Ne confondez pas climat et pollution

Climat et pollution sont deux notions différentes. Hélas ! La confusion reste encore grande dans l’esprit du grand public. Et, pire, des décideurs.

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Ne confondez pas climat et pollution

Publié le 2 mai 2019
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Par Loïk Le Floch-Prigent.

Les écologistes politiques belges confrontés au choix du complément à assurer aux énergies alternatives (éolien et solaire) par des productions pilotables ont préféré le gaz naturel (fossile) au nucléaire (décarboné). Ils ont donc choisi la pollution contre le climat !

Mais on comprend la confusion des esprits quand on entend les ténors de la politique ou des éditorialistes fustiger les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) qui ruinent l’avenir du monde en feignant d’ignorer qu’elles représentent 80 % de l’énergie mondiale consommée et qu’il va falloir vivre encore pendant des dizaines d’années avec ces fléaux. À considérer que les auditeurs sont des imbéciles, on peut effectivement gagner des élections et vendre des journaux, mais on ne va pas résoudre les problèmes auxquels on se dit confrontés. Si les uns et les autres croient vraiment à ce qu’ils racontent, il faut qu’ils acceptent d’interroger la science sur les empreintes carbone des alternatives et qu’ils en acceptent les résultats.

Admettons la volonté des femmes et des hommes politiques de bien faire, celle des commentateurs d’accepter des raccourcis pour se faire lire ou écouter, mais la distance prise avec des données scientifiques de base de ces deux professions finit par laisser pantois. Jusqu’au plus haut sommet de l’État et dans des circonstances graves une telle ignorance de la réalité n’est pas admissible car elle conduit forcément à l’addition de mesures erronées et à un dérèglement de notre économie.

Revenons à quelques notions simples

Un certain nombre de scientifiques estiment que l’abus des émissions de gaz à effet de serre, pour simplifier disons le gaz carbonique ou CO2, conduit à un réchauffement climatique (on dit aussi dérèglement climatique car l’observation d’un réchauffement moyen de la planète patine un peu ces dernières années). La communauté scientifique a fait admettre cette observation au niveau de bon nombre d’États, rassemblés dans les fameuses COP dont la 21e à Paris a vu des engagements internationaux pris avec enthousiasme. Il existe toujours, y compris des scientifiques, des climato-sceptiques qui contestent les objectifs assignés aux humains, mais ils ont de plus en plus de mal à se faire entendre et même à avoir le droit de parler. Cela ne veut pas dire qu’ils ont tort, mais désormais il est difficile de ne pas tenir compte des objectifs de « décarbonation » que se sont fixés les chefs de beaucoup d’États.

Si on ne veut pas jouer les Don Quichotte, le problème est donc désormais de discuter des méthodes pour restreindre les émissions, et l’on verra bien si cela aura un effet sur le climat. La recherche de l’amélioration des émissions va de toute façon dans le bon sens, elle combat le gaspillage, elle promeut le développement durable, elle limite cette course effrénée à la consommation jetable et à la frénésie des achats relevant de l’éphémère. On pourrait dire qu’il y a des milliards d’individus sur Terre qui n’en sont pas là, mais ceux qui vivent dans la surconsommation sont utilement rappelés à la discipline et à leur responsabilité à l’égard de leurs semblables et des nouvelles générations.

C’est alors que les difficultés arrivent car à côté du climat où la règle est de combattre les gaz à effet de serre, un autre objectif se pose, celui de limiter les effets polluants des villes et autres conurbations. On veut donc rajouter la qualité de l’air des villes à la lutte pour le climat et on nomme les mêmes responsables en confondant allègrement les deux notions. Ainsi le gouvernement chinois qui ferme les centrales à charbon des villes pour les envoyer à la campagne est célébré comme un bienfaiteur du climat, surtout s’il peut ajouter quelques belles photos de centrales solaires sur des collines devenues désertes… d’humains.

