Imposer le véganisme ne sauvera pas le monde

Il serait peut-être plus intéressant pour tout le monde de se questionner, par exemple, sur des modes de production plus efficients plutôt que d’opter pour une solution extrême.

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Imposer le véganisme ne sauvera pas le monde

Publié le 21 décembre 2018
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Par Brice Gloux.

Le 13 décembre dernier dans 20minutes, Aymeric Caron nous mettait en garde sur notre agriculture, notamment concernant la viande. L’occasion d’apprécier quelques données.

Dans la vidéo issue de l’article, Aymeric Caron nous apprend que l’agriculture est responsable de 24 % des gaz à effet de serre dans le monde. Quand il parle de l’agriculture, il parle en fait de l’AFAT (secteur qui comprend l’Agriculture, la Foresterie et les Autres utilisations des Terres), ou AFOLU en anglais. Comme le soulignent les auteurs du rapport : « les estimations des émissions provenant de l’agriculture (cultures et élevage) présentent des incertitudes beaucoup plus importantes, allant de 10 à 150 % « (GIEC, 2006). Ces chiffres sont issus d’évaluations effectuées par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Ces données sont régulièrement mises à jour et observables directement ici.

https://ar5-syr.ipcc.ch/topic_observedchanges.php

Le journaliste et écrivain souligne l’importance de réduire drastiquement l’élevage afin de limiter ces émissions de gaz, puisque celles-ci comptent pour près de 14,5 % des émissions totales. Nous l’avons vu, l’AFAT comprend 3 secteurs dont l’agriculture, elle-même subdivisée :

http://www.fao.org/3/a-i3671f.pdf

Les estimations des émissions utilisées pour l’élevage ont inclus la fermentation entérique, la gestion du fumier, le fumier laissé sur les pâturages et le fumier épandu sur les sols ; on va partir du principe qu’il ne suggère cette réduction drastique qu’à la France pour le moment, en se basant sur ces chiffres pour l’année 2014.

Le tableau ci dessous représente les émissions en Co²Eq de l’agriculture pour la période 1990-2010, pour 5 pays + l’Europe. On observe par exemple que des pays comme le Brésil, l’Inde ou la Chine ont des émissions supérieures à l’Europe depuis plusieurs années. En bas, la France.

Ainsi, en réduisant drastiquement l’élevage français (imaginons entièrement), cela revient à supprimer 42,2Mt sur 49000Mt, soit 0,086 % des émissions totales terrestres. On peut s’interroger sur l’intérêt réel de trouver un plan qui convienne à l’ensemble des Français, surtout pour une baisse aussi faible.

Et même en admettant qu’il faille bien un pays pour montrer l’exemple, je serai curieux de savoir ensuite comment faire passer à l’ensemble de l’humanité toute entière l’idée d’une réduction drastique de l’élevage. Surtout lorsqu’on sait que parmi les 900 millions de personnes vivant avec moins de 1,9 dollar par jour, au moins la moitié dépend directement de l’élevage pour survivre1.

Aussi, il est intéressant de noter que si les émissions de gaz liées à l’élevage augmentent dans le monde en général, c’est essentiellement dû à deux facteurs : l’augmentation de la population mondiale et le développement économique de plusieurs pays, développement économique corrélé avec la consommation de viande.

https://ourworldindata.org/grapher/meat-consumption-vs-gdp-per-capita

Il serait peut-être plus intéressant pour tout le monde de se questionner, par exemple, sur des modes de production plus efficients plutôt que d’opter pour une solution drastique, extrême2.

Le totalitarisme est en germe dans la démocratie sociale ; il est toujours présent, toujours prêt à renaître, à se développer, car il est la nature même de l’État. – Pascal Salin

Toujours dans la synthèse de la FAO, il est spécifié dans le deuxième paragraphe que

les animaux d’élevage apportent également une contribution importante à la sécurité alimentaire, en aidant à lutter contre les carences en micronutriments, et en fournissant aux populations les vitamines et minéraux essentiels. (..) Les aliments d’origine animale sont importants pour la nutrition et la santé, en particulier pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. Comme nous l’avons mentionné, les aliments d’origine animale fournissent une vaste gamme de micronutriments – comme la vitamine A, la vitamine B-12, la riboflavine, le calcium, le fer et le zinc – qu’il est difficile d’obtenir en quantité suffisante uniquement par les plantes (Randolf et al., 2007 ; Murphy & Allen, 2003).

