Les fausses bonnes idées en matière de développement durable

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Ferme éolienne au Texas (Crédits Billy Hathorn, licence GNU GFDL)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Les fausses bonnes idées en matière de développement durable

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 mai 2018
- A +

Par Cécile Philippe.

Nombre d’initiatives en matière de développement durable partent d’un bon sentiment. Mais une analyse en termes de coûts et de bénéfices montre que l’efficacité n’est pas toujours au rendez-vous.

Changer de voiture, bannir l’huile de palme, choisir la voiture électrique, privilégier les biocarburants, autant d’actions qui au cours des dernières années ont été promues dans le débat public comme des actes citoyens favorisant le développement durable. Seulement, voilà, les choses ne sont jamais aussi simples. Comme le répète à l’envi Nicholas Nassim Taleb dans ses ouvrages, il est plus facile d’identifier ce qui ne marche pas que ce qui marche, ce qui est faux plutôt que ce qui est vrai, ce qui est mauvais plutôt que ce qui est bon. C’est l’application de l’idée que le fait d’avoir vu un million de cygnes blancs ne prouve pas que l’affirmation « tous les cygnes sont blancs » est juste. Mais un seul cygne noir suffit à prouver qu’elle est fausse.

Toutes les propositions visant à réduire le CO2 ne sont pas judicieuses

Appliquée aux questions écologiques, cette idée signifie qu’il ne suffit pas de savoir que les émissions de CO2 peuvent-être nuisibles pour l’environnement pour savoir ce qu’il convient de faire. D’une part, on sait qu’il n’est pas possible ou même souhaitable de supprimer toutes les émissions de CO2. D’autre part, toutes les propositions visant à réduire le CO2 ne sont pas judicieuses. En matière d’environnement, le diable se cache souvent dans les détails comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire à maintes reprises.

Par exemple, dans les années 2010 le bonus-malus et la prime à la casse en matière d’automobile continuaient d’être en vogue en dépit de leurs travers. Il a fallu montrer que la démarche consistant à se féliciter d’économies de CO2 au kilomètre en occultant les émissions suscitées par le rajeunissement prématuré du parc automobile n’avait aucun sens. Les émissions de CO2 liées à la production de véhicules sont très significatives par rapport aux émissions liées à leur utilisation. Par conséquent, inciter les consommateurs à changer leur véhicule plus fréquemment en vertu de prétendus apports écologiques pouvait être un non-sens.

Plus récemment, nous avons eu l’occasion de discuter du cas de l’huile de palme qui a fait l’objet de très nombreuses attaques au point d’inciter nombre de producteurs à labelliser leur produit sans huile de palme. L’Union européenne l’a bannie de sa politique de développement durable. Pourtant, là encore, les choses sont plus complexes que ce qu’il n’y paraît car le palmier à huile est le plus productif. Fabriquer des biocarburants à partir d’huile de palme exige moins de terre et d’input. Pour produire la même quantité d’huile à partie du soja ou du colza, il faut 5 fois plus de terre et d’inputs. Réduire la part de l’huile de palme, c’est accentuer les effets déjà négatifs de la production de ces biocarburants en mettant la pression sur les terres agricoles et les forêts.

Éviter de céder aux sirènes et aux effets de mode

Établir le bilan carbone d’une activité est une vraie gageure et avant de céder aux sirènes et aux effets de mode, il est judicieux d’analyser les tenants et les aboutissants. C’est ce à quoi nous invite le journaliste Guillaume Pitron dans son livre La guerre des métaux rares : La face cachée de la transition énergétique et numérique (Les liens qui libèrent, 2018). Vous pourrez en retrouver un extrait dans le Challenges du 26 avril, centré sur les voitures électriques.

Qui parmi les amateurs ne connaît pas la marque américaine Tesla dont le créateur, Elon Musk, ne cesse de défrayer la chronique avec des projets toujours plus ambitieux et une communication parfois tapageuse. Pour autant, selon Pitron, le bilan carbone de la voiture électrique n’est pas nécessairement compatible avec une approche « développement durable ». Il rappelle que des chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) ont mis en évidence que l’« industrialisation d’une voiture électrique consomme trois à quatre fois plus d’énergie que celle d’un véhicule conventionnel ». La voiture électrique génère dans sa phase de conception des surcoûts écologiques, qu’il faut ensuite compenser pas des économies de CO2. Si aujourd’hui le bilan carbone est positif sur le cycle complet de vie du véhicule, l’auteur montre que plus les capacités des voitures électriques augmenteront, plus la donne risque de changer. La fabrication des batteries augmentant l’autonomie des véhicules conduit à consommer plus d’énergies et de ressources. Un constat qui rappelle celui de l’Ademe, écrit l’auteur. En 2016, l’agence constatait que la consommation énergétique d’un véhicule électrique était proche de celle d’un véhicule diesel et peut-être même supérieure dans le cas d’électricité produite par une centrale à charbon.

Avoir le courage de regarder les alternatives avec objectivité

Ainsi en matière de développement durable, il est impératif de ne pas céder aux sirènes des apparences et des émotions. Au contraire, il faut avoir le courage de regarder les alternatives avec objectivité, de se hâter lentement de les subventionner ou les privilégier de façon réglementaire. Faute de quoi on risque trop souvent de découvrir avec retard qu’on a investi du temps et de l’argent de façon contreproductive, tout en s’abusant et se décrédibilisant au nom du développement durable.


Sur le web

 

Voir les commentaires (71)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (71)
  • C’est quoi un développement durable alors que depuis des millénaires les sociétés se développent en permanence à l’insu de leur plein gré ?
    Le développement durable part du principe que la productivité des hommes est limitée.,.c’est évident pas le cas malgré qu’on invente sans arrêt des solutions pour freiner son expansion….le développement durable , heureusement ne freinera pas les hommes dans leur recherche du paradis terrestre ,une mode en chasse toujours une autre……

  • jacques lemiere
    4 mai 2018 at 7 h 03 min

    un peu ennuyeux d’appuyer un article sur une notion qui reste une notion à la noix, avant on avait l’idée de progrès, pas toujours claire en pratique, il fallait un certain temps et un peu d’arbitraire pour considérer qu’une chose était un progrès, désormais on a le développement durable…
    quand on a plusieurs critères pour juger d’un machin ça signifie de toutes façons qu’il n’existe pas de façon unique de porter un jugement..et on peut arrêter n’importe quel projet pour une bestiole..
    On a des gens qui se baladent qui font des trucs veulent obliger les autres à les faire..

    je cite wikipedia
    Le développement durable est une nouvelle conception de l’intérêt général, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l’échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux et sociaux d’une planète globalisée. Wikipédia

    l’intérêt général , vous savez ce machin qui est dans l’intérêt de tout le monde sauf vous.