Clairement on peut très bien prendre des mesures pour retrouver dans les villes une qualité de l’air acceptable tout en augmentant « l’empreinte carbone », c’est-à-dire tout en participant à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, c’est même le cas général.

La confusion règne encore dans les esprits

Les contradictions commencent à apparaître effectivement avec les antinucléaires qui mettent cet objectif avant tous les autres et essaient vainement de démontrer qu’une économie uniquement renouvelable est possible à relativement court terme.

Mais les tenants du véhicule électrique font la même erreur, car celui-ci est bon pour l’air respiré en ville mais mauvais pour le climat tant que les batteries nécessitent des métaux rares et des temps de recharge courts et géographiquement dispersés.

Ceci est vrai aussi de la multiplication des éoliennes réclamant des lignes nouvelles et des transformateurs, tandis que la nature peut être sévèrement attaquée par les ancrages à terre mais encore plus en mer. Le bilan carbone est difficile à apprécier, celui des attaques à la faune et la flore de plus en plus évident : ce n’est plus la pollution de l’air, c’est la pollution tout court.

C’est aussi le cas avec la fameuse idée d’une filière hydrogène renouvelable à partir de la méthanisation des déchets agricoles. Lorsque l’on fabrique du méthane, la fabrication de l’hydrogène produit du gaz carbonique et il n’a aucune raison d’être ni propre ni vert !

S’adapter plutôt que punir

Il faut donc réapprendre quelques notions simples de thermodynamique et de chimie, car si comme il est dit on veut sauver la planète, encore faudrait-il dans un premier temps accepter ses lois que la science nous apprend à mieux connaître pas à pas. Les principes de la thermodynamique et les connaissances sur le carbone, l’oxygène et l’hydrogène ne prêtent pas à interprétation politique ou éditoriale, les écologistes politiques peuvent rêver à d’autres planètes, pour l’instant ils sont dans celle-ci. On peut polluer moins et carboner plus, on peut carboner moins et polluer plus.

Pour caricaturer, je continue à dire que déplacer 80 kgs d’humain dans une voiture qui pèse 2,4 tonnes, ce n’est pas donner la voie du destin de l’humanité. Il va falloir apprendre à vivre avec des solutions mélangées, avec des baisses relatives de l’empreinte carbone et des pollutions en trouvant les meilleurs compromis. Vous ne verrez pas disparaître les énergies fossiles, mais vous allez en orchestrer la meilleure utilisation. Ainsi va le monde.

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  • Les pastèques (verts dehors rouges dedans) se sont rues sur l’énergie parce que c’est la qu’est le pognon.
    Rien d’autre.
    Il n’y a pas d’argent à gagner dans la depollution ou la gestion des dechets
    De plus aucune action chez les industriels de l’emballage ou la il y a beaucoup de coups à prendre.

    Les millenaristes écologistes sont des escrocs accrocs aux taxes et exploitant la crédulité des imbéciles à qui on promet l’apocalypse pour mieux leur faire les poches… Les politiques àvides d’électeurs crédules
    Bon payeurs leur ont emboîté le pas pour recycler leurs personnel socialiste en surnuméraire..

    • Faux : ya du « pognon » comme vous dites dans la gestion des déchets. Comme le slogan d’une société belge le dit « le déchet n’existe pas », ce n’est que de la matière première pour quelqu’un d’autre.
      Les ferrailleurs existent depuis des lustres nan ?
      Les industriels de l’emballage font beaucoup de R&D pour, par exemple, faire du plastique à base d’algues, concevoir des produits plus légers grâce à des structures mieux pensées (un matériau creux qui est aussi voire plus résistant qu’un matériau plein), etc.
      Tout n’est pas rose, ni vert, loin de là. Mais ya de la demande, donc de l’offre, donc un circuit économique viable.

      • « Tout n’est pas rose, ni vert, loin de là. Mais ya de la demande, donc de l’offre, donc un circuit économique viable. »

        Super, donc pas besoin de subventionner et pas besoin de mesures coercitives. Vu que c’est économiquement viable, ça va se développer tout seul.