Il me semble important de rappeler aussi qu’au niveau évolutionnaire, plusieurs théories s’accordent à dire que c’est la consommation de viande qui aurait fait de nous les humains que nous sommes aujourd’hui – voir ici ou , mais surtout constater que les diverses tribus les plus anciennes ont une alimentation principalement animale.

Et si les taux d’acides gras saturés vous inquiètent toujours, je vous invite à lire ceci.

Ce dernier point n’est pas pour obliger à manger de la viande, après tout chacun devrait pouvoir manger comme il le souhaite. Et plutôt que d’imposer un régime alimentaire à tout le monde, pourquoi ne pas essayer de rendre disponible un plus grand nombre de choix à chacun ?

Pourtant, ce n’est pas vraiment la voie que semble prendre Aymeric Caron qui demande carrément un service géré par l’État. Comme l’Éducation nationale. Comme la Santé. On voit ce que ça vaut pour ces deux derniers.

Mais surtout question planification alimentaire, l’humanité sait ce que ça donne.

Des solutions ?

Afin de donner à chacun « le droit de se nourrir correctement », encore faut-il permettre de créer les opportunités pour cela. Alors que certains modèles donnent des clefs politiques, d’autres abordent des solutions pratiques. Ici par exemple, 22 propositions ayant pour but de nourrir toute la population en 2050, sans pour autant cultiver plus de surface, et tout en diminuant les émissions de gaz.

Une autre opportunité pourrait être une réelle ouverture au dialogue, puisque « ça nous concerne tous ». Laurent Pahpy, qui sonnait l’alerte en début d’année à propos de ces carcans administratifs imposés aux agriculteurs, a tenté de faire le lien le 16 décembre dernier avec Aymeric Caron, et ce dernier semble intéressé. Affaire à suivre !

En attendant, il peut être intéressant de lire l’opinion de Bjørn Lomborg, professeur à Copenhague et surtout végétarien, qui considère que « si il y a plusieurs bonnes raisons de manger moins de viande, penser faire la différence sur le climat n’en est pas une ».

Note : concernant les émissions de Co²Eq en Europe, n’ayant pas retrouvé de chiffres, je me suis basé sur ce ratio de 2015, en considérant par défaut le taux d’élevage comme la somme de la fermentation entérique + de la gestion du fumier (soit 4,32 + 1,48 = 5,80 % du total).

 

  1. Clin d’œil à Frédéric Leroy, professeur à l’université de Bruxelles, qui déniche des infos toujours intéressantes. Son dernier article débunkant une bonne fois pour toutes l’idée selon laquelle les vaches auraient plus d’impact sur le climat que les voitures vaut le détour.
  2. Pour d’autres chiffres en lien avec le climat, ce thread de Vincent Benard.
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  • Je suis extrêmement vigilant pour ma nutrition : cinq viandes et charcutaille par jour, cinq vins et liqueurs par jour.

  • Je suis « vegan ». Je prend grand soin de ne manger que des espèces herbivores…

  • lien 2 > Vincent Benard : Super

  • Le Véganisme est une secte.
    Amusant d’observer le monde animal. La courbe d’intelligence semble suivre celle de la nourriture : Les granivores, les herbivore, les carnivores et enfin les omnivores…

    • @ ahd289
      Attendez là! L’article parle d’Aymeric Caron, pas d’un prix Nobel! Ses allégations n’engagent que lui et il n’est pas obligatoire de les partager, Dieu merci, il n’est pas procureur!
      Il est végan: tant pis pour lui! Moi, pas!
      Outre les micronutriments, la viande, comme le poisson, est LA source de protéines avec ces acides aminés que nous ne synthétisons pas! À côté, il y a les graisses dont il ne faut pas abuser si on limite aussi les glucides, en même temps. Mais déjà, au siècle passé, la consommation de viande a diminué spontanément, contre une alimentation plus variée.