    • En enfant gâté, nous ne voyons pas tout ce que le vaisseau terre nous offre gratuitement.
      Regardez le cout par individu pour faire vivre quelques bonshommes dans l’espace, dans la station orbitale.
      C’est ce service que nous offre gratuitement la Terre.
      C’est cela l’intérêt général à préserver.

      • Ce que le vaisseau terre nous offre gratuitement…
        Parce que dans votre idée, il pourrait nous envoyer une facture, et c’est pure bonté d’âme de sa part de ne pas le faire ? Le grand maître de la nature, avec son administration kafkaïenne, envoyant des factures aux hommes à chaque fois qu’ils font quelque chose qui leur fait plaisir mais qui augmente l’entropie… Quelle étrange idée religieuse !

        • « Parce que dans votre idée, il pourrait nous envoyer une facture »
          Si par vos agissement irresponsables vous détruisez le biotope et qu’obstinément vous souhaitez quand même continuer à vivre , il vous faudra débourser la somme de 15 Milliards par personne pour vivre dans une boite de conserve qui flotte dans l’espace. Sans doute un peu moins sur une planète morte.
          C’est vous qui voyez…

          • On ne détruit pas un biotope, on le modifie à notre avantage. Et ce n’est pas gratuit.

            C’est vous qui voyez…

            • Oui, nous ne sommes pas obligé de réfléchir aux conséquences de nos actes tant que les limites sont à des années lumières.
              Même si vous trouvez cela anxiogène ou que cela contredit vos certitudes viscérales acquises » depuis des siècles », informez vous objectivement sur l’état de la planète et sur les limites et le fonctionnement du système Terre.
              Un homme informé en vaut 2. 😉

              • La vie sur terre n’a jamais été aussi ‘facile’ pour les êtres humains. La misère et la faim deviennent pour la plupart qu »un mauvais souvenir.
                Si on regarde objectivement le développement économique, il y a un progrès depuis 50 ans.
                Je sais, rien n’est parfait, épuisement de l’énergie, gestion des déchets, mais ce n’est pas des types comme vous qui vont résoudre ces problèmes. Vous êtes du coté des pleurnicheurs.

                • Oui, et alors ?
                  Donc la fête va continuer indéfiniment ?
                  Comprenez vous ce qui à permis la fête ?
                  Je pense que oui , vu que vous dites : « Je sais, rien n’est parfait, épuisement de l’énergie, gestion des déchets »
                  Voilà en plein les services gratuits offert par la Terre.
                  Personne ne paye pour ce qu’on extrait de la Terre, personne ne paye l’air qu’on respire, aucun agriculteur ne paye pour la pluie qui arrose les récoltes etc..
                  Tout le vital est gratuit, tant que nous ne le détruisons pas.
                  Donc je n’admets pas que l’on remette en cause l’intérêt général, il y en a un, sauf pour les inconscients suicidaires ou les idéologues intégristes neolib.
                  Tout ce gratuit, nous le partageons, que vous le vouliez ou non.
                  .
                  « ce n’est pas des types comme vous qui vont résoudre ces problèmes »
                  Faire prendre conscience aux gens est déjà un pas vers la résolutions des problèmes.
                  Sinon que savez vous de mes activités ?
                  Et vous, travaillez vous à résoudre ces problèmes?
                  .
                  « Vous êtes du coté des pleurnicheurs. »
                  Voilà l’argument massue qui clos le débat ?

                  • jacques lemiere
                    4 mai 2018 at 20 h 57 min

                    non…agissez en accord avec vos convictions …
                    il me semble que tout ce bazar c’est pour m’obliger à vivre selon des idées qui vous plaisent.. qu’on a d’ailleurs pas mal de difficultés à saisir…
                    Il faut quand m^me être carrément gonflé pour avoir des solutions « planétaires »…quand avoir un simple budget en équilibre semble « hors de portée..

                    • « non… » en général ? 🙂
                      « agissez en accord avec vos convictions … »
                      C’est ce que je tente de faire mais les technos ne sont pas là et ce n’est pas moi seul qui vais résoudre le problème énergétique à venir.
                      .
                      « il me semble que tout ce bazar c’est pour m’obliger à vivre selon des idées qui vous plaisent.. qu’on a d’ailleurs pas mal de difficultés à saisir…
                      Il faut quand m^me être carrément gonflé pour avoir des solutions « planétaires »…quand avoir un simple budget en équilibre semble « hors de portée.. »
                      Je suis intervenu car vous remettiez en cause l’intérêt général par inconscience de tout ce que nous partageons, vous et moi.
                      Il est d’intérêt général que l’air soit respirable, que l’eau soit buvable etc…vous en conviendrez je suppose…
                      Il est d’intérêt général de résoudre le problème de l’effondrement des énergies fossiles.
                      La cause est juste, et des mesures incitatives pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles vont dans le bon sens, je ne prétend rien d’autre.
                      Je ne préjuge pas des solutions à mettre en place. libre a chacun.
                      Par contre je ne supporte pas que l’on nie l’intérêt général (par pure idéologie et instinct primaires camouflés ?) et l’effondrement à venir provoqué par cette inconscience.

              • @ Leham
                Renseignez vous? Il ne faut pas dévier la science et lui donner des pouvoirs qu’elle n’a pas. La science ne peut pas déterminer quelles sont les limites de la sustainabilité de la Terre. On sait que vous êtes un réchauffiste convaincu mais ne mêlez pas la science la dedans. D’ailleurs il y a davantage d’arguments contre que pour. On ne peut prévoir ce que sera la Terre dans 50 ans , et encore moins dans 100. L’hypothèse n’est basée que sur des modèles informatiques, et une hypothèse n’est pas une certitude. Mais vous savez qu’ils ne peuvent donner que les résultats en fonction des données insérées. Or le GIEC part avec pour paradigme que le CO2 cause le réchauffement. Les analyses des carottes de glace prélevées par le forage de la base de Vostok montrent une considérable augmentation du CO2 tous les 100.000 ans environ (vous pouvez trouver un schéma des courbes sur internet si vous ne connaissez pas). Et il n’y avait pas de civilisation industrielle sur Terre dans le passé. Vous avez peut être entendu parler du Petit âge glaciaire qui a frappé la Terre au XIVe siècle, comme la température a chuté il est normal qu’elle remonte un jour, tout comme elle remonte au printemps.

