il ne pouvait pas démontrer.

Lorsque certains scientifiques ont remis en cause les affirmations de Keyes, on leur renvoyait systématiquement  des réponses du genre : « des personnes meurent pendant que tu chipotes sur quelques données. » ou encore « il y a de grands bénéfices et aucun risque » à opter pour cette nouvelle façon de manger.

En 1973, l’American Heart Association a fixé la limite de consommation des graisses saturées à 10 % et, en 1977, l’État américain a fait de même. D’où provient cette valeur de 10 % ? D’aucune donnée scientifique. Ce n’était qu’une proposition de la part d’un comité officiel.

Et ce, en dépit de preuves contraires, comme l’étude menée en 1957 sur des employés de la Western Electric Company, et qui ne révélait aucune différence dans l’apparition de crises cardiaques parmi ceux qui consommaient plus ou moins de graisses saturées. En 1981, une étude à plus long terme portant sur les mêmes sujets de cette compagnie a abouti à la même conclusion. Mais ici encore, nul ne voulait l’entendre.

Pour faciliter la compréhension et la diffusion du message dans les écoles, la pyramide alimentaire fut conçue. Oui, la pyramide que vous avez certainement vue pour la première fois à l’école primaire, avec tous les aliments censés être bons à la base, vous indiquant d’en « manger en grande quantité » et les mauvais aliments au sommet, « mangez-en avec modération ».

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Comment sont nourris nos enfants dans les écoles, les troupes militaires dans les camps, les personnes malades dans les hôpitaux, quelles cultures nous plantons et comment nous élevons notre bétail : tout cela se fonde sur ce modèle nutritionnel fallacieux.

Alors que les Américains consommaient moins de graisses saturées – de la margarine plutôt que du beurre, des huiles transformées telle que l’huile de maïs plutôt que de l’huile d’olive, du lait à faible teneur en gras, du yogourt à faible teneur en gras, etc. ils ont aussi commencé à manger davantage de céréales « saine pour leur cœur », exactement comme vous conseillent de le faire la pyramide alimentaire et la version mise à jour intitulée MyPlate.

Alors que la consommation de graisses saturées a diminué de près de 40 %, la consommation de céréales raffinées – des glucides qui se transforment en sucre dans l’organisme – a considérablement augmenté. L’apport calorique total a également commencé à augmenter.

Cela s’est produit en grande partie parce que les entreprises alimentaires ont profité de l’engouement pour les produits à faible teneur en graisse. Elles ont réduit la quantité de matières grasses et augmenté la teneur en sucre. Et puis, tout à coup, les supermarchés étaient remplis d’aliments prétendument sains, faibles en gras et riches en sucre. Et rien n’a changé aujourd’hui. Les aliments riches en sucre stimulent les mécanismes de récompense dans le cerveau et nous donnent envie d’en consommer davantage. C’est comme cela qu’on peut lire sur des paquets de chips : « Je parie que tu ne peux pas en manger qu’une seule ! »

Au final, il en résulte une population de plus en plus obèse avec des problèmes de santé de plus en plus importants, comme le diabète de type 2, un problème qui ne s’améliore pas, mais qui s’aggrave…

Comment sortir de cette spirale infernale

Il existe différentes réponses : pour certains, c’est le régime cétogène ; pour d’autres, cela peut être le régime méditerranéen ; pour certains, c’est le régime végétarien ; et pour d’autres c’est encore autre chose.

C’est à vous de chercher la meilleure solution qui vous convient. C’est là que réside le point essentiel : nous devons assumer la responsabilité de notre propre santé.

Si la pyramide alimentaire nous a bien appris une chose, c’est qu’il ne faut pas compter sur l’État pour prendre soin de vous.

Je suis le Dr Bret Scher, cardiologue pour PragerU.

Bret Scher est cardiologue certifié exerçant à San Diego. Expert en lipidologie, son expérience de praticien l’a rapidement convaincu des bienfaits d’un régime pauvre en glucides. Il tient par ailleurs un site internet, et est directeur médical sur DietDoctor, où il partage ses connaissances via articles ou podcasts.