        • Je ne vois pas trop ce que les mesures coercitives viennent faire dans l’histoire, mais pour le reste, vous avez raison.

          • L’interdiction des sacs plastiques, c’est une mesure coercitive.
            L’interdiction de circuler dans Paris si on a un vieux diesel, c’est une mesure coercitive.
            Les taxes vertes qui s’empilent c’est une mesure coercitive.
            Je vous laisse compléter la liste.

            • L’interdiction d’enterrer ou de stocker des matières dangereuses et/ou polluantes dans son jardin est une mesure coercitive.
              L’interdiction des CFC dans les aérosols est une mesure coercitive.
              L’interdiction de l’amiante est une mesure coercitive.
              L’interdiction pour les entreprises de larguer des eaux toxiques dans les rivières est une mesure coercitive.
              Houlala, je suis coercisé !

              • Bonjour Amater
                Vous n’avez rien compris au libéralisme et au principe de responsabilité qui en découle.

      • Autant que dans l’énergie ?

        • Je pense que l’Etat a un rôle à jouer dans l’énergie car c’est un immense réseau qui dépasse de loin le cadre individuel, et qui nécessite des investissements parfois énormes. Après tout, le nucléaire n’aurait jamais pu se développer aussi facilement sans l’Etat.
          En Wallonie, le gouvernement vient d’adopter un décret facilitant l’autoconsommation collective (non ce n’est pas du collectivisme) : « Le développement de modes de circuits courts de consommation de l’énergie permettra, à terme, de faire des économies dans le développement et le renforcement du réseau de distribution.
          L’autoconsommation collective d’électricité permettra une meilleure intégration des énergies renouvelables. En effet, les énergies renouvelables sont des énergies dites intermittentes. Consommer de l’énergie à une échelle locale fait en sorte qu’elle mobilise une partie moins importante du réseau, ce qui facilite en fin de compte son intégration à ce dernier. »
          Vous pouvez voir que le caractère intermittent, argument classique des Zantis, est intégré dans la réflexion.
          Je trouve que l’Etat joue ici son rôle « normal » : mettre en marche le système et le laisser ensuite tourner seul/par le marché dans un cadre défini.

          • Le rôle normal de l’état est son rôle régalien. L’énergie n’en fait pas partie. Je n’ai rien contre l’autoconsommation partagée de l’énergie, mais pas avec mon argent.

  • Extraordinaire que de pouvoir reunir les hommes autour de choses qui n’existent pas .avant on avait des dieux puis un dieu ,maintenant on a le rechauffement et la pollution..il va falloir choisir ,le réchauffement a disparu , reste la pollution.
    Ca tombe bien , la pollution est encore plus inexistante,moins y en a plus on en trouve ,il suffit de baisser le curseur ,ca va le faire pour de nombreuses annees…..et n’attendez pas le miracle de la fusion ,l’atome est tabou et sans doute que toute la filliaire nucleaire sera interdite dans le futur.

    • Jusqu’au moment où les bobos se geler ont le cul, et devront renoncer à leurs vacances à goa

    • Quand Macron parle d’obscurantisme, il ne croit oas si bien dire. Sauf qu’il n’est pas là où il le dit.

  • La plus grande escroquerie vient de l’usage du terme « LA pollution » : ceci permet de dire que les villes sont de plus en plus polluées, en se focalisant sur l’un ou l’autre polluant résiduel et en abaissant les seuils acceptables, alors que les plus toxiques ( SO2 ( divisé par 20 en 40 ans ), plomb tétraéthyle ( réduit à zéro ), composés organiques volatils ( divisés par 2,5 ) particules fines ( sauf < 10, stable en ville ), CO ) ont été drastiquement réduits. Pour les particules fines, les émissions ont été divisées par deux et demi en vingt-cinq ans, en France ( https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2017/02/emissions-particules-france-01.jpg ). Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas matière à réduction des facteurs résiduels de pollution, mais que le battage médiatique qu'en font les écolos est quelque peu biaisé.
    Pour être efficace, le plus simple pour réduire "la" pollution à Paris est l'interdiction d'usage des poêles à bois et à pellets de bois, responsable principal, en hiver, de la pollution aux particules fines. ( 20 % du total, sur base annuelle, 40 à 50 % en hiver )