                • Vous mélangez 2 problèmes:
                  – les limites du système Terre avec nous dedans
                  – et le réchauffement climatique.
                  Le réchauffement est bel et bien là, peu importe la cause.
                  Ce n’est que mon avis personnel mais je ne suis pas convaincu qu’il soit totalement lié au CO2, pourtant le réchauffement existe.
                  Les données montrent que tous les ans, le climat se déplace de 6km vers le nord.
                  Entre parenthèse, si ça continue de la sorte, la végétation n’arrive(ra) pas à suivre et nous ne sommes plus au néolithique à pouvoir aisément migrer pour trouver des conditions qui nous sont favorable sur des terres vierges.
                  Il y a toujours déjà quelqu’un…
                  .
                  A mon sens, le problème central demeure les limites de notre mode de vie basé sur l’extractivisme en général et en premier lieu, les limites sur les ressources en énergie fossiles.
                  A notre échelle de temps, le stock, de pétrole ou gaz ou charbon, sur terre est fixé une fois pour toute.
                  découvertes connues et inconnues forme un stock fini sur la planète.
                  A chaque utilisation, le stock baisse, c’est inéluctable.
                  C’est à la fois mathématique et du simple bon sens.

                  • Exact. Mais il a fait plus chaud lors de l’optimum romain et au Moyen âge, et ce furent des périodes de prospérité, alors que les temps furent durs lors du Petit âge glaciaire.
                    Le progrès technologique apporte des solutions. Les derniers avions de Boeing sont en fibres de carbone. Les astéroïdes regorgent de milliers milliards de tonnes de matériaux, qui seront à notre service quand ils manqueront sur Terre.

                    • « Les astéroïdes regorgent de milliers milliards de tonnes de matériaux, qui seront à notre service quand ils manqueront sur Terre. »
                      hum, c’est quand même miser sa chemise sur des technos que nous n’avons pas pour aller les chercher, et les aurons nous à temps ?
                      c’est a dire avant que les énergies fossiles (notre pouvoir de transformation) ne soit plus qu’un lointain souvenir…

                      Je ne voudrais pas briser votre optimisme mais il y a quand même peu, ou pas d’indice que ça va bien se passer au niveau énergétique…
                      Attendons les nouveaux 120$ le baril qui ne sauraient tarder et la future crise associée, pour que des changements s’opèrent…

              • Mais on peut très bien réfléchir intelligemment et de manière responsable aux conséquences de nos actes, et aboutir à des conclusions diamétralement opposées aux vôtres ! C’est même la conclusion logique à laquelle on aboutit quand on fait passer la science avant la politique, et qu’on pratique la première à un haut niveau, comme certains ici.

                • « et aboutir à des conclusions diamétralement opposées aux vôtres ! »
                  Exact ! en ignorant une partie du problème, voir réponse à vous-même , plus bas, le 4 mai 13h47

      • « nous offre gratuitement. »
        Ah bon, vous ne travaillez pas ?
        Ou alors, vous êtes du bon coté du chèque; « c’est gratuit, c’est l’état qui paye » ?

        • Oui, voilà, c’est ça, je suis pantois devant l’intelligence de vos remarques.
          Visiblement il y a des mots qui déclenchent des réflexes pavloviens chez vous, hors de toute raison…

          • A défaut d’argument..

            • Je comprends que vous n’en ayez pas face aux limites…C’est malheureusement imparable

              • Quelles limites?
                Quand il n’y aura plus de pétrole (quand il n’y aura plus de pétrole rentable) le signal prix orientera le marché sur une autre source d’énergie (ou pas).
                On vous l’a dit 100 fois. Depuis le temps que vous polluez ce forum, vous devriez avoir pris cela en compte, mais votre mantra c’est, limites, limites.

                • eh oui, no limit ! 🙂 Ah tiens je vais changer d pseudo ! 🙂
                  « le signal prix orientera le marché sur une autre source d’énergie (ou pas). »
                  C’est plutôt ce discours qui relève du dogme théorisé à une époque où les limites étaient bien loin, 200 ans plus tôt.
                  Le marché fonctionne tant qu’il y a substitution possible.
                  Quel indice vous fait croire qu’il y aura substitution aux énergies fossiles, surtout au volume où nous les consommons ?
                  Le « ou pas » a intérêt a ne pas être trop brutal, c’est bien pour cela que je bassine les utopistes à fort pouvoir d’achat donc ayant le pouvoir d’ orienter le marché, à anticiper la chute des fossiles.
                  Ce n’est pas le manque de cheval qui a amené le pétrole (automobile). C’est simplement que nous l’avons découvert et trouvé bien plus pratique.
                  Aujourd’hui c’est très différent, on sait que nous allons « manquer de cheval » alors que nous faisons un très fort usage, et en sommes hyper dépendant pour absolument tout.
                  L’anticipation de cet effondrement à grande échelle n’entre pas dans le logiciel du capitalisme court termiste.
                  Un peu de planification (éclairée) est parfois salutaire.
                  D’ailleurs c’est ce que fait tout bon chef d’entreprise, il planifie autant que faire se peut.
                  Pourquoi rejeter de la planification éclairées au niveau des états ?
                  Il ne faut pas être extrême dans son idéologie.
                  Le marché ne règle pas tout, loin de là.

                  • Vous êtes pénible, depuis 50 ans j’entends; « plus de pétrole dans 20 ans ».
                    Vous ne faites pas confiance au marché, vous pensez que la planification éclairées étatiques est meilleur?
                    Vous faites plus confiance à S. Royal plutôt qu’au pétrolier?

                    Vous êtes libre d’être un idiot utile, mais cela sera sans moi.

                    D’ailleurs je ne sais même pas pourquoi je vous réponds, c’est vous faire trop d’honneur.

                    • Et moi, depuis 15 ans, j’entends : « On a toujours pour 100 à 150 ans de plus avec le gaz qu’avec le pétrole ».