Traduction Brice Gloux pour Contrepoints.

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  • J’ai toujours cru que c’était ..la tele qui rendait obèse , et pas qu’obese…..

    • L’Etat arrive systématiquement au résultat contraire de ce qu’il espère quand il ne fait pas du régalien:

      Il veut éduquer les français? L’education nationale est une usine à ignares.
      Il veut soigner les gens lui même pour que tout le monde ait accès à des soins de qualité? Les hôpitaux français deviennent des institutions sous équipées, chères, engorgées (donc accès réduit) où le copinage vous assurera un meilleur traitement (et donc inégal).
      L’Etat veut favoriser l’innovation? Il taxe les entreprises rentables (et donc souvent les plus innovantes) pour distribuer du fric à des perdants mal gérés, qui gaspillent des ressources, et ces mêmes ressources deviennent donc indisponibles pour l’innovation.
      L’Etat veut augmenter la solidarité? Il taxe les riches pour donner aux pauvres. Les riches ont du coup l’impression en payant leurs (faramineux) impôts d’avoir fait leur devoir moral de générosité, et au final l’entraide diminue. Les pauvres récoltent leur aumône et se font taxer qu’ils gagnent 4 sous, ce qui les ancre dans la misère et les décourage.

      L’Etat veut vous faire maigrir, il vous fera grossir.

      Etc… Etc… L’action étatique c’est la nullité crasse, et le paroxysme de l’incompétence à tous les étages. L’Etat c’est le mal.

      • Vous croyez que c’est mieux dans le domaine du régalien ?
        Quand les Etats mènent une lutte stupide contre la consommation de drogue ?
        Quand ils prennent des dizaines de mesures débiles en matière de sécurité routière (dernière en date le 80 km/h) ?
        Quand, en France, après s’être gargarisé d’être le pays des droits de l’homme, d’avoir la Justice que nous avons ?
        Au moins, pour la bouffe, personne ne m’impose quoi que ce soit !

        • La lutte contre la drogue, c’est pas du régalien. La sécurité routière non plus.

          • En tant que prérogatives du ministère de l’Intérieur, avec les administrations idoines sous sa tutelle, avec des actions menées sous contrôle exclusif de la force publique, et parce que justifiées par des motifs d’ordre et de sécurité publics, si.

            • Non. Régalien veut dire un truc, vous leur en faites dire un autre, un grand classique. Après quoi, l’éducation, la santé et les classes d’harmonica deviennent du régalien.

    • +1
      Vous m’avez pris de vitesse …
      Ah les TV dinners!
      J’ajouterais qu’on est en train de nous faire le même coup avec la dénonciation du sucre qu’avec celle du gras.
      Pas trop de jus d’orange, hein!

      • Il ne faut absolument pas mettre le fructose dans le même sac que le glucose d’ailleurs.
        le métabolisme des 2 est franchement différent.

        • Certes, mais le jus d’orange sans les fibres, ce n’est pas un peu rude ?

          • Nombre d’étude démentent un quelconque effet positif que les fibres pourraient avoir.
            J’en ai une en tête qui montre paradoxalement que chez les gens qui ont des problèmes de digestion, ca empire le problème (sample assez petit, mais effet très probant, je ne me rapelle pas du nom par contre)
            Il y a une étude la collaboration cochrane aussi qui dément le bénéfice des fibres dans les maladies cardio vasculaire aussi , si ma mémoire est bonne (elle devrait être facile à trouver celle la)

            • Pas de problème avec la glycémie ? Le taux de sucre ne monte pas trop vite ?
              Je dirais qu’un verre cela va, deux verres bonjour…
              Mon épouse prend un grand verre de jus de carotte le matin, yogourt fermenté vegan (environ 5% de sucre, non indiqué) avec un bol de noix et noisettes.

              • La glycémie ne risque pas de monter si vous buvez de l’alcool sans sucre, par quelle magie?
                Ou alors ai-je mal compris ce que vous vouliee dire?

