Fraude fiscale : qui vole qui, déjà ?

Rappel d’économie élémentaire : le voleur, c’est l’État. Ceux que l’on qualifie de « fraudeurs » ne sont que des victimes non consentantes.

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Fraude fiscale : qui vole qui, déjà ?

Publié le 20 septembre 2018
- A +

Par Nathalie MP.

Alerte rouge dans la presse subventionnée et la bonne conscience citoyenne : la fraude fiscale explose ! Peut-on trouver plus vil comportement social que celui qui consiste à se soustraire à l’impôt ? Dans les mots de Gérald Darmanin, on assiste à un « coup de poignard porté au pacte républicain ». Et dans les chiffres du syndicat Solidaires-Finances publiques, on évoque 100 milliards d’euros, chiffre énorme, rond et frappeur qui ne peut que soulever une vigoureuse indignation citoyenne. SOS, le modèle social que tout le monde nous envie est menacé par de riches prédateurs qui volent l’État !

Ce n’est pas tout : ajoutez la fraude sur les cotisations sociales et la menaçante « évaporation » bondit à 200 milliards. Pour les vigilants dénonciateurs, inutile de dire que si ces sommes pouvaient être récupérées, la question du déficit public, récurrente depuis plus de 40 ans, ne se poserait même pas. Il était de 60 milliards d’euros en 2017 ; on voit donc tout ce que les partisans de la dépense publique pourraient faire avec cette manne, à commencer par une politique écologique et une transition énergétique dignes de ce nom, comme le suggère obligeamment le magazine Marianne. Encaisser plus pour dépenser plus, en somme.

Un raisonnement apparemment imparable

Selon ce discours, les politiques (forcément ultra-libérales) qui tentent (vaguement et sans succès, il faut bien le dire) de limiter les dépenses pour rester dans les clous d’un déficit public limité à 3 % du PIB sont un lamentable leurre. Derrière une prétendue orthodoxie budgétaire, elles cachent leur objectif destructeur, celui d’organiser volontairement la casse du service public. Les services fiscaux eux-mêmes n’ont-ils pas été amputés de 3 100 contrôleurs depuis 2010, vouant de fait à l’échec la lutte contre la fraude fiscale ? Or le financement de politiques publiques ambitieuses est à portée de la main. Il suffirait d’un peu de volontarisme politique pour mettre fin à l’indécent laxisme fiscal qui prévaut en France !

Le raisonnement semble imparable. Il a même convaincu le gouvernement dont le plan de lutte contre la fraude fiscale est examiné depuis lundi dernier à l’Assemblée nationale : création d’un observatoire dédié, création d’une police fiscale en plus des services déjà actifs à Bercy – allons-y pour des dépenses supplémentaires, pourquoi se priver, une jolie « cagnotte » est en vue ! Et comme les hautes considérations morales de nos ligues de vertu fiscales ne valent que pour celui qui paie, jamais pour l’État qui ponctionne, on ajoutera un peu de name and shame à la délation rémunérée qui a été mise en place l’an dernier. Comme c’est charmant !

Bien comprendre ce qu’est la fraude fiscale

Qu’on me comprenne bien. L’objet de cet article n’est pas de légitimer la fraude fiscale. Il est de réfléchir au sens de l’impôt, dont l’étymologie nous rappelle la nature fondamentalement coercitive, et de mettre au jour le retournement qui s’est produit dans le langage et les esprits à tel point que lorsque l’État consent à prélever un petit peu moins sur un revenu obtenu par d’autres, on parle de « cadeau » fiscal.

Il faut remarquer d’abord que les chiffres de fraude avancés sont des estimations dont la caractéristique recherchée n’est pas l’exactitude comptable mais l’impact médiatique. De plus, une confusion volontaire est entretenue entre la fraude et l’optimisation parfaitement légale, le tout se mélangeant allègrement dans un vaste lexique destiné davantage à souligner la hideur des comportements qu’à les définir avec précision : évasion, paradis fiscaux, services off-shore, comptes numérotés etc. On nous parle donc de 100 ou 200 milliards, c’est rond, frappeur… et gonflé.

Il faut remarquer ensuite que s’il existe un domaine où l’État se montre fort peu laxiste, c’est bien celui des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales). Même sans les montants attribués à la fraude, la France a encore battu son record en 2017 avec un taux de prélèvement sur PIB de 45,4 %. Soyons fiers : suivant les années, nous sommes à la première ou la seconde place mondiale !

Conclusion évidente : les Français font preuve d’une discipline fiscale remarquable !

En 2017, l’État français est parvenu à soutirer officiellement à ses citoyens, entreprises et particuliers les modiques sommes de 674,4 milliards d’euros en impôts et 388,4 milliards d’euros en cotisations sociales, soit un total de 1 063 milliards d’euros pour un PIB de 2 290 milliards d’euros. Ajoutez à cela les 200 milliards de fraude, ou même seulement 100 milliards pour tenir compte des exagérations idéologiques, et vous arrivez à des taux de prélèvements sur PIB de 55% ou 50% respectivement.

D’où une question assez logique : les sommes soustraites à l’impôt n’auraient-elles pas un petit rapport avec ces niveaux fiscaux assurément confiscatoires ? Et ce d’autant plus que les « services » qu’on attend de l’État en retour ne semblent guère à la hauteur, que ce soit sur le plan du chômage, de la santé, de l’éducation, des transports ferroviaires etc… Même avec des prélèvements plus élevés que partout ailleurs, le gouvernement a dû lancer un « plan pauvreté ».

Et ne parlons pas des gabegies en tout genre, des bourdes à 10 milliards, des dépassements systématiques de grand travaux, des politiques sociales ou culturelles aussi effrénées qu’inutiles et des usines à gaz administratives (même pour faire du vélo, aux dernières nouvelles), sans oublier toutes les indélicatesses financières de certains élus et fonctionnaires.

C’est pourtant un phénomène très connu, et depuis fort longtemps, que « trop d’impôt tue l’impôt » ; et la création de richesse, pourrait-on ajouter. Dans son Traité d’économie politique (TEP, Livre III Chapitre IX – De l’impôt et de ses effets en général), l’économiste Jean-Baptiste Say faisait déjà remarquer en 1803 que :

Lorsqu’il est poussé trop loin, il (l’impôt) produit ce déplorable effet de priver le contribuable de sa richesse sans en enrichir le gouvernement. (TEP, page 320)

Sans enrichir le gouvernement, car plus l’État prélève une portion importante des revenus (ou des patrimoines) des contribuables, moins ceux-ci disposent de capitaux pour investir ou consommer. Il s’ensuit un affaiblissement de l’économie et donc une diminution des revenus imposables :

Il y a donc perte pour le contribuable d’une partie de ses jouissances, perte pour le producteur d’une partie de ses profits, et perte pour le fisc d’une partie de ses recettes.  (Idem)

A contrario, en laissant aux contribuables une part plus importante de leurs revenus pour s’adonner à leurs activités personnelles, une diminution des impôts augmentera les recettes fiscales. Say donne l’exemple de Turgot, apportant au passage un élément de plus en faveur de la réalité empirique de la courbe de Laffer selon laquelle plus la pression fiscale augmente, plus les recettes fiscales diminuent, en raison de l’effet démotivant sur l’offre de travail :

Lorsque Turgot, en 1775, réduisit à moitié les droits d’entrée et de halle sur la marée qui se débitait à Paris, le montant total de ces droits resta le même.  (idem)

Plus près de nous, on peut citer la hausse des recettes fiscales qui résulta de la réduction des taux d’imposition opérée par Margaret Thatcher au Royaume-Uni, ou encore les réformes libérales entreprises en Nouvelle-Zélande dans les années 1980 :

Nous avons réduit de moitié le taux de l’impôt sur le revenu et supprimé un certain nombre de taxes annexes. Paradoxalement, les recettes de l’État ont augmenté de 20 %.