                    • J’ai une bonne nouvelle pour vous dans 50 ans il y aura toujours du pétrole.
                      mais en quelle quantité extractible et a quel prix ?
                      bien loin de ce qui fait tourner l’économie actuelle.
                      « Vous faites plus confiance à S. Royal plutôt qu’au pétrolier? »
                      Les pétrolier ne font que le rabâcher qu’il va y avoir un pb….
                      j’avais dit planification éclairée 🙂 , désolé pour S.Royal…
                      Jancovici serait déjà bien plus éclairé et pragmatique.
                      Les politiques sont rarement compétents sur les dossiers, hélas.
                      Moi aussi je vous aime ! 😉

                    • Vous êtes un comique dans votre genre Vous vous terrifiez du futur hypothétique prix du pétrole… alors que l’économie française est plombée par des taxes délirantes et des règlements délirants.
                      Libérez l’économie française… et le pb du prix du pétrole ne fera rigoler que les enfants (de votre genre).

                    • Pas si comique que cela malheureusemnt…

                      Ce n’est pas le prix le pb, c’est le volume disponible, le goulot d’étranglement une fois passé le pic/plateau.
                      Jusqu’ici, il n’y a pas de corrélation entre prix et le volume, Il n’y a pas de corrélation entre prix et le service rendu par le pétrole.
                      preuve que le marché n’est pas efficient sur ce point.
                      https://jancovici.com/publications-et-co/articles-de-presse/le-petrole-est-il-elastique/
                      ( je n’ai pas dis inefficient sur sur tout 🙂 , tout comme la planification 🙂 )

                  • « L’anticipation de cet effondrement à grande échelle n’entre pas dans le logiciel du capitalisme court termiste. »

                    Pénible et buté. Le capitalisme, le vrai, pas celui de copinage, n’a rien à voir. Il s’adaptera.

                    • Le vrai capitalisme est celui que vous avez sous les yeux, il n’y en a pas d’autre.
                      Le copinage est inhérent à la nature humaine actuelle.
                      Des hommes capables d’intégrité auraient une éthique, ne seraient pas cupides, refuseraient un système foncièrement injuste et rejetteraient donc le capitalisme.
                      Nous avons le capitalisme que nous sommes.
                      Les hommes, moi compris, ont un gros travail sur eux-même à opérer, beaucoup de remises en causes à effectuer avant de devenir pleinement honnêtes et intègres….

  • Le gaz carbonique est bon pour l’environnement. C’est le gaz le plus vert qui puisse exister, puisqu’il permet la croissance des végétaux (forêts, cultures agricoles). Les horticulteurs insufflent du gaz carbonique dans leurs serres pour accélérer la croissance de leurs cultures. Le taux optimal est de 1200ppm, soit le triple de celui de l’atmosphère actuellement.
    En ce qui concerne le climat, c’est principalement le soleil qui a déterminé son évolution passée et qui continuera à le faire à l’avenir (cf. article de Jacques Henry).
    Quand on aura compris ça, on arrêtera peut-être enfin les conneries. Ceci dit, la voiture électrique (pour une part mineure du parc automobile) avec un parc de production électrique comme celui de la France, n’est pas forcément idiot pour réduire un peu notre dépendance au pays producteurs de pétrole.

    • oui, le co2 est le gaz de la vie.
      la première des choses à faire serait de le reconnaître à nouveau et de cesser de vouloir le réduire à toute force et de manière absurde.

      • Les écolos sont des ignorants, doublés d’hystériques. D’ailleurs il est atterrant de constater à quel point nos contemporains sont ignorants. Alors qu’ils n’ont jamais été plus longtemps scolarisés et eu autant de moyens d’accroître leurs connaissances grâce à internet.

  • Ce qui m’étonne c’est que personne ne parle de la diminution des surfaces boisées alors que les arbres sont bénéfiques et pour l’absorption du carbone et pour la lutte contre la désertification.
    L’écologie, le développement durable sont devenus des arguments de vente ou de marketing pour nous vendre des objets, des biens nouveaux alors que nous sommes déjà équipés.
    Même chose qui voudra parler de la durée de vie programmée de nos équipements qui ne sert que la société de consommation?
    Et pendant ce temps on nous vante les éoliennes qui sont un non sens scientifique, les panneaux solaires dans des pays où le soleil ne brille pas tous les jours, on nous vante les maisons connectées, les portails électriques, la climatisation, le tourisme dans les pays lointains, etc..
    On marche sur la tête, le marketing de la société de consommation a remplacé le bon sens.

    • j’oubliais les voitures électriques qui sont un non sens scientifique. Car le rendement de tout moteur est inférieur à 1. Et donc plus on multiplie les moteurs entre la source d’énergie initiale et le produit final, la voiture en l’occurrence, plus on perd de rendement et donc plus il faut d’énergie. Combien de temps nos écolos qui n’ont pas une once d’esprit scientifique vont nous berner avec leur totalitarisme imbécile?

      • Les propositions écolos ne sont peut être pas top mais au moins la cause, la préservation de notre biotope, on peut difficilement être contre, sauf quand ca touche notre intérêt personnel à court terme et notre ego (contraint de faire).
        Décidément la nature conspire contre mes bons plaisirs…c’est rageant !
        Disons qu’il y a des limites à tout et ça c’est Scientifique.

        • Il faut relire le rapport Meadows et Malthus 🙂

        • « La préservation de notre biotope » ne signifie rien si vous n’êtes pas capable de désigner une menace et que vous prenez des mesures au pif ! L’homme est singulièrement adaptable, grâce à son intelligence, et n’a aucune raison de se priver de ce qui lui plaît pour des chimères.

          • « si vous n’êtes pas capable de désigner une menace  »
            L’arrogance humaine sans limite, couplée l’ignorance, peut-être ?

            • Je note que vous n’en désignez pas en réponse. Quant aux limites à tout, ça n’est pas ce qu’on m’a appris dans les grandes écoles scientifiques (sans majuscule) que j’ai fréquentées, ni dans ma carrière tout aussi scientifique ensuite. Les principes sont que ce qui compte est l’équilibre entre l’offre et la demande, et que les réductions autoritaires de la demande par des personnes qui prétendent mieux savoir que les autres (j’allais dire arrogantes) sont la route de la dictature.

              • « Je note que vous n’en désignez pas en réponse »
                S’en est une Majeure, toute les autres menaces en découle, et vous les connaissez, à moins de vivre sur un île déserte.
                Moi non plus je n’ai pas appris les limites à l’école, et pourtant elles existent bel et bien, dans tout système clos.
                Quand à l’économie théorisée, elle le fut a une époque où les limites physiques étaient bien loin.
                Seul le travail et le capital était un facteur limitant à cette époque.
                C’est toujours cette économie vieille de 2 siècle qui est enseignée.
                Tout simplement hors sol !

