Macron est-il le réformateur qu’il prétend être ?

Quel bilan tirer du gouvernement Emmanuel Macron/Edouard Philippe ? Seront-ils capables de réformer la France ?

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Macron est-il le réformateur qu’il prétend être ?

Publié le 7 novembre 2017
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Par Claude Robert.

Il existe plusieurs méthodes pour dresser le bilan de l’action d’un gouvernement, et celle qui consiste à comparer ce qui est nécessaire au pays avec ce qui a été réellement entrepris comporte un énorme avantage : celui de ne pas se faire embarquer sur le terrain des éventuelles réformettes et des faux progrès dont le gouvernement nous abreuverait afin de faire illusion.

La France, des difficultés parfaitement connues et qui ne datent pas d’hier

La France se shoote au keynésianisme, de nature à compenser les crises de la demande, depuis la fin des années 70 avec les résultats que l’on sait, alors qu’elle souffre d’une sérieuse chute de sa compétitivité, ce qui n’est rien d’autre qu’une crise de l’offre.

La dégringolade de nos parts de marchés mondiales sur ces 20 dernières années (-50% sur l’industrie, -20% sur les services), le chômage de masse et la grande pauvreté constituent la parfaite signature des handicaps qui nous accablent :

  • un mille feuille étatique qui asphyxie l’économie par son train de vie et par sa dette
  • un taux de prélèvement qui plombe le bénéfice des entreprises et des ménages, et qui freine la prise de risque
  • un droit du travail qui dissuade autant de licencier que de recruter
  • des discriminations de salaires et de cotisations entre le public et le privé
  • un syndicalisme aussi archaïque que toxique
  • un système éducatif en perte de vitesse et idéologisé
  • des médias majoritairement anti-libéraux

Examinons maintenant ce que le gouvernement Macron/Philippe a réellement entrepris sur chacun de ces points.

Un mille feuille étatique qui asphyxie l’économie

Avec près de 40% de sa population active qui travaille pour l’État, la France détient un record qui la rapproche d’un pays communiste comme la Chine !

Un emploi public détruit deux à trois emplois privés, selon les économistes. La corrélation entre taille du secteur public et faible croissance ne fait d’ailleurs aucun doute, celle-ci est en effet amplement démontrée (ici à l’échelle européenne) :

C’est bien l’obésité de l’État français qui est à l’origine d’un tel niveau de prélèvement, cet État qui, excusez du peu, emploie deux fois plus de fonctionnaires que les 83 millions d’Allemands et plus de ministres que les États-Unis ! De toute évidence, rationalisation, optimisation et désendettement devraient être les leitmotivs d’une réforme urgente et de grande ampleur de l’État.

Or, en juin 2017, aussi incroyable que cela puisse paraître, le Premier ministre Édouard Philippe attendait l’audit des résultats du gouvernement Hollande pour savoir : « s’il faut jouer, d’ici la fin de 2017, sur une réduction de dépenses et à quel niveau ».

Et en septembre, comble de l’irresponsabilité, le gouvernement a revu à la baisse son plan d’économies pour le projet de loi de finances 2018, l’objectif de 20 milliards étant ramené à 16 milliards d’euros ! Que pesaient d’ailleurs ces 20 milliards par rapport aux 2000 milliards d’euros de la dette ? Une ridicule goutte d’eau (1% environ). Tout est donc très clair : il ne faut pas compter sur une réforme de l’État.

Un taux de prélèvements qui plombe le bénéfice des entreprises et des ménages, et qui éloigne les investissements

La France détient quasiment le record des prélèvements de toutes sortes, elle est le royaume de la distribution, à un niveau qui nous consacre parmi les pays les plus ponctionnés de la planète :

Alors que nos entreprises sont moins profitables qu’ailleurs en Europe, alors que l’exode de nos jeunes talents et de nos riches atteint des niveaux exceptionnels (étude New World Health 2016), le gouvernement a décidé de refinancer la taxe de 3% sur les dividendes, taxe jugée pourtant illégale par le Conseil Constitutionnel, en créant une taxe spécifique !

Bon prince, ou particulièrement cynique, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire vient d’annoncer qu’il assume la moitié de l’effort, et demande aux 320 entreprises concernées de payer le reste « par civisme ». Ainsi, le gouvernement Macron/Philippe refuse d’assumer l’erreur du gouvernement précédent, dont le Président actuel était le ministre de l’Économie.