                • Je ne parlais pas d’alcool, mais bien de sucres, surtout de la dose, de la vitesse à laquelle le sucre passe dans le sang. De plus, y-a-t-il une différence à ce niveau en fructose et glucose?

                  • Aucune idée si le pic de glycemie change du fructose au glucose, mais c’est fort probable, le retraitement du fructose par le foie est plus complexe, (chemin métabolique analogue à celui de l’alcool d’ailleurs)
                    une quote de wikipedia :
                    « An expert panel of the European Food Safety Authority concluded that fructose is preferred in food and beverage manufacturing to replace sucrose and glucose due to the lower effect of fructose on blood glucose levels following a meal. »

    • Pour le obèse, il suffit de ne regarder la télé qu’en pédalant simultanément sur un vélo d’appartement. Pour le reste, je ne connais malheureusement pas la solution…

    • @reactitude eh non, la télé rend idiot (de plus en plus) en appauvrissant le vocabulaire donc le raisonnement et en faisant ingurgiter de la malbouffe intellectuelle (voir la série des Marseillais, île de la Tentation et autres débilités).
      Mais elle ne rend pas obèse. En revanche ne pas faire de sport et manger super gras-sucré en regardant la télé oui. Mais vous obtenez le même résultat avec la lecture, donc ce n’est pas la télé qui est en cause pour l’obésité (mais pour la stupidité crasse, si).
      Regardez la télé et mangez sainement, ça se passera bien. Ajoutez un ch’ti chouille de sport, et de la lecture, et c’est le Paradis.

  • Les industries alimentaires n’ont pas seulement profité de l’engouement pour les produits à faible teneur en graisse, ce sont elles qui en sont à l’origine. En particulier le lobby du sucre, qui a orchestré un contre-feu, en finançant dans les années 60 des études truquées sur la nocivité des graisses. Pourquoi ? Pour livrer à l’opinion publique et aux autorités un « coupable », puisqu’il en fallait un, qui ne soit pas le sucre ! A l’époque, on hésitait en effet entre le sucre et le gras comme cause des maladies CV. Cela fut d’autant plus facile que l’un des scientifiques payés par le lobby du sucre devint le responsable de la nutrition au sein du gouvernement américain !
    Les autorités ont ainsi été abusées. Dans les conseils mortifères qui ont été mis en place à destination des populations, le vrai méchant de l’histoire n’est pas l’Etat mais l’industrie sucrière.

    • Les industriels n’ont fait ce que font tous les petits génies du marketing: se focaliser sur ce qui les arrangent et passer sous silence ce qui est en leur défaveur.
      Nul complot là dedans.

      • Quand trois scientifiques de Harvard sont payés par l’industrie du sucre pour fournir des études et des rapports bidons qui exonèrent le sucre et diabolisent le gras, quand l’un de ceux ci devient le responsable du programme de nutrition de l’Etat fédéral pour mettre en musique des préconisations qui arrangent le lobby du sucre, vous appelez ça du marketing ?

    • « Les autorités ont ainsi été abusées. »
      Si les Autorités ne s’étaient pas mêlées de choses pour lesquelles elles n’ont aucune compétence, ils n’y aurait même pas de discussion.
      L’ingérence de l’Etat dans l’assiette des gens n’a qu’un effet contraire à celui voulu sur le papier. Cela vous étonne?

      • Vous préférez faire confiance aux industriels pour vous enseigner comment rester en bonne santé le plus longtemps possible ? A vos parents ? A vous-même ?
        Ou ça vous est complètement égal d’avoir un diabète de type 2 à 45 ans et de mourir d’un infarctus a 55 ?
        Si des institutions théoriquement indépendantes ne sont pas compétentes, on se demande bien qui peut l’être…

  • Nous sommes libres et donc responsables de ce que nous mangeons, pas l’Etat, dont le rôle est de protéger nos droits naturels.

    • Tout à fait. Au lieu de se référer à l’Etat, consultons une bonne diététicienne nutritionniste et clairement les conseils étatiques finissent à la poubelle.

      • Et à votre avis, où votre nutritionniste va-t-elle bien pouvoir trouver ses conseils, que vous espérez probablement désintéressés ?