    • Poelés à bois qui ont fait l’objet de ‘primes’ pour utilisation des énergies renouvelables. Il y a même des municipalités qui ont fait construire des centrales à bois pour le chauffage des hlm….
      Ceci dit le seul chauffage autorisé dans les agglomérations devrait être électrique. Point.

  • Soit kes « décideurs » savent très bien ce qu’ils font et ce sont des menteurs et des manipulateurs. Soit ils ne le savent pas et ce sont des incompétents qui ne savent pas s’entourer. Dans les deux cas, il faudrait les dégager… avant qu’il ne soit trop tard.

    • ben …ce sont des élus..le miracle serait qu’une élection rende une personne »compétente » ..

      • Le miracle ce serait que les élections cessent d’être manipulées, ou plutôt les électeurs. On a atteint des sommets en 2017…

  • La neutralité carbone a l’horizon 2050 qui va être inscrite dans la loi est un objectif complètement chimérique.
    On ferait mieux d’arrêter de claquer un pognon de dingue dans d’ inefficaces moulins à vent tueurs de volatils et autres panneaux solaires chinois pour mettre le paquet sur la rénovation thermique des logements anciens et le développement du réacteur nucléaire de 4eme génération.

    • La rénovation thermique reste à la charge du proprio, il n’a qu’à augmenter le loyer puisque le logement sera moins cher à chauffer et voilà tout… Faut lâcher la grappe au contribuable à un moment ou un autre

      • heu ? encore faut il qu’il ait les moyens..moi j’ai compris ….j’ai vendu tout mon immobilier.. et encore faut il que les locataires puissent payer …. question pouvoir d’achat ….

  • « Si on ne veut pas jouer les Don Quichotte, le problème est donc désormais de discuter des méthodes pour restreindre les émissions … »

    Non, il n’y a rien a discuter avec des menteurs ! Si on nous ment sur l’efficacité des « transitions énergétiques », on nous ment tout aussi certainement sur leur utilité.

  • Le climatologue Stephen Schneider, un des principaux auteurs de coordination du groupe de travail II du GIEC TAR, revendiquait le devoir pour les scientifiques de taire leurs doutes et celui d’exagérer les menaces pour frapper les esprits.
    Ainsi, il écrivait en octobre 1989 dans Discover Magazine :

    « Nous avons besoin d’une base d’appui importante, et de capturer l’imagination du public. Bien sûr, cela inclut la couverture médiatique.
    Nous devons donc offrir des scénarios catastrophe (scary), affirmer des choses simplifiées et dramatiques, et faire peu mention des doutes que nous pourrions avoir.
    Cet « engagement à double morale » dans lequel nous nous trouvons souvent ne peut pas être résolu par une simple formule.
    Chacun d’entre nous doit décider de la balance précise entre l’efficacité et l’honnêteté »

    • source Wikiberal

    • On ne saurait mieux dire. Soit la thèse du réchauffement climatique est la plus grande menace à laquelle l’humanité est confrontée soit c’est la plus grande escroquerie scientifique de tous les temps !

  • Bon article qui place l’écologisme devant ses contradictions et ses âneries.
    Mais alors pourquoi tomber dans de semblables travers ?
    Une voiture lambda ne fait pas 2,4 t mais plutôt 1,4 t. Et plus généralement le secteur routier a un impact sur la pollution (et sur le climat) bien inférieur à l’industrie ou au chauffage.
    Et les éoliennes ont un impact minime sur flore et faune. Je rappelle que nos chats tuent 10000 fois plus d’oiseaux que nos éoliennes. Et que l’impact béton de toutes celles-ci est moindre que le seul projet Europa City !
    Il y a probablement des arguments plus percutants pour critiquer l’éolien que ces deux là…

    • Bien sûr l’impact béton n’est pas terrible, c’est surtout le prix de son éradication qui l’est vu la quantité déversée!