Aussi, avant de se lancer dans une récupération punitive quasiment policière de l’impôt, et plutôt que de payer des contrôleurs en plus, il semblerait beaucoup plus intéressant de repenser sérieusement l’ensemble du système aussi bien en matière de pression fiscale que de complexité administrative.

Redynamiser l’activité économique

Au niveau particulièrement élevé où nous sommes, une baisse des taux d’imposition et la suppression de certaines taxes auront pour effet de pousser des contribuables à augmenter leur offre de travail. Je pense par exemple à des médecins qui ne se cachent pas de limiter volontairement leurs semaines travaillées en raison de la fiscalité élevée affectant leur revenu supplémentaire.

Il en résultera également une re-dynamisation de l’activité économique du fait de l’augmentation des capitaux disponibles, avec tous les bénéfices subséquents sur l’emploi et l’éradication de la pauvreté. Enfin, reviendra dans le jeu une partie des fraudeurs, c’est-à-dire ces personnes – pas forcément riches, d’ailleurs – qui font de leur mieux aujourd’hui pour diminuer leur charge fiscale sans diminuer leur travail (travail au noir, fraude à la TVA, loyers non déclarés etc.) parce qu’elles considèrent que l’impôt a pris des proportions iniques.

Tout ceci suppose évidemment un changement radical de mentalité vis-à-vis de l’impôt. Pensé au départ pour couvrir les frais de fonctionnement d’un État dédié à la protection des personnes et des biens (armée, police, justice), il a été dévolu ensuite à la création d’infrastructures neutres telles que les routes, puis d’infrastructures moins neutres voire relevant de la sphère personnelle (santé, éducation) pour agir finalement sur l’intégralité du corps social par une vaste redistribution des revenus afin de gommer les inégalités et le transformer selon ses fins idéologiques au mépris des libertés individuelles.

Les fins sociales recherchées ne sont pas atteintes

Les inégalités ont-elles été gommées en France ? Nullement. Notre taux de chômage élevé et notre enseignement public délabré sont là pour en témoigner. La liberté progresse-t-elle  ? Pas davantage. Il faut des permis pour tout et le reste est interdit.

Le problème, c’est que si les fins sociales recherchées n’ont pas été atteintes, les prélèvements obligatoires n’ont jamais cessé d’augmenter dans le cercle vicieux d’un « toujours plus » qui a fini par entamer sérieusement les raisons des contribuables de consentir joyeusement à l’impôt – et encore, comme on l’a vu, les Français sont pourtant exemplaires pour payer et repayer à mesure que les politiques publiques sont des échecs.

Si l’État peut encaisser des impôts, c’est uniquement parce que des personnes privées ont créé une richesse leur appartenant entièrement au départ. En aucun cas le fait pour l’État de ponctionner une part plus faible de cette richesse ne peut s’assimiler à un cadeau fait à ceux qui la produisent.

Malheureusement pour nous, dans l’esprit de nos collectivistes enragés, tout se passe comme si l’homme venait au monde non pas avec des droits naturels comme la liberté, la propriété et la sécurité, mais avec un devoir naturel qui prime sur tout le reste, celui de tenir tout son revenu et tout son patrimoine à la disposition discrétionnaire d’un État omnipotent, omniscient et omniprésent.

C’est ainsi que dans un complet renversement de valeur, celui qui produit devient le voleur tandis que celui qui ponctionne sans jamais rien produire se transforme opportunément et sans aucun fondement moral en victime de la prédation du premier.

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  •  » il faut des permis pour tout et le reste est interdit « …;que nenni très chère , en France , vendre de la drogue est interdit et pourtant on laisse tranquille des dealers en veux tu en voilà faire leur petit commerce ,  » travail « au noir donc ; mieux , on ouvre des salles shoot ;

    • Le trafic de drogue est le seul exemple en France de marché totalement libre et il démontre le bien-fondé du libéralisme :
      – pas d’intervention de l’état ( ou très peu )
      – pas de normes dictées par l’état ou l’UE
      – travail le dimanche , pas d’URSSAF

      Bilan : une activité en plein boom , des emplois ( au noir, certes ) , des consommateurs satisfaits par des produits dont la qualité s’améliore et les prix baissent.

      • @patrick c’est pourquoi je m’étonne toujours de la frénésie des libéraux à légaliser ce domaine … 😉

        • @ Val
          Bien évidemment: les dérivés de cannabis vendus en pharmacie (?) risquent bien d’être moins accessibles pour un effet plus « vertueux »!

      • Les dealers ne remercieront jamais l’état de leur garantir des prix et des rentes très élevées au détriment des clients.

      • Plus sérieusement, je vous cite l’exemple d’un marché très libre et qui fonctionne très bien: celui des voitures d’occasion. Hormis le contrôle technique, l’état n’y intervient pratiquement pas, du moins pour le moment …

      • 1) La « qualité » des drogues est de l’ordre de la croyance (cf la pratique de coupage pour gagner plus d’argent).
        2) Le marché de la drogue n’est pas plus grand que le marché de la restauration. C’est un focus médiatique qui vous fait croire que c’est particulièrement pourvoyeur d’emploi : pas plus que n’importe quelle secteur !
        3) Les con sommateurs, somment aussi bien des biens légaux que des bien illégaux : le con somme autant un Iphone qu’un pilon ! Le statut juridique de l’organisation qui lui vend n’influence pas a priori.

        Pour le reste, le pbm de la fraude fiscale c’est que c’est des entreprises ne paient pas d’impôt alors d’autres si. Et je rappel que tout entreprise dépend du pays où elle est placé ?

        A votre avis pourquoi McDo fait affaire en France (2nd marché mondial) et pas dans les paradis fiscaux ?

        Réponse : car la capacité à faire du chiffre dépend de la situation du pays dans lequel elle est placé (infrastructure ou non, bcp de clients ou non ect…) ! Il n’est donc pas normal qu’une entreprise récolte le fait d’être placé sur un bon marché sans payer le droit d’entrée.

        • 1) Celui qui coupe, tue ou perd ses clients. C est une stratégie à court terme que peu de dealer adopte. C est vous qui vivez dans une illusion, ou votre dealer vous arnaque.
          2) on s en fiche du pognon. C est une histoire de liberté individuelle et de responsabilité.
          3) nimp. Le CA dépend du nombre de clients qui dépensent leur argent. Il n’est pas étonnant qu il soit plus élevé en France qu aux îles caïman.

          • Ce que je dis c’est que McDo fait plus de BÉNÉFICES (pas de CA) en France que dans aucun autre pays à l’exception des USA.

            https://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/McDonald-s-ne-fait-plus-recette-sauf-en-France-2015-03-01-1286210

            A vrai dire, dans tout cette affaire, il n’est pas normal d’un point de vu pratique que Mcdo puisse arriver à faire ce qu’elle fait : tout est physique et McDo a plus besoin de la France que la France a besoin de McDo (il sera immédiatement remplacé)… Ce qui n’est pas le cas des GAFAM où l’on pourrait avoir un pbm pratique à la taxation.