                • « Système clos »
                  La terre reçoit de l’énergie du soleil et en rayonne dans le vide sidéral. De quel système clos parlez-vous ?

                  • pfff….et a part le soleil, autre chose ? Non.
                    L’énergie solaire que nous recevons peut être considérée comme une donnée fixe et intrinsèque du système Terre, qui demeure un système clos.
                    Nous recevons une quantité d’énergie annuelle , point.
                    Tout le reste, air, eau , écosystèmes, minéraux, sont en quantité limitée également, une fois pour toute, faudra faire avec.
                    Par ailleurs, écosystèmes, biodiversité et énergies fossiles décroissent chaque jour que nous les consommons ou les détruisons.
                    Pas très bon de vivre sur le capital…ça ne dure jamais bien longtemps.

                    • N’importe quoi ! La terre reçoit du soleil environ 8000 fois les usages humains de l’énergie. Les humains représentent environ 10^-15 de la masse terrestre. Les besoins de l’homme représentent l’épaisseur du trait par rapport aux disponibilités, et il serait ultra prétentieux et arrogant de projeter cela en perspectives de pénurie pour les générations de dans quelques millénaires. C’est à peu près comme s’être privés de silex et de tuer le gibier avec à l’âge de pierre pour en laisser pour les générations futures…

                    • Non pas n’importe quoi, c’est vous n’importe quoi.
                      Depuis un moment d’ailleurs mais je reste courtois…
                      Ce que vous dites est vrai mais mal lié,manquant de vision globale donc faux.
                      L’énergie solaires, certes il y en a foison mais elle est très peu concentrée, contrairement au pétrole.
                      .
                      Pourquoi pensez vous que nous sommes passé du tout renouvelable (avant l’ère industrielle), aux énergies fossiles (charbon puis pétrole) ?
                      .
                      ->concentration et facilité d’utilisation.
                      .
                      Il est illusoire de penser que nous pourrons consommer autant qu’aujourd’hui, nous déplacer autant qu’aujourd’hui, seulement avec les renouvelables et même avec le nucléaire.
                      Il suffit de regarder les volumes d’énergie que nous utilisons mondialement.
                      On peut spéculer sur des découvertes qui permettrons de concentrer et stocker les énergies renouvelables mais à ce jour, nada !
                      L’effondrement des énergie fossiles est pour demain, lui.

                    • Moi aussi je reste courtois, et pourtant j’ai un cursus qui ne m’a pas habitué à me faire traiter d’ignare ou m’accuser de manquer de vision et de connaissances scientifiques ou sur les ressources énergétiques. Vous avez des craintes, c’est dommage mais irrationnel et excusable, vous voudriez que ces craintes déterminent l’ensemble des humains, c’est contraire aux idées scientifiques et libérales,et même au bon sens le plus élémentaire. Je veux bien respecter vos craintes et conclusions individuelles, mais il est hors de question que j’accepte de laisser le reste du monde, à commencer par ma situation individuelle, pâtir de ces phobies.

                    • @MichelO
                      « Moi aussi je reste courtois, et pourtant j’ai un cursus qui ne m’a pas habitué à me faire traiter d’ignare ou m’accuser de manquer de vision et de connaissances scientifiques ou sur les ressources énergétiques. »
                      Bien. Alors pourquoi m’accrochez vous sur la gratuité des services que nous rend la planète, sur la terre système clos, sur l’énergie solaire certes largement disponible mais peu intéressante vu sa concentration en l’état des technologies ?
                      .
                      Si vous êtes cultivé comme vous le prétendez, vous ne pouvez qu’être d’accord avec mes assertions ci dessus qui ne sont que des évidences que beaucoup oublient.
                      Alors est-ce le simple plaisir de la joute qui vous motive et vous fait passer pour quelqu’un de pas intelligent a mes yeux.
                      Quelqu’un qui sait des choses mais qui ne sait pas les utiliser intelligemment.
                      Alors je me trompe surement sur vous, et vous prie de m’en excuser mais pourquoi m’accrochez-vous sur ces évidences, alors ?
                      .
                      « Vous avez des craintes, c’est dommage mais irrationnel »
                      Le problèmes est que mes craintes sont fondées, bien au contraire.
                      Je suis étonné qu’il subsiste de gens qui croient qu’il n’y a aucun problème , que si par malheur il en vient un, le marché va le résoudre (irresponsabilité personnelle) et surtout n’apportent AUCUN argument scientifique valide pour lever mes craintes.
                      En premier lieux de ces craintes, la fin (baisse contrainte en volume dans un premier temps) des énergies fossiles couplée au volume auquel nous les consommons sans cesse croissant, dont notre mode de vie est hyper dépendant.
                      .
                       » il est hors de question que j’accepte de laisser le reste du monde, à commencer par ma situation individuelle, pâtir de ces phobies. »
                      Effectivement si vous refusez ce qui est évidence pour beaucoup, je comprends votre attitude et je ferais de même.
                      Pour précision, je ne suis pas défenseur des mesures homéopathiques sur les énergies renouvelables qui ne résoudrons pas le problème, je dis simplement que la cause est juste. Le problème de l’effondrement mérite attention.
                      juste un point pour ne pas nous disperser, sur quoi vous basez vous pour rejeter ma crainte sur le pic sur les énergie fossiles, couplé à la demande croissante, couplé à la démographie croissante ?
                      J’envie votre sérénité.

                    • Pourquoi je m’accroche avec vous ? Parce que j’ai appris que la prétention d’avoir raison sur un sujet et de penser qu’alors toute personne intelligente va vous approuver conduit à bien des désillusions. Vous commencez dans un petit cercle, vous en savez plus que les autres, ils finissent par se rendre à vos arguments. Puis vous montez logiquement, et vous continuez à jouer au guide éclaireur. Parfois, vous montez encore, et soudain vous découvrez qu’il y avait quelques personnes auprès desquelles votre intelligence est aussi faible que celle de vos premiers suiveurs auprès de la vôtre. Et là, soit vous remettez en cause vos conclusions « faciles », comme vous auriez dû le faire depuis longtemps, soit vous retournez dans votre petit cénacle où vous pouvez jouer au roitelet. Bon, ça c’est votre vie. Mais les bonnes conclusions, elles, ne changent pas : ce sont celles que vous n’avez pas voulu voir et que vous combattez avec assurance et prétention, parce que ce sont des traits qui rendent vos paroles plus persuasives.

