La presse subventionnée peut-elle être libre en France ?

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La presse subventionnée peut-elle être libre en France ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 novembre 2015
- A +

Par Éric Verhaeghe.

Philippe Verdier photo d'écran Arnaud Dassier1

Dans quelle mesure la presse peut-elle être indépendante du pouvoir politique ? La prolongation de l’état d’urgence pose à nouveau cette question, illustrée ces derniers jours par les affaires Thomas Guénolé et Philippe Verdier.

La presse et le climatoscepticisme

Début novembre, Philippe Verdier, présentateur de la météo sur France 2, annonçait son licenciement après la parution de son livre exprimant des opinions « climato-sceptiques ». Si l’ouvrage a fait l’objet de larges critiques sur son manque d’argumentation sérieuse (mais personne ne l’a vraiment lu), il présente surtout un défaut capital : il contrevient aux positions officielles de la France à l’approche de la COP 21, la conférence sur le climat dont François Hollande espère tirer profit pour redorer son blason sur la scène intérieure.

Le cas de figure était évidemment intéressant : un journaliste du service public pouvait-il ou non publier un ouvrage contraire à la pensée dominante, et spécialement contraire aux prises de positions du gouvernement ?

France 2 et sa nouvelle présidente, Delphine Ernotte, ont contourné le problème en licenciant l’intéressé sous le prétexte que celui-ci aurait mis en avant son appartenance à la chaîne pour assurer la promotion de son livre. Le prétexte fait sourire et vaudra une belle séance aux prud’hommes. Verdier ne devrait pas manquer de reprendre toute la littérature produite par les journalistes de la chaîne depuis vingt ans, en comptant le nombre de licenciements décidés après des promotions soulignant le lien de ces journalistes avec la chaîne publique.

Michel Drucker, à ce compte, aurait dû être licencié à chaque ouvrage qu’il a sorti !

La presse et l’affaire Guénolé

Après les attentats et le vote de la loi sur l’état d’urgence, la question de la liberté de la presse subventionnée se pose avec encore plus d’acuité. Thomas Guénolé, enseignant à Sciences-Politiques, vient d’en faire les frais. Chroniqueur sur RMC, la chaîne l’a assez brutalement remercié vendredi dernier, après une chronique où il avait mis en cause les défaillances de la sécurité publique le 13 novembre au soir et appelé à la démission du ministre de l’Intérieur.

Guénolé s’est assez largement répandu sur l’événement en expliquant qu’il était victime d’un licenciement politique. Sur ce point, les explications de RMC méritent le coup d’œil :

« Demander la démission d’une grande partie de l’état-major de la police et du ministre est irresponsable… Demander des comptes est parfaitement normal, c’est la base de notre métier et notre rôle, mais encore faut-il le faire de manière responsable. Évoquer des sanctions a choqué beaucoup de journalistes et d’auditeurs… Le ministère de l’Intérieur ainsi que tous les services de police invités sur l’antenne ont refusé de venir sur RMC en raison des inexactitudes de ta chronique. La plupart des sources de nos spécialistes police se sont tues depuis mardi, mettant en difficulté tout le travail de la rédaction pour obtenir et vérifier des informations. »

Ces lignes, extraites du mail que la direction de RMC a envoyé à Guénolé pour expliquer sa décision, sont particulièrement instructives sur le processus, décrit en son temps par Noam Chomski, qui permet au pouvoir politique de mettre la presse réputée libre sous domination.

La presse et l’opacité politique

presse subventionnée rené le honzecDans la pratique, grâce à l’absence de transparence politique, le pouvoir dispose d’une immense influence sur la presse. Les décideurs disposent en effet d’un pouvoir arbitraire sur la circulation de l’information. Grâce à cette pénurie, les organes de presse sont placés devant un éternel dilemme : soit ils veulent avoir accès à une information privilégiée et dans ce cas, ils doivent composer avec le pouvoir, et donc se montrer complaisants vis-à-vis de lui, soit ils veulent préserver leur liberté critique, ce qui les oblige à renoncer à l’information privilégiée « d’insiders » dont leurs concurrents disposent.

D’une certaine façon, l’opacité des décisions publiques permet de contrôler la presse en organisant un marché du « scoop » et du « confidentiel ». Les petits copains du pouvoir sont alimentés en tuyaux qui permettent de nourrir le chiffre des ventes par la production d’informations que le consommateur ne trouve pas ailleurs. Les autres n’ont pas accès à cette information et doivent s’en débrouiller.