  • Concernant l’alimentation des tribus de « sauvages » ,il est beaucoup plus facile de se nourrir d’un animal que de ceuillir dans la nature des baies sauvages.de plus, l’hiver et bien l’animal est toujours disponible sans faire de stock !
    Le problème est toujours actuel, planter c’est sympa mais élever est plus confortable….avant la culture intensive evidement et les réglementations empêchant les éleveurs d’avoir des élevages rentables..vielle guerre entre éleveurs et planteurs ,ici les éleveurs ont perdu..et ont sans doute inventés l’arme supreme, le vegan.

    • « vielle guerre entre éleveurs et planteurs ,ici les éleveurs ont perdu..et ont sans doute inventés l’arme supreme, le vegan. »
      En élargissant : guerre basique entre nomades et propriétaires terriens illustrée par la lutte millénaire entre Islam (nomades) et Chrétienté (propriétaires).
      Cette guerre est actuellement à un tournant, les nomades masqués (internationalistes) voulant prendre le pouvoir avec l’aide des outils de la propagande et nouant dans ce but des alliances passagères avec les autres nomades (Islam) sans se rendre compte qu’à terme ils se feront bouffer.

  • Le véganisle est l’un des avatars de l’idéologie écolo-mondialiste. Ce versant participe à effacer la différence entre l’homme et l’animal.
    Une partie de la stratégie mondialiste à induire le chaos en abattant les repères structurants des sociétes: différebce homme-femme, enfant-adulte, nationaux-étrangers, homme-animal et bientôt homme-machine

    • C’est juste un courant de consommateur, comme il en existe plein d’autres, régimes particuliers ou religieux, addicts à la techno, minimalistes, bref l’idée est d’exercer une citoyenneté, une religion, une croyance, en tant que consommateur.
      Libre à eux, où est le problème ? C’est juste parce que c’est ecolo et par cliché de gauche ? Le vrai problème de la viande n’est pas le taux de co2 et de méthane des pets de vache, mais la déforestation pour planter du soja pour nourrir le bétail, ce que ne mentionne justement pas l’article.
      Sans être vegan ni même végétarien, nombre d’études montrent que la morphologie du sapiens omnivore est plus adéquate avec une alimentation plus variée et moins carné que les habitudes alimentaires prises depuis un siecle dans les systèmes de conso occidentaux…
      pour autant la viande c’est bon et n’est interdite nulle part. Préférez vous que l’état impose ou que des consommateurs réagissent ? De quoi se plaint-on au juste ?

  • Imposer le véganisme permettrait de rendre les gens plus faibles, plus mous, plus stupides. C’est absolument une stratégie gagnante pour nos zélites.
    Bacon is life!

  • les peuples les plus « carnassier » sont les pays nordiques (avaient le record de consommation de viande avec plus de 130kg de viande par an/habitant)comme le Danemark==> gabarit de viking .
    le pays le plus « végétarien » serait l’inde (avec moins de 2kg de viande par an/habitant) ==> gabarit de « Gandhi » .
    C’est décidé : Je fais manger de la viande a mes enfant !!!!

  • Comment fera-t-il pousser ses patates bio sans engrais bio qu’est le fumier?
    Quelle contradiction…
    Aura-t-on un Caron de la taille d’un rat pour qu’il puisse survivre ❓

  • Nul et non advenu.
    1/ L’effet de serre atmosphérique ne peut exister à de si faibles concentrations.
    2/Le CO2 n’est pas un gaz toxique, mais bénéfique.
    3/Les végan sont des trotskistes. A éliminer.