    • Les chats tuent peut-être plus d’oiseaux mais c’est la nature qui est ainsi faite et leurs victimes ne me semblent pas faire de partie d’espèces protégées au contraire des éoliennes dont 80% des victimes appartiennent à des espèces protégées.

  • L’ignorance des gens soit disant instruits et cultivés est atterrante! Ils semblent avoir oublié tout ce qu’on a eu tant de mal à leur apprendre à l’école!

  • Question mais pourquoi vouloir sauver la planète alors que le changement a toujours existé …faut arrêter de brasser du vent au profit des affairistes et des illuminés.ce qui est gravissime c’est que la totalité des candidats au Pouvoir ont tous des projets pastèques dans leurs tiroirs .Les écolos n’auront pas la majorité au parlement mais c ‘est inutile ,ils ont gangréné toutes les cervelles ou presque…

  • lors de l’émission de Yann Barthès le Petit Quotidien qui recevait Cécile Duflot celle-ci confond le réchauffement climatique, et « les bouteilles en plastique » et «le gaspillage alimentaire est fondamental » à écouter sur https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/cecile-duflot-parle-de-l-affaire-ecle.html

  • Pourquoi baisser son froc devant les réchauffistes?
    L’effet de serre dû au CO2 est saturé depuis longtemps et si on en rajoute, cela fait reverdir la planète et n’augmente la température que de pouillèmes, au mieux. Si la température moyenne du globe -valeur extrêmement difficile à mesurer avec précision- varie, cela est dû à la nature.
    La seule pollution dont il faut s’occuper, c’est le plastique dans les océans, celle des rivières dans de nombreux pays, sans compter la démographie galopante dans les pays les plus pauves.

    • Plastique ou algues meme combat ,c’est encore un truc insignifiant pour la planete..mais pas pour nos yeux sans doute.

    • « L’effet de serre dû au CO2 est saturé »

      Pas tout à fait mais il est loin d’être linéaire (dérivée seconde négative). Si sa densité double de 400 à 800 ppm, la contribution directe à l’effet de serre passera de 50 à 54W/m², principalement autour de la bande IR 4.25 microns qui n’est pas interceptée par H²O.
      L’effet brut de ce +4W/m² serait de +0.7°C mais c’est sans compter sur les rétroactions positives ou négatives mal connues voire ignorées dont l’estimation au pif permet de faire dire ce qu’on veut aux modèles numériques.
      Exemple de rétroaction positive (=aggravante): l’échauffement fait fondre la glace qui ne réfléchit plus le rayonnement solaire et contribue à un réchauffement supplémentaire, de combien?

      • Oui, mais comme on va plutôt passer de 400 ppm à 450 ppm, cela fera une diffrence de température inférieure à la marge d’erreur. Sans compter, les rétroactions dans les deux sens.
        Et concernant la seule France, si on arrête toute émision de CO2 supplémentaire (déjà très faible) on est dans le dixième de millième de degré.
        Ca vaut vraiment le coup d’y dépenser quelques milliards, non?

  • Rappel historique:
    c’est la Cour suprême des USA qui a déterminé que le CO2 était un « pollutant ». Elle ne l’a pas décrété tel pour des raisons environnementales mais bien pour que l’agence pour la protection de l’environnement (EPA) puisse le réguler car, selon la loi de là-bas, elle n’a autorité que sur les substances polluantes.
    Le juridisme aura toujours raison, même en étant irrationnel.