Dans l’affaire Guénolé, c’est l’exclusion du marché du « tuyau » qui a été pratiquée par le ministère de l’Intérieur pour sanctionner la chaîne et l’obliger à se séparer de son chroniqueur. RMC avait la faculté de conserver Guénolé dans ses effectifs, mais elle endossait le coût de ce maintien : le silence du ministère de l’Intérieur sur les « confidentiels » dont les journalistes sont friands.

La presse et les subventions publiques

L’inconvénient de la subordination au pouvoir politique est bien connu : tôt ou tard, les lecteurs ou auditeurs savent la complaisance du média vis-à-vis du pouvoir et s’en détournent. C’est le grand mal de la presse française, qui aurait dû disparaître en masse depuis longtemps tant la capacité des medias à répéter la parole officielle est forte. Les gens de presse le savent, la liberté est une donnée à géométrie variable, et le droit à la critique est strictement encadré par des pratiques implicites définies par les institutionnels. Concrètement, les directeurs de la publication sont choisis en France sur leur capacité à jauger quelle critique est politiquement correcte et quelle critique va trop loin.

Pour mieux museler la presse, ou mieux la convaincre de s’endormir dans le confort de cette liberté surveillée, l’État a mis en place un redoutable système de subventions publiques qui permettent de compenser la perte de lectorat induite par la soumission de la presse. 400 millions sont chaque année consacrés à cette petite assistance humanitaire qui rend bien des services dans les moments critiques.

À titre d’exemple, Le Monde et Le Figaro reçoivent chacun 16 millions d’euros annuels pour survivre. À l’exemplaire, c’est toutefois L’Humanité qui bénéficie des subventions les plus importantes. Chaque numéro vendu donne lieu à une subvention publique de 63 centimes.

Comment la liberté de la presse s’use

Bien entendu, ces stratégies politiques procurent des gains à court terme (le relatif consensus médiatique sur le « politiquement correct »), mais il est coûteux à long terme. Le divorce durable qu’il induit entre l’opinion et la classe dirigeante se manifeste par plusieurs effets collatéraux dommageables pour l’ensemble du système.

Premièrement, la censure douce de la presse nourrit une exaspération et une contestation sourde dont la montée du Front National constitue une manifestation impressionnante.

Deuxièmement, la dissidence sur Internet est virulente et puissante en France. L’audience des sites contestataires, notamment dans la « fachosphère », le prouve.

Troisièmement, la pensée d’opposition est plus radicale en France qu’ailleurs, dans la mesure où elle remet en cause l’ensemble de la sophistique politique dominante.

À long terme, le pouvoir risque donc de perdre bien plus, en muselant la presse même de façon discrète, qu’il ne gagne à court terme.


Sur le web. Article paru sur Décider & Entreprendre.

Lire sur Contrepoints notre dossier sur le scandale des subventions à la presse. Contrepoints refuse ces subventions et vit de vos dons, soutenez-nous dès maintenant !

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  • Non, si on est subventionné on ne peut être libre.

    Si on a une niche fiscale particulière, on n’est pas libre.

    Si on couche avec les milieux politiques, on n’est pas libre.

    En somme, une presse qui ne peut s’auto-financer sans être subventionnée, cela prouve simplement qu’elle n’intéresse pas grand monde, n’est représentative de rien, si ce n’est d’ell- même et d’une petite minorité.
    Pourquoi les travailleurs devraient-ils les entretenir par leurs impôts, et sur quels critères? ceux de leurs nuisances?

    La presse subventionnée n’est rien de plus qu’une péripaticienne, et bien souvent se conduit comme telle.

    Je n’ai pas encore oublié la réunion secrète entre les principaux médias de gôoche français et DSK, pour organiser sa campagne présidentielle.
    Tous ces médias étant de grands donneurs de leçons démocratiques et d’humanisme intéressé.

    • Libre ! ça depend du point de vue.

      Car le journaliste n’est jamais libre quand il travaille dans un journal subventionné ou non.
      C’est soit indirectement le politique qui dicte la ligne éditoriale à coup de subvention
      C’est soit l’actionnaire qui dictent la la ligne éditoriale ( cf bolloré/Bernard Arnaud etc..)