Outre l’aspect odieux de cette surtaxe, c’est le symbole même d’un Président réformateur qui vole en éclats. Avec une telle exaction, le gouvernement a perdu toute crédibilité.

Mais comment s’en étonner de la part d’un pouvoir qui ose annoncer « des baisses d’impôts financées par une hausse de la CSG » ? N’est ce pas prendre les Français pour des imbéciles ? Et tenter de masquer son impossibilité structurelle de diminuer la manne fiscale, véritable drogue dont il est incapable de se sevrer ?

Certes, du fait de la réforme actuellement engagée, certaines catégories verront leur pression fiscale allégée. Mais seule une minorité de Français en bénéficiera. Car en réalité, les hausses d’impôts vont frapper très tôt dans l’échelle des salaires :

  • les retraités percevant plus de 1200 euros de retraite mensuelle !
  • plus généralement, l’ensemble des classes moyennes (cf. l’analyse de Sébastien Laye Figaro 10/17) !

Taxer une majorité de Français afin de diminuer l’imposition d’une minorité paraît moralement discutable et économiquement inefficace. Il s’agit probablement même d’une grotesque imposture puisque la pression fiscale devrait augmenter pour plus de la moitié des ménages !

Tout cela prouve combien le gouvernement est considérablement en deçà de la réforme nécessaire, cette réforme qui doit nous rapprocher du niveau de prélèvement un peu plus décent pratiqué par nos voisins européens notamment.

Un droit du travail dissuasif

Dans ce domaine, les efforts du gouvernement Macron/Philippe sont tangibles. On peut éventuellement critiquer la méthode choisie (par ordonnances) mais les changements prévus vont dans le sens d’une meilleure fluidification du marché du travail, en donnant davantage de latitudes aux entreprises, y compris jusqu’au référendum lorsque cela est nécessaire, et en limitant les possibles abus des décisions des prud’hommes, ou la lourdeur des indemnités exigées en cas de licenciement.

On peut juste déplorer que ces mesures, bien que positives, ne s’attaquent pas à la complexité de la législation, et risquent au contraire de l’accroître par de nouvelles dispositions. Quoi qu’il en soit, quand bien même cette réforme semble plus ambitieuse que celle engagée par Myriam El Khomri, elle ne bouleversera pas la donne de façon significative.

Pourquoi ? Parce qu’elle se trouve bien isolée : que peut-elle changer sans une profonde réforme de l’État et une baisse drastique des charges qui pèsent sur les entreprises ?

Inégalités entre le privé et le public

Bien que discriminatoires, et choquantes aux yeux des étrangers, puisque à niveau de responsabilité égal, un fonctionnaire gagne plus, cotise moins, et bénéficie d’une retraite meilleure et plus longue qu’un travailleur du privé, ces inégalités font partie du paysage français. Réformer le régime des pensions serait un minimum, même si les inégalités touchent également les niveaux de rémunération.

Le candidat Emmanuel Macron avait promis de s’atteler aux retraites. Mais strictement rien n’a été fait jusqu’à présent, concernant son fameux « système de retraite universel ». Et toujours rien n’a été promis non plus en ce qui concerne les différences de salaire.

Visiblement, tout ce qui touche au train de vie de l’État (et à ses agents) semble avoir bizarrement tétanisé les volontés du gouvernement Macron/Philippe.

Un syndicalisme d’un autre âge

C’était une promesse de Nicolas Sarkozy qu’il n’avait hélas pas tenue. François Hollande, quant à lui, s’était bien gardé d’entreprendre quoi que ce soit dans ce domaine, tellement les syndicats sont puissants (du point de vue de leur capacité de nuisance) et recrutent principalement leurs adhérents à gauche.

Moins de 8% des travailleurs français sont en effet syndiqués, avec une surreprésentation des fonctionnaires, à des syndicats majoritairement politisés pour ne pas dire idéologisés. FO, CGT et Sud sont généralement peu enclins à considérer les intérêts de l’employeur à moyen terme, favorisant systématiquement la négociation par la force au bénéfice des travailleurs à très court terme.

Quitte à nuire à l’emploi, tout cela sur fond de grèves à répétition coûteuses pour la collectivité. Certes, l’usage du référendum que suggère le gouvernement peut aider à contourner les organisations syndicales. Mais certaines entreprises n’ont pas attendu Macron pour mettre en place une telle consultation. Et cela n’enlèvera pas la folle capacité de destruction des plus virulentes de ces organisations.