                    • Oui sur le fond, je prend un risque en m’exprimant, celui de me tromper, comme tout un chacun, donc vous aussi.
                      Mais au fond, vous m’accrochez sur des broutilles parce que vous ne trouvez pas d’angle d’attaque et globalement mon discours dérange vos certitudes, viscéralement.
                      Des mots et des vérités vous dérange, rien d’autre.
                      Vous voulez en découdre avec ce jeune c.. prétentieux qui croit mieux savoir que vous et vient en terrain hostile pour faire la leçon et stopper le ronron de l’entre soi.
                      C’est tout ce qui vous motive, soyez franc, car vos arguments ne tiennent pas sur les points d’accrochage. Passons.
                      Foutue nature humaine….
                      .
                      Ca m’aurait quand même fait plaisir que vous répondiez:
                      « sur quoi vous basez vous pour rejeter ma crainte sur le pic sur les énergie fossiles, couplé à la demande croissante, couplé à la démographie croissante ? »

                    • Ce que je sais viscéralement, parce que je le tire de mon expérience, c’est que toute projection/extrapolation ne vaut pas plus qu’un roman de science-fiction. Certains ont vu l’humanité condamnée parce que les forêts ne poussaient pas assez vite pour fournir le charbon de bois nécessaire à son expansion. Depuis, la population a été multipliée d’un ordre de grandeur au moins et le niveau de vie moyen aussi. D’autres se sont faits des noeuds au cerveau à cause du « peak oil ». Or dans les 50 ans depuis ce nouage, la population a doublé, la misère a été encore divisée par deux, et le délai avant la pénurie annoncée est passé de 50 à 150 ans. Ma conclusion est que mes parents et mes professeurs se sont inquiétés pour rien : leurs enfants étaient suffisamment brillants et ingénieux pour rendre caducs et absurdes les problèmes qu’ils voyaient se profiler avec les 2 humains sur 5 qui ne mangeaient pas à leur faim et les petits bébés chinois que leurs parents noyaient comme des chatons faute de pouvoir les nourrir.
                      Pour l’énergie, j’ai les taux de récupération des gisements gonfler, les capacités d’exploration multipliées, le gaz passer d’un déchet d’exploitation à une ressource repoussant d’un siècle ou deux la pénurie. Pendant ce temps, des alternatives sont apparues, à commencer par l’énergie nucléaire. Des alternatives apparaissent toujours ! Que ce soit pour le charbon de bois il y a quelques siècles ou pour le plomb dont nous devions manquer il y a une ou deux décennies pour nos carburants.
                      Chaque génération vit mieux que la précédente. Incomparablement mieux, d’ailleurs, quand on veut bien comparer à âge égal au lieu que le jeune débutant dans la vie se compare à ses grands-parents avec 60 ans d’accumulation de patrimoine derrière eux. Il n’y a pas de raison que cela cesse, et quand bien même, ça n’est ni votre problème ni le mien, c’est celui de nos descendants, plus brillants et ingénieux que nous comme l’ont toujours été les descendants. Alors cessez de vous tracasser, vivez non pas comme un sagouin mais simplement en profitant de manière responsable de la vie. Soyez tranquille, même compte-tenu des projections pessimistes que vous faites des paramètres d’aujourd’hui au cas où vous consommeriez sans penser à eux, vos enfants vivront mieux que vous !

                    • Je précise qu’à la réflexion, c’est cela qui m’irrite le plus chez vous : l’absence de confiance en ceux qui seront concernés pour résoudre leurs problèmes quand ils surviendront. Allons, le pire n’est jamais certain, il n’est même pas souvent probable.

                    • Merci de votre réponse.
                      « le pire n’est jamais certain » Mon expérience personnelle vous donne raison., je pense notamment à mon enfance bercée par 2 craintes majeures, la guerre froide et le chômage.
                      point de guerre majeure à l’horizon et je n’ai jamais eu de problème pour trouver un emploi.
                      Oui, les forets d’Europe ont été sauvées grâce au charbon, pétrole, gaz et nucléaire.
                      Peut on avoir confiance en l’avenir en se basant le fait que jusqu’ici tout va bien ? dit l’homme qui chute en passant devant chaque étage ? 🙂
                      Le peak oil est un fait avéré et du simple bon sens, en plus d’être démontrable mathématiquement.
                      Les nouvelles découvertes ne font que repousser un peu et les découvertes majeures ont toutes été faites, c’est connu et reconnu.
                      Immédiatement, n’importe quel physicien vous dira qu’une croissance infinie, dans un monde fini est impossible et c’est également du simple bon sens.
                      Pour étudier comment nous pourrions nous en sortir « proprement », sans dégât sur la population mondiale, en 1970 , l’équipe Meadows a modélisé informatiquement le monde avec divers scenarios de paramètres correspondant à des choix de société.
                      Trouvez moi un économiste capable de présenter un modèle economique tenant la route sur 40 ans de données réelles, c’est pourtant le tour de force qu’a réussi l’ équipe Meadows
                      de 1972 à 2012, les données réelles collent au scenario « business as usual », chemin que nous avons justement suivi.
                      Ce scénario prévoit un effondrement de la population, donc des morts non naturelles dans pas très longtemps. la date précise importe peu , ce qui compte sont les conséquences liés au paramètres de société que nous avons choisis.
                      Nous avons choisi de ne pas nous poser de question et de poursuivre notre croissance.
                      Toutes les embellies que nous constatons vous et moi, collent parfaitement à ce scenario, ca va même continuer encore un peu.
                      Le raisonnement inductif en partant de « tout va de mieux en mieux « et donc ça ira toujours de mieux en mieux ou au pire, ça ira pareil, est de peu d’aide en telle situation car nous raisonnons de manière linéaire alors la réalité ne l’est pas. Par exemple avec les pics sur les ressources en général.
                      De plus des boucles de rétroactions positives, non intuitives, accentuent les problèmes d’effondrement.
                      Alors direz vous, je base mon alarmisme sur cette seule étude ?
                      Je ne fais pas confiance aux jeunes, à la technologie, à l’innovation ?
                      Les autres scenario montre que c’est peine perdue, au mieux on décale l’effondrement dans le temps, tout en l’amplifiant ensuite.
                      Savez vous quand Noé a construit son bateau ? c’était avant…
                      Choix que nous n’avons pas voulu faire dans les années 70/80, fascinés comme des lapins dans les phares d’une voiture par le « tout va de mieux en mieux », alors pourquoi s’en faire ?
                      rassurer par tout c’est toujours bien passé alors pourquoi s’en faire ?
                      Possible que le réchauffement climatique ne soit pas lié CO2 (inconnu en 1972), possible que nous pouvons puiser jusqu’a la dernière goute d’énergie fossile sans conséquence sur le climat, oui et après ?
                      Quelle découverte majeure, quel indice scientifique vous fait croire que nous allons trouver pile poil au bon moment une source d’énergie remplaçant les fossiles carbonées au volume où nous les consommons et ce, de manière totalement addictive ?
                      Personnellement je crois à une découverte ,totalement inconnue, donc non prévisible mais aura-t-elle lieu et à temps ?
                      Si oui, vous aurez eu raison, si non la population mondiale subira un choc sans précédent.
                      La prudence serait de se préparer à l’éventualité d’un effondrement, ce que je fais au niveau personnel, jamais suffisamment…
                      D’expérience je sais également qu’en cas d’effondrement on ne me laissera pas tranquille dans mon petit coin. Les imprévoyants, ceux qui n’aurons rien anticipé, frapperons plus ou moins violemment à ma porte.
                      A mon sens il est irresponsable de ne pas anticiper un minimum.
                      La situation est inédite en volume humain et en dépendance énergétique.
                      Aucun indice tangible ne permet d’avoir un espoir positif.
                      Prenez l’ile de Pâques, plus aucun arbre (peu importe la raison), ils ont fait sans mais dans quelles conditions de vie et de population ? des exemples comme cela sont nombreux et aujourd’hui le problème n’est pas sur une petite île isolée mais a une échelle planétaire, à l’échelle d’une planète isolée…
                      Permettez moi d’être inquiet et de sensibiliser. 🙂