        • Lorsque votre nutritionniste vous dit que le gras n’est pas votre ennemi, qu’on en a besoin mais en petites quantités comme tout, qu’elle vous dit qu’aujourd’hui la 1ère cause de mortalité est le cancer et non les maladies cardio-vasc, que les minces développent plus de cancers que les gros des maladies cardio-vasc, alors vous la croyez. Quand elle vous dit que les recommandations parlent des produits laitiers alors qu’aucun mammifère ne prend de lait passé la période « bébé », que donc on peut s’en passer, vous la croyez.
          Bref, pas compliqué de comprendre que vous avez trouvé la bonne.

          • Ce n’était pas le sens de ma question. Indice : nutritionniste, c’est un diplôme reconnu par qui et dont les enseignements sont validés par qui ?

            PS :
            1. cancer, 1ère cause de mortalité… en France et dans quelques autres pays seulement.

            2. le seul besoin vital de gras correspond aux besoins du cerveau (normalement l’équivalent de deux cuillérées d’huile par jour suffisent)

            3. certaines personnes ont des soucis avec le lactose du lait, car leur corps ne fabrique plus assez de lactase pour le digérer, ce n’est pas le cas avec les produits laitiers au sens large (yaourt, fromage, crême…). Ces produits contenant des matières grasses, des sels minéraux (dont le calcium), des protéines, sont au contraire, en général, très bons pour la santé. On aurait tort de s’en priver, exception faite éventuellement pour le lait, pour la raison évoquée ci-dessus.

            Tel que vous me présentez votre nutritionniste, informations incomplètes, voire tendancieuses, en ce qui me concerne, j’irais voir ailleurs.

            • Jean Nepafini Vous avez du mal avec la liberté des personnes à se renseigner par elles-mêmes. Le diplôme fait la nutritionniste, mais la personne fait la qualité de la nutritionniste.
              1. On parle de se qui se passe en France, sujet validé.
              2. 2 cuillères à soupe en effet, sujet validé
              3. Sels minéraux, calcium, protéines, déjà apportés par d’autres sources si vous mangez varié. Sujet validé.
              Où lisez des informations incomplètes ou tendancieuses ?

              • En particulier dans le discours sur les produits laitiers. Et notamment sur l’argument, passablement risible, des mammifères qui ne boivent plus de lait, adultes ! C’est un peu normal, vu que, y compris chez l’homme, la femelle ne délivre de lait que pendant une courte période. Si les animaux ne boivent plus de lait, c’est tout simplement qu’ils n’ont plus l’occasion d’en boire dans la nature. Pas parce que cela ne leur conviendrait plus !
                Ensuite, cette affirmation est fausse. Nos animaux d’élevage sont nourris depuis des décennies avec du… lacto-sérum !
                Il y a, je me répète, un possible problème de digestion du lait, car il contient beaucoup de lactose, et certains peuples (les asiatiques par exemple) ne produisent plus du tout de lactase. Ce n’est pas le cas des occidentaux. Quoiqu’il en soit, les fromages contiennent très peu de lactose, 10 à 100 fois moins que le lait. Donc extrapoler les éventuelles rares intolérances du lait aux produits laitiers est un non-sens.
                Ces discours alarmistes sur les produits laitiers ne reposent sur aucune base sérieuse.

  • En ce moment l’état rend la jeunesse alcoolique.
    En instaurant des taxes sur le coca et les soda, les ventes de coca se sont effondrées et les jeunes se tournent vers la bière.
    Jamais les venes de bière n’ont autant progressé que depuis les taxes sur le coca…

    • Ce qui est totalement faux, je vous ai déjà débunké en long et en large dans un post précédent.
      Les quelques centimes au litre (3 centimes sur le litre de coca si je me souviens bien) n’ont rien à voir avec les accises de fou sur la bière et alcool.

      • Dans mon Auchan, la bière avec alcool est moins chère que le Coca-Cola même sans sucre. Et la bière avec alcool est parfois plus chère que sans.