En réalité, la seule réforme dans ce domaine concerne le « chèque syndical », sorte de crédit donné à chaque travailleur pour qu’il le reverse au syndicat de son choix. Ce système administré, bizarrement alambiqué, n’est bien évidemment pas exempt de critiques, notamment concernant sa capacité à faire croître le taux de syndicalisation, ou encore la possibilité qu’il ouvre la porte à des hausses des cotisations futures.

Surtout, personne ne voit en quoi ce système bureaucratique de chèques à allouer pourrait mettre un terme aux méthodes délétères et contre-productives des syndicats les plus radicalisés.

Un système éducatif en perte de vitesse

La suppression de la réforme Belkacem a été une décision unanimement saluée. Les mesures prises lors de cette rentrée vont également dans le bon sens, et c’est sans doute dans le domaine de l’éducation que le gouvernement Macron semble le moins velléitaire et le moins brouillon.

À noter d’ailleurs que le ministre de l’Éducation, J.M.Blanquer, est l’un des très rares ministres issus du monde de l’entreprise ! Cette nomination semble particulièrement judicieuse au regard de la trajectoire de notre pays dans des classements internationaux comme PISA…

Toutefois, rien ne semble prévu jusqu’à présent en matière d’enseignement de l’économie, domaine sur lequel les classements comparatifs européens positionnent les Français à une place très médiocre.

L’orientation quasi marxiste des contenus dans le secondaire ainsi qu’à l’université de lettres ou encore dans les écoles de journalisme (VA 12/16) constitue un danger pour la pluralité des idées et pour le bon fonctionnement de la démocratie. Selon le prix Nobel d’économie Edmund Phelps, cette inculture économique constitue un frein à la croissance.

Il est particulièrement dangereux en effet que seuls Keynes, Marx et Piketty soient aux programmes, et que les exercices tournent autour d’articles issus d’Alternatives Économiques.

Le fait que 9 candidats à la présidentielle de 2017 sur 11 proposaient un programme étatique, voire communiste, est une conséquence directe de ce lavage de cerveau subi à l’école depuis des décennies. Or rien pour le moment n’est engagé ni prévu pour nettoyer l’Éducation nationale de son idéologie.

Des médias majoritairement anti-libéraux

À la fois conséquence et acteur du gavage idéologique au Lycée et à l’Université, la grande majorité des médias représentent eux aussi un danger pour l’avenir de l’hexagone.

En désinformant systématiquement les citoyens dans le but de les tenir éloignés des solutions non étatiques, les médias tout comme l’Éducation nationale interdisent de fait toute réforme libérale.

Il est certes paradoxal de demander à un gouvernement social-démocrate (ou majoritairement socialiste) comme celui de Macron/Philippe de casser une filière qui l’a nourri. Pour autant, la quasi absence de contre-pouvoir médiatique est un problème majeur. La France se classe au 39ème rang en termes d’indépendance de la presse (RSF 2017).

Pour le moment, rien n’est fait dans ce sens par le gouvernement Macron. Au contraire, à peine élu, le Président lui-même a émis le souhait de choisir les médias qui allaient couvrir ses déplacements et son actualité, ce qui n’est rien d’autre qu’une tentative d’accroître cette mainmise sur les moyens d’information !

En conclusion

Il faut admettre que le gouvernement actuel est habité d’une plus grande ambition et d’un plus grand courage que le gouvernement précédent (ce qui n’est pas difficile il est vrai).

Toutefois, à l’aune des réformes engagées et de celles qui ne le sont pas, force est de constater que le gouvernement Macron/Philippe ne brille ni par sa cohérence, ni par son envergure. Surtout, en refusant de s’attaquer au train de vie de l’État et à l’abus de pression fiscale, le gouvernement se prive des deux leviers les plus importants.

Ses atermoiements concernant les impôts, les taxes, la CSG, et sa scandaleuse surtaxe confirment son incapacité à sortir du carcan socialiste basé sur toujours plus d’impôt. Et ce n’est pas la petite réforme du droit du travail qui, bien que positive, changera quoi que ce soit à elle toute seule.

Un certain espoir est permis toutefois côté Éducation nationale. Mais rien ne semble possible à court terme ni sur le plan des inégalités privé/public ni sur l’indépendance des médias.