            De toutes manières, en dernière analyse, le problème est celui de la législation européenne, McDo ne fait que respecter au mieux pour elle la loi et je ne lui jette pas la pierre.

            • @pascompliqué
              Bonjour,
              « Ce que je dis c’est que McDo fait plus de BÉNÉFICES (pas de CA) en France que dans aucun autre pays à l’exception des USA. »
              Ca veut aussi dire qu’avant qu’il y ait des bénéfices (bénéfice=Chiffre d’Affaire-charges) il y a la ponction étatique, et McDo remplit très bien les caisses trouées de l’Etat. Si McDo faiasait le même C.A depuis 5 voire 10 ans, ses bénéfices réduiraient du fait des augmentations du nombre et du taux de taxtation.
              Quand on dit « faire du chiffre », on parle de vente, donc de chiffre d’affaire.
              « McDo a plus besoin de la France que la France a besoin de McDo  »
              Vous faites erreur. La France a besoin de toutes les entreprises qui produisent, parce que ses caisses sont vides et trouées, et que des entreprises comme McDo, les replissent. Mais l’Etat français préfère les saigner à blanc.

              Dans votre lien, il est question de Chiffre d’Affaire, pas de bénéfice. « L’Hexagone apparaît en effet comme un élève exemplaire, l’un des rares pays où les ventes des plus de 1 300 restaurants ont augmenté, comme le chiffre d’affaires en hausse de 2,6 % à 4,6 milliards d’euros. »

              « A vrai dire, dans tout cette affaire, il n’est pas normal d’un point de vu pratique que Mcdo puisse arriver à faire ce qu’elle fait »
              Vous devez parler du milliard d’euro soustrait aux impôts européens, dont entre 390 et 714M€ pour le seul (pauvre ?) fisc français. « De son côté, McDonald’s France a indiqué avoir payé « plus de 1 milliard d’euros d’impôts sur les sociétés en France. »
              « McDo » faisait 4,7Mds€ de C.A en 2010. McDo France est une filiale directe de McDo U.S. Il existe des restaurants affiliés à McDo France et d’autres franchisés sans lien avec le siège français. McDo France, seul, a fait un C.A d’un peu plus de 927 millions d’euro en 2016 pour 47 millions de bénéfices. (https://www.verif.com/bilans-gratuits/MCDONALD-S-FRANCE-722003936/) contre plus de 275 millions l’année d’avant.

            • @ pascompliqué

              Arrêtez de croire que quand un problème concerne la France,il faut absolument l’exonérer de ses responsabilités propres pour accuser « un autre », ici, l’ Union Européenne ou l’€ zone. Non, c’est bien la France, seule, qui décide du taux de ses taxes et impôts comme de sa sécurité sociale! Et l’U.E. s’en fout: Si vous demandez trop, ils partiront, si vous demandez peu, ils débarqueront! C’est tout!

      • Non, il n’est pas libre. C’est de la contrebande. C-a-d ce qu’il se passe lorsqu’un marché à forte demande est interdit.

        • @ph11
          Bonjour,
          La contrebande est le transport illégal de marchandises à travers des frontières.
          Le trafic est le commerce illégal de marchandises, de contrebande ou pas. Les cultivateurs-dealers locaux font du trafic, mais pas de la contrebande, tant qu’ils ne font pas sortir leur camelotte en douce hors du territoire?

      • Très juste. Au Canada, la « légalisation » du cannabis sera officielle le 18 octobre. Résultat: davantage de police et d’administration – payées par les impôts de tous et non par les fumeurs seuls, car le marché a bien entendu été accaparé par les petits copains du pouvoir ; il faut moult permis pour opérer, et ça reste illégal (ou très limité selon les provinces) pour l’individu de procéder à sa propre production.

      • pas d’intervention de l’état? vous en connaissez beaucoup vous des marchés ou on met les fournisseurs et les clients en prison si l’état les découvre?

  • Une petite phrase de Christian Michel piquée sur Wikibéral :
     » L’évasion fiscale préserve la liberté des citoyens en asphyxiant le budget de l’État. Ceux qui la pratiquent n’en profitent pas seulement eux-mêmes, ils rendent service à toute la collectivité en freinant la prolifération des bureaucraties. « 

  • Entendu encore l’autre jour : « un français qui part à l’étranger doit rembourser l’état pour l’éducation dont il a bénéficié et le reste » La personne qui parlait était polytechnicienne, chef d’entreprise en conseil en stratégie. Sa belle fille, cadre à la BNP appuyait fermement ces dires. Le mal dont le pays souffre est profond….

    • Vous avez réussi à me déprimer.

    • Les principes, en eux-mêmes, ne sont pas si mauvais. C’est la manière dont ils sont mis en oeuvre qui pèche. Votre polytechnicienne a le sentiment d’avoir remboursé sa dette parce qu’elle a effectué une année au moins de spécialisation, ou quelques années dans un service public, ou payé un remboursement symbolique de la solde perçue à l’Ecole (pas des frais de scolarité, hein !). Après tout, sa position se comprend si on la compare à celle des étudiants qui ont mis 8 ans pour obtenir une licence, par exemple…
      Puisqu’on parlait de réforme des droits de succession et de l’exit tax, pourquoi ne pas les supprimer totalement sous leur forme actuelle, et demander en cas d’exit ou de décès le simple remboursement des frais d’études qui avaient été engagés par l’état pour l’intéressé ? Ca aurait l’avantage d’être fixe, et d’être chiffré de manière publique. On ne paierait que pour ce qu’on
      aurait consommé…

        • Allons, je m’en voudrais ! Je dis simplement que vous devez reconnaître ce que vous devez légitiment et le solder avant de refuser de payer ce que vous ne devez pas.

          • @MichelO
            « reconnaître ce que vous devez »
            Plus de 1.000 Mds € prélevés, un pays ruiné, un Etat qui ne remplit pas son rôle premier, de plus en plus de démunis malgré les sommes ponctionnées en constante augmentation… hm, je ne vois pas où vous voyez une dette légitime.
            De plus, en France, le contribuable paye (sous menace de sanctions), puis il est décidé de ce qu’il adviendra finalement de l’argent. Ce n’est même pas des arrhes : on paie la totalité de la facture sans en connaître l’objet, et plus tard, le contribuable est sommé de raquer pour les dépassements.

            • Je vois une dette légitime (Art. 13 DDHC) par définition, une dette légitime par acceptation (la polytechnicienne n’a pas renoncé à recevoir un enseignement coûteux alors qu’elle savait que c’était à 90% aux frais du contribuable), et une dette illégitime, toutes mélangées dans un gloubi boulga infâme afin, justement, de pouvoir réclamer la partie illégitime avec la partie légitime. Quand vous estimez que la dette est en totalité illégitime parce que sa plus grande partie l’est, vous faites le même amalgame et vous vous mettez en position de faiblesse. Donc, à mon avis, vous devez reconnaître qu’il y a une partie légitime, l’identifier clairement, la solder, et rejeter le reste. Vous serez alors en position de force pour dénoncer le racket fiscal.