        1) Coca-Cola sucré : 8x25cl 5.69, 2.85 e/l
        2) Coca-Cola zéro : 8×25 cl 5.62 2.81 e/l
        3) Diekirch 0% : 6×33 cl 5.95 3.01 e/l
        4) Diekirch 4.8 % : 6×33 cl 5.19 2.62e/l
        5) Bitburger 4.8 % : 4×50 cl 3.59 1.80 e/l
        6) Bitburger 4.8 % : 20×50 cl 15.39 1.54 e/l
        7) Clausthaler 0% : 6×50 cl 4.90 1.63 e/l

        Le débunker débunké : on voit que le Coca 0 est à peine moins cher que le Coca sucré, que la bière est moins chère que le Coca 0, que la bière sans alcool est plus chère que le Coca sucré, que la bière sans alcool est souvent plus chère qu’avec alcool.

        Et vous me dites que l’on ne marche pas sur la tête ❓

        • hey! Au regard de votre choix de bière, vous ne seriez pas au Grand Duché? Si c’est le cas essayez la Simon Pils…

        • Ah MichelC, avant de vous répondre, laissez moi dire « lol ».
          1) je parlais du volume de consommation (nombre de litre par personne), pas du prix. Je n’ai parlé du prix que pour signaler que les 3 cents (0,03 euro/litre sur le coca SUCRE) ne va rien changer aux comportements. POur info, cela fait moins de 0,01 cents par canette de 25cl…. sérieux…
          2) la bière et le coca ne sont que très imparfaitement des produits de substitution.
          3) Votre petit marché chez Auchan est intéressant. Mais j’ai fait un tour sur Auchan Leers, et le litre de coca est entre 1 euro et 1,38 euro le litre selon le volume (grande bouteille ou canette de 33). Mis à part la canette de 15cl qui frôle les 2,6 euro/litre. Donc, on voit bien que la taxe soda ne joue pour rien dans ces prix.
          4) Le coca est un produit phare, sur lequel Coca marge bien et le distributeur aussi. Ce sont des prix de marché.
          5) Certaines bières sont en effet très peu chères. Bières bas de gamme ou milieu, titrant peu, destinées à une clientèle peu exigeante, et rarement la plus riche.
          6) Le marché de la bière décroit depuis 40 ans, mais connait une remontée ces dernières années, du moins en valeur. Pourquoi ? Parce que les bières premium, titrant plus, avec des goûts plus complexes arrivent sur le marché, poussées par des micro-brasseries (des auto-entrepreneurs sans doute), etc. Qui est le public cible de ces bières ? Pas du tout les jeunes, rien que le prix est déjà facilement le double de la bête pils.
          7) Vous souhaitez des prix fixés par l’Etat ? 🙂 🙂 pour qu’on ne marche plus sur la tête ?
          8) Pour votre information, je vous mets le lien vers les accises sur l’alcool. A la prochaine hausse des accises, merci de revenir vers moi en disant si le marché du coca a repris des couleurs 🙂 https://www.btobeer.com/themes-conseils-techniques-bieres-brasseries/zythologie/les-droits-d-accises-portant-sur-la-biere-au-1er-janvier-2019
          9) Cordialement. Luther.

          • @ Luther
            Les deux argumentations ne sont pas incompatibles.
            Les très jeunes ne commandent pas sur internet (Auchan Leers) mais vont directement acheter leur consommations au supermarché du coin (j’en croise à chaque fois) pour consommer de suite ou pour le soir même.
            Conséquences: ils ne bénéficient pas des prix attractifs du coca que vous citez, les bières sont moins chers. Et même s’il ne s’agit pas de bières haut-de-gammes, ce n’est pas leur préoccupation première… 🙂

            • Comme dit, bière et coca ne sont pas sur le même créneau, ils ne sont pas substituables l’un à l’autre, ou très imparfaitement. Si le prix du coca était la déterminante majeure de l’acte d’achat « coca », les marques de cola distributeur (Auchan Cola) s’écouleraient comme des petits pains, ce qui n’est pas le cas.