    L’empreinte carbone est un concept bien confus qu’il vaut mieux éviter d’utiliser
    https://blog.mr-int.ch/?p=5229

  • Merci Monsieur le Floch-Prigent,
    Pour abonder dans votre sens, voici un résumé d’un article que j’avais rédigé en 2018 pour des étudiants du secteur automobile :
    LES ENERGIES
    Au 19e siècle des physiciens formulèrent une loi implacable de la nature et de l’Univers à savoir que les énergies une fois consommées ne se perdent pas mais se dissipent. Hélas une deuxième loi, l’entropie, stipule que cette énergie dissipée n’est plus utilisable. Voici les conséquences.
    1-Les énergies ne sont pas renouvelables ! En particulier celle du soleil qui régit toute la vie sur terre. Ainsi, dans 4 à 5 milliards d’années notre astre aura consommé tout son hydrogène dont la fusion du noyau produit la formidable énergie que nous connaissons mais qui aura une fin. Nos chercheurs sont déjà à l’œuvre pour reproduire cette source d’énergie. Bravo !
    2-Les énergies fossiles : Actuellement proches de l’épuisement, leur utilisation généralisée est ou serait à l’origine du réchauffement climatique. Bien qu’encore abondantes et capables de bons services ces sources sont déjà mises à l’index par des règlementations contraignantes suivies par des augmentations du prix des carburants entraînant une déstabilisation brutale du marché automobile et d’autres secteurs ainsi qu’une amputation du pouvoir d’achat des populations déjà en difficulté qui viennent de déclencher le mouvement 2018 des « Gilets jaunes ».
    3-Les véhicules électriques et hybrides rechargeables : Chers et manquant encore de maturité ces véhicules, lourds à très lourds, souffrent d’une faible autonomie, de batteries encombrantes, d’une habitabilité et d’une charge utile moindres ; en général ils ne peuvent pas tracter.
    Les citadines 100% électriques, ne peuvent guère circuler que dans des agglomérations pas trop étendues. Leur bilan pollution est critiquable surtout à cause de coûteuses batteries gourmandes en matières rares et de leur recyclage en attente de clarification.
    Les hybrides avec un moteur essence et un ou deux moteurs électriques polluent un peu moins en ville mais ne font pas mieux en longs trajets où le moteur essence fait tout le travail. Leur prix élevé pour le moment n’intéresse en général qu’une clientèle citadine aisée et « branchée ».
    Ces deux motorisations ne résoudront absolument pas la saturation du trafic de nos cités dont les errements de l’urbanisation et des nouveaux modes de vie sont un autre sujet.
    Coût de l’électricité pour recharger ? Tarif habituel à la maison, variable à l’extérieur mais, il ne faut pas rêver, un jour ou l’autre cette électricité pour les véhicules sera taxée, comme les carburants !
    Enfin la traction électrique généralisée nécessitera un grand nombre de centrales électriques, non polluantes !

    4-Suggestions : La conversion énergétique va prendre beaucoup de temps, en attendant, il serait judicieux de développer des véhicules faciles à produire à bas prix, peu encombrants, très légers, munis d’un moteur thermique minimal et à vitesse maximum réduite. Encore plus légers, économiques et peu encombrants, depuis longtemps nous avons les deux roues qui pourraient circuler sur les voies de bus inutilement vides. Las, nos édiles considèrent ce moyen de locomotion avec un profond dédain !

    5-Perspectives :
    Dans notre pays, la France, désindustrialisée et nucléaire, nos émissions de CO2 sont faibles et au niveau planétaire dérisoires. Par contre, les pays à forte population qui font tourner des milliers « d’usines du monde », et d’autres qui ont un train de vie plus que confortable sont loin d’être concernés par les sacrifices qui nous sont imposés ici.
    Alors, pourquoi cette incompréhensible et très impopulaire « conversion énergétique » qui, en cette fin d’année 2018, pour la première fois sème la colère dans tout le pays ? En voici quelques raisons.
    ● Que ceux qui ne savent pas et ceux qui croient savoir se taisent et apprennent,
    ● Que les scientifiques et ceux qui savent s’expriment,
    ● Que ceux qui nous gouvernent, leurs administrations cloîtrées dans les bureaux européens, nationaux ou locaux dans des villes surpeuplées et asphyxiées – avant de prendre des décisions irréalistes – sortent, regardent et écoutent !
    Qu’on se le dise, merci pour votre attention.
    Pinson

    NB: Etude complète de 4 pages sur demande.