        • Scientifique, non chiantifique 🙂

        • jacques lemiere
          4 mai 2018 at 21 h 05 min

          bien sur que si je suis cotre la préservation du biotiope..on a jamais fait ça..
          c’est quoi ce baratin? tu te lèves le matin en respectant le biotope? mais bon sang dans quel monde vivez vous?
          donc ce que vous dites c’est qu’il nous faut nous imposer à TOUS de préserver le biotope.. premièrement comment politiquement? deuxièmement qu’est ce que vous entendez par préserver le biotope? Une remarque sans l’homme , le dit biotope se « préserve » t-il?

          • Pourquoi toujours raisonner en liberté et obligations ?
            La conscience mon cher ami, qui passe par la connaissance juste, ça vous parle ?
            « qu’est ce que vous entendez par préserver le biotope?  »
            Ne pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis.
            « Une remarque sans l’homme , le dit biotope se « préserve » t-il? »
            Absolument, sauf catastrophe naturelle.
            L’homme ne sert a rien pour la préservation de la vie sur la planète. La vie peut faire sans nous par contre nous ne pouvons faire sans la vie.
            L’homme (7Mds) et ses activités n’ont plus un impact négligeable sur le biotope.
            M’enfin je pense que vous jouer, vous aussi …..

      • Le moteur électrique a des rendements très élevés en comparaison aux moteurs thermiques. La perte se situe donc essentiellement au niveau de la production d’électricité et de son acheminement!

    • @lapaladine
      C’est encore un bluff écologiste. En France la couverture forestière augmente, ainsi qu’en Europe. Mais l’absorption est minime, car si des arbres poussent, il en meurt dégageant du CO2. C’est durant leur croissance que les plantes en consomment le plus. Les cultures en absorbent donc plus que la forêt.
      Exact pour le marketing, toutes les pubs de la télé se servent du durable pour leur promo de vente!

      • Sans parler de la fabrication des éoliennes qui absorbe plein de fibres de carbone 😉

        • Les moulins à vents, euh les hachoirs à volatiles remplaçant les arbres, c’est poétique 🙂
          Pour sauver la planète, multiplions les hachoirs :mrgreen:

  • Bon article d’une climato carboniste rai-son-nable !

    L’affaire Verdier l’a montré : critiquer le modèle économique inique imposé par l’hypothèse du modèle climatique carboné vous met sous les pires accusations … pour ne pas avoir à examiner ces solutions !

    On le voit avec Trump, qui met en doute la cohérence des mesures économiques signées aux COP et dont les réactions vont de la comédienne gauchiste qui y voit une attaque « contre la science » à une diva de la physique qui pense que la vénusification de la Terre est pour le siècle prochain !

  • Il est toujours très curieux de constater que la bonne parole écologique aujourd’hui, tend à favoriser l’implantation de la voiture électrique (qui a beaucoup de qualité mais aussi encore certains défauts) alors que cette même bonne parole n’a de cesse de jeter la pierre au chauffage électrique qui a pourtant aussi beaucoup d’avantages (souplesse d’utilisation en particulier) et qui répond au même souci en termes d’indépendance énergétique et de meilleur contrôle de la pollution. Il faudrait que l’écologie trouve une cohérence dans ses discours.

    • Le chauffage électrique a quand même pour principe de transformer la chaleur en électricité dans une centrale, puis l’électricité en chaleur chez vous. Il faut une grosse différence de rendement entre une centrale et une installation de production de chaleur pour particulier pour que ce soit intéressant.

      • D’accord avec vous mais la problématique entre voiture et chauffage électrique est bien la même: vous perdez beaucoup à la source de production du courant (principe de Carnot), mais après vous avez des rendements de conversion proches de 100%.

  • C’est bien le cas des éoliennes, que l’on est obligé de doubler par une centrale fossile qui émet du CO2. Les écolos et les politiciens font ainsi montre de leur sottise. Pour lutter contre le réchauffement, ils relâchent plus de CO2!

  • Ce n’est pas tant un problème de savoir ou d’ignorance, qu’un problème d’idéologie.
    Le sujet climat/effet de serre/impact humain est un sujet complexe. Tout comme l’impact éventuel des produits chimiques utilisés en agriculture et dans la vie quotidienne sur l’environnement et notre santé.
    Il est donc facile de faire peur au public en brandissant la menace de dangerosité du CO₂ et d’autre produits tels que le glyphosate pour tenter de l’asservir à sa guise.

    • Oups, mon commentaire répondait à celui de Virgile de 16h04 faisant suite à mon commentaire initial plus haut.

  • Ce qui est « sûr de sûr », c’est qu’une Tesla ne polluera pas l’air des villes ni le « bruit » par la circulation.
    Et, vu le prix de ces véhicules, ni les Tesla ni les Zoé ne seront très nombreuses avant longtemps!