      Il nous faut une diversité de journaux pour représenter toutes les opinions ( qu’elles nous plaisent ou non)
      Helas ceux qu’on les moyens de se payer un journal ou de le subventionner sont soit l’état ou soit des actionnaires milliardaires .
      Ces gens la ne présentent helas pas vraiment une diversité d’opinion.

      Les Français accepteront-ils de payer 9 euros par mois pour Médiarpart? 3 euros pour arret sur images?
      et tous les autres journaux ( droite, gauche etc) en ligne ou non qui vivent que de leurs lecteurs ( et non d’actionnaires ou subventions) ?

      Helas je crois que la réponse sera non…

      • à jobijoba :

        Cassez les nouvelles messageries parisiennes, quasimonopole CGT de distribution du courrier en France, et vous aurez des journaux à moins de 1 € comme en Angleterre, où la presse papier se porte plutôt bien.

        • Intéressant ,
          Pourriez m’expliquer la mécanique qui permettrait de faire baisser le prix à moinsde 1 euro?
          Mais malgré ce probleme de cout ou de prix de vente, cela n’empechera pas d’avoir un manque de diversité.

          • La diversité est sur internet et elle sera plus difficile à contrôler.

          • @ jobijoba :

            pour faire baisser le prix de vente, il suffit d’instaurer la concurrence, très bon mécanisme en lui-même 🙂

            Sinon, on estime souvent que pour le Monde, par ex, à 1.90 €, le « sur » prix des NMPP est évalué à quasiment 90 centimes.

            cela ramène le quotidien à 1€.

            Sans les NMPP, il y aurait bien plus de points de vente et bien plus de vente, d’où un prix de revient (économie d’échelle) encore abaissé.

            Si vendre du papier devient plus facile et donc plus rentable, la diversité viendra toute seule, la nature a horreur du vide…

      • Intéressant. Mais je fais tout de même un distinguo dans votre parallèle Politiques/Actionnaires.

        Un journal peut vivre quand un actionnaire apporte du fric, c’est évident, mais il peut vivre aussi si les journalistes qui le créent apportent quelque chose qui interesse les lecteurs, et dans ce ças ils n’ont que faire des actionnaires extérieurs. Cela s’appelle la liberté.

        Quand la presse n’interesse plus le public, donc quand personne ne l’achète, c’est qu’il y a un probl!me : soit les journalistes sont mauvais, soit ils mettent en avant des informations ou des idées qui n’intéressent pas grand monde. Alors expliquez-moi à quel titre je dois les subventionner?

        Qu’un Actionnaire les rachète, c’est le problème des créateurs du journal, pas le mien, et si leur publication « marche », c’est qu’ils auront trouvé le moyen d’intéresser le public, sinon c’est l’actionnaire qui sera sur la paille, pas moi.

        Que l’Etat subventionne les journaux qui se plantent, c’est moi qui paye, et les journalistes vont pouvoir continuer à vivre sur le dos des citoyens sans se poser de questions et poursuivre leur nombrilisme. Et se transforment en parasites donneurs de leçons, le pays n’en manque pas. Et ils seront toujours aux ordres de la politique.

        La liberté ne se subventionne pas. Mediapart, et d’autres, essayent et ils demandent seulement à l’Etat de ne pas les accabler de taxes et impôts pour entretenir le système du fameux modèle français qui n’est qu’un amalgame ingérable d’impôts et de dépenses incontrôlé. Mais qui permet surtout à notre classe politique de recréer le modèle Louis XIV, pour elle.

    • Bjr , il est complètement anormal qu’une partie de mes impôts servent à subventionner la presse . Ils ne doivent subsister qu’avec l »argent de leur lecteurs . De même les syndicats et autres assocs ne doivent subsister qu’avec l’argent de leurs adhérents , sinon c’est de la dictature déguisée et du racket !
      Le comble est que je doive subventionner en partie des journaux dont je hais l’idéologie !!!

  • Un fidèle lecteur
    27 novembre 2015 at 8 h 56 min

    Merci, bon courage

  • à partir du moment ou l’on est tributaire de l’argent des autres , il n’existe aucune liberté , que ce soit pour la presse , les entreprises ou le simple lambda ;celui qui fournit l’argent est votre maître et vous lui devez obéissance , sinon…….

    • non Marie.