          • pour signaler que les 3 cents (0,03 euro/litre sur le coca SUCRE)

            Alors n’est-ce pas débile de taxer surtout aussi peu ❓ Qui plus est au litre sans tenir compte du taux de sucre ❓
            Le but c’est juste de piquer des sous au consommateur sous un prétexte quelconque.
            Que l’état se contente d’appliquer la TVA et rien d’autre.

            • ça, c’est une autre question.
              J’ai relu la loi sur la taxe, car il me semblait bien que je devais vous corriger :-). La taxe tient compte de la teneur en sucre de la boisson. (Article 1613 ter du Code des impôts)
              Par contre, je dois faire mon mea culpa : la taxe sur le coca normal s’élève à 13 cents le litre.. j’avais en tête un mauvais chiffre que je n’avais revérifié. Le coca zéro et light ne sont pas taxés. En toute logique, si les jeunes se détournent du coca normal à cause de la taxe, alors ils achètent un coca zéro non taxé, pas de la bière :-).

    • Taxe sur le coca ? J’en bois beaucoup depuis longtemps, effectivement la taxe est ridicule, je n’ai rien modifié. De toutes façons, le but de la taxe n’est pas de baisser la consommation (de quoi j’me mêle ?) mais de faire rentrer encore un peu de sous dans les caisses, sous le beau prétexte santé, ou écologique, ou solidaire selon les produits possiblement taxables.

  • Quand l’auteur écrit que en 1950, on a « décrypté les secrets de l’ADN », ça ne donne pas confiance dans la suite…
    Les principaux responsables de l’épidémie d’obésite sont :
    1) les consommateurs
    2) les fabricants, les fast-food, les industriels de la malbouffe
    3) l’état qui a tout intérêt à ce que les citoyens soient en bonne santé, mais qui en fait parfois trop ou dans le mauvais sens

    • Le seul responsable est le consommateur.
      Tout ce qu’on appelle malbouffe est de la bouffe que tout le monde peut consommer à condition que ce ne soit pas trop souvent. C’est pourtant une évidence ! Cracher sur le Macdo, par exemple, est stupide, tout est dans le dosage.
      Que signifie malbouffe ? Si vous prenez votre steak en sauce avec pommes de terre sautées puis pain-fromage et dessert sucré, est-ce mieux ? C’est pourtant là le plat français typique non (même avec quelques haricots verts…). Prenez ça tous les jours et vous verrez le résultat rapidement.

      • Il y a eu le film « super size me » qui était une caricature de démonstration des effets de la « malbouffe » sur le poids.
        Un individu se gavait de bigmacs et donc, finissait par prendre de l’embonpoint.
        J’aurais bien aimé un groupe témoin avec la même expérience, mais avec du cassoulet…

        • Fenêtres ouvertes + VMC le groupe SVP 😉

        • Tout à fait d’accord avec vous.
          Mais pour répondre à RaphSud, le consommateur n’est pas seul responsable. Quand il est assailli de messages publicitaires vantant les mérites et le bon goût des céréales X enrichies en vitamine C, en calcium etc, mais également bourrées de sucre, c’est dur de résister. Quand la majorité des plats préparés, tout faits, faciles sont aussi des nids à graisse, c’est pas facile. Je ne dédouane personne, mais c’est un système qui s’est créé petit à petit, avec des fautes partagées.

          • Eh oui, le consommateur est con et influençable! C’est d’ailleurs ce que n’arrêtent pas de dire ceux qui nous dirigent.
            Il faut donc prendre les (bonnes bien sûr) décisions à sa place et restreindre un peu ses libertés, pour son bien cela va de soit!

            • tout le monde est influençable… faut juste trouver la manière de le faire. Ne vous croyez pas exceptionnel, Cyde.
              (Joli petit placement de la critique de l’Etat maternaliste à tendance totalitaire en deuxième partie. Un peu trop niveau débutant, mais ça passe. Vous aurez droit à une gommette sur votre cahier du parfait petit CPtiste)

          • Euh, vous avez lu l’article ❓ La graisse, c’est bon, et meilleur que le sucre. Un bon jambon beurre, et vous laissez le pain aux corneilles… ou aux rats 😉
            Et puis se renseigner à plusieurs sources, c’est trop dur.