Sur le web

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  • le constat est décourageant de tout les hommes politiques…ils veulent changer …
    nous avons 2 problèmes que aucun politique responsable ne veux régler…la dépense public ..et les impôts. .tant que cela ne sera pas résolu. …
    nous nous en resortirons pas…
    résoudre les parlements..trop d’élus. ..
    2 députés et 2 sénateurs par département. ..vu le résultat. ..et pas dans 5 ans ..maintenant. ..
    arrêtons les taxes ,surtaxés et je ne sais quoi….
    revenons à la simplification du code travail qui dit tout et son contraire…simplifions les règles administratifs qui pollue les entreprises…
    bref du bon sens …plus les années passent et plus le peuple est en survie ..

  • Après avoir essoré le tissus économique privé français, nos charmants dirigeants s’attèleront à se brancher aux mamelles des autres pays d’Europe, ça va bien se passer, c’est sûr… et bien sûr tout est la faute des horribles patrons,employés du privés,jeunes/vieux/riches/pauvres qui se tirent

  • A l’inculture économique dans l’éducation nationale et les médias je pense qu’il faut ajouter l’inculture scientifique (et sans doute les deux sont liés) : nos élites ignorent que la civilisation occidentale est essentiellement fondée sur la science et un signe révélateur de cette profonde faiblesse intellectuelle on peut le trouver sur la chaine « culturelle » institutionnelle, Arte : dans ses programmes de replay à la demande, aucune rubrique « science » ! Cet exemple est très révélateur d’une certaine dégénérescence de la patrie de Descartes.

  • La soit-disante baisse des dépenses publiques de 20 milliards à 16 n’est, en fait, qu’une moindre hausse et les dépenses publiques ne cessent de monter.
    Ceci dit, vous avez raison: le chantier est tellement immense qu’il faudrait un surhomme -ce que Macron est très loin d’être- pour attaqsuer tous ces chantiers de front.
    Etant en train de relire Atlas Schrugged de Ayn Rand, je suis frappé de la similitude entre le monde qu’elle décrit et la France d’aujourd’hui.
    Même réthorique de l’aide aux plus démunis, même résultats catastrophiques.

    • @Gerald555

      Ce n’est pas un surhomme qu’il faut. Même si ce messie prenait le pouvoirs (par miracle!) et qu’il change les règles, il faudrait également qu’il change les mentalités d’irresponsables, d’assistés, d’envieux. Or, si ces derniers comptent sur un homme providentiel pour les prendre en main, à quel moment changeraient-ils ? Il faut cesser de rejeter ses responsabilités sur les autres et particulièrement sur le « surhomme » sauveur du monde.

      Dans Atlas Shrugged, John Galt est peut-être un homme providentiel, mais il n’est finalement qu’une sorte de tamis qui filtre le bon grain de l’ivraie pour aller fonder un nouveau monde sur les cendres de celui en perdition.

  • Le jour où les media seront vraiment indépendants, alors seulement à ce moment-là, la situation pourra changer!

    • @Mariah

      La perte de dépendance des médias est une conséquence.
      A chaque fois, qu’un citoyen ne fait rien face à la déresponsabilisation ou pire la souhaite, nous donnons un point d’accès aux parasites qui n’auront de cesse d’affermir leur prise.

  • NON, ce n’est qu’un socialo masqué qui ne fait que de la com grâce aux media qui montent en épingle ses mesurettes prises pour amuser la galerie!

  • Etant abstentionniste, je peux dire que je le savais……Macron est un homme d’appareil qui n’a que le plus grand mépris pour le peuple. Il est le pur produit de l’arrogance énarchique, mais il a, en outre, la déplorable habitude de se f…de la figure du monde.
    Seule attitude possible: dire non à tout, à la télévision, aux discours, aux fêtes, aux scrutins, mais lma pmopulation n’a plus de cerveau…..alors…..patience

  • Reformer la France ..Macron serait donc un révolutionnaire..il a fait une réforme il a institué le monoparti en dezinguant tout ses adversaires…ira t il jusqu’à se faire couronner à Reims empereur de tous les français ?

  • « La corrélation entre taille du secteur public et faible croissance ne fait d’ailleurs aucun doute, celle-ci est en effet amplement démontrée (ici à l’échelle européenne)… »

    Suit un tableau complètement loufoque !
    1. Le nombre de points portés sur celui-ci dépasse largement les trente pays européens…
    2. Et surtout, faut vraiment pas avoir honte pour oser affirmer que d’un tel magma de points, organisés de façon bordélique en ballon de rugby, on en établit une corrélation [je serais curieux de connaître le coeff de la-dite corrélation]

    Je rappelle aussi, même si à ce stade de décomposition avancée de l’usage sérieux de la statistique, cette précaution peut faire superfétatoire, que corrélation ne signifie pas causalité…

    • Vous voulez des chiffres, des coefficients de corrélation, des intervalles de confiance, en voila. Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas. Vous ne pourrez pas critiquer une analyse factorielle juste à la forme de son cluster : http://www.oecd.org/eco/public-finance/WKP%201344.pdf

    • Une autre analyse très intéressante et pas du tout à charge contre l’Etat, mais qui montre bien les conséquences des excès étatiues : https://www.google.fr/search?q=corr%C3%A9lation+taille+du+secteur+public+et+croissance&ei=1OoBWqixFZKYsAfJ9JLwAQ&start=10&sa=N&biw=1366&bih=637

    • Ca sent quand même le déni : à vous de montrer que les deux sont décorrélées, ou, si vous acceptez la corrélation, que c’est en raison d’une cause tierce (j’imagine que vous ne soutiendrez pas que c’est la croissance qui réduit le secteur public).

      • La lecture du second lien est très intéressante car l’étude montre à partir de quand la corrélation se met en marche. Surtout,c’est amusant ces réactions de Du Cable de vous-même car vous ne considérez pas que le pays est au delà des limites acceptables. Les démonstrations sont pourtant nombreuses et connues depuis longtemps. L’article vous gêne aux entournures j’imagine

        • J’imagine que vous vous adressez au « Cable » et non à moi, vos liens ne me mènent nulle part, je suis parfaitement d’accord avec l’article, et j’en profite pour expliciter ma parenthèse : la loi de Wagner stipule que la croissance accroit, mais encore plus vite, le secteur public.

    • Mais oui la croissance décroit avec l’augmentation relative du secteur public ! Mais parce que l’allocation des richesses par le secteur privé est bien plus efficace (volonté de s’enrichir et responsabilité individuelle, bref le B A ba de l’économie) mais PAS parce qu’on produit un scatter tout moche avec une régression linéaire sortie de nulle part qui dit que c’est vrai !

    • @ Jean Roule Du Cable

      Non, vous avez raison!
      Déjà, le texte, très critique pour 1 seul homme qui ne peut être responsable de tout: il est président depuis 6 mois dont « 3 mois de vacances politiques ». Alors non, on ne change pas tout dans un pays comme la France, en 6 mois, dans ses habitudes, ses lois et sa règlementation pléthorique, compliquée et finalement incompréhensible si pas contradictoire! Le fond reste du « bashing » inutile: 1° l’auteur reconnait lui-même que qu’E.Macron a été « actif (par rapport au précédent, pas difficile!), a commencé des réformes (pas une révolution!) et même parfois « dans le bon sens » et qu’il ne se revendique pas « libéral ».
      Et Surtout 2° la France n’a rien fait depuis 1997 pour respecter les 3 règles de bonne gestion nécessaires pour un système de l’€-zone cohérent pour maintenant, vouloir imposer une harmonisation fiscale et sociale sur le « modèle (et aux taux?) » français, naturellement! (juste pour saboter la concurrence fiscale des pays « partenaires » sans se rendre compte qu’ils sont peut-être simplement mieux gérés!)

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_de_stabilit%C3%A9_et_de_croissance#/media/File:Debt_and_deficit.png

  • J’ajoute qu’il faut aussi avoir le courage de reconnaître que le libéralisme est aussi une idéologie – dont les thuriféraires subissent le même aveuglement que ceux des autres idéologies… chacun ayant pour son idéologie les yeux de Chimène au point de croire qu’il s’agit sinon de vérité au moins de pragmatisme et pour celles des autres le désir à peine étouffé d’appeler le service psychiatrique de l’hôpital le plus proche…
    La seule différence est que le libéralisme semble aujourd’hui être l’idéologie la plus en phase avec l’époque [je ne suis cependant pas sûr d’être complètement objectif en affirmant cela ;-)]

    • Le libéralisme n’est pas une idéologie mais une doctrine du Droit.

      • D’ailleurs, dans L’opium des intellectuels, Raymond Aron explique le succès du marxisme à l’ampleur et à la globalité de sa théorie (il parle de réligion à ce sujet) tandis qu’il explique le relatif insuccès du libéralisme par son absence de construction intellectuelle : ca tourne autour du principe de subsidiarité, de respect du droit, c’est pas de nature à enthousiasmer les foules en manque d’idéologie 🙂

      • En effet et il ne faut pas confondre le libéralisme politique qui reconnaît entre autres à l’individu des droits économiques (passer des contrats, être propriétaire, exiger un salaire…) et la théorie classique de l’économie (et en grande partie keynésienne et post keynésienne) qui prétend que la pratique de ces droits est plus efficace pour créer de la richesse…

      • @ Théo31
        La première valeur étant la liberté individuelle la plus grande mais limitée par la responsabilité, l’idéologie ou la doctrine ne sont pas les meilleurs le meilleur chemin: la vie et le compagnonnage sont plus actuels, pratiques et efficaces, ce qui n’empêche pas du tout de lire!

        • La liberté ne peut être exercée si on n’est pas pleinement propriétaire de soi-même et de ses réalisations. L’impôt aussi minime soit-il est une violation des droits de propriété.

          Les socialistes défendent systématiquement ces atteintes. Ils sont donc pour l’esclavage : ils n’ont même pas honte de racketter leurs propres gosses via ce système immonde qu’est la retraite Pétain-Belin par répartition.

          • @ Théo31
            Je ne vous contredis pas mais propriété sans liberté???

            Mais non: tout « état » a besoin de moyens même pour le régalien strict: une cotisation de chacun est logique et, évidemment, ce serait mieux si l’impôt est « consenti ».

    • Faudrait se renseigner avant d’écrire des âneries sur le libéralisme qui n’a rien d’une idéologie. C’est juste la protection des individus contre toute forme d’oppression, étatique, économique, idéologique, religieuse, etc…

      • @Virgile

        Protection des droits, pas des individus qui doivent être responsables d’eux-mêmes. Petite nuance. Sinon on tombe facilement dans le socialisme par lequel un paquet de monde se complet dans la bonne grosse protection étatique.

        •  » Protection des droits, pas des individus qui doivent être responsables d’eux-mêmes.  »

          Et comment fait-il un individu qui ne doit être que responsable de lui-même quand d’autres individus essaient de le racketter, de l’agresser physiquement ou de lui violer par la force son espace privé?

          Oui le libéralisme c’est aussi la protection des droits pour protéger chaque individu contre des personnes malveillantes. C’est une des mission régalienne de l’état qui n’a rien de socialiste.

        • @ David J,

          J’ai lu votre commentaire un peu trop vite. J’ai compris que la protection des droits que vous évoquez et celle des droits de l’individu. Et que les individus ont leur propre responsabilité. Bref ne tenez plus compte de ma première réponse.

    • Vous avez raison, les droits de l’homme c’est de l’idéologie, la démocratie libérale de l’idéologie, la séparation des pouvoirs itou. Quant à l’état de droit, à jeter à la poubelle ce n’est que de l’idéologie.
      Seul compte la contrainte sans frein de la majorité, le peuple souverain.

  • Macron est comme tous les guignols qui se succèdent depuis 45 ans, un bon social-pétainiste.

  • il aurait dû commencer par réduire les dépenses. de l »état. ..ensuite revoir toutes les niches fiscales …
    supprimer ces commissions dont certaines ne servent à rien ..juste pour du Fric..
    fermeture du Conseil économique et social ,qui ne sert qu’à donner un revenu à des gens battus à des élections,de syndicaliste etc etc.
    ensuite marquer dans le marbre ..que la Cour des Comptes que ce ne soit plus un a vis consultatif .mais les remarques de celui-ci soit mis en application…sinon ..le supprimer ..
    pour avoir un a vis facultatif sans application cela coûte très cher…de fonctionnement..
    supprimer 50% les parlements Dépités et sénat.
    tout parlementaires battus soit sénat ou assemblée nationale ne peux se représenter devant à la députation européenne. .
    Et ensuite s’attaquer à la fiscaliter. ..
    pour le moment il prend de la poche droite pour donner à la poche gauche..et de rajouter taxes…

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