              • La dépenses est imposer il ne peut donc y avoir de dette puisqu’il s’agit d’un extorsion. Si on vous donnait le choix ce serait différent

              • @MichelO
                Bonjour,
                L’article 13 nomme les seuls bénéficiaires légitimes des impôts que sont la Force Publique pour le maintien des Droits, et l’administration. Tout le reste est donc illégitime.
                Ces deux entitiés sont payées à priori. Or, l’Administration, bien que déjà financée par les impôts, factures les services qu’elle doit et pour lesquels elle est payée, comme pour l’obtention d’un passeport, d’une carte-grise, ou encore d’une carte d’identité quand il fallait se fendre d’un timbre fiscal.
                Cette part légitime est amplement recouverte par les sommes astronomiques que prélève l’Etat. Je ne vois non plus aucune dette. Elle serait plutôt du côté de la Force Publique à côté de ses pompes et de sa mission, et de l’Administration, qui est une nuisance plus qu’autre chose, étant devenue un Pouvoir à part entière, concentrant tous les autres.
                Concernant la dette à l’Education Nationale, les parents de la polytechnicienne ont participé au financement de l’Education Nationale, non pour leur fille, mais pour d’autre(s). Il est vrai que le vrai coût de l’Education par élève et par an n’est pas très propagé : 10.000€, ça calme. A ce prix-là on va vite piocher dans les caisses légitimes. Et pour garder les parents et les élèves dans le système, on les encourage fortement à coups de lois sur la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, des certificiats de scolarité nécessaires pour avoir les aides qui vont bien.
                Tout ça je suis sûr que vous le savez, peut-être considérez cette partie comme la dette dont vous parlez. C’est l’Etat qui a décidé que l’Education serait nationale, à sa charge, et qu’il s’en occupait.
                Quand on sort d’un établissement scolaire, quel que soit le niveau, on représente cet établisssement. Les personnes formées, instruites par l’EdNat, la représentent quand elles quittent le territoire, soit temporairement, soit définitivement. Cependant, c’est vrai qu’il est plus claquant de dire qu’on est diplômé de la Sorbonne que de l’Université de Toulouse Le Mirail (nouvellement nommée Jean Jaurès).

                • @ STF
                  Oui, donc dette =0! Comme partout ailleurs!
                  Ou bien, on met ça dans les conditions du contrat, quitte à payer pour les étudiants hors de France pour cause de numerus clausus français, puis tout compte fait, par simple respect de la liberté, y compris de circuler et d’étudier où on le choisit, dans l’Union Européenne! De toute façon le diplôme a la même valeur dans le périmètre!

          • Avec un flingue sur la tempe je suis d’accord avec vous.

            • Je ne suis pas d’accord non plus pour que les agents de Bercy soient armés, mais je ne vais pas refuser pour autant de payer des flingues aux policiers, je vais juste militer pour avoir des factures séparées et ne payer que celles qui sont conformes à la DDHC et celles que j’accepte en vertu des services auxquels je fais appel.

          • Non ! J’ai fait des études. L’Etat a payé en partie (avec l’agent qu’il avait pris à mes parents). Je ne lui ai rien demandé, rien signé, rien consenti. Je ne dois rien à personne !

            • Il a aussi payé avec l’argent qu’il m’avait pris et à mes parents, et ni eux ni moi n’ont rien demandé, signé ou consenti non plus pour vos études. Nous n’aurions pas forcément dit non, d’ailleurs, mais au final, nul ne sait combien vos études ont réellement coûté ni qui les a payées, vous ne vous sentez redevable à personne, et personne ne peut tirer fierté de vous avoir payé de bonnes études. Je ne trouve pas ça très libéral…

              • C’est normal car ça ne l’est pas. C’est aussi immoral. Ce qui est libéral c’est 1) Je finance moi même mes études avec mes ressources 2) Je vous emprunte ce qui me manque (si vous pensez que c’est un bon investissement) 3) Je vous rends la somme avec les intérêts.
                Vous avez raison : « personne ne peut tirer fierté… » Et je réitère : « Je ne dois rien » ; mais oui j’aimerais être redevable à quelqu’un. Ce système est pourri !

                • Ouf ! Ca fait tout drôle de se retrouver en accord avec un commentateur dans ce fil…

                • @ trèsméchantultralibéral

                  Non, pas du tout! C’est bien l’ensemble de vos concitoyens qui vous ont offert une grande partie de vos études et vous serez invités à faire de même par vos impôts si vous y êtes encore contribuable. C’est un système associatif, pas collectiviste: vous parents (sens large) ont contribué à vous donner ce cadeau; à vous de faire de même pour vos enfants. En social démocratie, ça n’a rien de choquant!

              • Le système est tout sauf libérale. Pour se conduire en tant que libérale en France il faut avoir la vocation « christique ».

              • @MichelO vous soulignez ici la manière dont nous sommes tenus et déresponsabilisés. Ce que vous écrivez est précisément ce que nous critiquons. Ce flou engendre la guerre de tous contre tous. Ce que nous voulons c’est la transparence : combien ça coûte, le consentement : en voulez vous : vous payer, vous n’en voulez pas , vous ne payez pas.

                • @ Val
                  Oui, à voir quand les libéraux seront majoritaires en France, avec une opposition modérée: casser un système pour le remplacer par un autre qui n’a pas fait ses preuves, ça peut surtout déstabiliser! C’est pas demain, la veille!

              • Tout est opaque dans ce système socialiste, porte ouverte à toutes les dérives.

          • Vous oubliez que vos parents payent des impôts pour payer vos études!

      • Mais alors qu’en est-il des personnes qui se forment à l’étranger et viennent travailler en France ? on les rembourse de ces coûts ? Apparemment le système ne fonctionne que dans un sens, comme toujours.

        • Ben non, ils ne doivent rien, ni s’ils décèdent ni s’ils repartent. Bon, ça ne me plait pas de proposer une forme de taxation, mais il me paraît essentiel que ce qu’on a coûté à la collectivité pour son éducation soit clairement affiché, et bien comme une dette envers elle. Idem pour les aides sociales, qui devraient être assorties d’une clause traitant du retour à meilleure fortune. Mais si vous avez un meilleur moyen de favoriser la prise de conscience que certains sont débiteurs envers la collectivité et d’autres créditeurs, et qu’ils ne devraient pas être traités à l’identique, je suis preneur.

          • @ MichelO
            Votre système est déjà caduque: un mort ne « paie » plus rien: ses dettes seront récupérées sur ses biens avant succession qui, si elle est négative, risque de voir les héritiers y renoncer! L’état fera de même!
            De plus, l’adhésion de la France à l’U.E. entraine la garantie de la liberté de circulation des biens et des personnes! C’est mal barré!

            Le problème français reste identique: le système actuel ne pourra se changer d’un seul coup, d’un seul!
            La « République égalitaire et sociale » ne deviendra pas subitement libérale du jour au lendemain!

            • La libre circulation des biens et des personnes entraîne que vous ne pouvez simplement franchir une frontière pour échapper à vos dettes. Si vous faites vos études supérieures dans un établissement privé qui demande des frais de scolarité élevés, vous faites un emprunt à la banque. Si vous quittez le pays pour un où la banque ne pourra vous joindre, vous devez la rembourser quitte à prendre un nouvel emprunt dans votre pays d’accueil avant de partir, vous trouvez ça normal. Pourquoi cela devrait-il être différent si vos études sont dans un établissement public ? Et surtout, ne pas avoir cette honnêteté vis-à-vis du public vous prive ensuite d’arguments face à lui quand il veut vous prendre ce que vous ne lui devez pas.

              • @ MichelO
                Ben oui, évidemment! Il n’y a pas de pays où seuls, des libéraux peuvent imposer leurs lois. Au contraire la social-démocratie, standard dans l’U.E. a imposé son système et ses lois! Même en dansant sur votre tête en poussant des petits cris, perso, vous n’y changerez rien!
                Le gap est énorme entre un pays comme la France où les libéraux théoriques sont réduits à voter aux élections et les pays où les « libéraux » sont au gouvernement mais doivent composer avec la majorité de la coalition pour arriver au possible! Rien de plus!

          • Il faudrait un contrat. Publique et accessible à tous.
            Pour les aides sociales, le monstre a besoin de tellement de pognon, que cela pourrait bien se faire : 10 par là, 1000 par ci…
            Une bonne dose de moraline, et hop, en voiture…

      • En fait, ceux qui bénéficient vraiment des largesses de l’état n’ont aucune envie de s’expatrier et n’auront donc jamais à rembourser quoi que ce soit.
        Ce sont plutôt les futurs assujettis qui ont avantage à changer d’air, ce genre d’initiative est donc destiné à compenser le déficit de laine à tondre sur ceux qui vont brouter sur des pâtures mieux entretenues…

        • En effet, mais ceux qui entrent pour bénéficier des largesses de l’état n’auraient plus les mêmes raisons si cette dette restait due jusqu’à ce qu’ils la remboursent.

          • @ MichelO
            C’est bien pour ça que si vous venez en France pour des études ou une activité, vous êtes soumis aux lois françaises: rien de plus normal!
            Si ce pays change les règles initiales pendant la partie, ce qui ne vous conviendrait pas (supposition), vous avez le droit de repartir! Raison pour laquelle une loi rétro-active, se doit de rester une exception! (En fait, c’est une tricherie ou une rupture de contrat, un piège!)

          • @MichelO
            Bonjour,
            « En effet, mais ceux qui entrent pour bénéficier des largesses de l’état n’auraient plus les mêmes raisons si cette dette restait due jusqu’à ce qu’ils la remboursent. »
            Les raisons peuvent rester les mêmes, tant qu’ils restent dans seuil pour bénéficier de largesses. Rien de mieux que de rester insolvable pour ne pas acquitter une dette.

            • Si chacun ne rembourse que ce qu’il doit, le système de la catégorie où personne ne rembourse fait faillite, il ne subventionne plus personne et on n’en parle plus.

              • @MichelO
                Bonjour,
                Dans votre optique ‘chacun rembourse sa part/dette’, je suis d’accord avec vous. Le problème étant l’existence d’une subvention préalable.

                « le système de la catégorie où personne ne rembourse fait faillite, »
                En fait, nous y sommes dans ce système, qui est en faillite chronique. Vu que le système est perfusé constamment, il ne disparaît pas.

                Je ne suis en désaccord avec vous que sur le fait « d’avoir une dette ».

      • @Michel curieux raisonnement que le vôtre : un remboursement dites vous, mais quel remboursement dans un pays qui pompe 45% de la richesse produite? Chacun d entre nous les a payé 10,100,1000 fois ses études . Ou bien seraient ce les miséreux auxquels vous refuserirez la fuite? Ils ne peuvent pas payer la sortie alors ils restent colles au pays ? Un double peine en fait une sorte de servage New age . Votre façon de penser n a rien à envier aux méthodes des passeurs et des proxénètes, leurs esclaves doivent toujours une dette , jamais remise . Sans doute parce que ce sont les mêmes méthodes.

        • Un remboursement, parce que remboursement oblige à distinguer ce coût des autres, et vous libère. Vous semblez dire que l’on a déjà remboursé, pas du tout : personne ne sait quelle somme était due, si l’argent est bien allé à cela ou ailleurs, etc. Ce que je propose, c’est qu’on vous présente l’addition détaillée (et le plus tard raisonnablement possible), et qu’en échange vous gagniez la légitimité pour refuser de payer les 60, 80, voire 100% qui ne vous concernent pas et que le fisc glisse dans la facture au prétexte que ce serait forfaitaire et que vous n’auriez pas réglé le forfait alors que vous avez consommé sans qu’on sache combien.

          • @Michel « qu’on vous présente l’addition détaillée » : oui ce serait bien. Et j’imagine que si on choisit le full privé, l’état nous fait un crédit d’impôt (il faut être logique) .

      • donner c’est donner, reprendre c’est voler.
        Si l’état veut s’assurer de ne pas perdre l’argent investit dans l’éducation il n’a qu’à la faire payer aux élèves.

    • Si le Français qui part à l’étranger doit rembourser l’Etat pour tout ce dont il a bénéficié, cela signifie que les impôts qu’il a payé en étant en France n’ont pas servi « à l’éducation et le reste ». Mais alors où est passé l’argent des impôts?

      • @Jacques Peter
        Bonjour,
        Tout ce qui est prélevé sur chacun par l’Etat, l’est pour bénéficier à quelqu’un d’autre. (l’Etat en priorité)? Personne payant impôts, taxes et cotisations sociales ne les paie pour en avoir un retour.

    • Le concept de l’exit tax est une forme de rançon. On n’ose pas encore fermer les frontières, mais la tentation est grande.

      • Certes, mais ça n’est une rançon que parce qu’elle est déterminée indépendamment de la situation du sortant vis-à-vis de la collectivité qu’il quitte. Dans les circuits de sortie privés, nul ne s’offusque de devoir passer chez le trésorier et obtenir un quitus montrant qu’on a bien ramené à 0 sa situation financière.

      • Elle a été inventée par un caporal autrichien dont l’affiliation au socialisme n’est plus à démontrer.

      • Suivant la forme, cela pourrait sentir le Maduro… Pouah ❗

    • C’était le théorie en vigueur en URSS. Dans ce système, étaient distincts « citoyenneté » et « nationalité ». Il existait des « citoyens soviétiques » de nationalité « juive ». Ces derniers, après de longs procès, ont réussi à obtenir le droit de partir en israël, puisqu’ils était de nationalité juive. Mais il fallait qu’ils remboursent leurs études avant de partir.

  • Le lien vers « wiki libéral » pour la Courbe de Laffer est intéressant. En lisant ensuite le même article sur « Wikipedia.fr » puis « Wikipedia.com » on comprend mieux le biais collectiviste de certains français… 🙂

  • Merci à l’auteur pour cet article cruel de vérité !

    Nous vivons bel et bien en enfer, un enfer où l’impôt ne tue pas seulement l’impôt mais les Hommes.

  • Pour combattre la fraude rien de mieux que le prélèvement a la source , je rigole ,vu la fraude cataclysmique x sur la TVA……la fraude a de beaux jours devant elle….et c’est tant mieux.

  • Il faut des permis pour tout et le reste est interdit.

    En droit français le principe c’est plutôt « tout ce qui n’est pas interdit est autorisé »… mais comme pratiquement tout est réglementé dans ce pays il ne reste pas beaucoup d’espaces de liberté 🙁

    • @ fm06
      L’expression habituelle s’adapte aux états +/- autoritaires et en partie à la France et dit que ce qui n’est pas interdit est obligatoire.
      Dans une déclaration d’impôt, omettre est interdit donc déclarer est obligatoire!

  • « reprend ce que l’on t’a volé » !
    C’est une tout à fait normal et le comportement de nos élus nous donne clairement le droit à l’incivisme !

  • Vos aspirations sociales en santé, transport et education prouvent que les plus liberaux des Français sont fiers de cette république sociale etablie en 958. Comment osez vous parler de democratie et espérer la liberte?

  • La vrai guerre est bien expliquée ici.
    Ce n’est pas la situation le problème.
    mais la surcharge d’impôts et taxes qui organise cette société… »assistée,peureuse, aigris.

  • super article ….vous avez juste oublié que le fait de réduire l’impôt permet simplement au citoyen lambda de consommer plus et donc de faire tourner un poil plus l’économie.

    • L’impôt en France étant essentiellement redistributif, l’effet est très faible puisque ce qui sera consommé en plus par le citoyen lambda sera, aux frais qu’aurait prélevés au passage l’administration publique près, consommé en moins par le citoyen oméga.

      • Je reconnais qu’il y a quand même une différence, la consommation accrue du citoyen lambda a des chances de créer des opportunités d’emploi pour le citoyen oméga, tandis que la consommation accrue du citoyen oméga a peu de chances de bénéficier en quelque manière que ce soit au citoyen lambda.

    • Le moteur de l’économie n’est pas la consommation mais la production. Pour prendre une analogie ferroviaire, aller en train de Lille à Marseille (la consommation) n’explique pas pourquoi le train avance (la production).

      En revanche, comme vous le suggérez, un abus de fiscalité frappant un producteur au profit d’un consommateur improductif, financé par la redistribution, décourage le producteur. Si le producteur renonce à produire par découragement fiscal, le consommateur improductif n’a plus qu’à rester chez lui, sans rien à consommer. On ne consomme jamais (destruction) que ce qui a été préalablement produit (création).

      Pour rejoindre votre propos, la consommation du citoyen productif est un signe de vitalité économique parce que sa consommation est la contrepartie de sa production, tandis que la consommation du rentier improductif de l’Etat obèse, bénéficiaire de revenus non issus du travail mais de l’impôt, est signe de faiblesse économique.

      • Vous allez faire quoi de votre camelote si personne ne l’achète? La base de l’économie est l’échange, donc le consommateur est LE rouage essentiel. Pas de consommateur pas de production!

        • Faire faillite si personne n’en veut, faire fortune si beaucoup la désirent. La production précède forcément la consommation. Il n’existe aucun autre moteur à l’économie que la production car, à l’évidence, on ne peut détruire que ce qui a été préalablement créé. La création est le seul moteur.

          Les produits créent les produits. Autrement dit, si vous voulez consommer mes produits, vous allez devoir produire vos propres produits, puis nous allons devoir nous soumettre mutuellement à nos satisfactions respectives, dans l’harmonie de l’échange volontaire.

          • J’ajoute que seul l’échange volontaire entre producteurs est créateur de toutes les richesses, alors que l’échange avec les rentiers de l’Etat obèse redistributeur est sans aucun effet positif, puisque fondé sur une destruction de richesse préalable au moins aussi élevée que la création de richesse issue de l’échange contraint (contraint, puisqu’il n’est plus, du fait de la redistribution, volontaire).

            Ce qu’on voit, ce qu’on ne voit pas… Toujours !

    • Je pense que c’est un peu plus complexe que ça. L’Etat ne fait pas que prélever l’impôt et le jeter dans un puits sans fonds… il le redistribue, sous différences formes, à des personnes physiques ou morales. Aides sociales, marchés publics, aides à l’achat, subventions industrielles, financement de R&D, d’infrastructures, frais de personnels (*)… Nos impôts finissent donc toujours par être réinjectés dans l’économie, avec, selon le destinataire des effets plus ou moins affirmés. Même le fric détourné par Fillon et madame a profité à quelqu’un : le couvreur du château familial, le tailleur Arnys, etc. Cet argent aurait certainement été plus fertile s’il avait contribué au démarrage d’une start-up. De même, augmenter le nombre de consommateurs solvables peut s’avérer plus ou moins intéressant pour l’économie française selon qu’on achète une voiture made in France ou un écran plat made in China…
      Voilà. Toute la question est donc de savoir si cette redistribution se traduit, au final, par une perte en ligne ou un effet démultiplicateur sur l’économie… L’exercice est d’autant plus délicat que les idéologies étatistes ou anti-étatistes restent en embuscade permanente.
      J’ai lu il y a quelques années un rapport consacré à cette approche. Certains pays s’en sortaient nettement mieux que d’autres. Autrement dit l’impôt était rentable pour l’économie. Sans surprise, ce n’était pas le cas de la France.

      (*) suffit de voir l’inquiétude des maires à qui l’on annonce qu’on va fermer la caserne, transférer le tribunal etc

      • N’importe quoi..
        Construire des BMW ou des ronds-points ce n’est pas la même chose. Le BA-ba de l’échange volontaire c’est win-win. Celui de la contrainte se résume à être du bon coté du chèque.

        • C’est fou comme le mot « impôts » fait vite grimper aux rideaux ici !

          Du point de vue économique, c’est la même chose, les deux participent au PIB. Enfin, en France, surtout les RP, BMW, c’est plutôt le PIB allemand. En France, la construction d’un RP profite au secteur du BTP, aux paysagistes, à quelques artistes, parfois…
          Notre RP est subventionné par nos impôts, certes. Mais le secteur automobile français, entre autres secteurs industriels, est également subventionné. D’où la question, pour rebondir sur votre exemple : où est-il plus intéressant économiquement d’allouer 1 € ? A priori, ici, la réponse est simple : la bagnole, outil indispensable à l’essor économique. Mais si on ajoute à l’équation, le fait que notre RP a probablement été financé en partie grâce au FEDER (donc pas par nos impôts), donc qu’il a été vraiment bon marché et qu’en échange nous avons fait vivre des entreprises, des salariés, dont les salaires profiteront à l’économie nationale, etc, etc,… l’exercice devient aussi amusant (complexe) que celui des robinets et des baignoires de l’école primaire.
          Cet exercice a l’avantage de synthétiser l’ensemble des flux économiques dont Dekkard, MichelO et Théo31 nous ont livrés, ci-dessus et ci-dessous, quelques exemples, pour déterminer si, dans telle ou telle activité, le rôle de l’Etat, acteur économique parmi d’autres, est bénéfique ou non (effet démultiplicateur ou perte en ligne ?).

          PS 1 : on peut se livrer au même exercice avec l’Etat minimal réclamé par les libéraux. La mise en place d’une police et d’une justice garantissant la propriété privée et la qualité des échanges commerciaux est-elle une opération rentable ? Je fais certes une économie en tant que contribuable si je me passe de police. D’un autre côté, du fait de l’absence de cette garantie étatique, combien risque de me coûter économiquement l’incertitude pesant sur ma propriété privée et sur mes échanges ? Combien je gagne si « j’investis » un euro dans une police et une justice neutre et indépendante ?

          PS2 : le consentement à l’impôt, au moins sur le papier (dans la pratique via nos représentants élus) induit que la fabrication de notre RP résulte aussi d’un échange volontaire. En tout cas, c’est ce que doit penser notre société de BTP, bienheureuse du marché public qu’elle vient de remporter… Mais dans l’approche économique que je vous ai décrite, le caractère volontaire ou non de l’échange ne fait pas partie de l’équation. Seul importe le solde net de tous les flux.

          • « où est-il plus intéressant économiquement d’allouer 1 € ?  »

            You stupid?

            Je préfère 1 € pour une pipe qu’on me fait plutôt que 1€ pour une pipes qu’on vous fait.
            En français châtié, être du bon coté du chèque.

          • La différence entre la voiture achetée volontairement et le rond-point imposé par un élu est la contrainte.

            La voiture bénéficie à celui qui la paye (sinon il ne le ferait pas) ET à celui qui la vend, sinon il changerait de métier.

            Le rond-point bénéficie à celui qui le construit, et souvent embête plus les usagers qu’autre chose.