          • et pourtant si même abreuvé de messages publicitaires; vous êtes toujours responsables..

            d’ailleurs si il suffisait de faire de publicité pour que les gens achètent des trucs…ça se saurait..ça aide mais si le produit ne plait pas, ben n’achètent plus..
            le gras et le sucre sont bons.

          • @Luther Ce même consommateur est également assailli de messages sur les 5 fruits et légumes, ne pas manger trop-ceci-cela etc. Difficile de résister à la tentation, ça, la gourmande que je suis ne dira pas le contraire. Le seul reproche que je ferais à l’Etat est que, puisqu’il a étatisé la prise en charge médicale, il serait bon qu’il rembourse les consultations des nutritionnistes. Ce que font les mutuelles d’ailleurs, mais 5 séances, ce n’est rien du tout.
            Petit apparté : les fumeurs ont droit à 50€ pour leurs patchs, alors qu’en cessant d’acheter les cigarettes ils gagneront bien plus que ces 50€. A l’inverse, un gros qui se prend en main va se coûter cher (nutritionniste et légumes).
            Enfin, n’oublions pas le rôle du cerveau dans l’obésité : manger gras et sucré est un « besoin » quand on ne va pas bien. La prise en charge doit être pluri-disciplinaire et éviter le mépris et l’habituelle rengaine sur le manque de volonté.

            • tout à fait d’accord avec vous, le cerveau est un client difficile quand il s’agit de nourriture. Il m’arrive, comme à tous, d’avoir une envie de gras (comme hier.. frites mayonnaise burger fricadelle), et j’en salive plusieurs avant l’heure du repas. Pareil quand j’ai une envie de chocolat au lait, où le ventre est goinfré, et le cerveau se fait plaisir (et le foie en prend un coup).
              Il est assez exceptionnel qu’une telle envie pour une pomme ou un salade légère se produise. Le gras et le sucré agissent comme des drogues.

              • Rrrra miam miam, arrêtez de citer tous ces jolis mots, je ne vais pas résister arghhhh !
                Oui, le sucre est addictif, hélas…..

  • que les recommandations nutritionnelles soient un peu bidon est une chose affirmer que l’etat rend obèse en est une autre…

    il faudrait commence par me montrer que les obèses ont suivi les recommandations.. j’ai comme un doute…

    sinon je crois que le problème vient du concept même de recommandation nutritionnelles standard..
    les conseils nutritionnels doivent être individuels et ré évaluables selon leur effet.

    • Obèse = difficultés psychologiques = impossible d’être raisonnable. Oui, en effet, les conseils doivent être individuels. Homme ou femme, grand ou petit, musclé ou tout mou = pas les mêmes besoins du tout !

    • En effet. Et pour tout dire, ça ne me choque pas qu’une autorité publique, que je qualifie jusqu’a preuve du contraire d’indépendante me donne des conseils, DU MOMENT qu’elle ne me force pas à les suivre.
      En revanche, je ne tolère pas qu’on puisse m’imposer le port de la ceinture en voiture ou du casque à moto, et que « pour mon bien », on me sanctionne si je n’obéis pas.
      La recommandation, du point de vue libéral, n’est pas condamnable. La coercition, si !

    • l’obésité vient juste du fait que le gras et le sucre donnent un satisfaction immédiate et qu les parents sont lâches.
      les conseils nutritionnels sont un autre problème..

  • Quant vous achetez une voiture, vous vous renseignez. Je sais cela à un coût.
    Quant vous faites vos courses, pareil. C’est votre santé après tout. Un conseil, faites la cuisine vous même, en général vous prenez des produits qui on un bon aspect. Pas de produits industriels.