  • « sauver le monde » est une stupidité. Par le passé, durant les 4,5 milliard d’année de la Terre, et le milliard d’années depuis que la vie est apparue, notre planète n’a pas cesser de changer. Changements de climat, bien avant l’apparition de l’Homme, extinctions massives (sans interventions de l’Homme), apparition et disparitions permanentes d’espèces vivantes. La planète se sauve toute seule, elle n’a aucun besoin de l’activité humaine pour cela. Croire que l’activité humaine puisse faire disparaître la Terre en tant que planète, ou même en faire disparaître la Vie est d’un stupidité et d’une arrogance sans nom. En réalité, toutes les supposées mauvaises actions humaines peuvent éventuellement accélérer la disparition de l’espèce, disparition de toute façons programmée par l’Évolution.

    • Sauf que l’homme a la possibilité maintenant de détruire toute vie sur la Terre avec son armement nucléaire et chimique.

      • @ROROS: Toute vie ? Non mais, vous savez que des bactéries peuvent survivre à un transit spatial ???

        Au fait, savez vous que le Soleil continue d’enfler et que dans 100 millions d’année la Terre recevra bien plus kW qu’actuellement, et qu’il est fort probable que la vie tout court reviendra à sa formule initiale (monocellulaire).

        Or 100 MA, c’est un peu plus le temps qu’il a fallut pour qu’une espèce intelligente n’émerge, capable de s’établir ailleurs…

        Donc, si la vie survivra à la Terre, il n’y a de fortes chances que cela ne pourra passer que par Nous.

        • Vous êtes un optimiste ou un utopiste.
          S’il a fallu 100 ma pour faire émerger une espèce intelligente, nous pouvons en un flash détruire la détruire.
          Comme disais Einstein
          Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais je sais qu’il n’y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrième.

  • Certaines espèces animales ont aussi leurs ‘vegan’, les ours par exemple ont les pandas.
    Et franchement, ce sont les plus con-cons des ursidés …

  • Si les vegans mangent, s’habillent etc exempté de tout produit animal, les relations sexuelles sont-ils autorisées ?
    Logiquement non car toute introduction d’un élément charnel dans le corps d’un vegan doit être interdite.
    Donc nous n’avons pas de souci à nous faire car un vegan ne peut pas se reproduire et c’est tant mieux.

  • Bouffer les « Végans » pourrait être la solution.

  • Le ragoût de Caron, c’est peut être bon.

  • les végans sont un mystère pour moi…
    du moins les gens comme caron..qui veulent placer l’homme à « égalité » avec l’animal tout en disant qu’il doit se contenir d’en être un et de bouffer les autres..
    les animaux ne sont clairement pas vegans..et e se posent pas ce genre de question donc….au moins qu’ils arrêtent avec l’antispécisme, ils sont à un degré encore plus élevé de distinction entre l’homme et l’animal…

  • si vous voulez rirez un peu

  • Soyez écolo, mangez de la viande ! https://www.lepoint.fr/debats/soyez-ecolo-mangez-de-la-viande-28-10-2018-2266606_2.php
    Très bon article qui démonte la propagande anti viande concernant le réchauffement climatique.

    « La croissance rapide du veganisme va probablement devenir un facteur majeur de la malnutrition (« hidden Hunger ») dans les pays développés « : https://www.weforum.org/agenda/2018/12/vegan-diets-are-adding-to-malnutrition-in-wealthy-countries

    Les végétariens sont plus déprimés que ceux qui mangent normalement : Depressive Symptoms and Vegetarian Diets: Results from the Constances Cohort
    Nutrients 2018, 10, 1695; doi:10.3390/nu10111695

    « Le véganisme, nouveau “fascisme alimentaire” des apôtres du camp du bien »: https://www.valeursactuelles.com/societe/le-veganisme-nouveau-fascisme-alimentaire-des-apotres-du-camp-du-bien-96273

    Article écrite par une ancien vegan: https://www.valentinkyndt.com/blog-valentin/pourquoi-le-veganisme-est-une-abberation

    Pourquoi les vegans ont tout faux: https://www.liberation.fr/debats/2018/03/18/pourquoi-les-vegans-ont-tout-faux_1637109

    Alain Finkielkraut a parfaitement raison sur les vegans. Quand il dit notamment que si les animaux domestiques ne rendent plus ces services à l’homme, ils disparaîtront. Je rappelle que l’homme a créé certaines espèces d’animaux pour répondre à ses besoins. Si on ne peut plus les « exploiter » ces espèces n’auront plus aucun sens et risqueront de disparaître. Oui ces espèces ne vivent que grâce aux humains. Si les humains ne s’en occupent plus (parce qu’elles deviennent inutiles) elles disparaîtront. Donc, en luttant pour leur bien, les vegans feraient disparaître certains espèces.

    L’éthique vegan peut-elle s’accommoder de l’élevage d’abeilles pour polliniser les végétaux de culture ou est-ce un esclavage? Et que dire des coccinelles utilisées à la place de pesticides ? Esclavage aussi ? https://www.newsweek.com/should-vegans-avoid-avocados-and-almonds-1169360

    Cet article illustre bien de la bêtise des vegans/antispécistes. En effet, avec leur logique, on peut facilement montrer que leur alimentation faite de fuits, légumes, végétaux est en fait immoral.
    Pourquoi s’arrêter aux animaux, les végétaux sont aussi des êtres vivants qui ont parfois des organisations très complexes. Par exemple, on s’est rendu compte que les arbres communiquaient entre eux à travers leurs racines. Les végétaux sont doués de forme d’intelligence.
    Avec leur logique, on ne pourrait plus rien consommer et donc mourir.

    Selon Singer, l’inventeur du concept de la notion de spécisme, ce qui importe pour être considéré comme un égal à l’humain, ce ne sont ni le langage, ni la raison, ni la liberté, mais la sensibilité identifiée à la « capacité à souffrir », qui est « la caractéristique déterminante qui donne à un être le droit à une égalité de considération ». Or, il se pourrait bien que les végétaux aient une capacité à souffrir (même si la question reste controversé). Cela signifie qu’il se pourrait bien que l’on doive appliquer leurs propres logiques aux végétaux.

    Si on peut mettre sur le même plan un homme et un animal, alors l’animal est responsable de ses actes ? Sont-ils réfléchis ? Sont-ils propriétaires de parcelles de nature ? Va-t-on créer des tribunaux pour condamner des animaux qui en tuent d’autres ?
    Si l’homme est l’animal sont sur le même plan, alors c’est accepter que les mêmes règles de droit s’appliquent aux deux.
    Vu que personne ne va défendre un droit de propriété et des tribunaux pour animaux, j’en conclue que l’homme est l’animal sont différents. L’homme et l’animal ne peuvent pas être mis sur le même niveau intellectuel. Fondamentalement, l’animal ne peut que constater la matière. L’homme la transforme. L’animal ne peut ni concevoir des droits, ni dépasser son instinct, ni exprimer des concepts

    Je rappelle que bon nombre d’animaux vivent en tuant d’autres animaux. Si l’homme n’a selon les vegans pas le droit de tuer d’autres animaux; Il faudrait mettre la même règle chez les animaux: interdiction pour les animaux de tuer d’autres animaux.

    Et si les vegans étaient cohérents ils seraient anti avortement. Cela me parait quand même difficilement tenable de dire il faut mettre sur le même pied les animaux et les êtres humains. Mais par contre, les bébés à naitre là il y a pas de problème à les tuer. Et à partir du moment où vous voulez interdire aux gens de bouffer la viande difficile de dire « les femmes doivent avoir le droit de choisir pour la grossesse ». Les vegans trouvent immoral de manger des oeufs mais ne voient pas le problème à l’avortement. Comment ils font pour atteindre un tel niveau de connerie ? (Il y a bien de vegans qui sont anti avortement mais l’immense d’entre eux sont pro avortement).

    Les vegans font une analyse complètement pêtée. Doublée d’un relativisme absolu qui consiste à mettre sur le même plan homme et animal. (le veganisme est une idéologie bourgeoise permise par le fait que l’homme peut aujourd’hui se nourrir à sa faim dans certaines parties du monde.)