      Il n’existe plus de liberté quand il y a un monopole.

      La presse comme toute société de production sera toujours tributaire de « l’argent », que ce soit les consommateurs qui payent le journal, où les mécènes qui le finance à fonds perdus.

      La liberté disparait quand c’est le même financeur pour tout le monde, cad quand il y a monopole, et le monopole, par nature, est lié à l’état.

  • Dénoncer cette situation devient même réprimandé à l’image de l’ouvrage de Benjamin Dormann « Ils ont acheté la Presse » éditeur Jean Picollec. L’ouvrage a été très peut édité et pourtant la demande était importante, aujourd’hui il ne nous reste que le marcher de l’occasion!
    Les indicateurs internationaux ne se trompent pas en classant la France à la 39ème position en terme de liberté de la presse.

  • La presse est libre : à preuve la télé et la radio »de service public », le Monde, L’Obs, Libération. Tous de droite !
    Non je plaisante.

  • la liberté de la presse…..consisterait donc a faire des journalistes des fonctionnaires à vie ?
    si un patron n’a plus le droit de virer quelqu’un , même pour délit d’opinion , ce n’est plus un patron !

    cela nous choque parce que nous savons tous que ces ‘patrons’ n’en sont pas vraiment , seulement des copains de l’appareil d’état occupant un siège non pas pour servir une entreprise mais se servir et faire des renvois d’ascenseurs …la suppression des subventions directes et indirectes est La seule solution pour résoudre ce problème d’éthique mais pas seulement pour la presse , pour toutes les entreprises , sortir enfin de l’assistanat de marché pour le libre marché où seuls les meilleurs gagnent .

  • « Évoquer des sanctions a choqué beaucoup de journalistes et d’auditeurs… »

    En résumé : « crache pas dans la soupe ».

    Cette expression est souvent utilisé dans les entreprises ou dans le monde de la radio et la télévision. Elle contient une certaine logique quand on admet une dimension commerciale prépondérante. Dans le cas de la presse, elle est un aveux de l’écart énorme entre l’image qu’elle veut donner, des leçons qu’elle donne et de la réalité.

    Les journalistes sont des hypocrites. Ils se retranchent constamment derrière la liberté de la presse pour justifier leurs méthodes (informations non vérifiées, déformées voire fabriqué, information spectacle) et leurs avantages (carte de presse, petits cadeaux, régime fiscal). Mais quand un collègue fait réellement son travail, ils sont « choqués » et lui disent : « crache pas dans la soupe ». Ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Ils tomberont avant les systèmes mafieux au pouvoir faute de lecteurs et d’auditeurs. Et c’est bien fait.

    • De toutes façons, ne leur restent comme « clients » que les mairies affidées, les CE à qui on a renvoyé l’ascenseur, les associations « amies »… Le particulier ou le citoyen a tout de suite compris que quelque chose clochait dans ce qu’il lisait ou voyait/écoutait dans les merdias officiels. La majorité n’est plus que du PQ en liasse, avec des articles bien gluants de bien-pensance, ou ayant des lignes éditoriales défiant les forces naturelles de la gravité.

      Après, le plus rigolo, c’est la propension de ces journaleux à jouer les vierges effarouchées quand la majorité leur renvoie dans la face la vérité, quand on leur démontre que leur statut de colporteur de nouvelles frelatées n’est plus justifiable, que leurs éditos et leurs articles suintent de propagande rance, de déformations spatio-temporelles, de pièges sournois à leurs invités, d’opportunisme malsain, de manœuvres visant à traquer la moindre phrase bancable…

      Il suffit d’écouter les émissions que propose aujourd’hui le groupe France Radio, c’est un concentré de tout ce que j’ai évoqué ci-dessus. La palme à France Inter à raison de 15 facepalm/minute, quoique France Info suit de très près avec ses émissions Potemkine (potentiel de 10 facepalm/minute).

      J’ai adoré l’émission qui parlait justement du journaliste « climatosceptique » à qui on a découpé son discours pour coller celui omniprésent d’une opposante pour finir dans l’argumentation creuse habituelle du genre « bouh qu’il est vilain celui qui pense qu’il a raison de dire la vérité, bouh c’est pas bien ça ».

      Du PQ vous voulez, du PQ vous aurez.