    Est-ce que le CO2 est en lui-même un « toxique » très nuisible? Nous en expirons tous à chaque instant! Faut-il diminuer toute naissance?
    Cela reste un bon indicateur des « fumées » comportant des combustibles brulés qui produisent aussi des gaz plus toxiques, dont différents sulfates et autres additifs brulés des carburants.
    Pourquoi ne pas éteindre des volcans qui dégagent des gaz toxiques et du CO2 de façon hyper-massive?
    Favoriser la flore et diminuer la déforestation, n’est-ce pas le meilleur moyen de diminuer le CO2?
    Enfin, qui croit sincèrement pouvoir inverser le changement climatique, pas encore totalement prouvé?
    Merci à l’écologie d’avoir attiré notre attention sur leurs préoccupations, ce fut instructif et nous en tenons compte aussi, maintenant.
    Mais ce n’est qu’un aspect de la réalité et sans tenir compte des autres aspects, ça ne réussira pas!

    • Jean Roule Du Cable
      4 mai 2018 at 19 h 59 min

      Le CO2 n’est pas vraiment un polluant. Il est d’ailleurs nécessaire à la photosynthèse ; sans lui, pas de 5 fruits et légumes par jour !
      Le CO2, aux dernières nouvelles, pose problème pour le réchauffement climatique. D’où en France, le système bonus-malus des voitures uniquement basé sur les rejets de CO2 (héritage du Grenelle de l’Environnement) ; en 2007, on parlait beaucoup du réchauffement climatique, moins de la pollution urbaine. On ne voyait donc pas d’inconvénient à favoriser le diesel, même sur des petits véhicules dépourvus de FAP.
      Le véhicule électrique, si nous raisonnons en égoiste, comme le font à peu près tous les habitants des grandes villes, est une bonne opération contre la pollution, puisqu’il n’y a pas de pot d’échappement (mais pneus et freins rejettent quand même des particules fines). Mais réalité, ces gens-là ne font que déplacer la pollution :
      – en pompant sur une électricité produite ailleurs sur le territoire national
      – en imposant, pour la construction des VE, des extractions minières qui font d’énormes dégats sur l’environnement, dans les PVD (ce n’est pas pour rien que plus personne ne veut de mines en France)…
      Bref, le VE, c’est une solution d’égoiste à courte vue.

      Le jour où l’on construira une centrale nucléaire sur les champs élysées pour alimenter les bobos parisiens qui ne jurent que par le VE, il en ira peut-être autrement. D’ici là…

      • @ JRDC
        Non, 1 ou 2 % de CO2 ne sont pas toxiques!
        Mais c’est un marqueur d’autres « poisons » qui viennent de carburants de véhicules ou du chauffage, d’ailleurs, ou de tous les moteurs à moteur thermique.

        Oui, le VE est le véhicule urbain idéal.
        La production électrique peut devenir plus « propre » selon son origine. J’avoue ne pas suivre le « mainstream » de contrepoints, pro-nucléaire et anti énergies renouvelables. Je ne suis pas Français, ni client ou actionnaire d’EDF en « délicatesse »! Et le nucléaire n’est pas considéré comme « propre », évidemment!

        Les énergies renouvelables sont relativement neuves en exploitation de masse: une amélioration et une diminution du coût sont encore probables: la source est gratuite, la conservation des kWh n’est pas encore idéale. Mais on cherche dans tous les pays!

        Idem pour les véhicules électriques, la conservation d’énergie!

        De plus, une amélioration du « transport » électrique est encore à trouver.

        Maintenant si vous croyez que nos descendants seront des incapables, c’est peu probable, donc votre problème, pas le leur.

        • Le problème des énergies renouvelables est leur intermittence qui nécessite de disposer de moyens de stockage aujourd’hui non disponibles à des échelles de centaines de TWh. Je ne parle pas de la destruction des paysages qu’offrent en prime l’éolien!

  • Jean Roule Du Cable
    4 mai 2018 at 19 h 45 min

    Excellent livre que celui de Guillaume Pitron. Mais il n’y est pas question que de CO2. Il y est d’ailleurs plutôt question, comme le titre l’indique, des métaux rares. De la guerre pour leur production et leur commercialisation. Une guerre que la Chine a pratiquement déjà gagné. Ainsi pendant que l’Europe, bonne fille, à moitié aveugle, promeut le véhicule électrique, c’est la Chine qui s’enrichit. Elle nous a déjà fait le coup avec les panneaux solaires. Apparemment, la Commission de Bruxelles est toujours peuplée d’autant de truffes.
    Il y est aussi question, dans ce livre, des dégats sur l’environnement de l’extraction et de l’utilisation de ces nouveaux matériaux. Mais bon, ça en Europe, on s’en fout, gagner quelques mois de survie sur les poumons de nos vieux bobos métropolitains, ça vaut bien des salariés payés à coups de trique dans les pires dictatures du monde…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Benjamin Faucher. 

En 2019, le Parlement européen a déclaré l’état d’urgence climatique. Il faut dire que les sujets liés à l’environnement ont pris soudainement une ampleur considérable en 2019 : réchauffement climatique, extinction des espèces, effondrement de la société humaine… plus personne ne peut les éviter.

En tant qu’acteurs du débat politique, les libéraux ont évidemment leur rôle à jouer. Pourtant, face à l’ampleur des enjeux, force est de constater que nombre d’entre eux ne sont pas à la hauteur, loin de là.

... Poursuivre la lecture

Par Michel Negynas.

Au premier juillet, le gaz en tant que combustible de chauffage augmentera de 10 % d’un coup. Il y a des raisons de fond et des raisons conjoncturelles à ce coup de massue sur les consommateurs.

L’avenir du gaz

Si l’on est antinucléaire, le gaz est la seule énergie pouvant permettre de baisser les émissions de CO2, si elle se substitue au charbon, qui est encore la première source dans le monde. L’exemple caricatural est l’Allemagne, qui mise sur un mix d’énergies intermittentes et de gaz. Ses arrêts de centr... Poursuivre la lecture

Par Michel Negynas.

Le 8 août l’Allemagne a connu une journée moyennement venteuse, mais avec du soleil.

Analyse du 8 août 2021

Voici les données des courbes d’Energy Charts, le site public de suivi de l’institut Fraunhofer.

À midi et quart, les exports étaient de 9,5 GW pour 48 GW de charge. La somme des énergies aléatoires était de 46,5 GW, soit la presque totalité des besoins. Or, on était loin des capacités maximales éoliennes et solaires, qui sont à plus de 110 GW en Allemagne.

Les centrales à gaz et à... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles