Glyphosate, Monsanto, Bayer, Hulot et la « République exemplaire »

Avec ses déclarations fracassantes sur le glyphosate, Nicolas Hulot ministre redevient activiste de base.

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Nicolas Hulot by French EMbassy in the U.S(CC BY-NC 2.0)

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Glyphosate, Monsanto, Bayer, Hulot et la « République exemplaire »

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 août 2018
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Par André Heitz.

Du florilège de déclarations fracassantes contre Monsanto et Bayer qui a suivi l’annonce du verdict dans Dewayne « Lee » Johnson c. Monsanto en Californie émergent celles, indigentes, indécentes et ignobles, de M. Nicolas Hulot, ministre redevenu pour l’occasion activiste de base.

Les dernières déclarations de M. Hulot à la suite du verdict du 10 août 2018 – de 289 millions de dollars – de la Cour Supérieure de l’État de Californie pour le Comté de San Francisco doivent retenir l’attention.

Il est d’usage – dans les démocraties qui s’en tiennent à la séparation des pouvoirs – que les membres de l’exécutif ne commentent pas les décisions judiciaires, encore moins celles qui sont rendues dans un pays étranger.

« Un ministre n’a pas à commenter une affaire judiciaire », a déclaré  M. Christophe Castaner, délégué général de LaREM et ministre des Relations avec le Parlement, le 5 février 2018 à la suite d’une déclaration controversée de Mme Marlène Schiappa, Secrétaire d’État à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, à propos de l’affaire Alexia Daval.

Il est d’usage aussi, surtout quand on a de hautes responsabilités, de s’informer un minimum de ce dont on veut parler. M. Hulot s’est exprimé dans la foulée des premiers comptes rendus de presse sur le verdict et en a tiré ce qu’il entendait vouloir dire – en contradiction avec la portée et les termes du verdict.

Et en fait en contradiction avec lui-même ! Ou bien ce verdict « confirme ce que de nombreux lanceurs d’alerte ont dit depuis tant d’années sur la dangerosité du glyphosate », ou bien c’est un « cas d’école du principe de précaution » – ce qui signifie qu’on ne sait rien sur la dangerosité.

Mais l’activisme fait fi tant des faits que de la logique quand cela le sert…

La médiocrité médiatique de Nicolas Hulot

À ma connaissance, aucun média n’a relevé que M. Hulot a franchi des lignes rouges non seulement de la politique mais aussi de la simple décence.

Quand Le Monde titre – avec raison : « Glyphosate : Hulot appelle à mener une « guerre » contre les pesticides », a-t-il pris conscience des dangers qu’impliquent les déclarations de l’activiste-ministre Hulot dans le climat actuel d’hystérie anti-pesticides et anti-glyphosate ?

Lisez…

C’est une décision de justice très argumentée, qui est providentielle, car elle rend enfin visible ce que certains s’obstinaient à ignorer depuis trop longtemps : le fait que l’objectif dissimulé de Monsanto, sa stratégie ignoble, est de mettre en coupe réglée les ressources alimentaires de la planète. (Repris du Monde)

Pour l’alliance du marchand de poisons et du marchand de médicaments, c’est déjà fait (du JDD) :

Les multinationales ne sont puissantes que parce que nous sommes faibles. Est-ce qu’un jour nous comprendrons que Monsanto-Bayer n’a pas d’autre objectif que de mettre en coupe réglée les ressources alimentaires de la planète ? D’un côté, on empoisonne et, de l’autre, on soigne : à un moment donné, on doit se révolter.

Au prochain coup de menton, il nous fera le coup de l’alliance entre l’Agent Orange et le Zyklon B (le point Godwin a déjà été marqué par RTL.be).

La propagande de bas étage régurgitée

Mais quelle déconnexion des réalités aussi… Monsanto, c’est de l’ordre de 15 Md$ de chiffre d’affaires par an, autant que Whole Foods, le grand distributeur états-unien de produits biologiques ; les ventes de Walmart, le plus grand distributeur mondial, frisent les 500 Md$ (pour Carrefour, ce furent 88 Md€ en 2017, année difficile).

En fait, M. Hulot succombe ici à la propagande anti-Monsanto la plus débile – et malheureusement efficace –, à la thèse de la multinationale qui, prétendument, veut faire main basse sur les semences et ainsi prendre le contrôle de la population du monde conformément à un aphorisme malheureux de Henry Kissinger – lequel n’a pas vu ce que cela pouvait donner : les émeutes de la faim.

Dans Libération, il régurgite aussi deux bobards largement démentis mais invariablement répétés selon les bons principes d’Adolf et Joseph :

N’oublions jamais que Monsanto a traîné au tribunal des fermiers américains qui cultivaient malgré eux des plantes brevetées par le groupe, simplement parce que le vent les avait disséminées dans leurs champs. Et cette décision ne viendra pas non plus réparer les centaines de paysans indiens qui se sont retrouvés dans des détresses psychologiques et économiques, notamment ceux qui ont cultivé le coton BT.

La « leçon » aux sénateurs

Tançant les sénateurs qui ont osé supprimer du projet de loi « Agriculture et alimentation » la disposition qui prévoyait de séparer la vente et le conseil en matière de pesticides (une séparation du reste bien inefficace au vu par exemple de la situation dans le domaine des médicaments), il a lancé (dans le JDD) :

Qu’ils comprennent bien une bonne fois pour toutes qu’une entreprise comme Monsanto n’a en aucun cas comme volonté le bien-être de l’humanité mais simplement le bien-être de ses actionnaires.

Une sentence assénée par celui dont les exploits de saltimbanque télévisuel furent financés par Rhône-Poulenc, ci-devant groupe chimique et pharmaceutique qui, à l’époque d’Ushuaïa, avait l’ambition de devenir un grand de la semence…

Monsanto – comme d’autres – doit contribuer au bien-être de ses clients… les agriculteurs qui se nourrissent grâce à ses produits (par exemple en Inde où on estime que 97% des producteurs de coton utilisent des variétés transgéniques Bt – de Monsanto et d’autres sources) et nous nourrissent.

Mais c’est là une notion de base de l’économie que le numéro 3 du gouvernement actuel aveuglé par sa haine de Monsantorefuse à cette firme. À moins qu’il ne l’ait tout simplement pas comprise. Quelle est son opinion s’agissant des autres entreprises, notamment françaises ? Nous sommes en droit de savoir.

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  • Les ministres de l’écologie se suivent et se ressemblent..aucune compétences ,aiment se faire voir et s’écoutent parler ..des plantes vertes.

  • Quel dangereux bonhomme ! et quand je dis bonhomme, c’est parce que je n’en trouve pas l’antonyme… Cf. l’article de ce jour : La politique et la langue française !

  • Avec la bande d’escrocs et d’incapables que nous avons aujourd’hui dans tout le système politique depuis l’Etat jusqu’aux collectivités locales en passant par les parlementaires et bien des structures associatives, fondations et ONG qui ne pensent qu’au FRIC, Taxes et prélèvements divers sans oublier les contraintes successives et la disparition bien avancée déjà de notre culture au profit s’un système pourri proche d’une dictature la République est loin d’être exemplaire. Hélas l’avenir n’est pas rose, le système et la mentalité sont pourri à un point ou aucun homme ou femme politique de bon sens n’est aujourd’hui en vue ou même capable de faire surface sous peine d’être immédiatement diabolisé par une autre mafia qui porte aussi une très grande responsabilité dans la situation actuelle « LES MEDIAS ». Malheureusement ce genre de situation n’est pas propre à la France bien que nous en somme les précurseurs et les champions du monde, ce genre de situation ne s’est jamais arrangée qu’a travers un conflit dur et sanglant.

  • un médiocre ne peut avoir que des commentaires a hauteur de son idéologie ,de son manque de reserve ,et de son ignorance scientifique !et en plus ce « pingouin » est ministre .

  • Bravo M. Hulot pour votre incompétence. Le glyphosate n’a jamais été un pesticide; c’est un herbicide, très efficace pour les plantes mais totalement inoffensif pour les insectes…

    • Il me semble que le glypho est certes un herbicide mais aussi un pesticide. Au même titre que fongi et insecticide sont aussi des pesticides. Je pense que le bonhomme dit tellement de connerie qu’il serait dommage de vouloir le planter sur un truc vrai…

  • C’est amusant cet esprit dichotomique ici.
    Lorsqu’une multinationale ferme les yeux sur le sort des salariés de ses sous traitants: « Normal, un entreprise n’a pas vocation à faire le bonheur des gens mais a gagner de l’argent. »
    Et quand on utilise votre argument contre Monsanto (ou autre), c a d qu’une entreprise a pour vocation de faire de l’argent et pourquoi pas, avoir des marchés captifs, c’est faux !
    Frauda accorder vos violons les gars.
    .
    Prouvez moi que Monsanto se soucie du bien être de l’humanité, quitte a « léser » un peu ses actionnaires.
    Puis je vous citer comme source de référence, comme quoi les multinationales pensent à l’humanité avant l’argent ?

    • Même question par exemple, pour le cheminot, cher leham : à votre avis, il est animé par le goût de servir le consommateur de déplacements avec zèle et exactitude, soucieux de son confort, et de contribuer à l’harmonie entre les hommes en les rapprochant des uns des autres ? Ou bien motivé par l’attente de sa paye en en faisant le moins possible ?

      • @ordiabolo

        Pour compléter quelque peu votre remarque cher ordiabolo,

        N’oubliez pas de même que:
        l’usager demande bien le zèle,l’exactitude, le confort, mais également la SÉCURITÉ,lorsqu’il utilise les moyens de transports PUBLICS ou PRIVÉS.
        Faut-il vous rappeler que les privatisations des chemins de fer ,tellement souhaitées au Royaume uni, n’ont pas forcément produit les miracles tant attendus, puisque en raison des hausses incontrôlées du prix des billets,des trains supprimés,de suppressions massives de personnels,deux britanniques sur trois demanderaient la renationalisation de ce secteur clé des transports.
        (Voir le lien ci joint provenant d’un média spécialisé avant tout dans le domaine de l’économie et des finances, et non de la propagande).
        La triste actualité concernant l’effondrement du viaduc de Gênes, géré par le géant italien des autoroutes Atlantia ,montre objectivement que la rigueur dans la gestion des transports doit concerner l’ensemble des acteurs PUBLICS MAIS AUSSI PRIVÉS.
        Une consultation de la population par référendum (possible par la constitution),à l’instar des votations en SUISSE,serait des plus démocratique lorsqu’il devrait s’agir de privatiser les secteurs clés de l’économie les plus importants.

        https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/au-royaume-uni-la-privatisation-des-chemins-de-fer-deraille-628489.html

        http://www.lefigaro.fr/societes/2018/08/14/20005-20180814ARTFIG00232-le-viaduc-de-genes-gere-par-un-geant-italien-des-autoroutes.php

    • euh….entre ne pas vouloir le bonheur de l’humanité et nuire aux gens volontairement… il y a un gouffre où se situe toute l’activité économique légale et décente!!!
      parce que vous voulez le bien être de l’humanité. peut être ..?? dont visiblement vous excluez les utilisateurs de produits monsanto…

      logique quelque peu faillible…

      • et vous parlez d’esprit dichotomique et donnez des leçons. Un tribunal de leham serait digne des monty python…

    • abyssale stupidité…et effrayante…
      ou relisez vous ..et appliquez vous standards de jugement à d’autres activités humaines..
      c’est un délire de penser que toute activité doit avoir pour but ou se soucier de bien être de l’humanité…

      • j’air m^me plus loin toute activité humaine nuit aux autres de façon epsilonesque , par exemple, si la somme de toutes les activités micronuisibles ( du genre fumée de bbq) conduit à une augmentation du taux de cancers mesurables…

        seuls les gens privés du sens de la mesure en conclut qu’il faut interdire les bbq sans se poser quelques questions.

        les pesticides ont sans doute des conséquences sur la santé..mais ils rendent aussi des services à l’humanité!!!! parce que votre façon de juger dans l’absolu…est une folie.
        Une personne comme vous dénoncera tous les modes de désherbage qui ont des conséquences nuisibles..et devra en conclure tout désherbage et criminel…m^me l’huile d coude troubles musculo squelettique, risque de coupure de chute, exposition aux uv aux risques météorologiques au piqûres de frelons asiatique etc etc…et appauvrissement !!!
        Une personne raisonnable essaiera de déterminer quelle est la meilleure façon de désherber et ça peut varier un peu selon les priorités et les circonstances du moment…

        • le progrès est une amélioration relative du rapport avantages inconvénients pas l’interdiction de tout ce qui présente des inconvénients..

          • @ jacques lemiere
            C’est bien pour ça que sur les 5 continents, le glyphosate reste le désherbant de référence depuis 1974, date de sa synthèse.

            • oui….et je désherbe maintenant sans glyphostate..je peux faire une liste des désavantages réels des alternatives.

    • « Prouvez moi que… » Dans une justice équilibrée, c’est à l’accusation de prouver ses affirmations à l’encontre de l’accusé.

      Mais bien évidemment pas chez les écolo-socialistes où le procès n’a pas pour objet de découvrir la vérité mais seulement de prononcer la sentence. Le déjà-coupable n’a qu’une possibilité, avouer tous ses crimes, y compris ceux que l’accusation n’a même pas été capable d’imaginer.

      • @all, Oui prouvez moi que les entreprises ne rêvent pas d’avoir un marché captif et ne font pas tout pour, si l’occasion peut s’en présenter.
        C’est tout simplement de la mauvaise foi que d’inverser l’accusation, il doit y avoir longtemps que vous n’avez pas vu une entreprise de l’intérieur, et le cynisme qu’y règne…
        une entreprise n’a aucune éthique* si ce n’est celle du porte monnaie , fort heureusement des lois sont là pour tempérer les velléités.
        *En dehors de l’image affichée dans des chartes d’éthique qui n’ets bien souvent qu’une image pour gogo.

        • Ca n’est pas de la mauvaise foi de poser l’accusation dans le sens où elle peut être réfutée, c’est de la mauvaise foi d’ignorer que ça n’est pas à l’innocent de prouver son innocence et de se poser néanmoins en donneur de leçons sur qui doit prouver quoi.

        • prouvez moi que tout vendeur de truc ne rêve pas d’avoir des gens forcés d’acheter leur produits….il y a deux points au moins « rêver » et la nature de la force…

          une façon de forcer les gens d’acheter les produits et d’offrir le meilleure rapport qualité prix ( glyphosate et semence!!!! tiens) …c’est odieux comme contrainte…les salauds leurs produits sont meilleurs je suis « forcé de les acheter..

          donc sans précision sur la nature de la force ça fait plouf..et par dessus le marché y rêver!!!!

          des gens comme vous j’en connais…
          « on nous force à aller dans les supermarchés » me disent ils , et ils tirent même une gloire à Ne pas aller dans telle grande surface prouvant par la m^me qu’on ne les y forçait pas …

          les chartes éthiques sont du marketing…mais quel imbécile croit sur parole un vendeur ne puissance!???

          bon sang les gens qui veulent vendre font des trucs afin de convaincre les gens d’acheter..

        • @leham
          Vous inversez la charge de la preuve comme très souvent.
          C’est le lot de tous les dogmatiques persuadés de détenir la Vérité mais sans autre argument que leur propre certitude.
          On vous aura connu mieux inspiré.

        • « une entreprise n’a aucune éthique »

          Une construction sociale n’est pas un être humain.

          • @Théo31

            À l’occasion une petite digression :

            Souvent… » LE PLURIEL ne vaut rien à l’homme……. (même socialement construit).

            Un célèbre poète disparu ne l’a-t-il pas chanté en 1966?(« chanson « Le pluriel »).
            il va de soi que toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que …fortuite.

        • Le sens du marketing correspond à votre accusation, mais c’est là le rôle de la libre concurrence que de limiter les possibilités opportunistes de certains.
          L’alternative étatiste que nous connaissons est bien plus dangereuse que les tentatives monopolistiques des entreprises non soutenues par le pouvoir politique.
          Quant à la régulation invoquée, la loi, avec 400.000 règlements en France (au bas mot), on voit le bien que cela nous fait…

        •  » une entreprise n’a aucune éthique* si ce n’est celle du porte monnaie ,  »

          Rien ne dit que ceux qui y travaillent n’en n’ont pas.

      • @ Cavaignac
        N’est-ce pas le corollaire du principe de précaution qui permet de condamner un toxique possible mais pas certain?
        Dans l’U.E., il n’y a pas d’accord sur le glyphosate pour la même raison.

        • Le véritable principe de précaution stipule que dans l’incertitude, on doit faire tous les efforts pour en sortir le plus vite possible. A la rigueur, on peut interdire temporairement d’utiliser un toxique probable jusqu’à ce que l’affaire soit éclaircie, mais à condition que ça ne nuise pas aux efforts précédemment évoqués. Le plus simple reste de publier la nature de la toxicité envisagée et le degré de confiance sur cette toxicité, et de laisser les gens libres de s’en abstenir ou non pendant la phase d’étude.

          • @MicheO

            « On peut interdire temporairement d’utiliser un toxique probable(ou supposé),jusqu’à ce que l’affaire soit éclaircie » »

            « Le plus simple reste de publier la nature de la toxicité envisagée et le degré de CONFIANCE sur cette toxicité ».

            Ces remarques sont TRÈS PERTINENTES,mais il faut mettre un petit bémol puisque vous avez utilisé le mot clé de « CONFIANCE ».

            Sauf à baigner pleinement dans le monde des bisnounours,à quel organisme de CONFIANCE faire CONFIANCE, lorsque l’on sait que de nombreux scandales sanitaires, qui ne sont pas une vue de l’esprit,ont éclaté encore récemment malgré tous les garde- fous juridiques existants(et autres),sensés assurer la sécurité alimentaire?
            La libre circulation des personnes, mais aussi des BIENS, n’a-t-elle pas induit de véritables usines à gaz incontrôlables en matière de contrôles en tout genre?
            Quel organisme actuel, à 100%fiable, peut-il comme vous le mentionnez « éclaircir une affaire en suspens »?
            Dans tous les cas,y compris »APRÈS la phase d’étude de la supposée toxicité »,les gens doivent pouvoir continuer à être INFORMÉS le mieux possible,et rester LIBRES de s’abstenir ou même de REFUSER un produit sujet à caution pouvant mettre leur santé en danger.
            Cette LIBERTÉ pour le citoyen de » voter »pour un produit de son choix, en toute objectivité, dans le cadre d’une publicité rigoureuse et contrôlée, et d’une concurrence véritable, devrait être le credo de toute société libérale.

            • En effet, j’ai utilisé « confiance » au sens statistique, et il vaudrait sans doute mieux introduire une notion moins sujette à interprétation par les non-spécialistes. L’intervalle de confiance désigne la gamme où l’on sera certain de trouver le résultat final quand on aura effectué toutes les vérifications possibles, et non juste quelques unes. Et il est de plus, évidemment, entaché d’incertitude. Mais si je dis que sur une échelle de 0 à 100, la corrélation entre la consommation de viande rouge et le cancer est, d’après les études déjà réalisées, de 4 à 6, et que ces bornes sont connues à +- 1 de certitude, vous pouvez vous faire une idée du danger (4 à 6% de risques de cancers en plus chez ceux qui mangent de la viande rouge par rapport à ceux qui n’en mangent pas). De plus, si les études ont été bien faites, ce qui est à la portée de nombreux labos universitaires, la gamme et les incertitudes ne pourront que décroître à l’avenir. Une telle démarche est facile à mettre en place, elle est par contre très malvenue pour les médias et les associations, parce que les corrélations qu’ils veulent dénoncer sont du genre compris entre 0 et 1, avec une telle incertitude sur le fait que la borne supérieure atteigne bien 1 qu’il est peu vraisemblable qu’on puisse jamais prouver que la corrélation est non-nulle.

    • Chacun peut choisir de devenir client ou actionnaire ou les deux, on ne choisit pas de faire partie de l’humanité…

  • Avec ces gens là au pouvoir, c’est la route vers la médiocritude, nouvelle forme se servitude, l’esclavage moderne.

    Cela se permet de caqueter (hulotter?) ce qu’ils prétendent interdire aux autres. Faites ce que je vous dis, pas ce que je fais 🙁

  •  » le numéro 3 du gouvernement actuel aveuglé par sa haine de Monsanto, »
    Même pas,il prend juste le vent porteur actuel,tous et tout contre les « pesticides »

    • Le vent porteur a été très fortement généré par les écologistes pseudo-écologues par haine de la civilisation scientifique et technique. Il est porteur de mensonges, d’inexactitudes, d’approximations, d’amalgames. Peut-on agir en tant que citoyens pour faire revenir les élus à plus de mesure, de connaissance des dossiers. Cela devait être la principale modification de la politique lors de la campagne électorale de 2017. Le président marche dans toutes ces combines populistes, c’est attristant.

  • J’ai toujours un doute avec N. Hulot. Est-il seulement incompétent ou juste malhonnête ?
    Bien sûr, probablement les deux « en même temps » !

    • oui…il a l’air sincère, pourtant il vit d’une façon parfaitement opposée à laquelle il prétend vouloir vivre…
      je ne pense pas que ce soit de la malhonnêteté mais une exacerbation des mécanismes de défenses psychologique qui nous permettent de ne pas voir le mal qu’on inflige aux autres pour se focaliser sur le bien.

      la majeure partie des écologistes déclarés que je connais sont des monstres selon leur grille de jugement. C’est toujours un plaisir de leur montrer combien leurs actes vertueux ne sont pas si vertueux que cela toutes conséquences prises en compte… d’où leur pratique intense de l’ostracisation des mal- pensants.

      ils se gorgent de mots..mais comme la vérité est têtues ils doivent en changer..
      j’ ai adoré le commerce équitable…dommage qu’on en parle plus…

      • @ jacques lemiere
        Dans un procès, le meilleur rôle est bien sûr celui du ministère public, celui de l’avocat de l’accusé, le plus ingrat, sans doute!

  • messieurs, je vous conseille, au lieu de faire de la philosophie d’aller sur internet visionner les videos de Claude et Lydia Bourguignon concernant la raisons pour lesquelles les sols meurent, pourquoi les abeilles meurent. Et après on parlera sérieusement,
    un paysan de la Drôme qui récolte depuis toujours sans desherbant et sans pesticide

    • Pourquoi croyez-vous qu’on demande aux jeunes doctorants futurs scientifiques d’écrire des articles et de les soumettre à la critique des scientifiques reconnus plutôt que de tourner des vidéos ?

    • On a aussi transformée des sols vivant mais parfaitement incultes en terrains cultivables…
      la seule critique est que ce « système » tienne en consommant beaucoup d’energie mais un sol vivant ne se mange pas…

    • Avec tout le respect que j’ai pour les gens qui éclairent mon point de vue d’opinions divergentes et l’attention particulière que j’ai pour ceux qui travaillent la terre, je vous propose le point de vue d’un autre agriculteur sur le glyphosate : https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/glyphosate-coup-de-gueule-d-emmanuel-ferrand-205-140328.html

      • @Milan

        Le témoignage de cet agriculteur est très intéressant car il montre que l’utilisation des pesticides en agriculture n’est pas arrivée par un pur hasard ,et que la critique est facile et l’art souvent difficile lorsque la rémunération est de 350€/mois pour 70 Heures de travail par semaine!

        Le consommateur qui n’a jamais décidé de RIEN est-il pour autant responsable?

        Ce qui importe à la majorité des consommateurs c’est de pouvoir CHOISIR les produits en toute transparence dans un contexte où la circulation de la bonne information ne devrait plus poser de problème.
        Au regard d’évènements récents,il semble que ce ne soit toujours pas le cas (œufs contaminés,scandale Lactalis,etc…).

        Le métier d’agriculteur EST DES PLUS NOBLES et le consommateur ne demande pas mieux qu’ils puissent bénéficier de tous les moyens nécessaires pour assurer une nourriture saine à la population, en étant correctement rémunérés à l’instar des autres professions.
        Les politiques agricoles, depuis plusieurs décennies, ont malheureusement contribué à la suppression de bon nombre d’exploitations, ce qui explique bien que les méthodes de travail ont dû nécessairement évoluer.

        -Payer 40% plus cher des produits alimentaires de qualité?

        C’est déjà une réalité, et il va sans dire une affaire personnelle en fonction de ses propres moyens,mais est-ce une solution pérenne?

        L’on ne peut qu’en douter…….

        • « Les politiques agricoles, depuis plusieurs décennies, ont malheureusement contribué à la suppression de bon nombre d’exploitations »
          Et est ce réellement un problème? Veut on maintenir coûte que coûte des exploitations non viables?
          Dans certaines régions, le syndicalisme a fait installé des jeunes sur des exploitations laitières de 200.000 litres, sans qu’il y ait de valorisation du lait particulière. Au final, tous les éleveurs tirent le diable par la queue. Est réellement ça que nous voulons? On peut tenir ce raisonnement par les boulangers, charcutiers: pour pouvoir vivre, il faut un minimum d’activité. Cela paraît évident pour tous les autres secteurs, mais pas en agriculture. Etrange.
          Il est facile d’accuser la politique agricole commune. Je dirais qu’au contraire, celle ci a permis à de nombreuses exploitations, de survivre. Le problème arrive quand les règles changent.
          Notre Nicolas national est encore resté bloqué à l’époque où les frontières étaient moins ouvertes qu’aujourd’hui, oubliant que les agriculteurs sont en concurrence entre régions, pays.

          • @nevez

            Pensez-vous que les consommateurs soient majoritairement favorables pour une agriculture intensive au détriment de la qualité,ou autre ferme des mille vaches,très tendance actuelle?
            Un sondage d’opinion sérieux serait des plus intéressant,de même sur la politique agricole commune avec des agriculteurs aimant leur métier et obligés d’abandonner leurs exploitations, mondialisation oblige.
            Les agriculteurs Français ont toujours bénéficier d’opinions favorables auprès des consommateurs.
            Pour la politique agricole commune et l’ouverture des frontières il semble que ce ne soit plus vraiment le cas.
            Les avis des consommateurs, pourtant directement concernés devraient donc passer au second plan?

            • Bien sûr, si vous posez la question aux consommateurs, ils vous répondra qu’il est prêt à consacrer plus d’argent pour son alimentation, est favorable aux « petites » exploitations locales. Mais dans les faits, il recherchera le prix la plupart du temps, son portefeuille n’est pas extensible: demandez à la grande distribution, celle ci connait bien les contradictions des consommateurs.
              C’est la même chose par exemple pour les programmes TV: les téléspectateurs plébicitent ARTE …et regardent TF1.

              • @nevez

                Vous avez mis en évidence le cœur du problème: »le portefeuille qui n’est pas extensible », et qui oblige à veiller de ne pas dépasser ses moyens financiers.
                Ce n’est pas pour autant que le consommateur souvent contraint et forcé souhaite des produits médiocres ou douteux et n’est pas capable de choisir.
                Malheureusement il doit parfois subir des produits qui peuvent avoir des conséquences néfastes, avec pour résultat diverses maladies comme par exemple l’épidémie d’obésité qui sévit actuellement dans certains pays développés.
                Les choix télévisés relèvent d’un tout autre débat,mais je ne pense pas qu’il faille systématiquement sous estimer l’intelligence et la curiosité des téléspectateurs contrairement à une idée reçue.

                • Ce n’est pas la qualité des produits qui, en soit, crée l’obésité, c’est un apport énergétique excessif par rapport aux dépenses. Or les dépenses d’énergie ont bcp baissées chez l’occidental moyen, les métiers nécessitant une dépense énergétique importante ayant très nettement diminué. Par contre, les habitudes alimentaires en volume sont restées quasi-identiques.
                  De plus, les aliments riches en graisse et féculents sont parmi les moins chers donc c’est ce que privilégiera souvent quelqu’un qui a peu de moyen. Cela entraîne un déséquilibre de l’alimentation mais il n’y a pas grand-chose à dire sur la composition des aliments eux-mêmes. C’est la quantité qui pose problème.
                  On peut gloser sur le manque d’éducation alimentaire d’une partie de la population. Il est sûr que cela n’arrange rien. Mais quand on a peu de moyen, il faut faire un arbitrage des dépenses et, dans ce cas, la qualité et diversité de l’alimentation ne sont pas le critère privilégié.
                  Evidemment, si on considère les populations de citadins aisés, il y a bcp moins d’obésité (mais il y en a quand même!). Le pouvoir d’achat de cette population permet, à ceux qui le veulent, de faire des choix alimentaires plus variés.