  • Merci pour cet article très clair et très instructif.

  • Merci Monsieur Loïk Le Floch-Prigent (vous avez été mon patron il fut un temps).
    Merci donc pour votre article équilibré qui remet les pendules à l’heure. Y compris dans ce cénacle où, malheureusement, les réactions sur ce thème, en contre-pied de la doxa dominante de gauche, sont tout autant dogmatiques.

  • Dans Candide, Voltaire écrit : « Quand sa Hautesse envoie un vaisseau en Egypte, s’embarrasse-t-elle si les souris qui sont dans la cale sont à leur aise ou non ? ».
    Si ces souris estiment que le vaisseau se réchauffe, elles peuvent toujours s’imposer une économie décarbonée : sa Hautesse s’en fout.

  • « déplacer 80 kgs d’humain dans une voiture qui pèse 2,4 tonnes »

    La voiture est un des moyens de transport les plus optimisés à notre disposition, parfaitement adaptée à la nature humaine puisqu’elle permet de transporter une famille. Ce n’est pas un hasard si la plupart des kilomètres parcourus le sont avec des automobiles. C’est le résultat d’un choix rationnel fait par l’immense majorité des individus, c’est-à-dire par le marché libre.

    L’argument du poids n’a pas sa place dans un débat sérieux sur les transports. Tout argument qui conduirait à s’opposer au choix du marché serait nécessairement sous-optimal.

  • Le problème d l’écologie n’est pas tant l’ignorance scientifique sidérante des politiques que l’idéologie sous-jacente. Culpabilisation généralisée, surveillance sans limite, fin de la vie privée, de la liberté d’expression, taxes et impôts moralisateurs donc sans fin….

  • Autant je suis d’accord avec le contenu de l’article, autant je trouve que le titre n’en découle pas.

    Accessoirement des raisons techniques : traiter de nombreuse pollutions diminue consommation d’énergie, donc peut être souhaité à la fois par des libéraux et les écologistes toutes tendances.

    Mais je crains que ce ne sois plus grave et qu’il y ait une raison idéologique au sens négatif du terme c’est-à-dire dogmatique. Comme pour beaucoup de libéraux « écologiste » signifie « gauchiste étatiste », on ne peut qu’être contre sinon on n’est pas libéral. Certains libéraux se sentiraient déshonorés s’ils devaient admettre tel ou tel point d’un environnementaliste. Voir mon article à peu près concomitant de celui-ci sur Contrepoints.
    À mon avis c’est être prisonnier d’un vocabulaire qui a beaucoup évolué, et qui est un péril de plus pour le libéralisme. Ce dernier pourrait être associé à la négation d’un point particulier qui se trouverait vérifié. Je pense à l’exemple très concret de votre pare-brise qui n’est plus couvert d’insectes lorsque vous allez vite, ce qui signifie que les oiseaux meurent de faim etc.

    Attaquons-nous à des problèmes concrets, comme celui des déchets nucléaires qui me parait très exagéré, puisque les volumes sont faibles et que plus un corps reste radioactif longtemps, moins sa radioactivité est forte (sinon il aurait vite disparu). Bref plaçons cela sur le plan pratique : les Bretons vivent sur un sol légèrement radioactif et ça ne semble pas avoir d’effets sur leur santé.

    Nous avons une occasion d’être en phase avec l’opinion publique tout en valorisant des solutions libérales (comparons les prix des différentes énergies, les taxes en découlant etc.)
    Ne laissons pas passer cette opportunité par dogmatisme

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