            Même si au niveau du PIB, ça se traduit par la même chose, vous conviendrez qu’il y a quand même une grosse différence, non?

            Et pour votre argument du « c’est pas cher, c’est le FEDER qui paie », allez lire l’article suivant:
            https://www.contrepoints.org/2018/08/24/323188-puisque-tu-paies-je-prends-le-menu-gastronomique

            • Les ronds points, par rapport à un carrefour classique, diminuent les accidents graves de 50 % .
              Votre vie n’aurait-elle aucune valeur ? Et l’argent que vous économisez en tant qu’assuré ne vous importe pas ?

              Rappel : la question lancée par Dekkard et Michel porte sur le lien entre impôt et économie. La contrainte, c’est hors sujet et j’y ai déjà répondu. Libre à vous de jouer le perroquet de Gillib. Vous me pardonnerez de ne pas vouloir me répéter.

              • Les ronds-points, en échange, multiplient les accrochages par 10 et renvoient une proportion non-négligeable du trafic vers des voies peu adaptées. Mais bon, les morts ont changé de colonne dans les statistiques. Ce réarrangement des statistiques à enveloppe globale constante est devenu le jeu favori des politiciens français, alors que la seule noblesse qu’il pourrait y avoir dans le métier de politicien serait d’écarter significativement l’évolution de l’enveloppe globale de sa tendance « naturelle », en la boostant à la hausse pour l’activité économique, et à la baisse pour les accidents.

                • Les RP sont en général installés aux abords des agglomérations (particulièrement dans les zones commerciales) ou au cœur de celles-ci et remplacent alors souvent des feux rouges. Ils fluidifient donc la circulation, tout en mettant fin à des carrefours dangereux, agrémentés ou non de feux rouges.
                  Bien évidemment, il n’existe pas pour les routes équipées de RP, des routes, plus petites, parallèles qui seraient dénuées de RP, et où on y circulerait plus vite. Les routes équipées de RP sont des axes de circulation plutôt importants (c’est pour cela qu’on y met des RP, parce qu’on a la place de le faire), et même ainsi, resteraient plus rapides que des itinéraires d’école buissonnière, qui eux auraient plutôt tendance à être truffés de dos d’âne !
                  La seule chose qui puisse faire dévier un automobiliste de ce type de route est le bouchon, qui aura tendance, pour un même trafic, à être cependant moins important qu’avec un système de feux, beaucoup plus rigide. La présence d’un RP permet, automatiquement, une bien meilleure régulation du trafic.
                  Le feu est étatiste, le RP est libéral.

                  • « En général » !
                    Désolé, mais il y a énormément de particuliers qui ne sont pas généraux. Prenons ma bonne ville de Brest, où tous les feux du centre-ville ont été remplacés par des ronds-points, où tous les ronds-points à 4 voies où c’était possible ont été dédoublés en 2 ronds-points à 3 voies, etc. Le nombre de victimes a fortement chuté, en effet, aux ronds-points, mais curieusement est resté le même, voire a légèrement augmenté, pour l’ensemble de l’agglomération. Les temps de trajet ont été multipliés par deux pour ceux qui connaissent bien les itinéraires alternatifs, par trois pour les autres, par quatre pour ceux qui prennent les transports en commun (sauf pour la partie tramway, reconnaissons-le, mais le tram ne va que de nulle part à nulle part et sert à balader les gens libres de leur temps). Venez voir les travaux de dédoublement du rond-point d’accès à l’hôpital, qui ont déjà fait deux morts et un blessé grave, et qui bloquent la circulation (remarquez, ça permet d’aller directement au centre funéraire sans embouteiller les urgences) tous les jours pour 8 mois au moins. Tout ça parce que une route et une entrée et une sortie pour l’hôpital, ça fait 4 donc dédoublement du rond-point…
                    Et je ne parle pas de la D650 dans la Manche, où au lieu de dégager la visibilité dans les carrefours comme l’aurait fait mon grand-père aux P&C, on a installé à chaque occasion un rond-point (c’est bien, ça brise la vitesse de ceux qui tentés par une belle route droite et sans danger, dépasseraient les 90 — 80 maintenant)…
                    Le rond-point est peut-être libéral, mais comme il est mis en place par des étatistes pour discréditer le libéralisme, le résultat est une catastrophe.

                  • 5000 RP, ce serait peut-être libéral, quoi que cela puisse signifier dans la tête à Jean. Mais 50000 RP (la moitié des RP construits dans le monde le sont en France), c’est indubitablement un abus étatiste.

                    Entre les RP, les radars tirelires, la limitation à 80 km/h, les autres aménagements impropres à la circulation et l’état général dégradé des routes, la vitesse moyenne de circulation en France ne dépasse plus les 50 km/h en dehors des autoroutes. Autrement dit, il faut désormais au minimum 20 h pour traverser le pays. Il y a quelques années, avant les politiques haineuses anti-automobiles, on pouvait compter sur une vitesse moyenne de 80 km/h. Si elle persiste sur la même pente vertigineuse, en moins de 50 ans la France va se retrouver à la vitesse moyenne de déplacement du Moyen-Age.

                    Un coût considérable de 30 km/h perdus en moyenne sur les axes principaux a déjà été imposé à l’ensemble du pays, Exercice amusant : sachant que les Français parcourent 700 milliards de km par an, faire le calcul de la perte de temps globale, puis valoriser par le PIB horaire individuel moyen pour estimer la perte de richesse nationale.

                    L’immense gâchis de ressources piloté par l’Etat obèse hors de contrôle intervient alors que la sécurité routière ne s’en trouve pas améliorée. Les statistiques ont amplement démontré l’échec de la répression routière au cours des dernières années. C’est tellement stupide qu’on est en droit de se demander si le but de cette politique inepte n’est pas ailleurs.

                    Chaque jour plus avant, la France emprunte le chemin de la décroissance collectiviste, le chemin de la tiers-mondisation, appauvrissement généralisé volontaire conséquence de la trahison de ses élites sociopathes.

              • Avec les limitations de vitesse à 70 km/h, les rond-points seront inutiles.
                On ne va pas changer une recette qui fonctionne, non ?

              • 50% ? le chiffre me parait bien exagéré et sent la propagande gouvernementale!

                • Le chiffre signifie que la gravité des accidents diminue de 50% (plutôt 40% avec des stats sérieuses), avec des morts et des blessés en moins sur la même route. Mais comme dit plus haut, les accidents ne sont que reportés sur des voies où il n’y a pas de points rondouillards. En effet, si la route principale peu dangereuse est équipée de RP, elle augmente sensiblement votre durée de trajet par rapport à la route secondaire dénuée de RP. Donc, vous choisirez de circuler plus vite sur la route dangereuse. Au total, la dépense pour ces aménagements est pratiquement sans effet sur la mortalité routière globale. Ils sont inutiles. C’est un gâchis, un de plus.

                  La France détient le record du monde en la matière, avec la moitié des ronds-points dénombrés dans le monde situés en France, alors que les routes tombent en ruine par ailleurs.

                  La véritable information ici, c’est que la dépense publique dans ce pays est totalement hors de contrôle. Les diverses officines publiques ont tout simplement beaucoup trop d’argent à leur disposition. Quand on va reprendre la main dessus, ça fera très très mal à ceux qui en profitent aujourd’hui.