              • @nevez

                Parmi les joyeusetés que subissent les consommateurs, j’espère que l’on pourra prochainement aborder l’épineux sujet de l’obsolescence programmée pour certains produits soi disant » pas chers, »et qui avec ce génial tour de passe passe le deviennent en réalité.
                Mais comme il s’agit en général de produits électroménagers et non d’alimentation,les conséquences sont moindres,et concernent surtout les portefeuilles.
                Encore un simple exemple qui montre que consommer librement, à des prix EN RÉALITÉ ABORDABLES ,des produits sûrs, n’est pas évident.
                Une société de consommation pour être pérenne ne peut ignorer les intérêts des consommateurs et leurs demandes.

    • les bourguignons comme référence agronomique???
      Trop drôle et très révélateur sur le niveau de compétence (et d’analyse) sur les personnes qui les mettent en avant!
      Du même niveau (zéro pointé) vous avez le pierre rabhy.
      Par contre faux pas hésité hauterive a y aller vous former chez ses deux escrolo, il vous facture leurs stage a 3000€ la semaines.
      Pour ce prix vous serez tranquille et qu’avec des bobo citadin , pas d’agri conventionnel ça s’est sur!

      • C’est le genre de clientèle déjà convaincue, qui ne connait pas grand-chose à l’agriculture et qui, dans leur quasi-totalité, ne vivront jamais de leur production. Idéal pour faire son beurre.
        Une collègue a fait un stage du même genre à la ferme du Bec Helouin. Elle en est revenue pleine de doutes…

  • pour un individu lambda …question de moralité Zéro…contre le nucléaire maïs pas contre que sa fondation reçoit de EDF..VINCI DES DONS ..sa morale à géométrie variable triste personnage …faite ce que je dis…quand ça l’arrange..

  • HULOT fait partie de cette clique d’écolo. intégristes qui veulent imposer leur diktat « vert » envers et contre tout. Notre société est aujourd’hui traversée, et ce de façon instantanée par le biais des réseaux sociaux entre autres, par des réflexions de « penseurs » dans de nombreux domaines. L’écologie y est omni présente sur de nombreux sujets où comme le souligne l’article, les affidés de l’écologie y martèlent leurs vérités au mépris précisément de « la vraie vérité très souvent. Mais ce n’est pas grave, n’est-il pas plus important de gaver les esprits malléables de beaucoup trop de gens aujourd’hui. Il suffit pour s’en convaincre de voir au quotidien les foules s’engouffrer dans la moindre des contestations sans avoir trop réfléchi.

    Ce genre de comportements interpelle et surtout fait froid dans le dos.

  • « Monsanto n’a en aucun cas comme volonté le bien-être de l’humanité mais simplement le bien-être de ses actionnaires. »

    Il devrait se regarder avec les produits toxiques qu’il vend aux femmes.

  • M. Hulot est d’autant plus dangereux par son incompétence qu’il n’a rien d’exemplaire! Numéro 3 du gouvernement! Une imposture!

    • Ca veut juste dire qu’il n’y en a que 2 de meilleurs que lui au gouvernement, et encore, sans doute pas de beaucoup…

  • et ouï au lieu de 2 fois par an les nouveaux d’herserbant ,il faut passer 6 fois par an …qu’elle belle avancé…financièrement X 3..
    ah,le progrès pour un résultat nul…

  • quel tristesse de constater le niveau à ce point minable d’un ministre Français en 2018 capable dire d’aussi grosses énormités .
    Après la royale ou l’on croyait avoir atteint des sommets, on ne pouvait deviner que cela serait encore pire avec quelqu’un d’autre!!!

  • Hulot l’hurluberlu fait partie de ces guignols qui pullulent en France dans les cercles de Pouvoir et se comportent avec dogmatisme, au mépris de la réalité et des connaissances acquises.

  • Les commentaires sont fermés.

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