  • La désacralisation de tout pouvoir temporel ( d’ailleurs portée en ses gènes par le christianisme), est l’un des vecteurs qui ont conduit à nos démocraties modernes. Cette idée contrevient directement au fait qu’une élite puisse avoir pouvoir sur tout parce qu’elle serait infaillible. Que cette élite soit élue ne change rien au problème de l’absolutisme. Pour contrer cette tentation de pouvoir absolu toujours présente dans n’importe quel système politique, on n’a rien trouvé de mieux que la séparation des pouvoirs. Y compris le pouvoir lédiatique dans nos sociétés modernes Où en sommes-nous arrivés?…
    En arrière-plan, la liberté intellectuelle et le pluralisme forment le substrat indispensable à toute démocratie: toute théorie, toute idée mérite d’être débattue, tout citoyen peut faire valoir son opinion, et ce débat est nécessaire à l’émergence de la vérité. On voit bien qu’on ne peut, sans mettre en danger nos principes mêmes, interdire une idée ou condamner son auteur (ce qui, en pratique, revient au même): la seule voie est d’y opposer une argumentation convaincante.

    Nous devrons nous redonner les moyens d’assurer le pluralisme politique et la liberté intellectuelle qui sont au fondement de la démocratie. Il est plus que nécessaire de libérer les « faiseurs d’opinion » de l’influence de l’Etat.

  • La théorie de Mr.Guénolé est que les enfants des « banlieux » sont des victimes et il ne cesse d’accabler le français moyen…Le Monsieur est plus que véhément et par les temps qui courent le français moyen n’a pas du tout l’impression d’être le bourreau des enfants de banlieux !

  • « « Évoquer des sanctions a choqué beaucoup de journalistes et d’auditeurs… » »

    Choquer : terme parfaitement diplomatique pour déplacer et s’exprimer sur un plan émotionnel, en écartant toute réflexion.

    Le problème n’est pas moral ; c’est le refus du début du premier questionnement qui remettrait en cause le Système.

  • libre de quoi????

    ce qui est choquant est la prétention à l’objectivité… même quand on s’en tient aux faits, on ne les donnent pas tous…

    ça me rappelle les attaques contre les lobbies.. ce ne sont pas les lobbes le problème mais la corruption possible des élus…

  • La presse est toujours subventionnée, par l’Etat, par les grands groupes financiers qui la possèdent et en font leur danseuse (ou leur agent d’influence) et par ses annonceurs.
    La presse, en ce sens, n’est jamais « libre ». On peut tout au plus espérer qu’elle soit diverse et pas trop mimétique. C’est au citoyen de se faire une idée ensuite.
    Contrepoints non plus : d’ailleurs le site ne diffuse jamais le nom de ses financeurs. Ils n’ont pas à le faire donc.

  • J’arrive en retard sur cette discussion , mais je ne peux m’empêcher d’y mettre mon point de vue.
    je suis tout à fait d’accord sur le besoin d’indépendance des médias dit « d’opinion » envers le pouvoir politique , mais à mon sens cette indépendance serait hémiplégique si vous ne donnez pas aux médias d’opinion leurs indépendances également du pouvoir économique ; pour cela , peu de choix , interdire aux médias d’opinion ( j’insiste sur l’opinion , la presse des hobbys… bricolage , jardinage , la mode etc n’est pas concerné) le financement par des publicités ou par actionnariat classique . voir les médias français possédé à plus de 90% par des acteurs industriels et financier me semble catastrophique pour l’indépendance des médias.

    donc pour les médias d’opinion , je verrais uniquement des entreprise du style SCOPs ,aidé financièrement uniquement leurs 2 premières années (ou une seule année) par des subventions inscrite au niveau constitutionnel ( pour être or de portée de notre corpus politique ) , libre à nous d’y mettre une échelle de niveau de subventions , pour la presse à vocation national , régional ,ou seulement local etc.
    et ensuite cette presse devra voler de ses propres ailes par le biais de ces ventes/abonnements et rien d’autre.
    cela coupera les ailes de la « presse d’état » (si on inscrit les subventions au niveau constitutionnel , aucune alternance politique ne peut en théorie y toucher sans référendum) et également de la « presse d’intérêt privé » , en privant le monde économique du levier publicitaire ou du levier financier. une presse d’opinion appartenant uniquement aux journalistes qui y travaillent sans interventionnisme étatique ou économique … ce n’est pas ça l’indépendance ?

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