    Et je parle même pas au niveau pratique voir cette vidéo qui parle de l’aspect pratique: https://www.youtube.com/watch?v=1_E3iMrq-UA

  • Le veganisme n’a aucune cohérence. Il y a plein de contradictions.
    Par exemple, les vegans qui veulent stériliser certains prédateurs comme les lionnes. En faisant cela, ils reconnaissent la supériorité des humains. En effet, si les humains ont le droit de décider quel espèce peut vivre cela revient à implicitement reconnaître que l’humain est supérieur. Si l’humain est garant du fait de vérifier que les animaux ne tuent pas d’autres animaux (déjà bonne chance au niveau pratique pour essayer de faire respecter une telle interdiction c’est déjà impossible) et de stériliser les races d’animaux qui tuent les autres animaux cela revient à reconnaître la supériorité de lêtre humain sur les espèces animales. Je parle même pas que de vouloir cela c’est totalement délirant: ils ont jamais entendu parler de la chaine alimentaire. Les prédateurs jouent un rôle dans la chaine alimentaire en régulant les espèces qu’ils mangent. Sans les prédateurs, c’est toute la biodiversité qui est mise en péril; Si les herbivores n’ont aucun de prédateurs, leur nombre explosera ce qui entraînera une pénurie des végétaux ce qui posera de graves problèmes. Le fait de vouloir interférer dans la chaîne alimentaire c’est vraiment se prendre pour Dieu et nier le fonctionnement du monde animal depuis qu’il existe.

    Et les autres vegans qui considèrent que les prédateurs peuvent tuer et manger leurs proies ne sont pas plus cohérents. L’être humain est un superprédateur. Alors si l’être humain est un animal comme un autre cela signifie qu’il est un prédateur comme un autre. Par conséquent, il a parfaitement le droit de tuer les autres espèces en dessous de lui dans la chaîne alimentaire. Si on considère l’homme comme un animal comme un autre, il faut accepter qu’il soit traiter comme les autres animaux. Par conséquent, il a parfaitement le droit de tuer les autres animaux. pourquoi l’être humain serait le seul prédateur animal à ne pas avoir le droit de tuer les autres animaux ? (Si ce n’est qu’il est différent des autres animaux). En fat, le fait que des vegans considèrent que seul l’être humain n’a pas le droit de tuer d’autres espèces animaux, illustre bien que pour eux, l’être humain est différent et a une supériorité morale. En effet, pour les vegans, ne pas tuer d’animal c’être moralement supérieur. Or, l’être humain est le seul animal qui arrive à aller à l’encontre de sa nature (celle d’un super prédateur) et donc l’être humain est moralement supérieur aux autres animaux. Si on autorise les autres animaux à tuer d’autres animaux c’est bien que l’on les considère comme incapable de respecter cette morale (de ne pas tuer les autres animaux), que l’on les considère comme incapable d’aller à l’encontre de leurs instincts. Et donc que l’on les considère comme différents et inférieurs aux êtres humains.

    Et leur argument comme quoi l’élevage industriel est un génocide c’est d’une stupidité sans nom. Un génocide a pour but d’exterminer une population. La comparaison avec l’élevage industriel est débile. Dans l’élevage industriel il s’agit de production -> consommation. Dans un génocide, il s’agit d’effacement pur et simple. L’effacement de cette dimension occulte la spécificité même du génocide, qui est d’être autotélique. Quand la suppression devient la fin et non un moyen en vue d’une fin autre, l’enjeu est différent. Donc même en admettant de mettre à égalité vie humaine et vie animale (ce qui est totalement débile mais passons), la comparaison avec un génocide reste totalement absurde

  • Si les végans ne veulent pas être réduits à ne manger que des pierres, ils doivent accepter que les cultivateurs luttent contre un tas de bestioles qui ne demandent qu’à se nourrir des mêmes végétaux qu’eux.

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