  • Etant responsable du deuxième commentaire que vous citez (mais seulement de celui-là) je vais me permettre de vous répondre.
    Je considère, en particulier lorsqu’il s’agit de notre bien, que l’Etat est seulement légitime à nous informer, et pas à nous obliger.
    A chacun ensuite de prendre ses responsabilités dès l’instant où il a été dûment informé. Cela suppose bien entendu que la parole de l’autorité publique soit digne de confiance – ce qui n’a pas été le cas dans cette affaire de gras vs sucré. Prendre ses responsabilités cela suppose aussi que l’Etat se contente de proposer et non d’imposer. Sinon cela revient à considérer le citoyen comme un gosse.
    Application pratique : je suis favorable à la dépénalisation des drogues, à l’absence de sanction pour non port du casque à moto, et aussi aux missions d’information en matière de santé publique. Car à l’inverse j’ai une confiance assez faible dans les recommandations de ceux qui nous vendent leur produits, qu’il s’agisse de sodas, de cigarettes, ou d’airbag moto.
    Ca ne garantit en rien que la parole de l’autorité publique soit infaillible ni protégée du capitalisme de connivence mais au moins je sais que cela élimine en grande partie le risque du « juge et partie ». C’est déjà un bon point lorsqu’il s’agit de se faire une opinion au hasard des nombreuses sources, parfois divergentes, qui nous serviront ensuite à établir notre propre ligne de conduite.

  • Ange te démon dixit: « le QI moyen de 100,ça veut dire que la moitié est en dessous! »

    Non, vous confondez moyen et médian, comme si la distribution était toujours symétrique.

    • @mc2 : on s’est croisés ! J’ajoute un petit calcul : 84% de la population a un QI de 85 minimum. Suffisamment pour savoir creuser les sujets qui les concernent.

  • Etant responsable du 1er commentaire que vous citez, je vous réponds.
    « Le QI moyen est de 100, ça veut dire que la moitié est en-dessous » : ben non, le QI moyen, c’est-à-dire le plus répandu dans la population, va de 90 à 110. Ce qui fait bien une moyenne à 100, mais avec un maximum de personnes entre 90 et 110, soit bien plus que la moitié (68% en fait). La moyenne basse va jusqu’à 85 et la moyenne haute jusqu’à 115. Ensuite 13,5% de la population va de 85 à 70, résultat appelé « intelligence faible », et seulement 2.5% en-dessous (retard mental plus ou moins profond). Partie supérieure : de 115 à 130 : 13,5% de la population (intelligence supérieure) et 2,5% au-dessus de 130 (surdoués).
    Ces chiffres dans le cas qui nous intéresse ne signifient pas grand-chose car le QI est une évaluation de l’intelligence basée sur la logique mathématiques, alors qu’il existe une multitude de formes d’intelligence et de logique. Le bon sens paysan, vous connaissez ? C’est une intelligence pragmatique. Ainsi, M. et Mme Michu pourront tout de même s’étonner que l’Etat leur ait dit de coucher les bébés sur le ventre lorsqu’ils ont eu leurs enfants, et que maintenant, pour leurs petits-enfants, il préconise de les coucher sur le dos, voire le côté, mais plus sur le ventre ah non.
    M. et Mme Michu savent qu’à leur époque, on mangeait les produits de la ferme, on bougeait. Allez leur parler du bio et du goût !
    A l’heure d’internet, je maintiens que c’est au consommateur de se renseigner, et ce d’autant plus, justement, que l’offre de produits est super-méga riche. Et il n’est pas besoin d’avoir fait des études de biochimie, comme vous y allez ! En tout cas, si l’Etat était impartial ça se saurait et votre exemple le prouve : margarine ou beurre ou huile d’olive, Oméga ou pas ? Vous prenez votre décision comment entre tout ça ?

  • il me semble que le commun des mortel PEUT se faire une idée sur la nutrition…

    il existe des pays où les gens mangent sans recommandations non..?

    vous pourriez aussi bien dire qu les gens manquent de connaissances statistiques pour évaluer l’intérêt des recommandation nutritions elles données..
    grosso modo on vous recommande des trucs mais on ne vous promet rien de précis..ce n’est m^me pas un hasard si les recommandations changent parce que parfois ceux qui vous donne les conseils ne le savent pas non plus..ou très mal.

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