          • Oh mais les libéraux grimpent depuis toujours dans ce cas. Acte de l’assemblée nationale 1789 : « Un peuple libre n’acquitte que des contributions, un peuple esclave paie des impôts. »

          • « Seul importe le solde net de tous les flux ». Du tout, sauf à croire béatement que la richesse est le PIB. Avoir un PIB énorme constitué de flux financiers de services inutiles consistant à répondre à des normes inutiles est une situation de pauvreté par rapport à un PIB inférieur mais sans ces flux financiers parasites qui diminuent la qualité de vie.
            Par exemple 100 de PIB aujourd’hui dont 20 qui consistent à payer des hachoirs à oiseaux, nous rend plus pauvres que si le PIB était de 90 sans les hachoirs. Les coeff multiplicateurs sont du bullshit en barre car ils omettent l’utilité des services.

            • « l’utilité des services »
              Houla ! Pour qui, pour quoi ? Selon quels critères ? Qui décide ?
              Pour juger de la pertinence économique, vous me pardonnerez de faire plus confiance au PIB et au taux de croissance qu’à votre doigt mouillé…

              • @Jean Manchzek
                Bonjour
                Le PIB est constitué de 57% de dépenses publiques. Sa crédibilité est quasi nulle, et la confiance que vous lui attribuez ne peut pas être pertinente.
                2582 Mds$ (environ 2200Mds€) en 2017 de PIB pour la France, auquels on soustrait 57% de dépenses publiques : 1110,26Mds€ de PIB réel. (environ 945Mds€) (chiffres en $ tirés du Figaro : http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2018/07/10/29006-20180710ARTFIG00210-pib-la-france-recule-a-la-7eme-place-de-l-economie-mondiale-derriere-l-inde.php)
                Nathalie MP nous parle d’un PIB de 2290Mds€. dont 57% de dépenses publiques. Soit 984,7Mds€ de PIB effectif. (1305,3Mds€ de dépenses publiques). L’Etat a ponctionné 1063Mds€ en taxes/impôts/cotisations/amendes, soit 46% du PIB, dépenses publiques incluses, 132,5% du PIB effectif.
                Ouf ! Heureusement qu’il y a des fonctionnaires !
                A la différence des entreprises, l’Etat peut gonfler ses recettes en passant par la loi, sans demander l’avis de qui que ce soit, et les récolter avec sa force armée. Il peut même s’attribuer les biens de quelqu’un sur un coup de tête. (expropriation, déclaration d’utilité publique, zone innondable passée à non innondable, etc…)

          • Les impôts participent aussi au PIB. C’est cool hein ❗
            La croissance des … impôts fonctionne très bien dans ce pays :mrgreen:

      • Avant les aides sociales, il y a des millions de rentiers qui se gavent au passage. Je vous laisse devinez lesquels. Indice, ils ont statut leur conférant l’impunité et une rente à vie.

      • Par « idéologue anti-étatiste », vous voulez dire libéral ?

      • Vous tentez de justifier les improductifs du circuit, qui le plus souvent, ne sont que des parasites.

  • Très bon article, construit, clair, sourcé. Bravo. Ceci dit, quelle tragédie que de voir ces premiers de la classe à la tête d’un Etat et le mener à l’abîme, lentement certes, mais inéluctablement semble-t-il. Et ces présidents qui, tous, de droite et de gauche, vont prêcher les vertus du modèle politico-social français. Rires aux frontières. J’y habite.

    • Quelle tristesse, surtout, de voir que le système a désigné ces gens comme premiers de la classe, et même qu’il les y maintient alors que chacun sait que ça n’est qu’un effet de beaux costards et de beau langage.

    • Modèle mis en place par un socialiste nommé Pétain.

      • Abracadabrantesque !

        Pétain nous a légué beaucoup de choses, c’est vrai : la carte d’identité obligatoire (pour mieux reconnaître les Juifs ?), la signalétique du code de la route (pour que les Allemands puisse la comprendre ?), la loi de non-assistance à personne en danger (histoire qu’on ne reste pas les bras croisés si quelqu’un tabasse un Allemand ?), l’ordre des médecins (le goût de l’ordre ?), la fête des Mères (pour livrer de bons petits soldats à cette Grande Boucherie qu’est la guerre ?)…

        Mais à part ça, vous n’avez jamais entendu parler du CNR ?

          • Donc la Sécu telle qu’on la connaît aujourd’hui date de 1945, et ses prémisses de 1930… Laissez donc Pétain sur son île !
            Mais au-delà de cette question, il y a les nationalisations, EDF, la montée en puissance des services publics…
            Pour finir, je vais citer les propos d’un libéral qui vient d’avoir les honneurs de CP :

            « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie.

            Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…

            A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »
            (Denis Kessler – 2007)

            • Kesslet libéral, qu’est ce qu’il ne faut pas lire comme conneries.

                • @Jean Manchzek
                  A aucun moment de votre citation, Denis Kessler ne parle de liberté individuelle ou de droits. Il parle de réformes que le gouvernement annonçait et s’employait à mettre en place en 2007. S’en remettre à l’Etat et à son gouvernement, n’est pas libéral.
                  La seule mesure qu’un gouvernement pourrait passer, et qui serait acceptable pour des libéraux, est :
                  – qu’il annoncerait qu’il se concentrerait sur le régalien ;
                  – qu’il lâcherait sa main mise sur la Justice (séparation des pouvoirs oblige) ;
                  – qu’il se déferait de ses prérogatives « législatives » en abandonnant ses possibilités de décrets et autre 49.3 ;
                  – qu’il se retirerait de toute forme d’exercice économique.

  • Normal : la fraude est la seule réponse intelligente au racket .

  • Dans le même esprit du renversement dialectique; quand on parle de cadeau fiscal on ajoute souvent : « perte sèche pour l’état  » etc .. ce qui n’est qu’un manque à gagner ( en fait on devrait dire manque à ponctionner ) L’état ne peut perdre ce qu’il n’a pas !

  • ils trouvent 100 milliards d’euros de fraude fiscal !!! bien..par contre de réduire 1% là DEPENSE PUBLIQUE là, ils n’y arrivent pas .!!!
    Comment peux t on croire ces illusionniste ??
    Donc demain plus de problème pour faire un budget excédentaire !! ils se pignolent le cerveau !!

  • « L’objet de cet article n’est pas de légitimer la fraude fiscale.  »
    C’est bien dommage car la « fraude » fiscale est un devoir moral.
    L’impôt est sans ambiguïté du vol pur et simple, comment ne pas « légitimer la fraude fiscale » ?

    http://memepoliceman.com/is-taxation-theft/

  • L’évasion fiscale qui est légale et la fraude fiscale qui ne l’est pas sont toutes deux des réponses vertueuses à la spoliation inconstitutionnelle du citoyen par l’Etat-voyou.
    C’est un acte de résistance courageux puisqu’outrageusement réprimé et la dénonciation publique des contrevenants ne relève pas à mon sens du « name & shame » mais plutôt du « name & pride ».
    Personnellement j’aurais plutôt honte d’être lâchement infoutu de « frauder » puisque je sais que l’absolue totalité de mes transactions, faits et gestes sont connus de l’Etat-espion.

  • « L’objet de cet article n’est pas de légitimer la fraude fiscale »
    et pourtant c’est parfaitement légitime, c’est typiquement de la légitime défense

  • Le nombre de pauvres, de chômeurs et d’illettrés n’a cessé d’augmenter, suivant celui des prélèvements fiscaux ! Ce qui dénonce la malhonnêteté et l’escroquerie de la gauche, dont Marianne est un vecteur!

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